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 [terminé] Brisés, nous étions ;plus forts, nous serons

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Heisuke Kodoku
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(#) [terminé] Brisés, nous étions ;plus forts, nous serons  Ven 1 Avr 2016 - 6:45

Jeudi 28 Aout.

Dans moins d’une semaine à peine, c’était déjà le retour en classe. Un mois déjà… Cela allait faire bientôt mois entier que je n’avais aucunement contacter Keitô. Torture ou bienfaisance ? Je ne savais pas trop comment expliquer les sentiments qui m’habitaient par rapport à la situation. Il me manquait, énormément, mais d’un autre côté, la culpabilité me rongeait toujours de l’intérieur.

Si j’étais parvenu à me pardonner durant les vacances ? Bien sûr que non… Toutefois, les remords m’étaient bien moins insupportables. J’essayais de me convaincre que tout ça n’était pas seulement de ma faute. Senji avait beau être submergé par la jalousie, mais ce n’était pas une raison de commettre un tel acte… Il avait réussi à semer le doute chez moi… Doute qui avait ses raisons d’être puisqu’avant même de sortir avec Keitô, je pensais que ce dernier était amoureux de Tessa. Au fond, Senji avait simplement réussi à raviver un doute qui sommeillait déjà au plus profond de ma conscience et l’avait exploité à son avantage… Cela dit, les fins n’expliquent pas toujours les moyens… et c’était le cas pour mon meilleur ami désormais perdu.

Lors de ces 4 dernières semaines, j’étais parti en voyage avec mes parents, très loin d’ici. Une croisière dans la méditerranée plus exactement, comportant plusieurs escales au sud de l’Europe et au nord de l’Afrique. Avant de partir, j’avais prévenu Keitô que je ne chercherais pas à le contacter durant les vacances et que s’il tentait de me contacter, ce serait tout aussi en vain. C’était un peu brusque de ma part, mais j’avais besoin de prendre une pause de tout ça. J’avais besoin de penser à autre chose que l’école et de tous mes tracas quotidiens. Exploré de nouveaux pays m’avait aidé à oublier, l’espace de quelques instants, toute cette histoire... Néanmoins, il m’arrivait de penser que j’aurais aimé visité tous ces endroits avec Keitô, comme lorsqu’il m’avait amené à Nara pour mon anniversaire… Ce genre de pensées m’était douloureuse là-bas… Aussi douloureux que les remords qui s’en suivirent.


Sur le bateau, j’avais fait connaissance avec l’une des barmaids d’une des nombreuses terrasses du navire. Elle s’appelait Pia. Elle était espagnole. Elle avait décidé de m‘aborder après m’avoir aperçu déprimé à son comptoir pendant plusieurs jours. Sans aucune gêne, sa première question fut à propos de mon orientation sexuelle. Sur le coup, j’étais assez surpris qu’elle me le demande, voire légèrement offusqué, mais elle se rattrapa en prétextant être elle-même homosexuelle. Selon elle, elle aurait le flair pour détecter ses semblables… et ce, même si au fond, j’étais bisexuel et non seulement aux hommes. Bien que cela était dur à croire, elle finit par réussir à me rendre à l’aise. Elle était énergique, enthousiaste et à l’écoute des autres… Une fille bien, sans aucun doute. Lors de l’une de nos conversations, elle m’avoua vouloir devenir psychologue. Ce boulot au bar lui permettait de financer ses études et de voyager un peu avant de retourner sur les bancs d’écoles. Bref, Pia m’était devenue, malgré moi, une bonne amie sur le bateau.

Après lui avoir tout avoué à propos de Keitô, Pia me supporta également de son côté, m’aidant à surmonter les remords qui m’envahissaient lorsque nécessaire. Ses conseils m’avaient été d’une grande aide et je ne crois pas que mon deuil se serait aussi bien passé pendant les vacances si elle n’avait pas été là. C’était grâce à elle si cette douleur au sein de ma poitrine avait passé d’insupportable à supportable. Je ne saurais comment la remercier de m’avoir aidé à traverser mes problèmes personnels alors qu’elle n’y était pas du tout obligée. On pouvait dire que son désir de devenir psychologue était tout à fait justifier… Elle était grandement douée pour aider les gens à surmonter leur tracas… Car même si on tentait de les fuir, au final, ces derniers nous collent tout de même à la peau comme de véritables sangsues. Je pensais pouvoir oublier Keitô en étant loin du Japon, mais je finissais toujours par penser à lui…

Maintenant que j’étais de retour à la maison, je parlai à ma mère de mon intention de discuter avec Keitô, question que je lui avoue tout avant le retour en classe. Bien qu’elle ne fût pas réellement d’accord avec ma volonté de le revoir, elle ne s’opposa pas à mon choix. Si c’était ce que je voulais et que cela me permettait de soulager ma conscience, elle ne voyait pas la nécessiter de m’en empêcher. Cela me rendit heureux de la part de ma mère. Il y a quelques mois, elle n’aurait jamais accepté, mais maintenant… Tout avait changé. Elle n’aimait peut-être pas le fait que j’aimais un autre homme, mais elle ne m’empêcha pas d’être heureux ainsi.

Nerveux à l’idée d’y aller, je refusai la proposition de ma mère qui m’offrit de me reconduire chez lui. Même si j’avais envie de tout lui dire ce que j’avais vécu depuis notre séparation, je ne savais pas si j’allais être capable de le faire, voire simplement être capable de le regarder en face. Marcher allait m’aider à me mettre les idées en place. Je me remémorai les précieux conseils de Pia. Je devais arrêter de me morfondre sur mes erreurs et je devais aller de l’avant. Keitô n’attendait que moi, non ? Il avait même juré de m’attendre toute sa vie s’il le fallait. Pour tout avoué, je me savais pas tout à fait prêt à le revoir, mais au fond de mon âme, je ne voulais pas le faire attendre plus longtemps. Je voulais le voir. Je voulais pouvoir discuter calmement avec lui de ces derniers événements. Lui exprimer tout ce que j’ai pu ressentir. Savoir à quel point nous nous sommes fait du mal…

Casque audio aux oreilles, je pris le métro en direction de son quartier, remémorant mon pénible mois de juillet. Plusieurs fois, je pensai rebrousser chemin, ne pensant pas en être capable… Mais je finis tout de même par me retrouver devant sa porte. Je restai planté là pendant de longues minutes. Nous pourrions avoir cette discussion au parc, après le retour en classe. Rien ne m’obligeait à lui en parler aujourd’hui… Nous retournons en classe Lundi, soit dans 4 jours… Je pourrais bien nous laisser encore un peu de temps. Mais… même si j’attendais encore ces 4 jours… Il occupera toujours mes pensées d’une quelconque façon. Si Pia était là, elle me donnerait probablement un coup de pied au cul pour que je sonne… Ah et puis merde ! Je n'avais pas fait tout ce chemin pour abandonner maintenant ! Je ne devais plus agir en lâche !

J’appuyai sur le bouton de la sonnette, plus nerveux que jamais. Je n’avais pas encore aperçu Keitô que mon cœur battait à la chamade, tiraillé entre la hâte et mes remords à son égard. Je pouvais déjà sentir mon visage tout rouge s’ajoutant à mon teint plus basané… Franchement… je ressemblais presque à une écolière qui allait pour la première fois chez son senpai…

Lorsque la porte s’ouvrit, je ne pus m’empêcher de timidement sourire à la vue du guitariste.

- Bonjour, Keitô…

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Dernière édition par Heisuke Kodoku le Lun 4 Juil 2016 - 3:43, édité 1 fois
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(#) Re: [terminé] Brisés, nous étions ;plus forts, nous serons  Sam 2 Avr 2016 - 16:16

Épuisé… C’est bien le mot pour me décrire en ce moment même. Seul à la maison avec Yumi, je dois m’occuper d’elle et, honnêtement, c’est tout sauf du repos… Je n’aurais jamais penser qu’une enfant de cinq mois pouvait être aussi… exigeante… J’ai l’impression d’être à nouveau seul avec ma mère enceinte jusqu’au yeux qui me demande de faire différentes tâches. Limite tout en même temps. D’ailleurs, vu que je suis tout seul, en plus de ma sœur je dois aussi m’occuper du ménage. Si c’est le bordel au retour de mes parents… Je ne veux même pas imaginer leur réaction. Vivement demain que je puisse enfin dormir…

Mes parents n’étant pas là et Yumi ne faisant pas encore ses nuits, dormir correctement est mission impossible. Forcément, comme j’ai trop peur de ne pas l’entendre pleurer, je dors très mal voir pas du tout… Tu m’étonnes que mes parents aient besoin de vacances et de repos… Mes vacances… Elles sont quasiment terminées et je suis plus crevé qu’avant qu’elles n’aient commencées. Tu parles d’un temps de repos. C’est plus ceux qui sont partis en voyage qui ont dû en profiter. Vu que je devais garder Yumi avant la fin du voyage, je n’ai pas pu y aller. Ça m’aurait peut-être fait du bien de souffler et prendre l’air de la mer…

Comme si ça m’aurait apaisé l’esprit d’aller à la plage. C’est certain que tous mes souvenirs seraient remontés à la surface. Heisuke, Hawaii, le début de notre histoire… Mon cœur se serre en pensant à nouveau à lui. Je sais bien que nous ne sommes plus ensemble et qu’il m’a dit de ne pas chercher à le joindre durant les vacances mais… Ce n’est pas l’envie qui me manque de vouloir le joindre… Patienter, l’attendre… Tu parles de quelqu’un de patient ! J’espère toujours qu’un jour je pourrais à nouveau le serrer contre moi et qu’il me rende mon étreinte, comme avant… Malheureusement, je ne peux pas le forcer à le faire, cela le rendrait plus triste qu’autre chose. Nous avons eut notre lot de tristesse pour de nombreuses alors je n’ai pas envie d’en rajouter, même si cette situation me pèse.

Il me manque tellement…

Je soupire à nouveau et tourne la tête vers Yumi, qui s’amuse tranquille à mastiquer son jouet, en faisant parfois des petits sons. Elle me fait décrocher un petit sourire, elle est trop mignonne. Même si je suis fatigué, je suis content qu’elle soit là. Je me sens un peu moins seul et j’arrive à me changer les idées en m’occupant d’elle. Elle me demande beaucoup d’attention, surtout lorsqu’il est l’heure de manger. Enfin bon, elle a eut son dernier biberon il n’y a pas dix minutes donc ça va le faire. Et elle va pas tarder à s’endormir je pense. J’en profiterais pour me reposer un peu.

J’attrape ma guitare à côté du canapé, vu que c’est là que je passe la plupart de mon temps avec elle et commence à jouer. Yumi s’arrête tourne un peu la tête dans ma direction et se fait silencieuse. Je pense qu’elle aime bien m’entendre jouer de la guitare. Des fois, je chante un peu et j’ai comme l’impression qu’elle essaie de faire pareil. Bon, je me fais des idées vu qu’elle petite mais ça m’amuse un peu. Là, plutôt que de ‘chanter’ avec moi, ses petits yeux commencent à se fermer doucement. Je ferais mieux de la monter et vérifier sa couche avant qu’elle ne plonge dans les bras de Morphée. Doucement, je pose ma guitare et m’apprête à la prendre dans mes bras lorsque quelqu’un sonne à la porte. La petite ouvre ses yeux au son et semble ne pas avoir trop apprécié. Oh non, pleure pas s’il te plait.


« Shh Shh It’s ok. Ce n’est rien Yumi, c’est rien. shhh… »

Heureusement pour mes oreilles, Yumi ne se mets pas à pleurer et je peux aller tranquillement aller ouvrir à la personne qui nous a surprise tous les deux. Je retire les verrous et ouvre la porte, visage de marbre car j’ai pas envie d’être emmer…dé. Je dois m’être endormi sur le canapé et là, je suis en train de rêver.

« Bonjour, Keitô… »

Discrètement, je me pince le bras et ressent bien la douleur. Sans voix, je regarde Heisuke me sourire avec un air timide sur le visage. Dites-moi que je ne rêve pas, pitié… Je me mords l’intérieur de la joue pour ne pas montrer mon émotion et je souris à mon tour. Mon cœur bat à tout rompre et si je ne me retiens pas, je vais certainement le serrer contre moi sur le pas de la porte.

Par contre, il faut vraiment que je réagisse et que j’arrête de le fixer sinon je vais paraître bizarre. Précipitamment, comme pour rattraper mes secondes de silence, je parle à mon tour.



« B-bonjour Heisuke ! E-entre, s’il te plaît… »

Ça c’était très assuré comme salutation… J’ai l’air d’un idiot et je me recule pour le laisser entrer, un peu honteux. Comme si c’était le moment de se mettre à rougir. C’est assez léger, mais quand même… Je ferme la porte après lui et là, je ne sais pas trop comment réagir. Vais-je le faire fuir si je le prends dans mes bras ? Ma main s’avance un peu seule, voulant chercher ne serait-ce que sa main mais je la ramène derrière ma nuque pour la masser. Je ne sais même pas pourquoi il est là, il ne vient peut-être pour moi que nous soyons à nouveau uni… Je n’ose pas trop le regarder de peur de craquer ou voir autre chose que de l’amour dans ses yeux… Ça fait un mois après tout…


« Est-ce que… »

Je m'arrête dans mon élan de lui demander si je peux le prendre dans mes bras et change d'option pour ne pas tout gâcher.

« … ça va ? Depuis… les vacances ? »

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(#) Re: [terminé] Brisés, nous étions ;plus forts, nous serons  Jeu 28 Avr 2016 - 20:47

Silencieux, Keitô me fixa, visiblement surpris de ma présence. Cette réaction était tout à fait normale puisque je lui avais spécifié que je ne tenterais aucunement de le contacter durant les vacances. Cependant, j’étais là, sur le seuil de sa porte, trahissant mes propres dires. Bien qu’il semblât fatigué, j’étais content de le voir en pleine forme, contrairement à moi qui ressemblait presque à un malade avec mes joues creuses et mes cheveux devenus piètrement longs. Tout cela pour dire que je ne ressemblais plus du tout à celui dont il était tombé amoureux. J’étais pitoyable. N’étant pas très gros à la base, mon 6Kg en moins était flagrant. Cela dit, heureusement pour Keitô, il n’avait pas eu à me voir à mon plus bas…

Keitô finit par me répondre un petit sourire, continuant de me fixer silencieusement. Cela me rassura légèrement. Pour être honnête, j’avais un peu peur que ma présence lui déplaise, ou tout simplement que je le dégoûte.  

- B-bonjour Heisuke ! E-entre, s’il te plaît…

Embarrassé, Keitô se recula pour me laisser entrer à l’intérieur, ce que je fis avant de le laisser fermer la porte derrière moi. Une fois cela fait, un profond malaise s’installa entre nous deux. Se retrouver seuls ainsi, lui et moi, après notre douloureuse rupture… Enfin, presque seuls, puisque je pouvais voir sa petite sœur dans le salon, confortablement installée dans son couffin. Bref… Je ne savais pas trop par quoi commencé. Il m’avait tellement manqué… J’avais envie de le serrer fortement contre moi, sentir son irrésistible odeur, sa chaleur… Mais, malheureusement, repartir ainsi à zéro était impossible. Comment pourrais-je oublier la douleur que je lui ai fait ? Comment pourrais-je oublier ma tentative de suicide alors que j’en portait la marque sur mon avant-bras ? Comment pouvais-je oublier mon nouvel handicap ? Ils seront toujours là afin de me remémorer les erreurs que j’ai commises. Je ne pouvais y échapper.

- Est-ce que… ça va ? Depuis… les vacances ?

Comment pourrais-je répondre à cette question, Keitô ? Je ne le savais pas moi-même. Toi qui a toujours su si bien me lire, tu es le mieux placé pour répondre à cette question… Du coup, je préférai ne simplement pas répondre, baissant la tête, légèrement coupable. Je savais que ma présence le rendait mal à l’aise et je ne voulais pas le forcer à discuter de tout cette histoire s’il en avait pas envie.

- Écoutes, Keitô. Je sais que je t’avais dit que je ne te contacterais pas lors des vacances, mais j’avais besoin de te parler, et… Comme je suis venu à l’improviste, je comprendrais que tu ne veuilles pas ou que je te dérange… On peut discuter une autre fois si ça te convient…

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(#) Re: [terminé] Brisés, nous étions ;plus forts, nous serons  Jeu 28 Avr 2016 - 22:30

Plus bateau, banale ou idiote, je crois que je ne pouvais pas trouver mieux comme question… S’il n’a pas compris que je sais pas quoi dire et que je cherche à cacher le fait de vouloir le prendre dans mes bras… Je perds mes moyens, c’est classe… De quoi le mettre à l’aise lui aussi. Je pose mon regarde sur lui et vois qu’il baisse la tête. Joli Keitô, tu as tapé dans le mille ! Idiot… Ça se voit qu’il n’est pas au top de sa forme… Il a tellement maigri… Mon cœur se pince à cette pensée et je m’en veux de tout ce qu’il nous est arrivé. S’il me donne une autre chance, il n’y aura pas un jour où je ne lui prouverais pas qu’il est tout pour moi. Pas de place au doute, personne pour se mettre entre nous deux et nous séparer.

« Écoutes, Keitô. Je sais que je t’avais dit que je ne te contacterais pas lors des vacances, mais j’avais besoin de te parler, et… »

En entendant mon nom, mon cœur a manqué un battement et c’est pas la sensation la plus agréable du monde. Bon, elle n’est pas la plus désagréable non plus, mais ça me fera toujours bizarre de ne pas pouvoir contrôler mes émotions.

« Comme je suis venu à l’improviste, je comprendrais que tu ne veuilles pas ou que je te dérange… On peut discuter une autre fois si ça te convient… »

« Tu ne me dérange pas ! »

Oula… C’était pas maîtrisé et un peu trop spontané… Il faut dire que l’idée de le voir repartir aussi vite n’a fait qu’un tour dans ma tête. Vraiment, il faut que je me reprenne sinon je vais paraître étrange, l’ambiance va devenir terriblement lourde et rien ne s’arrangera. Maudite fatigue… Ça ne m’aide pas à avoir l’esprit clair et réfléchit… Je prends une profonde inspiration et tente de redevenir « moi-même ». Je souris à Heisuke et lui réponds le plus calmement possible.

« Rassures-toi, tu ne me déranges pas Heisuke. Je doute même que cela soit possible un jour. »

J’entends les gazouillis de Yumi et je tourne la tête dans sa direction, avant de reprendre.

« Elle doit être d’accord. »

Ok, c’est un peu n’importe quoi vu son âge mais c’est dans le but de détendre un peu l’atmosphère… Je fais un signe à Heisuke de me suivre et je me dirige lentement vers le salon, où je prends la petite avec précaution dans mes bras. Je laisse Heisuke l’observer quelques instants avant de prendre la parole à nouveau.

« Je vais aller la coucher et après nous serons tranquille, rien que nous deux. Fais comme chez toi en attendant.»

Je lui fais un sourire et me dirige vers les escaliers. Dans la chambre, je change la petite et la couche. Elle a déjà les yeux qui se ferme alors je pense qu’elle ne va pas pleurer avant un bon moment. Tant mieux. Je comptais me reposer un peu mais, pour être honnête, le fait de savoir Heisuke chez moi me redonne de l’énergie. La discussion que nous allons avoir me fait un peu peur mais je veux savoir ce qu’il a à me dire. Mon seul souhait, c’est qu’il ne vient pas mettre un terme définitif à notre histoire.

Une fois la petite endormie, je quitte la chambre et rejoins Heisuke.



« Je vais me faire du café, tu en veux ? Ou un thé si tu préfères, je sais qu’on en a aussi. »

De l’énergie supplémentaire ne sera pas de trop pour tenir je pense.

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(#) Re: [terminé] Brisés, nous étions ;plus forts, nous serons  Ven 29 Avr 2016 - 1:58

- Tu ne me dérange pas !!

La spontanéité de Keitô me fit légèrement sursauter, me faisant alors lever la tête vers lui. Tout comme moi, lui-même avait l’air surpris de sa réponse un peu brusque, mais cela me fit plaisir. Dans un certain sens, c’était parce qu’il ne voulait pas me voir partir. Du moins, je crois bien. Cela dit, il se rattrapa calmement, avec son joli sourire.

- Rassures-toi, tu ne me déranges pas Heisuke. Je doute même que cela soit possible un jour.

Sa dernière phrase teinta de peu mes joues, puis je baissai la tête. Je me demande bien si ça sera encore le cas lorsque je lui aurais tout raconté, quand il va se rendre compte que je suis, en réalité, loin d’être le Heisuke dont il est tombé amoureux. Moi, je ne suis qu’un lâche. Au fond de moi, je souhaitais pouvoir rester avec lui pour toujours, mais… je comprendrais qu’il ne veuille plus rien savoir de moi.  Même s’il semblait content de me voir, je ne devais pas me faire de fausses idées non plus. Rien n’était encore décidé pour nous deux. Aux sons de gazouillis, je levai les yeux vers la petite Yumi qui nous fixait depuis le salon.

- Elle doit être d’accord

Malgré moi, il réussit tout de même à me faire sourire, un peu. On savait très bien tous les deux qu’elle ne comprenait pas du tout notre conversation, mais bon… N’empêche qu’elle était mignonne comme tout. À son signe, je suivis Keitô dans le salon et allai saluer sa petite sœur, désormais dans les bras du guitariste. Me penchant à sa hauteur et lui donnant l’un de mes doigts en guise de salutation, je souris à la petite Yumi, qui me souris en retour.

- Salut toi… Tu as bien grandi depuis la dernière fois où je t’ai vu …

Si ma mémoire était bonne, la dernière fois était à l’anniversaire de Keitô, soit vers mi-mai. Elle était âgée d’environ 2 mois. Elle ne se rappelait certainement pas de moi malheureusement. Elle était encore trop jeune pour ça… Et peut-être qu’elle ne saura jamais qui je suis…

- Je vais aller la coucher et après nous serons tranquille, rien que nous deux. Fais comme chez toi en attendant

Je regardai Keitô quitter le salon avec sa petite sœur et prit place sur l’un des divans. Je balayai la salle du regard quand celui-ci se déposai sur la guitare de mon ex petit-ami, posée soigneusement sur l’autre divan. Au moins, il n’avait pas perdu l’envie de jouer après toute cette histoire. Cela me rassura. Je tournai mon poignet et observa la plaie qui n’était pas tout à fait cicatrisée sur mon avant-bras. Dû à ma carence alimentaire, la guérison de ma blessure n’a pas été aussi rapide qu’elle aurait dû être. Cela dit, ce n’était pas ce qui était le plus important. Lorsque mon cousin est venu me retirer les points de sutures, il y a un mois, il m’a annoncé que ma tentative de suicide avait abîmés les muscles fléchisseurs se trouvant dans mon avant-bras. Cela voulait dire que ma main droite ne sera plus tout aussi fonctionnelle qu’avant et que je risquais fortement de ne plus pouvoir aussi bien jouer du piano qu’avant l’incident…

À cette nouvelle, ma déprime sombra à nouveau plus profondément. Tout d’abord Keitô, puis ma passion. Tout cela parce que j’avais fait le con. Et maintenant que mon deuil avançait, je me devais de tout lui dire, du moins… presque. Si je lui disais les répercussions de ma blessure sur ma capacité à jouer, il risque de se blâmer pour ma situation, ce que je ne voulais pas. C’était uniquement de ma faute.

J’entendis Keitô descendre et je tournai mon bras pour ne pas qu’il s’aperçoive de ma blessure dans l’immédiat. Je comptais lui montrer, mais pas tout de suite. Seulement lorsque j’en serais là tout à l’heure.

- Je vais me faire du café, tu en veux ? Ou un thé si tu préfères, je sais qu’on en a aussi

- Ah, euh...Oui, un thé s’il-te-plait …

J’attendis patiemment que Keitô revienne dans le salon avec mon thé et son café, me demandant bien comment j’allais formuler tout ce que j’avais à lui dire. Je pris doucement la tasse de ma main gauche et souffla doucement la vapeur qui s’en échappait.

- Ce ne fut pas trop compliqué pour endormir Yumi ?

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« A l'université ; section artistique »
(#) Re: [terminé] Brisés, nous étions ;plus forts, nous serons  Sam 30 Avr 2016 - 19:27

La vision de Heisuke et de ma sœur se souriant l’un à l’autre m’a réchauffé le cœur. Je ne m’en rends pas compte, vu que je la vois tous les week-ends, mais c’est vrai qu’elle a bien poussé. Ça se voit à la courbe de croissance sur son cahier de naissance. Il faut dire que ma mère la mesure souvent. L’imaginer me faire la même chose quand j’étais bébé me fait un peu froid dans le dos mais bon… Ce n’est pas comme si ça avait pu me marquer.

Lorsque je propose la boisson à l’homme de ma vie, je devine sans problème qu’il va choisir le thé. Il a toujours adoré ça et c’est ce qu’il prend comme boisson de base. Du thé sous toutes ses formes. J’ai un peu de mal avec personnellement et, habituellement, je suis plus basé sur les sodas. Mais depuis quelques temps, je tourne pas mal au café. Je me demande bien pourquoi… Petite pensée pour ma petite marmotte à l’étage et j’allume le baby-phone du salon, l’accrochant à ma ceinture. Oui, je sais m’en servir, ce n’est pas très compliqué comme technologie. « Tu tournes le bouton et voilà, plus qu’à tendre l’oreille » m’a tout de même expliqué – au moins une vingtaine de fois – ma mère avant de partir avec mon père… Je sais que je suis un cas désespéré niveau appareil mais il ne faut pas abuser. Si je sais me servir d’une ampli, je sais bien allumer un baby-phone…


« Ah, euh...Oui, un thé s’il-te-plait … »

Comme je le pensais, il prend l’option du thé. Je le connais mieux que personne, je vois mal pourquoi je me serais trompé sur une chose pareille. Avec un sourire, je lui dis que je vais aller faire ça avant de disparaître dans la cuisine. J’y perds un peu mon sourire, soucieux de ce qu’il a à me dire. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Je ne peux m’empêcher d’espérer qu’il revienne vers moi afin de reprendre notre histoire là où nous l’avons laissé mais… j’ai peur du contraire. Qu’est-ce que je pourrais bien faire en le voyant tous les jours ? Freiner à nouveau mes sentiments pour lui pour jouer au meilleur ami ? En serais-je seulement capable ?

Alors que je mets de l’eau dans la bouilloire pour la faire chauffer, je tente de faire disparaître tous les doutes qui m’envahissent l’esprit. Je me tourne vers la cafetière et commence à m’en préparer. Enlever le filtre précédent, en placer un nouveau et y verser la bonne dose de café, remplir d’eau le réservoir fermer le tout et appuyer sur le bouton. J’ai l’air d’un automate mais au moins, j’y arrive. Un peu comme le baby-phone, lorsque ma mère était enceinte et que j’ai dû passer quatre jours non-stop avec elle, je l’entendais souvent me crier les instructions depuis le salon… J’étais vraiment pas doué au début. Surtout au niveau des doses car je devais y mettre de la chicorée aussi. Ça diminue le taux de caféine donc c’était meilleure pour elle, à ce qu’il parait… Personnellement, je pense que ma mère a assez d’énergie pour avoir besoin d’une dose supplémentaire. Je l’ai convaincue – ô miracle ! même si c’est pas dur de convaincre une anglaise – et elle a décidé de prendre du thé à la place. Pas beaucoup mieux vous me direz mais tout de même un peu.

Une fois l’eau chauffée et le café coulé, je mets le café dans mon mug et de l’eau chaud dans une théière. Le tout sur un plateau, une tasse et un sachet de thé vert. Je sais qu’il aime particulièrement ça alors ça devrait lui plaire. J’apporte le plateau dans le salon et le pose sur la table basse avant de m’asseoir à côté de lui. J’évite de me coller à lui-même si ce n’est pas l’envie qui m’en manque.


« Ce ne fut pas trop compliqué pour endormir Yumi ? »

Je souris à la question et lui réponds calmement.

« Elle dormait déjà à moitié dans son couffin lorsque tu es arrivé. Au moins elle ne gigotait pas pendant que je l’ai changé. »

J’attrape la théière, la lève un peu en signe d’approbation puis le sert doucement. Je lui aurais bien proposé autre chose mais... j'avoue qu'entre la fatigue accumulée et la surprise, je ne sais pas trop quoi lui dire en ce moment... Lentement, je porte la tasse de café à mes lèvres et attends, un peu inquiet, de connaitre la raison de sa visite aujourd'hui.

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Heisuke Kodoku
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(#) Re: [terminé] Brisés, nous étions ;plus forts, nous serons  Ven 20 Mai 2016 - 6:00

- Elle dormait déjà à moitié dans son couffin lorsque tu es arrivé. Au moins elle ne gigotait pas pendant que je l’ai changé.

Keitô s’installa, un peu trop, près de moi sur le sofa… Enfin, pas réellement, mais assez pour en rajouter à ma nervosité. Il devait probablement se penser assez loin, bref. Je devais m’y faire. Je devais m’y attendre de toute façon, tout comme à son odeur irrésistible qui dominait la pièce. Cela dit, bien que j’eusse la ferme intention de lui parler aujourd’hui, je ne savais pas trop par quoi commencer, laissant alors le silence s’imposer entre lui et moi. C’était plus dur que je ne l’aurais cru. Je pris une gorgé du thé soigneusement préparé par le guitariste avant de déposer la tasse sur la table basse et de me lancer.

- Keitô, je…

Je… Je… Par quoi commencé ? Je n’arrivais même pas à former une seule petite phrase. Allez Heisuke ! Tu peux le faire ! Je serrai les poings, cherchant à contrôler ma nervosité. Je pris une grande inspiration et plongeai mon regard dans le sien, plus sérieux que jamais.

- Écoutes, Keitô. Pardonne-moi si cela peut te paraitre un peu brusque, mais … Je ne suis pas ici aujourd’hui pour que l’on reprenne notre histoire…

Je savais bien qu’il n’espérait que cela, donc j’ai pensé que ce serait pour le mieux de lui en faire part dès le départ… Même si cela peut être douloureux à entendre.

- Si je suis ici, c’est parce que tu mérites amplement de connaitre mes raisons…

Je pris quelques secondes afin d’ordonner le fil de mes pensées, m’assurant de ne pas oublier quoi que ce soit, et pris une seconde respiration pour calmer la nervosité qui m’envahissait de plus en plus.

- Keitô… Suite à notre séparation, j’ai… j’ai réalisé beaucoup de choses à propos de moi-même et… J’ai, entre autres, réalisé que je n’étais pas du tout la personne dont tu es tombé amoureux et que tu as embrassé sur la plage d’Hawaii l’an dernier…

Ce souvenir à la plage m’était incroyablement douloureux, puisque ce fut le jour où j’ai réalisé mes sentiments à son égard ; sentiments qui n’avaient pas changé depuis. Cela dit, cela devait être tout aussi douloureux pour lui.

- En fait, je ne suis qu’un lâche… J’ai réalisé que, toute ma vie durant, je n’avais fait que fuir les autres afin de ne pas être blessé…  Mais lors de notre rencontre, bien que je te détestais, je n’ai jamais réussi à me défaire de toi et… avant que je puisse m’en rendre compte, j’étais follement tombé amoureux de toi et... Quand nous avons commencé à sortir ensemble, j’étais si heureux, que je me demandais pourquoi je cherchais tant à te fuir à la rentrée.

Sachant que la partie plus difficile approchait, je pris une grande respiration, marquant une légère pause.

- Puis, quand ces photos ont commencé à apparaitre dans mon casier, je dois avouer que j’ai éprouvé un petit malaise, mais comme j’avais aveuglément confiance en toi, je me suis dit que ce n’était qu’une mauvaise blague. Je ne voulais pas t’en parler, car connaissant ton caractère parfois impulsif, je ne désirais pour rien au monde que tu t’attires des problèmes par la faute de ce photographe anonyme. Du coup, j’ai tout gardé pour moi, bien qu’elles s’accumulaient à l’intérieur de mon casier et… malgré moi, elles avaient réussies à semer le doute dans mon esprit… Donc, quand cette 7e photo est arrivée… celle dans laquelle tu… Enfin, toi et Tessa, vous… tu sais… Bref, j’ai finis par craquer. Étant tous les deux des hommes, j’ai pensé que tu avais passé à autre chose… Que nous deux, ce n’était qu’une simple phase dans la vie de tout adolescent… Et, ne voulant que ton bonheur, je ne voulais pas être un fardeau pour toi et j’ai décidé de rompre le premier, t’évitant ainsi de le faire.

Un petit rire nerveux s’échappa malgré moi alors que mes yeux se remplirent de larmes.

- J’étais si jaloux de Tessa à ce moment… et si heureux pour elle en même temps, car… je savais qu’elle était tombée sur l’homme le plus merveilleux qu’il m’ait été donné de rencontré…

Je pris une grande respiration afin de ne pas me mettre à pleurer. Je ne devais pas me mettre à chialer, surtout maintenant… Car le pire n’était pas encore passé.

- Bref… Même si je m’y étais fait quelques jours avant je… Jamais je n’aurai cru que notre séparation me laisserait un aussi grand vide à l’intérieur… Je pensais avoir pleuré toutes les larmes de mon corps lors de la rédaction de la lettre, mais ça… ce n’était pas grand-chose comparativement à cette soirée…

Je séchai, du revers de ma main gauche, les larmes qui perlaient sous mes yeux.

- J’étais si perdu, Keitô… Je ne savais plus quoi faire, où aller… Me séparer de toi me paraissait comme si on m’arrachait le cœur de la poitrine ! Je… Je…

Bien que j’essayasse de les retenir, les larmes coulèrent toutes seules sur mes joues. Sachant très bien sur quel sujet j’étais sur le point d’aboutir. C’était plus fort que moi.

- Déjà qu’il y avait ma mère qui n’avait jamais voulu de moi, et puis toi qui… qui… Je… J’ai remis en question ma propre existence… et… Encore un fois, j'ai tenté de fuir, fuir cette horrible douleur tel le lâche que je suis, le lâche que j'ai toujours été... Ce jour-là, tu sais... tu avais raison…

Je levai la tête et plongeai mes yeux remplis de larmes dans ceux de mon ex petit ami, lui souriant tristement.

- J’ai fait le con, Keitô…

Sans un mot de plus, je tournai mon avant-bras blessé vers lui, baissant la tête et fermant les yeux afin de ne pas voir sa réaction. Je ne désirais, en aucun cas, apercevoir son regard dégouté sur moi.

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(#) Re: [terminé] Brisés, nous étions ;plus forts, nous serons  Ven 20 Mai 2016 - 21:46

Quand il prononce mon prénom, mon cœur se serre et se réchauffe en même temps… Ressentir de la peur et de la joie en même temps… C’est vraiment une sensation étrange et désagréable… Il semble hésitant, que veut-il me dire, pourquoi est-il venu jusqu’ici ? Il est nerveux et je le suis également… Heisuke prend une inspiration ample puis me regarde dans les yeux, très sérieux. Mon estomac se noue d’un coup et je baisse ma tasse. La vérité arrive et je sens qu’elle…

« Écoutes, Keitô. Pardonne-moi si cela peut te paraitre un peu brusque, mais … Je ne suis pas ici aujourd’hui pour que l’on reprenne notre histoire… »

Ouch… Mon cœur vient de s’arrêter, l’espace de quelques secondes, avec une méchante douleur. Je devais m’y attendre… ça aurait été trop beau… Un peu comme dans un rêve. Il faut que j’arrête de rêver éveiller, les réveils sont trop douloureux mais… dans sa façon de me parler, de me regarder, je ne peux me résoudre à faire taire mes espoirs. Silencieux, les yeux sur ma tasse, je l’écoute.

« J’ai, entre autres, réalisé que je n’étais pas du tout la personne dont tu es tombé amoureux et que tu as embrassé sur la plage d’Hawaii l’an dernier… »

Nouveau coup de couteau bien placé. Me rappeler à nouveau de notre mise en couple alors que nous sommes séparé, mais proche l’un de l’autre… C’est… très difficile à supporter, mais je dois tenir. Ma tasse de café m’aide à tenir et à m’empêcher de lui tenir la main, pendant qu’il m’avoue, douloureusement, être un lâche et être tombé follement amoureux de moi, d’être heureux… Je tourne la tête pour le regarder et, en voyant son visage torturé, mon très léger sourire s’efface instantanément. Il me parle de ce qu’il a vécu de son côté : les lettres, sa confiance aveugle qui a faiblit avec le mauvais tour de Senji.

« Donc, quand cette 7e photo est arrivée… celle dans laquelle tu… Enfin, toi et Tessa, vous… tu sais…  »

En revivant la découverte de la photo, je ferme les yeux et lève la main pour lui montrer qu’il n’a pas besoin d’en dire plus à ce sujet. Cette photo me dégoute tellement, je ne veux plus y penser…

« Bref, j’ai finis par craquer. Étant tous les deux des hommes, j’ai pensé que tu avais passé à autre chose… Que nous deux, ce n’était qu’une simple phase dans la vie de tout adolescent… »

J’ouvre grands les yeux et ouvre la bouche pour protester mais je n’en fais rien. Je dois le laisser parler, l’écouter jusqu’au bout, même si voir ses yeux se remplir de larmes me fait très mal… Heisuke m’avoue avoir été jaloux et heureux pour Tessa… Senji… Si je t’avais devant moi en cet instant, je crois que je ne me retiendrai pas cette fois… Plus l’homme que j’aime me dévoile toute la vérité, plus j’ai des envies de meurtres envers cette peste et de prendre Heisuke dans mes bras, lui dire que tout va bien. Le voir si démuni me fait tellement mal…

« Déjà qu’il y avait ma mère qui n’avait jamais voulu de moi, et puis toi qui… qui… Je… J’ai remis en question ma propre existence… et… Encore un fois, j'ai tenté de fuir, fuir cette horrible douleur tel le lâche que je suis, le lâche que j'ai toujours été... Ce jour-là, tu sais... tu avais raison… »

Non… Ne me dis pas que… Larmoyant, Heisuke plonge son regard dans le mien et confirme toutes mes craintes en quelques mots.

« J’ai fait le con, Keitô. »

Il baisse la tête et me montre son poignet blessé. J’avais bel et bien failli le perdre définitivement ce jour-là. S’en est trop… Beaucoup trop. Je ne peux pas en supporter davantage, désolé Heisuke. Je pose ma tasse sur la table basse puis je me tourne vers lui pour le serrer fortement contre moi.

« Yokatta… Tu es toujours là… Comment aurais-je fais sans toi ? »

Mon état de fatigue me joue des tours et je sens que ma voix tremble un peu. Ce n’est pas le moment de craquer également. Il a besoin de moi, je dois être fort pour l’épauler, le rassurer. Une voix dans ma tête me dit de le lâcher, mais j’en suis incapable à présent. Je veux être celui sur lequel il s’appuie lorsque tout va mal, être le seul à pouvoir le faire sourire en toute sincérité et innocence, être celui avec qui il partage ses plus beaux souvenirs… Je me rends compte que je suis quelqu’un de très possessif et un peu égoïste sur les bords.

Tout en le gardant contre moi, je desserre très légèrement mon étreinte.


« Désolé Heisuke… Je crois que je ne vais pas pouvoir te lâcher tout de suite… Tu ne m’en veux pas ? »

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(#) Re: [terminé] Brisés, nous étions ;plus forts, nous serons  Sam 21 Mai 2016 - 5:48

Les yeux fermés, j’avais incroyablement peur de les rouvrir. Comment me regardait-il ? Avec colère ? Compassion ? Dégout …? Bien qu’au fond je ne désirais que cela, apercevoir son regard dégouté sur ma personne me terrifiait énormément. Le simple fait de l’imaginer me regarder de la même manière dont il regardait Senji… Je ne méritais que cela. N’ayant toujours pas rouvert les yeux, je l’entendis déposer sa tasse sur la table basse. Une petite voix au plus profond de ma conscience me disait qu’il était sur le point de me frapper. J’ai été stupide, sans compter que je lui avais menti… je méritais parfaitement un bon coup sur la gueule. Je n’ai jamais été en faveur de la violence physique, mais si c’était lui, après tout ce que je lui ai fait ou presque fait subir, j’étais prêt à l’impact.

- Yokatta… Tu es toujours là… Comment aurais-je fait sans toi ?

Avant même que je puisse le réaliser, il me serrait fortement contre lui, presque comme si sa vie en dépendait. J’ouvris grandement les yeux, surpris de m’être retrouver aussi rapidement dans ses bras. Évidemment… comment ai-je pu croire, ne serait-ce qu’une seconde, qu’il était pour me frapper… C’était de Keitô dont il était question… Pour rien au monde il ne m’aurait blessé et surtout, frappé. Cela dit, je ne méritais pas qu’il me serre à ce point dans ses bras. J’aurais préféré qu’il soit un minimum fâché contre moi… Cela rendrait les choses beaucoup plus faciles pour moi, pour nous deux.

- Désolé Heisuke… Je crois que je ne vais pas pouvoir te lâcher tout de suite… Tu ne m’en veux pas ?


Son étreinte, bien qu’il ait desserrer son emprise, me rendait particulièrement mal à l’aise. Sa chaleur, son odeur… son cœur que je pouvais sentir battre contre ma poitrine… Tout ça, c’était trop. Et moi qui désirait qu’il n’ait pas à me prendre dans ses bras pour constater que, sous ma chemise, je n’avais plus que la peau sur les os... L’épave qu’était devenue mon corps suite à ces tristes évènements était répugnant.

- Tu ne devrais pas, Keitô… C’est toi qui devrais m’en vouloir…

Les larmes recommencèrent à rouler sur mes joues. Dire que je ne pleurais jamais auparavant… Maintenant, je pourrais presque dire que c’est une habitude. Depuis qu’il est arrivé dans ma vie, je n’ai plus aucun contrôle sur mes émotions… J’étais redevenu la personne que j’étais réellement.

- J’ai… Je n’ai été qu’un sale égoïste…

Ma voix commença à trembler alors que mes pleurs s’accumulèrent, incontrôlables. Baissant la tête, je cachai mon visage dans son cou. Je pouvais bien dire ce que je voulais, mais l’avoir aussi près de moi m’avait terriblement manqué.

- J-J’étais prêt à m’enlever la vie... pour une… vulgaire, photo truquée !! J’étais prêt à quitter ce monde, Keitô !!

J’agrippai ses vêtements, en colère contre moi-même, et cachai davantage mon visage contre son épaule, pleurant comme un enfant.

- Co-Comment pourrais-je me le pardonner !? J-je… je n’imagine même pas… cette douleur … Comment ma mort t’aurais fait, tellement, souffrir…. Et…Le pire, dans tout ça… je n’ai pas hésité … pas une seule seconde….

Je relevai la tête, défaisant son emprise, et plongeai, à nouveau, mes yeux, rougis par mes sanglots, dans les siens, cherchant à lui faire comprendre à quel point je m’en voulais d’être passé à quelques secondes seulement de le détruire complètement.

- Si… Si ma mère n’était arrivée… qu’une. fraction de seconde.. plus tard… Je…

« … Je ne serais plus de ce monde » C’était ce que j’aurais bien aimé dire pour finir ma phrase, mais ma voix bloqua complètement, sous l’émotion. Le souvenir de la pointe du couteau, appuyée en plein centre de ma poitrine, n’était pas des plus agréables faut dire. Si ma tentative n’avait pas échoué ce jour-là, je n’imaginais pas à quel point j’aurais détruit l’homme que j’aimais le plus au monde.

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(#) Re: [terminé] Brisés, nous étions ;plus forts, nous serons  Mar 24 Mai 2016 - 14:22

« Tu ne devrais pas, Keitô… C’est toi qui devrais m’en vouloir… »

Je fais doucement non de la tête. Comme si c’était possible… Bien avant que mes sentiments pour lui ne se déclare, j’étais incapable de le détester alors lui en vouloir maintenant alors que ça n’est pas de sa faute ? Il a été manipulé du début à la fin, si je lui en voulais, je pense que je serais un monstre. Du moins, je me verrai comme tel.

« Je ne peux pas t’en vouloir… »

Heisuke me dit tristement qu’il n’a été qu’un sale égoïste, avant de pleurer à nouveau, sa tête sur mon épaule. Bonheur, souffrance, joie et tristesse. L’avoir contre moi, entendre sa détresse, sentir son odeur et me rendre compte qu’il a maigrit plus que je n’aurais pu le penser. Il semble si fragile…

« J-J’étais prêt à m’enlever la vie... pour une… vulgaire, photo truquée !! J’étais prêt à quitter ce monde, Keitô !! »

Il agrippe mes vêtements et laisse échapper sa colère. Malgré mon envie d’en faire plus, je ne peux rien faire à part l’écouter, être là pour lui. Je caresse doucement ses cheveux et ferme fortement les yeux lorsqu’il parle d’un monde sans lui. J’essaie d’enlever ses images de a tête car elles sont vraiment trop douloureuses. Je me revoit courir partout sur le campus et penser l‘apercevoir sur le toit. Le pauvre Rikuo en a fait les frais. Enfin… Il a failli en payer les frais, il a surtout eut le droit à une grosse frayeur…J’étais tellement désespérer.

Heisuke me repousse lentement et j’ouvre les yeux, croisant son regard couleur de pluie. Ma main vient automatiquement tenter d’essuyer ses larmes, ne supportant pas de le voir ainsi.


« Si… Si ma mère n’était arrivée… qu’une. fraction de seconde.. plus tard… Je… »

« Ta mère ? »

Surpris, ces mots étaient sortis tout seul. C’est sa mère qui l’a retrouvé ? L’en a empêché ? Mon esprit fatigué est soudain envahi de questions. Honnêtement, je ne supporte pas cette femme. Elle lui a fait tellement de mal tout au long de sa vie que j’ai du mal à la respecter mais, là, je suis vraiment interrogatif sur ses actions. Qu’a-t-elle fait pour qu’il soit devant moi aujourd’hui ?

« C’est ta mère qui t’a sauvé ?

Je crois que c’est la première fois que je ne pense pas à sa mère – et la cite – sans avoir une once de dégoût dans la voix. Si elle est vraiment celle qui me permet de pouvoir encore lui parler, alors je vais devoir revoir un peu mon jugement.

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(#) Re: [terminé] Brisés, nous étions ;plus forts, nous serons  Ven 27 Mai 2016 - 16:53

Bien que je désirasse éviter le plus de contacts possibles entre lui et moi, je le laissai sécher mes larmes. Il n’a jamais aimé me voir pleurer, quoi de plus normal puisqu’il s’agit de voir souffrir la personne qu’on aime. Personne ne désire cela. Bref, je venais tout juste de pleuré comme bébé contre lui… Ça, c’est éviter tout contact… Mais, être contre lui m’a procuré un certain réconfort que personne d’autre au monde ne serait capable de me donner. C’est pour cela que je l’aime tant. Il était, littéralement, devenu le pilier de ma conscience, mon support émotionnel, et sans lui, je m’étais, lamentablement, écroulé.

- Ta mère ?

Visiblement surpris par mes dires, Keitô me fixa avec interrogations. Il n’était pas encore au courant pour ma situation relationnelle avec ma mère qui s’était nettement améliorer lors de notre séparation. Donc, il était normal pour lui de ne pas comprendre comment une femme, qui n’a jamais souhaité la naissance de son enfant, a bien pu avoir le réflexe de protéger la vie sa progéniture.

- C’est ta mère qui t’a sauvé ?

Je fis signe d’approbation de la tête. C’était difficile à croire venant d’une femme qui prenait presque plaisir, du moins, je le croyais, à me pourrir la vie avant l’incident, mais c’était bel et bien les faits.

- Moi non plus je n’aurais jamais pensé cela possible venant de sa part mais… C’est bien elle qui m’a retiré le couteau des mains alors que j’étais sur le point de l’enfoncer en plein milieu de la poitrine ; répondis-je faiblement.  

Je fermai les yeux, cherchant à ne pas recommencer à pleurer face à ce souvenir toujours aussi douloureux. Mon bras n’était pas grand-chose comparativement à ce quoi je voulais véritablement me faire subir. À ce moment-là, je voulais quitter ce monde le plus rapidement possible afin de ne pas souffrir plus longtemps de m’être séparé de celui que j’aimais. À chaque fois que je me remémorais cette soirée, je me trouvais incroyablement stupide d’avoir pensé que c’était la solution à mon problème et le regrettais amèrement, particulièrement depuis que j‘ai su que toute cette histoire était un coup monté par Senji.

- Tu sais, beaucoup de choses ont changé depuis notre séparation… Surtout entre moi et ma mère...

Calmement, je lui racontai ma réconciliation avec ma mère à mon réveil le lendemain des évènements. Malgré mon histoire, je savais pertinemment que Keitô n’allait tout de même pas pardonner ma mère pour tout ce qu’elle m’avait fait. Les raisons de ma mère n’étaient pas les meilleures et il fallait bien avouer qu’elle était peut-être allée un peu trop loin dans ses méthodes, mais… à ce moment, elle fut le support dont j’avais le plus besoin. J’avais décidé de lui pardonner, car je jugeais que le cas contraire n’aurait pas aidé à mon deuil. Ma mère avait avoué ses torts en toute humilité, alors … Je ne trouvais aucune raison de conserver ma rancune envers elle. Elle m’avait humilié à plusieurs reprises par le passé certes, mais elle ne m’avait jamais réellement négligé. J’ai toujours eu dont j’avais besoin. Seule sa présence en tant que mère fut absente.

- Je sais que tu ne risques jamais de lui pardonner, Keitô… Et je comprends parfaitement pourquoi. Toutefois, il en est autre pour ma part.

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(#) Re: [terminé] Brisés, nous étions ;plus forts, nous serons  Mar 31 Mai 2016 - 2:32

Avec un détail douloureux à entendre, Heisuke confirme le fait qu’elle lui a sauvé la vie… Ok, elle remonte un peu dans mon estime. Au moins, elle n’est pas irresponsable au point de laisser mourir quelqu’un sous ses yeux. À moins bien sûr que ça ne soit qu’une manière d’éviter les gros titres qui nuiraient à son image. Ça lui ressemble bien…

« Tu sais, beaucoup de choses ont changé depuis notre séparation… Surtout entre moi et ma mère... »

Sans un mot, j’écoute les explications de Heisuke sur sa réconciliation avec sa mère. Ce que j’en pense ? Aimer son fils et le faire souffrir pour se punir, soi-même, d’être une mauvaise mère… C’est du grand n’importe quoi ! Si elle s’en voulait de ne pas en avoir voulu au départ, pour ne pas simplement passer l’éponge et protéger ce que l’on voit comme la prunelle de ses yeux ? Je la voyais comme une femme affreuse et sans cœur mais maintenant… je peux dire qu’Aoko Kodoku est une idiote sans nom…

« Je sais que tu ne risques jamais de lui pardonner, Keitô… Et je comprends parfaitement pourquoi. Toutefois, il en est autre pour ma part. »

Ne jamais lui pardonner le fait qu’elle l’a fait souffrir pour une telle raison… Oui, il y a peu de chances que je vois les choses autrement. Enfin, si, il y a quand même une chose qui a changé ; Elle n’est plus réellement une menace ou dangereuse ennemie dont il faut se méfier sans arrêt. Les imbéciles ne m’effraient pas.

Je soupire doucement et fais un léger sourire à Heisuke. Il a sûrement besoin de voir ma réaction et à moi de le rassurer sur ce que je pense. Bien entendu, je ne vais pas lui donner ma façon de voir sa mère, il n’en a pas besoin pour le moment et vu mon état de fatigue, je serais capable de dire quelque chose de travers. Lentement, mes doigts qui caressaient sa joue glissent vers l’arrière de sa nuque, et je franchis les quelques centimètres qui nous sépare, depuis trop longtemps, capturant ses lèvres avec douceur…

Même s’il ne dure que quelques secondes seulement, je me sens… libéré. Libéré d’un peu de fatigue, d’un peu de poids que je porte, depuis plusieurs semaines, sur mes épaules. Je ne sais pas s’il m’en voudra pour ce geste mais c’est plus fort que moi et, c’est un peu ma façon de lui exprimer que tout va bien, autrement que par des mots.


« Je la remercierai un jour. »

Mes pensées, mes envies et mes peurs se bousculent, me bloquant dans ma démarche de poser à présent les bonnes questions… Et nous deux ? Qu’est-ce qu’on fait ? Est-ce que je peux l’embrasser à nouveau ? En a-t-il envie ? Cherchant une réponse, je garde mon regard plongé dans le sien, me mordant légèrement l’intérieur de la joue pour me retenir d’agir sous l’influence d’une pulsion.

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(#) Re: [terminé] Brisés, nous étions ;plus forts, nous serons  Jeu 2 Juin 2016 - 19:38

Suite à mes dires, Keitô soupira et me répondis qu’un simple petit sourire. Même s’il ne disait rien, je pouvais facilement deviner le fond de sa pensée. Cela dit, le fait qu’il aurait décidé de pardonner à ma mère m’aurait bien plus étonné de sa part. Une fois que Keitô déteste quelqu’un, il est rare qu’il change d’avis sur cette personne… surtout si cette personne avait osé se mettre entre nous. Elle était presque au même niveau que Senji à ses yeux… Donc lui demander de la pardonner était tout comme lui demander de pardonner Senji… Ce qui n’arrivera certainement jamais. Bref, maintenant que je lui avais tout dit, il était de son droit de lui pardonner ou non. Je ne lui imposerais jamais à le faire.

Sa main, toujours sur sa ma joue, me rendait un peu mal à l’aise. Nous étions s’y proche l’un de l’autre qu’il en était torture. Toutefois, avant même que je puisse retirer sa main de mon visage, celle-ci se glissa vers ma nuque, m’empêchant de fuir à ses lèvres qui vinrent se presser avec douceur contre les miennes. Mon cœur manqua un battement au doux contact. Ce baiser me ramena des mois en arrière, à l’époque où tout allait si bien entre nous deux, mais nous ne pouvions, malheureusement, pas faire comme si rien de tout cela ne s’était jamais produis. Ce n’était pas un simple malentendu ridicule dont nous pouvions aisément tourner la page. Ces évènements nous avaient profondément blessé, tous les deux, et même si l’on tentait de les camoufler, les cicatrices étaient toujours belles et bien là.

Quelques courtes secondes plus tard, Keitô libéra mes lèvres, l’air soulagé. De mon côté, je pouvais sentir la chaleur envahir la moindre parcelle de mon visage, le cœur battant à la chamade. Je ne pourrais jamais le nier. Mes sentiments envers Keitô étaient toujours les mêmes, et le fait qu’il veuille toujours de moi malgré toute cette histoire me rendait incroyablement heureux. Toutefois, j’avais encore besoin de temps.

- Je la remercierai un jour.

Son regard se plongea ensuite dans le mien, en recherche de réponses à ses nombreux questionnements. Qu’en était-il de nous deux maintenant ? Tout comme lui, je l’aimais plus que tout au monde. Mais à chaque fois que je le regardais, les remords étaient la première chose qui me venait à l’esprit et je me sentais dans l’incapacité de pouvoir répondre à ses envies dans l’immédiat. Toutefois, maintenant que je lui avais fait part de toute l’histoire, je me sentais déjà beaucoup mieux à son égard. J’avais principalement peur qu’il me rejette, mais au contraire, tout comme j’aurais dû m’y attendre, il était toujours prêt à me supporter, peu importe les embuches que nous traversons.

- Keitô, je sais que… Je sais à quoi tu penses, mais… J’ai encore besoin d’un peu de temps. J’ai besoin d’y aller à mon rythme… Je t’aime et je suis soulagé de constater que tu ne m’en veuilles pas pour tout ça mais, tu vois… Je suis dans l’incapacité d’entièrement me pardonner toute cette histoire et surtout, me pardonner de t’avoir fait du mal.

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(#) Re: [terminé] Brisés, nous étions ;plus forts, nous serons  Jeu 2 Juin 2016 - 23:57

Ses joues prennent de vives couleurs et j’avoue que j’apprécie cette vision. Je l’ai toujours aimé, même lorsque nous n’étions pas encore ensemble. Mon attirance pour ce côté sensible et fragile a toujours été et le sera toujours je pense. Cependant, aujourd’hui il est vraiment devenu fragile et je sens que son regard est un peu… craintif sur l’avenir, notre avenir et cela me frustre énormément.

« Keitô, je sais que… Je sais à quoi tu penses, mais… J’ai encore besoin d’un peu de temps. J’ai besoin d’y aller à mon rythme… »

Comme je l’ai senti venir, il me repousse encore mais pas totalement…  À nouveau, il m’avoue que ses sentiments répondent aux miens et il veut attendre… Je suis du genre calme et patient d’habitude mais là, je crois qu’entre les semaines de séparation et mes nuits blanches à m’occuper de Yumi, j’ai usé mon capital patience pour au moins un mois. Pour ne rien montrer, j’attrape ma tasse et boit une gorgée de café qui a tiédit, forcément…

« Je suis dans l’incapacité d’entièrement me pardonner toute cette histoire et surtout, me pardonner de t’avoir fait du mal. »

« Heisuke. »

Je pose ma tasse et le regarde aussi sérieusement que le ton de ma voix. L’entendre à nouveau me répéter qu’on ne peut être ensemble parcequ’il s’en veut de m’avoir fait du mal… C’est trop. J’attrape sa main et reprends la parole.

« Ecoute-moi bien Heisuke. Arrête de t’en vouloir pour ça ! Je ne t’en veux pas et ne t’en ai jamais voulu. Depuis le début de cette histoire, j’ai toujours su que tu étais manipulé. Ce n’est PAS ta faute Heisuke. »

De ma main libre, je caresse à nouveau sa joue et adoucit légèrement ma voix.

« Je t’aime plus que tout Heisuke. Mon souhait le plus cher est de pouvoir reprendre notre histoire là où elle nous a été volée. Servons-nous de tout ça pour en ressortir plus fort qu’avant. D’accord ? »

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Heisuke Kodoku
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(#) Re: [terminé] Brisés, nous étions ;plus forts, nous serons  Ven 3 Juin 2016 - 2:14

- Heisuke

Son ton de voix, devenu beaucoup plus sévère, me fit raidir d’un coup. Est-ce que j’avais dit quelque chose qui ne fallait pas ? Est-ce qu’il était fâché ? Était-ce égoïste de ma part de demander d’y aller doucement ? Ce n’était pas comme si je le repoussais complètement après tout… Il plongea ses magnifiques yeux violacés dans les miens, plus sérieux que jamais, avant de déposer, à nouveau, sa tasse de café sur la table basse et prendre l’une de mes mains.

- Écoute-moi bien Heisuke. Arrête de t’en vouloir pour ça ! Je ne t’en veux pas et ne t’en ai jamais voulu. Depuis le début de cette histoire, j’ai toujours su que tu étais manipulé. Ce n’est PAS ta faute Heisuke

Plus facile à dire qu’à faire. Je baissai la tête, coupable. Ce n’est pas tous les jours que la personne que tu considérais comme étant ton meilleur ami te pousse à croire que ton petit ami te trompes. C’était pour ce à quoi j’étais prêt à faire que je me sentais énormément coupable, pas pour le fait d’avoir été manipulé. Si j’étais mort ce jour-là, qu’aurait fait Keitô ? Comment il s’en serait sorti suite à la séparation inexpliquée et au suicide de celui qui aimait par la faute d’une photo truquée ? Il aurait probablement assassiné Senji, sans la moindre retenue. Sa main vint à nouveau caresser mon visage, me faisant relevée la tête par défaut. Sur un ton plus adoucit, il continua sur sa lancée.

- Je t’aime plus que tout Heisuke. Mon souhait le plus cher est de pouvoir reprendre notre histoire là où elle nous a été volée. Servons-nous de tout ça pour en ressortir plus fort qu’avant. D’accord ?

Je ne savais pas trop quoi répondre. Ce n’était pas comme si je ne souhaitais pas reprendre notre histoire, mais je ne m’en sentais tout simplement pas capable. Du moins, pour le moment… Cela dit, Keitô avait raison. Nous devions mettre tout ça derrière nous et en ressortir plus fort. Le seul hic était que je n’étais pas aussi fort que lui. Encore aujourd’hui, il m’arrivait de faire ces mêmes horribles cauchemars où je le voyais froidement se séparer de moi. L’idée que cela puisse arrivée un jour me terrorisait. Je levai mes yeux dans les siens et déposa ma main libre sur la sienne.

- … D’accord, je vais essayer.

Keitô me vola à nouveau un baiser avant de me sourire. Maintenant que tout cela était réglé, je pouvais le laisser se reposer un peu. Pas besoin de le connaitre personnellement pour s’apercevoir qu’il était mort de fatigue. Je ne comptais pas le déranger plus longtemps. Toutefois, malgré mon désir qu’il se repose, il ne me laissa pas partir pour « si peu ». Du coup, je passai le reste de l’après-midi chez lui, à observer ses talents de grand frère et à discuter de nos vacances mutuelles. Cela me faisait tout drôle de le revoir après une aussi longue séparation, faire comme si tout cela n’était jamais arrivé. J’espérais, sincèrement pour nous deux, qu’un jour je puisse tout mettre cela derrière moi et vivre heureux avec lui, comme nous l’avions si bien fait au cours de la dernière année.

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