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 Everybody Hurts

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Rikuo Morisada
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(#) Everybody Hurts  Mer 16 Nov 2016 - 2:22

Un cauchemar ... oui toute cette histoire ne pouvait être qu'un horrible cauchemar dont j'allais me réveiller d'un moment à l'autre. C'était la seule explication possible ou du moins, c'était la seule en laquelle je voulais croire. Cette rencontre fortuite dans la bibliothèque, cette tétanie qui avait pris le contrôle de mon corps au pire moment, les mots tranchants d'Akihito et ainsi que ses adieux ... tout ça ... tout ça ne pouvait pas être vrai. Mais si tout cela n'était qu'un mensonge, qu'est-ce que je foutais ici à me lamenter ? Il fallait que je me rende à l'évidence, tout était finit. Les dernières paroles d'Akihito, même prononcé en français avaient été parfaitement claires mais je ne les assimilaient vraiment que maintenant. "Adieu" ... que ce mot pouvait faire mal quand il sortait de la bouche de quelqu'un que vous aimez.

Ces cinq lettres continuaient de me hanter tout en s'assurant de faire le plus de dégâts possible dans mon esprit à tel point que je ne pensais plus qu'à ça. J'avais passé la plus horrible nuit de ma vie, je me retournais dans tout les sens sans jamais pouvoir trouver le sommeil. Je ne pouvais m'empêcher de me ressasser le drame survenu plus tôt. C'est en regardant l'autre lit de ma chambre que je fus un minimum soulagé de ne plus avoir de colocataire car si ça avait encore été le cas, il aurait certainement compris qu'en plus de me retourner toutes les cinq minutes, j'avais passé ma nuit à pleurer.

Le lendemain, confortablement emmitoufler dans mes couvertures, j'avais hésité à me lever pour aller en cours. Je n'avais pas envie d'y aller et pour tout dire, en ce moment, je trouvais même que mes études n'avaient aucune importance. Mon père me tuerais s'il m'entendait dire ça mais je ne voulais croiser personne aujourd'hui. Surtout qu'en plus de ça je devais avoir une gueule de déterrer. Je pris la peine de me lever et de m'habiller malgré tout et en croisant le miroir de la chambre je vis que mes doutes s'avéraient exacts, j'avais bel et bien une tête de revenant. J'hésitais à me faire passer pour malade. Après tout j'avais quoi aujourd'hui ? Deux heure de photographie puis langue vivante et ensuite ... je ne sais même plus.

Il me fallut un bon moment de réflexion ainsi que beaucoup de bonne volonté pour franchir la porte de ma chambre et rejoindre les autres élèves. J'imagine que j'avais pris la bonne décision en allant assister malgré tout aux cours. Cela dit, même face à la matière que j'aimais par-dessus tout je n'arrivais pas à me concentrer sur les explications d'Horime-sensei. J'avais passé le plus clair de mon temps à regarder par la fenêtre à me demander si tout était définitivement perdu avec Akihito. Je me posais question sur question à tel point qu'il me fallu un moment pour comprendre que la sonnerie avait retenti depuis plusieurs minutes déjà. Bon, direction le cours de langue vivante, l'un de mes calvaires quotidiens. J'avais du mal dans ce cours et le fait que je n'avais pas la tête à étudier quoi que ce soit n'aidait pas. J'alternais entre prendre des notes au hasard et repenser à Akihito. J'étais crevé et plus je repensais à la veille et plus je me sentais mal. J'avais l'impression d'étouffer dans cette classe. Mon regard fixa porte avec insistance pendant un bref instant avant de survoler l'ensemble de la pièce. Finalement mes yeux se posèrent sur Heisuke, un étudiant qui ressemblait à si m'éprendre à Akihito et qui, involontairement, me mettait mal à l'aise. Jusqu'à maintenant je pouvais justifier ça par cette stupide histoire avec Keito mais aujourd'hui ... Voire le sosie de mon ... ex petit ami me brisait le coeur. Reveille-toi Rikuo, Heisuke n'est pas Akihito. Prenant conscience que cela faisait un bon moment que je fixais l'étudiant je détourna les yeux rapidement. Qu'est-ce que je fou bon sang ? Il fallait vraiment que je sorte. Sans attendre je leva la main pour interpeller le professeur et demanda la permission d'aller à l'infirmerie.

J'étais sûr que j'allais avoir des soucis mais après avoir quitté le cours je n'avais pas pris la direction de l'infirmerie. J'avais juste besoin de souffler et d'être au calme. J'avais besoin de réfléchir et de déprimé seul de mon côté. Comme à mon habitude j'avais rejoint le toit du lycée, c'était depuis longtemps mon refuge et ici il y avait peu de chance que quelqu'un vienne me déranger. Mais malheureusement même cet endroit me rappelait Akihito. C'était ici qu'il avait finit par accepter mes sentiments à son égard. C'est aussi ici qu'on s'est violemment disputé pour la première fois et c'est aussi ici qu'on s'est choppé l'une des pire retenue de notre vie... Je sentais mes larmes recommencer à couler le long de mes joues. Je n'aurais pas dû venir ici ...

Cela faisait un moment que j'étais sur le toit. En regardant l'heure sur mon portable je me rendais compte que les heures de clubs étaient déjà presque passées. Une fois de plus j'avais délaissé mes tâches au club de Kyudo. Déjà que je n'y allais plus très souvent depuis mes récents problèmes... Je crois que je vais finir par raccrocher ma veste de président. J'avais finalement passé toute ma journée ici on dirait. Assis contre les grillages qui me séparaient du vide j'avais passé une bonne partie de mon temps à repenser à la veille. Je me demandais si tout aurait été différent si j'avais su directement trouver les bons mots, si j'avais su lui dire dès le début les soucis que je rencontrais chez moi ou bien si j'avais simplement su lui dire hier que je l'aimais... Pendant mes nombreuses interrogations, j'avais commencé à entamer un nouveau paquet de cigarettes qui, si j'en juge par son contenu actuel, n'est plus qu'à un quart de sa capacité. Il faudrait que je me calme un peu sur la nicotine et ce n'est pas mon cendrier de poche débordant qui dira le contraire.

Et maintenant ? Et bien, toujours installé, écouteurs et musique déprimantes dans les oreilles, j'avais repris une très vielle habitude, écrire à Kaori. Cela faisait une bonne heure que j'écrivais, arrachant par moment les "lettres ratée" de mon carnet pour les lancer plus loin. J'essayais de lui décrire Akihito, notre rencontre, nos innombrables disputes, notre mise en couple, notre relation et aussi ... notre séparation. Plus le temps passait et plus j'avais du mal à écrire. Mes mains s'engourdissaient et je tremblais régulièrement. J'aurais bien aimé justifier ça par le froid qu'il faisait mais l'encre diluer dans mon carnet ne trompait pas, j'étais une fois de plus en train de craquer.

« A quoi ça rime de faire ça ... »

Les yeux embués de larmes, je fixais les derniers mots que j'avais écrit. Des mots que Kaori ne lirais jamais de toute façon alors à quoi bon. Pris de colère, je me releva d'un coup et balança violemment le carnet le plus loin que je le pu.

« Elle n'en aurait rien à foutre de toute façon ! »

Le désespoirs me faisait faire n'importe quoi mais dans le fond je n'avais pas tout à fait tord. Kaori n'était plus là et Akihito non plus. Même Lutecya n'était plus à mes côtés et Tooru se trouvait à l'autre bout du pays. Je n'avais plus personne. Je me laissais glisser une fois de plus le long du grillage en essayant de retenir un sanglot. Et je fais quoi moi maintenant ? Chose que je n'aurais pas dû faire, je ralluma une nouvelle cigarette dans l'espoir de me calmer. Ce n'est qu'en l'observant un moment se consumer qu'un nom me vint à l'esprit, Keito. Je ... je ne sais pas si je devrais l'appeler. C'est vrai qu'on est plus ou moins ami maintenant mais je ne sais pas si ... enfin, de toute façon je n'ai rien à y perdre j'imagine.

Je sortis mon portable et hésita un moment entre appeler ou envoyer un message. Il est peut-être occupé dans un club à l'heure qu'il est. Quoi que les heures sont bientôt terminées... Je préférais opter pour le message. Au moins je suis sûr qu'il l'aura à un moment ou un autre.

Keito est-ce qu'on pourrait parler stp ?
Si tu ne veux pas c'est pas grave c'est juste que ça ne va pas trop et ... j'ai besoin de parler à quelqu'un.
je suis sur le toit.


Même dans mes messages j'ai l'air pathétique. Je comprendrais qu'il ne vienne pas en lisant ça.

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(#) Re: Everybody Hurts  Dim 27 Nov 2016 - 19:06

Un dribble, une passe, je m’avance, récupère le ballon et tente un tir à trois points. Manqué… Rebond d’un camarade qui met le panier. Une légère remarque comme quoi je ne suis « pas assez concentré aujourd’hui », de la part de l’entraineur… Pas la peine de se demander pourquoi, la réponse est toujours la même : Heisuke. C’était déjà le cas il y a trois mois, ça le sera jusqu’à ce que nos problèmes disparaissent de nos mémoires. Quand le monde aura fini de nous mettre des bâtons dans les roues.

Fini ? Ah, ok… Ce n’est pas tout à fait l’heure mais tant pis. Il semble que Alsbach-sensei a une sorte de réunion ou un truc dans le genre et qu’il est obligé de nous laisser finir de nous entrainer seul, si on le souhaite. Parfait, je vais en profiter pour me « détendre » sur le toit avant de rejoindre Heisuke et Chenille dans la chambre… Pourquoi a-t-il fallu que nos parents organisent ce diner bidon l’autre jour ? Il était tellement inutile que nous soyons présents Tessa et moi ! Aïe… Ma tête… Je ne dois plus y penser sinon je risque de fumer plus d’une cigarette.

Dans les vestiaires, je prends une douche rapide avant de m’habiller, prendre mes affaires et me diriger lentement vers les dortoirs du lycée. J’observe vite fait les environs et, une fois certain que la voie est libre, je monte les escaliers menant au toit. Arrivé aux dernière marches, j’entends un bruits provenir du toit et je m’arrêtes net…


« Elle n'en aurait rien à foutre de toute façon ! »

… je ne reconnais pas la voix mais, vu le ton et le bruit qui l’a précédé… le toit est déjà occupé par quelqu’un qui n’a pas spécialement envie de voir du monde. Comme je ne me sens pas l’âme d’un bon samaritain, je préfère passer mon chemin et trouver un autre lieu pour fumer tranqui- ‼

Alors je commence à redescendre, mon portable sonne et je me crispe instantanément. Est-ce que je m’habituerais un jour à ce que mon portable sonne ? D’habitude pour les cours, il est en silencieux, mais j’ai promis à Heisuke de retirer ce mode une fois « libre » car je manque trop souvent ses messages… Vu notre relation en ce moment, je ne peux que le faire afin de ne pas attiser les braises. Sans plus attendre, je sors le portable de ma poche et je reste bugué devant le nom affiché : Rikuo Morisada. J’avais oublié que je n’avais pas que Tessa, mes parents et Heisuke dans mes contacts… Pourquoi m’envoie-t-il un message ?

Après avoir lu le message, mes yeux blasés se tournent vers la porte du toit… Je crois que finalement, je ne vais pas avoir d’autres choix que de jouer le bon samaritain… Même si je ne lui avais rien demandé à ce moment-là, il a été là pour m’aider lors de notre violente rupture, alors je crois que je dois le faire. J’y suis pas mal réticent car je suis nul en la matière mais ce n’est pas comme si j’avais vraiment le choix.

Je range mon portable sans lui répondre, il est à quelques mètres alors ça serait débile de le faire, avant de remonter les marches et pousser la porte du toit. Sa tête est aussi parlante que son message… Je ressemblais à ça lorsque j’ai trouvé la lettre ? C’est effrayant… En silence, ou presque, je referme doucement la porte et me dirige vers ce qu’il se trouve au sol quelques mètres devant lui. Je le ramasse et va m’asseoir à côté de lui, le long du grillage. Le carnet posé entre nous deux, je m’allume une cigarette et regarde devant moi. Et maintenant ? Je fais quoi ? Qui commence à parler ? Je suppose que ça doit être à moi.


« J’ai reçu ton message… Tu peux parler. »

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(#) Re: Everybody Hurts  Mar 6 Déc 2016 - 0:47

Tout comme le carnet peu de temps avant, j'avais la furieuse envie d'envoyer balader le portable à l'autre bout du toit. Ca aurait été plus que stupide je le sais mais les actes irréfléchis je les collectionnais non ? Heureusement que je me contrôlais encore un minimum pour me contenter de le serrer dans ma main. Plus que de raison certes, mais au moins c'était déjà mieux que de faire un vol plané pour s'écraser quelque part sur le sol. Keito allait peut-être répondre après tout. Je l'espère même si d'un autre côté je redoutais un peu sa réaction. Quand il avait rompu avec Heisuke, le fait qu'il se soit confié à moi ne tenait que du hasard. Si je n'avais pas été sur le toit ce jour-là peut-être qu'il ne serait toujours pour moi qu'une vague connaissance avec qui j'aurais partagé quelques moments embarrassants. Tout ça pour dire qu'au fond, quand tout allait au plus mal, il ne m'avait pas volontairement appelé. Normal cela dit, bien que ce ne soit pas mon cas aujourd'hui. Mais de toutes les personnes que je connaisse à Kobe, Keito était la plus à même de me comprendre. De comprendre l'état dans lequel on se retrouve quand la personne que l'on aime prend seul la décision de partir sans nous laisser l'occasion de dire quoi que ce soit. Enfin d'une certaine manière, moi contrairement à lui, j'aurais pu faire quelque chose si j'avais eu le courage de réagir. De plus, dans mon cas, la cause de tout les problèmes ne venaient pas d'une tierce personne. Pas de photos truquées, pas de relation mal interprétées, pas d'ex-meilleur ami venu détruire des années de romance, ... non, dans mon histoire avec Akihito la seule chose qui avait posé un réel problème c'était moi. A chaque fois c'était moi. Ca aurait été tellement facile de blâmer ma famille. Dire que mes réactions étranges envers mon petit-ami n'étaient là que par leurs fautes mais dans le fond, même si elle avait un rôle à jouer dans tout ça, la base du problème était toujours le même. J'étais tout simplement mort de peur. Mon amour pour lui était venu tout naturellement, je n'avais pas eu à réfléchir bien longtemps pour en venir à la conclusion du " je l'aime donc je veux être avec lui " mais à aucun moment je n'avais réfléchit à la suite. Et le résultat de tout ça ? Depuis que je suis avec lui, à chaque pas que l'on fait en avant, je refais un pas en arrière. Tout ça parce que je suis un trouillard qui a la frousse de vivre pleinement sa relation et de la voir évoluer. Je me demande si au moment où j'avais parlé de "ne plus assumer" à Akihito je parlais vraiment des mensonges que je devais raconter à mes parents pour nous cacher ou si dans le fond mes mots ne reflétaient que ce que je n'avais jamais voulu m'avouer... non... stop. Je ne veux pas penser à ça. Tout ce que je veux ... C'est qu'il revienne car la seule certitude que j'ai aujourd'hui, c'est que malgré le tourment dans lequel je me trouve, j'aime toujours Akihito.

C'est au moment où je me décidais enfin de retirer mes écouteurs et à déposer mon portable à côté de moi que je remarquais la présence de Keito. Je ne pensais pas que je m'étais laisser perdre dans mes pensées si longtemps mais pourtant l'autre étudiant m'avait déjà rejoint sur le toit et prenait même la peine de ramasser mon carnet. J'essuya rapidement mon visage avec ma manche pour essayer d'être un peu plus "présentable" et avoir moins l'air d'un chouinard même si c'était peine perdue. Je lui adressa un léger "merci" quand il déposa le cahier avant de s'installer et d'allumer une cigarette à son tour.

« J'ai reçu ton message... Tu peux parler. »

C'était assez brusque comme début de conversation mais je ne m'attendais pas vraiment à autre chose de sa part. Au contraire, cela aurait été plutôt inquiétant qu'il se mette à vivement réagir de lui-même et à poser pleins de questions d'un coup. Je détournais légèrement la tête dans sa direction avant de regarder à nouveau devant moi. Ce n'est qu'après avoir pris une bonne inspiration sur ma cigarette que je finis par lui répondre.

« Akihito m'a quitté. »

C'était court et concis mais ça résumait bien la situation. Les mots avaient eu du mal à sortir mais au moins maintenant c'était dit. J'appuyais ma tête contre le grillage, essayant de respirer calmement pour enchainer.

« J'ai tout fais foiré, je me suis empêtré dans des histoires à la con et maintenant... il est parti. »

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(#) Re: Everybody Hurts  Sam 10 Déc 2016 - 10:15

Ne faisant pas trop attention à ses remerciements pour le carnet, je tire sur ma cigarette, attendant qu’il commence à parler. C’est ce qu’il voulait après tout, non ? Après, s’il reste silencieux, ça ne me dérange pas, j’aime la tranquillité du toit. C’est d’ailleurs la raison principale de ma présence dans les parages, à la base… Je sens son regard sur moi pendant quelques secondes et je fais à peine de même, lorsqu’il regarde à nouveau devant lui, tirant grandement sur sa cigarette.

« Akihito m’a quitté. »

Il finit par cracher le morceau même si je m’en étais déjà douté. Si ça n’avait pas été pour ça, je doute qu’il m’aurait appelé moi. S’il m’avait sorti que sa grand-mère était morte et qu’il avait besoin de réconfort, je l’aurais redirigé vers son mec… Il serait plus à même de le comprendre et le consoler… Quoi que, ils viennent de rompre donc peut-être pas finalement…

« J'ai tout fais foiré, je me suis empêtré dans des histoires à la con et maintenant... il est parti.

Ok, il a fait le con et ça se retourne contre lui… Il est donc le fautif non ? Comment suis-je sensé le consoler ? Je crois que c’est à moi de parler alors tentons d’en savoir plus avant de juger.

« Quel genre d’histoires ? »

S’il me réponds simplement « à la con », je me tire et l’ignore à nouveau jusqu’à la fin de l’année…

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(#) Re: Everybody Hurts  Ven 27 Jan 2017 - 23:33

« Quel genre d'histoires ? »

J'étais légèrement tenté de lui répondre en qualifiant une seconde fois ces histoires de stupide mais ça n'aurait pas vraiment fait avancer notre discussion. De plus, quelque chose me dit qu'une réponse aussi conne n'aurait eue pour effet qu'irrité quelque peu Keito. Même s'il ne me foutait plus la frousse comme à l'époque je préférais éviter. Surtout qu'en plus de ça, il se retrouvait ici à m'écouter à ma demande alors autant dire les choses clairement sans détours.

« Le genre qui nous force tellement à mentir qu'au bout du compte on enchaîne les conneries sans rien y comprendre »

Bon, pour le "dire clairement les choses" on y repassera. Ce n'est pas avec un truc aussi flou que qui que ce soit comprendrait la moindre chose au bordel sans nom dans lequel je me trouvais. Surtout qu'à ce niveau-là, on ne parlait même pas encore du manque total de communication entre Akihito et moi ni même de notre dernière et ultime dispute qui en découlait. Les yeux rivés sur ma cigarette, j'en tapotai le bout pour faire tomber les cendres qui s'y accumulaient avant de reprendre.

« Je ne sais pas si tu t'en rappelles mais à la soirée d'entreprise je t'avais parlé d'une fille qui se faisait passer pour ma petite amie. Je sais qu'il y avait d'autres problèmes entre Akihito et moi avant ça mais c'est à partir de là que les choses se sont vraiment misent à foirées »

Je passais volontairement sur le fait que nous étions en froid à ce moment-là car non seulement cette histoire s'était régler par la suite avec en prime l'apparition d'Hikaru mais surtout parce que je n'avais pas vraiment envie d'ennuyer Keito avec toutes les histoires superflues à ce qu'il se passait dernièrement. Et puis, disons clairement les choses, notre couple avait connu tellement peu de moment d'accalmie que j'étais bon pour tout raconter depuis le jour de notre rencontre... Même notre mise en couple s'était faite sur une discorde tiens. Pour tout dire, notre relation basée sur l'impulsivité et pas mal de coups de tête me faisait juste penser à un navire en pleine tempête. Pas étonnant qu'il coule après avoir passé son temps à tanguer dans tous les sens.

« Lutecya avait juste dit ça au hasard pour m'épargner lors d'un interrogatoire surprise de ma mère et sur le coup je trouvais que c'était plutôt une bonne idée. Je ne sais pas si tu peux imaginer à quel point j'étais soulagé d'un poids ce jour-là »

J'avais eu un petit pincement au coeur en voyant ma mère aussi heureuse pour nous alors qu'il n'y avait absolument rien de romantique entre la jeune fille et moi mais le fait de savoir ma vraie relation à l'abris pendant quelques temps pris le pas sur le reste.

« Mais malgré ça, je voulais tellement écarter Akihito de ma famille que je n'ai même pas pris la peine de lui parler de tout ça. Je ne dis pas que je ne voulais vraiment lui cacher cette histoire mais disons que ce n'était jamais le bon moment »

Je baissa les yeux et parti dans une silencieuse contemplation de mes chaussures le temps de me maudire une fois de plus de ne pas avoir ouvert le dialogue à ce moment-là. Si je lui avais expliqué les choses directement, Lutecya ne se serait pas sentie obligé d'aller à sa rencontre pour tout lui balancer, nous aurions évité la retenue de l'enfer et peut-être qu'Akihito aurait été à mes côtés face à la pression parentale ... Peut-être.

« Je ne sais toujours pas pourquoi elle a fait ça mais Lutecya a tout balancé à Akihito du jour au lendemain sans même m'en parler. S'ils n'étaient pas restés coincé sur le toit ce jour-là j'ignore si j'aurais été au courant de leur discussion »

Je voyais bien Akihito me dire de but en blanc qu'il savait tout au sujet de notre mensonge et qu'il attendait une fois de plus des explications mais je ne pense pas que l'étudiante aurait osé m'avouer qu'elle avait délibérément trahi notre secret. Délibérément ... c'était peut-être ça le pire. Si les choses étaient venues involontairement sur le tapis pour une raison ou une autre j'aurais peut-être pardonné à Lutecya mais ce n'était pas le cas. Il y avait même cette histoire de message de la part de la jeune fille qu'Akihito n'aurait pas vu. Comme quoi les choses avaient bien été préméditer ....

« Arpès ça on a tout les trois finis en retenue pour quedal avec une prof qui essayait de comprendre pourquoi tout le monde se tirait la gueule. Tu me crois si je te dis que c'est tellement parti en vrille que j'en ai même été jusqu'à dire en pleine classe que j'étais gay ? Devant ma prof principale en plus ... » dis-je en soupirant mes dernières paroles.

Soit dit en passant, je me demande toujours aujourd'hui si Horime-sensei avait vraiment le droit de nous faire la retenue. C'était les surveillant qui nous gardaient en général. Etait-ce un plan bidon pour qu'on discute ou ... ? En tout cas si c'est le cas c'était vraiment une idée à la con.

« Mais ce que je ne comprends toujours pas, c'est que même après la dispute qu'il y a eu en retenue entre moi et Lutecya et la découverte de mon faux couple avec elle, Akihito n'a rien dit. Pas le moindre commentaire... rien. Il s'est juste contenté de faire comme si rien ne s'était passé et on a repris sans même en reparler »

Une fois de plus, notre manque de communication était plus que flagrant. Après tout ce bordel, je m'attendais au moins à ce qu'il fasse la tête ou bien simplement qu'il me demande "Pourquoi ?". Pourquoi je ne lui en avais pas parlé avant, pourquoi j'en étais arrivé là, pourquoi c'était elle et non moi qui étais venu tout lui avouer ? Mais non, rien. C'était simplement resté là, quelque part, en suspend.

« Et le pire dans tout ça c'est que ce n'est qu'un début... »


Hrp:
 

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