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 Grippe, synonyme de première discussion

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(#) Grippe, synonyme de première discussion  Lun 27 Jan 2014 - 22:43

Cela faisait un moment que mon réveil avait sonné, réveil que j’avais aussitôt débranché à cause de la douleur lancinante qui régnait dans ma tête. Je ne pouvais, par conséquent, savoir quelle heure il était à présent, mais après tout, n’ayant pas l’intention de sortir de mon lit aujourd’hui, cela n’avait pas grande importance. Enfouie sous les couvertures, je cherchais une position confortable, mais cela était une vaine entreprise : j’étais courbaturée, le moindre de mes membres me faisant atrocement mal quel que ce soit le côté sur lequel je me couchais et j’abandonnais vite cette idée, me contentant de rester étendue avec cette sensation d’une immonde moiteur malade qui restait accrochée au drap et à ma peau.

Je connaissais ces symptômes, ayant déjà eu la grippe à plusieurs reprises quelques années auparavant, et je savais qu’il n’était même pas la peine de penser mettre un pied hors du lit. Lors de mes anciennes convalescences, j’avais essayé et cela s’était bien souvent soldé par des malaises et évanouissements. Dans ces cas là, cela n’avait pas été un si grand problème, ma mère étant dans les parages pour me venir en aide. Aujourd’hui, la situation était bien différente, cette dernière n’étant pas là. J’avais été soulagée d’échapper enfin à sa surveillance constante en venant au Japon, de devenir enfin maître de mes décisions et indépendante, mais j’avais oubliée que si elle était un tyran, elle accomplissait tout de même son rôle de mère et venait me veiller d’une manière digne de ce nom, lorsque cela était nécessaire. Si j’étais d’une part satisfaite de son absence en ces lieux, il n’en était pas moins que je me trouvais dans une position critique. Je n’avais pas prévu de me trouver dans un état aussi faible pendant mon séjour, qui m’obligerait à me reposer sur quelqu’un, ou à demander de l’aide. Les personnes les plus propices à cette action était sans aucun doute mes camarades de chambres, mais je ne me sentais pas de leur demander ce service.

Jusqu’alors, nous avions soigneusement limité les interactions au strict minimum, et étant très satisfaite de cette situation, je n’avais pas vraiment envie qu’elle change … Demander de l’aide, cela aurait signifié être redevable et devoir me montrer reconnaissante envers quelqu’un, ce dont je n’avais vraiment pas envie. C’était surement de la fierté mal placée dans les circonstances présentes mais je me sentais humiliée rien que d’y penser. Je ressassais tout cela, comatant dans cette torpeur étrange que provoque la fièvre et ne parvenant pas à me décider.

En parlant de mes colocataires, j’avais vaguement entendu du mouvement tout à l’heure lorsqu’ils s’étaient éveillés. Paralysée par la fièvre, j’avais écouté leurs préparatifs de départ en tentant d’identifier à qui appartenait telle ou telle démarche. J’avais toujours été du genre pantouflard, grappillant souvent quelques minutes chaque matin pour rester plus longtemps au lit, mais jamais au point d’arriver en retard, et à ce train là, l’un d’eux finirait par se douter de quelque chose. Bien que nous ne parlions pas vraiment les uns les autres, nos habitudes personnelles étaient des choses que l’on ne pouvait s’empêcher de remarquer et en observant distraitement mes congénères j’avais sans le vouloir appris quelques détails à leur propos. Il devait sans doute être de même dans le sens inverse.

Le bruit d’une porte qui s’ouvre se fit entendre et j’écoutais de nouveau l’agitation matinale pendant quelques instants. Il me semblait qu’Ishikawa-san et Heiki-san venaient de déserter les lieux lorsque j’arrêtais mes réflexions, prise d’une quinte de toux. Vraiment, il n’y avait rien que je détestais plus que d’être malade.


Dernière édition par Jeanne Duval le Jeu 30 Jan 2014 - 22:51, édité 1 fois
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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Mer 29 Jan 2014 - 19:40

Ce matin était un matin comme tous les autres. Mon réveil sonna, me sortant doucement de mon sommeil paisible. J’appuyai sur le gros bouton du cadran et me levai graduellement du lit. Assis sur celui-ci, je balayai mes cheveux par l’arrière et ouvrai les yeux afin de regarder autour de moi et adapté mes yeux à la faible clarté qu’offrait la fenêtre, cachée par le rideau. Les autres dormaient encore, comme à tous les matins d’ailleurs… Je suis toujours le premier à me lever et va savoir pourquoi… Je suppose que je déteste tout simplement de me presser de si bon matin. Se lever le plus tard possible signifie de se presser et du coup même, s’endormir en cours car nous ne sommes pas entièrement réveiller… Je l’ai constaté il y a quelques années déjà en observant mes camarades de classe.

Je m’habillai rapidement d’un pantalon noir et d’une chemise à manches semi-courtes d’un bleu très clair, accompagné d’un débardeur gris foncé. J’attrapai mon peigne dans mon sac de toilette et peignai soigneusement et hâtivement mes cheveux dans la glace de la chambre. Malgré le fait que je suis un garçon, mes cheveux au réveil ne sont pas réellement mieux que ceux d’une fille ordinaire, contrairement aux stéréotypes. Je n’imagine même pas ceux de Keitô … Je souris à moi-même, imaginant mon colocataire se battre avec un peigne. Déjà qu’il se met du démêlant dans les yeux… Je n’ose pas pensé au reste de ce qu’il pourrait bien faire…

Habillé, coiffé, fin prêt, je sortis de la chambre quelques instants afin de faire un petit tour aux sanitaires afin de me brosser les dents et tout. Fidel à la routine du quotidien, à mon retour, mes colocataires seront levés depuis quelques minutes, ce qui fut encore le cas aujourd’hui. À mon retour, Keitô et Yurika étaient déjà levés. Jeanne, quant à elle, était encore au lit mais ne devrait tardée à son tour. Je ramassai mes affaires sans trop me pressé. Je vérifiai intégralement à nouveau mes devoirs à remettre durant la journée comme à tous les matins. Lorsque je terminai ma vérification, Keitô et Yurika traversaient la porte de la chambre, me laissant seul avec mon autre colocataire, toujours au lit. Étrange. Je sais bien qu’elle aime prendre son temps pour se lever, mais à cette heure, elle devrait déjà être debout, presque prête à partir à son tour.

Je me levai et rangeai mes travaux dans mon sac, jetant un coup d’œil intrigué à Jeanne, toujours couchée. Excepté les présentations, nous n’avons jamais entamé la discussion, ce qui sembla parfaitement nous convenir à chacun, mais là… Elle risque fortement d’être en retard si elle ne se lève pas dans les quelques minutes qui suivent. Peut-être je ne parle pas beaucoup, mais je n’aime pas jouer au petit égoïste solitaire.

Je pris mon sac sur l’épaule et m’approchai doucement du lit de ma colocataire. D’une voix calme, je l’interpellai :

- Duval-san…  Tu vas être en retard…Est-ce que tout va bien?

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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Jeu 30 Jan 2014 - 22:50

Allongée sous les draps, je tendais distraitement l’oreille. Les seuls sons qui régnaient dans la pièce étaient ceux de ma respiration lourde et enrouée et des derniers préparatifs de Kodoku-san. Un instant après, ses pas légers et mesurés résonnaient clairement sur le sol en direction de la porte, mais il fit une halte et le silence régna de nouveau en maître jusqu’à ce qu’il prit la parole.

- Duval-san…  Tu vas être en retard… Est-ce que tout va bien ?, me questionna t-il.

Je ne répondis pas immédiatement, surprise qu’il se manifeste. Je ne m’attendais franchement pas à ce qu’un de mes colocataires s’enquiert de mon état de cette manière.

- Tu ferais mieux de ne pas t’approcher …, finis-je par articuler d’une voix enrouée.

La grippe était t-elle une maladie facilement transmissible ? Je n’en savais absolument rien … Reniflant péniblement, je laissais sinuer ma main hors des draps jusqu’à venir trouver la boîte à mouchoir reposant sur le sol, y piochant quelques uns. Je ne savais pas si cette légende selon laquelle les Japonais trouvaient le bruit d’une personne se mouchant des plus détestables était vraie. Cela m’avait toujours semblé plutôt absurde. N’était-ce pas mieux de se moucher un bon coup plutôt que de renifler à tout bout de champ et d’offrir une pitoyable vision à la ronde ? On ne pouvait tout de même pas rester la morve au nez … Je me mouchais donc, essayant néanmoins de ne pas produire un bruit de trompette. Ma migraine m’abrutissait et je ne remarquais même pas que je n’avais pas fourni plus d’explications à Kodoku-san.

Je ne pensai à lui fournir plus de détails uniquement lorsque je m’aperçus qu’à renifler ainsi, on pourrait presque finir par penser que je pleurais. Cette situation aurait donc pris une tournure encore plus ridicule et c’était quelque chose qu’il fallait éviter. Je me décidais donc à rajouter une précision pour clarifier la situation, au cas où Kodoku-san se méprenait et me pensait en train de pleurnicher sous les draps comme une stupide collégienne.

- Je ne me sens pas bien du tout, j’ai du attraper quelque chose …, marmonnais-je.

Voilà, qui était mieux, mon honneur était sauf. Soupirant, j’attendis alors une quelconque réaction de la part de Kodoku-san dans un moment de flottement, sans parvenir à déterminer si je voulais qu’il me vienne en aide ou qu’il s’en aille.
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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Mar 4 Fév 2014 - 1:52

- Tu ferais mieux de ne pas t’approcher …; Finit-elle par marmonner suite à un petit moment  de silence.

Elle était visiblement surprise que je lui adresse la parole, ce qui est tout à fait normal. Voilà 3 mois que nous cohabitions ensemble et c’est la première fois que je lui adresse la parole en dehors des présentations. Je n’ai pas l’habitude de m’adresser aux gens comme ça, pour parler de tout ou de rien, ce genre de conversation pour faire connaissance et établir une amitié… Seuls avec Senji et Keitô qu’il y ait eu exceptions. La raison est probablement que nous avons particulièrement cliqué tout simplement je suppose. Mais quand il s’agit des autres, je ne fais que leur parler s’il est nécessaire comme je le juge dans le cas présent. Sinon, colocataire ou pas, je reste silencieux, dans mes petites affaires.

De plus, il était maintenant clair que ça n’allait pas du tout. Elle était malade et en voir sa main qui pigeait hasardement les mouchoirs, c’était du sérieux. Elle ne peut pas aller en cours ainsi ou elle va contaminer tous les élèves de sa classe, sans compter que ses reniflements seraient très dérangeant niveau concentration.

- Je ne me sens pas bien du tout, j’ai dû attraper quelque chose …

Effectivement, elle a dû attraper quelque chose… Je ne vois pas en quoi cette précision était nécessaire mais bon… Elle ne veut probablement pas passer pour une fille en peine d’amour ou un truc comme ça… Toutefois, du très peu que je connais d’elle, il était évident qu’il ne s’agissait pas d’un truc de ce genre. Et puis, reconnaitre une fille en amour est facile et je l’aurais remarqué bien avant aujourd’hui si elle avait un petit copain.

Enfin bref, je ne suis pas pour la laisser dans cet état alors qu’elle ne sait même pas elle-même ce qu’elle a attrapé… Non pas par égoïsme mais, elle pourrait bien contaminer la chambre s’il s’avérait qu’il s’agit plus qu’un simple rhume… Moi et mes deux autres  colocataires en seraient touchés également. Je tombe rarement malade, mais je ne vais tout de même faire exprès pour l’être. Sans compter que ce serait pénible vivre dans une chambre à quatre malades qui toussent et reniflent sans arrêt…

- Aimerais-tu que je t’accompagne jusqu’à l’infirmerie avant d’aller en cours?  Je ne suis tout de même pas pour laisser une de mes colocataires dans cet état sans rien faire… ; finis-je par répondre avec mon ton de voix neutre usuel.

Il me reste suffisamment de temps avant le premier cours alors je peux bien me permettre de l’accompagner, c’est la moindre des choses non?

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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Mar 4 Fév 2014 - 21:30

- Aimerais-tu que je t’accompagne jusqu’à l’infirmerie avant d’aller en cours ? Je ne suis tout de même pas pour laisser une de mes colocataires dans cet état sans rien faire…, finit t-il par répondre de sa voix calme et atone après un court silence.

Je m'offrais quelques instants de réflexions, mais à vrai dire, ma décision était toute prise : je me voyais mal refuser. D'une part car il était fort probable que je répande mes microbes dans toute la chambre, et il aurait été bien bête de contaminer mes camarades, il fallait donc je m'isole et l'infirmerie était le lieu prévu pour cela. D'autre part, il aurait été fort malvenu de refuser l'aide de Kodoku-san, une aide dont, il fallait bien l'avouer, je ne pouvais me passer : il me faudrait bien quitter ce lit un jour ou l'autre pour aller chercher de quoi faire baisser ma fièvre. D'autant plus qu'ayant fait preuve de cette sollicitude à mon égard, il aurait été impoli de refuser. Aurais-je seulement osé lui présenter mon aide dans une situation inversée ?

Soupirant à fendre l'âme, je finis par difficilement émerger de sous les couvertures. Cheveux en bataille, yeux rougis et joues écarlates de fièvre … Je devais avoir fière allure. Et, bien sûr, il fallait mentionner la magnifique tenue dont j'étais présentement vêtue : ayant présenti ce que je pensais être l'arrivée d'un rhume, j'avais revêtu un immonde pull violet qui avait pour unique avantage d'être chaud et confortable. Ne parlons pas des chaussettes en pilou. J'allais devoir traverser le campus comme ça ? A la bonne heure. Nous n’étions plus à une humiliation près.

- Je te remercie pour ta sollicitude Kodoku-san, articulais-je de ma voix enrouée. Je suppose que c’est la meilleure des choses à faire, si je reste ici je risque de vous contaminer tout les trois … Je suis désolé de te contraindre à me venir en aide …

Après ces excuses, je détournais le regard, gênée, puis fouillais la pièce du regard, étourdie et l’œil hagard, à la recherche de mes chaussures mais ne les apercevait pas dans mon champ de vision. Mais à vrai dire, même si je parvenais à mettre la main dessus, je doutais de pouvoir mettre un pied devant l'autre, rien que le fait de mettre assise ayant déclenché des légers vertiges.

Prenant une grande inspiration, je m’exhortais au courage et tentais de tenir debout sur mes jambes tremblantes, priant pour parvenir à y rester sans choir au sol comme une poupée de chiffon.
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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Mar 11 Fév 2014 - 5:52

Immobile, j’observai silencieusement ma colocataire analyser ma proposition. Bien sûr, je ne la force pas, mais si elle refuse, je ne le proposerais pas deux fois. Je veux bien offrir mon aide, mais je ne suis pas du genre obstiné. Elle refuse, point à la lettre. Elle accepte, heureux de pouvoir m’être utile à quelqu’un aujourd’hui. Ma bonne action quotidienne sera ainsi faite. Ça ne me dérange pas d’aider les gens en cas de besoin, mais c’est bien pour être poli, car si j’étais dans la même situation qu’eux, un coup de main serait grandement apprécié. « On ne fait pas aux gens ce que nous n’aimerions recevoir d’eux » ; comme le disait si souvent ma mère.

Jeanne émergea des couvertures, plus abattue que je l’aurais imaginée.  Un petit quelque chose seulement? Elle a vu son état? Je passe bien sûr les cheveux en bataille, car après tout, n’importe qui les a dans cet état au réveil, mais son visage était presque écarlate dû à la fièvre. Je ne suis peut-être pas infirmier, médecin, ou autre dans ce domaine, mais ses yeux et sa gorge étaient enflées également.  Je crois avoir bien fait de lui proposer mon aide, car sinon, elle serait restée combien de temps là-dessous avant d’aller faire un tour à l’infirmerie? Cela ne serait point marrant pour elle de finir avec une pneumonie ou autre de ce genre.

-      Je te remercie pour ta sollicitude Kodoku-san. Je suppose que c’est la meilleure des choses à faire, si je reste ici je risque de vous contaminer tous les trois … Je suis désolé de te contraindre à me venir en aide …

Sa voix était plus rauque, son visage était enflé et elle était revêtit d’un drôle de pull violet. Heureusement que je la connais déjà à ses bons jours. La Jeanne que je croise quotidiennement est loin d’être celle qui est là, assise sur son lit devant moi, malade. Les rhumes peuvent nous mettre dans de tels états…

- Ne t’inquiète pas, ça ne me dérange pas.

Elle jeta un coup d’œil aux alentours, probablement à la recherche de ses chaussures, et se leva, tremblante.  Ses jambes ne semblaient vouloir la supporter on dirait… La galère. J’espère ne pas devoir la porter elle aussi jusqu’à l’infirmerie comme je l’ai fait il y a maintenant quelques jours avec Tessa. Bien sûr, si je dois le faire, je le ferais, mais porter quelqu’un de si bon matin n’est pas très encourageant disons…  Cependant, tant qu’à refuser de la porter jusqu’à là-bas, j’aurais mieux fait de ne pas lui proposer mon aide… Mais, ce qui est fait, est fait. Je ne peux plus reculer maintenant.

Je l’observai attentivement chercher ses chaussures, attentif. Si ses jambes ne la supportent plus, je serais alerte et j’essayerai de mon mieux pour la rattraper avant que le sol s’en charge à ma place… Je doute qu’elle puisse se rendre à l’infirmerie comme ça… Elle a visiblement de la difficulté à mettre un pied devant l’autre….

- Duval-san, crois-tu pouvoir marcher sans problème jusqu’à l’infirmerie ou tu préfèrerais que je t’y porte? ; demandais-je, légèrement inquiet. À ce rythme-là, elle doit minimalement s’appuyer sur quelqu’un d’autre ou il est clair qu’elle va tomber à un moment ou l’autre.

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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Mar 18 Fév 2014 - 23:03

Fouillant la pièce des yeux, je finis par trouver ce que je cherchais, en l’occurrence mes docs flamboyantes. J’avançais jusqu’à celle-ci, mes jambes tremblant sous l’effort que cela me demandait puis m’asseyais pour les enfiler, nouant maladroitement les lacets. Je ne pouvais que constater une fois encore mon look composé de couleurs toutes plus dépareillées les unes que les autres. A vrai dire, la façon dont j’étais habillée était pour le moment le cadet de mes soucis.

- Ne t’inquiète pas, ça ne me dérange pas, me répondit Kodoku-san de sa voix calme.

Je me demandais  si il disait cela par politesse ou si cela ne le dérangeait réellement pas … Mais pourquoi je prêtais tant d’attention à tous ces détails sans importance alors que ce mal de tête me vrillait le crane ... ? Me relevant de nouveau avec précaution, je tentais de nouveau quelques pas sous l’œil inquisiteur de mon colocataire.

- Duval-san, crois-tu pouvoir marcher sans problème jusqu’à l’infirmerie ou tu préférerais que je t’y porte ?, finit t-il par demander d’un ton un peu préoccupé.

Je me figeais quelque peu, songeant sérieusement à sa proposition. Il me paraissait improbable que je parvienne jusqu’à l’infirmerie en un seul morceau sans son aide mais l’idée qu’il me porte me mettait mal à l’aise. Évitant son regard, je réfléchissais à la réponse que je pourrai lui fournir. J’étais tout sauf tactile, même avec les personnes dont j’étais les plus proches … D’autant plus que ce n’était pas un contact des plus banals, sa question laissait entendre qu’il me porterait sur son dos, n’est ce pas ? Rien que d’y penser, un certain sentiment d’horreur s’emparait de moi. Il ne s’agissait pas uniquement d’avoir un contact physique avec lui qui déclenchait ce sentiment de répulsion, mais également le fait que je me sentirais encore plus redevable envers lui si il produisait cet effort ... C’était sans doute encore une fois de la fierté mal placée mais j’étais incapable de la refréner. J’espérais qu’il n’avait pas remarqué ma réaction, et que si c’était le cas, ne l’avait pas mal interprétée car je n’avais franchement rien contre lui, je lui étais au contraire reconnaissante de m’être venu en aide. L’espace d’un instant, je réfléchissais à quels mots employer pour refuser avec tact.

- Merci, mais … Je, je préfère essayer de marcher …, tentais-je maladroitement. Si je ne me sens pas bien, je te le ferais remarquer … Merci encore pour ton aide, Kodoku-san, répétais-je en inclinant plusieurs fois la tête.

J’avais l’impression de me répandre en une litanie d’excuses, ce qui était sans doute l’effet de la gêne et de la fièvre. Je m’enveloppais d’une écharpe et attrapais une poignée de mouchoir pour la route puis avançais avec prudence sur mes faibles jambes vers le couloir. Une fois arrivée, je me longeais les murs pour pouvoir me rattraper en cas de chute et me mis à jeter des coups d’œil embarrassés  vers mon silencieux compagnon. C’était vraiment le genre de situation que je détestais le plus …

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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Mer 26 Fév 2014 - 5:42

Il est normal, je suppose, de légèrement se crisper à une telle proposition. Je la comprends, car je n’aime pas trop le contact avec les autres également. Cependant, un acte de bonté n’a jamais tué personne. Je n’en ai pas réellement envie, mais elle ne pourrait pas se rendre à l’infirmerie toute seule. De plus, nous sommes seuls. Keitô et Yurika sont partis en cours, et je n’ai jamais croisé Jeanne en compagnie d’un camarade de classe, qui doit de toute façon être classe. La situation m’y oblige et je vais m’y soumettre. Et puis, la pire des conséquences serait que je chope son rhume ou être en retard en classe… Je suis certain que le professeur comprendrait si je lui expliquais ce qui m’a retardé, donc je ne m’en fait pas trop à ce sujet.

- Merci, mais … Je, je préfère essayer de marcher …Si je ne me sens pas bien, je te le ferais remarquer … Merci encore pour ton aide, Kodoku-san

Son refus ne m’étonna guère. C’était la réponse la plus probable de la part d’une personne solitaire, sans compter la fierté humaine qui vient également y jouer son rôle. Paraitre faible est contre les principes de la majorité des gens. Peu sont ceux qui aiment paraitre faible et fragile. Pour survivre dans cette société, il le faut bien.

Suite à de longues excuses inutiles, elle se para d’une écharpe et s’équipa de quelques mouchoirs pour la route. Elle était maintenant prête à y aller et je ne tardai de me diriger vers la sortie de la chambre, lentement suivi par Jeanne. J’ouvris et gardai la porte ouverte pour la malade, sous les coups d’œil embarrassés de celle-ci. Elle était mal à l’aise de paraitre aussi abattue devant moi, son simple colocataire. Ceci-dit, elle resta appuyée contre le mur afin de ne pas tomber…. Une fois dehors, il n’y aura plus de mur… Elle n’aura pas le choix de s’appuyer sur moi… Il est clair qu’elle ne sera pas trop en accord avec cette idée, mais elle devra s’y faire.

La porte menant à l’extérieur du bâtiment se trouvait maintenant à proximité. C’était maintenant l’heure pour elle de m’utiliser comme éventuel support si elle ne veut tomber au sol. Je tournai la tête vers elle, impassible.

- Duval-san, je comprends que tu n’es pas trop à l’aise avec cela, mais une fois à l’extérieur, il n’y aura plus de mur pour t’y appuyer… ; Je levai de peu le coude avant de poursuivre; Tu peux t’agripper à moi au nécessaire… N’hésite surtout pas à le faire si tu ne te sens pas à l’aise de marcher sans appui….

HRP:
 

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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Jeu 6 Mar 2014 - 20:43

- Duval-san, je comprends que tu n’es pas trop à l’aise avec cela, mais une fois à l’extérieur, il n’y aura plus de mur pour t’y appuyer…, fit remarquer Kodoku-san.

Il leva le coude dans une invitation tacite.

- Tu peux t’agripper à moi au nécessaire… N’hésite surtout pas à le faire si tu ne te sens pas à l’aise de marcher sans appui…, continua t-il.

Je soupirais doucement, prenant conscience qu’accepter son aide était inévitable. La situation était stupide, autant ne pas l’envenimer en jouant la sainte nitouche qui a peur d’un contact avec un garçon. Et bien que Kodoku-san devait avoir parfaitement conscience que ce n’était pas une gêne de ce genre, mais une gêne de tout contact humain quel qu’il soit, la situation restait la même : j'avais un foutu orgueil mal placé. De plus qu’au point où j’en étais, je lui étais déjà redevable, alors, ma petite Jeanne, tu va mettre ta fierté de côté et accepter son aide. Surtout que je te vois mal monter les escaliers par toi-même.

- Merci, laissais-je doucement entendre avant de m’exécuter.

Voilà, ce n’était pas si dur que ça. Le contact était vraiment léger, tel une plume, mais suffisant pour me maintenir et pour me rattraper si je me sentais tourner de l’œil. La situation était un peu gênante mais elle m’évitait l’humiliation de m’étaler sur le sol comme une chiffe molle et après tout, personne n’était là pour me voir, tous étant présent en salle de cours. Nous parvînmes finalement dans le parc et je respirais de grandes bouffés d’air glacé. L’air frais me fit du bien, faisant disparaître cette sensation de peau moite et refroidissant un peu mes joues écarlates.

Je ne me sentais à présent plus vraiment embarrassée, m'étant apparemment faite à l'idée d'avoir une dette envers Kodoku-san, et le silence que s'installait n'avait rien de gênant, étant le silence de deux personnes qui apprécient la quiétude. Il s'installa jusqu'à arriver au bâtiment Yamanaka et à ses escaliers. Nul doute que ce serait une autre paire de manches.
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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Mar 18 Mar 2014 - 4:30

Un simple « Merci » se fit finalement entendre de la part de ma colocataire avant qu’elle s’exécute d’agripper mon bras. Elle s’est donc enfin décidée à laisser son orgueil d’âme solitaire de côté le temps que je l’escorte jusqu’à l’infirmerie. Tant mieux…Si elle perd l’équilibre ou qu’elle a simplement un malaise quelconque, il me sera plus facile d’anticiper sa chute. Le contact entre elle et moi était au minimum, normal pour deux personnes asociales.  Cependant, il n’empêcha les regards curieux des autres élèves passants ainsi que leurs petits commentaires idiots du genre : «  Oh regarde! Tu crois qu’ils sortent ensemble? », « Regarde le mignon petit couple! », « Il sait que sa copine est en pyjama? » et j’en passe bien d’autres…

Je les ignorai tous, légèrement découragé par leurs conclusions hâtives. Mais bon, je m’y attendais. C’est toujours comme ça dans les écoles et même n’importe où que l’on soit. Propager des rumeurs, qu’elles soient vraies ou fausses, est une activité mondiale… Moindrement que l’on voit quelque choses successibles à quelque chose, les gens ont tendance à sauter tout de suite aux conclusions…

Silencieux, nous finîmes par arriver au bâtiment Yamanaka, où se trouvait la fameuse infirmerie. Une fois de plus, je vais refaire face à cette infirmière dérangée qui ne cesse de me regarder d’un drôle d’air lorsque j’accompagne un autre élève à son bureau. Je me demande bien pourquoi elle me regarde toujours de cette façon… J’aurais fait quelque chose qui l’aurait dérangée? J’espère seulement qu’elle ne va pas me frapper à coups de tabouret comme elle l’a fait avec cette élève à l’œil bandé l’autre jour…  Elle est définitivement folle.

J’ouvris la porte, faisant entrer Jeanne en premier dans le bâtiment. Une fois qu’elle sera à l’infirmerie, je filerais en cours avant d’être trop en retard. À l’heure qu’il est, je pourrais m’y rendre en toute quiétude à temps si tout se passe bien avec ma colocataire. Maintenant arrivés aux fameux escaliers, je regardai la malade et lui demandai d’un air toujours aussi passif :

- Est-ce que tu te sens à l’aise pour grimper ces escaliers sans mon aide ou tu préfères les monter avec moi?

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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Sam 3 Mai 2014 - 20:46

Je sentais mes jambes flageoler rien qu’à regarder l’ascension qui m’attendais. Ce n’était que des escaliers mais ils me paraissaient insurmontables.

- Est-ce que tu te sens à l’aise pour grimper ces escaliers sans mon aide ou tu préfères les monter avec moi ?, demanda Kodoku-san, de son habituel ton poli.

La réponse me paraissait évidente et franchit mes lèvres sans même que j’y pense.

- Je n’y arriverais jamais toute seule, répondis-je, la mine défaite.

Exprimer à voix haute mon impuissance et la faiblesse qui me contrôlait ne me dégoûta même pas, tant mon crâne douloureux et mes membres engourdis et frissonnant de fièvre obnubilaient mes pensées, mais je m’étais exprimée d’un ton horrifié comme si mon corps avait parfaitement compris la situation et agissait de manière automatique.

Je n'avais qu'une vague conscience de Kodoku-san qui me parlait, trop confuse pour me concentrer sur le contenu de ses paroles, toujours était t-il que la montée commença lentement et je ne me sentais pas bien du tout, ayant toujours cette sensation de sueur froide alors que j'étais bouillante de fièvre. J'avais cette étrange impression que l'on a lorsque l'on est malade, que ce que j'étais en train de vivre n'était pas réel. J'essayais de respirer profondément pour me calmer, et surtout, je me concentrais sur la main de mon colocataire qui me soutenait, celle ci me semblant comme le dernier rempart qui me reliait à la réalité. J'agrippais son avant bras comme une désespérée, au risque de le mettre mal à l'aise, mais je n'avais nulle conscience de mon geste.

Nous arrivâmes au palier et je soupirai de soulagement, les jambes tremblantes sous l'effort que je venais de produire. Je lâchais Kodoku-san, un peu précipitamment, mon dégoût du contact agissant par instinct. L'instant d'après je me sentais vacillé et ma vision s'emplit de taches noires jusqu'à devenir totalement aveugle. La panique sous adjacente qui couvait depuis un moment me submergea et je criais.

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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Ven 11 Juil 2014 - 22:15

- Je n’y arriverais jamais toute seule.

Une réponse spontanée dévoilant le fond de sa pensé… Je m’y attendais un peu. Il est déjà difficile pour elle de mettre un pied devant l’autre sans trébucher alors je n’ose pas imaginer dans les escaliers toute seule. Je lui ai demandé afin de rester poli envers elle, mais je connaissais déjà sa réponse.  Le contraire m’aurait grandement étonné disons. Toutefois, Jeanne est à mes yeux quelqu’un de déterminé à n’avoir l’aide de personne, donc d’un côté, je suis plutôt content qu’elle sollicite mon aide sans la moindre hésitation. Tout à l’heure, elle hésitait à se servir de moi comme support, mais ce n’est plus le cas désormais. Commencerait-elle à me faire de plus en plus confiance? Elle n’est pas obligée de se forcer pour le faire. Nous sommes peut-être colocataires, mais nous ne connaissons rien de l’un et l’autre. De plus, je n’aimerais point qu’elle se sente redevable envers moi…

- Ce n’est pas grave, je suis là pour ça.

Nous commençâmes la remontée des escaliers tout doucement, sans geste brusque, à son rythme. Sa main dans la mienne était bouillante et je pouvais y ressentir tous les moindres tremblements qui parcourraient l’intégralité de son corps. Je n’imagine pas ce qu’aurait été la situation si j’étais parti avec Keitô et Yurika un peu plus tôt, la laissant seule dans la chambre. Vivement cette habitude de réviser mes devoirs à chaque matin… Elle s’agrippa soudainement à mon avant-bras, n’ayant plus assez de support avec la main uniquement. Heureusement que nous arrivons bientôt à destination. J’ai l’impression qu’il s’agit qu’une question de temps avant que Jeanne s’effondre pour de bon. Je resserrai un peu sa main dans la mienne afin de la rassurer. Je ne la laisserai pas tomber et ça ne me dérange aucunement qu’elle s’agrippe à moi de la sorte si cela peut l’aider à atteindre le sommet de ses impitoyables escaliers.

Enfin arrivés au deuxième étage, elle me repoussa tout aussi soudainement qu’elle m’avait attrapé il y a quelques instants. Est-elle à ce point gênée de se servir de moi comme support? Cela la dégoute de dépendre de quelqu’un même lorsqu’elle est sur le point de crouler sous la douleur de la grippe? Je comprends qu’elle ne se sent pas à l’aise avec tout ça, mais ce n’est pas le moment de jouer les dures. Cela dit, à peine elle se sépara de moi qu’elle chancelait dangereusement et va savoir pourquoi, elle commença à crier. Enfin bref, je ne me posai trop de questions et l’attrapai, la serrant contre moi avant qu’elle tombe. Ça va mal. Je ne sais pas exactement ce qu’il se passe, mais l’infirmerie devient urgente.

- Pardonne-moi Duval-san; dis-je d’une voix calme, mais je n’ai plus trop le choix…

Je me penchai légèrement afin de passer mon bras gauche derrière ses genoux et prit une grande inspiration avant de la soulever dans mes bras. Elle va probablement me détester pour l’avoir soulevée de la sorte, telle une princesse dans les contes pour enfants, mais nous atteindrons l’infirmerie beaucoup plus rapidement ainsi. Je ne suis peut-être pas aussi costaud que Keitô, mais comme il ne reste qu’une petite distance, ça ne sera pas bien difficile. Je commençai donc à marcher d’un pas rapide vers notre destination finale, ignorant les regards interrogateurs des passants.

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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Lun 14 Juil 2014 - 23:30


Grippe, synonyme de première discussion


J'étais aveugle. L'obscurité avait envahie mon champ de vision, et je perdais le peu de maîtrise que j'avais réussi à conserver, laissant la panique prendre le contrôle total de ma personne.

- Je .. Je ne vois plus rien !, criais-je en français, affolée.

Mon corps déjà bien faible, ne supporta pas cet afflux soudain de panique et mes jambes flanchèrent. Je perdis toute notion de la réalité, submergée par mon malaise mais l'instant d'après, j'étais dans les bras de mon colocataire qui se dirigeait à grand pas vers l'infirmerie.

Je ne m'horrifiais même pas de ce fait, trop chamboulée pour réfléchir normalement. Sur le coup, on peut même dire que sa présence me rassura. Sans lui, j'aurai pu tout aussi bien faire un malaise en plein milieu d'un couloir ou encore tomber dans les escaliers. Plus que ça, sa présence me réconfortait. L'obscurité m'avait effrayée car je n'avais plus aucun contact avec la réalité, j'avais eu beau agiter les mains, aucun mur n'était venu à leur rencontre pour me rattachée à celle-ci.

Mais maintenant que je reposais dans les bras de Kodoku-san, la panique avait reflué et je portais maintenant toute mon attention a essayer de réprimer la nausée qui me retournait le ventre en respirant profondément. Il ne fallait pas que je vomisse. Surtout pas. Comme un automatisme, je savais qu'il ne fallait pas que cela se produise, qu'il n'y aurait pas plus grande humiliation que de vomir sur lui.

L'infirmerie étant en vue, peut être serait t-il judicieux que je le prévienne, histoire qu'il ait le temps de m'éjecter à temps dans les toilettes, pensais-je. Heureusement, je me souvins de lui adresser la parole en japonais malgré mon esprit embrouillé.

- Kodoku-san ... je vais vomir ..., bredouillais-je, patraque.

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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Mar 15 Juil 2014 - 5:37

Une fois dans mes bras, ma colocataire se calma un peu. Elle tremblait beaucoup moins que tout à l’heure cependant, sa respiration devenait de plus en plus saccadée, me faisant penser qu’elle avait du mal à respirer. Décidemment, je me demande vraiment comment nous l’aurions retrouvée après les cours dans la chambre. Morte? Je ne veux même pas imaginer la scène. Cette idée me semble beaucoup trop pessimiste à mon goût, mais il ne faut jamais épargner toutes conclusions, qu’elles nous enchantent ou non. Selon moi, il ne faut pas prendre une simple grippe trop à la légère, surtout que Jeanne n’est pas originaire de ce pays.  Les maladies ne sont pas les mêmes dans tous les coins du monde… Bref, je ne dois plus penser à cela.

Étant française, elle avait crié quelque chose que je n’eus compris tout à l’heure. Je me débrouille plutôt bien en français, mais je me trouve bien idiot de ne pas avoir totalement compris ce qu’elle a dit. « Je » et « Plus rien », voilà ce que j’ai entendu. J’espère seulement que ce n’était pas quelque chose de bien important dont je dois informer l’infirmière lorsque nous arriverons. Toutefois, comme elle ne l’a pas répété, peut-être était-ce seulement lié à la panique? Elle ne sait pas que je parle français, donc… je ne penserais pas que ce soit le cas, mais on ne sait jamais.

- -Kodoku-san ... je vais vomir ...

Eh merde! Fallait plus que ça! Une chance pour elle que nous arrivions maintenant à l’infirmerie… et une chance pour moi que la porte était à peine entrouverte. Fermée, cela serait  impossible de l’ouvrir avec Jeanne semi-consciente dans les bras. Doucement, je poussai la porte du pied et m’introduisis dans la salle d’attente, puis dans le bureau de cette infirmière cinglée. Je n’imagine pas la tête qu’elle va tirer quand elle va voir qu’il s’agit encore de moi portant une élève malade/blessée et ce, à peine une semaine après le cas de Tessa… Sans trop faire attention à l’infirmière lorsque j’entrai dans la salle, je posai immédiatement Jeanne avec précaution sur l’un des lits et la rassurai, en français, qu’elle était maintenant à l’infirmerie.

- Tout va bien aller Duval-san. Je te laisse entre les mains de l’infirmière.

Je me retournai ensuite vers l’infirmière, exécutant une légère courbette en signe de salutation et d’excuse pour l’intrusion soudaine que je venais tout juste de commettre. Ce n’est pas dans mes habitudes, mais il y a parfois des situations où les habitudes se doivent être mises de côtés, tout comme aujourd’hui.

- Veuillez me pardonner l’intrusion, Sensei… Il s’agit de ma colocataire, Jeanne Duval. Elle a une très forte fièvre et son état va de pire en pire.

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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Mar 15 Juil 2014 - 14:06

En retard ! En retard ! Oula, je suis en retard ! Je n’ai pas le temps de dire au revoir, je suis en r’tard, en r’tard ! A peine le temps de m’habiller et de faire ma toilette, que j’étais déjà dehors en train de speeder en talon, avec un croissant dans la bouche. J’ai l’air maline comme ça, mais c’est le prix à payer pour une panne de réveil. Maudit portable qui s’éteint en pleine nuit ! Je vais devoir le mettre à charger une fois dans l’infirmerie, sinon je ne vais pas pouvoir être joignable en cas d’absence ou appel d’urgence.

Lorsque j’arrive, toute essoufflée, au bâtiment je regarde mon portable et soupire. Sakui… Il n’a plus de batterie alors il ne risque pas de t’indiquer l’heure… Tu devrais sérieusement investir dans une montre. Si je n’étais pas à moitié en train de courir, j’aurais lâché un grand soupir de consternation. Ouvrant la porte de la salle d’attente en hâte, je ne prends pas la peine de la fermer derrière moi et fonce ouvrir la salle de soin qui subit le même traitement. Un œil sur l’horloge m’indique qu’il est 8h31. Fiou ! Je ne suis pas si en retard finalement ! Par contre, il n’y a pas d’élèves, bizarre… Voyant l’infirmerie fermée, ils ont dû se dire qu’il valait mieux ne pas tenter le diable et aller en cours avant d’être en retard.

Tant mieux ! Reprenant petit à petit mon souffle, j’allume toutes les lumières avant de m’asseoir derrière le bureau. La journée n’a même pas commencée que je suis déjà crevée… Ça va être dur, mais bon, je vais y arriver ! On y croit ! Go Sakui go go go ! Un petit étirement et me voilà prête pour entamer mon travail. Je me lève et commence à enfiler ma blouse lorsqu’une tornade à cravate déboule dans la pièce et dépose une élève sur un lit. Euuh… What ?! Incrédule, je regarde les « intrus » et reconnait immédiatement poisse-kun. Encore lui !

Un regard sur la demoiselle et je compris que ça n’allait pas fort. Sourcils froncés et soucieux, je me dirige vers eux, en finissant de mettre ma blouse correctement sur mes épaules. Le jeune homme s’adresse à elle dans une langue latine. Je dirais que c’est du français, vu qu’il me semble avoir entendu « infirmière », mais ne parlant pas cette langue…


« Veuillez me pardonner l’intrusion, Sensei… Il s’agit de ma colocataire, Jeanne Duval. Elle a une très forte fièvre et son état va de pire en pire. »

Je fais un léger sourire à poisse-kun avant de prendre la parole. « Ne t’en fais pas pour ça, lorsque c’est nécessaire, je ne considère pas ça comme une intrusion. » Portant mon regard sur la malade, je pose rapidement ma main sur son front. Même si je dois avoir les mains un peu plus froides que d’habitude, je sens bien qu’il ne ment pas au sujet de la fièvre. Ses joues légèrement roses malgré son teint pâle, et la sueur sur son front confirment également mes doutes.

« Jeanne-chan, as-tu mal quelque part ? Dis-moi comment tu te sens. »

Il faut que je prenne sa température mais vu son état, je n’ai pas envie de m’éloigner de trop… Peut-être que poisse-kun peut m’aider. Il a l’air assez sérieux et posé pour que je puisse lui faire confiance. « Tu vois les clés là-bas ? » dis-je en indiquant le bureau avant de reprendre. « Prends les et ouvre la grande armoire à pharmacie, là, contre le mur. » Je lui montre l’armoire du doigt. « Dedans, il y a une trousse rouge, j’aimerais que tu me l’amène s’il te plait. »

Je lui fais un petit sourire pour accompagner mes mots, avant de reporter mon attention sur la dénommée Jeanne. Elle a vraiment l’air mal en point. J’espère que ça n’est pas grave, sinon il va falloir faire vite pour réagir et la soigner.


HRP:
 

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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Ven 29 Aoû 2014 - 19:50


Grippe, synonyme de première discussion


Nous passons une porte, ce qui doit signifier que nous sommes heureusement arrivés à destination. Je ne peux pas reconnaître l'infirmerie puisque que j'ai soigneusement évité ce lieu depuis mon arrivée à Kobe. Je me sens alors avec soulagement être déposer sur un lit, l’oscillement qui n'arrangeait pas ma nausée cessant enfin. Je pousse un soupir de soulagement tandis que Kodoku-san prononce quelques paroles rassurantes. Dans mon état second, je ne me rend même pas compte qu'il m'a adresser la parole en français et ne fais que lui marmonner un vague remerciement.

Cette situation a tout de la catastrophe, mais à mieux y songer, j'ai échappé au pire, au moins je ne lui ai pas vomis dessus. D'ailleurs la nausée a commencée a refluer, il fallait juste que je m'allonge. Reprenant quelque peu mes esprits, je regarde ce qui se passe autour de moi. Mon colocataire est en train de parler à une femme en blouse. L'instant d'après, elle se poste à coté de moi et me demande si j'ai mal quelque part.

Après quelques instants de réflexion je me demande comment répondre, puisque la question n'est pas si j'ai mal, mais plutôt où je n'ai pas mal. Les courbatures ont réduit mon dos et mes jambes en compote et ma tête est également douloureuse. Je décide donc de faire au plus simple et résume la situation en un seul mot : Partout.

Pendant que l'infirmière s'adresse à Kodoku-san, je songe à cette situation que j'aurai pu éviter. Mon désir d'éviter tout ce qui pouvait se rapporter aux hôpitaux et au personnel médical m'avait décidément jouer un mauvais tour. Si j'avais été ici dès que j'avais remarqué les courbatures et le début de fièvre la veille, me procurant des médicaments, j'aurai pu me déplacer par moi même le lendemain jusqu'ici et j'aurai échapper à tout cet épisode ridicule.

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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Sam 13 Sep 2014 - 4:12

Cette infirmière… Va savoir pourquoi, je sens bien que le courant ne passe point entre nous. Depuis le premier jour où est-ce que j’ai mis les pieds dans cette pièce, elle me regarde étrangement et cela va de pire en pire. Ai-je fais quelque chose qui la dérange ou l’insulte sans m’en rendre compte? Si c’est le cas, quoi? Qu’aurais-je fait pour la contrarier et quand également? Ces questions me dérangent à chaque fois que l’on se croise elle et moi. Je passe mon temps-libre au parc ou à la salle de musique… Les rares fois où je suis venu ici, ce n’était pas pour moi, mais pour un élève que je raccompagnais par bien savoir vivre. Je ne reste jamais plus que 5 minutes …

- Ne t’en fais pas pour ça, lorsque c’est nécessaire, je ne considère pas ça comme une intrusion.

Malgré son petit sourire et sa voix douce, je pouvais bien apercevoir qu’elle ne voulait pas de moi ici. « Encore lui?? ». Et oui encore moi…Mais je vais lui faire le plaisir de disposer et de retourner en classe. De toute évidence, je vais être grandement en retard si je ne me dépêche pas, donc autant y aller pendant qu’elle est concentrée sur ma colocataire fiévreuse. Maintenant que Jeanne est entre de bonnes mains, si je peux dire cela, je peux partir la tête plus ou moins tranquille.

Sur mon pied de départ, l’infirmière m’interpella, arrêtant mon geste du coup. Elle me pointa un petit trousseau de clé sur son bureau et me pointa l’armoire un peu plus loin. Pourquoi ne pas profiter de moi pendant que je suis là hein? J’hochai la tête sans broncher, ne voulant montrer mon léger mécontentement et attrapai les clés sur le bureau, près d’une boîte à cookies qu’elle n’a probablement pas eu le temps de cacher. Quelle goinfre cette infirmière toute même…à croire que tout ça se retrouve dans sa poitr… Bref, je déverrouillai l’armoire et en sorti la petite mallette rouge afin de la lui rapporter après avoir remis les clés à leur place, sur le bureau.

- Avez-vous encore besoin de moi Sensei? Les cours sont commencés et je me retrouve à être en retard…

Maintenant ou pas, il est déjà trop tard pour moi. Une heure de retenue cette après-midi pour toi mon cher Heisuke… La joie. Heureusement que c’était pour la bonne cause. Je n’imagine pas ce que serait devenue Jeanne s’il n’y avait eu personne pour l’aider tout au long de la journée. Cela me réconforte un peu à l’idée de perdre mon temps pendant une heure de colle.

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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Sam 13 Sep 2014 - 18:21

« Partout »

Ah… Température semblant élevée, douleurs… au moins deux symptômes pour une bonne grippe. J’espère qu’elle n’est pas diabétique ou déficiente respiratoire… Je lui poserais la question une fois seule avec elle, ce n’est pas que ça ne concerne pas poisse-kun mais… si, ça ne le regarde pas. Parfois, ce sont des informations que l’on veut garder pour soit et, avec quelqu’un d’autres dans la pièce, on est plutôt tenter de dissimuler la vérité derrière un mensonge. Tournant ma tête vers la présence masculine de la pièce, je le regarde poser les clés sur le bureau et s’approcher.

Oulala ! Ne fais pas cette tête poisse-kun, on pourrait presque croire que tu vas assister à un enterrement là. Elle est entre de bonnes mains maintenant, pas la peine de s’inquièter ! Tu la reverra vivante tout à l’heure ta colocataire, ne t’en fait pas !


« Avez-vous encore besoin de moi Sensei? Les cours sont commencés et je me retrouve à être en retard… »

Ah ! C’était ça en fait. Pas la peine de s’inquiéter pour ça non plus. Comme si j’allais te laisser partir sans un autographe ! Ce n’est pourtant pas la première fois que tu viens, tu devrais savoir que je fais toujours des mots aux accomp… Ah mais oui ! Il est toujours venu à la fin des cours ou les jours de repos ! Normal qu’il ne le sache pas, ou presque… Bah oui, il n’a jamais vu d’élève arriver en retard avec un justificatif de l’infirmière ?

« Non c’est bon, merci. Attends juste un instant et je te ferais un mot pour ton retard. Tu n’auras pas de problème avec l’administration comme ça. » Je prends doucement la trousse de soin et l’ouvre sur le lit, pour en sortir un thermomètre frontal et l’apporte à 2 ou 3 cm du front. 38,6° ?! Non, pas possible !! Je reprends la température deux fois de plus et pour confirmer cette température. C’est une sacrée fièvre !! Il faut vite que je… Ah non ! C’est vrai que c’est une européenne, il ne faut pas que je me base sur mes normes*. Bon, elle a quand même pas mal de fièvre, alors mieux vaut lui faire baisser tout ça.

« C’est bon, surveille la s’il te plaît, je te fais le mot.» Comme je devais aller au bureau pour lui servir un verre d’eau, j’en profitais pour écrire le justificatif de… Mince ! Comment il s’appelle en fait ?! Je ne vais pas écrire poisse-kun sur le papier quand même…« Je peux avoir ton nom et ton prénom s’il te plaît ? Et… tu dois être en 5ème année, non ? » dis-je un peu hésitante, les yeux rivés sur mon papier, écrivant le motif du retard et mon tampon nominatif. Je ne pense pas me tromper mais on ne sait jamais…

Une fois terminé, j’attrape la bouteille d’eau et me dirige vers eux. Je tend le papier au garçon
« Voilà pour toi Heisuke-kun ! Fais attention sur le chemin et merci de l’avoir emmenée jusqu’ici. » Je lui fais un sourire puis je me tourne vers Jeanne pour lui servir un verre d’eau.

« Tu pense que tu peux te redresser pour boire un peu ? Je dois te faire prendre un cachet qui soulagera tes douleurs et baissera ta fièvre. »



* Sakui panique un peu sur le moment car les asiatiques ont une température moyenne de 36°, soit 1° de moins que les Européens. Du coup, en voyant 38,7° elle a vu notre 39.7°

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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Dim 4 Jan 2015 - 23:20


Grippe, synonyme de première discussion


J'entends encore un bruit de discussion venant des deux autres, puis l'infirmière porte un thermomètre à mon front et le maintient à cette place jusqu'à ce qu'un bip sonore retentisse. Elle fait alors quelque chose que je ne comprends pas : reprendre ma température à plusieurs reprises. La partie encore consciente de mon cerveau se demande si l'appareil est en panne, l'autre s'en fiche complètement.

L'infirmière sort alors de mon champ de vision et échange quelques paroles avec Kodoku-san et je comprends alors qu'il s'en va en cours. Je pense vaguement que je ne l'ai pas remercier comme il se devait puis me rend compte que j'aurai de multiples occasions de le faire, partageant la même chambre. J'ai tellement les idées ailleurs que je l'aurai presque oublier.

Elle me demande alors si je suis capable de me redresser toute seule.

Plutôt que de me tenter à répondre à voix haute et solliciter ma gorge douloureuse, j'hoche juste la tête et me redresse maladroitement. Les vertiges ont cessés depuis que je suis allongée, et tant que je ne me lève pas, tout devrait bien se passer. Je me saisis donc du verre et du médicament qu'elle me tend, l'avale difficilement, ayant cette peur qu'il reste coincé dans ma gorge, lui rend le récipient et m'allonge de nouveau.

Je ne souhaite plus qu'une chose, que les courbatures cessent vite pour que je puisse m'endormir et oublier toute cette histoire ...

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(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Mar 3 Fév 2015 - 2:30

- Non c’est bon, merci. Attends juste un instant et je te ferais un mot pour ton retard. Tu n’auras pas de problème avec l’administration comme ça

Un petit mot de retard… Là j’avoue que je n’y avais pas trop pensé. Comme je viens rarement à l’infirmerie et ce, principalement à la fin des cours, je n’ai jamais eu besoin de ce genre de petit laissez-passer anti-retenue. Tant mieux alors… Je n’aurais pas tout fait cela pour, au final, obtenir une heure de colle. Ma vie n’est peut-être pas la plus passionnante après les cours, mais c’est mieux que de perdre son temps à recopier tous les moindres kanjis du règlement. De plus, je ferais attendre Keitô. En temps normal, personne ne m’attend, mais je dois parfois songer à cette nouvelle amitié qu’il me faut entretenir. Je me demande encore comment nous avions bien pu devenir amis…

- C’est bon, surveille la s’il te plaît, je te fais le mot

Je me retins de lui lancer un petit regard interrogateur. M’oui, je peux bien la surveiller… mais la surveiller de quoi exactement? À voir son piteux état, je ne pense pas qu’elle ira bien loin… Déjà qu’elle n’a pas pu faire le trajet jusqu’ici sans mon aide. Enfin bref, je ne bronchai pas et me postai auprès de Jeanne, posant mon regard inexpressif sur elle.

- Je peux avoir ton nom et ton prénom s’il te plaît ? Et… tu dois être en 5ème année, non ?

Je tournai la tête vers l’infirmière, surpris. Mon nom? Mais elle devrait le savoir au nombre de fois que je suis ve… Non. À bien y penser, il est vrai que je ne me suis jamais présenter à elle. Quel con je fais! Et dire que pendant tout ce temps j’ai autant manqué de respect envers un membre du personnel. Elle est peut-être une cougar shootée au sucre, mais il reste que je dois lui faire preuve de considération en tant qu’élève de cette école.

- Je me nomme Kodoku Heisuke et oui, je suis en 5e année.

Alors que l’infirmière complétait mon motif, je reposai mes yeux sur Jeanne. Collés par le biais de la sueur, je décollai avec douceur les quelques cheveux  restant sur le visage de ma colocataire.  Plus je la regardais, plus elle me semblait réellement souffrir le martyr avec cette satanée fièvre. Je n’aimerais pas être à sa place, ça c’est sûr. Souffrir et être accompagné toute la journée de cette folle… Un léger frisson me parcouru le dos. Je n’ose même pas y penser.

L’infirmière revint vers nous, armée de mon motif et d’une bouteille d’eau pour Jeanne. Elle me le tendit avec le sourire avant de rajouter :

- Voilà pour toi Heisuke-kun ! Fais attention sur le chemin et merci de l’avoir emmenée jusqu’ici.

Je figeai un peu sur place. Elle… n’a pas réellement osé.  Premièrement, j’ai toujours détesté être appelé par le préfixe « kun »… Évidemment, je suis contraint d’être appelé ainsi par mes professeurs au Lycée. Jusque-là, ça me va…. Mais là, elle m’a appelé par mon prénom alors qu’elle aurait dû utiliser mon nom de famille. Peut-être qu’elle se fiche des normalités, mais pas moi. Je déteste être prit pour un gamin et son « Heisuke-kun » m’en donne fortement l’impression. Je commence à regretter mon manque de politesse… Plus fort que moi, je lui lançai un regard noir avant de la remercier et de tourner les talons vers la sortie. Pressé à quitter cette pièce? Oui! De toute évidence, je n’avais plus rien à faire ici et je me devais de rejoindre mon cours au plus vite.

Note à moi-même : Tenter d’éviter l’infirmerie à l’avenir.

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Sakura Iroka
« Personnel ; infirmière »
(#) Re: Grippe, synonyme de première discussion  Ven 6 Fév 2015 - 19:12

Après avoir donné le billet de retard au 5ème année, je verse l’eau dans un verre pour que Jeanne puisse prendre ses cachets. L’espace d’un instant, je sens comme de mauvaises ondes derrière moi et je ne peux m’empêcher de me retourner pour observer un poisse-kun tout crispé et… wow ! c’est quoi ce regard ? J’ai fait une faute dans l’écriture des kanjis de son nom ou quoi ? Vu que son prénom est relativement peu commun, je l’ai écrit en hiragana histoire d’être sure de moi mais… peut-être me serais-je trompée pour ceux de Kodoku ? Ca par contre c’est commun donc…

J’ouvre la bouche, prête à lui demander ce qui ne va pas, lorsqu’il me remercie avant de quitter la pièce. Bon bah, ça doit lui aller alors… Réagir comme ça pour des kanjis, c’est beaucoup tout de même ! A moins que ça ne soit de la jalousie. Rooh jalouser une malade ! Je ne vais quand même pas lui porter plus d’attention alors que sa camarade est aussi mal. Aah~ l’adolescence je vous jure !

Pour répondre à ma question, la jeune fille se redresse et je lui donne le verre d’eau, suivit du médicament. Elle les avale avec une légère grimace, signe de douleur ou de gêne, avant de me rendre le verre et de se remettre allonger. Je lui fais un petit sourire avant de lui dire doucement de se reposer et que, si besoin, je suis juste à côté et qu’elle n’hésite pas à m’appeler.

Je m’éloigne doucement, lave le verre puis me dirige vers mon bureau. J’applique mon désinfectant sur les mains puis commence à remplir la main courante, comme à chaque visite. Mon regard se tournant fréquemment vers Jeanne, au cas où elle aurait besoin de moi, je continu mon travail d’infirmière que je n’abandonnerai pour rien au monde.




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