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 Une journée épiée

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(#) Une journée épiée  Mar 20 Oct 2015 - 19:48



Riko & Ryuusei


« Bon ! Qui c'est ce type ! Dis nous tout ! Ca fait des jours qu'on te voit accroché à ton portable ! »

D'habitude, Riko aurait aimé en parler, mais depuis que Nanako lui avait fait peur, elle n'osait pas.

« Je vous l'ai dit. C'est le garçon qui m'a sauvé du pervers. Il est en troisième année. »
« C'est peu de renseignements ça. Nous on veut savoir sa tronche, son club, sa taille, son poids, ses activités, sa famille, ses envies... »

La rousse se mit à rire

« Tu n'exagèrerai pas un peu ? »
« Montre le nous sinon ! »
« Ahah... Ecoutez... Il a la classe. Il m'a sauvé, il est gentils, plein de bonnes attentions... Moi ça me va, vous comprenez ? »
« Tu te satisfaits de pas grand chose, et nous ça nous frustre. »
« Passe un bon week-end avec lui alors... »
« Merci Yuri. »
« Et déclares toi. Ca se voit comme le nez au milieu de la figure que tu es a-mou-reu-se. »

A ces mots, Riko rougit comme une tomate, et ses amies se moquèrent gentiment d'elle.

~

Le lendemain, samedi, la petite était habillé d'une jupe et d'une petite chemise qui faisait ressortir ses yeux et ses cheveux. Comme prévu, Riko le rejoignit en dehors du complexe scolaire. Trottinant vers lui, elle s'arrêta à une bonne distance, mais pas trop loin tout de même, montrant une certaine proximité déjà établie. La petite se mit à sourire, voulant presque le toucher, sentir combien il s'était peut être fait beau exceptionnellement pour elle. Elle voyait ses efforts, et elle aimait ça...

« Bonjour Kodo-kun ! Je suis en retard ! Pardonne moi... Tu vas bien ? »

Elle le regarda de haut en bas. Il était tellement séduisant. Détournant ses yeux verts, ne pouvant soutenir ce corps si bien entiché dans ces vêtements, elle mit une main froide sur sa joue, se rafraichissant les idées. Décidément, c'était difficile de le regarder en face. Elle avait été si courageuse à lui dire autant de choses par texto et la voilà si timide et presque ingénue. Ainsi, elle prit une grande inspiration, finissant pas dire.

« Je suis... Vraiment contente que tu sois là. J'avais un peu peur que tu ne viennes pas. Alors... Je peux compté sur toi ? »

Elle leva la tête, captant ses yeux noisettes. Elle l'adorait. Elle avait envie de lui cuisiner des millions de choses... De voir encore et encore ce rire et ce sourire... Riko avait l'impression de ne pouvoir se passer de lui. Que lui arrivait-il ? Elle n'était pas si précipité de temps en temps. Pourtant... C'était ce que son coeur lui suggérait. Il faudrait qu'elle se dévoile un jour ou l'autre.
La petite pâtissière tourna son buste de droite à gauche, son sac suivant le mouvement lattant qu'elle faisait. Plus sérieuse elle dit en regardant la rue :

« La boutique est  du côté ouest de la ville. Apparement, il faut prendre le métro... Puis marcher le long de la grande avenue. J'ai mon GPS si nous nous perdons. Tu es prêt Sempai ? »

Elle ne l'avait jamais appelé comme cela en face. Toujours par texto, comme si cela avait un autre effet... Et effectivement. Dès qu'elle lui posa cette question, ses joues rosirent, et elle se rappela de son message. Il trouvait cela adorable qu'elle soit si timide.
Il la trouvait adorable.
Riko adorait ça... Elle adorait sa présence, son charisme, sa classe et tout ce qui le caractérisait. Son regard portait de plus en plus d'affection, et l'amour se voyait dans ses yeux émeraude. Dès qu'elle les posait sur lui, c'était de la bienveillance qui émanait d'elle...
Si seulement il pouvait le voir.

Parlant alors tous les deux sur le chemin, s'étant visiblement rapprochés, Riko commençait de plus en plus a flancher. Elle soutenait de moins en moins son regard, n'osait pas le toucher, mais elle ne le repoussait pas quand c'était lui. Elle avait envie de certaines choses, mais ne disait rien. Elle avait peur qu'il ne la rejette, la trouvant impure et précipitée.
On aurait dit que ça ressemblait à de l'évitement, mais ça n'en était pas.

Une fois dans les souterrains, elle s'approcha d'une borne pour prendre deux tickets de métro, et à deux, ils suivirent le flot de passagers pressés.

« Cela fait tellement longtemps que je ne suis pas venu ici. Le métro... Je ne le prenais qu'avec mes parents quand j'étais très jeune. Tu as vécu en centre ville toi ? »

Distraite, elle n'arrivait à suivre le rythme et, la plupart du temps, se faisait bousculer. Bien que les personnes s'excusaient de loin, elle atterrit, à plusieurs reprises, contre Ryuusei, ce qui la gênait légèrement. Riko se rattrapait à lui, avant qu'il ne fasse office de véritable garde du corps.

« Merci... Beaucoup. Je... me permet. »

Car si elle ne se permettait pas, elle mourrait certainement piétinée par la foule. Alors, prenant son courage à deux mains, elle se plaça devant lui, alors qu'il positionnait ses bras de manière à ce qu'elle soit épargné de tous coups d'épaules. Ses petits doigts fin s'accrochaient à ses poignets, et elle tenta de ne pas y faire attention. Seulement, elle fut ravie qu'il ne vit pas son visage rouge pivoine...

Parvenue enfin dans le métro, elle riait de voir combien il dénotait dans le paysage. Très grand, devant presque se courber... Mais pourtant avec tellement de classe. Se collant dos à la vitre, elle le laissa se mettre en face d'elle.

« Quelle foule... Est-ce toujours comme... ça ? Et... Merci de m'avoir protégé. Je me rends compte que la vie citadine est de plus en plus dangereuse pour une fille comme moi. Comment te sens-tu, Kodo-kun ? »

Elle s'inquiétait de lui, de savoir comment il vivait cela, et comment il allait. Elle passait son temps à le regarder, à l'observer, se disant que ça allait, essayant de ne pas jouer les gênés, bien que ce fut difficile. Il était pratiquement contre elle, et on ne la voyait plus, noyée dans sa masse. Il était si près qu'elle pouvait sentir sa chaleur. Elle avait envie de le toucher, d'attraper son polo qui galbait les muscles de ses bras, mais elle s'y refusa. Pivoine, cachée sous ses cheveux, elle baissa la tête. C'était sans compter sur le coup du cruel destin pour les jeter littéralement dans les bras l'un de l'autre.
Le métro claqua, faisant tanguer ses passagers. Comme beaucoup d'autres, elle perdit équilibre. La violence la projeta contre Ryuusei. La timidité reprit le dessus, ayant brisé ses défenses et elle mit du temps à bouger, n'osant même pas le regarder.

« Gômen. Gômen Kodo-kun... »

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(#) Re: Une journée épiée  Mar 20 Oct 2015 - 19:49


Riko & Ryuusei

Le réveil sonna, mais le jeune homme était déjà de retour. N'ayant pas pu dormir de la nuit, il s'était dit que courir lui ferait du bien. Il se hâta d'aller à la douche, puis de manger un petit quelque chose. Le temps n'attendait personne, et il voyait les heures passer avec impatience, et une pointe d'appréhension. Ou plutôt l'anxiété de la revoir, tant il se voyait chamboulé par sa présence. C'était un mal qu'il s'infligeait à chaque fois, un mal que son coeur devait supporter, mais qu'il était finalement venu à apprécier en quelque sorte. Un mal pour un bien, qui était d'admirer son beau sourire, contempler ses yeux émeraudes et sa gestuelle minaudière. Enfilant un polo qu'il orna du collier qu'il portait sans faille, un jean noir et des baskets assez sobres d'une couleur similaire pour couronner le tout, il s'en était allé l'attendre hors du campus, une demie-heure d'avance pour le moins.

Ses écouteurs dans les oreilles jusqu'à l'heure prédite, il les enleva dès qu'il la vit s'approcher. Elle était aussi adorable que dans ses souvenirs, si ce n'est plus. Ryuusei détourna le regard dès qu'il comprit qu'il la scrutait trop intensivement. Il ne voulait pas la mettre mal à l'aise, tout sauf ça. Ils s'étaient vus l'avant-veille, mais l'homme était en proie à la mélancolie des 'adieux'. S'il avait pu la voir plus souvent, il l'aurait fait. Cependant, il se contentait déjà de leurs petits rendez-vous, gardant espoir. « C'est rien. J'ai pas attendu longtemps » Du moins, ces quarante minutes, il ne les avait pas vu passer, tant il se réjouissait de leur rencontre. « Je suis ravi que cette semaine soit terminée. Il fallait que je change de paysage. Et toi ? Ta semaine, tes amies » Il voulait juste qu'elle lui parle, qu'elle déverse sur lui son flot de paroles qui faisait de la conversation pour deux, et qu'il adorait tant.

Sa petite voix mélodieuse était agréable à entendre, contrairement à la sienne, grave et un peu rauque qui n'avait rien de plaisant. Il ne voulait qu'elle cesse, que le contact se brise. C'était ce dont il avait le plus peur. Qu'elle s'éloigne, qu'il la perde contre cet équilibre fragile qui s'affermissait de jour en jour. Il avait des expectatives, et il était inutile d'en détourner les yeux. Il ignorait quel nom donner à ses sentiments, mais il savait l'importance de cette jeune fille à ses yeux. Il s'apercevait petit à petit de la place qu'elle prenait, et qui continuait de bouffer son coeur, sûrement jusqu'à ce que ce dernier n'ait plus qu'elle. Son nom gravé sur sa paroi. Il rougissait devant les inepties qu'il débitait intérieurement, et pourtant il croyait chacune d'entre elles. Il voulait nouer un lien plus fort, plus proche… Il ignorait quoi faire pour cela, quoi lui dire, comment agir, n'ayant pas eu d'expérience côté sentiments. Seul son corps avait appris comment traiter une femme. « Alors que j'avais hâte qu'on se revoit ? » Ses lèvres dessinèrent un sourire taquin, un qui voulait la rassurer. « Je ne t'aurais jamais abandonné »

Et pour lui intimer de s'engager la première, le karatéka fit un mouvement de bras assez galant, touchant ainsi son dos. Tout avec la plus grande innocence, même si chez lui c'était le désarroi total. Une panique qu'il ne sut décrire. « J'ai pensé à toi pendant mon entraînement de ce matin. Tu peux y assister quand tu voudras, sachant que les membres qui participent aux compétitions n'ont pas encore été choisis. Je ne participerai peut-être pas cette année, même si j'espère le contraire. Il y en a une à coup sûr chaque année. Et si je participe, j'aimerais que tu sois là » Ils étaient comme ça. À draper leurs mots de voiles invisibles, pour essayer de cacher une affection déjà bien trop voyante. Ils étaient les seuls à pas forcément s'en apercevoir, ou à essayer de ne pas trop lire dans les agissements du partenaire. Ils croyaient tous deux à un espoir infime, alors qu'en fait, ils étaient carrément faits l'un pour l'autre.

L'étudiant acquiesça à ses paroles, voyant qu'elle avait tout préparé. Elle avait un petit sac à main, alors que lui n'avait que son téléphone dans une poche, et un trousseau de clés que munissait son petit porte feuille. Ça lui suffisait amplement, et cette différence le faisait sourire. Même le petit mot qu'elle lâcha en fin de phrase la rendit adorable à ses yeux, et il fut si tenté d'effleurer ses cheveux de sa main. Il se garda de fourrer sa main dans cette crinière rousse, mais de peu. Elle lui faisait perdre le contrôle. Mais elle ne semblait pas étrangère à ces semblants d'avances qu'il lâchait de temps en temps. De son côté, elle en prononçait aussi, mais ingénus, ils ne le comprenait pas. Ni l'un ni l'autre à vrai dire. Et la jeune fille fut la première à s'écarter, à trembler face à l'inconnu. Elle avait trop peur de se dévoiler, alors que le 'délinquant' était tout sauf enclin aux faux jugements. Ils avaient appris à se connaître, et jamais il n'aurait prit mal un geste de sa part. Jamais il ne l'aurait cru dévergondée ou que sais-je encore, au contraire, assez avide de tout ce qu'elle pouvait lui offrir de sa volonté. Mais elle ne pouvait pas le savoir, et ce n'était pas sa faute d'avoir des doutes. C'était pour les deux la première fois si intense. Et comment prévoir ce qu'on ignore.

Et arrivés au métro, les choses s'annonçaient plus difficiles. « Assez, donc je suis plus habitué que toi je dirais. Il faut faire attention.. » Il lui saisit l'épaule, l'écartant lentement pour le faire venir contre lui qui servait d'écran. Deux hommes passaient au pas de course, visiblement pressés, et ne prenait pas en compte tous ceux qui pouvaient se trouver aux alentours. Il la laissa se décaler, évidemment. « ..aux passants. Ce sont des vrais brutes parfois » Et la suite fit que leurs rapports étaient plus rapprochés, et l'homme était toujours aux aguets, espérant éviter à la petite cuisinière de tomber. Elle lui rendait légèrement ce contact, mais de toute évidence c'était forcé. Il était gêné lui-même par son embarras. Elle se mit devant lui, et il plaça, sans hésitation, un bras à sa gauche qui, au niveau de son coude, retenait la foule qui accourait de ce côté. De l'autre, c'était son corps tout entier qui la protégeait. L'autre main se perdait parfois sur ses épaules, et elle lui rendit l'étreinte de ses mains fines. Elle était comme dans un écrin de fleur, à l'abris. Il était doux, et espérait l'être toujours. Il appréciait le contact de sa peau, réalisant enfin combien elle était douce au toucher. Et à cet instant, il fut pris d'une première vague de cette envie irrépressible qu'elle soit sienne, qu'il puisse emprisonner ses mains, et elle toute entière de ses bras. Et ce n'était pas une moindre découverte.

Il la regardait en contre-bas, courbé, son avant-bras contre la vitre.   « Tu es petite, alors tu te perdrais facilement dans les marées de gens. Ils ne pensent qu'à eux. Je veux juste pas qu'il ne t'arrive pas malheur. Si tu te sens mal, dis le moi. J'espère ne pas t'avoir trop brusqué tout à l'heure... Ne t'inquiète pas pour moi, ça va. J'ai juste chaud » Et c'est vrai qu'il exhalait une onde de chaleur assez puissante. Et c'était vrai aussi que Ryuusei continuait de penser à elle, avant lui, avant toute chose. Il ne veillait qu'à son confort, ou du moins c'est ce qu'il espérait. Il essayait de lire ses expressions, y déceler ce qu'elle voulait qu'il fasse, mais vraisemblablement, il était loin d'avoir un don. Il n'y parvenait pas, et faisait de ce fait en fonction de ses envies, et croyances. Il était galant, comme à son habitude, mais ses approches pouvait être vues comme maladroites sûrement. Il allait pour ajouter à son discours une énième parole, quand le train vacilla, qu'il vit les passagers tanguer et qu'il se vit lui-même perdre légèrement l'équilibre. Il se rattrapa avec son bras, mais la petite n'avait aucune prise du genre. Elle dut s'accrocher à lui, malgré elle. Le géant se trouvait plus proche d'elle que jamais, et sentit de son odeur fruitée, jusqu'à la tendresse de son chétif métabolisme, toutefois heureux de leur situation. Il n'aurait pu le lui avouer, mais il avait espéré que quelque chose les rapproche pendant cette sortie. Il attendait une preuve, un événement imprévu qui aurait pu déclencher quelque chose, chez l'un comme chez l'autre. « Ne t'excuse pas »

Et alors qu'il prononçait ces mots, il la fit venir intentionnellement contre lui, réitérant alors cette proximité qu'elle avait voulu fuir. Il se trouvait plus aise de l'avoir près, qu'elle ne soit pas de nouveau ébranlée par les vas-et-vient des rails. Sa grosse paume était venu se poser dans son dos, et c'est elle qui avait  collé la petite fille au corps taillé et musclé. Elle avait la tête contre son torse, et lui était un peu courbé pour mieux l'accueillir. Ses doigts jouaient légèrement avec des mèches de cheveux qui les frôlaient, et il rougissait autant que la jeune femme sûrement. Son bras l'enveloppait, et elle se trouvait dans sa cage. Il espéra alors avoir été clair, sans pour autant la brusquer. Voulant légèrement apaiser l'ambiance, il baissa la tête, à quelques centimètres de la chevelure de la demoiselle. « Concernant ce que tu m'avais dit, sur le voyage à la mer, je ne souhaitais pas m'imposer. C'est un voyage entre amis, et je ne fais pas partie de votre cercle. Beaucoup seront peut-être mal à l'aise en ma présence, étant donné que je suis un troisième année et très imposant qui plus est. Mais j'aimerais beaucoup y aller avec toi. J'avais pensé te le dire, mais j'oubliais. Ce serait sympa. Vraiment » N'ayant pas choisi le meilleur sujet pour se débarrasser de sa gêne, il enchérit. « J'ai vécu à Nagoya avant de venir ici. Je n'ai pas beaucoup de souvenirs malheureusement, je suis parti très jeune. Mon père a été muté, mais je crois que j'ai de la famille qui habite là. Nous sommes très peu en contact, mais je voulais essayer de les revoir. C'est à un peu plus de deux heures de train d'ici. J'ignore à quoi ressemble l'endroit, mais je me rappelle qu'ils avaient de très belles plages. Voyager va souvent de pair avec été » Il parlait pour ne rien dire, mais le voyage de métro touchait à sa fin. Et il essayait peut-être de combler tout ça en faisant connaître à la jeune femme d'autres détails de sa vie. Assez anodins, mais qui peut-être l'intéressaient. Ça l'avait calmé. C'était important.

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(#) Re: Une journée épiée  Ven 20 Nov 2015 - 13:07


Riko & Ryuusei


Riko élargie un peu plus son sourire sous les mots du géant. Il était heureux d'être là, avec elle, et qu'ensemble, ils passent la journée. Les questions furent mutuelles, de manière à prendre des nouvelles de l'un comme de l'autre.
Ainsi, les deux amis se mirent en route, tous deux légèrement gêné de la présence de l'autre. La petite poupée tentait de garder contenance, mais elle n'osait pas le regarder. Si elle tournait les yeux, elle était rassurée de voir qu'il ne la regardait pas à ce moment là. Du mal à affronter le regard de celui dont elle était tombée éperdument amoureuse.

Lorsqu'ils parlèrent de la compétition de leur lycée, Ryuusei lui apprit beaucoup de choses. Ainsi, elle se mit à rougir lorsqu'il l'invita promptement

« Oui ! Ca me ferait très plaisir Kodo-kun ! »

Peut être l'avait-elle dit de manière trop forte ou trop enjouée, mais elle était toute heureuse qu'il la prenne au sérieux. Riko rêvait déjà de le voir jouer, se battre avec droiture... Elle n'avait pas d'affinité avec les arts martiaux et pourtant le fait que ce garçon en fasse, lui suffisait à s'y intéresser

« Tu dois avoir tellement la classe... Comme quand tu m'as sauvé ! J'en ai parlé à mes amies, mais je ne leur ai pas dit ton nom. J'ai eu peur qu'elles te connaissent et qu'elles te jugent sur des rumeurs infondées. Je préfère qu'elles apprennent à te connaitre à travers moi, en attendant de te rencontrer, tu comprends ? »

Elle se sentait un peu coupable en réalité, mais elle avait agit spontanément sur ce coup là.

~

Les deux arrivèrent dans le métro. Riko eut du mal à ne pas se faire renverser, et heureusement que le karatéka l'encadrait, sans quoi elle se serait déjà faite piétiner.

« Tu as de la force... »

Ryuusei l'avait maintenu fermement par les bras. Cette étreinte lui rappela le souvenir de la première fois, quand il avait attrapé son poignet pour l'arracher à ce pervers. C'était la même ampleur. Elle imaginait sans mal être prise dans ces bras sécurisant, dans ce cocon qui lui donnait la sensation de s'épanouir dans l'amour et le bonheur. Riko pensait comme cela. Elle était faible, fragile, et ne savait pas s'affirmer physiquement. Trop gentille, trop adorable, comment même la détester ?

La rousse se colla dos à la vitre, plaquée par Ryuusei. La vue qu'il lui offrait était similaire à un mirage, un rêve éveillé. Elle avait envie de tendre ses bras vers lui, de s'accrocher à son cou, de tirer ses vêtements pour s'empêtrer dans ses bras... C'était ce qu'elle adorait par dessus tout. Le toucher lui. Mais elle ne fit que l'observer de ses yeux bienveillants et si gourmands. Elle l'aimait tellement...

« Oui ! Je suis toute petite c'est vrai ! Des fois c'est pratique pour se faufiler mais d'autres fois c'est presque dangereux. Merci, heureusement que tu étais là. Tu es très attentionné Kodo-kun... »

Souriante, ses pommettes hautes, elle le remercia. Elle aurait aimé lui demander pourquoi il n'avait pas de copine, pourquoi il n'était pas populaire ? Pour elle, il était presque parfait finalement...

Lorsque la rame tangua, Riko s'abattit sur Ryuusei. Pensant qu'il allait la repousser, ou l'esquiver, celui-ci l'entoura d'un bras, se retenant de l'autre. S'il avait pu, s'il n'avait pas eu de gêne, peut être l'aurait-il soulevé pour la prendre contre lui, la mettre en sécurité...
Elle était mal à l'aise, gênée, rouge comme une tomate face à ce genre de situation. Si l'homme était légèrement nerveux, elle, elle n'arrivait plus à se concentrer. Les excuses coulèrent à flot, jusqu'au moment où elle s'arracha de son étreinte. Enfin. Mais le sportif en voulait plus, prétextant un mouvement pour la serrer dans ses bras.
Alors finalement, c'était intentionnel.
Riko leva une main, attrapant le dos de sa veste, le serrant comme pour s'y accrocher. Quelques regards étaient tournés vers eux, mais rien d'alarmant. Les gens s'en désintéressaient vite en réalité.
La rouquine sentait l'entièreté de sa main contre son dos, faire toute sa largeur tant elle l'avait fin et petit. Ses cheveux remuaient, non par le vent mais bien par le toucher du géant. Elle-même ne pu se calmer.
Lorsqu'il parla, elle revint un peu à la raison s'étonnant. Comment pouvait-il être si calme ? Incompréhensible...

« Euh je... » Elle bafouillait un peu. Si elle levait la tête, elle serait trop proche de lui. Et si elle était trop proche de lui, elle aurait envie de l'embrasser « Ce... N'est pas grave pour mes amis, ça ira. Tu n'as qu'à emmener des amis à toi également. Nous ne sommes pas beaucoup de notre côté, nous serons quatre au total. » Finalement, elle aussi parlait calmement. Elle se concentrait sur autre chose « Comme ça, tu ne seras pas au milieu de nous, et moi je ne serai pas au milieu de vous... Qu'en dis tu ? »

Elle releva alors la tête. Effectivement, il était près. Beaucoup trop en réalité. Ses mains bougèrent, pour venir agripper son haut sur son torse, admirant ses orbes si belles. Dans l'élan admiratif, elle ne fit pas attention au nom de la station, et ne le réalisa que quand ils se firent bousculer .

« Ah ! C'est ici ! Viens vite ! »

Avant que les portes ne se referment.

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