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 Dance like there's no tomorrow // pv. Gaël

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Ketsuki Iwasaki
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(#) Dance like there's no tomorrow // pv. Gaël  Dim 1 Jan 2017 - 16:28

Dance like there's no tomorrow

ketsuki & gaël




Pour la première fois de ma vie, je m'étais affirmé. J'étais allé contre une décision de mes parents. J'avais décidé de poursuivre ma passion malgré leur claire réticence. " La danse classique ? Mais ce n’est pas un sport de garçon ça, fais du kendô ou quelque chose ! Et n'espère même pas devenir danseur, tu seras dans la finance comme moi ! Remets les pieds sur terre jeune homme. " Avait aboyé mon père au téléphone, la veille. Combien de fois avais-je entendu des discours similaires, si ce n'est des moqueries sur mon absence de masculinité ? Je ne comptais plus. Les pieds , je ne voulais pas les avoir sur terre mais sur une piste de danse . Je ne voulais pas rester assis derrière un ordinateur toute ma vie à gérer des chiffres, comme mon père. Je voudrais être danseur étoile et pourquoi pas un jour ... me produire à l'Opéra de Paris. C'était mon plus grand rêve, que je gardais secret. Je n'osais même pas imaginer les réactions de mes proches si c'était un jour révélé. De toute façon,  j'en étais encore bien loin et je n'osais même pas y penser, c'était trop ambitieux, trop arrogant, trop inaccessible.

Pour l’instant, le club de danse du lycée me suffisait. Je n'avais plus à me cacher, plus à avoir honte de ma passion. J'avais une vraie salle à ma disposition, avec un vestiaire, des barres, des miroirs, une sono ... bref, tout ce dont j'avais besoin. Et je comptais bien au profiter. Au diable ces bourgeois étriqués qui me servaient de parents !

Dès que les cours furent terminés, j'allais chercher mon sac de sport dans mon casier et pris la direction du club. Je brûlais d'impatience d'assouplir mes nouvelles pointes que j'avais acquises derrière le dos de mes parents. Danser me ferais oublier cette journée de cours aussi morne que les précédentes. Sans personne à qui parler, je m'étais contenté d'étudier et ça me pesait sur le moral. Il fallait que je voie quelqu'un avant de faire une nouvelle crise d’autophobie. Je n'aurais qu'à appeler Iris après la danse. Je me contentais de prendre quelques anxiolytiques, ces précieux cachets qui soulageaient mon anxiété. C’était une mauvaise idée, j’en avais déjà pris ce matin, si ça continuait j’allais être totalement dépendant. Bah, tant pis. Une galère de plus ou de moins n à ce stade …

Je me dirigeais vers le club et entrait dans la salle lentement, au cas où quelqu’un s’entraînerait. Je ne voulais pas déranger. Mais personne n'était encore là. Tant mieux, j'allais pouvoir répéter en musique. Je fis un rapide passage aux vestiaires pour enfiler mon collant, mon débardeur et mes pointes  J'observais un instant ma nouvelle acquisition. Mes pointes avaient beau être raides en raison de leur nouveauté, cela faisait plaisir à voir. Elles contrastaient avec les anciennes dont les extrémités étaient complètement détruites par la pratique et les semelles blanchies par la colophane. Malmenées par les ans et les exercices, elles avaient fait leur temps. J’attachais mes cheveux mi- longs en une petite queue de cheval assez risible, mais nécessaire. Rien de plus énervant que d’avoir les cheveux dans la face quand je danse.

Je commençai par quelques échauffements, étirant consciencieusement chacun de mes muscles avant de faire exercices à la barre. J'allais pouvoir commencer mon enchaînement. Je mis en route un morceau qui me tenait particulièrement à cœur. La Danse Macabre . J'avais dansé sur ce morceau tellement de fois que j'avais inventé dessus une petite chorégraphie que je pourrais effectuer les yeux fermés. Je l'avais améliorée et modifiée au fil des années et c'était toujours un plaisir de danser dessus.

Entre-chat-quatre, Sissonne, Retiré, Pirouette en dehors, Retiré, Arabesque, Pirouette en Attitude , Glissade, Sissonne avant arrière droite gauche, Glissade, Assemblé, Soutenu…

Même si les gestes semblaient me venaient presque naturellement après tant de pratique, c'était en réalité un travail de chaque instant qui tiraillait mes muscles. Et pourtant je ne m'arrêtais pas. J'étais à ma place. Parce que la musique me portait, m'entraînait dans mes mouvements, sans avoir besoin de réfléchir. Les pas glissaient sur la musique, la danse se confondait avec les notes. Toujours.

« Voyez la musique et écoutez la danse... » Maurice Béjart avait raison. C'était une des raisons pour lesquelles j'admirais ce chorégraphe franco-suisse de génie , entré à l'Opéra de Paris à l'âge de seulement 14 ans . Lorsque l'on voyait les gens danser sur ses compositions, cette phrase prenait alors tout son sens. Un jour, je devrais essayer de danser sur un de ses chorégraphies, tiens. Lorsque j'aurais le niveau.
Toujours se fixer des objectifs, viser plus haut pour progresser.

Je ne remarquais même pas que quelqu'un venait de pénétrer dans la salle.


 

 

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Dernière édition par Ketsuki Iwasaki le Dim 1 Jan 2017 - 23:59, édité 1 fois
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(#) Re: Dance like there's no tomorrow // pv. Gaël  Dim 1 Jan 2017 - 23:08

Dance like there's no tomorrow #Ketsuki
Qu'est-ce qui est le pire ? Comprendre les possibles douloureuses paroles et critiques des autres ou bien ne pas les comprendre et devoir presque tout s'imaginer ? Je suis dans le second cas, et je confirme, cela est bien le pire. Je ne sais pas, ou du moins que partiellement, ce que disent les autres ici. Le japonais n'est pas ma langue, aucunement, je sais la lire et l'écrire, mais la comprendre et la parler.. ? Non, cela n'est pas dans mes capacités actuelles. Je suis donc forcée de m'imaginer, de penser savoir ce que le monde autour de moi se racontent. Je me demande souvent s'ils parlent de moi, s'ils ne profiteraient pas de la barrière de la langue pour faire sortir haut les messes basses qui devraient être prononcées bas.

Je peux sembler paranoïaque, mais je suis ainsi. L'anxiété et le doute sont mes plus grands alliés devant l'inconnu. Je dois constamment tenter de déchiffrer ce qui est dit, je dois constamment lire le visage d'autrui pour comprendre le ton de la chose. C'est plutôt fatiguant à la longue, raison de plus pour me couper du monde et me concentrer sur des choses bien plus importantes que le fait de sociabiliser. Cela ne fait que peut de temps que je suis dans cet établissement, et pourtant mes vieilles habitudes ne sont pas parties, loin de là même.

Visage renfermé. Tête haute. Démarche rapide, mais plus similaire à celui d'un chat que d'un éléphant. Écouteurs dans les oreilles. Voilà comment on me voit constamment en dehors des cours, que ce soit dans les couloirs, à l'extérieur, etc. C'est aussi de cette manière que je me dirige vers la salle dédiée au club de danse. Néanmoins, la tenue pour la danse en plus : Un leggings noir, combiné à un haut de la même teinte, et surplombé par un sweat écarlate. À mes pieds se portent les chaussures d’intérieurs de l'établissement, mes pointes et autres matériels (tels qu'un linge ou une bouteille d'eau) se trouvant dans mon sac aux couleurs sombres. Mes cheveux sont partiellement attachés en une fine queue. Je m'attache que très rarement les cheveux entièrement quand je danse, cela me donne des maux de tête à force. Mais passons.

Me voilà en face de la salle, la musique y parvenant se mêle à celle que j'écoutais sur le chemin. J'augmente le son de mes écouteurs pour masquer comme je peux l'autre musique. Je ne voulais pas être perturbée, dérangée par le monde qui m'entoure. Surtout quand je souhaite danser. J'ai toujours préféré faire cela seule ou encore en oubliant les personnes autour. Et ainsi, me concentrer uniquement sur la mélodie me guidant et mes pas et les gestes me possédant peu à peu dans l'adrénaline, dans la drogue de ma passion.

Je me permets néanmoins un regard de l'endroit, nous n'étions que deux pour l'instant donc. J'observe, j'examine, brièvement la personne en face de moi. Un individu à la chevelure blonde, dansant du ballet avec des pointes. Un individu aux traits aussi ambiguës que les miens. Cela me fait sur le moment hausser un sourcil, avant d'hausser les épaules et poser mon sac dans un coin. Aucun mot n'est sorti d'entre mes lèvres à son égard et encore moins un regard à un regard. Comme je l'ai dit, je ne suis pas du genre à aller vers les gens.

Je m'avance nonchalamment vers la barre et commence à m'échauffer, m'étirer comme je l'ai toujours fais. Toujours cette musique qui m'assourdisse les oreilles à travers les écouteurs. Une fois lancée, le fait qu'une autre personne était dans cette salle m'est complètement effacé de l'esprit. Cela a toujours été comme ça, au grand dam de ma belle-mère. Mais qu'importe. Je dois juste travailler encore et encore.

M'améliorer. Me perfectionner.

Pour devenir une Prima Ballerina.

 
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(#) Re: Dance like there's no tomorrow // pv. Gaël  Lun 2 Jan 2017 - 0:03

Dance like there's no tomorrow

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Une fille - ou un garçon qui sait ? (en tout cas je n'allais pas m'amuser à le lui demander. Moi-même j'abhorrais cette question) venait d'entrer dans la salle. Je ne remarquais cette personne qu'à la fin de ma chorégraphie, trop pris dans mon monde pour faire attention aux alentours. Cela faisait une semaine que je venais ici et ne l'avais jamais vu avant. Pouvait-il s'agir d'un nouveau- venu ? Cette petite tête blonde aux yeux d'émeraudes et au corps svelte ne me disait rien. Le nouvel arrivant se dirigea vers la barre et débuta sa séance par quelques échauffements de base. Je ne pouvais m'empêcher de l'observer du coin de l'œil, de jauger sa technique. Pas par esprit de compétition ou critique gratuite. Je ne pouvais juste pas m'empêcher d'observer les autres me dire que tout le monde était meilleur que moi. Et cette fois ne faisait pas exception. Ça m'arracha un soupir qui passa inaperçu.

Je me demandai alors si ma musique pourrait gêner le nouveau membre. Comme dit précédemment, je ne voulais pas gêner. J'avais toujours cette impression de malaise, de déranger les gens quoi que je fasse.

Tu veux que j'éteigne ma musique?

Pas de réponse.

Génial.

Ce nouveau membre devait me détester. Moi qui pensais pouvoir me faire des amis dans ce club. J'avais vite déchanté. La plupart prenait des cours depuis qu'ils étaient petits alors que je pratiquais en autodidacte depuis 4 ans. Ils étaient loin, si loin de moi. Leurs techniques élaborées faisaient ombre à mes vaines tentatives de danse. Leur corps sculptés faisait honte à mon physique gringalet. Et ils me l’avaient bien fait savoir. J'avais envie de m'enterrer dans un trou. Je pensais que ce nouveau membre était ma chance de me faire un ami ici mais ça semblait raté. Il n'avait pas de temps à m’accorder. Ses traits tirés montraient sa concentration et la détermination brûlait dans son regard vert ... Hé ! Maintenant que j'observais cette personne de près, je réalisais qu'elle avait des écouteurs. Elle n'avait même pas dû m’entendre. Cela me soulagea ... en partie. J'avais beau savoir que cette personne n'avait rien contre moi, je n'osais toujours pas l’interrompre. Je me contentais d'éteindre ma musique .

J'allais faire une pause. Du moins, en apparence. Je me mentais à moi-même. Je savais que je n'osais simplement pas danser parce que je n'étais pas seul. L’inconnu avait beau m’ignorer totalement, j’avais l’impression de sentir son regard braqué sur moi, relevant la moindre de mes failles. Je ne voulais pas qu'on voie à quel point j'étais nul. Je ne voulais pas occuper l’espace. Une fois de plus, je m’effaçai, je faisais semblant de ne pas exister. C'était tellement plus simple parfois. Je restai assis en tailleur un moment, les yeux dans le vague. Je ne craignais qu'une seule chose : que la personne remarque ma position et me trouve ridicule. Mais je ne pouvais pas partir. J'étais là depuis à peine 15 minutes alors que j'avais décidé de travailler au moins deux heures chaque soir afin de rattraper les autres. J'allais devoir attendre que l'autre personne s'en aille pour ça. Pourvu qu'elle ne décide pas de pratiquer de manière intensive ...

Oh et puis merde ! Je ne pouvais pas vivre ma vie entière comme ça, à m'effacer devant autrui, a sans cesse me dévaloriser et à craindre le regard de autres. Mon anxiété me bouffait mon existence. Couplée à mon autophobie, je touchais le gros lot. J’avais peur des gens et peur de la solitude. Une énorme blague de mère nature !  A me comporter comme ça, j'étais mon pire ennemi.  Si je flippais devant une personne , comment osais-je espérer me produire à l'Opéra de Paris un jour ? J'allais devenir ami avec cette personne ! Enfin, je suppose. Je n’ai jamais su comment y faire avec les autres. Je m'approchai d'elle et fis un signe de la main pour la sortir de son espèce de transe. Danser aussi me faisait aussi cet effet. J'espérai que son retour sur terre ne serait pas trop difficile et qu'elle ne m'en tiendra pas rigueur.

Euhm excuse-moi de te déranger mais pourrais-tu m'accorder deux minutes s'il te plait? 》 Je parlais lentement et distinctement pour être compris malgré les écouteurs. Pourvu que tout marche bien ... Je crois que si ça se passe aussi mal qu'avec les autres, je n'oserais pas remettre les pieds ici.

Je forçais un sourire .


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(#) Re: Dance like there's no tomorrow // pv. Gaël  Lun 2 Jan 2017 - 2:04

Dance like there's no tomorrow #Ketsuki
Je triture un peu mes pointes commençant à bien s'user avec le temps. Il faudrait que je les change un jour ou l'autre. J'en profite pour examiner vite fait l'état de mes pieds, ils étaient assez misérables la dernière fois. Je grimace rien qu'à repenser aux coupures, aux cloques et autres joyeusetés de danser en pointe. Cela semble aller pour danser sérieusement aujourd'hui. Je reprends donc mes étirements, en me faisant mentalement mon programme du jour. Étirement. Perfectionnement des cinq postions. Améliorer mes Brisés et mes Sissonnes qui sont encore bien maladroits et peut-être travailler sur mes Jetés (pas de bourrée) qui sont mous. J'allais continuer à réfléchir à ce que j'allais faire de mon temps ici, mais...

Une main me déconcentre. Mon regard se fige un moment, accompagné d'un léger sursaut de ma part. Je me ressaisie toutefois quelques secondes après. Puis, me décide de voir d'où provenait cette main. C'est la personne qui dansait juste avant, que me voulait-elle ? L'inconnu(e) semble me parler, mais je n'entends pas grand chose avec les écouteurs et je ne suis pas vraiment une pro dans l'art de lire les lèvres. Je décide donc, par politesse, de retirer mes écouteurs (et coupant le son en passant), avant de me rendre compte du silence de la salle. Il n'y a plus la musique d'avant. Je profite un peu du silence.

L'agréable silence.

Je me tourne finalement vers mon interlocuteur, non sans enlever ma jambe de la barre. Sur le moment, je remarque que ce dernier est bien plus grand qu'il me semblait en entrant dans la salle (puisque je me retrouve à la hauteur du bas de ses épaules quasiment). Bon sang, il faut que je lève bien la tête pour seulement voir sa face. Maudissant intérieurement mon mètre cinquante, je le fixe. J'attends que la personne face à moi repose la question. Je ne suis pas vraiment personne à faire le premier pas... Mais peut-on vraiment dire que cela est faire premier pas quand c'est la personne qui m'a interloquer et non l'inverse ? ... Je soupire en me frottant l'arrière de la nuque avant de... De me lancer, va-t-on dire. Je tente de trouver les mots.

Quoi... Hum... Q-Qu'est-ce qu'il... Y a ?

Je fronce les sourcils en sortant ces mots, grimaçant de ma prononciation juste pathétique et encore plus de mon incertitude de si ma manière de poser la question était correcte. Il suffit de déformer un mot et c'est la catastrophe au niveau du sens. Enfin, un peu dans n'importe quelle langue en réalité. Mon anxiété commence à monter rien qu'à l'idée d'avoir pu dire autre chose ou encore avoir user d'un Japonais aussi cassé. Voilà pourquoi j'ai horreur de parler aux autres, ce ne sont que des ennuis et des problèmes futiles. Et si j'avais posé une question étrange ? Et si un des mots que j'avais dis n'était pas correcte ? Et si mon oral était misérable au point d'être incompréhensible ? Tant de possibilités qui me mettent mal à l'aise dans le parler et l'écoute. Je me sens bien plus à l'aise avec l'écrit et le lut. J'attends avec une légère boule au ventre et une tempête dans mon esprit.

Sous le stress, je ne peux m'empêcher de passer nerveusement une main dans ma chevelure blonde et de pester dans une langue bien plus familière dans mon palais et surtout bien plus automatique à formuler dans mon esprit :

Bon sang, pourquoi c'est si compliqué le Japonais..?

Qu'est-ce qui est le pire ? Comprendre les possibles douloureuses paroles et critiques des autres ou bien ne pas les comprendre et devoir presque tout s'imaginer ? Là, en ce moment-même, je dirais que le pire est de ne pas pouvoir se faire comprendre.

 
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(#) Re: Dance like there's no tomorrow // pv. Gaël  Lun 2 Jan 2017 - 2:48

Dance like there's no tomorrow

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Le mystérieux nouveau sursauta. Peut-être y étais-je allé trop fort ? Mais quel imbécile je faisais ! Au bout de quelques secondes, heureusement, il semblait reprendre ses esprits. Il ôta ses écouteurs et sa jambe de la barre avant de finalement se retourner vers moi. Il ne semblait pas spécialement énervé, mais peut-être plutôt … confus ? Rhaaa, j’étais vraiment nul pour lire les émotions des gens.

Il releva la tête vers moi afin de palier à notre différence de taille – que j’estimais entre 10 à 15 cm à vue d’œil -  et me fixa. C’était assez gênant. En général, quand les gens font ça , c’est lorsqu’ils essaient de déterminer si je suis une fille ou un garçon … Mais je me dois d’avouer que je faisais la même chose.  Et d’ailleurs je penchais pour fille maintenant que je voyais l’individu de près. Elle ne dit rien pendant quelques instants. Attendait-elle que je dise quelque chose de spécial, que je justifie cette interruption ? Elle soupira tout en se grattant l’arrière de la nuque.  Je cherchais encore mes mots lorsqu’elle prit la parole.

- Quoi... Hum... Q-Qu'est-ce qu'il... Y a ?

Son visage était crispé, ses sourcils froncés, sa moue boudeuse. Elle ne semblait pas satisfaite de ses paroles et pour cause … En toute gentillesse, je crois que je n’avais jamais entendu quelqu’un parler japonais aussi mal. Ça devait être une étrangère qui venait tout juste d’emménager. C’était sans doute pour ça qu’elle n’avait pas trop l’air de vouloir parler. Je lui envoyai un sourire rassure que j’espérais être le plus sincère possible. Après quelques secondes de réflexions, je réussi à déchiffrer le sens de sa phrase. Enfin je crois. Je réfléchissais déjà à la manière de formuler ma réponse. Il fallait que ce soit simple, clair et concis. Sans mots de vocabulaire compliqués ou de tournures de phrases complexes.

Ça allait être compliqué de lier une amitié avec elle dans de telles conditions. A moins que l’on ait une langue en commun. Après tout, j’étais parfaitement bilingue en anglais et c’était une langue universelle, enseignée partout. Cela valait le coup. Mais une fois de plus, alors que j’allais tenté de communiquer, elle me prit de court.

- Bon sang, pourquoi c'est si compliqué le Japonais..?

Tiens, du français ! Moi qui pensais que personne ne parlait cette langue ici. Et pourtant c’était déjà la deuxième personne que je rencontrais ici qui le parlait … Je commençai à faire des déductions. Elle devait être une jeune française ayant tout juste déménagé au Japon. Comme elle devait se sentir perdue … En plus de m’enseigner la langue française (avec un degré de réussite plus ou moins bon) , mon précepteur Claude m’apprenait aussi les coutumes de ce pays et elles étaient bien différentes de celles du Japon . J’allais la surprendre et lui parler français, elle y serait beaucoup plus à l’aise qu’en japonais.

- Oh tu parles français ? Tu viens du France ? Tu es pas ici depuis longtemps n’est-ce pas ? Je ne veux pas être méchante mais ça s’entend … hum, tu aimes bien le pays, ici ? Comment tu t’appelles ?

Ce n’était pas parfait. J’avais du mal avec les déterminants et les accords et j’avais un petit accent anglais ( pour une raison inconnue , quand je parlais français , c'était mon côté britannique qui ressortait ... )  , mais rien d’incompréhensible. Bien moins que son japonais en tout cas. J’espérais que cette avalanche de questions ne la mettait pas mal à l’aise, je voulais juste briser la glace.




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(#) Re: Dance like there's no tomorrow // pv. Gaël  Lun 2 Jan 2017 - 21:26

Dance like there's no tomorrow #Ketsuki
Oh tu parles français ? Tu viens du France ? Tu es pas ici depuis longtemps n’est-ce pas ? Je ne veux pas être méchante mais ça s’entend … hum, tu aimes bien le pays, ici ? Comment tu t’appelles ?

... Pardon ? Je me suis humiliée en tentant de cracher des mots Japonais devant un individu parlant Français ? Vraiment ? Je le fixe avec de gros yeux, prise par surprise. Je reste ainsi un moment avant, avant de passer une main exaspérée à mon visage. Je commence à sentir ce dernier prendre quelques couleurs provenant de la gêne. Déjà que je suis misérable pour parler aux autres, mais si en plus je commence avec une première impression aussi pathétique, cela n'allait vraiment pas m'aider.

Je tente de me reprendre en repensant aux diverses questions qui m'ont été posées. Je ne me souviens pas de toutes à cause de la surprise, mais je peux bien essayer de répondre à quelques unes. Je ne sais pas vraiment comment m'y prendre et aussi si je dois vraiment y répondre. Mais disons que je ne suis pas une exilée par plaisir. Je le fais, car cela m'évite d'avoir affaire avec les problèmes habituels de la vie en communauté. Être seule est bien plus facile, même si cela a bien des inconvénients. La solitude présente bien des problèmes.

Faire face au long et désagréable silence, que je combats en mettant mes écouteurs. Subir le froid imposant à force de s'éloigner de la chaleur humaine, que je maîtrise en portant des habits plus épais. Ressentir la désagréable sensation de n'avoir personne, que j'esquive en m'accompagnant de la Danse et me perdant avec elle. Mon père était toujours occupé avec son travail. Ma belle-mère est constamment ailleurs avec ses protégées. Mes nourrices étaient simplement liées à moi par leur salaire. Mes camarades de classes me trouvent bien trop étrange pour me côtoyer. Les adultes me voient comme un cas désespéré. La solitude a toujours été avec moi, elle m'a toujours été fidèle.

Je soupire à ces pensées avant d'enfin donner des réponses à la personne se trouvant en face de moi. D'une voix hésitante, je tente un français simplifié, ayant sentie l'accent et les petites fautes d'accord qu'il y avait :

Je viens de Suisse, dans la partie qui parle Français. H-Hum... Je suis arrivée en fin Août au Japon et, je sais, mon Japonais est assez horrible... Vraiment horrible. Je - comment dire...? Je m'habitue ? Mon... Mon nom est Gäel von Hohenheim...

Cela me fait plutôt du bien de parler en Français, même si je dois user d'un parler affreusement simple. Je suis du genre à parler peu, mais bien. Je retire finalement ma main de mon visage pour la replacer à ma nuque, pour la frotter de façon nerveuse. Je tente d'être calme, mais mes gestes, ma voix et mon regard montrent bien mes faiblesses mentales. C'est fort agaçant, c'est même très frustrant. Je lance un regard à mon interlocuteur et le fixe de mon œil émeraude.

Devais-je dire quelque chose ? Il est vrai que je ne connais pas son nom ou quoi... Aller, il faudrait que je me lance. Cette personne a eu l'amabilité de faire le premier pas, autant faire le reste. Maintenant mon regard, je lui demande en retour :

Et... Et toi ? J-Je veux, ton nom, ton origine, par exemple...

 
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(#) Re: Dance like there's no tomorrow // pv. Gaël  Mer 4 Jan 2017 - 13:40

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Comme je m'y attendais, la surprise pouvait se lire dans les yeux de mon interlocutrice. Était-elle simplement surprise de m'entendre parler sa langue, ou tout simplement surprise par mon niveau, dans le bon sens comme dans le mauvais ? Après tout, j'avais osé dénigrer son japonais mais étais-je vraiment meilleur en français ? Je l’espérais. Au moins pour pouvoir lui parler ... ou simplement rentabiliser les longues heures de cours.

Un silence.

Plus le temps passe et moins je suis confiant. Au bout de quelques instants, elle esquisse un mouvement, mais pas celui que j'aurais souhaité. Au lieu de me tendre la main, elle l'utilise pour dissimuler son visage. C'était si mauvais que ça ? Mon visage prend la même teinte rougeâtre que le sien  Qui était le plus gêné de nous deux ? Je n'aurais su le dire.

J'aimerais tant voulu connaître ses pensées. Ce serait tellement plus simple pour approcher les gens. Je crains l’Humanité parce que je ne la comprends pas. C’est tellement humain comme réaction. Peut-être qu'au fond, je ne suis pas si différent des autres.  Juste pire. Juste un être inférieur désespéré d'amour et d’attention. Un nécessiteux. Et aucune psychanalyse ou foutue médication n'y changeait rien. Je ne faisais que réclamer et lorsque je n'obtenais pas, ça me mettait dans un état pas possible. Peut-être que je devrais laisser cette pauvre fille tranquille. Ça vaudrait sans doute mieux pour elle ... Pourtant je ne trouvais pas le courage, pas la force de lui tourner le dos. Je restais comme paralysé dans l'attente d'une réponse autre que son soupir qui me glaça le sang.

Je viens de Suisse, dans la partie qui parle Français. H-Hum... Je suis arrivée en fin Août au Japon et, je sais, mon Japonais est assez horrible... Vraiment horrible. Je - comment dire...? Je m'habitue ? Mon... Mon nom est Gäel von Hohenheim...

Enfin elle m'avait répondu . Je relâchais la respiration que j'avais retenue inconsciemment jusque là . Je pensais peiner à la comprendre mais j'avais quasiment tout assimilé – à part peut-être son nom de famille que je n’aurais su répété si on me l’avait demandé – Elle avait sûrement dû adapter sa verve à un étranger. Je lui en étais reconnaissant. Je n'aurais pas imaginé le malaise si je ne l'avais pas compris. Gaël , donc ,  aussi semblait soulagée puisqu'elle retira la main qui lui couvrait le visage mais je voyais bien à son attitude qu'elle était nerveuse, pour vivre la même chose quotidiennement. Je lui lançai un léger sourire pour essayer de la rassurer.

Gaël … Était-ce un prénom de fille ou de garçon ? Je voulais absolument éviter la gaffe. Je n'avais aucun problème à faire de la danse classique ou d'autres activités considérés féminines mais ça me blessait toujours quand on se trompait sur mon sexe . Réfléchissons . J’avais remarqué par expérience qu’en français, les noms qui finissait par « elle » étaient presque toujours des noms féminins … Annabelle, Estelle, Angèle … ça devait être ça.

Et... Et toi ? J-Je veux, ton nom, ton origine, par exemple...

Je fus un instant désemparé qu’elle s’intéresse à moi mais me recomposais rapidement. C’était normal, de la simple politesse. J’essayais de me rappeler le vocabulaire de la présentation mais heureusement, je l’avais revu il n’y a pas si longtemps que ça.

Euh je m’appelle Iwas-.. euh Ketsuki Iwasaki Je venais de me rappeler à l’instant qu’en France , il  était plus coutume de dire son prénom avant son nom quand on se présente , contrairement au Japon .  j’ai 15 ans… Je viens d’Angleterre et de Japon. Et euhm je fais la danse depuis quatre ans … Et toi ? Tu fais bien la danse je trouve… Et pour le Japonais, je suis désolé … moi aussi je fais des erreurs quand je parle le français... Tu parleras mieux avec le temps … La Suisse c’est joli comme pays … Je voudrais bien aller. Surtout en la Lausanne … Tu connais ?

Je ne mentais pas pour lui faire plaisir en disant cela. Je m’étais un peu intéressé à la Suisse par le biais de mon idole Maurice Béjart et d’après les photos que j’en avais vu sur le net, c’était un petit pays resplendissant de charme. Mais là où je voudrais vraiment aller, c’est à Lausanne, la ville d’origine de mon héros, où se tenait son école de ballet. Sans que je ne m’en rende compte, l’angoisse m’avait poussé à piaffer sur place pendant que je parlais. Je me forçais à arrêter. Du calme , Ketsuki !




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Spoiler:
 

Japonais:#0066ff // Anglais:#000000 // Français:#66cc00
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Dance like there's no tomorrow // pv. Gaël
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