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 Photographier ou être photographier - Maya

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(#) Photographier ou être photographier - Maya  Jeu 6 Avr 2017 - 20:28


❝ Travail en binôme ❞




Ft.Maya♥
Lundi , 9 heure 31.

*Drinnng, drinnnng ,drinnnnng*

Le  réveil sonnait et sonnait encore sans que Flynn ne puisse tendre le bras pour l'éteindre. Il n'avait pratiquement pas dormis de la nuit car il avait travailler sur l'une de ses toiles , incapable de décrocher le regard de ce qu'il faisait il avait oublier qu'il devait dormir et s'était coucher à 7heure45 du matin pour se réveiller à 9h30. Cela lui arrivait souvent , il était très souvent cerner et le paquet de cigarette qu'il s'était enfiler pendant la nuit n’aiderait sûrement pas a ce qu'il ait l'air resplendissant. Il avait ouvert les yeux et c'était déjà un grand pas pour l'homme. L'australien regardait son téléphone vibré et hurler cette horrible sonnerie se demandant si sans bouger , il arriverait à se rendormir avec la sonnerie aussi forte.  Non seulement c'était impossible , mais en plus ce truc était en train de lui donner la migraine pour la journée. Il attrapa enfin le réveil pour l'éteindre. Il se leva doucement et enjamba la pile de fringue qu'il avait à son lit. Il n'avait jamais été maniaque , encore moins dans les moments où il était passionné par l'une de ses toiles. Cela faisait plus d'une semaine qu'il travaillait dessus , incapable de s'arrêter et il avait tout laisser tomber : le ménage , le rangement , la cuisine. Il n'avait rien manger depuis…. Oh ? Tien , il ne s'en souvenait plus. Et il avait déjà eut presque trois retard en une semaines. Il n'avait pas envie d'être collé, surtout pas lorsqu'il avait du travail en rentrant. 



Aujourd'hui le jeune homme n'avait pas trop le droit d'être en retard, il n'allait pas en cours ou au boulot , mais il devait retrouver une camarade de classe pour un projet artistique en groupe de leurs cours de photographie. C'était un énoncer simple , un binôme pour un exercice de portrait en lumière naturelle. Flynn s'était simplement associé à sa voisine de table ce jours-là. Il n'était même pas sûr d'avoir retenu son prénom mais c'était sans trop d'importance puisqu'il avait son numéro de portable. Il ne s'inquiétait pas trop de ce gens de détails , surtout lorsque c'était du domaine des études. D'ailleurs , le jeune homme ne s'inquiétait pas de grand-chose à propos de ce projet en binôme, il avait confiance en son talent de photographe pour prendre des beau cliché de la fille avec qui il était associé. Néanmoins , il avait beau être à l'aise en tant que photographe , en tant que model , c'était tout autre chose. Son air glacial ne rendait pas mieux en photo que la réalité. Il avait toujours l'air antipathique , presque agacer de la vie et s'il avait l'habitude d'être derrière l'appareil photo , c'était aussi parce que l'australien était assez mal à l'aise lorsqu'on l'observait , et incapable de prendre la pause. De toute façon , il n'avait pas vraiment le choix.

L'australien s'activa donc pour arriver à l'heure au rendez-vous fixé,  il était 9 heure 40 et n'était toujours pas passé sous la douche.  Ils avaient rendez-vous vers 11h . Il avait sorti un t shirt noir et un jean troué de son armoire , un caleçon propre et hop il avait filé prendre une douche de 4 min. Il s'était habiller , avait préparer son matériel ,  avait attrapé son sac à bandoulière et son paquet de clope et avait filer. Heureusement , sa chambre n'était pas loin de l'université , et heureusement car c'était pratiquement tout les jours pareil pour le jeune étranger. Et tout les matin, il se disait qu'il fallait instauré des couvres feu chez lui , parce qu'il ne tiendrait pas l'année a ce rythme, tout les soirs il oubliait immédiatement .  Le jeune homme jeta un coup d’œil à sa montre avant de se sortir sa clope , il était presque pas en retard , c'était un miracle.  Il pressa un peu le pas , tirant sur sa cigarette. Il avançait à travers les avenues , priant d'avoir 10 minutes à perdre pour prendre un café et se sortir de son immense tête dans le cul. Il voyait l'établissement se rapprocher et il eut même un semblant de sourire d'être arrivé à l'heure. Malheureusement , pas le temps pour un détours par la cafet , il fallait qu'ils se rejoignent au parc , et il avait déjà deux minutes de retard .


Son téléphone vibra dans sa poche arrière ,lui indiquant que sa camarade de classe était arriver. Lorsqu'il l’aperçut , pas loin de l'entrée du parc , il lui fit un signe de main , gardant son air neutre et froid au visage. A peine l'avait-elle salué en retours , que l'australien commença à sortir son appareil photo , réfléchissant déjà à demi-voix à ce qu'il pouvait faire. Il savait que ce n'était pas super facile de travailler avec lui mais c'était comme ça , il avait besoin de se plonger directement et complètement dans ce qu'il faisait pour faire un bon travail , sinon son esprit s’échappait.



« -Je m'appelle Flynn , au fait , je me souviens plus si je te l'ai dit la dernière fois. Je pense que ce serait intéressant de faire des portrait assez lumineux ,  quelque chose de simple basé sur ton visage. Pas de composition trop compliqué ou charger , juste un beau travail de lumière pour modeler ton visage.Si tu es d'accord ? »





Flynn P #Kobe
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Mayara Shiina
« A l'université ; section artistique »
(#) Re: Photographier ou être photographier - Maya  Ven 7 Avr 2017 - 2:17

Mayara avait vite remarqué que les autres étudiants en photographie étaient généralement plus âgés qu'elle. Certains avait déjà un bagage impressionnant: des employés de revue assez populaires parmi les étudiants, une attachée de presse pour une star en pleine montée qui souhaitait ajouter une corde à son arc, un jeune garçon discret vedette d'une exposition qu'une affiche à l'extérieur du local publicisait. Puisque Mayara était assez grande, elle pouvait facilement passer pour plus vieille. Mais quand était venu le moment des présentations en classe, son manque d'expérience était flagrant: elle n'avait rien à dire. Elle craignait que lorsqu'on la verrait manipuler son appareil photo, elle perde complètement la face.

Vraisemblablement, elle avait du potentiel, puisque son portfolio avait assez impressionné le comité de sélection de Kobe pour qu'elle puisse être dans la file d'attente pour les inscriptions au programme d'art (qu'elle avait eu la chance de décrocher, peu après le début de la session en cours). Néanmoins, il lui fallait chaque jour se remettre en tête les raisons pourquoi elle s'était lancée dans une telle aventure. Il lui faudrait quelques petits succès avant de vaincre pour de bon le syndrome d'imposteure, alors en attendant elle travaillerait de son mieux et serait attentive en cours.

Elle était un peu appréhensive lorsque ce grand garçon mince, qui arrivait souvent ne retard aux cours de photographie en sentant la cigarette, lui avait proposé de faire équipe avec elle pour le premier travail pratique sur la lumière naturelle et les portraits. Mayara avait accepté l'invitation de cet étudiant nommé Flynn-san. Après tout, ce n'est pas comme si elle connaissait assez de gens dans le cours pour prétexter un autre plan. La jeune femme s'inquiétait que les retards fréquents du garçon à lunette soient le reflet d'un manque de rigueur dans sa vie universitaire. Naturellement, quand le jour convenu du rendez-vous Flynn-San arriva avec à peine deux minutes de retard, Mayara eu un soupir (mental) de soulagement.

Incertaine du genre de photo que son coéquipier se plaisait à faire, Mayara avait opté pour des vêtements sobres mais bien découpés. Elle avait un col roulé noir sans manche, et un pantalon ample dans la même teinte. Il y avait un petit vent froid, alors elle ne s'inquiétait pas trop de la possibilité que le soleil frappe sur ses vêtements sombre. À son ensemble elle avait ajouter une ceinture et un bracelet brillants de métal et d'argent - juste pour se convaincre elle-même qu'elle ne se rendait pas à des funérailles.

« -Je m'appelle Flynn , au fait , je me souviens plus si je te l'ai dit la dernière fois. Je pense que ce serait intéressant de faire des portrait assez lumineux ,  quelque chose de simple basé sur ton visage. Pas de composition trop compliqué ou charger , juste un beau travail de lumière pour modeler ton visage.Si tu es d'accord ? »

Mayara hocha de la tête. Elle était heureuse que son collègue de lui propose pas un concept compromettant comme une photo nue. C'était le genre de crainte qui lui avait traversé l'esprit la nuit dernière. Ça aurait été une question épineuse que de remettre en question la démarche artistique d'un collègue pour la simple raison que c'était embarrassant d'y prendre part.

"Heureuse de te revoir. Je suis Mayara. C'est la première fois que je me prête à ce genre d'exercice. Excuses-moi de te demander, mais est-ce que je dois avoir avoir une expression faciale en particulier?"

L'idée de garder un visage neutre lui semblait un peu dangereuse: elle n'était pas un mannequin, alors quand elle n'était pas animée par une émotion ou une conversation, elle craignait d'avoir un regard vide un peu idiot.

"Je pense que ça serait une bonne idée que de me proposer une idée d'expression faciale. C'est ma première fois comme modèle alors je ne pourrais pas prendre l'initiative de trouver quelque chose par moi-même, malheureusement."


Mayara essayait parfois d'imaginer qui était ses collègues de classe, elle avait déjà remarqué les professionnels qui faisaient un retour aux études pour se perfectionner: en plus d'être plus vieux que la masse, ils avaient souvent un air relaxé et confiant. S'ils intervenaient en classe, ils avaient toujours un apport significatif. Par contre, Flynn avait l'âge mais pas la même motivation à l'école. C'était peut-être un garçon riche: il en avait le laissé-aller en tout cas. Ce genre de personne pouvait être une surprise, autant pouvaient-il n'être qu'une personne médiocre avec un langage alambiqué qu'une personne avec un bon réseau de contact et un bagage culturel inaccessible à la moyenne des humains.

Dans tout les cas, ça serait un moment instructif que de travailler avec lui.

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Mayara parle en japonais #0000ff .
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(#) Re: Photographier ou être photographier - Maya  Ven 7 Avr 2017 - 16:14


❝ Travail en binôme ❞




Ft.Maya♥
"Heureuse de te revoir. Je suis Mayara. C'est la première fois que je me prête à ce genre d'exercice. Excuses-moi de te demander, mais est-ce que je dois avoir avoir une expression faciale en particulier?



Flynn écoutes à peine ce qu'elle lui dit , Il s’asseoit sur un banc et commence déjà à préparer son matériel , pendant un instant il regrette de ne pas avoir pris son trépied, il avait sans doute du prendre son trépied. Pour cet exercice le photographe avait décider de prendre un appareil argentique ,  qui lui garantissait une meilleure appréciation de la lumière , un rendu plus lisse que sur numérique. Elle ne semblait pas très rassurer d'être photographier par le gars qui dormait à moitié tout le temps. Il savait que d’apparence il n'avait pas l'air très sérieux , d'ailleurs il n'était pas franchement apprécier par ses professeurs , qui le jugeaient tous trop dissipé. Il avait l'habitude qu'on doute de ses capacités , sans doute parce qu'il n'avait pas l'air très impliqué , néanmoins , dés que Flynn passait en mode boulot , son visage changeait une nuance pour un type qui avait toujours le visage neutre , mais la différence était tout de même là.


"Je pense que ça serait une bonne idée que de me proposer une idée d'expression faciale. C'est ma première fois comme modèle alors je ne pourrais pas prendre l'initiative de trouver quelque chose par moi-même, malheureusement."


Son objectif fixé à son appareil , les deux ou trois ajustement fait , le jeune homme leva la tête vers le parc et ce qui l’entourait afin de trouver un emplacement qui conviendrais à la séance de photo. Le mois de novembre avait commencer déjà depuis une ou deux semaine et le parc semblait bien moins joli qu'a son arrivée au printemps. Le ciel aux lueurs blanches et grise assombrissait  les arbres aligné autours des grandes allées du parc qui avaient déjà perdu des feuilles ,  celles qui restaient se teintaient de jolies couleurs brune , ocre et rouges , le gazon du parc était partiellement recouvert de feuilles , un légers brouillard floutait presque l'autre bout du parc. Tout était calme , peu d’élèves s'aventuraient dehors par cette période de l'année. Le paysage avait quelque chose de mélancolique , presque irréel , les banc vide , le petit vent , c'était tout juste ce qu'il fallait au jeune homme pour faire un beau portrait de sa camarade de classe.  Il repéra un banc un peu abîmer ombrager par un grand arbre aux grosses nervures dont l'écorce vieillissante se décolorait en certains endroit. Il fit signe à la japonaise au style étrangement élégant pour une étudiante de le suivre et lui indiqua le banc qui se trouvait quelques pas plus loin. Enfin le gaillard australien pensa à ouvrir sa bouche pour donner les quelques directives qui lui passaient par le crâne.


« -Tu n'as pas besoin d'avoir une quelconque expression particulière. Si tu ne te sens pas à l'aise à rester là sans rien dire , tu peux me parler , de ce que tu fais, de qui tu es. De choses amusante si tu en as envie. Je ne suis pas du genre bavard , mais je te promet de t'écouter pour de vrai. Assied toi , simplement et je ferais le reste, d'accord ? »

Le jeune photographe avait fait de son mieux pour ne pas sembler trop abrupt ou froid dans ses paroles , il avait essayer de la mettre à l'aise , sachant pertinemment que ce n'était pas son fort , mais au moins , il essayait. Il s'attarda à dévisager la jeune femme , il n'arrivait pas bien à dire si elle était européenne ou asiatique , un mélange que l'australien pur souche trouva assez élégant ,  ses jolis cheveux brun encadrait un visage qu'il jugea assez doux , des traits fin typique de ceux des asiatique,  mais ses grands yeux verts et son petit nez , trahissaient des origines plutôt européenne. Flynn avait toujours trouvé les cheveux court chez une fille assez joli. Pas trop court non plus , mais comme les siens c'était assez seyant.


« -Je vais commencer , tu te sens prête ? »


Avait-il dit dans une voix qu'il voulu assez  douce et avant même qu'elle ait eut le temps de réellement répondre , le jeune homme s'approcha et posa un genoux à terre pour commencer ça prendre quelques cliché. La jeune femme ne semblait pas encore tout à fait à l'aise , alors Flynn se dévoua pour lui poser des questions sur elle  et ainsi l'aider à penser à autre chose.


« -Tu viens d'où ? Tu as un visage assez typique du métissage. Ça fait longtemps que tu pratiques la photographie ? »


Flynn P #Kobe
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Mayara Shiina
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(#) Re: Photographier ou être photographier - Maya  Ven 7 Avr 2017 - 22:25

Flynn-san faisait preuve de douceur dans ses mots, et ses gestes étaient précis et vifs lorsqu'il ajustait la lentille de son appareil photo. Lui aussi, comme beaucoup d'étudiants, préférait les méthodes traditionnelles de prise de photo et de développement. Mayara se sentait différente de se limiter au numérique. Toutefois, il lui semblait que ce serait sûrement le standard pour la photographie de type journalistique. Souhaitait-elle faire plus tard un tel emploi? Le futur était pour elle un grand horizon flou bourré de silhouettes indiscernables. Elle était à Kobe pour apprendre, alors elle décida de remettre la question à plus tard. Son choix serait beaucoup plus éclairé et moins basé sur les stéréotypes en ayant un plus grand bagage universitaire, il lui semblait.

Les instructions de son coéquipier données, Mayara hésita à prendre place au banc.. Son bois vieillot mais poli, et les quelques plantes grimpantes qui avaient élu logis dans l'accoudoir donnaient un aspect éthéré au tableau, comme si c'était une installation dans un musée.

« -Tu n'as pas besoin d'avoir une quelconque expression particulière. Si tu ne te sens pas à l'aise à rester là sans rien dire , tu peux me parler , de ce que tu fais, de qui tu es. De choses amusante si tu en as envie. Je ne suis pas du genre bavard , mais je te promet de t'écouter pour de vrai. Assied toi , simplement et je ferais le reste, d'accord ? »

Les instructions du garçon, haut perché et le visage masqué derrière l'appareil photo qu'il ajustait, avaient tout pour rassurer. Mayara prit place au banc, néanmoins la tension était encore vive dans son souffle. Il y avait quelque chose de vaguement démoralisant dans le fait de se faire prendre en photo par un homme étranger qui la rebutait. Déjà qu'elle croisait rarement des garçons beaucoup plus grand qu'elle, ça lui donnait envie de faire des efforts volontaires pour ne pas paraître faible ou dominée. Mais être comme un bel objet qu'on pouvait manipuler et prendre en photo à sa guise, ça la déstabilisait aussi. Toutefois, Mayara avait la maturité de reconnaître que ni la différence de grandeur entre elle et son coéquipier, ni la contrainte du travail d'équipe n'étaient de la faute de qui que ce soit. Juste reconnaître la source de son malaise la soulagea. Elle se sentait prête à balayer ses inquiétudes du revers de la main et considérer Flynn-san comme un ami, ou un potentiel ami, du moins.

« -Je vais commencer , tu te sens prête ? »

Mayara sourit. Elle ne serait davantage prête avant de s'être lancée pour de bon. La lentille de l'appareil argentique, plutôt longue pour ce gros plan, et plutôt large pour absorber la plus grande gamme de nuance dans le spectre lumineux, lui semblait être un puits sans fond. Elle détourna du regard, à la recherche d'une anecdote drôle qu'elle pourrait raconter pour se distraire et s'offrir en sujet plus disponible.

« -Tu viens d'où ? Tu as un visage assez typique du métissage. Ça fait longtemps que tu pratiques la photographie ? »

La remarque sur son visage ne plaisait pas beaucoup à Mayara. Depuis qu'Okabe l'avait habituée à utiliser son nouveau nom à consonance japonaise, les gens lisaient ses traits de façon moins méticuleuse. Elle passait le plus souvent pour une japonaise de naissance. "Le considérer comme un ami potentiel", se rappela Mayara. Elle choisit de ne pas se laisser offusquer par la remarque personnelle et de s'ouvrir un peu.

" Tu as vu juste. Je suis née en Islande, mais j'habite avec mon oncle au Japon depuis presque dix ans. Je ne suis pas certaine que je pourrais revendiquer une identité islandaise en tant que tel : ma mère m'élevait comme une japonaise."

Le clic de l'obturateur se faisait entendre à un rythme constant. Mayara se détendait tranquillement. La prise de photo se faisait d'une façon tellement discrète, fluide, que c'était difficile de se rappeler qu'elle ne faisait pas que passer un bon moment dans un parc à profiter d'une température fraîche. Elle avait l'habitude de garder le silence sur son passé et ses origines, mais tranquillement elle voulait se montrer un peu plus ouverte et authentique aux yeux des gens. Sans pour autant en dire trop sur des facettes d'elle-même qui ne concernait qu'elle et Okabe. Avec des phrases courtes, son passé ne lui semblait plus si instable et difficile à communiquer.

" Je crois que tu n'es pas d'ici, non plus. Je fais peu attention aux traits du visage, mais j'ai remarqué que ton japonais avait une couleur particulière. "

Concentré à la tâche, Flynn ne semblait pas avoir compris la question indirecte. Ou bien il avait choisi de l'ignorer: après tout la conversation avait lieu pour qu'il puisse mieux faire son travail de photographe. Ça aurait été une opportunité manquée que de perdre sa concentration. Néanmois, le fait de constater qu'ils étaient deux à venir d'ailleurs faisait en sorte que Mayara se sentait mieux d'avoir parlé de son contexte ethnique.

"Je ne pratique pas la photographie depuis très longtemps. Au début ça me semblait logique de choisir un domaine d'étude pour lequel j'avais un grand intérêt et peu de connaissances, mais je constate ces dernières semaines que la plus part des étudiants sont bien installés dans leur savoir. Certains pourraient déjà enseigner des cours, il me semble. Mais ça peut être une bonne chose de partir sur du neuf, le poids de la tradition ça peut être limitant en art."

Depuis qu'elle avait commencé à suivre le cours de photographie, elle n'avait jamais accordé trop d'attention à ses collègues. Alors qu'elle se faisait elle-même prendre en photo, elle avait tout le loisir d'inspecter Flynn sans paraître impolie. Il avait un léger sourire. Il avait l'air détaché de tout, mais son léger sourire était toujours présent, presque imperceptible. Mayara se surprit à sourire aussi, par mimique.

Le ciel était gris, ce qui donnait une lumière diffuse agréable pour la photographie, paraît-il. Mais maintenant quelques gouttes tombait. Mayara en ressentit une sur sa joue gauche qu'elle essuya en laissant une marque de terre laissée par le banc sur sa main. Elle interrogea le ciel, comme pour prévoir l'étendue de ce qui les attendait.

"Est-ce qu'on devrait arrêter?"

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(#) Re: Photographier ou être photographier - Maya  Sam 8 Avr 2017 - 2:31


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" Tu as vu juste. Je suis née en Islande, mais j'habite avec mon oncle au Japon depuis presque dix ans. Je ne suis pas certaine que je pourrais revendiquer une identité islandaise en tant que tel : ma mère m'élevait comme une japonaise."


Quoi qu'il ne répondit pas vraiment à la jeune femme , comme promis , il l'écouta pour de vrai . Et puisqu'il l'observait de prêt , le jeune homme eut le loisir de découvrir que quelque chose l'avait agacer dans sa question. Peut-être que parler de ses origines la dérangeait. Bof. Il s'en foutait  d'où elle venait , Il avait surtout poser la question pour la faire parler et lui faire oublier qu'il n'était pas très loin de son visage.  La vexer ou pas , le fait qu'elle veuille ou pas parler de sa vie privé , c'était du domaine du secondaire. De l'archi secondaire , même. Il commence à travailler donc. Il fait son cadrage le mieux possible , attends qu'elle prenne une expression à peu prêt naturelle et pas trop déformer par ses paroles , le doigt coincé sur le déclancheur.


" Je crois que tu n'es pas d'ici, non plus. Je fais peu attention aux traits du visage, mais j'ai remarqué que ton japonais avait une couleur particulière. "



Flynn hoche la tête , c'est évident , qu'il n'est pas d'ici. Vu son accent et son gabarit, son grain de peau assez mâte et sa tronche d'australien , il est clair qu'il n'est pas Japonais . Mais encore une fois , le jeune homme ne réponds pas. A quoi bon répondre à une évidence de toute façon , ça ne ferait pas avancer le projet. Le clic de l'appareil le garde concentrer dans ce qu'il fait. Et si  le jeune homme ne semblait pas répondre , l'islando-japonaise ne semblait pas vraiment s'en offusquer . Tant mieux. Il n'avait jamais été trop doué ni pour parler  ni pour se lier d'amitié avec les gens. De toute façon il n'en voyait pas franchement l'utilité. Ce qui était important , c'était son travail. Ce qu'il faisait de sa vie. La façon dont il faisait naître , de rien , de juste son esprit , quelque chose de nouveau , d'inédit , de jamais fait . Ce talent qu'il avait pour la création  artistique , musicale , son imagination débordante ; ça c'était important . Avoir des amis ? Pour quoi faire ? Les gens qui se côtoient trop finissent par se haïr les uns , les autres . L'amitié c'était quelque chose de surfait. De pas assez tangible pour l'australien. Il avait déjà eut des relations avec des gens. Il savait ce que c'était , mais n'en avait jamais réellement vu l’intérêt. Parfois , il était content de savoir que quelqu'un n'était pas si loin. Mais souvent , il finissait par se lasser. Il finissait par avoir simplement envie de passer à autre chose. Parfois c'était l'autre qui passait à autre chose. Au fil du temps , le garçon en avait déduit la chose suivante : Puisque ce n'est qu'un passage éphémère , plus ou moins long , quel est l’intérêt d'y apporter une quelconque importance ?  Il ne comprenait pas l'engouement autours du rapport sociale. Il savait pourtant que les autres , s'inquiétaient pour lui. Sa mère en particulier, qui avait peur de voir son fils finir sa vie seul , triste et sans le sous à la fin de sa vie. C'était un peu ça , la vraie malédiction. Quand personne ne s’inquiète pour toi , tu peux faire absolument ce que tu veux. Quand tu as encore des gens qui s’inquiète , tu finit toujours par faire des efforts pour les satisfaire. Parfois , Flynn se sentait vide. Rarement , mais ça arrivait. Et parfois il souhaitait ne pas être qui il était .



"Je ne pratique pas la photographie depuis très longtemps. Au début ça me semblait logique de choisir un domaine d'étude pour lequel j'avais un grand intérêt et peu de connaissances, mais je constate ces dernières semaines que la plus part des étudiants sont bien installés dans leur savoir. Certains pourraient déjà enseigner des cours, il me semble. Mais ça peut être une bonne chose de partir sur du neuf, le poids de la tradition ça peut être limitant en art."

Ah , elle était donc novice.  Pourtant , il avait plusieurs fois eut l'occasion de voir son travail , et la jeune femme ne semblait pas être novice. Elle avait un bon coup d'oeil pour les cadrages , sa lumière et ses volumes étaient toujours assez beaux. Peut-être avait-elle une certaine facilitée avec la photographie . Le jeune homme se souvenait de son premiers appareil photo. Il l'avait eut pour son anniversaire de ses 13 ans et avait passer des semaines à tout photographier. Tout. De la miette de pain sur une table à la toile d’araignée qu'il y avait dans le couloirs de leurs maison. Il l'avait tellement utiliser , qu'il avait fini par le casser seulement quelques semaines plus tard. C'est là qu'il avait compris qu'il aimait vraiment la photo. Parfois , des gens passaient dans la rue et le jeune homme avait tout de suite envie de les photographier. Dans sa tête , se dessinait les ombrages qu'il voulait donner aux visages.Les formes et les expressions qu'il aimerait bien voir. C'était vite devenu une drogue . Ça remplissait son cerveau , ça l'occupait lorsqu'il s'ennuyait à mourir , ça le motivait à être meilleurs. Tout comme la peinture c'était des choses dont il avait besoin pour fonctionner comme un être humain à peu près normal.



« - Je me souviens bien lorsque j'ai commencer la photo , c'était aussi un peu bizarre , parce que je ne connaissait pas vraiment la différence entre l'art et la simple photographie. Moi je voulais faire de l'art , c'était ça qui m’intéressait , C'est vrai que beaucoup de gens dans notre classe ne sont pas novice, tu as une bonne démarche , j'ai entre aperçut quelque uns de tes travaux , ils sont assez bon.  Même si n'étant pas novice , je ne suis pas très bien placer pour te dire ça sans paraître condescendant. J'ai beaucoup lu , et pendant mes premières années d'études , j'ai passer tout mon temps à pratiquer et à lire à ce propos. Tu verras que tu trouveras vite ta voie. »



Flynn ferme ensuite la bouche pour ne plus la rouvrir pendant un bon moment profitant , du léger sourire de la jeune femme pour prendre un maximum de photo.  Elle finit par recevoir une goute de pluie qu'elle essuie du revers de la main  , il capture le moment. La photo lui semble assez belle . A voir au développement. Il reçoit à son tours une goute de pluie dans la nuque , c'est le moment de remballer le matériels. Malheureusement , son appareil n'était ni étanche , ni conçu pour ce genre de scène. Et puis , il n'allait  pas imposer à l'étudiante une séances photo sous la pluie. Lorsqu'elle lui demande s'ils doivent arrêter , le jeune homme hausse les épaules d'un air déçut.


« -Oui , malheureusement , mon appareil n'est pas étanche. J'ai l'impression qu'on va se prendre une grosse sauce si on reste là en plus. On peux peut-être essayer d'aller s'abriter le temps que la pluie passe , et puis réessayer plus tard ? »



Flynn P #Kobe





COUCOU JED O/
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Mayara Shiina
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(#) Re: Photographier ou être photographier - Maya  Sam 8 Avr 2017 - 17:29

Flynn-San avait eu pour elle des mots rassurants et remplis de sagesse. Si elle avait du talent ou une démarche singulière, c'était impossible pour elle de le savoir en ayant si peu de connaissance sur le sujet de la photographie. Sans points de référence, elle n'avait aucun exemple de prise de vue qui la dégoûtait ou qui la ravissait. Motivée à bloc, Mayara aurait volontiers passé le reste de la journée à parcourir le rayon de la bibliothèque à la recherche d'un photographe, d'une photographe qu'elle pourrait admirer et suivre pour avancer dans son art.

La recherche pouvait attendre, par contre. C'était un moment agréable qu'elle passait avec son coéquipier, contre toute attente. Le fait de sortir de sa zone de confort en faisant quelque chose qu'elle n'avait jamais eu l'idée de faire avant, poser pour un photographe, l'emmenait à avoir des propos et des sentiments inusités. Il fallait toutefois que la pluie vienne les interrompre.

« -Oui , malheureusement , mon appareil n'est pas étanche. J'ai l'impression qu'on va se prendre une grosse sauce si on reste là en plus. On peux peut-être essayer d'aller s'abriter le temps que la pluie passe , et puis réessayer plus tard ? »

" J'ai vu un belvédère près du lac, si on s'y rend assez vite on pourra s'y abriter avant que la pluie empire, en attendant un éclairci."

Elle laissa Flynn mettre son matériel dans un sac étanche. Elle aurait aimé l'aider, mais en n'ayant aucune expérience elle aurait pu faire une gaffe ne manipulant les lentilles qui semblaient assez précieuses. La photographie pouvait être une pratique coûteuse, selon les standards de chaque photographe. Pour une séance en studio, avec un éclairage approprié et un local confortable, les prix pouvaient être exorbitants. Il y avait donc une certaine fatalité dans le choix de la méthode: Mayara devrait sûrement économiser pendant une dizaine d'année ou plus pour compétition avec les photographes commerciaux, à moins qu'elle ait la chance d'être engagée à un studio renommé. Les étudiants fortunés de Kobe auraient toujours un peu plus de liberté pour s'exprimer et explorer leur art. C'était une constatation frustrante.

Ce qui plaisait le plus à Mayara dans les commentaires de Flynn, c'est qu'il semblait s'être surtout intéressé à la plasticité des clichés du portfolio de Mayara. Il n'avait pas relevé que les sujets était assez communs: des objets d'une maison, des recoins d'un bâtiment, des étrangers se rendant à leur travail. Certaines personnes avaient des photos à couper le souffle: des dunes de sable d'un désert dont l'étudiante ne saurait prononcer le nom, des portraits de célébrité dans leur intimité; des mannequins minces, élancés, et maquillés d'une main experte.

On aurait pu croire que Mayara avait choisi un style unique, mais en vérité elle se sentait un peu limitée à ce qu'elle faisait déjà. Elle essayait de toujours regarder avec davantage de verticalité un quotidien où il y avait peu de risque, peu d'amis. Ses photos avait un aura de solitude et de fuite dans le surnaturel, parce que c'était son état d'esprit à elle-même.

Flynn avait presque fini de tout ranger.

"Je ne saurais pas comment décrire tes photographies, et je pense que ça en dit beaucoup. Je pense qu'il y a des choses qui ne se communiquent pas par le langage oral, sinon on économiserait beaucoup de temps à simplement se les dires. Ça prend un langage des textures, des couleurs, des formes pour dire certaines choses. Et quand je suis devant une de tes photos j'ai l'impression d'avoir une longue discussion que je ne peux répéter à personne."

Il commençait à pleuvoir un peu plus, mais l'équipement de Flynn-san était à l'abris.

"C'est par là!", Mayara pointa le sentier qui menait directement au belvédère. On pouvait l'entrevoir entre les branches: une construction simple ne bois peint de blanc, avec un toi assez large pour protéger un petit groupe du soleil ou de la pluie. Ils s'y rendirent à la course. Avec ses longues jambes Flynn fit vite de la dépasser. Mayara comprenait qu'il ne l'attende pas, après tout il avait du matériel dispendieux à protéger. Les sandales de la jeune femme la ralentissait un peu, d'ailleurs.

Perçant dans le sentier, elle vit Flynn, arrivé à destination au creux du belvédère. Il y avait derrière lui un lac, placide, qui reflétait les lourds nuage dans le ciel. Mayara s'arrêta net dans sa course et sortit son appareil photo numérique. Elle avait choisi un modèle simple, à la lentille légèrement plus largue que celle des appareils numériques de touriste. Des caractéristiques qui l'avaient charmées étaient l'aisance avec lequel on pouvait le transporter et le fait qu'il résistait à l'eau.

C'était maintenant une pluie torrentielle qui tombait du ciel. Flynn-san, rassuré que son appareil photo était intact, semblait maintenant chercher Mayara du regard. C'est au moment où il se retournait pour regarder par dessus son épaule qu'elle prit la photo. Ensuite, les deux étudiants étaient comme suspendus dans l'espace. Comme si la jeune femme était une chasseuse qu'un animal surpris guettait du regard, dans l'immobilité suprême. Sentant la pluie froide alourdir son col roulé, Mayara chercha autour d'elle la sandale qu'elle avait laissé tomber et couru vite rejoindre Flynn.

"Ça peut être un des avantages du numérique: la résistance à l'eau." Elle manipula quelques boutons près de l'écran. "Et le rendu en temps réel."

Elle afficha le cliché qu'elle avait prise sous la pluie. Le ciel était coupé en une longue bande grise, mais on pouvait deviner toute sa profondeur et sa richesse dans le reflet du lac, ondulé par les ondes de pluie. Il y avait le belvédère, cadré au milieu de façon neutre. Avec le bois blanc, le ciel reflété et l'allée de brique blanche, le portrait paraissait lumineux. Sauf pour le coeur du belvédère où on devinait la silhouette de Flynn-san baigné dans l'ombre. Il était dans la noirceur de l'image, mais il était aussi à l'abris. Il y avait quelque chose dans ce contraste que Mayara souhaitait mettre en évidence.

"Alors, à ton avis, qu'est-ce que je peux faire de mieux?", elle regardait Flynn avec attention. Il lui semblait assez compétent et ouvert d'esprit pour lui donner des idées intéressantes. Avec la pluie froide qui avait pénétré ses vêtements pour de bon, Mayara grelottait, mais elle était prête à retourner se mouiller n'importe quand pour aller jusqu'au bout de l'inspiration qu'elle avait entre aperçu.

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(#) Re: Photographier ou être photographier - Maya  Lun 10 Avr 2017 - 1:20


❝ Travail en binôme ❞




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" J'ai vu un belvédère près du lac, si on s'y rend assez vite on pourra s'y abriter avant que la pluie empire, en attendant un éclairci."

Flynn hoche simplement la tête et commençe à ranger ses affaires , précautionneusement , c'était un matériel chère , qu'il avait galéré à s'acheter. Il avait déboiter l'objectif , il avait ranger le boitier dans son sac  et avait emballer l'objectif dans un petit sac en tissus. Il plaça le tout dans son sac à bandoulière , il leva la tête vers l'islando-Japonaise qui l'attendait sagement , encore assise sur le banc. C'est drôle , cette fille était vraiment d'un calme à tout épreuve , elle parlait doucement, restait tranquille , parlait d'une voix toujours assez posée au contraire de lui , qui même si d’apparence le jeune homme était assez calme , il finissait toujours par s'emporter pour un truc débile. Il avait du mal à rester en place , particulièrement quand il devait s'asseoir et ne pas bouger. Il aimait bien être dans l'action.

"Je ne saurais pas comment décrire tes photographies, et je pense que ça en dit beaucoup. Je pense qu'il y a des choses qui ne se communiquent pas par le langage oral, sinon on économiserait beaucoup de temps à simplement se les dires. Ça prend un langage des textures, des couleurs, des formes pour dire certaines choses. Et quand je suis devant une de tes photos j'ai l'impression d'avoir une longue discussion que je ne peux répéter à personne."


Flynn se sent rougir un peu. Juste un peu. On lui avait déjà fait des compliments sur son travail , mais des comme celui-là , jamais. Surtout que d'habitude c'était sa famille qui lui faisait des compliment au sujet de son travail , jamais des inconnus . Les profs se contentaient de simplement dire qu'il avait fait un bon ou un mauvais travail , pareil pour les contactes professionnels qu'il avait. Et le pire , c'est qu'elle semblait sincère. Ce qui le touchait le plus , c'est que lorsqu'il photographiait les gens , les paysages ou les choses , il voulait toujours qu'on puisse ressentir ça. C'était parmi tant d'autres , l'un des inconvénient à vouloir ne se lier à personne , lorsqu'on est seul, vraiment seul comme Flynn , il n'y a personne pour valorisé vos actions. Parfois c'est dur , mais dans l'ensemble , le jeune homme préfère ça plutôt qu'être déçue encore par des gens. La pluie commence à tomber un peu plus. Et puis d'un coup...



"C'est par là!"


La pluie commence à tomber en grosses goutes épaisses , presque d'un coup , juste le temps de ranger son matériel dans sa petite sacoche. Le paysage du parc se transforme d'un coup.  Les feuilles d'automnes  un peu plus tôt si colorée , semblaient prendre des teintes grises et brune tout d'un coup. Tout avait le décors avait prit des nuances de gris , de vert , de bruns. Tout était flouter par ce voile d'eau qui se déversait du ciel comme un petit déluge. Le temps semblait s'être arrêter. C'était le genre de paysage que Flynn adorait. C'était mélancolique , et presque hors du temps.  Le jeune homme avait agrippé sa sacoche et avait courut dans la direction du belvédère. Il n'avait pas penser à regarder derrière lui si sa camarade de classe l'avait suivit. Il n'était pas trop du genre à attraper les gens pour s'assurer qu'ils sont là , ou simplement à jeter un coup d'oeil par dessus son épaule , juste pour voir.   De toute façon , elle est grande , elle saura prendre un chemin de 300 mètre sans lui. Et de toute façon , la vérité c'est qu'il s'en fichait un peu de savoir si elle avait été mouiller ou pas. C'était un boulot qu'il considérait comme simplement professionnel. Il était pas là pour se faire des amis , pas là pour juste bavardé avec une camarade de classe. Il était là pour bosser.  


Il arrive au belvédère , dépose son sac au sol ,  retire ses lunettes et les essuient avec un morceau de son t-shirt afin d'y voir quelque chose et enfin pense à se tourner pour chercher sa camarade de classes des yeux. En dehors du belvédère , la pluie tombait en trombe, tout était calme , seul le bruit de l'eau qui tombait à grosse goutes.


Dans le floue du paysage , à une 100 aine de mètre du belvédère , la jeune femme était là , appareil photo à la main , juste le temps qu'il se tourne vers elle. En un instant le seul bruit de la pluie avait été brisé par le petit bruit du déclencheur de l’appareil. Flynn était surpris , mais aussi assez rassuré. Il n'était pas capable de posé , alors qu'on le prenne par surprise , c'était peut-être la seule façon qu'on avait de faire un bon cliché avec lui comme model. Elle était trempé jusqu'au os quand elle arriva jusqu'à lui. Elle lui fit une remarque sur le numérique , qu'il ne releva pas. Lorsqu'elle pu enfin arriver jusqu'à lui , la jeune femme lui montra le résultat sur le petit écran de l'appareil.


"Alors, à ton avis, qu'est-ce que je peux faire de mieux?"



La question ne se posait pas. Le cliché était parfait. , le floue rendu par la pluie était propre , les lumières et les volumes étaient assez convainquant et le cadrage semblait parfait , sans ajouter que sur la photo , on le voyait à demi , ce qui donnait à l'ensemble un résultat assez beau. Flynn détourna le regard de la photo et retira sa veste pour la tendre à sa camarade.



« -Enfile ça. Ta photo est parfaite. Techniquement , le rendu est lisse , le floue est contrôler , la lumière est belle , il y aura sans doute une ou deux retouches à faire par contre. Pour ajuster les couleurs qui me semblent juste un chouya fades. Mais ce n'est qu'une toute petite retouche , le reste est parfait. »


Le jeune homme sort son paquet de cigarette et en allume une. Il regarde sa montre , presque treize heure. Heureusement aujourd'hui , il ne travail pas. L'australien s’assoit au sol et soupire. Il se demande combien de temps il va devoir attendre que la pluie s'arrête , il jette un coup d'oeil à la jeune fille qui à l'air de frissonner. C'est aussi ça d'être photographe. Il se demande pendant une seconde , pourquoi elle veux être photographe. Quel est son projet ? Elle, n'a pas l'air de faire ça pour rien.


« -Tu fais ça pourquoi ? La photographie je veux dire ? »



Flynn P #Kobe


Dernière édition par Flynn Payne le Ven 14 Avr 2017 - 19:10, édité 1 fois
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(#) Re: Photographier ou être photographier - Maya  Ven 14 Avr 2017 - 17:00

-Enfile ça.

Prêter sa veste était généreux de la part de son collègue et Mayara prit conscience qu'elle était un peu trop portée par l'enthousiasme, à vouloir ignorer les intempéries malgré ses vêtements absorbants. Avant d'enfiler la veste, elle regarda rapidement autour pour vérifier s'il y avait des étudiants dans les parages. Elle savait que le geste de Flynn était désintéressé, mais elle craignait qu'une personne extérieure interprète mal la situation. C'était un fait, Flynn était charmant, même s'il n'agissait pas de façon arrogante comme un individu conscient de son charisme. Il était grand, mystérieux. Et au sein du département d'art c'était un photographe talentueux qui était avancé dans ses études. Si les gens venaient à voir Mayara porter ses vêtements, il pourrait y avoir des rumeurs gênantes et inappropriées.

Même si Mayara n'avait jamais été intimidée plus qu'une autre dans son parcours scolaire - elle était indépendante, alors souvent on avait des contacts polis avec elle, ou bien on l'ignorait - elle savait que les qualités intellectuelles d'une fille passait souvent en second plan après sa réputation. C'était à cause d'un contexte social frustrant, mais qui la dépassait.

Mayara accepta la veste. Si sa réputation serait toujours au devant de son talent académique, elle préférait travailler fort et devenir assez douée pour qu'elle puisse agir comme bon lui semble sans que les gens la rejettent ou lui refusent des opportunités. Selon ses convictions, elle devrait pouvoir accepter un geste d'amitié, autant de la part des hommes que des femmes, et qu'on reconnaisse quand même son individualité.

Elle s'emmitoufla dans le vêtement. Elle essaya de passer les manches, mais elle était beaucoup trop longues et l'images était cocasse. C'était plus facile de la porter sur les épaules comme une cape.

- Ta photo est parfaite. Techniquement , le rendu est lisse , le floue est contrôler , la lumière est belle , il y aura sans doute une ou deux retouches à faire par contre. Pour ajuster les couleurs qui me semblent juste un chouya fades. Mais ce n'est qu'une toute petite retouche , le reste est parfait.

Le commentaire avait été prononcé sur un ton neutre, presque blasé, mais la teneur était surprenante. Mayara retourna l'écran de son appareil photo pour mieux inspecter sa photo, incrédule. Elle repassa mentalement chaque point que Flynn avait relevé, pour essayer de les découvrir elle-même. Son collègue parlait qu'il avait de la difficulté dans sa jeunesse de séparer l'art de la photographie simple. C'était le cas pour l'étudiante. Elle savait qu'elle avait parfois un bon instinct, mais elle n'avait pas encore l’œil ou les connaissances pour distinguer elle-même ses bons travaux des choses à oublier. Parfois, l'émotion qui l'habitait lors de la prise de photo obscurci le résultat final, rendant tout jugement objectif difficile. Elle prenait rarement plusieurs photos du même sujet, elle n'avait pas encore l'habileté de contrôler son environnement pour y adapter ses prises de vue. Mais ça viendrait, elle était confiante.

Le son de la pluie battant sur le toit du belvédère était hypnotisant. Le corps de Mayara se réchauffait tranquillement, le morceau de vêtement sec était extrêmement efficace pour empêcher les grelottements. Les deux collègues restaient dans le silence et la jeune femme aurait très bien pu s'assoupir. C'était particulier de partager du temps avec un parfait étranger dans une condition si calme.

« -Tu fais ça pourquoi ? La photographie je veux dire ? »

- Et bien... J'en ai eu envie.

C'était le genre de question que tout étudiant devait se poser, surtout quand un contact avec l'approche universitaire du sujet était susceptible de défaire certaines illusions. Néanmoins, pour Mayara il y avait comme un blocage. Elle voulait tout de même trouver quelque chose à répondre, même si elle n'avait pas la capacité d'articuler quelque chose de particulièrement intelligent, pour se mettre au niveau de Flynn.

- C'est à dire, j'ai souvent respecté l'avis des autres. Je préfères souvent suivre le courant et essayer d'apprendre des expériences qui me tombent dessus, parce que de toute façon une décision prise pour moi est souvent sensée et réfléchie.

Mayara se rappela de faire des phrases courtes. Quand elle rentrait trop dans la sphère personnelle, ses idées étaient envahissantes et tout devenait flou.

- Sauf qu'après un moment j'ai arrêté d'apprendre de mes expériences. Et j'ai arrêté d'avoir des idées par moi-même. Mais j'avais encore envie de faire de la photographie. Je me suis dit que si je suis jusqu'au bout ce petit souhait, si je travaille assez fort, je vais peut-être comprendre d'où ce désir vient.

Il pleuvait encore, alors c'était un peu désavantageux de ne pas pouvoir simplement prétexter un rendez-vous et quitter l'endroit si un malaise d'installait. De plus, Mayara souhaitait sincèrement aider Flynn à faire le meilleur travail possible et ne voulait pas l'abandonner sans qu'il ait pris toutes les photos nécessaires. Elle espérait ne pas avoir semé le malaise en parlant trop d'elle, mais la résolution d'accorder moins d'importance aux rumeurs et à la réputation la poussait à vouloir assumer ses mots pour une fois. Il pouvait se passer des choses surprenantes lorsqu'on se faisait confiance.

- Et toi, qu'est-ce qui t'as attiré vers la photographie? Tu aimerais suivre une carrière artistique?

Il commençait à tonner au loin. Mayara ignorait s'ils étaient à un endroit sécuritaire dans une telle situation, ou comment évaluer si l'orage approchait.

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(#) Re: Photographier ou être photographier - Maya  Jeu 20 Avr 2017 - 21:02


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Elle est surprise par son geste. Elle ne semblaient pas s'attendre à ce qu'il lui offre sa veste. Tout comme lui , un peu plus tôt , ne s'attendait pas à ce qu'elle lui fasse un compliments sur son travail en tant que photographe. Surtout que la semaine passée, lorsqu'ils avaient formé les groupes , elle n'avait pas sembler franchement enchanté de participer avec lui à ce travail en binôme. Mais , évidemment , ce n'était sans doute  pas à cause de ses capacités artistique , mais sans doute plus à cause de son comportement antipathique. Il connaissait son talent pour mettre les gens mal à l'aise. Il savait que les gens le trouvait hautain et désagréable. C'est comme ça. Il ne s'en était jamais trop inquiété. Les filles le trouvaient souvent charmant. Elles se disaient que si il avait un mot gentil pour elles , c'est qu'elles étaient spéciales , particulières, uniques. Mais Flynn n'est véritablement méchant avec personne. Alors bon. Il l'a complimente sur sa photo , parce que la photo est belle. Il a même envie de l'accrocher chez lui , cette photo. Ca habillerait peut-être les murs vide de son appartement. Tout est vide , chez lui d'ailleurs. Il ne se préoccupe pas de la déco. Elle regarde autours d'elle avant de s'emparer de la veste et de la mettre sur ses épaules. A t-elle peur qu'on la voit avec lui ? C'est si honteux que ça , d'être avec quelqu'un comme lui ? Il ne se vexe pas. Ce n'est pas si important.

La pluie résonne dans le belvédère, le monde semble s'être un tout petit peu arrêter. Comme piégé dans un instant , un moment . Une brise froide fait frissonner l'australien, il se demande si elle à froid , elle. Si il doit parler , ou lui demander des trucs à son propos. Il n'a pas trop l'habitude de faire la conversation. De raconter des banalités à des gens qu'il ne connait pas. Mais, ils sont coincé , là, tout les deux. Pour un moment dans ce qui semble être le seul abri de tout le parc. Un petit belvédère vide , silencieux , donnait une atmosphère de bizarre proximité avec l’étrangère qu'était l'islando-japonaise.  Il ne la connaissait pas. N'avait pas envie de la connaître vraiment d'ailleurs. Mais ici, il se sentait partager quelque chose avec cette personne.  C'est rare. Et chaleureux quelque part.


« -Tu fais ça pourquoi ? La photographie je veux dire ? »



Il pose la question sans même se rendre vraiment compte qu'elle est en parfaite contradiction avec son sentiment de ne pas vraiment vouloir la connaître. Le son de la pluie qui frappe sur le toit en bois , le bruit de sa respiration expulsant la fumée de la cigarette , étouffe ses propres pensées. S'en est presque apaisant.  Elle semble réfléchir sérieusement à la question. Comme pour se convaincre de quelque chose. Peut-être qu'il n'aurait pas du la pauser. Quoi de plus personnel que la justification de ses motivations et ses envies. Elle commence par avoué qu'elle n'en sais rien , qu'elle en a juste eut l'envie. L'australien plisse les yeux , surpris. Elle semble tout de même assez engagé dans ce qu'elle fait pour quelqu'un qui fait juste ça par envie.



-C'est à dire, j'ai souvent respecté l'avis des autres. Je préfères souvent suivre le courant et essayer d'apprendre des expériences qui me tombent dessus, parce que de toute façon une décision prise pour moi est souvent sensée et réfléchie.



L'australien souris. Pas vraiment un sourire compatissant mais presque moqueur. Comment pourrait-il être moins d'accord avec cette affirmation. Lui qui a toujours décidé pour lui même et n'a jamais trop été du genre à suivre le courant.


« -Si tu laisses les autres choisir pour toi , tu n'as pas peur qu'ils choisissent des choses qui les arrangeraient eux , et non pas toi ? »
finit-il par lâcher après une petite seconde de réflexion. Il se ravise. Après tout , ça ne le regarde pas . Elle continue.


-Sauf qu'après un moment j'ai arrêté d'apprendre de mes expériences. Et j'ai arrêté d'avoir des idées par moi-même. Mais j'avais encore envie de faire de la photographie. Je me suis dit que si je suis jusqu'au bout ce petit souhait, si je travaille assez fort, je vais peut-être comprendre d'où ce désir vient.


Ah , c'est ça alors. Une sorte de voyage initiatique entre elle et elle. C'est bien qu'elle le comprenne d'elle-même.  On arrive au monde et personne ne nous dit vraiment pourquoi on est là. On nous jettes des pistes , avec dieu , avec la philosophie , avec le bonheur. Mais , on n'apporte jamais vraiment de réponse concrète à nos questions , c'est toujours assez floue , toujours. L'australien , se pose la question aussi. Pourquoi est-ce qu'il est là , dans ce monde ? Est-ce que ça vaux vraiment le coup d'être là quand on est proche de personne ? Il aime être en vie. Il aime l'art. Alors il suppose que c'est ça , son but. Faire , crée , apprendre. C'est suffisant. Il hoche mollement la tête en guise de réponse . Oui , c'est bien comme raison. C'est mieux que bien , c'est parfait.



-Et toi, qu'est-ce qui t'as attiré vers la photographie? Tu aimerais suivre une carrière artistique ?


Sa réponse à lui , est moins intéressante. Il fait de l'art pour s'occuper , parce qu'il se sent vivre un peu quand quelque chose prend forme entre ses mains. C'est suffisant. A ses yeux.


« - J'ai toujours eut envie de faire de l'art. Entre la musique , la peinture et la photographie. A vrai dire , j'ai choisit la photographie parce que c'est la chose qui m’intéresse le moins. Je veux dire par là que c'est là ou je connais le moins de choses. Alors j'ai voulu en apprendre plus. Les arts plastique , je maitrise déjà. Et j'aimerais faire de la photographie animalière. J'aimerais voyager et voir des choses et puis les photographier. »


Il soupire , passe une main dans ses cheveux. Ses doigts le brûle et il se rend compte que sa cigarette est terminée. Il l'écrase contre un coin de sa chaussure et fourre le mégot dans son cendrier portable. Le ciel gronde au loin et il lève les yeux .Faut-il partir ? Si l'orage se poursuit , ils risquent d'être coincé pour le reste de l’après-midi. Peut-être que c'est pas plus mal finalement.  Mis à part le légers vent froid , c'est agréable d'être là. Au milieu du néant avec une personne plus intéressante que ce qu'il aurait cru. Elle semble s'inquiété , elle par contre.




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(#) Re: Photographier ou être photographier - Maya  Jeu 11 Mai 2017 - 23:29

La perle de sagesse de Flynn avait fait mouche. Il est vrai que les gens, même inconsciemment, chercherait toujours à préserver leurs intérêts en la guidant. Pourquoi feraient-ils des sacrifices pour elle, si sa docilité est déjà gagnée d'avance. Par exemple Okabe lui avait donné un nouveau nom, pour la protéger de questions indiscrètes de la part des étrangers. D'une certaine façon Mayara lui était reconnaissante du geste, puisqu'elle avait passé une adolescence à relativement se fondre dans la foule. Mais maintenant elle était plus vieille, elle se sentait prête à mener sa vie différemment. C'était rarement une bonne chose d'être considérée comme "spéciale" ou "différente", mais elle était assez forte pour affronter les conséquences de vivre une vie plus authentique.

« - J'ai toujours eut envie de faire de l'art. Entre la musique , la peinture et la photographie. A vrai dire , j'ai choisit la photographie parce que c'est la chose qui m’intéresse le moins. Je veux dire par là que c'est là ou je connais le moins de choses. Alors j'ai voulu en apprendre plus. Les arts plastique , je maîtrise déjà. Et j'aimerais faire de la photographie animalière. J'aimerais voyager et voir des choses et puis les photographier. »

Mayara sourit. Elle n'avait aucune idée de qu'évoquait l'expression "maîtriser les arts plastiques" mais si la photographie était l'occupation dans laquelle Flynn avait le moins d'expertise, il devait avoir une aisance impressionnante dans ses autres medium d'expression plus familiers. Mayara s'imaginait devenir simplement une photographe, rien d'autre. C'était déjà assez compliqué de déterminer quel objet elle immortaliserait avec son appareil, et quelle carrière elle mènerait.

- Je suis heureuse d'apprendre que tu es un aventurier dans l'âme. Je ne sais pas si tu vas passer par la Finlande dans tes nombreux voyage, mais si tu y es, alors tu apprécieras sûrement le paysage davantage que les animaux. À moins que tu aimes les cygnes et les ours bruns. J'aimerais que tu prennes le temps d'observer un esker, par exemple. C'est comme des crêtes dans un terrain plat. C'est créé par des glaciers qui se sont retirés et qui ont laissés des tunnels de glace derrière eux. On dirait qu'une force énorme a simplement voulu saboter un paysage trop morne.

Mayara mima avec ses mains ce qu'elle peinait à décrire, en pinçant l'air.

- Bam! et voilà, il y a un monticule inexplicable qui s'allonge sur des kilomètres. En tout cas, je sais que ça impressionnait les touristes, c'est un sujet vedette pour les cartes postales qu'on vendait à l'aéroport près de chez moi. Pour moi c'est seulement devenu impressionnant en rétrospective, quand je suis arrivée ici. J'aurais dû acheter les cartes postales moi-même pour faire comprendre aux gens.

Flynn éteignit sa cigarette, Mayara serra la veste de celui-ci un peu plus près de son corps. Elle avait presque arrêté de grelotter. C'était assez agréable de partager des anecdotes de sa ville de naissance avec quelqu'un. Surtout qu'à force d'éviter le sujet elle avait oubliée toutes les images qui lui étaient restées en tête. Comme pour l'aéroport. Elle n'avait vu qu'une seule fois le présentoir à cartes postales. Elle avait eu envie de tout acheter, même en exemplaires multiples, pour remplir sa valise de morceaux de son pays et s'assurer que personne ne puisse en profiter. À l'époque elle n'avait pas l'argent pour s'en acheter une seule.

C'était agréable de parler à Flynn. S'il était embêté ou ennuyé, au moins il n'en montrait rien. Mayara avait l'impression de pouvoir lui parler calmement sans déçevoir d'attentes ou subir de jugement. C'était une personne extrêmement talentueuse, et pour un étudiant il avait une vision exceptionellement claire de ce qu'il voulait pour son futur. C'était peut-être une question d'apparence, mais Mayara avait l'impression que son collègue de classe évoluait dans un monde où le plancher sur ses pieds étaient stable, où les routes s'étendaient devant lui nombreuses, mais toutes prometteuses.

- Attend, peut-être que je peux te montrer un exemple sur ça.

Mayara sortit de la poche de son pantalon détrempé son téléphone. L'appareil était mouillé, mais heureusement l'étudiante avait eu la clairvoyance de choisir un modèle qui résiste à l'eau. Avec son appareil photo endurant devant les intempéries, ça prenait un équipement complet capable de braver les éléments. Si seulement elle pouvait garder le même sens pratique en choisissant ses vêtements, puisque c'était eux aujourd'hui qui la freinait.

- Okabe, eh, mon oncle m'a partagé quelques photos de son dernier passage, qu'il a maintenant réussit à mettre sous format électronique. Je trouve ça plus représentatif que les gros portait professionnels en vol d'oiseau. On comprend mieux l'anomalie géologique quand on peut comparer la hauteur d'un esker à la taille d'un humain.

Mayara défila rapidement dans les photos de son album, il y avait des clichés dans l'avion, des portraits d’assiettes pleines. Finalement, ce qu'elle cherchait, un portrait de son oncle et de sa mère dans une plaine traversée d'un esker.

- Voilà!

On dirait presque que quelqu'un avait numériquement modifié un terrain parfaitement normal pour produire une excroissance absurde, sur laquelle le verdure continuait de pousser comme si rien n'était, même dans un angle improbable. Okabe portait des vêtements courts, et la maman de Mayara était couverte des pieds à la tête pour ne pas montrer un centimètre de peau. Chacun devait exagérer un peu de son côté, l'habillement approprié pour la température devait se trouver à quelque part entre les deux extrêmes qu'ils représentaient. C'était pendant le voyage de son oncle où il était allé chercher Mayara. La jeune femme n'avait jamais jamais remarqué auparavant, mais Okabe paraissait très jeune sur les photos vieilles de huit ans, il avait presque que le même âge qu'elle en se jour.

L'étudiante remarqua qu'elle s'était rapprochée de Flynn pour lui montrer ses photos sur le minuscule écran. L'épaule de la jeune femme contre le bras du garçon beaucoup plus grand. C'était chaud. Elle pivota légèrement remettre une distance moins invasive.

- Ici nous sommes assez à l'abris. Est-ce que tu veux prendre des clichés? L'éclairage ne te satisfait peut-être pas...

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Mayara parle en japonais #0000ff .
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Photographier ou être photographier - Maya
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