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 Retrouvailles imparfaites et imprévues

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Thomas Harper
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(#) Retrouvailles imparfaites et imprévues  Ven 20 Mai 2016 - 22:10

Depuis sa dernière visite au centre de radiologies, on lui avait demandé de n'effectuer que des tâches simples et qui ne demandait pas beaucoup d'effort. En soi, le job de surveillant n'était pas très physique mais surtout fatiguant. De ce qu'on lui avait dit, le fait de faire quelques tâches physiques n'étaient en soi pas un problème - du moment que ça reposait sur des mouvements lents et qu'il n'avait pas à se tourner sur lui-même. C'était en partie les activités fatiguantes que l'australien se devait d'éviter.

Alors depuis le retour des vacances, on lui évitait les heures de colles, les salles de permanence - bien que ça lui arrive d'y aller malgré cela - et tout le reste. À la place, il faisait du rangement, des photocopies. Ouais, Thomas avait l'impression d'être un stagiaire de seize ans. Heureusement pour lui, d'ici deux semaines, il irait suffisamment bien pour qu'on le laisse travailler comme avant. Il avait déjà échappé à l'inaptitude totale alors il ne comptait pas se plaindre d'avantage.

À l'occasion de la rentrée, certains de ses collègues s'étaient dévoués pour ranger les dossiers des nouveaux - et anciens - élèves à l'administration lors de leur temps libres. Après de sérieuses négociations, Thomas avait pu participer. C'était du rangement. Soit, exactement ce qu'il avait le droit de faire dans l'enceinte de l'établissement, alors autant se rendre utile quand c'est possible.
Enfin, se rendre utile est un bon sentiment en soi, mais encore faut-il le faire correctement et pas se ramener en retard parce qu'on a pris trop de temps à la pause midi. Le surveillant avait presque dû arriver en courrant - il avait bien choisi son jour pour manger dehors oui - et finalement, à chaque fois qu'il approchait d'un coin ou d'une salle, deux ou trois personnes étaient déjà sur le chantier. Il fixa alors son attention sur une porte entre-ouverte, plus loin. Avec un peu de chance il n'y aurait qu'une personne ou même serait-il seul - et la seconde option lui convenait bien plus à vrai dire. Mais la porte étant déjà ouverte, il y avait peu de chance qu'il ne soit confronté qu'à des casiers mal rangés. Il s'avança et poussa cette dernière, quelqu'un était déjà présent en effet.

« Bonjour. » Il racla doucement sa gorge encore un peu légèrement de sa course, prêtant plus attention au travail qui l'attendait qu'à la personne en question. « Je suis un peu en retard, désolé. J'étais volontaire pour aider donc... »

Il se stoppa net, se sentant plus stupide que jamais.

« Oh, Kato-san. »

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Kiyomi Kato
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(#) Re: Retrouvailles imparfaites et imprévues  Lun 23 Mai 2016 - 12:22

Il n'y a pas à dire, il s'en était passé des choses depuis les vacances. Le retour en bus, déjà rien que le retour en bus. Tout aussi courageusement qu'elle avait pu le faire, elle avait évité autant le regard que la proximité de Thomas, préférant se dévouer pour surveiller l'arrière du bus avec ceux qui étaient le plus turbulents au lieu d'avoir une chance de le croiser. Sans compter toutes les fois où elle avait délibérément fait semblant de dormir à son approche. Et c'était plutôt compliqué, parce qu'encore une fois, la part qui disait "C'était p"tetre juste pour se moquer" avait pris le dessus sur celle qui savait que "c'était un petit moment loin de l'agitation et très agréable". Et pour éviter la dissonance cognitive, pour éviter le malaise plus encore, elle avait préféré fuir courageusement.

Mais tout ça était derrière et les longues heures en transport en commun étaient loin. Le coup de soleil s'était mu en petite nuée de tâches de rousseur discrètes qu'elle devrait surveiller pour ne pas se retrouver avec de grosses tâches informes en travers de la trogne. Mais un problème à la fois. Elle aurait tout le reste de sa vie pour s'en soucier et s'en repentir. Non, le problème le plus important pour le moment était d'éviter les surveillants tout en assurant ses cours avec son emphase habituelle. Elle avait trouvé une astuce, elle avait toujours un petit thermos de thé chaud préparé le matin pour ne pas le croiser en salle des profs (vu qu'ils avaient parlé de thé, lui semblait-il) et elle s'était proposée pour faire le tri des dossiers. Personne ne voulait le faire, la place était libre. Elle y mettait du coeur, c'était la meilleure manière d'oublier son état de tension irraisonné.

Elle n'avait jamais vraiment eu d'amis. Des collègues bien sûr, mais des amis du tout. Enfin, ça ne l'avait jamais vraiment dérangée, elle menait sa petite vie loin de tout ça, faisant ce qu'elle aimait le plus: ouvrir les esprits à l'art et la nouveauté. Mais quand le spectre de l'amitié venait rôder autour d'elle, il y avait toujours cet instant de panique plus ou moins long qui venait le chasser. Mais entre deux dossiers, pas le temps d'y penser. Elle avait d'ailleurs presque réussi à retrouver complètement son calme. Un à gauche. Vérifier la date. Poser dans la boite. Vérifier le dossier de dessous.. Elle ne l'avait ni entendu rentrer ni même se justifier. Mais entendre conjointement les lettres de son patronyme lui glaça le sang. Elle ne sut pas ce qui fit contracter le plus ses muscles. Le fait qu'on prononce sciemment son nom, ou celui que la voix n'était associée à aucune boite de sa mémoire. Elle inspira profondément et se retourna, essayant d'avoir l'air le plus naturel possible. Elle avait conservé un des dossiers à la main au cas où elle ait besoin d'envoyer le contenu à la figure de l'agresseur pour fuir.

Bonne nouvelle, elle n'aurait pas besoin de fuir. Mauvaise nouvelle, c'était celui qu'elle avait réussi à éviter aussi bravement depuis "tout ce temps". Elle lui sourit, crispée, consciente qu'entre ses tâches de rousseur, une rougeur se frayait un chemin.

"Oh..Monsieur Harper."

Et la. Plus rien. Le vide. Elle hésita d'ailleurs à opter pour la tactique du dossier à la figure suivi d'une fuite en avant. Mais rien. Alors elle rapprocha le dossier d'elle en le serrant contre elle de ses deux bras et son sourire se fit un peu plus franc, un peu préoccupé même.

"Remis de votre..haem. Petite mésaventure?"

Et tout en reprenant à moitié son tri pour ne pas avoir à lui faire face trop longtemps, elle garda une partie de la tête tournée dans sa direction.

Spoiler:
 

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[00:30:04 30/08/2016] Thomas Harper : j'suis la patience incarnée - quand il s'agit pas de Kiyomi - donc j'ai le temps

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Thomas Harper
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(#) Re: Retrouvailles imparfaites et imprévues  Lun 23 Mai 2016 - 20:11

« Oh... Monsieur Harper. »

La voix résonna comme un bruit sourd et lointain dans le crâne du surveillant. Surtout lointain, en fait. C'est vrai qu'il n'avait pas revu Kiyomi depuis le voyage - enfin, il l'avait aperçue mais souvent occupée ou pendant un cours quand il apportait des papiers administratifs. Alors il n'avait pas cherché à l'aborder, plus par souhait de ne pas la déranger que pas timidité, pour une fois.

Un silence pesant s'installa alors que l'australien se mit au travail, sans vraiment porter attention aux signes gênés qui naissaient chez sa collègue - probablement parce qu'il les connaissait par coeur et avait bien trop l'habitude de les voir en se regardant dans le miroir, le matin.

Puis elle brisa le mur, sans préavis. C'était tout à son honneur.

« Remis de votre.. haem... Petite mésaventure ? »

Un classeur dans les mains, cherchant distraitement la date indiquée, le surveillant se tourna vers la brune, relevant la tête et lui adressant un sourire maladroit.

« Ça guérit plus ou moins. » Fit-il, rangeant ce même classeur sans y prêter une grande attention. « D'ici trois bonnes semaines, je pense qu'on m'autorisera à travailler comme avant. »

Parce que ce qui le préoccupait le plus dans cette histoire, c'était le fait qu'il ne pouvait pas s'adonner librement à son boulot. Thomas aimait son poste, il aimait certains des gosses - non, vraiment, il a juste une aversion pour les moins de cinq ans qui crient - et il voulait qu'on arrête de lui parler de ça, tout le temps. Pas que ça le dérange spécialement, mais il avait l'impression d'être une côte brisée qui se balade dans les couloirs.

Cette fois-ci, il ne laisserait pas le vide s'installer entre eux, le brun ne voulait pas de nouveau que la discussion aille dans le mauvais sens, mais comme à chaque fois que Thomas essaye de répondre de façon automatique - comme les gens sociables savent le faire - il fait une bêtise. Et quelle bêtise.

« Je... Je me demandais si... » Il se frotta l'arrière du crâne, comprenant que rebrousser chemin serait impossible et qu'il n'avait pas assez d'imagination pour inventer autre chose. Tant pis, il mettrait ça sur le compte de la sincérité plus que sur celui de la curiosité. « Si tout allait bien ? Je veux dire... Peut-être que ce n'est que moi, mais je ne t'ai pas revue depuis les vacances, alors, je me posais la question. »

Thomas aurait probablement eut raison ainsi. À cet instant, il privilègiait sa franchise et non sa curiosité, parce qu'il s'était réellement posé cette question. Ça n'avait pas occupé ses pensées nuit et jour, mais... Il avait pensé qu'il aimerait peut-être la revoir. Sans vraiment se demander pourquoi, sans vraiment se prendre la tête - et pourtant, torturer son esprit était l'une des activités favorites de l'australien.

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Kiyomi Kato
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(#) Re: Retrouvailles imparfaites et imprévues  Ven 27 Mai 2016 - 20:31

Ne pas avoir l'air trop malpolie. C'était le mot d'ordre. Elle était beaucoup trop bien élevée pour se permettre, peu importe la raison, d'être malpolie. Et jusque là elle se débrouillait très bien. C'était facile en tant que professeur de théâtre de faire n'importe quoi. On sait qu'ils sont surtout bons pour ça et on est jamais certains qu'ils soient vraiment sincères. C'était une très bonne couverture, pour ça et pour le reste. C'était un peu le James Bond du professorat.

Il s'était mis au travail aussi rapidement qu'elle s'y était remise. Au final c'était pas plus mal. C'est comme quand on mange, quand on est occupé on a pas vraiment le temps de parler. Elle inspira discrètement mais profondément et essaya de faire passer le temps en pensant à plein de choses. Par exemple, à quelle température mettre ses vêtements à laver pour ne pas qu'ils changent de couleur. Ou pourquoi est ce que Roméo est aussi inconstant. Et il répondit. Elle n'eût pas à faire semblant d'avoir l'air à la fois ravie et désolée.

"Ça fera des choses à raconter ! Pour le moment ça semble difficile mais ça sera vite terminé!"

Elle allait ajouter "promis". Mais d'une elle n'y était pour rien et de deux si ça se terminait plus tard elle s'en voudrait pour le faux espoir. Et voila qu'après un court instant de silence, il lança un bout de phrase qui pouvait être équivoque. Mais soyons honnêtes, il y avait beaucoup plus de chances qu'il ne le soit pas. Elle en fit tomber le dossier qu'elle avait dans les mains. Heureusement aucune des feuilles n'en sortit. Elle se pencha pour tout ramasser, mettant le trouble sur le compte de la petite maladresse.

"Oui?"

Heureusement pour elle,sa voix était coupée par le mouvement et son regard absorbé par les rebords du dossier, un peu cornés par la chute. La question tomba comme un couperet .Elle serra tellement fort le dossier qu'elle manqua de peu de l'abîmer plus que la chute en elle même. Elle avala sa salive. Dans sa tête, deux entités se battaient. Celle qui était atterrée qu'il ait le sentiment-justifié-qu'elle l'évitait, et celui qui était presque hystérique à celle que ça lui ait fait quelque chose. Un coup à attraper un rhume de cerveau.

"Je.."

Tu quoi? Vas y Kiyomi. Dis quelque chose de sensé. Ne fait pas la gamine. Allez.

"On a eu pas mal de travail depuis le retour. Ce n'est pas la meilleure période malheureusement. Enfin, je ne sais pas pour vous les surveillants, mais préparer les rentrées scolaires c'est tout une remise en question. "

Et la remise en question n'était pas uniquement par rapport aux cours. Mais ça il était hors de question que ça sorte de sa tête. Et la. Dans un sursaut de quelque chose entre le masochisme, la stupidité et même pourquoi pas la méchanceté de survie, elle lui glissa avec un petit clin d'oeil.

"A moins qu'en fait tu n'aie passé tout ce temps à m'éviter sciemment."

Si ça n'avait pas été elle, elle se serait certainement baffée violemment avant de quitter la pièce. Elle reprit son rangement après avoir posé le dossier en question. L'air de rien. Mais ce silence la, masquait en réalité un abîme de culpabilité. Elle savait très bien ce qu'elle faisait, et encore une fois elle n'avait pas pu s'en empêcher.

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[00:30:04 30/08/2016] Thomas Harper : j'suis la patience incarnée - quand il s'agit pas de Kiyomi - donc j'ai le temps

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(#) Re: Retrouvailles imparfaites et imprévues  Ven 27 Mai 2016 - 23:07

« Ça fera des choses à raconter ! Pour le moment ça semble difficile mais ça sera vite terminé ! »

Thomas souffla, amusé et se tourna légèrement vers sa collègue pour lui sourire. Même si l'australien n'était pas du genre à flancher lorsqu'on essayait de le rassurer, sa remarque le confortait sans vraiment qu'il ne comprenne pourquoi. Ou très probablement qu'il n'ait pas envie de comprendre.

Le surveillant avait tranquillement repris son travail après sa question - en repoussant toute envie de s'excuser d'être impoli, curieux, trop franc - en attendant patiemment, presque sagement, la réponse de la brune. Il avait fait semblant de ne pas remarquer sa réaction - et le dossier qui venait de tomber au sol. Lorsqu'elle hésita à répondre, la culpabilité le rongea d'avantage et il voulut presque faire marche arrière, mais elle lui enleva bien rapidement cette opportunité des mains en prétextant qu'elle avait eu beaucoup de travail - logique, avec la rentrée.

Sa déclaration ne suffit pas pour faire triompher le côté rationnel de Thomas. N'importe qui aurait utilisé une telle excuse - surtout un professeur en pleine rentrée - pour se dépêtrer d'une situation comme celle-ci. Mais cela, l'australien n'en tint pas compte. Il y avait cette pulsion, ce « quelque chose » qui l'aveuglait presque et le persuadait de faire confiance à Kiyomi. Et c'est ce qu'il fit, sans grande surprise. Il entre-ouvrit les lèvres, allant répondre à propos des surveillants et s'avouer rassuré qu'elle ne l'ait pas réellement évité - quoi que la seconde partie de sa réponse n'aurait peut-être pas été de très bon goût. Cependant, Kiyomi l'interrompit et enchaîna. L'australien s'était donc rapidement tût et continua à ordonner la paperasse dans ses mains.

« À moins qu'en fait tu n'aies passé tout ce temps à m'éviter sciemment. »

Sauf que Thomas perdit bien vite le compte. La brune sembla lui faire un clin d'oeil - alors il avait sourit, de façon maladroite, pas franchement convaincante puis s'était tourné dans l'autre sens, ayant pour excuse de devoir placer ses dossiers. Il retenait sa respiration, paniquait, se mordit la lèvre une, deux, trois fois avant que son cerveau ne décide de fonctionner de nouveau pour le sortir de cette situation qui allait finir par l'achever. Habituellement, le surveillant saisissait très bien l'ironie. Mais là, il avait envie d'injustement s'excuser, de quitter la pièce et de ne jamais regarder sa collègue de nouveau dans les yeux.

À la place, il n'abandonna pas. Pas parce que « Les Harper n'ont peur de rien » ni parce que « Sasha et Caleb m'en auraient voulu de m'enfuir ainsi ». Son passé en témoignait, Thomas avait peur mais il n'était pas un lâche.

« Kiyomi. » Fit-il, une fois les mains libres et tourné de nouveau vers sa collègue brune. « Je me... »

Il fut coupé par la sonnerie de son téléphone - et sursauta presque en entendant cette dernière. Il attrapa l'appareil et le nom de « Sasha » s'afficha. Il soupira, proche d'être en colère mais tentant tout de même de garder son calme. « Je... Excuse-moi, je reviens. »

Thomas poussa doucement la porte de la pièce pour en sortir, sans vraiment s'en éloigner. La discussion serait courte, très courte. Son doigt glissa sur l'écran et il colla le téléphone à son oreille. « Sasha, je... Bonjour oui... Je t'ai demandé de ne pas m'appeler quand je bosse... Non... C'est pas grave... J'aurai du temps tout à l'heure... Je t'aime aussi. »

Aussitôt, le surveillant entra de nouveau dans la petite salle, s'excusant à nouveau avant de souffler pour reprendre là où s'était arrêté une minute plus tôt.

« Je me suis presque inquiété de ne plus te voir. Ne compte pas sur moi pour t'éviter. » Fit-il, un sourire plus apaisé que d'habitude aux lèvres, croisant les bras. « Même avec trois côtes brisées. » Enchaîna-t-il sur une note plus humoristique.

Le surveillant n'avait même pas remarqué qu'il l'avait appelée par son prénom, ni qu'il était littéralement en train de lui dire qu'elle avait traversé ses pensées plus d'une fois.

HRP:
 

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Kiyomi Kato
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(#) Re: Retrouvailles imparfaites et imprévues  Sam 28 Mai 2016 - 12:26

Derrière ce calme appliqué se dissimulait à la fois la gêne, la honte, la colère, l'incompréhension et un tas d'autres sentiments qui ne vont jamais bien ensemble. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle avait répondu comme ça. Elle ne savait jamais vraiment pourquoi. Ou plutôt, si, elle le savait très bien mais elle ne voulait absolument pas le voir en face. Ce qui était complètement différent. Elle faisait toujours la même chose, et heureusement qu'elle ne se plaignait pas d'être souvent seule après ça. Elle finissait toujours par devenir désagréable avec les gens qu'elle aimait bien, alors qu'au contraire elle était toujours un modèle de douceur et de compréhension pour le monde extérieur. C'était un paradoxe cruel.

Et c'était encore plus douloureux lorsqu'elle constatait qu'il souriait à ses bons mots et que malgré cet évitement aussi lâche qu'inutile, ils s'entendaient toujours bien, aussi étranges qu'ils étaient, ces deux là. Elle avait certainement commis des impairs au cours de son rangement. Elle n'était pas du tout dans ce qu'elle faisait. Et c'est bien connu que quand on se déconcentre 5 minutes pour passer en automatique on fait les plus grosses bêtises possibles. Elle qui était pourtant très appliquée n'y pensait absolument pas. Ce n'était pas important à côté du psychodrame qui était en train de se jouer à moitié dans sa tête et à moitié dans la réalité. Ca ferait un peu plus de travail à la secrétaire au pire, ça lui apprendrait en même temps à ne pas déléguer son travail. -Non mais-

Elle tentait de garder le sourire. Elle n'y arrivait que très mal, au prix de beaucoup d'efforts. Elle qui était connue pour sa douceur, pour ce sourire qui semblait pouvoir venir à bout de la misère la plus noire peinait à conserver les apparences qui lui furent si longtemps naturelle. Elle se sentit étrangère, à elle d'abord et au monde ensuite. Comme si ce petit mensonge avait détruit une vie de construction. Et pourtant, tous les jours des gens mentent sur leurs intentions, ils s'inventent des vie et abusent des innocents. Mais pas Kiyomi. Elle s'y était toujours refusée pour avoir eu à le subir trop souvent. Mais voila. Voila que par orgueil elle rentrait dans les rangs. Elle se maudissait.

Ravie par le trouble qu'elle jeta dans son esprit, une sorte de HAH tu vois un peu ce que ça fait?! Ce que TU me fais? Tout ce qu'elle détestait. Mais encore une fois, elle n'en montra rien, faisant tout à fait bien semblant de trier en toute innocence. C'était à la fois pathétique, cruel et plein de mauvaise foi. Bravo. En plus, elle avait très bien remarqué que lui non plus n'était pas une référence en matière de relations sociales et qu'il n'avait pas besoin de beaucoup pour être déstabilisé, mais elle avait besoin de partager son malaise, de le forcer à prendre possession de deux esprits.

Il prononça son prénom. Son sang se glaça. Il aurait pu ne faire qu'un tour, mais non, il se figea lentement dans ses veines, elle dut arrêter son mouvement pour attraper le dossier qu'elle visait tant elle avait eu l'impression d'être foudroyée par un éclair de glace. Elle s'attendait à ce qu'il ait compris son petit manège et qu'il lui annonce comme tout le monde qu'il avait horreur qu'on se fiche de lui et qu'il ne voulait plus jamais la voir. Elle avala péniblement sa salive. Ce qui l'empêcha de répondre "oui?" comme elle voulait le faire. Elle tourna le visage vers lui, lentement, inquiète. Prête à recevoir au coin de la nuque le froid couperet. Elle sursauta donc autant que lui lorsque la sonnerie retentit. Elle lui fit signe de la main qu'il pouvait disposer et elle même resta la, incertaine et terrifiée.

Elle lutta également pour ne pas se rapprocher de la porte. Mais voila. Ce n'était pas sa journée, ou du moins ce n'était pas la journée où elle faisait les choses comme il faut. Aujourd'hui elle aurait mérité sa place en enfer, et c'était certainement ce qui l'attendait si elle ne se contrôlait pas. Enfin, que tous se rassurent, elle fut bel et bien punie. Elle n'entendit que deux mots. "T'aime aussi". Et la douche fut de nouveau froide. Voila. Tout s'expliquait. Et elle fit un bond dans le passé. Plusieurs bonds.

"Hey, tu sais, ta copine la, Asumi. Tu pourrais la ramener avec toi à chaque fois qu'on se voit? Genre demain !?"
"Oh, ah..C'était pour ça..Bah écoute, je t'apprécie beaucoup mais il y a déjà quelqu'un.."
"hahahaha nan mais tu pensais vraiment qu'on était amis? hahahahha, hé, viens voir, Kato elle pensait qu'on était amis, hahahah"


Il n'y était pour rien, elle non plus. Parfois les vieux démons frappaient à sa porte. A chaque fois qu'elle appréciait quelqu'un en fait. Et de fil en aiguille tout finissait par mal se passer. Elle aurait du y penser avant de prolonger la conversation avec lui pendant les vacances. Voila. Voila que tout allait se terminer. Restait la surprise du comment. Elle mit un peu de temps, mais elle lui sourit lorsqu'il rentra de nouveau, elle lui fit signe que ce n'était pas grave, après tout, son cœur s'était arrêté pendant quelques secondes. Mort on pardonne tout.

Et comme les tourments en enfer sont aussi variés qu'éternels, cette phrase qui aurait du lui faire autant plaisir que possible lui fit l'impression qu'une lame de rasoir avec laquelle on ferait presque amoureusement les contours de son palpitant. Deux citations lui revinrent en tête a cet instant précis. "“Fragilité, ton nom est femme !”" -Hamlet et “Le fou, l'amoureux et le poète sont farcis d'imagination. ” - Songes d'une nuit d'été. Au moins Shakespeare, lui, était toujours là quand elle en avait besoin. Au final, il était aussi cruel que lui et si le jeu de "a qui ferait le plus de mal à l'autre" était lancé, elle ne serait pas en reste. Elle lui sourit, l'épreuve devenait un challenge. Sa voix s'en trouva certainement un peu moins douce et agréable.

"Presque! Et bien, on a échappé belle."

Elle aurait juré que dans ce sourire qu'elle lui fit là, il y avait une pointe de mesquinerie. Elle reprit son activité pour le dissimuler autant que possible. Elle ne relança pas. Enfin si, pour demander:

"Tu n'aurais pas trouvé une photo d'identité volante? Il en manque une dans ce dossier."

Elle lui montra le dossier avec la photo manquante de sa place. Le sourire faux et la mèche folle. Dissimuler son affection était d'habitude très facile, mais il y avait quelque chose de très désagréable à le faire avec Mister Harper. Fatiguée de lutter en permanence, alors que son regard devait osciller entre affection et rancœur, elle entrevit une chance de ne pas tout foutre en l'air comme d'habitude. Mais pas tout de suite. La, après ces mots volés, elle n'en avait pas la force.

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[00:30:04 30/08/2016] Thomas Harper : j'suis la patience incarnée - quand il s'agit pas de Kiyomi - donc j'ai le temps

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(#) Re: Retrouvailles imparfaites et imprévues  Sam 28 Mai 2016 - 20:58

Habituellement, Thomas ne laissait pas son cerveau interpréter le monde qui l’entourait et cela pour deux raisons. La première, c’était parce qu’il avait tendance à paraître fataliste, morose à toujours penser qu’on lui veut du mal, qu’on se fout de sa gueule, qu’on essaye de profiter de sa gentillesse – car oui, même s’il était quelqu’un d’incroyablement timide et gêné, bordel ce qu’il avait le cœur sur la main – et surtout qu’on le trouve « trop spécial ». La deuxième, c’était parce qu’il avait presque toujours raison à ce sujet. Même s’il passait son temps torturé par la gêne, Thomas était tombé depuis quelques années dans les abîmes du déni de ses propres sentiments. Depuis combien de temps l’australien n’avait-il pas été heureux – parader tout sourire ne comptant pas dans le lot – ? Combien d’année depuis la dernière fois qu’il avait eu un pincement au cœur, s’était senti triste, avait appréhendé une situation ?

« Presque ! Eh bien, on a échappé belle ! »

Alors quand l’ironie de Kiyomi avait sonné comme une fausse note dans l’oreille du surveillant, c’était un peu comme si tout s’était cassé la gueule. D’un coup. Est-ce qu’il l’avait blessée – même s’il ne voyait pas comment il aurait bien pu faire – ? Ou alors, elle n’avait pas trouvé cela drôle et le lui avait fait savoir. Pire, elle se fichait royalement qu’il se soit inquiété de son absence. Peut-être qu’elle trouvait même cela bizarre. « C’est vrai ça. Je ne devrais pas me soucier d’elle comme ça lorsque je ne la vois pas pendant plus d’une semaine. Après tout, nous ne nous sommes parlés qu’une fois ». Pire qu’un Yo-yo, le cerveau du brun était en train de jouer avec ce dernier. Tantôt il se sentait confiant, avait envie de lui parler, de la faire rire, tantôt il voulait partir en prétextant que sa tante hawaïenne avait une maladie incurable et qu’il fallait absolument qu’il parte. Mais Thomas devait bien affronter la réalité non ? Il soupira avant d’essayer de sourire à sa collègue. Il n’avait plus grand-chose à perdre maintenant, si ?

« Tu n'aurais pas trouvé une photo d'identité volante ? Il en manque une dans ce dossier. »

Ah oui. Ranger les documents. Thomas le faisait distraitement et probablement mal, sans vraiment penser au fait que toute l’équipe se ferait engueuler plus tard par ceux qui ont besoin de ces dossiers. La question de la brune lui permit de reprendre ses esprits de façon éphémère, de se concentrer sur quelque chose d’autre que cette boule de nerfs à la fois dans sa gorge et dans son abdomen en même temps. L’australien secoua la tête de gauche à droite puis vida ses mains des deux ou trois dossiers qu’il venait de prendre pour regarder de plus près le document en question. Il tenta de nouveau de lui sourire, d’une façon un peu moins maladroite et plus douce.

« Je vais t’aider, attends. »

Alors il s’était baissé vers la caisse de dossiers de Kiyomi pour fouiller entre chacun d'entre eux. Un ou deux soupirs s’étaient échappés d’entre ses lèvres. Il voulut contenir son embarras mélangé à une autre sensation désagréable qu’il ne connaissait que trop bien et qu’il niât en bloc. Ses yeux se posèrent finalement sur le petit portrait coloré au fond du bac. Il l’attrapa entre ses doigts avant de lever les yeux vers sa collègue.

« Je pense que c’est celle-là. » Déclara-t-il simplement, la courbure de ses lèvres relevée – pas assez pour qu’on appelle cela un sourire – en tendant la petite photo à sa collègue.

Mais comme la tradition l’y obligeait, Thomas ne pouvait pas laisser la situation couler et le silence s’installer. Il avait l’intime conviction d’avoir merdé, qu’elle soit… irritée par son comportement – même s’il ne savait pas vraiment expliquer ce qu’il avait fait de mal – et il voulait redresser la situation. Il était plutôt du genre à tout chambouler, à dire un peu n’importe quoi sans vraiment s’en rendre compte au moment des faits. Et c’est exactement ce qu’il fit. Il n’était pas préparé, il n’y avait même pas pensé une seule seconde. Les conséquences ? Qu’est-ce que sont les conséquences ? Mais est-ce qu’il en avait quelque chose à foutre de ces conséquences en fait ?

« J’y pensais. » Son cœur rata un battement avant même qu’il ne prononce les prochains mots, sentant qu’il allait se prendre un mur, et très probablement le plus violent de toute sa vie. Il sourit, inconsciemment, plus sincèrement. « Le bronzage te va bien. »

À quel moment Thomas s’était-il dit que c’était le bon moment pour faire un compliment ? L’australien ne faisait tout simplement pas de compliments habituellement. Il ne savait pas quand le faire, ça lui semblait toujours gênant et il avait l’impression de mettre son interlocuteur dans une position… dégradante. Merde, le but d’un compliment n’était-il pas de flatter ? Et puis, si il l’agaçait vraiment, en quoi lui dire cela pourrait arranger les choses ? Parce qu’il le pensait réellement ? Et alors ? Bullshit. Tout ce qu’il avait gagné c’était… probablement qu’elle le trouverait encore plus spécial – et pas dans la « bonne » branche de la spécialité évidemment.

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(#) Re: Retrouvailles imparfaites et imprévues  Mar 31 Mai 2016 - 23:19

Elle se détestait, pour ça et pour le reste. Autant pour ses agissements que pour ce qui déclenchait justement cette attitude déplorable. Elle qui était d'ordinaire aussi gênée que bienveillante se retrouvait à faire des sous-entendus désagréables d'un air entendu. L'orgueil est un loup pour l'homme. Plus certainement que l'homme en lui même. Elle essayait de se calmer par tous les moyens, mais une fois à bout, la seule solution qui lui restait était l'ironie mordante ou la méchanceté cruelle. Mais comment est ce que ça avait pu se déclencher? Et surtout pourquoi, elle n'avait pas eu de problèmes de ce genre depuis le lycée au moins.

Le lycée, période désagréable et surtout ingrate au possible pour la jeune Kato qui pensait pourtant avoir fait un sacré chemin depuis. Mais de toute évidence ce n'était absolument pas le cas puisqu'au premier signe de gentillesse elle devenait un abominable dragon cracheur de phrases désagréables. Elle savait pourquoi, mais elle désirait toujours autant oublier. Elle avait ce sentiment très désagréable qu'il se moquait d'elle ou qu'il allait le faire. Il n'y avait aucune raison, elle le savait également. Mais voila, c'était là, comme le ver dans la pomme, ça croquait un petit bout par un petit bout.

Elle cherchait la photo avec plus ou moins d'agacement. Ce n'était qu'un prétexte pour pouvoir passer ses nerfs indirectement, elle le savait et elle avait l'impression que c'était visible comme deux maisons de campagne au milieu d'un bidonville. Et ça l'agaçait. Oui, ça aussi. Quelque part sa réaction lui avait fait plaisir, vraiment. Mais associée à cette idée de trahison, ça devenait presque insoutenable. Elle tenait la photo mais elle regardait juste un peu plus haut que ses yeux, elle ne voulait surtout pas croiser vraiment son regard.

L'attente était aussi éprouvante que sa présence même. La situation était intenable. Il ne s'était rien passé, mais la perspective seule de tenir à quelqu'un ne serais-ce que dans le domaine amical lui était très difficile. Voila pourquoi elle avait toujours été solitaire, parce que c'était la seule manière pour elle d'être une bonne collègue. Et très paradoxalement une bonne amie. Elle était un soutien pour ceux dont elle ne se souciait en réalité que peu, et ce paradoxe rendait ces quelques expériences très douloureuses.

Elle le regarda chercher un instant, un peu n'importe comment et se retint de justesse de lui glisser "T'embête pas hein, je vais me débrouiller". Mais non, ça la soulageait de ne pas avoir à le regarder à moitié pendant quelques secondes. Un bien fou. Enfin, elle le croyait jusqu'à ce que quelque chose dans son cerveau lui hurle de le serrer très fort contre elle et de lui dire qu'elle était morte de peur à l'idée qu'il ne veuille pas être de ses amis. Sincèrement, pas juste un collègue. Qu'elle s'en sentait plutôt proche parce qu'elle se sentait aussi étrangère à la société que lui et qu'elle était contente d'avoir trouvé quelqu'un de différend au milieu de tous ces gens beaux à la vie facile. Mais non , l'orgueil et les fantômes du passé criaient toujours plus fort. Immobile, elle se sentit trembler un instant, ses muscles mimant sans bouger cette accolade qu'elle réclamait en silence.

Ce répit fut trop court. Lorsqu'il releva la tête elle contracta sous ses muscles pour reprendre un semblant de contenance. Elle lui sourit, essayant de gommer ce qu'elle avait laissé passer de désagréable un peu plus tôt.

"Oh ! Merci! Tu as l'oeil !"

Non, décidément ça sonnait faux. Mais elle continua à lui sourire. Elle prit la photo en le remerciant de la tête. Elle fit bien attention à qu'aucun bout de ses doigts ne touche les siens. Elle était persuadée que ce genre de contacts pouvait la faire imploser, littéralement. Elle commença alors à la remettre sous le petit trombone dans le dossier, lorsqu'il lui annonça que le bronzage lui allait bien. Si tout n'était pas comme c'était, elle aurait été ravie qu'il prenne la peine de la rassurer. Mais la, tout ce qu'elle refoulait avec succès depuis des années transforma cette gentillesse en "hé, je me souviens que t'étais mal à l'aise à cause de ton coup de soleil, au cas ou toi tu aies oublié je t'en rajoute un peu." Elle s'interrompit. Elle releva lentement la tête vers lui. Il souriait. Et ce sourire la avait l'air si sincère que son coeur se mit à la bruler. Puis ce fut le tour de ses mains de se serrer, suivi de nouveau par son coeur. Elle inspira sa salive. Et alors qu'elle sentit ses yeux piquer, s'humidifier lentement, elle ne put plus retenir ce contre quoi elle luttait depuis tout à l'heure. Le balbutiement devint haine au cours de la phrase.

"C..Co..Comment peux t.. Pouvez vous être aussi.."

Elle ne finit pas sa phrase, hésita un instant, puis,  pour masquer ses larmes, autant de peine que de colère, elle lui jeta le dossier au visage et quitta la pièce. Le mot, c'était cruel, mais le fait qu'elle soit passée au vouvoiement de nouveau n'était pas bon signe non plus.


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[00:30:04 30/08/2016] Thomas Harper : j'suis la patience incarnée - quand il s'agit pas de Kiyomi - donc j'ai le temps

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(#) Re: Retrouvailles imparfaites et imprévues  Mer 1 Juin 2016 - 2:20

Quand ses lèvres s’étaient touchées en marquant la fin de sa phrase – ou plutôt de sa bombe atomique –, il fit un léger pas en arrière de peur que son interlocutrice sente les battements de son cœur s’il s’approchait trop. Et s’il pensait qu’elle rougirait tout au plus et serait simplement mal à l’aise, Thomas était bien loin de s’attendre à la réalité et d’être capable de la supporter. Et à partir de là, chaque seconde comptait, chaque seconde qui s’écoulait ressembler à des heures, des jours, des semaines durant lesquelles l’australien était paralysé, impuissant. Un imbécile qui n’avait plus le contrôle de ses cordes vocales. Il sentait le sang couler dans ses veines, courir jusqu’à son cœur et repartir pour un tour.

Alors quand il vit les yeux de son amie – pouvait-il seulement l’appeler ainsi ? – briller, il ne comprit pas tout de suite à quel point il avait merdé. Et à quel point tout était si confus dans sa tête. Lui qui passait son temps à cogiter et à faire tourner son cerveau jusqu’à qu’il surchauffe, n’arrivait même plus à penser.

« C… Co… Comment peux t… Pouvez-vous être aussi… »

L’australien fronça les sourcils tremblants, l’incompréhension ayant pris le contrôle de son corps. Si bien que lorsque le document papier heurta son visage de plein fouet – et si le geste avait eu pour effet de faire serrer son cœur, le dossier en lui-même n’avait pas eu un grand impact. Il l’avait rattrapé distraitement, les yeux écarquillés et dirigés vers sa collègue qui quittait la pièce.

« Kiyomi… ? »

Pas un seul mot, un seul regard échangé. La réaction de sa collègue avait eu l’effet d’un ouragan mental et même si Thomas s’imaginait courir pour la rattraper, s’excuser et… – et il ne savait pas trop en fait –, la réalité lui donnait encore une fois une claque à laquelle il ne s’attendait jamais et qui pourtant était bien la chose dont il avait le plus peur au monde.

Pourtant, l’australien était resté le plus immobile possible – comme si bouger allait faire s’effondrer le sol sous ses pieds. Son corps n’agissant plus vraiment. Une dizaine de secondes s’écoulèrent et il n’osait même pas passer la tête par l’entrebâillement de la porte, de peur que Kiyomi soit encore dans les parages.

Il ne soupira pas, ne râla pas contre lui-même – enfin, certaines étagères rapportèrent avoir entendu un grommèlement « … imbécile doublé d’un connard… ». Il avait fini par se résigner de quelque chose, de ce qui venait de le frapper – et il ne savait pas franchement ce que c’était en fait – et s’était remis à ranger, les yeux plissés, l’esprit embué par un peu de colère, beaucoup d’incompréhension, pas mal d’amertume et un immense malaise.

Thomas oserait-il seulement toquer à la porte de sa classe lorsqu’il aurait des papiers à faire passer ? Réussira-t-il à la regarder de nouveau dans les yeux sans voir du mépris dans le regard de sa collègue ?

Il enfoui sa tête dans l'un des documents qu'il avait en main, soufflant contre ce dernier et se sentant incroyablement stupide.

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