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 Le prince des digressions entre dans la place ! |feat. Zachary Harvey|

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(#) Le prince des digressions entre dans la place ! |feat. Zachary Harvey|  Mer 10 Juin 2015 - 17:26


 
Faith, It drives me away


L’avion venait d’atterrir. Matthew n’en pouvait plus, il avait l’impression d’avoir les fesses plates à avoir été obligé de rester assis pendant tout le vol sur son siège. Décidément, sa nouvelle vie ne commençait pas extrêmement bien. Lui qui était toujours obligé de bouger dans tous les sens pour occuper son esprit avait eu énormément de mal à tenir pendant ces heures de vol qui avaient toutes passées extrêmement lentement. Résultat, il avait réussi à tellement ennuyer la pauvre dame à côté de lui qu’il avait fini le trajet sans plus personne à côté de lui, sa voisine ayant trouvé le moyen de déserter pour s’assoir ailleurs. Matthew avait donc dû se réfugier dans sa bulle musicale, enfonçant ses écouteurs dans ses oreilles en mettant le son aussi fort qu’il le pouvait pour ne plus rien entendre de ce qu’il se passait autour de lui. Quand on connaît le jeune homme et qu’on sait quel style de musique il préfère pour ses propres chansons, on a parfois un peu de mal à se douter que pour passer le temps et vider son esprit, Matthew préférait s’écouter de la musique classique en boucle plutôt que du rock assez violent ou noir. Le piano avait été son premier amour après tout ! N’ayant pas réussi à trouver le sommeil pendant ce voyage, Matthew avait continué à s’occuper à écrivant des paroles et des mélodies, le tout en se tortillant sur son siège à la recherche de la position la plus confortable.

Quand une hôtesse annonça que l’avion arrivait enfin à destination, Matthew se sentit grandement soulagé. Ses fesses plates allaient enfin pouvoir respirer ! L’anglais sortit bien vite de l’avion pour retrouver ses bagages et surtout, sa précieuse guitare. Bon et maintenant ? Remontant ses lunettes de vue sur son nez grâce à son index, le jeune homme se gratta la tête en faisant la moue. C’était le moment pour voir si ses cours intensifs avaient été suffisants pour pouvoir se débrouiller seul dans ce nouveau pays. Il approcha d’un homme qui travaillait à l’aéroport.

« Bonjour ! Excusez-moi, je suis un peu perdu, est-ce que vous pourriez m’indiquer le chemin à prendre pour me rendre à l’université de Kobe ? Parce qu’en fait, je viens de m’y inscrire et j’ai un peu oublié de faire un itinéraire avant de prendre l’avion. D’ailleurs, faudrait vraiment faire quelque chose pour rendre les sièges plus confortables, j’en ai encore mal aux fesses ! Vous ne trouvez pas ça désagréable vous, cette sensation d’avoir encore le siège collé à vous quand vous vous levez après être resté assis longtemps ? Comme si vous aviez réussi à fusionner avec ! »


Le pauvre homme le regardait avec de grands yeux. Matthew s’arrêta subitement, se rendant compte que sa mauvaise habitude de parler un peu trop et de vite digresser était toujours présente même en parlant une autre langue. L’homme lui demanda donc de répéter sa question initiale avant de lui montrer l’arrêt où s’arrêtait le bus qui le mènerait à son nouveau chez lui. Bon au moins, les cours de Matthew semblaient avoir été plutôt bénéfiques, il avait réussi à se faire comprendre par le premier japonais qu’il avait rencontré sur cette terre inconnue. C’est donc le sourire aux lèvres que l’anglais monta dans le bus qui arriva peu de temps après cette discussion très prometteuse.

Les regards se tournèrent beaucoup vers lui alors qu’il montait dans le véhicule. Il fallait avouer que Matthew avait une allure un peu étrange. Il portait son costume bleu foncé à fines rayures blanches, une chemise blanche en-dessous et une cravate rouge avec de légers motifs floraux blancs dessus. Jusque là, tout allait bien. En voyant juste cette partie, on pouvait se dire que cet homme était plutôt élégant, même si sa cravate était un peu étrange. Sauf que quand on descendait, ses chaussures rouges fétiches tranchaient complètement avec le reste. Ah… Ses précieuses Chuck Taylor All-Stars ! Mais bon à la limite, s’il n’y avait que les chaussures, ça pourrait presque sembler un détail anodin. Mais quand on remontait au visage de Matthew et plus précisément à la tignasse brune qui recouvrait son crâne, on se disait que cet homme à l’apparence pourtant élégante avant des airs assez débraillés. Ses cheveux rebelles se mettaient toujours comme ils l’entendaient, le plus souvent en désordre, en l’air et surtout qui partaient vers l’avant, recouvrant son front par quelques mèches.

Matthew ne trouva rien de mieux que de faire coucou à tous les gens qui le regardaient avec un sourire béat sur le visage, prenant un air d’enfant impatient à qui on allait offrir ses cadeaux de Noël alors que le bus partait. L’anglais trépigna pendant tous le trajet, faisant courir ses doigts sur ses jambes alors qu’il jouait une mélodie virtuelle au piano. Il avait tellement hâte de découvrir son nouveau chez lui ! Tellement qu’il arrivait presque à oublier les raisons qui l’avaient poussé à venir s’exiler aussi loin de chez lui. Alors qu’il contemplait le paysage, s’imprégnait de ces nouveaux sons qui l’entouraient, ses yeux se posèrent brièvement, sur une jeune femme qui marchait dans la rue, sa longue chevelure blonde ondulant derrière elle avec le vent alors qu’elle riait joyeusement avec une amie. Elle ne lui ressemblait pas et pourtant, le sourire de Matthew s’évanouit. Ses yeux s’assombrirent et il reste immobile pendant le restant du trajet.

Le bruit des portes du bus le fit sortir de sa bulle et il s’empressa de retrouver son sourire tout en prenant sa guitare et sa grosse valise à roulettes dans la soute du véhicule. Son cœur n’était plus à la découverte quelques minutes auparavant, mais se retrouver en face de cet immense complexe qui faisait à la fois office de lycée et d’université avait ravivé sa curiosité légendaire. Matthew s’engagea dans l’allée principale et fixa de ses yeux bruns pétillants la grande porte d’entrée qu’il finit par pousser, direction l’administration enfin de conclure son inscription et surtout recevoir son emploi du temps, et toutes les autres informations importante pour sa rentrée du lendemain. On lui donna alors tout un tas de papiers sur lesquels il put comprendre qu’il se trouvait dans la chambre U-1 et qu’il avait un colocataire du nom de Zachary Harvey. Cool ! Il n’avait pas l’air d’avoir un nom japonais et le tout avait même des consonances anglaises ! Il allait peut-être trouver un compatriote parmi tous ces petits japonais même s’il savait que ce complexe accueillait de nombreux étrangers.

Quoi qu’il en soit, Matthew ne perdit pas une seconde pour se rendre directement aux dortoirs. Il avait hâte de rencontrer son nouveau colocataire et se faire son premier ami dans cet établissement ! Après avoir erré pendant de longues minutes dans les couloirs, les traversant en long, en large et en travers puisqu’il avait réussi à se perdre, Matthew arriva finalement devant la porte de sa chambre. Il la fixa avec un air impatient, réajusta sa cravate rouge et ses lunettes, passa sa main dans ses cheveux pour tenter de les dompter (en vain), et se décida enfin à frapper. Il entrouvrit alors la porte, entendant qu’il y avait du bruit à l’intérieur, passant sa tête d’ahuri dans l’entrebâillement.

« Hello camarade ! Tu t’appelles Zachary c’est ça ? Moi c’est Matthew, je viens juste d’arriver et visiblement, on va être colocs tous les deux ! En tout cas, c’est hyper grand ici, j’ai réussi à me perdre 4 fois juste dans le bâtiment des dortoirs, va falloir que je prenne le temps d’explorer tout ça si je veux réussir à arriver à l’heure en cours demain ! D’ailleurs, j’espère que les cours sont pas trop différents de ceux que je suivais à Londres, histoire que je sois pas trop perdu… Enfin, tu me diras, comme c’est sur la musique, ça devrait aller, c’est international comme matière ! Et puis, au pire, je trouverai bien quelqu’un pour m’aider ! »


Et voilà, il recommençait. Le pauvre Zachary allait sans doute être surpris et dépité de se retrouver avec un tel phénomène dans sa chambre ! Matthew finit par entrer dans la chambre et se posta près de son colocataire, lui tendant sa main pour finaliser ces présentations, le tout avec son air d’imbécile heureux. Au final, si Zachary avait écouté tout ce que Matthew avait dit, il en avait déjà beaucoup appris sur le musicien.



© Halloween

 


 
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(#) Re: Le prince des digressions entre dans la place ! |feat. Zachary Harvey|  Mer 10 Juin 2015 - 20:16

On dirait pas mais là, en fait, je suis super occupé. Pour une fois depuis je ne sais combien de temps, j’ai enfin trouvé quelque chose qui arrive à capter mon attention et à la garder pendant plus de dix minutes. Tout ça commence par une belle journée, et tout le blabla. Honnêtement, cette partie là, on s’en tamponne royalement la nouille, pour être poli. Bref, il y avait un salon des métiers ou un truc du genre. Normalement, c’est réservé aux lycéens, puisque je ne sais pas pourquoi, à partir du moment où tu quittes la terminale, ne pas savoir ce que tu veux faire n’est plus socialement accepté. Tu DOIS –j’insiste- avoir tracé ton avenir jusqu’à ta retraite dans les 18 premières années de ta vie. Plutôt cool. Enfin bref, j’y suis allé tout de même parce que je fais partie de ce micro-cercle de parjures qui se sentent un peu paumés. En tout cas, tout le monde va être content, j’ai trouvé ma voie. Pour de vrai cette fois, c’est pas un caprice. Enfin je pense. Vouloir être astronaute non plus c’en était pas un, si j’ai laissé tomber c’est juste parce que personne me prenait au sérieux, c’est tout. Pareil pour archéologue, architecte, ambassadeur, pirate informatique, et champion du monde de caisse à savon. Donc maintenant, c’est décidé, je serai dans la police scientifique. Eh oui. En plus je suis déjà lancé dans la bio, c’est génial, même pas besoin de me réorienter. C’est tout bénef. Bref, les gens du salon qui en parlant distribuaient des genres de mini kit de recherche des empreintes digitales. Trop génial ! Evidemment, j’en ai pris un. Donc là, pour le moment, je suis en phase de testage du truc le plus génial du monde. C’est facile : on met un peu de poudre avec le pinceau là où on pense qu’il pourrait y avoir des empreintes, on souffle doucement, on colle un bout de ruban adhésif et hop, magie magie.

Depuis trois bons quarts d’heure, je suis en train de passer la piaule au crible fin. Les lampes, les portes, les têtes de lit, rien ne m’échappe. Il y a de la poudre partout. Tant pis, je passerai le balai plus tard, j’ai plus important à faire pour l’instant. De toute façon, depuis que l’espèce de rat qui me servait de colloc s’est barré, je fais c’que je veux ici. Au moment où ces délicieuses pensées me traversent l’esprit, j’entends qu’on frappe à la porte. Merde. Sérieux, pas maintenant. Et si c’était un pion ? Pour avoir mis la chambre dans cet état, je me ferais suspendre au mur par la peau du cul. Je me redresse brusquement quand la porte s’ouvre. Vas-y, entre ducon, j’te permets. Pff. J’envois valser le kit sous mon lit d’un coup de pied. Au passage, j’entrevois mon reflet dans le miroir. J’ai de la poudre plein les cheveux et les sourcils, on dirait que j’ai 110 ans. Ohlalalala. La poisse quoi. Trop tard, j’ai plus le temps, le mec entre.

Ce qui passe sa tête par la porte semble avoir fait trente fois le tour du monde. On dirait un épouvantail, le genre tout maigre et tout grand avec des cheveux partout. Comme moi quoi. Sauf que j’ai pas l’air d’un hibou à cause de binocles. Mais d’où il sort ce type ? Il avance dans la chambre comme s’il était chez lui, narmol. Ça va la vie, pas trop dure ? Le mec se présente, et dès la première phrase, il m’a complètement perdu. Pourquoi ? Oh, juste pour trois raison. De un, le gars m’appelle « camarade ». Je dois me mordre la langue pour pas rigoler direct. Sérieux, on dirait un premier de la classe dans les livres pour gamins, avec son costume et sa cravate et ses « camarades ». Vous savez, ce gosse toujours bien habillé qui rappelle à la maitresse qu’il y avait des devoirs quand vous avez oublié de les faire. De deux, ses pompes. Au secours quoi. Son costume est cool, ses chaussures sont cool, mais les deux ensemble c’est comme si tu flingais le bon goût après l’avoir poignardé et poussé d’en le vide et que tu pissais sur son cadavre depuis le haut de la falaise. Honnêtement quoi, please, sans dec’. J’hallucince, c’est mon colloc et il est encore plus bavard que les copines de ma mère. En plus je comprends rien à ce qu’il raconte. J’dis pas que je suis nul en japonais, je serais pas là sinon, mais là il parle top vite, et en plus j’écoute à moitié. De trois, ce mec suit des cours de musique. Alors là achevez-moi direct. Rien à battre, si le gars décide de jouer un concerto dans la chambre, je fous l’anthrax dans son café. Ou un rat de labo mort. Ou je chope ses empreintes et je vais les coller sur une scène de crime. Après un rapide coup d’œil derrière lui, je vois une guitare posée par terre. Bon ça va si c’est de la guitare. J’aime bien la guitare. De toute façon pour l’instant, j’ai intérêt à filer droit. Et puis bon, au moins il est pas hostile. J’imagine que je suis chanceux. Si on veut. J’affiche un sourire et sert fermement la main qu’il me tend. La jungle, la loi du plus fort, j’ai déjà dit ça, non ?

- Salut. Moi c’est Zach, ça c’est ton lit, ça c’est ton placard, ça c’est ton bureau. Bon par contre ce qui est dessus c’est à moi hein.

Tout le monde le sais que je m’étale et que je suis bordélique. Je récupère deux ou trois trucs histoire de faire de la place. Je pose le tout sur mon lit parce que j’ai nulle part ailleurs ou le mettre. Ça manque cruellement de surface dans ces chambres. Et là, je sens un truc qui me chatouille. Mon nez. La poudre. A l’aide.

- ATCHAAA !!

LA VACHE ! J’ai l’impression que mon cerveau est parti avec. L’éternuement du siècle. La poudre dans mes cheveux s’est envolée et forme un nuage autour de ma tête. Je regarde le gars comme si il ne s’était rien passé, comme si rien n’était anormal et comme si c’était la situation la plus habituelle du monde. Quoi, t’as jamais éternué mon gars ? Bref. En tout cas, si j’ai tout compris, il vient de Londres. COMME MOI. Ça se trouve on était voisins. Et ça se trouve Tessa était notre voisine aussi. Trop cool.

- Bah vas-y installe toi. Et si les gens te racontent des trucs pas cool sur moi, ils mentent, faut pas les croire. Eh, je peux voir ta guitare ?
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