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 [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]

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Emiri Itashi
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(#) [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Sam 3 Juin 2017 - 0:49



「Ou se poser la question de l'aile ou la cuisse」

Emiri & Isaak



Mercredi 24 décembre 2014 - repas de famille

C'est entre la dinde de tante Sashiko et les légumes grillés de tante Aiko que le drame arriva. De comment on en était arrivé là ? Je n'en avais foutrement aucune idée. Après tout, j'avais passé le plus gros du dîner à fixer mon assiette, en priant pour voir les heures me séparant d'un exil salutaire dans ma chambre défilées. Nous étions la vieille de Noël, le soir du réveillon et comme chaque année la famille Itashi s'était réunie. Les dîners de famille, chez nous, c'était un peu une tradition, on ne les manquait pour rien au monde peu importe ce que pouvait nous coûter de revoir la tronche de certaines personnes. C'était comme ça, on avait toujours fonctionné ainsi si les querelles de famille existaient, elle n'avait rien à faire pendant les fêtes. Enfin ça, s'était en théorie, dans la pratique il arrivait toujours un moment où les choses devenaient un peu awkward et... Comment vous dire que c'était un peu ce que je craignais ? La perspective de revoir mes parents après mon départ en mode "Coucouuuu j'suis plus làààààà" pour Kobe avait un goût assez... Mouais, désagréable. Un peu le même goût que t'as dans ta bouche après avoir vidé tes trips dans les toilettes d'un bar miteux un jour de rendez-vous galant. Voilà, exactement ça. J'avais peur, c'était une évidence. Si j'avais eu la paix jusqu'à maintenant, je me doutais bien que ni ma mère, ni Isaac n'allait laisser passer l'insolence de trop. Alors puisque je suis un peu lâche, que je suis un gros caca et une chiasse, j'avais soigneusement tout prévu pour ne pas avoir à les voir. Moi qui passais mes vacances comme une larve autant vous dire que j'ai bougé mon boule. Meyuki, Hanz, Kyoya, Isaak j'avais vu tout le monde, j'ai fait plein de trucs, mais toujours dans l'idée de ne pas avoir à devoir parler avec ma génitrice et le beau-papa. Sauf que dans mon opération cavale chez les potos il y avait une faille, une grosse faille même, le repas de Noël, et là impossible de me défiler, impossible de fuir. C'est là où nous en sommes en ce moment.

Le repas avait commencé dans le calme. Chacun échangeait sur les événements de l'année le tout dans des banalités qu'on ne détaillera pas ici parce qu'après tout qu'est-ce qu'on en à foutre de la trentième histoire sur le collègue de toton Souhichiro, hein ? On s'en fout. Enfin, comme dis plus haut c'est en plein milieu du dîner que le drame arriva. En mastiquant sagement un des petits légumes grillés de tata Aiko la question quant à mes études tomba. Meh, vrai que depuis le temps que je tannais tout le monde pour étudier à Kobe, fallait s'attendre à ce que je saute de joie sur la table.

- Bah, non, c'est cool vraiment. L'université change pas mal de lycée alors on s'y perd un peu au début mais c'est vachement bien. Fin' du coup je peux étudier calmement ce que j'aime et c'est le principal. Pour cette année j'ai pris Musique, Théâtre/Cinéma et Philoso...Tsss ah, voilà que beau papa grognais... Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre. N'as tu pas fini avec ces enfantillages Emiri ? Musique, théâtre ? Diantre, nous voilà avec une futur chômeuse sur les bras. et voilà, c'était reparti pour un tour, enfin, c'était assez inévitable, on va serrer les dents et attendre. Après tout, je peux comprendre sa rage pour une fois, je suis partie comme une voleuse après tout. Que lui apprenez vous dans cette maison belle-maman ? J'ai dépensé des milliers de Yen pour son éducation, pour en faire une jeune femme digne de ce nom et la voilà qui vient étudier des... Balivernes ! Si ça n'avait tenu qu'à moi je serais venu te chercher par la peau du cul après ce que tu as fait. Tu n'as pas la moindre idée de ce que ton départ nous a causé comme embarra jeune fille tu n'as pas idée de ton insolan... et voilà, on y était pendant encore une heure. Fixe ton assiette, fait pas gaffe, t'as l'habitude, tu t'en fiche, il peut rien te faire, touuut vas bien, reste zen, reste cool. Regarde, même Zahn et Mamie t'encourage. Tout vas bien, il va la fermer en rouspétant comme d'habitude et on pourra finir le repas calmement, comme d'habitude. La preuve que votre éducation laisse à désirer ! Être aussi pourrie gâtée à son âge malgré tout ce que nous lui avons appris voilà bien la preuve de votre incompétence dans cette maison ! Tout vas bi... Du moins c'est ce que j'aurais aimé croire. Avant d'avoir eu le temps de réfléchir le contenu de la carafe à vin lui était arrivé sur la tronche... Qu'est-ce que j'ai fais ? Qu'est-ce que j'ai fais ? Balaye devant ta porte avant de dire ce genre de choses. mais ferme là putain, ferme là ! Tu parles d'éducation, mais quel genre de parent reprend un enfant pour le plaisir de bien se faire voir ? Puis, d'ailleurs, tant qu'on y est, tu te trouves pas vachement hypocrite ? À quel moment de ta vie t'en a eu quelque chose à foutre de moi ? Tu penses que ça fonctionne comment ? Tu penses que tu peux jouer les enfoirés de service à coup de "on ne sera jamais une famille" et ensuite jouer les bons-papas quand ça t'arrange ? Emi tait toi, plus tu parles plus tu t'énerves, Emi arrête Je ne suis pas ta fille ? Très bien, alors fout moi la paix. Laisse-moi vivre comme je l'entends. Ou bien, tu vis tellement mal de lécher les botes de plus grand que toi pour vivre dans ta pseudo-richesse que t'as besoin d'un défouloir ?  Emiri ! Ne parle pas a ton pèr- Oh toi aussi c'est bon parce que t'es loin d'être la mère de l'année. Avoir un enfant jeune et pas se sentir capable de l'assumer c'est une chose... Mais l'abandonner pour le reprendre et le ré-abandonner après c'est du foutage de gueule ! Ne viens pas jouer le coup de l'autorité parental, t'as jamais été capable de me voir autrement que comme une erreur de jeunesse ! putain ferme là, ça vas trop loin... Tu vas le regretter D'ailleurs, tiens ! Pourquoi t'es revenue ? Ce n'était pas suffisant de partir comme une voleuse ? Nan, il a fallu que tu me reprennes ! La vérité, c'est que t'avoir de nouveau dans ma vie c'est le pire truc qui me soit arrivé. J'étais bien et j'aurais été très bien sans toi et ton abruti de mari. La seule famille dont j'ai jamais eu besoin c'est grand-mère et Zahn ! Sur ce, la future chômeuse/fille indigne s'en vas et vous dit à tous merde. M-E-R-D-E ! et dans un claquement de porte et de talons furieux j'ai quitté la maison.

Combien de temps j'ai mis avant de regretter toute cette scène ? Précisément deux minutes et dix-huit secondes. J'étais allée trop loin, mais rentrer à la maison après ça était au-dessus de mes forces, j'aurais dû laisser les choses couler et pourtant... Pourtant une part de moi-même était amplement satisfaite de la tournure de la situation. Sûr, qu'avec ça, la rupture était faite mais encore une fois, je m'étais donné le bon rôle et ça m'horripilait plus que ça ne me faisait du bien. J'ai agi sous le coup de la colère parce qu'on s'en était pris à mamie, j'ai perdue mon sang-froid et dis toutes ces choses horribles devant les enfants, Zahn et tante Hana. Je suis censé leur faire face comment maintenant ? Je déteste Isaac, du plus profond de mon être je le déteste. J'en veux à maman, tout aussi profondément mais jusqu'à maintenant je n'avais jamais dit à voix haute ce que j'avais toujours pensé tout bas. Maintenant c'était chose faite et contrairement à tout ce que j'avais imaginé, hormis ce petit sentiment de fierté mal placé, je n'en étais pas plus soulagée. J'avais clairement le sentiment d'avoir tout fait foirer en beauté. Au final, le beau-papa avait peut-être raison quand il parlait d'enfant pourri gâté. C'est surement ce que je suis au fond : une pourrie gâtée.

Combien de temps j'ai marché dans les rues de la ville avec juste ma robe et ma paire de talons ? Aucune idée, je ne sais même pas où je suis, tien. Je ne connais pas ce quartier... Quoi que, ça me rappelle vaguement quelque chose. Enfin, qu'est-ce que j'en ai foutre, actuellement j'étais comme une gamine face à son coffre de jouet. J'ai jeté tout ce que j'avais, des choses dont j'aurais pu amplement me satisfaire si j'étais une fille raisonnable mais voilà, je ne suis pas raisonnable. Ne subsiste maintenant que le vide du coffre à jouets et le sentiment de solitude profond de cette gamine face à ce vide.

J'espère que tu as ton smecta sur toi

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Dernière édition par Emiri Itashi le Dim 2 Juil 2017 - 22:53, édité 1 fois
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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Sam 3 Juin 2017 - 2:30

Le père Noël est une ordure.
√ Mercredi 24 décembre 2014.
√ Où Isaak part totalement en cacahuète à cause de téléphones maléfiques.
Avec Emiri Itashi.
Bon, bah, je me fais chier. Le moment entre le départ de Hanz et celui où il me fait un défilé de mode pour que je donne des avis sur ses choix vestimentaires de rendez-vous galant, croyez moi, j’ai rarement vécu plus lassant. Bah, il tient à être beau pour sa soirée, qu’à cela ne tienne. Mais bon, je ne peux que hausser les épaules et l’entendre geindre que je ne suis pas d’une très grande aide. Machinalement, je tourne les pages d’un magazine scientifique d’un air patient, en  jetant de temps en temps un semblant de regard à Hanz, pour en suite hocher la tête mollement. « Cravatte ou pas cravatte ? Laquelle ? Comment ? Chemise de quelle couleur ? ».. Mais comment fait-il pour avoir tant de sappes dans son armoire, déjà ? J’en sais rien. Normalement m’amuser avec des probabilités et des estimations chiffrées me ravirait, mais il faut bien avouer que j’ai la tête ailleurs. Et même le journal que je fais semblant de lire ne me détourne pas des mes pensées préoccupées. J’ai surveillé avec insistance mon téléphone depuis le début des vacances de Noël. Oh, je sais très bien ce que je recherche : des nouvelles me disant qu’Emiri n’est pas trop en PLS avec sa famille à la maison. Et ce soir, eh bien… C’est CE SOIR. Son repas de famille.  Je ne devrais certainement pas m’inquiéter tant, elle est grande, mature, je crois qu’elle ira bien, sincèrement. Mais j’ai un mauvais pressentiment depuis quelques heures. En plus de me sentir comme culpabilisé ou sale de me mettre à rêvasser bêtement ces temps-ci, dans les moments où mes pensées évoquent mon amie la cassos. Me laisser aller alors que de son côté, elle doit certainement ruminer sa frustration… Quel sale con.

« ..Zakou ! »


Je crois que Hanz m’apelle, alors que je suis occupé à tenter de dissiper des idées noires. Je grogne, en pensant qu’il va encore me demander un avis sur sa tenue du soir. Avec une certaine lassitude, et de plus en plus pressé d’avoir la maison pour moi tout seul -quoique là, j’ai pour une fois une impression de solitude douloureuse, en l’absence d’Emiri.. je crois qu’elle me manque-, je finis par tendre l’oreille.

« Boooon, bah, je vais répondre comme tu bouges pas tes grosses fesses. »
« Hein ? »


Ah. Le téléphone. Il sonne. Bon, bon, ça va, j’avais pas entendu ! J’hausse les épaules et laisse Hanz partir vers le bureau pour répondre. Il n’était pas obligé, si c’était urgent pour les parents, la personne à l’autre bout du fil aurait cherché à les joindre directement. Enfin. Quelques courtes minutes plus tard, Hanz revient dans la chambre, portant sur le visage un air des plus préoccupés. J’hausse les sourcils, et lui demande d’un regard ce qui lui arrive pour tirer cette tronche. Sa copine a décommandé ? Meh. Moi qui voulais être tranquille ce soir en espérant qu’Emiri me dise qu’elle passera finalement en fin de soirée, en guettant le moindre SMS.

« Euh, Isaak, en fait… »

Merde, ça a l’air sérieux. Je me redresse de ma position allongée sur mon ventre sur mon dessus de lit et regarde mon frère, plus grave. Quoi ? Qui c’était ? Il passe une main sur sa nuque. Mais bordel, me fais pas une scène de pantomime mélodramatique, PARLES, je peux pas le faire à ta place !!

« C’était le dirlo, euhm… Monsieur Itashi. »
« …Q-Quoi ? »
Là, il m’inquiète vraiment. Pourquoi il appellerait ici, et justement ce soir ? « Qu’est-ce qu’il t’a dit ?! »
« Bah.. Il a dit qu'Emiri a fui la maison pendant le repas. J’ai pas tout compris mais.. Il cherche à joindre ses amis pour savoir où elle pourrait se trouver… Apparemment, elle est injoignable. »

« Injoignable », il a beau l’avoir dit, je me rue immédiatement sur mon portable pour appeler mon amie. Même pas de sonnerie, je tombe directement sur la messagerie. Je lâche un « merde ! » dans notre langue maternelle avant de composer un SMS à base de « Ton oncle a appelé pour dire que t’étais partie de chez toi.. Ça va ? Il s’est passé quoi ? ». Hanz m’interrompt pendant que j’écris, l’air lui aussi inquiet, mais il semble mieux se contenir que moi, actuellement. Je crois qu’il voudrait que je garde mon calme. Je sens qu’il n’est pas plus rassuré que moi, après tout, il aime beaucoup Emiri, lui aussi. L’étudiante est souvent venue à la maison ce mois-ci, et ils s’entendent vraiment bien. Franchement, ça va être niais, mais ce mois a été le meilleur que j’ai vécu depuis un bail.. Mais, passons. Maintenant, voila où on en est.

« … Eh, calmes toi. »


Franchement, j’ai du mal. J’ai l’impression que mon cœur va sortir de ma cage thoracique, et j’ai des nœuds d’anxiété plein les intestins. Je déglutis, alors que Hanz pose une main sur mon épaule.

« Il vaut mieux que tu att- »


Je ne lui ait pas laissé lui en dire plus, et me suis levé du lit pour filer mettre ma veste. Confus, mon grand frère m’emboite le pas jusqu’à l’entrée, comme peinant à suivre mon pas devenu frénétique jusqu’à la porte d’entrée.

« Attends ! Où tu vas ?! »
« Ne t’en fais pas. Je veux juste, euh, sortir.. oui, c’est ça. J’ai, euhm, besoin d’air. »
« Zakou… On habite dans un des plus grandes villes du Japon. Sois raisonnable, tu vas pas la trouver ce soir. »


Merde, je suis si transparent que ça ? Je lâche un soupir d’impuissance, mais je refuse de reconnaître qu’Hanz a raison, et de l’écouter maintenant. « Je dois y aller », c’est tout ce qui me vient, et la seule chose qui me tire de ma panique interne, actuellement. Je me munis de mes clés, et me rue sur la poignée de la porte que j’ouvre sans détours, avant de me retourner vers mon grand frère qui secoue la tête, d’un air désapprobateur.

« T’inquiètes pas. Profites de ta soirée, je te tiens au courrant. »
« Tu promets.. ? Tu me laisses pas en plan, hein ? »


J’hoche la tête, affirmatif. Je le tiendrais informé de ce qui se passe et de mes « recherches ». Dans tous les cas, je ne ferais pas de folies… Enfin, je crois. J’en sais rien. Je sors finalement, pour sauter dans un bus et me diriger vers le quartier de mon amie. Après une vingtaine de minutes, j’arpente des rues que je connais qu’à moitié, pense passer non loin du parc et de l’animalerie de l’autre fois… Mais je me retrouve vite perdu. Histoire de pas rester totalement paumé, je suis les panneaux qui m’indiquent le centre ville. Les rues ne sont pas bondées, ce soir. Je peux voir quelques couples et des familles défiler sur les trottoirs, des intérieurs allumés de part et d’autre des rues, et pour sûr, il caille vraiment, et j’aurais du mettre une veste plus lourde. Quoique je n’ai pas le temps d’avoir froid au rythme où je marche pour…

« Et bordel.. »

Je fais quoi, là, moi.. ? Qu’est-ce que j’espère ? La trouver dans une ville de presque 2 millions d’habitants ?! Ouais, je suis un peu con, moi, aussi. Je sens la frustration et la colère m’envahir. Quel abruti. Et si elle était juste en train de faire le chemin vers chez moi, pendant que je suis en train de tourner en rond ? J’aurais mieux fait de réfléchir deux secondes et d’écouter Hanz. J’inspire et j’expire avec pénibilité, non seulement car je suis essoufflé, mais car je suis désormais furieux envers moi-même. Quel ami je fais là, à mettre une énième fois les pieds dans le plat, et à être incapable de garder mon sang-froid à cause d’un fichu coup de fil. Le dirlo n’en attendait certainement pas tant. Arrivé dans un parc, je shoote avec force dans un canette qui traîne… Meh, moi qui prend la peine de faire le tri, normalement, bah, ça attendra que je sois moins en rogne ! Je continue de progresser, et me retrouve de nouveau dans les rues. Je sais pas où je suis, et mon portable n’affiche toujours aucune notification de réponse.

« Putain. »

J’ai pas vraiment d’autre réaction canalisatrice que de jurer dans ma propre langue, actuellement, au risque de passer pour un lunatique devant les passants. Je suis fatigué et lassé, si bien que je finis par m’arrêter sous un abri bus comme le dernier des clodos. Super, Isaak, tu veux pas vendre des allumettes, aussi ? Mets une perruque blonde, ça te donnera du style. Je ferme jes yeux et inspire profondément. Probablement qu’il vaut mieux que je rentre et que j’attende sagement, même si ça me tue un peu à l’intérieur. J’aurais vraiment dû penser avant d'agir. Ouais, je vais faire, ça, juste rester ici, et attendre le bus… ?

… Et voila que j’ai la berlue. Nan, bon, ok. Je commençais à me rendre compte que mes pensées récentes pour la brunettes et certaines scènes mièvres que je me suis imaginé n’étaient peut-être pas qu’amicales, mais là.. C’est que je suis sérieusement atteint. C’est juste une nana lambda qui a oublié sa veste et qui se balade en mode paumée en robe comme.. comme une cassos et… Oh merde. Si c’est une sosie, alors elle est extrêmement ressemblante, à imiter jusqu’à la démarche de mon amie. Même si j’y crois qu’à moitié, j’ai fini par me lever et emboîter le pas à la jeune femme. Bon sang, je dois tellement avoir l’air du dernier des vieux pervers, à agir comme je le fais actuellement… Mais au diable le ridicule et le risque de passer pour quoi que ce soit. Alors que je la rattrape, je n’arrive pas à me manifester oralement. Puis, finalement, je parviens à souffler quelques syllabes.

« Emiri.. ? »

Diantre, que j’ai l’air con. J’espère qu’elle se retourne, je crois, j’attends, comme un abruti, qu’elle me prouve que c’est bien elle que j’ai poursuivi et pas la mauvaise nana, ou un fantôme. Ou alors qu’elle me frappe pour que je me réveille de quelque rêve malsain, pour trouver Hanz qui me secoue en chouinant : « Maiiiis Zakouuuu, tu t’endors pendant que je veux de l’aide pour choisir ma tenuuue ! ». Ce n’est pas ce qui arrive, pourtant, et je reconnais enfin le visage de la brunette que j’apprécie beaucoup.

« Oh, bordel, c’est toi, sérieux, j’y croyais plus. Euh. T-Ton oncle a appelé à la maison pour dire que t’étais partie de chez toi et c’est.. putain, je sais pas ce qui m’a pris, j’aurais dû attendre des t-tes nouvelles et.. tu veux… certainement.. euhm.. être seule, et… ? »
Mon débit de parole très rapide au départ se fait de plus en plus essouflé, hésitant et saccadé. Je n’ai plus les mots. La situation est trop improbable pour que j’ai quoique ce soit à dire. Ou plutôt, il y a bien trop à dire. « Tu.. Je.. Je sais pas. Tu veux.. Tu veux qu’on aille… Euh… » Silence. Bien trop long à mon goût. De guerre lasse, je ferme les yeux et soupire. Puis je rouvre les paupières pour enfin oser regarder Emiri dans les yeux. « ..Est-ce que ça va.. ? »

Voila, maintenant, je suis a sec. Je ne me suis pas plus approché, de peur d’effrayer la brunette à l’air déjà farouche. Elle doit avoir froid. Je devine qu’elle est partie en catastrophe, sans réfléchir. Meh. C’est con les ados, hein. Mais bon, on s’en fout, pour le moment, de qui avait raison et de qui avait tord.. Je veux juste l’entendre parler, elle. L’entendre me dire que.. j’en sais rien. Mais simplement l’entendre répondre à ma question, positivement ou négativement, ce serait un début.


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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Sam 3 Juin 2017 - 18:17


「Quand t'es paumé dans ta vie chapitre 1」

Emiri & Isaak


Le regret et le vide s'étaient lentement effacés pour faire place, peu à peu, à la panique. Si au départ j'avais erré sans réel but et sans réelles pensées, plus les minutes passaient et plus cette espèce de nœud d'anxiété prenait de l'importance. Le froid glacial de ce soir de réveillon, le temps, tout ça me faisait réaliser, petit à petit, l'ampleur de mes actes. J'étais plus ou moins consciente de la violence de mes mots, du choc que ça avait dû être, mais là, je commençais à comprendre à quel point cette scène allait avoir des retombées négatives et des conséquences désastreuses dans un futur proche.

C'était la première fois que je m'en prenais directement à Isaac. C'était la première fois que le geste dépassait la pensée. Il y a quelques... Minutes ? Heures ? Je ne sais plus vraiment; j'ai balancé le contenu d'une carafe pleine de vin sur le visage d'un de mes plus sombres démons. J'ai insulté ma mère, aussi. Ce devait être joyeux à la maison. Je voyais, déjà, le beau-père furieux, maman consterné, c'était quasiment sûr, si je rentrais j'allais me faire tuer. Nul doute qu'avec ça, on avait franchi un cap. Nul doute, aussi, qu'avec la violence de l'impact, un retour en arrière n'était plus envisageable.

J'ai peur, je suis morte de trouille. Qu'est-ce que je fais maintenant ? Je ne peux pas rentrer, je ne le peux pas. Si je rentre, je vais devoir affronter la déception de tante Hana et Sashiko, la consternation de tante Aiko, le regard perdu des enfants... Puis, je devrais aussi affronter grand-mère et Zahn. Je les ai surement déçus, non ? J'avais promis à grand-mère de faire des efforts, je m'étais jurée de ne plus la blesser comme le matin de l'annonce de la venue des parents. Ptin. Mais surtout, je devrais les affronter, eux. Jusqu'à maintenant, Isaac m'avait toujours fait peur. J'imaginais avec une certaine frayeur ce qui pourrait arriver si je me rebellais. Je me suis chié dessus quand je suis partie de l'appartement. Mais là, là, j'étais alleé tellement loin. Là c'est différent. Non, non, je ne peux pas rentrer. Impossible. Jamais. Alors du coup, qu'est-ce qu'on fait ? On aire, là, comme une clocharde dans la rue ? Je ne sais pas, il me semble ne plus rien savoir de certain. L'idée de rejoindre le dortoir de l'université m’effleure l'esprit mais là encore, je me ravise bien vite. Je serais au calme là-bas, mais pas seule, du moins pas longtemps. Si Zahn me cherchait, c'est sûrement là qu'il irait en premier. Et je ne veux pas voir Zahn, je ne veux voir aucune des personnes ayant été présentes à cette table. J'ai honte, beaucoup trop honte. Et surtout j'ai peur, beaucoup trop peur pour porter mes couilles et oser, ne serait-ce qu'une seconde, de les regarder dans les yeux. Ptin, je suis pitoyable. Je dois avoir l'air de la dernière des clocharde... Ou d'une pauvre gamine venant de se faire plaquer par l'homme de sa vie, au choix.

Non, là, tout de suite, j'ai besoin d'autre chose. Je ne sais pas de quoi, mais j'ai besoin d'autre chose. Je pourrais peut-être sonner chez Meyuki ou Kyoya... Mais ce serait peut-être trop ? Je ne veux pas mêler mes amis à cette histoire-là, je ne veux p- "Emiri...?" Ah, ça y est, je perds la boule, j'entends des voix. Appeler moi Jeanne D'Arc. La voix d'Isaak en plus. Putain, est-ce que c'est le moment de penser à lui ? Le froid et la détresse qui fait ça, sûrement. Mais j'avoue, j'aimerais bien le voir, là maintenant, tout de suite. Que n'ai-je pas annulé ce foutu dîné pour aller squatter chez lui. On aurait pu manger de la bûche, bien au chaud, dans une cabane. On aurait sûrement regardé quelques films et joué un peu avant de s'endormir. S'il avait été là, j'aurais sûrement beaucoup souri et ri aussi. J'aurais passé une bonne soirée et surtout, j'aurais peut-être, avec de la chance, encore eu cette espèce de chaleur agréable, elle est souvent là quand je suis avec lui. Mais je deviens folle, aucune raison qu'il ne soit là. Il est sûrement tranquillement posé chez lui avec Hanz... Putain, j'ai envie de le voir. Mais je ne peux pas, hein ? Pas dans cet état-là, hein ? Allez, reprends-toi ma vieille, tu perds le nord. Retourne-toi et réalise que personne n'est l-

... Qu'est-ce que... ? C'est quoi ce plan foireux ? Je ne suis vraiment pas bien, moi. Il y a truc qui ne tourne pas rond, j'en viens à voir des gens qui n'ont aucune raison d'être là. Pourtant... Pourtant c'est tellement... Tellement bien foutue comme illusion. Il a l'air... Inquiet ? Pourtant Isaak n'a aucune raison d'être inquiet, Isaak est quelqu'un de drôle et de joyeux... Pourquoi je l'imagine tirant une tronche pareille ? C'est un fantasme, c'est ça ? Un peu comme la princesse qui rêve de son prince charmant ? C'est ridicule, je pète un plomb je crois. Ah, voilà que l'illusion parle. De mieux en mieux, secoue-toi ma vieille, ce n'est pas le moment de rêver. D'un coup sec, je ferme les yeux et me frappe les joues. Là comme ça, ça devrait être part-... Pourquoi c'est encore là ? Je rêve ? Ce pourrait-il que... Non, non, non, non, aucune raison que ce soit le vrai Isaak, tu débloques ma grande. Pourtant, pourtant c'est encore là, ça réagit, comme un vrai être humain. Non, non, non. Timidement, je le touche d'un bout du doigt incertain. C'est palpable. Une illusion, ça ne se touche pas... Non ? Alors c'est... C'est...

- C'est vraiment toi... ? ok, je suis un peu perdue là. Je dois avoir l'air d'une débile. Je ne sais pas si je dois être gênée ou profondément heureuse de le voir. Je me sens bizarre, partagée entre deux émotions. Je suis soulagée et surprise. Qu'est-ce que tu fais... Qu'est-ce que tu fais là ?

Petit à petit, ce qu'il avait dit prenait forme et sens dans mon esprit. Je me souviens de bride de phrase incertaine. Il me semble avoir entendu un "Ton oncle a appelé" et un "ça va". Je commence à vaguement comprendre deux trois trucs. Mon oncle a appelé chez lui. Il devait être inquiet. Il a dû lui dire... Lui dire pour le dîner. Merde, ça veut aussi dire qu'il a dû essayer de me joindre. Je pose une main sur la hanche pour fouiller dans ma poche avant de me rendre compte que... Je n'ai pas de poche, que mon portable était resté la poche de mon sweat, sweat qui était lui-même en boule sur mon lit, dans ma chambre. Je relève les yeux vers Isaak, un peu paumé. Il a l'air d'être essoufflé, un peu paumé lui aussi.

- Tu m'as... Tu m'as cherché, c'est ça ?

Il m'a cherché, il est parti à ma recherche. Je ne sais pas si c'est l'idée même qu'Isaak aille prit autant d'importance pour moi qui a commencé à ébranler ma maigre contenance, dans le fond, c'était surement un tout. Le dîné, le regret, la détresse, la peur, le soulagement. Il était, en général, vivement déconseillé de jouer aux montagnes russes avec son cœur mais là, je me suis destroye toute seule. Alors même que se confondaient la peur des conséquences du dîner et l'espèce de soulagement, de joie, de voir (je m'en rends compte sur le coup) la seule personne dont j'avais vraiment besoin à l'heure actuelle, dans mon esprit, j'ai fondu en larme.


J'espère que tu as ton smecta sur toi

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Dernière édition par Emiri Itashi le Sam 3 Juin 2017 - 22:41, édité 1 fois
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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Sam 3 Juin 2017 - 21:20

Le père Noël est une ordure.
√ Mercredi 24 décembre 2014.
√ Où Isaak part totalement en cacahuète à cause de téléphones maléfiques.
Avec Emiri Itashi.
Cette situation ne devrait pas exister. Elle est bien trop improbable pour ça. Je dois vraiment être en train de faire un rêve bizarre. Du moins c’est ce que je continuerais de croire si Emiri n’avait pas l’air complètement paumée elle aussi, j’ai l’impression qu’elle ne comprend pas plus ma présence ici que je n’arrive encore à croire à la sienne. Je me laisse poker la joue pour que l’autre vérifie que je suis bien matériel, et un peu aussi pour moi-même, pour les mêmes raisons. Emiri est ailleurs et n’écoute pas ce que je raconte, mais cela m’est égal, pour les bafouillements qui sortent actuellement de ma bouche. Elle a l’air confuse, et vraiment perdue. Je ne sais pas bien quoi faire, je ne sais pas si elle a entendu ma question, comme elle est visiblement totalement à côté de ses pompes. Avec patience, j’attends qu’elle ait terminé ses « vérifications », admettant moi-même qu’on est bien dans la réalité et pas dans un drôle de songe ou de cauchemar (je ne saurais top me décider entre les deux, ne connaissant pas encore la chute ou les potentielles révélations que je pourrais y trouver).

Mon amie ouvre finalement la bouche et je ne sais que faire, j’ai envie de sourire d’un air soulagé, attendri et amusé par son attitude et ses propos, mais c’est l’inquiétude qui reste fixée sur les traits de mon visage. J’aimerais pouvoir porter quelque chose de plus glorieux sur ma face.. Bien que je ne sache pas si ça l’aiderait à sourire à son tour. Elle a l’air d’avoir froid, tandis qu’elle parle. J’hoche la tête pour lui répondre. Je crois bien que c’est « moi », oui, malgré tout, c’est toujours moi. Et elle aussi. Oui, c'est bien elle. Quand elle me demande ce que je fous là, je secoue la tête, l’air de dire que « J’en sais trop rien ». C’est un pur coup de chance. Je ne sais si l’avoir trouvée me soulage ou m’angoisse plus encore. L’avoir trouvée me force à penser aux « et si » : et si je ne l’avais pas trouvée ? Et si j’avais attendu le bus ? Et si j’étais rentré pour attendre.. ? Elle, qu’aurait-elle fait ? Je la vois tâter ses poches absentes. Visiblement, elle n’a pas son portable sur elle, ça explique déjà quelques détails. Mais c’est actuellement le cadet de mes soucis. Pourquoi je n’agis pas, au lieu de rester planté là, à la regarder avec des yeux gros comme des soucoupes ? Qu’est-ce que j’attends d’elle, au juste, en poireautant de la sorte, comme ça, en imposant ma présence dans sa tronche ? Je veux faire quelque chose. Mais comme c’est toujours aussi pratique lorsque je suis confus, rien ne bouge, et petit à petit, la frustration se remanifeste. Et cette montée de colère qui se voit interrompue par les propos d’Emiri.

…Quoi ? Je l’ai cherchée ? Oui. Oui, bordel, que ça semble stupide, maintenant qu’elle aussi, après Hanz, je dit. C’est absurde. Tellement improbable. Mais maintenant on est là et… On fait quoi ?

« ..Je sais. Je dois avoir l’air d’un putain de gros stalker bizarre. M-Mais.. Ouais. Je.. Hanz m’a dit d’attendre à la maison mais, je sentais que si j’étais resté, aurais pété un câble et… Merde, je suis content de t’avoir trouvé mais.. »

Mais j’ai l’impression de mettre les pieds dans le plat. J’ai agi impulsivement, comme un gamin. Et accessoirement, on s’en fout, de l’histoire de ta vie, Isaak.

« Mais j’étais prêt à rentrer avant de te trouver, j’avais… »

M’expliquer est terriblement stupide, mais je n’ai rien trouver d’autre pour tenter de rendre l’ambiance plus tangible, plus réelle et.. Non, Emiri s’en charge bien mieux. Je relève brusquement le visage en entendant la brunette renifler. Je crois qu’elle a commencé à pleurer. Et moi qui voulais le réveil et le retour à la réalité la plus tangible qui soit… Eh bien, je viens de la sentir passer, là, la douche froide.

« Que.. N-Non ! Ne pleures pas.. ! Ça… Ça va aller.. ? »

Bien sur que non, ça ne va pas, là, capitaine obvious. Qu’est-ce que je dois faire ?! Je ne l’avais encore jamais vue pleurer. Cette vision seule me fait perdre tout mes moyens et me fait l’effet d’un couteau qui s’enfonce dans mon bide. Je ne supporte pas l’idée qu’elle puisse souffrir et que je ne puisse rien faire. C’est surement me donner trop d’importance, mais c’est insupportable, cette sensation d’impuissance. Puis, je me rappelle la scène de l’autre fois. Lorsque j’ai trouvé Emiri le regard bas, assise sur son lit, et que j’ai décidé d’avoir un peu de courage pour faire un geste. Actuellement, j’essaie de retrouver ce courage, ces sensations, pour de nouveau faire un pas vers elle, lui venir en aide comme je le peux. Enfin, je m’avance vers elle, et mes mains remontent avec lenteur contre ses bras, et finissent par l’entourer. Doucement, je l’attire vers moi, en l’enlaçant progressivement plus fermement.

« Viens. T’inquiètes pas. »

Fis-je, comme pour me convaincre moi-même. Ma gorge et nouée, et j’ai aussi envie un peu de pleurer, actuellement, par pure empathie. La chaleur n’envahit pas mon ventre comme l’autre fois, mais le fait de serrer Emiri contre moi me fait comprendre bien des choses, qui dépassent le seul contexte dans lequel nous nous trouvons actuellement. Mais je décide de ne pas appesantir sur tout ça. A la place, je reprends la parole.

« Qu’est-ce que… Il s’est passé quoi, là-bas.. ? Tu veux en parler.. ? »

Ses bras et ses joues que j’ai effleurés sont froids. Elle doit être frigorifiée. Derrière moi, j’entends le son d’un moteur familier. Le bus ne tardera pas à passer. Je n’ai pas du tout l’idée d’imposer des choses, mais..

« E-Écoutes… Je veux pas te contraindre à quoique ce soit mais… Tu dois crever de froid, là. Le bus va jusqu’à chez moi, on-on a qu’à la prendre et puis… Bah… Bah, au moins, on sera dans un bon endroit pour parler et pour que tu te reposes au chaud.. » Je baisse la tête. « Désolé. J-J’aime vraiment pas t’imposer ça. Mais… Tu pourras peut-être appeler ton oncle et… Je sais pas. »

Je prends une pause. Je crois que je surchauffe, littéralement, en ce moment. Tenant toujours mon amie contre moi, je continue, toujours d’un ton des plus angoissés.

« Ou alors… Tu veux que je te raccompagne chez toi… ? D-Dis moi, mais… Le bus est là et… »

S’il faut qu’on rentre, je voudrais pas le rater. Je n’aime pas l’idée que mon amie attende ou reste dans sa tenue actuelle non-abritée du froid. Et accessoirement.. Je n’arrive pas à agir mieux que ce que je fais en ce moment. Je me doute que je fais les choses de travers, que je suis certainement un piètre ami, que je ne devrais même pas être là, et je suis incapable de me comporter comme il le faudrait.. Mais… Désolé de te demander ça, Emiri, mais s’il te plaît, réponds moi.  


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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Dim 4 Juin 2017 - 0:24


「Quand t'es paumé dans ta vie chapitre 2」

Emiri & Isaak



Ouais, maintenant qu'on est en plein dedans, c'est sûrement ça. C'est sûrement un tout. Je crois que j'ai atteint ma limite, moralement parlant je n'en peux plus. Je suis fatiguée, tellement fatiguée de cette rancune qui ne faiblit pas et de cette incapacité à passer au-dessus de tout ça. Je crois que si je pleure, en ce moment, ce n'est pas tant de tristesse. Non, j'en ai juste... Marre. Ce n'est plus tenable. Actuellement, je crois, je veux tout lâcher, tout envoyé valsé, loin, très loin. Bien sûr, j'ai peur de ce qui pourrait se passer quand le moment sera venu de rentrer à la maison mais... Là, honnêtement j'en ai plus grand chose à foutre. Je veux m'effondrer quelque part et juste... Oublier tout ça. Je veux me réveiller et me dire que tout ce qui s'est passé n'est qu'un rêve à la con et que quand je me lèverais, ce matin du 24 décembre, je pourrais envoyer balader ce dîné de famille et fuir chez Isaak, comme j'ai toujours voulue le faire. Mais non, évidemment, ce serait trop beau pour être vrai. D'une certaine façon, je m'en veux de montrer un tel spectacle à mon ami, je me sens nulle sur ce coup-là. Le pauvre est parti de chez lui, visiblement en catastrophe, pour tenter de me trouver et, moi, le seul truc que je peux lui montrer c'est de pleurer comme la dernière des chieuses. Je devrais peut-être arrêter les frais là ? Je devrais sûrement repartir, lui dire que je veux être seule ? J'ai honte, je dois l'embarrasser, le mettre mal à l'aise, je ne veux pas lui faire de mal ou le faire culpabiliser alors que dans le fond, je ne mérite aucune empathie. Je vais faire ça, je vais lui dire que tout va bien et aller au bahut, tant pis si je dois affronter Zahn, ce sera toujours mieux que faire du mal à Isa-

Wow... Qu'est-ce que... ? Pourquoi tu... ? À cet instant, mes maigres plans de fuite ont disparu. Je n'ai pas été capable de bouger ou même d'esquisser un pas en arrière... En avais-je seulement l'envie ? Non, je crois que non, wow... Dis, pourquoi es-tu aussi gentil avec moi ? Pourquoi t'es là ? Je n'en mérite pas tant tu sais ? En vérité je ne mérite rien du tout. Pourquoi faut-il toujours que tu me sauves ? Je ne suis pas légitime d'autant de gentillesse. Je n'ose pas lever les yeux vers lui. Je me demande l'expression qu'il a... J'espère qu'il ne se force pas. Ah, ça y est, ce n'est pas bon, ça recommence. Encore cette chaleur. Mais ce n'est pas le moment, ce n'est pas le moment de se sentir bien. Je n'ai pas le droit, je n'ai pas le droit de me calmer comme ça. J'ai fait quelque chose de grave, je ne devrais pas... Je ne devrais pas mais... C'est chaud, je sens que je m'emballe un peu... Beaucoup même, beaucoup trop pour que ça soit normal. Ça y est, je ne veux pas qu'il parte, je ne veux pas qu'il me laisse seule. Ptin, non, non, non, non...

Et pourtant, malgré toute la force de ma volonté, je suis incapable d'être un peu plus digne. Je me laisse aller, j'y trouve un certain réconfort, ça me frustre. Et pourtant, ça fait tellement de bien. J'en viens à me dire que je ne veux pas qu'il me lâche. Ce n'est pas bon. J'entends ce qu'il me dit, bien sûr que je lui dois des explications. Mais là, là j'ai peur. J'ai été tellement égoïste, pour ça que tu n'as pas à être aussi gentil, là. Tu vas être déçu, encore, tu le seras. Je veux me cacher dans un trou de souris. Le pauvre à l'air tellement perdu et moi pendant ce temps, je prends mon pied et me surprends à l'enserrer aussi dans mes bras. La vérité va tellement te décevoir, t'as même pas idée. Il évoque de me ramener chez lui. L'idée me gêne autant qu'elle me fait envie. Ce ne serait pas profité de sa gentillesse ? Si totalement, pourtant, pourtant j'ai envie. Chez lui je me sens bien, ce serait peut-être plus raisonnable, mon oncle sera surement rassuré de me savoir chez quelqu'un que toute seule dans les rues. Mais... Ça le dérange peut-être ? Ça se trouve, j'ai aussi inquiété Hanz ? Mais ensuite Isaak évoque la possibilité de rentrer chez moi et là, c'est la panique.

- N.. Non ! fis-je en levant la tête et en m'écartant Tout ce que tu veux mais pas chez moi ! Ne me ramène pas là-bas, pitié, pas ce soir. Tout le monde est... Je ne peux pas affronter tout ça. S'il te plaît.

Je dois trahir mon fort sentiment d'angoisse vu la tronche que je tire. Mais, non, pas chez moi. Pas maintenant. Je me sens incapable de faire face à la famille, de faire face à grand-mère et a Zahn. De faire face aux parents. Non. Pas ce soir, vraiment. Me laisse pas retourner là-bas maintenant. De toute évidence, la seule option qu'il nous reste c'est d'aller chez lui. Le bus arrive, je comprends un peu son empressement. Un soir de Noël il ne doit pas y avoir beaucoup de passage. Si on le rate, on sera bon pour se geler les miches encore trente minutes dehors. On se met donc doucement en marche et on chope le bus. Pour une fois, la ligne menant chez Isaak est assez vide, il n'y a pas grand monde. D'habitude, c'est une bataille de chaque instant pour se trouver une place, ce soir j'ai l'embarras du choix. Je désigne deux places au fond un peu isolées du reste du bus. Si je dois lui raconter la vérité, je ne veux pas le faire devant quelques oreilles indiscrètes. Finalement on se pose et je mets, j'avoue, un certain temps avant de pouvoir enfin commencer mon récit.

- Je suis allée beaucoup trop loin cette fois. commençais-je en fixant mes pieds Je savais que le dîné ne serait pas tout rose et je me suis dit, au départ, que j'encaisserais tout. Après tout, avec mon départ express de la maison, mes... Parents, avaient de quoi être furieux contre moi. C'est ce que j'ai fait au début. Mon beau-père à commencé à critiquer mes choix de matières et par extension ma venue à Kobe. Jusque-là, ça allait puis... Puis il a commencé à critiquer mamie et son éducation et là... Là j'ai perdue mon sang froid. la suite, j'en suis pas fière. Vraiment pas. La carafe... putain, j'y crois pas, je réalise toujours pas d'avoir fait ça Le contenu de la carafe à vin... Je lui ai balancé... En pleine tronche. mais quelle conne d'avoir fait ça... Je me ramasse un peu plus sur mon siège, j'ose à peine le regarder J'étais furieuse contre lui. Mais j'étais aussi consciente que j'allais trop loin, que si je continuais j'allais le regretter mais... Mais je n'ai pas été capable de me contenir. Je lui ai balancé tout ce que j'avais sur le cœur. Je l'ai traité d’hypocrite et j'ai balancé devant tout le monde qu'il n'était bon qu'a lâcher les pompes de ses pseudo-richards d'amis. putain, j'ai fais tellement de la merde... Maman est intervenue pour me demander d'arrêter et... Et je me suis retournée contre elle. Je lui ai dit... Je lui ai dit qu'elle était le pire truc qui me sois arrivé dans la vie. Que sans elle j'aurais été bien mieux. ptiiiin, ça y est, je suis officiellement en pls J'ai dis tout ça devant ma grand-mère, Zahn... Mais surtout j'ai dis ça devant les enfants. J'étais tellement hors de moi que je suis partie comme une furie sans me poser de question. Mais... Mais là j'ai vraiment déconné. Je ne peux pas rentrer à la maison dans ces conditions... Mon beau-père doit être furieux... J'aurais jamais dû faire ça.

Je devrais peut-être déménager loin, à l'étranger. Je devrais peut-être élever des chèvres en pleine cambrousse, loin, très loin. Mais plus que l'envie de fuir, j'avais peur de décevoir mon ami. Ce n'était pas... Ce n'était pas comme la dernière fois. Là, j'étais vraiment allé beaucoup trop loin. Les conséquences seront douloureuses, je le sens. Je renifle de nouveau bruyamment en essayant de respirer et de pas repartir en crise larme. J'essuie mes yeux du revers du bras et pour la première fois de la soirée je me rend compte que j'ai froid. Dans ma tête et mon cœur tout se bouscule et se confond. Je ne me suis pas encore remise de l'étreinte de tout à l'heure. Je me sens tellement paumé. Putain, j'ai encore envie de chialer.

- Je ne le mérite pas... Mais, je peux en avoir un autre ? Ça me calme, on dirait.


J'espère que tu as ton smecta sur toi

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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Dim 4 Juin 2017 - 12:49

Le père Noël est une ordure.
√ Mercredi 24 décembre 2014.
√ Où Isaak part totalement en cacahuète à cause de téléphones maléfiques.
Avec Emiri Itashi.
Elle semble petit à petit se calmer et se détendre. Je crois que le fait de pleurer et de lâcher le contrôle quelques minutes la soulage aussi, je n’ai pas l’outrecuidance de penser que c’est moi en train de l’enlacer qui lui ferait un effet bénéfique. D’ailleurs.. Me demande si je vais pas juste l’étouffer, à toujours me ramener aux moments difficiles (ne faites pas attention à l’absence de logique dans cette phrase : vous devriez être habitués). Mais, si elle avait eu besoin d’être seule, elle me l’aurait dit, non ? Je ne sais même pas si je fais ce qui devrait être fait dans ce genre de moments, et demander serait simplement ramener les choses à moi, comme si je ne le faisais pas déjà assez. Mais bref. Encore une fois, je ne pense à ce qu’Emiri pourrait croire de moi par rapport à mes gestes, et je me donne trop d’importance. Pour être honnête, je ne sais pas si j’aurais pu la laisser rentrer chez elle, même si cela avait été son choix. Et intérieurement, je m’en veux un peu, de la monopoliser à ce point… Ouais, hein, génial : je fais comme si je lui laissais le choix mais j’ai déjà un avis très arrêté sur la question. Je m’épuise à me prendre la tête de cette façon. Pourquoi ça ne peut juste pas couler de sources, tout ça, et être « simple », comme j’ai l’impression que ça l’est pour Hanz, pour Harada, ou pour Yorke ? Ca me fatigue d’être en permanence envieux d’eux, et de stagner à cause de ça dans mes relations avec d’autres, de leur demander constamment de garder de la distance pour leur bien, tout ça car je sais que de toute façon, je ferais mal les choses. Que de toute façon, je vais tout foutre en l’air.

Alors, pourquoi est-ce que Emiri reste, et se détache pour me demander de l’emmener chez moi. N’en a-t-elle pas marre de me voir la suivre partout comme un gros boulet, en train de m’imposer à elle ? ..La réponse est certainement simple : je ne peux juste pas admettre que c’est « comme ça ». Ce n’est pas de la méfiance. C’est simplement que je n’ai aucune confiance en moi, et que je ne conçois même pas que ma présence ne puisse pas être de trop dans la vie de quelqu’un. Et que je n’arrive parfois pas à accepter les sentiments des autres, avec ma paranoia vis-à-vis de mon espace vital. Je ne devrais même pas me poser la question en ce moment car au fond je sais qu’avec Emiri, c’est différent, et que tout ça n’a plus d’importance dès que je la vois, car ce que je vis et ressens avec elle est… C’est unique. Je ne veux pas perde ça, ni le gâcher. Mais j’ai beau me dire cela pour me rendre la foi, actuellement, elle a l’air mal, et je veux lui venir en aide. Et j’ai peur de ne pas être assez « parfait », d’être un mauvais ami, de lui vendre toutes mes craintes et mes pensées stupides, puis de la voir s’éloigner. Je ne veux pas la perdre à cause de quelque bêtise de ma part, alors j’essaie de trop bien faire les choses comme je pense qu’elles devraient être faites. Quel andouille… Je sais au fond de moi que tout ça n’est pas nécessaire, et que l’essentiel, c’est d’être là, en ce moment, avec elle. Je soupire pour me donner du courage, également soulagé qu’elle décide de rester avec moi pour le moment, avant de reprendre une contenance de façade pour lui répondre. Si ça peut lui permettre de prendre un peu de recul, et de penser à autre chose, ce sera déjà énorme.

« T’inquiète pas. Tu sais que t’es la bienvenue. »

« Et ça me rassurera vraiment aussi », n’osais-je pas ajouter, pour des raisons que j’ai suffisamment décrites ci-dessus. En quelques secondes, on se décide à sauter dans le bus, et Emiri propose de s’installer au fond. Elle a cessé de sangloter, et même si ses yeux sont rouges et toujours humides, et que son nez coule (je lui file un mouchoir en papier au passage), elle finit par me raconter ce qui s’est passé. Je tend une oreille attentive, et si je n’ai pas vraiment la prétention d’avoir le bon mot, ni de vraiment comprendre, ce n’est pas à moi de juger ses actes. Après tout, j’ai souvent entendu Emiri parler en mal de ses parents, et la seule chose que je pourrais lui reprocher serait de « rester sur une mauvaise impression », mais il est évident que la réalité est plus compliquée que ça, et que le mal-être de mon amie à ce niveau est bien plus profond. Et au final, c’est elle qui souffre. Je ne peux donc décemment pas lui donner la moindre leçon, sachant que parfois, la famille devient une machine à broyer les sentiments plus qu’un lieu d’épanouissement. Il n’y a pas système plus complexe qu’une famille, à vrai dire, et nul ne peut mesurer le pouvoir de cette dernière, tout comme les conséquences bénéfiques ou néfastes qu’un évènement peut avoir. Qui sait, peut-être que les choses ne se passeront pas si mal qu’Emiri le pensent, après tout ça… ? Du moins, c’est tout ce que je lui souhaite. Elle a apparemment perdu tout sang froid et a fini par dire ce qu’elle avait sur le cœur. En un sens, j’ai plusieurs fois senti qu’elle retenait énormément de colère en elle à l’égard de ses « parents ». Je ne dis rien, mais je me dis que si ça n’était pas sorti ce soir, ça serait rester à gangréner en elle. Je ne vais pas manifester cela pour le moment, mais son coup d’éclat fera forcèment changer quelque chose, bien que ça risque de bousculer pas mal de trucs. Mais je prefère la laisser vider son sac avant de lui parler de futur et de changement, après tout, ça risquerait de… Que.. ? La caraffe ?! j’équarquille les yeux tandis qu’une image mentale du beau-papa avec sa chemise blanche couverte de vin apparaît dans mon esprit. Déjà que j’imagine pas ce type avoir l’air très malin, mais là ! J’écarquille les yeux et finis par exploser de rire.

« Pfffrt ! Sérieux, la caraffe ?! T’as vraiment fait ça ?! J-Je sais que ça devait pas être marrant sur le coup m-mais… L’image mentale est glorieuse ! Haha ! »

Je continue de glousser un peu avant de la laisser reprendre. Bordel, c’est déjà ça de pris. Je me calme sur la suite, plus sérieuse, plus importante, et hoche la tête, l’air plus grave, pour informer Emiri que je l’écoute et comprend ses paroles. En effet, ce qui lui fait peur, c’est d’avoir déçu tout le monde, et de ne plus être acceptée comme avant. Hm… Que répondre à ça.. ? Je ne sais pas trop.

« ..Je.. Je sais pas trop quoi te dire. »


Fis-je, sur un ton d’excuse, en retroussant les lèvres d’un air embêté. En un sens.. Y’a-t-il vraiment quelque chose à dire.. ?

« Vous allez tous prendre du recul. Enfin, c’est ce que je souhaite. Je dis pas que ce sera forcement agréable, après, mais.. » M’ouais, l’optimisme, Isaak, tu connais.. ? « Bah, écoutes, je pense pas que si toi-même tu te rends compte de tes actes, tu décevras. Après, ouais, si ton beau-père ne peut pas sortir de son orgueil, c’est son problème. Au moins, il sait, maintenant. Chacun en fera ce qu’il veut. »

Je soupire. Je ne fais pas trop avancer les choses. Mais je n’ai aucun jugement ni opinion à donner ici. Je ne sais pas ce qu’Emiri attend de moi, mais je ferais certainement mieux de me taire.

« Enfin. J’en sais rien, je devrais pas m’en mêler comme ça. T’écouter me dérange pas mais… Je crois pas pouvoir vraiment t’aider. Pardon de pas être plus aidant.. »

C’est là qu’Emiri reprend la parole. Elle semble de nouveau au bord des larmes. C’est lourd, tout ça, pour elle, littéralement. Elle me dit qu’elle ne mérite pas.. Qu’est-ce qu’elle ne mérite pas.. ? « Avoir un autre ».. quoi ? J’avoue que je bug quelques instants avant de comprendre. Oh, euh… un câlin, c’est ça ? J’ai senti mon cœur s’arrêter puis repartir avec un bonus de vitesse, au moment où j’ai compris. Mes joues ont légèrement rougi, et j’ai dévié le regard vers la vitre quelques instants. Merde, elle va croire que je l’envoie chier, et que je pense réellement qu’elle ne le mérite pas… Mais quel rapport avec le mérite ?

« C-Confonds pas tout ! Tu.. Tu peux en avoir autant que tu veux ! »

Voila. Rouge tomate. T’as pas idée de dire des trucs comme ça, abruti. Et comme j’ai pas envie qu’Emiri voit ça, je m’en vais l’enlacer, peut-être avec un peu d’empressement. Je ferme les yeux en espérant que ça calme un peu mon cœur qui s’emballe et fait bien trop de bruit, mais aussi pour profiter de la douce chaleur qui envahit mon ventre. C’est clair, pour le moment, j’ai pas vraiment trouvé meilleur remède contre les moments de stress. Enfin, ça, et matter Shrek, et aussi regarder les étoiles tranquille, les nuits ou le ciel est bien dégagé. Je ne sais pas trop combien de temps on reste ainsi, mais ce n’est pas pour me déplaire, et je me mets à regarder les rues défiler, guettant mon arrêt.

« Oh. Eh. On arrive. »


Déjà ? Le temps est passé très vite. Je me détache de mon amie pour l’entraîner vers la porte du bus, et nous descendons pour finalement marcher quelques 5 minutes jusqu’à chez moi. Les lumières sont éteintes, ce qui signifie que Hanz doit être parti lui aussi. J’ouvre finalement la porte et allume l’entrée et la cuisine, laissant entrer Emiri à ma suite, puis refermer derrière elle. Il faut chaud dans la maison, et je suis bien content de retirer ma veste. Mon regard se dirige vers mon amie, toujours uniquement couverte de sa robe. Merde, quel crétin, j’aurais pu lui prêter ma veste… Enfin, trop tard.

« Euh.. voila, on y est. Tu veux peut-être prendre une douche chaude ou te changer.. ? Fais comme chez toi. Toute manière, tu commences à connaître la maison. »


Je pourrais lui prêter des vêtements chauds. Je sortirais aussi la bûche si elle en veut toujours et.. Je ne sais pas trop ce qu’on va faire. Peut-être qu’Emiri voudra téléphoner chez elle, au moins pour parler à son oncle et sa grand-mère ? Je ne sais pas trop. Je préfère qu’elle retrouve ses repères tranquillement sans lui imposer un programme quelconque.


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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Dim 4 Juin 2017 - 17:45


「L'art d'envahir le territoire ennemi」

Emiri & Isaak



Bien entendu, je n'avais pas dans l'idée qu'Isaak me balance une sainte vérité à la figure pour régler tous mes problèmes et apaiser mes états d'âme. Soyons honnêtes, sur cette affaire-là, il n'y avait pas tellement de solutions miracle. C'était arrivé, ça allait avoir des conséquences et ni moi ni personne sur cette planète ne pouvait y faire quelque chose. Dans le fond, j'avais juste à accepter la situation et à accepter ce qu'il en adviendrait. Aussi, je ne me suis pas formalisée du manque de réponse de mon ami. Au contraire, c'est même ce qui me plaît le plus chez lui. Il est humain, il n'est pas de ces gens qui ont un avis sur tout et qui pensent tout savoir. Il y a des gens qui tentent de vous consoler en vous disant "je te comprends" alors que non, ils ne comprennent rien. Mais pas Isaak. Isaak, lui, il te dit la vérité, même si elle n'est pas glorieuse et c'est cette honnêteté qui m'apaise, je crois. Il rigole quand il trouve un truc drôle, il fait la tronche quand il n'est pas content.. Ça parait tout con, mais c'est justement le fait que ce type soit quelqu'un d'entier qui fait que je suis "bien" avec lui. Je ne me suis pas formalisée de son rire et encore moins de son impuissance. En fait, ça me touche de le voir essayer à ce point. Pourtant, il n'a pas grand chose à faire. Juste le fait d'être là, déjà, c'est beaucoup.

ai un peu l'impression d'abuser de lui en quémandant du contact. Mais, j'avoue, je suis faible face à l'effet que ça me fait. Je ne sais pas, ça me calme, ça m'apaise. Je ne regrette pas d'être resté, j'aurais eu l'air fine à tenter de réguler mes émotions une peluche pikachu entre les bras. Bien sûr, ça n'efface en rien les événements de la soirée, mais là, tout de suite, je n'ai plus envie d'y penser. Je veux juste que ça aille mieux, je veux juste oublier tout ça un peu, quelques heures, et me dire que si la soirée avait très mal commencé, elle ne serait peut-être pas de l'ordre de la catastrophe au final. On reste comme ça un petit bout de temps, il me semble en tout cas. Je n'avais pas le souvenir que le trajet jusqu'à chez Isaak était aussi long mais ce n'est pas pour me déplaire. Plus ça va, plus je me rends compte que je deviens dépendante de sa présence et de ses gestes. Je m'emballe peut-être trop, après tout nous sommes justes amis. Je ne devrais pas y penser non plus ça risquerait de finir en quelque chose de fort awkward. Pour le moment je veux juste profiter. Il est là et ça me suffit, je n'en demande pas plus. Enfin si... Si je pouvais me prendre une bonne douche chaude et un truc à manger... Nan, parce qu'entre nous, ça creuse la déprime. Pourquoi vous pensez que les stocks de glaces sont épuisés pour la saint valentin ? Parce qu'on est beaucoup à noyer notre chagrin dans la bouffe.

J'Enfin bref, le bus s'arrête et nous descendons. Je reconnais assez bien le quartier, j'ai les idées un peu plus claires maintenant, j'arrive à m'orienter. La maison est plongée dans le noir ce qui signifie que je n'aurais ni à croiser Kuro, ni à croiser Hanz et... No offance, ça m'arrange bien. Nan parce que, c'était déjà assez gênant comme ça. Isaak pose sa veste, allume la lumière et je dois bien avouer être plutôt heureuse de voir un lieu chaleureux et amical. En ce moment la maison d'Isaak me donne l'image de la conté alors que la mienne, actuellement, c'est un peu le mordor. Genre, Sauron et son armée attendent le retour de l'anneau unique et moi, pauvre Frodon, je me dis que ma petite maison perdue dans les champs elle est rudement cool et que l'aventure, la fin du monde, osef.

- Ouais, une douche. Je ne dis pas non. Mais je n'ai rien pour me changer hormis... Ça quoi. fis-je en désignant ma robe un peu trop légère pour le temps qu'il fait Mais, avant, est-ce que je peux emprunter ton téléphone fixe ?

"Je dois appeler à la maison" mais ça s'était assez évident. Après autorisation de mon hôte j'ai composé le numéro et attendu patiemment, le cœur battant. Contre toute attente ce n'est Zahn, ni grand-mère qui répondit au bout du fil mais tante Hana. J'ai mis un certain temps à passer à autre chose que "d...Désolée, je suis un boulet, un vilain et méchant bouler [insérer 10 minutes de caca vocal]" en bredouillant des centaines d'excuses et de formulation polie. Apparemment, certains étaient sortis en ville pour aller au bar, d'autres étaient afféré ailleurs. Je suis plutôt rassurée de ne pas avoir affaire à mamie mais tante Hana promet de signaler à tout le monde que je vais bien alors... Bon ça au moins s'est fait. Je repose le téléphone en soupirant longuement. Ouais, une douche, ça me changera les idées par la même occasion.

Isaak me signal que tout est prêt dans la salle de bain et je le remercie d'un signe de la main avant de monter quatre à quatre les marches de l'escalier pour monter à l'étage. En ouvrant la porte de la salle de bain j'entend un "WOUF", des bruits de pas lourd et d'un coup, je sent une masse s'abattre sur mon dos.

- AAAAAAAAAAAAAAAAH ! Boum, un bruit de fin du monde ponctué de "WOUF WOUF" joyeux et de grognement d'une nana pas joyeuse du tout Ptiiiiiiiiin ! Aaaaaaaaaaaal ! évidement ce chien est bien trop content et gentil pour se rendre compte qu'il m’étouffe à moitié. Je lui offre quelques caresses en souriant et le pousse un peu sur le côté Oui, oui, moi aussi je t'aime là. Làààààà. enfin, j'ai plus l'impression qu'il tien à jouer. Apparemment, monsieur ne semble pas enclin à me laisser me réchauffer alors bon allons y. Il me ramène son nonos que je lui balance deux trois fois pour lui faire plaisir et... Ptin je me les gèlent, je veux me doucher moi. Hmhm.. Isaak ? Je vais faire ma chieuse mais... Tu peux demander à ton adorable toutou de me laisser me doucher avant que je frôle l’hypothermie et que je finisse à l'hosto ?

Chose faite et Al me laissant le champ libre, je prends enfin ma douche et... Ptin, ça fait du bien. D'un certain côté, l'appel à Tante Hana m'a pas mal rassurée, apparemment la soirée n'avait pas été un si grand fiasco que ça et tonton Souhichiro avaient même bien ri de l'épisode de la carafe à vin. Je ne lui ai pas demandé ce qu'il en était advenu d'Isaac et de maman mais d'après elle "rester chez un ami pour la nuit et même quelques jours ce serait vraimeeeeeent bieeeeeen" donc je pense que ça veut dire "OMG FUYEZ PAUVRES FOUS". Je ne sais pas si je pouvais squatter autant de temps chez Isaak cependant mais... Bouaff, on verra bien. Au moins, tante Hana ne m'en veut pas et Zahn et mamie étaient plus morts d'inquiétude qu'en colère d'après ce que j'ai pu comprendre. C'est bon, je peux me détendre là, vous pensez ?

L'eau chaude fait son travail et je ressort de la douche plus détendue et plus réchauffée qu'en arrivant. Je passe rapidement le pyjamas qu'Isaak ma prêté, me sèche maladroitement les cheveux et j'ouvre la porte pour sor-

BOUM X2 ! Nouveau bruit de fin du monde, nouveau WOUF joyeux, un bon filet de bave sur la joue et un nonos à mes pieds.

- Ptiiiiiiiiiiin Aaaaaaaaal !

J'espère que tu as ton smecta sur toi

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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Dim 4 Juin 2017 - 20:37

Le père Noël est une ordure.
√ Mercredi 24 décembre 2014.
√ Où Isaak part totalement en cacahuète à cause de téléphones maléfiques.
Avec Emiri Itashi.
« Tu peux prendre le téléphone du bureau, et je vais te trouver un pyjama chaud en attendant. Je te mets tout ça dans la salle de bain. »

Rien ne vaut son chez soi. Surtout quand on l’a pour soi seul et son amie. Sans offense pour les autres membres de ma famille bien entendu, mais c’est agréable, tout de même. Bon, la plupart risquent de rentrer tard, et les parents travaillent déjà demain. Je les plains un peu, tout de même. Mais bon. Dans tous les cas, Emiri souhaite appeler chez elle avant de passer à la douche, et je lui indique je bureau de papa et maman pour qu’elle puisse téléphoner de là-bas, même si je me doute qu’elle connaît déjà les lieux. En attendant qu’elle termine et ne voulant pas être indiscret, je m’en vais ouvrir la porte du jardin, derrière laquelle Algorithme se manifestait bruyamment depuis notre arrivée. Le tosa noir ne perd pas de temps pour entrer, il faut dire qu’il avait surement froid dehors, et je lui remplis sa gamelle sans attendre, étant en retard d’une petit demi-heure sur son heure habituel de repas. Je lui fait une caresse sur la tête, faisant un peu voler ses grande oreilles tombantes au passage.

« Désolé mon pépère, j’suis en retard. »

Même s’il est désormais occupé à manger ses croquettes frénétiquement, le toutou relève la tête un instant, et couine un peu en allant m’interpeller à petits coups de papatte sur ma jambe. Je lui offre son câlin du soir, et l’autre s’en va, ravi, à sa gamelle. Pendant ce temps, je me remets à l’aise et retourne vers ma chambre histoire de préparer à Emiri de quoi se changer. Je me sens vraiment mieux maintenant qu’on est au chaud et tranquilles, à vrai dire. L’idée d’avoir de possibles conversations si Emiri a besoin de parler dans cet environnement me rend bien plus serein. J’espère qu’il en va de même pour Emiri, et qu’elle n’hésitera pas sachant qu’elle ne se trouve pas chez elle. Si tout cela est tout beau tout frais et tout le tralala, et que je vais même pouvoir sortir la buche glacée dans peu de temps, je ne peux que pester de manière excédée sur l’etat dans lequel Hanz a laissé ma chambre, après son fichu défilé de mode. Bon, certes, il a gardé des habitudes de l’époque où on dormait dans la même chambre, mais, là, il abuse, quand même ! Il aurait pu ranger ses merdes !

« Ah mais bordel, quel flemmard, cet abruti ! »


Gromelais-je dans ma langue, en commençant à empiler en gros tas tous les habits laissés par Hanz dans les environs, pour dégager l’entrée de mon armoire, et trouver quelque chose à mettre sur le dos d’Emiri. Je lui dépose sur la corbeille à linge fermée de la salle de bain un bas de sweat sombre, un t-shirt Star Wars épais (dans lequel elle va flotter, mais c’est pas grave), et retourne m’occuper de mon rangement, ou plutôt, du rangement de Hanz et… Pourquoi il est allé jusqu’à changer de calebutte trois fois, ce con.. ? Je veux même pas savoir. Comme je suis occupé à faire des allers-retours entre ma chambre et celle de mon grand frère, je n’entends pas Emiri sortir du bureau pour me prévenir qu’elle va à la salle de bain, mais, Algorithme, lui, a très bien entendu. Quand j’entends le gros chien courir jusqu’à l’étage avec ses pâtes claquant contre le parquet, je devine qu’il est trop tard, mais me lance quand même vers le couloir dans l’espoir d’éviter le… Ah, trop tard. Vu comme Emiri jure, le drame est arrivé. Mais si elle peut jurer, c’est qu’elle n’a pas du se faire trop mal. Néanmoins, je m’empresse jusqu’à la salle de bain pour constater l’étendue des débats, et rabrouer mon toutou.

« Al, vilain chien ! Laisses Emiri tranquille, c’est pas une manière d’acceuillir les invités ! » Le toutou couine et baisse la tête, tout penaud, avant de faire demi tour, me regardant du bas, coupable. « Va jouer avec ton nonos ! Sinon, pas de friandises ! » Maintenant qu’il est parti et laissera la paix à la brunette, je me tourne vers elle, et lui tend ma main pour l’aider à se relever. « Désolé, il est pas assez sorti ces derniers temps, ma faute s’il est excité comme une puce. Ça va ? »

Apparemment, oui. Une fois que je m’en suis assuré, je laisse mon amie se rendre sous la douche, et m’en vais terminer le rangement. Je pourrais lui demander des nouvelles de son coup de fil ensuite. En rangeant les affaires de mon frangin, le me rends compte que j’ai zappé de le tenir au courant comme promis. Je sors immédiatement mon téléphone pour faire mon devoir et rassurer mon ainé à base de : « Emiri est à la maison et elle est en un morceau. On te laisse de la bûche ? ». Puis je ferme le phone pour terminer de ranger tranquillement. Pendant ce temps, j’entends l’eau se couper, et je commence à méditer sur ce qu’on pourra faire une fois qu’Emiri sera hors de la douche. La bûche, probablement. C’était un peu parti d’un délire, de manger ensembles une buche à Noël, j’avoue que je croyais pas que ça arriverait réellement ce soir-là. Mais, voila, on y est. Je termine enfin de plier la dernière sape dans son tiroir comme une vraie ménagère dans sa buanderie, et sors de la chambre pour… Oh mais bordel, ce chien est sous crack, ce soir, ou quoi ?! Il est censé avoir presque 12 ans, comment il peut-être aussi en forme. Il a de nouveau fait tomber Emiri par terre, et lui bave dessus en lui montrant fièrement son nonos qui pue.

« ALGORITHME ! Ça suffit ! Pas de friandise pour toi ! »

Et le voila qui pleure comme le plus malheureux des clébards comme pour me répondre. Non mais… Fais moi culpabiliser en plus ! Je croise les doigts et lui fais mon air le plus sévère.

« Assis. »
Je reporte mon attention sur Emiri retombée à terre. « ..Euh, tu t’es pas fait mal ? »

Je lui tend à nouveau ma main, et observe de nouveau son accoutrement. Alors, oui, sa robe était très jolie, mais je dois dire que la voir avec mes vêtements me fait aussi un effet étrange… Est-ce que mon pyjama va sentir comme elle, maintenant… ? C’est pas pour me déplaire, hein, mais je m’éloigne du sujet, là.

« J’sais pas ce qu’il a, il est fou, ce soir.. Et Hanz qui a pas rangé ses affaires et qui en a foutu partout dans ma chambre, j’te jure, tout part en couille, dans cette baraque ! »


Vieux garçon en action, mesdames messieurs. Je jure déjà la manière d’un soixantenaire agacé par ses petits neveux. Je laisse Emiri déposer ses affaire dans ma chambre (désormais rangée), puis lui passe devant pour descendre en cuisine.

« Bon, maintenant qu’on a la paix, on se sort la bûche ? Fallait pas me tester par SMS, j’l’ai vraiment faite. »

Fis-je, plus détendu, et en envoyant un sourire joueur à la brunette. Finalement dans ma cuisine, avec Al qui est parti dans son panier, toujours un peu boudeur de s’être fait gronder, je vais chercher notre dessert dans la banquise, et…

« Oh merde… j’ai même pas bouffé, moi, entre Hanz qui m’a fait un défilé et tout ça.. » Pensais-je à voix haute, en allant regarder ce que je pourrais prendre dans le frigidaire. « Pendant que j’y suis, t’as envie de manger autre chose avant ? »

Je sors donc quelques restes de riz, de pâtes, et de poisson cru. Hm, on pourrait se faire des vrais sushi, si on a le courage de mettre en route l’autocuiseur et sortir les feuilles de nori. Mais je sais pas si j’en ai véritablement envie. Le riz une fois remis à température ambiante, re-vinaigré, avec des sauces et le poisson, ce sera déjà bien. Finalement décidé, j’installe un plat sur la table, et commence à disposer tout ça de manière à ce qu’on puisse piocher dedans. J’ajoute aussi quelques crudités et d’autres trucs commodes à boulotter rapidement sans se faire exploser le ventre avant la buche glacée.

« …Désolé, j’avais prévu de pas trop me donner du mal pour le diner, comme je pensais que je serais tout seul, alors j’ai rien préparé d’hyper chic. Un plat comme ça avec des petits trucs à grignoter, ça te va ? Tu peux aller voir dans le placard en haut à droite, aussi, y’a des chips, si tu veux. »

Pendant que je termine de parler, je laisse Emiri vaquer comme bon lui semble.

« Hm… Ça s’est bien passé, ton coup de fil.. ? Enfin, euhm… t’es pas pas obligée de répondre, c’est pas pour te fliquer. »


Maintenant que j’ai terminé les préparatifs, je prends le plateau pour me diriger vers le salon.

« On va se fouttre dans le canapé, on sera mieux pour larver comme des merdes. »


Et j’invite Algorithme à nous suivre, bien qu’il s’installera tour bêtement en bas du sofa, comme il n’a pas le droit de grimper sous les meubles, et ça, au moins, il en est bien conscient.


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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Lun 5 Juin 2017 - 0:26


「L'art d'envahir le territoire ennemi」

Emiri & Isaak



J'adore son chien, sérieusement. Fin' depuis ma rencontre avec Fatie (à jamais dans mon cœur bb) j'ai développé une espèce d'amour inconditionnel pour les toutous. Isaak m'a pas mal appris sur les chiens, comment on s'en occupe, qu'est-ce qu'on peut leur donner à bouffer, quand faut les sortir, les bases du dressage et tout le tralalala où je me dis qu'avec mes maigres skills sur Nintendogs je n'aurais pas fait long feu avec un chien à la maison. Enfin, c'est peut-être parce que je gagate sur ce kleb qu'il est autant affectif, je ne sais pas. Enfin, ça ne change pas que pépère pèse son poids et qu'actuellement j'étouffe un peu (beaucoup). Je sais que j'ai été très vilaine ce soir mais je pense franchement mériter mieux que mourir écraser par une adorable peluche sur patte.

Heureusement, Isaak a dû être alerté par mon bruit de fin du monde (parce que je tombe toujours avec la grâce d'un troupeau d'éléphants obèse) et par mes protestations indignées (parce que ça fait quand même la deuxième fois en moins d'une heure que je me fais one-shoot par un chien, hein, c'est lourd au bout d'un moment) et rappel son adorable boule de poil à ses pieds. Le pauvre Al' se lève tout penaud de s'être fait engueuler et moi, en bonne cruche, je lui aurais presque demandé de revenir m'étouffer si ça pouvait le consoler mais Isaak m'avait expliqué que le premier truc à savoir avec chien c'était d'être ferme. Je doutais de pouvoir être ferme ne serait-ce qu'une seule seconde avec un chien maiiiiis bon. Je me redresse en recrachant quelques poils et en profitant pour prendre la main que mon ami me tend.

- Non, non, ne t'en fais pas. en me faisant remettre sur mes guibolles je me rends compte qu'Isaak me dévisage un peu. D'habitude, j'aurais louché pour le faire rire mais sur le coup, son regard me fait piquer un petit fard. Ah, c'est les vêtements c'est ça ? Vrai que c'est la première fois que je passe sur moi ses affaires C'est... Bizarre c'est ça ? j'avoue fixer mes pieds un petit moment avant d'oser le regarder un peu gênée Héhé, désolée je te pique même tes vêtements. Niveau conquête du territoire c'est un peu violent ! Mais... Fin, ils sont confortables, j'aime bien. Mais je te les nettoierais, promis. je peux comprendre que ça le gêne de voir quelqu'un porter des choses que lui-même porte au quotidien. Perso, je ne sais pas comment je réagirais si je voyais Isaak se balader avec mon sweat One Piece et mes shirts... Non, je ne veux pas avoir cette vision-là. De toute façon, ce n'est pas possible, il ne passerait même pas une jambe.

Ça me fait doucement sourire de le voir comme ça. À l'aise. C'était un peu ma hantise de me dire que, bah, ce qui s'était passé tout à l'heure pourrait surement rendre la soirée awkward. Dans ce cas-là, je m'en serais, sans aucun doute, voulu. Mais non, il est comme d'habitude, un peu ronchon. Je l'aime comme ça. J'aime avoir en face de moi le Isaak de tout le jour. Dans un sens, je pense que c'est ce qui me rassure le plus, ce qui me détend aussi. Rien n'a changé. Isaak et toujours le même, mon monde ne s'est pas effondrer parce que j'ai balancé une carafe de vin à la gueule de mon beau-père. Tante Hana ne m'en veut pas, la soirée familiale n'est pas un fiasco. Mamie et Zahn vont bien. Finalement, ce n'est pas si terrible que ça. Fin', je n'ai pas demandé les détails du côté de beau-papa mais j'imagine que si tante Hana me demande de rester chez un ami pendant quelque temps c'est que la situation doit être plutôt explosive. D'une certaine façon c'était sa façon de me dire "laisse les adultes gérer". Je m'en voulais de laisser encore une fois les autres régler mes propres problèmes... Mais faut croire que mon sens de la diplomatie n'est pas encore assez aiguisé pour régler pacifiquement mes soucis familiaux. Je dépose mes affaires (qui se résume à une robe et une paire de talons) dans la chambre de mon ami... Tien, je me demande si on va dormir dans la même pièce... J'avoue que... Non, ce n'est pas bien de penser ça mais... Maiiiiis... Mais j'aimerais... Bien qu'on dorme ensemble, comme la dernière fois. Non, c'est une mauvaise idée, il va me prendre pour une gamine ou pour une prédatrice sexuelle, un peu comme cette nana qui lui twerké au visage une fois. Arf, je n'avais pas autant de doute à être proche de lui y a quelque temps, pourquoi tout devient inutilement compliqué d'un coup ? Je crois que... Je crois que j'ai le mot que je dois mettre sur ce que je ressens, mais ça me fiche la trouille. Si c'est ça, ce n'est pas un peu la merde ? Je veux dire, ça ne risque pas de tout foutre en l'air ? De le faire fuir ? De le perdre du genre... Définitivement ? Aaaaarg, je ne veux pas me prendre la te-

- De la bûche ?

Pire qu'un émeu si, si, vous voyez de quoi je parle vos voyez même très bien. je me facepalmerais bien moi-même mais là... On parle de bûche. J'ai mon estomac qui gronde et je suis Isaak comme une gamine à qui on a promis une grosse surprise si elle était sage. On descend donc à la cuisine tranquillement. Merde, il n'a pas mangé. Je me sens naze d'un coup, j'ai privé Isaak de repas, j'ai retardé l'horloge de son estomac. J'allais ouvrir la bouche pour demander des excuses avant de me rendre compte que... Je n'aurais rien de plus qu'un "gna gna gna t'excuse pas Emi D8". Du coup je m'abstiens. J'avoue avoir même un peu faim. L'inconvénient des dîners de famille c'est que je me stresse tellement que je suis incapable de manger plus que raison. Du coup, le soir, j'ai souvent faim et une fois sur deux je ne résiste pas à partir en expédition nocturne jusqu'au frigo. J'hoche donc la tête dans un "Voui, j'ai faim" avant de regarder mon ami bah... Mettre la table ? Bordel, j'ai horreur d'être les bras ballants, comme ça, mais je n'ai le temps de rien faire qu'il a déjà tout mis en place. Cet abruti s'excuse même de pas me servir un truc trois étoiles mais... Qu'est-ce qu'on s'en fout non ?

- Je pensais que depuis le temps, t'avais compris que les trucs sophistiqués et classes c'étaient pas ma came. Franchement, je bouffe plus de chips et de riz que toute ma classe réunie alors te de doutes bien que bah... Ça me suffit largement. d'ailleurs, qu'est-ce qu'on a là ? Riz, légumes, poissons. Je pioche discrètement dans les petits plats, ça y est, je fais ma goinfre. J'ai un peu la bouche qui déborde de riz quand Isaak se retourne pour m'adresser la parole We cwou mwe wime ? putain oui ma grande avale et parle après Mwi w'ai wu mwa twantwe Wana. BON ALLER AVALE GROGNASSE Hmhm. Je disais donc que j'ai eu ma tante Hana au téléphone. Apparemment... C'est plutôt bien passé. Fin, faut dire que mon beau-père et maman ne sont pas très populaires chez nous. C'est assez compliqué mais mes tantes ont assez mal prit que ma mère coupe tout contact avec la famille pendant des années pour revenir un peu en mode random, comme ça. C'est pas tout rose chez nous mais au moins... Au moins personne n'a l'air d'être vraiment en colère contre moi alors bon, on respire un grand coup. ça aurait pu être très classe si je n'avais pas trois grains de riz sur le coin des lèvres Enfin, le seul truc qui me dérange un peu c'est que... Fin, Hana m'a dit qu'éviter la maison pendant quelques jours ce serait plutôt bien. Mon beau-père doit être hors de lui, je suppose que je devrais faire profile bas jusqu'à ce qu'il reparte pour Tokyo. Mais du coup... Faut que je trouve une terre amicale pour m'héberger quelques jours. Je veux pas m'imposer chez toi et je comprendrais si tu me dis non mais... Mais, j'aimerais bien rester avec toi, si ça ne te dérange pas. Je me sentirais bien mieux avec toi que chez Meyu ou Kyoya pour être honnête. Je les aiment, hein, vraiment mais... Je n'ai jamais abordé ce sujet avec eux et... Je me sens bien ici pour le coup.

Si tu savais. Je m'étale sur le canapé en m'empressant de prendre pleiiiiiiiiiiiiiiin de trucs à bouffer dans un "nom nom" de la satisfaction. Ouais, je me sens vraiment bien, ici, avec lui. Finalement, je me prends la tête pour rien, ça me semble assez évident ce que je ressens. Ah, me voilà une demoiselle accomplie. J'abuse peut-être un peu. Beaucoup même. C'est sans doute parce que le silence persiste qu'on décide d'allumer la télé. C'est sans doute parce que, au fond, j'ai peut-être envie de tenter ma chance et de me sentir "spéciale" et proche de lui que, presque naturellement, je me cale contre lui, tête sur son bide en grignotant un bout de carotte crue.


J'espère que tu as ton smecta sur toi

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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Lun 5 Juin 2017 - 15:49

Le père Noël est une ordure.
√ Mercredi 24 décembre 2014.
√ Où Isaak part totalement en cacahuète à cause de téléphones maléfiques.
Avec Emiri Itashi.
Elle sembla plongée dans ses pensées jusqu’à ce que j’évoque la buche. Oh. Ca a eu l’effet de remettre les piles, on dirait. Son regard s’est éveillé de nouveau, et brille comme celui d’un enfant à Noël, et je la trouve adorable, quand elle porte cette expression, lorsqu’elle se réjouit pour quelque chose. Puis, c’est aussi de me rendre compte que je suis peut-être un peu pour quelque chose dans le retour progressif à la joie et à la tranquillité d’Emiri qui me fait de l’effet, et me rappelle l’importance qu’elle a pris dans ma vie. Sur le coup, j’ai presque été intimité et j’ai rougi, et donc baissé la tête vers mes préparations de repas. C’est là que des pensées singulières décident de revenir. Attendez voir.. mais on est au réveillon. La chose me revient brusquement, et je réalise que si Hanz et Klaus et mes parents ne sont pas là en ce moment, c’est que… Bah, qu’ils passent ce jour, comme traditionnellement, avec leurs  compagnes et compagnons respectifs. Ah. Aaaaaah. Non. Non, non, aucune chance que je fasse un truc aussi… AUSSI NIAIS ! C’est comme la Saint-Valentin, on a pas besoi nd’un jour précis pour passer du temps avec la personne qu’on aime ! Est-ce que ça veut dire que je.. Oh bon sang, je me suis perdu et trahi tout seul là. Même si bon, ça fait quelques heures que j’ai plus ou moins compris. Mais j’ai pas envie d’en parler ni d’y penser maintenant. Ca me semble totalement précipité, je n’ai aucun recul sur tout ça, et surtout, ce prise de conscience m’intimide encore plus qu’autre chose.. J’ai besoin d’un peu de temps pour désacraliser la chose avant de passer à la suite, je pense. Meh. Bref. Avec tout, ça, l’autre goinfre a largement eu le temps de taper dans le plat jusqu’à ce que je change de sujet pour parler du coup de fil. Mais ! Mais fais comme chez toi, eh ! … Attends, c’est moi qui lu iait dit ça. Ok, au temps pour moi.

« …Mais manges pas le riz froid, ça doit être dégueulasse ! Espèce de.. de goinffre ! J’vais t’appeler… » Mon regard descend sur le T-Shirt Star Wars à l’effigie du 6ème volet de la série. « Jabba ! Tiens ! Il est sur toi, alors voila ! »

Je n’ai pas pu m’empêcher d’essayer de vanner pour reprendre un peu de contenance, mais je crois que c’est râpe : j'ai l'air con et j'espère qu'elle va bien se foutre de moi. Je savais qu’elle était pas contre les repas simples et pas trop préparés mais c’est Noël et.. Non, oui, pas besoin de faire un truc exceptionnel pour cette date. C’est exactement ce que je pensais y’a pas deux minutes, en plus, on est sur la même longueur d’ondes, haha ! Hem. On passe au salon sans tarder et je laisse Emiri terminer sa bouchée avant qu’elle ne me raconte ses aventures téléphoniques. Visiblement, les choses se sont bien passées, même si son beau-père est apparemment furax. Ce type ne fait apparemment pas l’unanimité chez les Itashi (quel dommaaaaaage), preuve qu’il aussi imbuvable que mon amie me l’a décrit. Emiri n’est pas seule de son côté, et ça a du la réconforté de faire cette réalisation. Les choses vont donc pouvoir rentrer dans l’ordre progressivement, et j’en suis ravi pour la brunette, si bien qu’un air de soulagement vient terminer de détendre les traits de mon visage. Content pour mon amie, je me contente de lui envoyer un sourire sincère, n’ayant pas grand-chose à ajouter à tout cela, à part être super mièvre.

La suite me prend un peu de court, je dois dire, bien qu’accueillir Emiri ici ne me pose aucun soucis, bien au contraire. Simplement, j’espère que ça ne la gêne pas d’être emportée dans la vie de la maison pendant les jours où elle restera. J’ai tout de même des révisions et du boulot pour la dernière ligne droite qui arrivera après les vacances jusqu’à mars, et je crains de ne pas pouvoir être toujours disponible pour elle. J’avoue que les imprévus, même appréciables comme celui-ci, ne me mettent jamais très à l’aise sur le coup. Cependant, ce que mon amie m’annonce ensuite me flatte énormément, et termine de me surprendre… Q-Quoi ? Pourquoi préférerait-elle être chez moi que chez Harada et Kyoya.. ? Ce sont des gens bien plus funs et évolués socialement que moi, quand même.. Et pourquoi Emiri aurait parlé de ses soucis à moi seulement, alors que je ne suis que le dernier des ignorants qui ne saurait pas lui rendre le sourire comme le ferait Harada avec son enthousiasme ou Kyoya avec ses blagues débiles ? Je me suis toujours trouvé ennuyeux, comme type, dans le sens ou mon côté angoissé et monsieur-je-sais-tout dérange et me fait passer pour un mec terre-à-terre, associable, et absolument pas marrant. Oh, je sais que si nous sommes si proches avec Emiri, c’est que celle-ci est passée au-dessus de tout ça. Mais voila. Actuellement, tout cela me fait atrocement plaisir, je me sentirais presque… privilégié. Mon cœur ne devrait pas s’emballer à ce point pour si peu de choses.

« Je euh… euh… » Je décide de ne pas trop m’appesantir sur la dernière partie de ses explications me concernant, et regardant le fait qu’elle m’ait confié des choses à moi et pas  à d’autres de ses bons amis. « J’suis content que tu sois à l’aise. Tu peux rester quelques jours, bien sûr, mais j’en parlerais aux parents pour être certain qu’il y a pas de soucis. Normalement, ce sera bon, tant que tu mets la main à la patte en leur présence. Mais je sais pas si on les verra plus de deux ou trois heures. » Je marche un peu  sur des œufs en passant à la suite. Je vais avoir l’air d’un total stressé de la vie qui ne pense qu’à ses études (c’est pas faux, en même temps). « Et… Bah, par contre, j’préfère te prévenir,  je pourrais pas toujours être hyper disponible, je t’avoue.. Enfin, après les vacances, c’est la dernière ligne droite avant l’université, et j’ai un planning de révisions à respecter. » Je lui adresse un air un peu embêté, même s’il est hors de question que je décale mon planning pour qui que ce soit. « Enfin… Je veux que tu te sentes bien et que tu puisses te détendre. Faudra pas hésiter à me demander des trucs pour autant, et tu peux faire ce que tu veux... Hanz est jamais à court de trucs à faire, de toute manière. D-Désolé d’avance d’ailleurs si j’agis de manière stressante car je suis dans mon boulot. Je t’autorise à me recadrer si je le fais. Bref… Pardon, je suis pas un super hôte. »

Tout en fixant la télé que j’ai allumé sur une chaîne lambda qui rediffuse un film de Miyazaki (je ne sais pas si je l’ai vu celui-ci.. c’est Laputa il me semble.. ?), je soupire doucement. Inutile de me prendre la tête maintenant, même si je suis assez tenté de lui demander « Mais pourquoi tu ne préfères pas aller chez Harada ou Kyoya, ils sont quand même bien moins chiants que moi ? ». Mais je préfère m’écraser et ne pas mettre les pieds dans le plat, ni commencer l’auto-apitoiement.  Je recommence à me nourrir, et c’est comme par magie que je m’apaise de nouveau lorsqu’Emiri revient se coller à moi spontanément. Diantre, cette personne causera ma perte, je crois. Je ne sais comment elle trouve toujours les bon gestes, et sans même essayer ou le vouloir, pour me remettre à l’aise. Me voila déjà désangoissé et totalement ramolli.

« Mmmh… c’pas pas grave… »

Fis-je, en m’affaissant comme une imposante merde dans le canapé (c’est qui le prépondérant Jabba, maintenant ? héhé), Emiri appuyée sur moi, et presque ronronnant. J’ai envie de lui rendre la pareille, et je réfléchis à ce qui pourrait lui faire plaisir en ce moment, tout en grignotant un peu de poisson. A part la bûche, car dans l’immédiat, j’ai totalement pas envie de bouger et de me détacher d’Emiri pour aller la chercher. Du coup, ma main glisse jusqu’à son dos pour lui faire des grattouilles, et je m’attends à la voir ronfler et baver de bonheur si je m’y prends bien. Le film ne m’intéresse plus vraiment lorsque mon regard tombe vers mon amie appuyée contre moi, et que je m’attarde en me disant qu’elle est foutrement adorable, et que je suis vraiment content qu’elle soit entrée dans ma vie il y a quelques mois. Et même si actuellement ma joueuse convulsionne entre deux « AAAH ARRETES D’ETRE MIEVRE JPP », bah, je m’en fous un peu, à vrai dire, car être cucul la praline, bah ça fait vachement de bien, des fois.

« J’suis content que tu sois là aussi. »

Fis-je en continuant mes gratouilles, surpris d’avoir trouvé le courage de dire ce genre de trucs à voix haute. Je crois qu’en nous voyant ainsi, Al’ est un peu jaloux, et viens poser sa gueule à la peau tombante sur mon genou, quémandant lui aussi de l’attention, que je lui donne en lui caressant un peu le crâne. En restant ainsi un bout de temps, je m’aperçois à un moment donné que le plateau que j’avais préparé s’est vidé, et qu’il semblerait qu’on ait encore de la place pour le dessert. Doucement, ne voulant pas bousculer mon amie, je me redresse.

« Je vais chercher la bûche. Bouges pas. »

Je m’en vais mollement vers la cuisine pour sortir le dessert du freezer, et interpelle Emiri depuis la cuisine.

« Tu veux de la crème vanille ou du coulis de framboise dessus ? »

Personnellement, je prends les deux. Me jugez pas. Bref, une fois les assiettes remplies et la buche rapportée au cas où on voudrait en reprendre, je vérifie mon portable où Hanz m’annonce qu’il aimerait qu’on lui laisse « au moins un petit centième de la bûche plz ». Puis je me rends de nouveau dans le salon en déposant les assiettes de dessert sur la table basse, puis commence à me régaler de la mienne. Sans me vanter, je trouve que c’est fort réussi, cette bûche glacée, même si elle est un peu lourde, quand même. Algorithme jappe pour en réclamer, ce que je lui refuse car « le chocolat c’est poison pour les chiens, mon pépère ! ». Bon, et entre nous, je n’attends qu’un truc, c’est qu’Emiri revienne se vautrer sur moi. Je crois que je vais devenir totalement dépendant de ces moments, moi.. C’est pas bon. Enfin, si, c’est très bon, mais v’voyez où je veux en venir. Un bâillement me vient à peine j’ai terminé ma part.

« Meh.. J’vais pas faire de vieux os, moi ce soir… Et, tu sais que tu peux aller te coucher quand tu veux, hein, si t’as envie ? »


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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Lun 5 Juin 2017 - 18:19


「L'art d'envahir le territoire ennemi」

Emiri & Isaak



Jabba... C'est glorieux. Je sais, n'importe quelle nana normalement constituée se serait sentie outrée et se serait insurgée de se faire traiter de vieille limace obèse et perverse mais... Personnellement, je trouve ça glorieux. Sur le coup je ne peux qu'éclater de rire, la bouche à moité pleine de riz, ce qui rajoute pas mal au côté glorieux de la chose. Il y a beaucoup trop de glorieux dans ce paragraphe mais osef. Je m'amuse et je note dans un coin de ma tête ce surnom. J'approuve. Totalement. Je suis aussi vraiment rassurée de voir Isaak se détendre. Ce qui s'était passé tout à l'heure était suffisamment awkward comme ça. Je me sentais (on va être un peu honnête) vachement heureuse de voir Isaak aussi concerné et inquiet par ce qu'il m'arrivait. Avec le recul, plus je pense au fait qu'il m'ait cherché un soir de Noël, dans le froid, plus je m'emballe. C'était atrocement niais mais j'avais l'impression d'être importante pour lui. Bon, je n'ai pas la prétention de dire qu'il n'aurait pas agi comme ça avec quelqu'un d'autre, après tout, mon ami à lui aussi des gens sans doute plus importants que moi dans sa vie. Je pense notamment à Alina (jamais parlé mais j'ai eu la chance de la voir de loin) et Kyoya, je n'ai aucun doute qu'il aurait surement autant perdu son sang-froid s'ils avaient disparu, comme ça. Dans un sens, ça me rend un peu jalouse (oui, je ne suis pas immunisée contre la jalousie, TWIIIIIIST) de me dire que bah... Je ne suis pas "la seule". Mais bon, qu'est-ce qu'on s'en branle, hein ? Il est venu me chercher, rien que ça, je suis conquise. Je crois... Bah, va bien falloir se montrer honnête, j'ai juste peur d'admettre tout ça maintenant.

Je suis aussi bien heureuse qu'on m'accorde l'asile politique quelques jours. Même si, dans le fond, je ne veux pas m'imposer. La perspective de bousculer les habitudes de la famille Schwartz ou même d'être là alors que ses parents, Hanz ou Kuro voudrait surement être seuls, tranquilles et pépères chez eux, me fait peur, j'avoue. Enfin je me connais, je ne ferais pas de vague, j'allais surement me faire toute petite et me porter volontaire pour un tas de trucs inutile comme "classer tous les livres de la bibliothèque par genre et par nom" parce que je n'allais pas supporter longtemps de rester les bras ballants.

- Ah non non ! C'est la dernière chose que je veux ! Ok, c'est très trèèèèès mal dit Emi. Fin', non, c'est pas ce que je voulais dire.. Heu. Cassos le retour. Je me tords les mains en cherchant mes mots. Ce que je veux dire c'est que je ne veux pas bousculer l'emploie du temps de la maison. C'est déjà vraiment gentil de me laisser rester ici alors, non, t'en fais pas, fait comme-ci j'étais pas là. Je me ferais toute petite ! J'irais bouquiner, jouer avec Hanz à Zelda ou câliner Al', fin, tu ne remarqueras même pas ma présence, promis. Et parce qu'il faut bien que je sorte de la merde. Je serais tel le Shinobi qui attend dans l'ombre.

Putain, je me serais tirée une balle à me voir prendre la pose en mode "Ninja é____é". Non mais... POURQUOI JE SUIS AUSSI DÉBILE, HEIN ? Mais tu m'étonnes que je n'aie jamais eu d'ami avant lui. Ce n'est pas étonnant mais aaaaaaaaaaarg. Enfin bref. Heureusement, j'ai un bidon tout mou et un plateau de bouffe pour noyer ma honte intérieur et la honte de ma joueuse et, oui, je suis bien. C'est tout con à dire, fin' j'ai peur d'empiéter sur son espace vital, mais il ne se défile pas. Je pense Isaak assez honnête pour me dire cash si un truc ne lui va pas... Du coup, ça lui plaît ? Je veux dire, ça ne le dérange pas ? Oh god, c'est chelou, je m'emballe de nouveau. Pourquoi je suis aussi contente d'un coup ? Ça va cinq minutes les sentiments qui partent en vacance dans l'estomac, hein, c'est bon... Oh non, non, god. Je sens sa main dans mon dos. Je fais quoi ? J'ai un léger frisson, je deviens rouge cramoisi, je me sens plus. Ça y est, je me perds les gens. C'est fini fin du game et... Oooooh... Non. Là c'est petit Isaak, là c'est vraiment petit. Comment tu veux que je calme l'anarchie de ma cervelle et de mon corps si tu fais ce genre de chose, hein ? Comment tu veux que je garde mon calme de petite cassos osef si tu me fais autant d'effet ? Hein ? Ce n'est pas du jeu monsieur l'arbitre, faut arrêter. Stop, stop sto- ...Oh putain ça fait trop du bien. Là, oui, juste pile au centre... Roooooooooooooooooooh. Je ronronne, hein ? Ouais ? Fort en plus ? C'est bien ce qu'il me semblait. Je tape du pied comme un lapin tout content et je suis sûr que si j'avais la même queue qu'Al' elle s'agiterait, en ce moment, dans tout le sens. Ça ne change rien au fait que j'ai dépassé le stade du rouge en fusion mais. God. Je suis bien. Aux mots d'Isaak, je relève timidement la tête (auparavant plongé dans sa graisse) toujours aussi rouge et je balbutie maladroitement un "M...Moi aussi" bon ça s'était dit, je replonge dans la graisse cacher mes rougeurs et levant de temps à autre la tête pour grignoter un truc. J'ignore combien de temps on reste là. J'ai vaguement compté qu'après la cinquième léchouille d'Al et mon soixantième "ptiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin >////<" intérieur, Isaak se redresse et je me relève immédiatement. C'est fini les grattouille ? Mais... Je voulais que ça continue.

Enfin, c'est pour la bûche alors je lui pardonne. Je lui demande s'il a besoin d'aide mais en bon hôte je comprends qu'il me demande de rester sagement assis. C'est ce que je fais. Tien, je n'avais même pas fait attention qu'on matait le château dans le Ciel. Je m'étale sur le canapé pour faire la planche dans un grognement heureux puis relève la tête pour indiquer à mon compagnon dans un "Full nature pour moi" que je ne voulais pas de coulis sur ma bûche. Je me redresse pour lui laisser la place et dévorer ma bûche en commentant le fait que c'était bigrement bon et que, anyway, le château dans le ciel c'était cool mais qu'à Noël rien ne valait mieux qu'un peu de catch ou un truc bigrement épique comme... Oh, OH J'AI UNE IDÉE. Et comme d'hab, c'est la bouche pleine de gâteau et avec les yeux brillants d'une gamine de 4 ans devant le papa Noël que je lui présente ma trouvaille.

- Dwi ? Twawai bwun waimwé wé wébwles ? Jwai dwe wotre wilm wour twa ! Traduction : Dis ? T'avais bien aimé les Feebles ? J'ai deux autres films pour toi ! Wen a un swé un wilm wawec Wack Bwawck ! Traduction : Il y a un c'est un film avec Jack Black ! (puis bon je finis par avaler un peu ce que j'ai dans la bouche Je sais pas si tu connais, c'est Tenacious D, The pick of the Destiny et... Et c'est glorieux ! Si tu as ton Pc on peut le voir !

Je finis rapidement ma part, j'aurais presque envie de me remettre comme tout à l'heure mais j'abuse peut-être... ? Si ? Non ? Ça avait pas l'air de lui déplaire tout à l'heure ? "Je peux ?" Maintenant que j'y pense ce n'était peut-être pas vraiment intelligent de replonger dans ses bras comme ça mais... Osef. Sérieux. Je prend mon pied là.

- Dis... Je peux te poser une question ? Je vais... Dormir où ? Fin', je ne veux pas m'imposer ni rien, au pire je tiendrais compagnie à Al' dans sa niche, hein.

J'espère que tu as ton smecta sur toi

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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Mar 6 Juin 2017 - 0:39

Le père Noël est une ordure.
√ Mercredi 24 décembre 2014.
√ Où Isaak part totalement en cacahuète à cause de téléphones maléfiques.
Avec Emiri Itashi.
Ces quelques jours s’annoncent vraiment bien, en fait. Vraiiiment bien. Que de bonnes choses en perspective, si on oublie les révisions de littérature et d’art plastique. Oui, pour ça, je dois dire que j’irais bien vomir dans un coin.. Maiiiiiis, sinon, bah, j’aime quand même passer des journées studieuses, et il se trouve que ça me dérange pas vraiment quand Emiri est dans le coin : elle est respectueuse et j’ai déjà fait mes révisions en sa présence, personne se sen sentait gêné par l’autre. Et puis, si elle me re-montre des films comme elle va bientôt le proposer, eh bah, je vais découvrir encore d’autres trucs. Faut vraiment que je trouve des trucs à lui apprendre ou à lui montrer aussi, car j’ai l’impression que l’échange est à sens unique, parfois. Mais bref. J’ai le temps, et un jour je lui rendrais la pareille avec grande fierté. Oui, bon, c’est mon côté arrogant qui est flatté à l’idée de pouvoir apprendre quelque chose à quelqu’un, ce serait hypocrite de dire que je n’aime pas un tout petit peu étaler ma science, même si je fais ma sante nitouche quand on me dit « oooh tu es vraiment un bon prof Schwartz-senpai ».. Ouais, si je disais que ça me lustrait pas un peu l’égo (et je prends bien garde de le nier en bloc comme une midinette quand ça arrive, car je suis un sac à merde), ce serait mentir. Enfin. Maintenant qu’on bouffe nos buches comme des affamés (pauvre riches que nous sommes), Emiri me reparle dans sa langue bizarre, et j’aimerais qu’elle me fasse la traduction. Et accessoirement j’aime mieux quand je la vois pas mâcher sa bouffe.

« Eh, parles pas la bouche pleine, Jabba, je vois tout ! »

Bon, c’est un peu bas, mais elle se corrige rapidement, et même si je prends sa réplique en cours de route et que j’ai rien pigé de ce qu’il y avait avant, je finis par réussir à la suivre. Elle me propose de nouveau un film.. Enfin, je crois que c’est un film, je n’ai pas compris ce qu’elle disait avant.

« C’est un film ? Mais, carrément, je connais pas. Ça raconte quoi ? » Avec un titre pareil (et en plus rapellez vous mon niveau en anglais), j’avoue n’avoir aucun indice. « Je te fais confiance en tout cas, chef. On prend juste le temps de terminer le diner, et j’irais chercher l’ordi. Il est pas bien tard, on a encore le temps pour un film. »

Je venais pas de dire que je voulais me coucher comme les poules, moi ? Probablement que si. Mais bon, au pire, je m’endormirais devant le film (et sur ou sous Emiri en bonus, huhu), car c’est un très bon motif pour profiter, et comme je suis de bonne humeur.. Héhé. Mais là, tout de suite, j’ai absolument pas envie de bouger, allez savoir pourquoi, hein. C’est avec une joie non dissimulée que je me ressert une part.

« Tu peux en reprendre autant que tu veux, mais Hanz m’a dit qu’il aimerait qu’on lui en laisse.. Enfin, dans le doute, on en laissera au moins la moitié.. Bon, aller, le quart pour les autres, comme on est généreux ! »


Je plaisante, bien entendu,  je sais qu’Emiri sait se gérer. Quoique, je viens de la voir en mode « Jabba ». Bah, je vais lui laisser le bénéfice du doute. C’est pendant que j’avalais une nouvelle bouchée de la bûche qu’Emiri me demanda à se reposer contre moi, ce que j’acceptais avec un hochement de tête –peut-être un peu trop enthousiaste.. ?-. Puis, elle me posa la question que j’essayais inconsciemment d’éviter à cause de, hm.. Disons à cause du rougissement que me provoquait une certaine situation. Disons que si on a déjà dormi ensembles sous la cabane d’Emiri, c’est pas tout à fait la même chose de lui proposer qu’on dorme ensemble. Pourquoi maintenant c’est gênant, me diriez vous ? Ahah ! Mais.. Parce que ! C’est comme ça ! Bref, j’ai avalé difficilement ce que j’avais dans la bouche avant de répondre, non pas sans porter mon embarras sous la forme d’une teinte rosée des joues, assez en évidence pour me rendre transparent.

« Ah, non, je comptais te laisser son panier dans la cuisine. » Oui, oui, je vanne pour avoir l’impression d’être en plein contrôle de la situation pour moi-même (spoiler : ça marche pas). « Non, bah, je t’avoue que ça m’embêterait de te laisser dans le salon, surtout qu’il y avait pas hyper chaud en hiver. Du coup euh, euh… Tu veux.. Enfin, on peut.. Bah, dans ma chambre ? » Transparence /20. « M’enfin si ça te gêne qu’on dorme ensemble bah, euh, j’t’installerais le canapé, hein.. ! »

Avouez que là je peux pas plus me trahir. Car, pourquoi, si j’avais pas certaines pensées, je serais gêné de dormir avec elle, alors qu’on l’a déjà fait ehin.. ? Oui, bah, même à moi ça me praâit stupide, j’en viens presque à me dire que c’était plus simple avant et.. Bref, Isaak, retires ce cerveau tout de suite, il va encore te faire tergiverser là où tu veux pas. Et tu manques clairement de recul pour vraiment penser à tout ça sans partir en couille. Breeef…

« Bon, si t’as fini, je vais rapporter tout ça, puis je vais chercher l’ordi ? Enfin… Sinon, on matte ça dans ma chambre ? Je t’avoue que j’ai un peu froid à pas bouger dans le salon. Tu veux qu’on monte mater le truc sur le PC ? »

Et aussi, si les parents rentrer, je sais pas si j’ai envie qu’ils nous voient mater un film étrange dans le registre des Feebles. Papa serait un peu choqué et maman pas très contente de le voir dans cet état. Enfin, les assiettes rangées dans le lave vaisselle, je sors de la cuisine pour me diriger vers l’escalier.

« Bon, on y va ? »

AL est le premier à se lever et m’emboiter le pas, je crois qu’il va nous accompagner toute la soirée. Il aime veiller sur nous, ce clébard. Meh, faudra pas que je m’endorme si faut le sortir de la chambre, dans ce cas. Mais si je le laisse dehors, il va couiner toute la soirée. Je m’assure qu’Emiri suive le mouvement puis marche jusqu’à ma chambre histoire de fermes les volets, et d’allumer le PC. Quand Emiri rentre, je lui dis de se mettre à l’aise et m’asseoie également dans le lit, ordi sur les genoux, en me reculant contre les oreillers, en plaçant un pour mon amie au passage. Puis, le ramène l’ordi vers elle, en exhibant au passage mon vieu fond d’écran avec le Général Grevious dessus (no comments, on a tous un côté kikoo).

« Tiens, tu veux chercher ton film ? »

Je la laisse faire tranquille, tout en vérifiant mon portable et… Roh. C’est quoi sous l’oreiller ?

« Rah, merde, Hanz a fichu des fringues jusque là. Qu’est-ce que.. ? » Je sors l’habit en question et… Oh le joli caleçon avec des bananes et des pastèques dessus. « ..Oh. Très joli, Hanz. » J’explose de rire grassement, avec le calebutte dans la main, qui pendouille entre moi et Emiri. « J’comprends pas pourquoi il a pas mis celui-ci pour voir sa copine ce soir ! »

Mais bordel Hanz, laisses tes affaires dans ta chambre et pourquoi tu as changé de slip dans la mienne ?! Dans tous les cas, je continue de ricaner comme un enfant de 3 ans devant l’improbable trouvait. Aussitôt que je respire mieux, je fais un aller-retour dans la chambre de mon frère pour remettre son calebar à sa place, sous le regard perplexe d’Algorithme qui n’a pas vraiment l’air de nous suivre, ce coup-ci.


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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Mer 7 Juin 2017 - 22:24



「Jack Black is life」

Emiri & Isaak



Contrairement a pas mal de mes camarades de classe, je n'ai pas une culture cinématographique extrêmement poussée. Ce que les étudiants en ciné considèrent comme des classiques ne le sont pas pour moi et j'avoue que la branlette intellectuelle à coup de "film indépendant" et de "cinéma de genre trop bien écrit dans son sous-texte" bah... Ce n'est pas ma tasse de thé. Par moment je me demande bien pourquoi je suis en cours de ciné mais bon. Je n'aime pas ces films à la con en huit clos que tous les gros "thug du ciné à grosses lunettes" kiff. Je n'aime pas grand chose que mes camarades aiment, en fait. Attention, je ne remets pas en cause les qualités des œuvres sur lesquelles se branlent nan, juste que, bah, ça ne me passionne pas des masses. Perso, mon truc, c'est les films de beaufs sans aucun sens (je n'ai vraiment pas ma place en classe de cinéma en fait...), les trucs trop épiques et les histoires à la con que toutes les gamines de quatorze ans regardent en mode "OMG LE FILM DE MA VIE QUOI". Parmi ces films que je considère comme étant des légendes du cinéma on a des classiques : Seigneur des anneaux, Kill Bill, Rocky Horror Picture Show etc. Puis des trucs un peu moins connus comme Azumi, les Feebles, The Interview... Et parmi tous ces films, il y en avait un, un film grandiose, magique, que j'avais vu un jour perdu sur un vieux site de streaming en l'an de grâce 2006. J'avais huit ans (ouais, huit ans, connexion à internet et tout, je vous ai déjà dit que mes parents s'en foutaient de ma life ?) ce film c'est Tenacious D, pick of the destiny et... Et gosh. Je l'aime ce film. D'une certaine façon, j'étais vachement, mais alors vachement fière de le montrer à Isaak. Ce film avait une valeur spéciale à mes yeux. J'espère qu'il lui plairait.

- Je peux pas être objective sur ce film là. Je l'aime d'amour tu vois ? fis-je en m'essuyant le coin des lèvres C'est une histoire à la con, hein, ne t'attend pas un quelque chose de poétique et de profond. Mais en gros... Arg, non, je peux rien te dire de l'histoire, mais dit toi juste que ce film en est pour beaucoup dans mes choix de carrières.

Voilà, je crois que je l'ai bien teasé comme il faut ! Bon, faut être franc, le film a pas mal de défaut mais... Jack Black + métal + epicness bref. Que demande le peuple ?

J'approuve d'un hochement de tête et un grand sourire l'idée de ne laisser, très généreusement, qu'un quart de la bûche à Hanz. Après tout, il n'avait pas besoin de gras pour se tenir chaud l'hiver, il avait déjà sa copine alors à quoi bon lui laisser ? C'est pour nous, nous autres célibataires, que la vie est dure ! À devoir affronter le froid hivernal, seul, nous fallait bien un peu de kilos en trop pour réchauffer tout ça. Puis bon, avec tout ce qu'il s'était passé en quelques heures, j'avoue que l'abus de chocolat ne peut me faire que du bien. Je me ressers donc une part plutôt généreuse, sans vraiment trop de regret. Je me doute, par contre, que ce sera ma dernière folie de la soirée vu que je commence à caler mais puisque mon ami avait soulevé plus tôt dans la soirée la présence de chips dans son placard je me dis que niveau folie, j'avais de quoi faire dans les prochains jours. Diantre, si avec ça je ne prends pas un peu de bide j'irais voir un médecin, j'en ai marre de n'avoir que la peau sur les os !

Viens ensuite la question. J'avoue que ça me triturait quelque peu l'esprit depuis plusieurs minutes. D'habitude, je ne l'aurais même pas posé, je me serais endormie là où les bras de Morphée m'auraient faite tomber, sans trop me poser de question. Mais pour le coup... Bah... Je ne sais pas, j'ai comme besoin de son approbation. Je trouve ça un peu malsain, dans un sens, de lui demander quelque chose en sachant très bien qu'il n'y a qu'une seule réponse que je veux entendre. Je me sens un peu ignoble sur le coup... Ptin, à le voir rougir comme ça j'en mène pas large, moi. Mais dans un sens, ça me fait... Étrangement plaisir de le voir de cet état. Je ne suis pas seule à me dire que la question est assez perturbante. Bon, ce ne sera pas la première fois qu'on dormirait ensemble et on n'a jamais été aussi proche physiquement parlant que ce soir mais... Mais voilà, je n'ai pas tellement d'explication à donner, en fait, juste qu'intérieurement parlant je suis dans tous mes états.

État qui ne s'arrange pas des masses. Plus il parle, plus je m'emballe. Il me semble que mon cœur rate la reprise à l'évocation de dormir ensemble avant de démarrer un sprint fou qui ne semble plus avoir de fin. Je me sens particulièrement conne là, tout de suite... CA VEUT DORMIR DANS LE MÊME LIT QUE SON POTE MAIS CA FAIT SA VIERGE INNOCENTE QUAND CA SE CONFIRME, HEIN ? Tsssss des baffes je vous jure. Je me sens impatiente mais cette espèce de nœud dans le bide doublée de la même chaleur que précédemment me rend nerveuse. C'est totalement débile parce que, encore une fois, ce n'est pas la première fois qu'on partagera un matelas mais... Mais... AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARG.

Pour être honnête, j'ignore, combien de temps je me prends la tête toute seule dans mon coin mais ma conscience du monde extérieur refait vaguement surface quand Isaak me balance un "on y va" qui sonnait un peu random à mes oreilles. On va où ? Je lève la tête et en me rendant compte que la table est vide je réalise alors, vaguement, ce qu'il passe... Mais, attends, je ne lui ai rien dit ? Meeeeeeeeeeeeeeeeerde, faut que je lui donne ma réponse du coup ? Mais, hé ! Ne te barres pas ? Ne me fait pas un Kyoya style ptiiiiiiin ! Je me lève pour lui emboîter le pas direction la chambre. Je pose sur le lit en me calant sur l'oreiller que m'a passer Isaak. Un léger sourire orne mon visage en découvrant le fond d'écran. Meh, il a plutôt bon goût, je lui balance un "Moi, j'ai Bison qui sourit en fond d'écran. Ça fait pleurer ma petite sœur." avant de pianoter rapidement sur le clavier. La difficulté, c'est de lui trouver un truc sous-titré jap. J'ai l'habitude de tout mater en VO mais... Putain est-ce que ça existe des sous-titres jap pour ce film ? Meeeeeeeeeh, ah, oui, bon oh, je n'ai rien dit. Et ça a l'air pas dégueu en plus de ça.

- Hé, j'ai trouvé le fi- fis-je avant de me stopper en me retrouvant avec un caleçon sous le nez. J'avoue, je met bien 5 secondes à réagir et a comprendre ce qu'il se passe puis... PPFRTTT !!! Mais WTF ? j'avoue je m'étouffe toute seule de rire C'est vraiment un petit joueur, comment il veut pêcho convenablement avec des calbutes sobres ? Tssss ça va pas ça ! Un peu de courage bon dieu !

Je dois bien rigoler cinq minutes toute seule avant de lui tendre l'ordi pour lui montrer ma trouvaille. Je me recale bien comme il faut avant de lancer le film. Tu vas voir, c'est de la bombe. lui dis-je avant de lui jeter un regard et de prendre mon courage à deux mains E... En fait ! Pour ce soir.. Bah, heu, j'aimerais bien dormir avec toi, en fait... Du coup, fin, m'en veux pas trop si m'endors là, ok ?


J'espère que tu as ton smecta sur toi

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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Sam 10 Juin 2017 - 22:42

Le père Noël est une ordure.
√ Mercredi 24 décembre 2014.
√ Où Isaak part totalement en cacahuète à cause de téléphones maléfiques.
Avec Emiri Itashi.
Si elle ne peut pas être objective sur le film qu’on va voir, je confesse sans hésitations que je n’attends pas grand-chose d’autre d’un film avec Jack Black que des blagues beauf et de la détente. Je sais que les clichés ont la vie dure, mais ce type n’est pas franchement réputé pour sa subtilité, tout comme l’humour américain en général. Mais bon, j’aime bien quand même. Je me demande quand même comment ce genre de film ait tant pu inspirer Emiri dans sa vocation… Hm, si je me rappelle bien, c’était une de nos premières conversations (drôle de première conversation à avoir, quand même, comme quoi, j’imagine qu’on a « cliqué » comme rarement ça m’est arrivé avec d’autres personnes), et le fait qu’elle veuille se lancer dans une carrière de musicienne questionne beaucoup Emiri. Elle parle souvent de ce que sa famille (et surtout son beau-père, ce soir en particulier) en pensent, et il est vrai que ce genre de professions qui se font partiellement en « freelance » au début souffrent de pas mal d’à priori. Bien entendu, il y a dans la musique des glandeurs choyés par leurs proches, qui se morfondent que leur public ne les accueillent pas comme ils le veulent, et ne cherchent pas à se remettre en question. Mais je pense sincèrement qu’Emiri est passionnée et assez intelligente pour se questionner et persévérer, et faire les choses de manière  à reussir un jour ou l’autre, si c’est ce qu’elle désire vraiment. Je lui souhaite de pouvoir se détacher de ce qu’en pensent ses proches et son entourage pour mieux s’épanouir à ce niveau et.. Bah, moi, ça me plaît, quand elle joue et qu’elle chante. Son trac passé lors du concert d’Halloween et celui de la fête des lumières, ses yeux se sont mis à briller quand elle a commencé à chanter et gratter les cordes de sa guitare et.. bah, j’ai trouvé ça génial. Quand elle est passionnée, elle est vraiment jol- Ouhla, mais je m’égare par où, là.. ?

« Monsieur Bison, ou ça ?! »

Eclatais-je d’un coup, tiré de mes pensées, alors qu’elle s’occupait à chercher le film sur mon ordi. Merde, ça avait l’air marrant. De quoi elle parlait ? Bordel, je suis passé de Jack Black à.. autre chose, là. On en était.. Ah, le caleçon de Hanz. On va s’en débarrasser pendant qu’au moins, notre fou-rire a détendu l’atmosphère un peu awkward (enfin, pour moi, en tout cas, ça aurait pu le devenir, si je m’étais laissé aller à certaines pensées mièvres comme d’autres que j’ai eu ces derniers jours, en l’absence d’Emiri). Bordel, j’ai vraiment eu un moment d’absence, là, et j’ai même pas répondu à sa vanne sur les drôles de manières que Hanz a pour draguer la gueuse. Enfin. Quand je reviens, le film est prêt, et je me remets à l’aise, en attendant avec une certaine impatience, et aussi une certaine crainte qu’Emiri revienne (peut-être) se coller à moi. Je pourrais aussi faire ce pas, mais je sais pas, j’ai clairement pas la spontanéité de mon amie, et d’un coup, j’ai l’impression que ce serait.. bizarre ? Peut-être parce qu’on est dans ma chambre ? Meh. J’en sais rien. Et je m’égare encore alors qu’elle a posé une question.

« ..Quoi.. ? »


De la bombe et.. OHHH QUOIIIII ?! Dormir avec moi ? Ce soir ? Dans le lit ? Baaah, si ça la gêne pas, j’ai pas du tout envie de dire « non », mais la réalisation qu’on va partager la même couette me fait m’empourprer instantanément, et une bouffée de chaleur m’envahit. Du calme Isaak, bordel, t’as déjà dormi collé à Emiri, voyons, un peu de sang-froid (c’est le cas de le dire, hm..)! Je sais très bien à quoi est dûe une telle réaction, m’enfin, c’est pas un peu excessif.. ? Bref.

« ..Ah, bien sûr, te gêne pas, je te laisserais juste un coup pour laisser Al’ aller à son panier avant de dormir. Mais ça me gêne v-vraiment pas ! Genre.. pas d-du tout ! Au contraire, en fait.. Ahah. »

Trop direct, là. Meh, j’allais pas faire de langue de bois, non plus, je déteste ça. Enfin, bref, le film commence avec des musiques métal assez cool, et des chansons rigolotes, et des gros. Bah, oui, ça a peut-être l’air de rien, mais en tant que type un peu beaucoup enrobé, bah, quand je vois un film ou des types en surpoids constituent pas uniquement un moyen de se foutre d’eux, et son juste des types comme les autres, bah, ça fait parfois du bien par où ça passe. Enfin, c’est aussi que y’a pas que ça qui fait di bien par où ça passe, comme Emiri est revenue progressivement se coller à moi, ce qui recommença à répandre une chaleur des plus confortables au creux de mon estomac. Je me ramollis instantanément pour ricaner bêtement sur le film qu’on mate.. Il faudra que je lui montre mes propres films, ou qu’on s’en trouve un au pif un jour, ça doit être un peu pénible pour elle, de revoir des trucs qu’elle a déjà maté. La brunette parlait de s’endormir, mais je crois que je vais être le premier à sombrer. Ma tête est lourde et menace d’aller se reposer dans le creux du cou de mon amie, et bien que la chose soit très tentante, je me retiens. Il est à peine minuit passé, mais je crois que les évènements de la soirée nous ont vidé tous les deux. Je bâille de manière sonore, et commence à bouger péniblement à côté de la Itashi somnolente.

« Scuse moi, j’bouge un coup, j’vais sortir Al dans le jardin viteuf et le laisser dormir dans son panier. J’reviens. »

J’en profite pour prendre mon portable et prévenir Papa que l’ai « une amie qui dort à la maison et qu’il ne doit pas s’en étonner ni s’en soucier, je m’occupe de tout », en espérant que maman de fasse aucune scène. Mais je pense qu’elle s’en fichera en grande majorité.  Hanz m’a répondu pour tout à l’heure, et me dit de « faire des câlins à Emiri de sa part », avec un smiley que je trouve extrêmement douteux. Mais je suis trop pété pour m’appesantir là-dessus. La tentation de lui renvoyer une vanne sur la dinde fourrée en ce qui le concerne était bien là, mais je pense que ça améliorerait pas trop le débat sur lequel je risque de pas en mener très large, si Hanz a le malheur de me parler d’Emiri une fois que celle-ci sera partie. Ouaip, parce que si quelqu’un ne sera pas dupe, c’est bien lui. Et je veux pas savoir ce qu’il en pense. Enfin bref. Le chien est désormais dans son panier, et je m’en retourne dans la chambre pour aller chercher mon pyjama, puis me changer en passant à la salle de bain. Une fois de retour dans la chambre, je vois qu’Emiri avait mis le film sur pause, et commence à s’endormir, avachie contre son oreiller qui la tient encore assise. Je souris, un peu attendri, avant d’aller me réinstaller, quelque peu timide, à côté d’elle. Elle s’est mise sous la couette, ce que je n’ai pas encore osé faire.

« Hé, je sais pas pour toi, mais je suis vraiment crevé. On se garde le film pour demain ? J’sais qu’on en a pas beaucoup vu m’enfin.. J’vois que tu ronfle presque aussi alors.. » Je souris en coin, en tombant un peu dans les oreillers. « ..On dort ? »

Lui proposais-je, en m’invitant, hésitant, sous les couvertures, prenant place sur le moelleux du matelas, plutôt pressé de me reposer. Après un moment en fixer le plafond, temporairement paralysé par la fébrilité et un peu la gêne que m’inspire le fait de dormir aux côté d’Emiri, je tourne doucement mon visage vers elle.

« Bonne nuit, Emiri. »


Je crois qu’elle roupille déjà, ou partiellement, alors je décide d’en faire de même, et ma tête a probablement un peu dégringolé contre son épaule alors que je trouvais sans tarder le sommeil.


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Dernière édition par Isaak Schwartz le Lun 12 Juin 2017 - 10:55, édité 1 fois
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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Dim 11 Juin 2017 - 22:37



「Je T'aime Morphée」

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Sa réaction me perturbe autant qu'elle me fait plaisir. Je ne sais pas, voir Isaak virer couleur fesse de babouin à quelque de plaisant.. ? Je crois. C'est assez confus dans ma tête, apparemment mon ami n'aurait aucune raison de réagir de la sorte, je veux dire, ce n'est pas la première fois qu'on dort ensemble. Fin', même si pour le coup la cabane ce n'était pas quelque chose de très très consentant et qu'au final on s'est plus étalé comme des larves sans nous en rendre compte qu'autre chose maiiiiiiiis nan, pas moyen, je ne comprend pas pourquoi ça le perturbe autant. Ça m'interroge mais d'un autre côté le voir "réagir" au fait qu'on risquait de partager le même lit me hypait un peu et je me sens sale d'un coup. Il n'est pas bien, ça se voit et moi je m'emballe et je pars dans mes tripes alone en mode "YOUHOUUUUUUU IL EST PAS 100% OSEF". Croyez-moi, j'ai envie de me foutre une baffe, je ne devrais pas me réjouir de le voir paumer à ce point. En vérité, je ferais même mieux de déguerpir dans une autre chambre ou sur le canapé pour le laisser tranquille maiiiiiiiiiiiiiiis je ne peux pas. L'envie est là et l'ignorer serait stupide de ma part. J'ai envie de dormir avec lui, j'ai envie de partager des choses avec lui, j'ai envie d'être bien. Aussi égoïste que sont ses envies, dans le fond, je ne sais pas les mètrent de côté. J'ai vraiment l'impression d'abuser sur le coup. Ce que je ressens, là, tout de suite, ne justifie pas d'être aussi intrusive. Pourtant il accepte. Pourquoi ? T'en a pas marre de me voir te coller comme une petite chose stupide en manque d'affection ? T'en a pas jusque-là que je débarque comme ça, dans ta vie, et que je te force la main ? C'est de la gentillesse ? Une réelle envie de ta part ? Je ne sais pas et je n'ai clairement pas de couille pour te demander ça en face. Je pense que si je le faisais, je retournerais illico presto dans la rue. Puis... Ce serait tout gâché non ? J'apprécie ce que je ressens, mais ça me fait peur. Nan, je manque clairement de recul sur la situation, pour une fois dans ta vie Emi réfléchit avant d'agir. Prends ton temps, n'agis pas sur un coup de tête pour ensuite de foutre en PLS. T'as fait ça toute ta vie et ça ne t'a apporté que des soucis. Non, prend ton temps, cette fois-ci pose-toi. Fais les choses bien. Ne le perds pas bêtement à vouloir griller les étapes en pensant que plus tôt ce sera fait mieux ce sera.

- Cool alors, merci.

C'est un peu nul comme remerciement mais à l'heure actuelle c'est tout ce dont je suis capable. Un gros sourire, une phrase courte. Ouais évitons les grosses envolées ça pourrait mal finir et être fort gênant pour lui comme pour moi. Je me concentre donc sur le film, que je connais déjà par cœur entre parenthèses, Kickapoo, Classicos autant de morceaux qui gamine dans ma chambre m'ont fait triper à mort. Ah putain, c'est toujours aussi bon. Malgré tout, je commence à m'endormir et tout l'amour que j'ai pour Jack Black et ce film n'y changent pas grand chose. C'est vrai que la soirée a été riche en émotion et après tout ce qui s'est passé en à peine quelques heures je suis déjà bien fière d'avoir tenue jusque-là. J'aurais bien voulu vieller jusqu'au retour de Hanz ou des parents d'Isaak, je me sens un peu mal de squatter comme ça sans donner d'explication à mes hôtes, mais ma tête se fait lourde, je peine à garder les yeux ouverts et mon esprit divague pour prendre la direction du pays de songes sans mon consentement. Je me sens m'aplatir sur Isaak mais j'avoue être trop naze et bien pour me détacher immédiatement. Dans les vagues traces de conscience qui me reste je sens Isaak se lever et machinalement je mets le film sur pause d'un coup de barre espace. Je tente de me secouer un peu mais sans grand succès. Si j'arrive à tenir les yeux ouverts deux minutes je ne tarde pas à sombrer de nouveau. J'ai tout de même la présence d'esprit de me mettre sous la couette et je me serais bien enroulée dedans si un semblant de savoir vivre ne m'avait pas rappeler que je n'étais pas seule.

Je sens Isaak revenir dans la chambre et je considère ça comme le signal pour dodo. Je pose donc mollement mon ordi sur le sol et me couche comme une larve en rabattant la couette bien haut comme j'en avais l'habitude. Un soupir d'aise plus tard il me semble sentir Isaak bouger et j'ouvre un œil curieux avant de... Whoa.... Trop proche... Trop beau. Je suis bien heureuse d'être à moitié sous la couette pour cacher mon piquage de fard parce que là... Whoa, j'ai manqué la reprise. Il se moquerait surement de moi si je lui disais ce que je pensais là, tout de suite. Si je lui disais que je le trouvais beau, genre vraiment. J'enfouis un peu plus ma tête sous la couette en levant des yeux timides vers lui. Je suis plutôt rapide à m'habituer à l'obscurité, j'espère que ce n'est pas son cas à lui. Il me lance un bonne nuit et si j'hésite grandement, je ne sais pas par quelles espèce de courage j'ose me coller à lui pour murmurer un merci avant de sombrer presque immédiatement.

Je n'ai jamais dormi aussi bien de ma vie et je suppose que faire le Koala sur Isaak en était une bonne preuve. Du moins, c'est comme ça que je me suis retrouvée au réveil. Bon dieu, heureusement que je me lève avant lui j'aurais eu l'air fine si ça n'avait pas été le cas. Putain... J'ai envie de pisser. Je me détache doucement pour foutre un pied frileux hors du lit. Brrrrrrrrrr fait froid, je vais vite aller pisser moi. Je passe la porte, me dirige vers les chiottes oui, je vais vite ouvrir la porte et vider ma ves...

- Hanz ?

L'image devant mes yeux remonte... Lentement... Puis j... OH PUTAIN HANZ ! DJSNQJZNDLKQSNDKLQSNDKLSQ MAIS POURQUOI TU CHIE LA PORTE OUVERTE PUTAIIIIIIIIIIIIIN ?! Je claque la porte des chiottes comme une victime fuyant son tueur avant de sprinter jusqu'à la chambre et de plonger sous la couette, toute envie de pisser coupée. J'ai rien, vu je n'ai riiiiiiiiiiiiieeeeeeeeeeeeeeennnnnnnnnnn vu.

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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Dim 11 Juin 2017 - 23:27

Le père Noël est une ordure.
√ Mercredi 24 décembre 2014.
√ Où Isaak part totalement en cacahuète à cause de téléphones maléfiques.
Avec Emiri Itashi.
Bon, eh bien, ce fut une très, très bonne nuit. Je mentirais si j’avançais que je n’attendais pas qu’une chose : qu’Emiri m’agrippe pour la nuit. Elle m’a vraiment dompté, en fait, moi qui n’aurais jamais pensé supporter ou vivre ça un jour, je comprends un peu pourquoi Hanz a tendance à être si tactile avec ses petites amies. J’ai presque envie de ne jamais m’endormir juste pour apprécier les sensations que me procurent la proximité de mon amie, sa douce étreinte, et les battements calmes de son cœur que je peux sentir de manière infime, maintenant que mes sens s’endorment les uns après les autres. Néanmoins le sommeil vient sans que je ne puisse lutter plus longtemps, et j’ai dormi lourdement, sans être interrompu par le moindre bruit. Je n’ai pas souvenir d’avoir rêvé, mais cette sensation de chaleur reposante et apaisante ne me quitta pas jusqu’au matin. Je crois qu’il était environ 8h quand j’ai ouvert les yeux la première fois, et que mes yeux se sont glissés vers Emiri encore assoupie. Je décidais de garder pour moi le fait qu’à la sentir agrippée à moi de la sorte, je me suis temporairement cru le roi du monde. Puis, contre toute attente, j’ai décidé de me rendormir quelques heures, pour profiter de ce contact que je n’avais pas autant savouré la veille, en passant timidement un bras sur la taille d’Emiri.

Quelques heures plus tard, je me réveille à nouveau, en m’apercevant que la chaleur qui m’avait accompagnée depuis hier soir venait de se dissiper, ou plutôt, de quitter le lit. Doucement, j’émerge, et constate avec un léger regret qu’Emiri a quitté les couettes pour aller… Oh, bah, là voila. Elle courre, et elle se planque sous les couvertures en tremblant comme un chiot apeuré. Encore groggy, les cheveux ébouriffés, et les yeux à moitié fermés, je l’observe et glousse un coup. J’essaie de lui retirer la couverture pour la retrouver, sans grand succès.

« Eeeeh.. Y s’passe quoi ? » Oui, l’échangeur de langues a un peu de mal, au réveil, des fois. « Tu fais quoiii ? T’as vu Gunther le fantôme qui essayait les robes de maman ? » Je ricane doucement, en continuant sur un ton encore endormi. « Rooh, mais, euh, tu prends tout la couette-euh ! Rends-moi ma couette ! »

Fis-je en tirant brusquement le dessus de lit  à moi pour retourner dessous, d’un air de gamin de 6 ans tout satisfait. N’empêche que je me demande ce qu’elle a vu pour se retrouver dans cet état, bien entendu, je suis a mille lieues de m’imaginer ce qu’il en est, surtout à l’heure actuelle. Puis, maintenant que j’ai repris la couverture, y’a peut-être des chances qu’elle revienne pour se coller et.. Oui non, je penserais à ça ensuite. Entre deux gloussements témoignant de mon énergie matinale, je me redresse un peu et m’étire doucement.

« S’est passé quoi pour que tu flippes comme ça, hm ? »

Je suis tellement pas prêt à entendre la vérité. Je crois que j’entends la chasse d’eau des toilettes de la salle de bain, pendant ce temps, et Hanz bâillé de manière sonore avant de retourner à sa chambre tranquillement. Je crois ouïr un « Emiriii, t’es oùùù.. ? » qui me fait arquer un sourcil, mais je ne vais pas l’appeler ici pour autant. Nah, parce qu’on est bien, tous les deux, là, non ? Puis si Hanz se ramène il va sauter et s’écraser sur le lit comme il a l’habitude de faire en criant « C’EST LA GROSSE MEEEEERDE » depuis qu’il a 10 ans. Et bizarrement… vraiment, je sais que c’est bizarre.. bah, j’ai vraiment pas envie, là. Héhé.


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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Mar 13 Juin 2017 - 14:23



「Ou l'art de bien démarrer sa journée」

Emiri & Isaak



Oh god. Il n'y a pas pire moyen, je crois, pour commencer sa journée. Putain, pour le coup, le romantisme, les petits oiseaux, la chaleur dans le bas-ventre, la chanson Disney en fond, tout ça, c'est mort. Mais mort, du genre M majuscule en corps gras 78. Ne reste plus que l'image d'Hanz endormie sur son trône, les yeux vident de toutes expressions et les cheveux en vrac. Ouais ne restait là que cette vision et surtout... Le bruit. Ce "ploc". Arrêtez, vous le connaissez très bien. C'est le "ploc" harmonieux et rond d'un caca tout lisse arrivant dans le fond de la cuvette des chiottes. C'est le "ploc" qui, quand tu es dans le feu de l'action, te fais pousser un soupir d'aise et te fais quitter les chiottes avec la sensation du travail bien fait. Bah, ce "ploc", plus jamais je ne veux l'entendre. Quoi ? J'exagère ? Que dalle, vas te lever après avoir joué plusieurs heures d'affiler au yoyo avec ton cœur pour voir ça et ose me dire que le traumatisme n'y est pas. Puis, bon, j'adore Hanz, réellement, j'aime partager des choses avec lui mais là je crois que le partage est trop intime et violent pour moi.

Et voilà où j'en suis, en pls dans le lit de mon ami à entendre ce "ploc" des enfers en boucle dans ma tête. J'entends Isaak s'agiter à côté... Et merde. Je ne voulais pas le réveiller, enfin ça j'aurais dû y penser avant de plonger sous la couette avec la grâce et discrétion d'un Ronflex obèse. Je crois qu'il me parle en allemand, oulà, dur le réveil mon grand ? Au travers de la couette il me semble entendre une vanne que je ne comprends pas tellement vu que la moitié des mots ne parviennent pas jusqu'à moi. Je l'entends cette fois-ci ronchonner et puis... H... Hé ! Mon cocon protecteur ! Sérieux Isaak ? C'est qu'il a l'air fier de son coup en plus, le bougre. Je relève la tête pour contempler son air satisfait et joyeux. Si je suis Monstro le matin lui s'est Tom Bombadil. Je me redresse un peu pour me frotter nerveusement le cuir chevelu... Ce qui s'est passé, hein ? Tu veux vraiment savoir ? Non, parce qu'on peut tout aussi oublier ce qui vient de se passer et, je sais pas, se faire un câlin, hein ? Nan, le scénario veut que j'assouvisse ta curiosité ? Tsss, merde à toi joueuse.

- Je te ferais bien promettre de pas t’esclaffer comme une baleine mais te connaissant ça ne servirait à rien. Fis-je pour commencer en fixant le matelas. Bon, inutile de préciser que je n'assume pas du tout la présente situation, hein ? Je me suis levée pour aller pisser et... Disons que les lieux étaient déjà conquit sauf qu'il n'y avait rien pour le signaler... C'est quelque peu floue comme explication, je m'en rend compte. ... J'ai vu Hanz chier, littéralement, t'es content ?

Parce que moi, bizarrement, non. Pour devancer tout rire sonore je plaque ma main sur la bouche d'Isaak dans un Mais chuteuuuuuuh, il va nous entendr-Les copinous, zètes là ? et shit. On va vraiment être obligé d'avoir cette discussion, là, tout de suite ? Fin, dans le fond, my bad, j'aurais dû frapper pour m'assurer que personne tentait l'évasion de Mandela, hein ? PARCE QUE BON ON VEUT TOUS S'ÉPARGNER LA VISION D'UN POTE FAISANT LA GROSSE COMMISSION ! Enfin, quand on frappa à la porte je n'ai pas eu le courage de refuser l'entrée à Hanz... Mais avant j'ai repris la couette. /PAN/

- Oui j'ai tout vu mais non je ne veux pas en parler et oui c'était fort gênant et oui je veux oublier cette vision un peu trop intime de toi. Ça te vas ? On peut passer à autre chose et pourquoi pas tous se rendormir jusqu'à 15h ? Hein ?


J'espère que tu as ton smecta sur toi

Pour twa de mwa :
 

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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Mer 14 Juin 2017 - 22:04

Le père Noël est une ordure.
√ Mercredi 24 décembre 2014.
√ Où Isaak part totalement en cacahuète à cause de téléphones maléfiques.
Avec Emiri Itashi.
Ah ouais. Ah. Ouaiiiis. Quand elle se décida à oublier sa gêne apparente, Emiri finit par me livrer le récit de sa mésaventure. Un cafard en hiver et dans cette maison impeccable aurait été plus enclin à arriver que  ce qu’on me raconte là. En premier lieu, j’ai eu du mal à croire ce que j’entendais et j’ai juste eu l’air hagard en mode « gné ? », avec le sourire de débile mental qui va avec. Et parlant d’attardé, mon rire fut totalement à la hauteur de celui du plus grand débile scato. Ah, quoi, j’avais promis de ne pas exploser de rire.. ? Non. Non, je peux jamais décemment promettre ça, voyez-vous, mon esprit de contradiction est bien trop prononcé pour que je puisse jurer suite à ce genre de demande… Ça me donne juste envie d’en savoir plus pour me marrer avec du popcorn. Bon, sans popcorn, pour le coup, mais on a compris l’idée. Certes, voir Hanz chier doit être traumatisant quand on n’est pas son frangin débile.. Bref… Si je suis content ? Héhéhééhé !

« PFFFFFRTTFTTTFTFFFF ! Ah ouais, là, j’suis content, héhéhéééé ! » Réussis-je à articuler entre deux grouinements de gros porc sur le point de se casser en deux de rire. « T’m’en as donné pour mon argent ! Pouahahaaaa ! »

Voila, je suis perdu. Je n’écoute même pas la suite et les protestation de mon amie, alors que je m’affaisse en arrière sur mes oreillers, dans l’histoire de retrouver mon souffle. Ah, c’est dur le matin, hein ? Je pouffe de plus belle quand Hanz nous interpelle depuis l’extérieur. Putain, oui, viens, frangin, la situation est juste trop poilante, là. En plus, ça le concerne, alors, il est bien normal qu’il entre, hein.

« Oui, putain, Hanz, viens, on se marre ! »


Et on repart dans une partie de « héhéhééhé » et de « hahaahahaaa » et de « huhuhuuu » bien lourdingues. Oui, c’est petit, c’est bâtard, vraiment. Surtout qu’Emiri a l’air vraiment gênée et préférerait surement être dans une crevasse à l’heure actuelle, meh, eh… Elle est assez douée et mesquine pour prendre sa revanche un jour ou l’autre, je crois, non ? Aussitôt qu’Hanz met la main sur la poignée, Emiri me reprend la couette, ignorant mes protestation à base de « pffrt mais-euh ! pfffrtttt ! ». Et mon ainé entre finalement, et pose ses mains sur ses hanches, l’air de bonne humeur. Lui au moins ne se moque pas lourdement.

« Roooh, Emiri, sors de là, y’a pas d’lézard ! »
« Eh, eh, Hanz ! Emiri elle m’a dit qu’elle avait vu ta bi… »
« ZAKOU ! Non ! »
« Hinhin ! »


Il me fait les gros yeux (c’est assez peu crédible), puis ses iris exécutent un roulement narquois. Je crois que je lui fais honte, sur le coup. Oh bah. C’est ma mission sur terre, foutre la honte à tout le monde, je suis né avec. Et quand j’aurais assez répandu le cringe autour de moi, ma planète reviendra me chercher. Et le pire, c’est que ça continue de me faire hurler de rire. Emiri se dépatouille comme elle peut, la pauvre, et s’excuse et transmet son désir d’éffacer toute trace de crotte Hanzesque de son esprit. Même ça, je ne peux que rire, alors que mon amie est réellement embarassée pour toutes les fois où elle croisera Hanz dans les jours à venir. Et je me sens obligé d’en remettre une couche, tout en reprenant un air faussement sincère et sérieux.

« T’en fais pas Emiri… Après tout.. T’aurais pu tomber sur maman. »

Après un « GNNNKRRRRPFRRRT » absolument pathétique, je me remets à glousser comme une dinde, et même Hanz commence à être lassé. Beuh. Il peut même pas admettre que l'image mentale de maman sur le trône (même si ça doit jamais lui arriver), c'est à la fois gratiné et très cathartique ?

« Bon, le gros, tu veux pas aller nous préparer le petit dej au lieu de t’entraîner pour le record du plombage d’ambiance le plus lourd ? » Je secoue la tête tout en finissant de ricaner, levant la main en signe de « oui oui, bon, ok, j’ai compris, j’arrête, promis, juré, craché ». « ..Désolé, Emiri, hein. L’est con. Et je fermerais la porte pendant que tu seras là, t’inquiètes, si ça peut te rassurer. Toute façon j’faisais que passer chercher des trucs. J’vais faire deux-trois courses.. Vous avez besoin de rien ? » Je fais « non » avec le tête, en m’éventant avec la main, encore rouge. « Et Isaak, tu n'embêtes pas Emiri, sinon, gare à ta réserve de Pocky ! »

Oh noooon, pas les Pocky !  Bref, sur ces mots, il quitte la chambre, après un signe de main, et un clin d’œil compatissant à Emiri. Quand il a refermé la porte, je me laisse aller dans les oreillers de nouveau, et poke la brunette à travers la couette.

« Hep, j’peux la reprendre, maintenant, ou tu vas frôler l’infarctus pendant les 3 jours à venir ? J’suis pas habilité à gérer ça, ma bonne dame. » Je lui tire la couverture doucement, histoire de lui en laisser quand même. « Sinon, la maison doit être déserte, tu veux aller manger quelque chose, ou tu comptais vraiment ronfler jusque vers 15 h ? »

Je me pose sur le côté, en attente de sa réponse. A part si elle me fait la tronche. Et honnêtement, je comprendrais un peu. Mais je suis encore d’humeur trop laxative et taquine pour le concevoir. Ah, oui, une vraie tête à claque le matin, vous l’avez dit. On me l’a souvent rabâché et.. Bah, quoi, le jour appartient à ceux qui se lèvent, tôt, pas l’temps d’niaiser !


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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Mer 14 Juin 2017 - 23:08


「Ou l'art de bien démarrer sa journée (ou pas) by Isaak」

Emiri & Isaak


Je suis vexation.

Je me considère comme quelqu'un d'assez patient. Sincèrement. Je me considère aussi comme quelqu'un de compliquer à foutre en rogne, du moins sérieusement. Je n'ai jamais été partisane des crises de nerfs et encore moins de la violence. Vraiment, hein, taper sur les gens ça détend mais ce n'est clairement pas un truc dans lequel je prends du plaisir (sauf quand j'imagine la tronche de beau-papa mais ça s'est spécial). J'ai toujours eu tendance à laisser couler, parce qu'après tout, hein, ce n'est pas si grave et les trois quarts des trucs qui t'arrivent dans la gueule ne valent pas la peine d'aborder le sujet de la tentative de meurtre mais là... Là j'avoue. J'ai envie de lui en foutre une.

J'adore Isaak, je pense même qu'il ne serait pas exagéré de pousser jusqu'au "je l'aime" tout court. Je le connaissais souriant, je le connaissais de mauvais poil, un peu chieur sur les bords par moment, je le connaissais sous plein d'angles différents mais je crois que c'est la première fois qu'il me paraît détestable. Sérieusement, il est lourd là, vraiment. Je ne sais pas ce qui me retient de lui foutre une baffe ou de lui hurler dessus. C'est quoi son problème putain ? Monsieur porte ses couilles et se montre enfin sous son vrai jour ? Mais quel gamin... Quel enfoiré. Ça pour chigner sur les gens il y a du monde mais bon sang... Tu n'es pas un exemple non plus ! C'est fini, on a bien ri, c'était drôle, Haha, on peut passer à autre chose ? Non ? Putain. Bon, je mentirais si je disais que je m'attendais pas à ce qu'il rigole et se foute de ma gueule... Mais là c'est violent. Ce n'est pas assez voyant comme ça que je suis en PLS ? Putain, je suis autant gênée pour Hanz que pour moi. Le pauvre. Personnellement j'ai juste envie d'aller courir loin, très loin. C'était gênant, blessant même. Est-ce qu'avoir vu Hanz faire popo justifiait de s'en prendre autant ? C'était plus drôle, j'ai l'impression de revivre la douleur du collège et du lycée avec ces espèces de connards/connasses qui se foutent gratuitement de ta gueule en espérant te faire chialer parce que "1000 yen qu'elle chiale en 45 secondes !". J'essaye de bien le prendre, vraiment, mais je ne peux pas, vraiment. Je vais sans doute passer pour une chieuse coincée du cul mais intérieurement je bous. Je ne dirais pas que je suis furieuse mais... Putain ferme là Isaak.

Je l'entends s'esclaffer derrière la couette et plus il rigole plus ça m'énerve. Dans le fond, c'est sans doute parce que c'est "lui" que ça m'affecte autant. Dans un sens, je sa... J'espère qu'il ne se moque pas méchamment mais là, là c'est trop et la couche gratuitement remise alors que tout semblait se calmer a fini de me vexer pour de bon. Je n'ose pas exploser, je ne veux pas faire du drama à deux ronds mais là... Puis Hanz est là aussi, je ne vais tout de même pas faire une scène devant lui ? Alors que dans le fond ça n'en vaut pas la peine ? Je reste silencieuse, j'attends que ça se passe, là, sous la couette je suis bien, toute seule, c'est bien, très bien même. On va respirer, rester zen... Putain non je ne peux pas. Vraiment pas. Je me mords la lèvre pour réveiller le peu de contrôle qui me reste. Il me semble attendre Hanz fermé la porte de la chambre et en sentant Isaak me poker au travers de la couverture je sens un brusque élan de colère monter. Ah ouais ? C'est maintenant que tu te calmes ? Après avoir étalé ta merde comme le dernier des enfoirés tu fais comme-ci de rien n'était ?

- Fiche moi la paix. fis-je en le sentant tirer sur la couette.

"Tu veux aller manger quelque chose"... Putain, tu le fais exprès ? C'est bon, on a bien blessé la galerie et maintenant on passe à autre chose ? Je ne devrais pas m'énerver, je devrais clairement laisser couler... Il a fini de faire son intéressant, je devrais sortir de sous la couette en mode "gentille Emi" mais là... "Ronfler jusqu'à 15 h"... Oh putain.

- JE T'AI DIS DE ME FOUTRE LA PAIX PUTAIN ! Et avant de lui laisser le temps d'en placer une je lui balance le plus méchamment du monde la couette en pleine face avant de me lever d'un bond furieux pour quitter la pièce dans un ET ÉTOUFFE TOI AVEC CRÉTIN !

Porte claqué, je descend totalement hors de moi les escaliers pour gagner la cuisine où Hanz faisait l'inventaire... Et merde ! Manquait plus que ça, bonjour l'ambiance. Al' lève une tête curieuse de son panier, encore tout ensommeillé.  

- Je... Fin... Si tu trouves un sac de frappe ou des boules anti-stress ou même du papier-bulle je suis preneuse. Et pardon... J'aurais pas dû lui dire, je ne savais pas qu'il réagirait aussi... Méchamment.

Je lui aurais bien demandé de me laisser l'accompagner mais en pyjamas s'est assez tendu et même si là, tout de suite, fuir la maison était vraiment tentant je me devais de me calmer avant et pour ça il n'y avait pas trente-six solutions, fallait que je bouffe. Je lui demande rapidement dans quoi je peux taper et après m'avoir sortie deux trois trucs et s'être assuré que je n'allais assassiner son frangin dans les dix prochaines minutes il s'en va, me laissant seule avec le frigo et une table bien remplie. Très honnêtement, je ne sais pas ce qu'Isaak fout et j'en ai plus grand chose à foutre. Qu'il aille se faire voir et faire son porc tout seul. Moi je mange.


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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Jeu 15 Juin 2017 - 0:20

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Ahahah, qu’est-ce qu’on se marre. Enfin, qu’est-ce que JE me marre. Parce qu’il n’y a que moi qui rie, dans cette histoire. Ca aurait du me mettre la puce à l’oreille plus tôt, mais, que voulez-vous, je suis un boulet et un casse-couille irrécupérable. Après qu’Hanz soit parti, et après avoir bien ri, je pensais désamorcer l’ambiance lourde. Franchement, je pensais pas à mal en me moquant, mais avec le recul, je vais bientôt me rendre compte que la moquerie, c’est jamais agréable. Je suis surpris par le manque de répondant d’Emiri, qui s’est tue depuis le moment ou j’ai commencé à m’esclaffer. Encore une fois, j’aurais du m’en apercevoir, faire attention à ce qui se passait autour de moi, et sortir de ma bulle d’égocentrique de merde. Et j’exagère pas, c’est ce que je suis, en réalité. Je chigne sur les gens arrogants, les chochottes et les types qui profitent de leur position pour rabaisser les autres mais, ce n’est pas honnête de ma part. Car quand j’y pense avec un peu de recul, je me rends compte que j’ai plus souvent été à la place de ces connards que j’exècre tant que dans la position de la victime. Enfin, tout ça, ce n’est qu’un ersatz des pensées qui me vinrent une bonne minute après qu’Emiri eut quitté la pièce en me gueulant dessus et en me balançant la couette dans la tronche. Sur le coup, j’ai failli, comme le dernier des macho de merde, mettre ça sur l’humeur matinale de mon amie. Mais, non, ce que j’ai entendu là dépassait la simple mauvaise humeur. Et cette intuition qui m’empêcha de balancer une nouvelle moquerie se confirma à mesure que les secondes passaient, ramenant avec elles le silence. Mon sourire a fini par complètement disparaître, et j’ai oublié la couette, et une seule pensée fut en capacité de s’investir dans mon esprit :

Merde…

C’est ce genre de moment, où je finis par comprendre les conséquences de mes actes, et que je n’ai même pas de mots pour qualifier ma bêtise. J’ai agi comme un… Je n’ai pas pensé une seconde qu’on ne voulait pas m’entendre rire tout seul comme un abruti du malheur des autres, et c’est bien le problème. Je n’ai pas eu la moindre délicatesse ni aucune préoccupation vis-à-vis du malaise (que j’ai pourtant bien vu) d’Emiri. Ah, alors oui, je pourrais faire comme certains et commencer à aller chouiner en mode « mais, c’est pas ma faute, je disais pas ça pour la vexer ! ». Mais même si je suis sûrement le pire des hypocrite qui a tout sauf amélioré son cas actuellement, bah, je sais que je n’ai aucun droit de remettre quelque faute que ce soit sur Emiri. Je ne veux pas. Tout ce que je voulais, c’était qu’elle puisse rire avec moi, avec Hanz. Je voulais pouvoir faire passer son malaise ainsi. Mais ce n’est pas car je me dis que j’étais peut-être rempli de bonne intentions maintenant, que je l’étais il n’y a pas 5 minutes. Honnêtement, on peut pas assurer d’être bien attentionné quand on se fout ouvertement de la gueule de quelqu’un, ami ou ennemi.

Putain, j’ai envie de chouiner comme le pire des manipulateurs, maintenant. C’est bon, Isaak, tu as tout gâché ? T’avais hâte à ce point de revenir à ta vie d’avant Emiri ? Une vie ou t’es libre d’éviter et de lâcher qui tu veux, quand tu veux, sans te compliquer la vie avec « mais je l’aime, alors, je me metsà sa place et je veux que les choses se passent bien ».. C’est clair, c’est tellement facile de limiter les gens à ce qu’on a mal vécu. De ne pas faire d’efforts à part pour ceux qui sont dans nos bonnes grâces. De se faire passer pour une victime alors que le vrai salaud, dans l’histoire, c’est juste toi. En passant une main dans mes cheveux, je soupire, pour tenter de regagner mon calme, sentant l’anxiété est en voie de me gagner. Peut-être que j’en fais tout un plat, il y a toujours la possibilité que j’ai mal compris, après tout, je m’angoisse rapidement quand d’autres personnes sont à prendre en compte. Mais, étrangement, je ne crois pas exagérer tant que ça.

Qu’est-ce que j’ai fait, putain ? Des éclats de voix proviennent d’en bas, de la cuisine, incompréhensibles. Emiri doit certainement être en train de se dire que je l’ai joué sympa jusqu’à maintenant pour… Pour quoi, d’ailleurs ? La faire dormir dans mon lit comme le dernier des pédobear ? Et maintenant, je repense à hier, à ce qu’elle a vécu. Quel minable, je n’ai pas pensé une seconde qu’elle n’avait pas besoin de ma merde pour en remettre une couche. Et tout ce que mon corps trouve à répondre, c’est de faire faire des bruits à mon estomac affamé. Je ne sais pas de quoi ils parlent en bas, et je ne sais pas quel courage (enfin, « courage », hem..) me force à sortir de ma chambre à pas de loup pour aller voir. J’ai rarement été aussi discret, et j’ai rarement voulu autant m’effacer de ce plan de la réalité. Je crois les entendre un instant, puis les chaises bougent et les couverts se mettent en place pour le petit déjeuner. Je m’arrête derrière la cloison, ne trouvant pas la force d’avancer plus loin, et me voila devenu le dernier des voyeurs. Al doit être sorti, comme il ne m’a pas encore sauté dessus.

« Eh, ça va aller ? J’suis pas pressé, hein. J’peux faire quelque chose ? » Fit la voix de Hanz, et un nouveau bruit de chaise m’indique qu’il s’assoit à son tour. « ..Vraiment désolé. Parfois il agit comme le dernier des connards égocentrique. » Ah, bah, si même Hanz le dit, hein. Je baisse les yeux vers le parquet, en passant une main sur ma nuque. « Je suis pas son avocat mais c’est pas le genre à vouloir être vraiment méchant, m'enfin… »

Il s’interrompt, et je l’entend s’ébranler le nouveau.

« ….Isaak, ramènes ton cul ici, je vois ton bide dépasser de la cloison. »

Il se lève et se plante devant moi, le regard sévère, puis me fait signe, avec la tête, de rejoindre mon amie dans la cuisine. Il ne le dit pas, mais je comprends qu’il préfère nous laisser seul et ne pas intervenir. Comme il l’a dit, il n’est pas mon avocat, et il n’ira pas faire le commentateur sportif de l’échange qui va suivre.

Après moult hésitation et une envie de fuir ou de rester planqué à regarder furtivement Emiri bouffer des restes de la bûche et des céréales, je finis par sortir de ma cachette, le regard toujours fixé sur le sol. Sans vouloir vous imposer des images mentales dégoûtantes, je me suis jamais senti autant à poil que maintenant. Je ne sais pas si elle attend à moi ou même ne me regarde, mais ça m’étonnerait pas qu’elle veuille m’esquiver.

« … Emiri, je… je voulais pas.. c’est.. » C’est un début. Je crois. Mais je sais même pas si ce que je dis est audible. « .. Je… J’voulais pas te blesser… J’suis.. Pardon… J’me suis conduit comme un.. Un gros con. »

Je crois pas avoir grand-chose à dire de plus (si elle m’a seulement entendu, vu comme je parle timidement, et que je la ramène pas). Je ne lui demande pas de m’offrir son pardon, ni quoique ce soit. Je ne veux pas qu’elle me prenne en pitié non plus, cela voudrait dire que j’ai joué bassement sur la corde des sentiments, et que j’envenimerais les choses. Et je suis assez pathétique comme ça. J’ai vraiment envie de fuir, et envie de chialer de nouveau, pour être honnête. J’ai au moins fait mes excuses, mais j’ai pas hyper envie de rester dans les parages, actuellement, sinon, je vais empirer mon cas.

« V-Voila… Je vais.. J’vais te laisser manger tranquille. J’ai.. des trucs à faire, là-haut, t-toute façon. »


Mentis-je, alors que j’allais surement aller gueuler dans mon oreiller pour me débarrasser des insultes qui filent dans mon esprit, et qui me sont destinées. Je me prépare donc à tourner les talons, et à me faire tout petit. Au moins pour une heure ou deux.


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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Jeu 15 Juin 2017 - 14:37


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- Nan mais, je m'en doute bien Hanz. C'est juste que... fis-je avant de interrompre pour voir Hanz se lever de sa chaise.

Ah. Nan mais, ça semble évident. Je suis bien consciente qu'Isaak n'a pas agi comme ça de façon volontaire. Je me doute bien que mon "ami" n'a pas non appuyé là où ça faisait mal pour le plaisir de voir les larmes de crocodiles et la vexation d'une nana en plein PLS mental. Je le sais tout ça, je le savais déjà au départ et sa tronche de chien battu ne fait que confirmer cette hypothèse. Pourtant j'ai du mal. Je ne tiens pas spécialement à lui faire la gueule une décennie, je ne tiens pas non plus à mettre un terme à notre relation (bonjour la drama queen à deux ronds si c'était le cas). Mais je n'ai pas l'envie de laisser couler et de lui faire un grand sourire en mode "c'est oublié poto, viens !". Ouais, très honnêtement, c'est parce qu'Isaak est spécial pour moi que j'en deviens exigeante à ce point. Dans le fond, je ne devrais pas en attendre autant. Ce qu'il a fait n'est pas si grave que ça. Je n'ai pas de doute sur le fait qu'il a compris la bourde et qu'il fera gaffe. Mais le petit côté "connasse de victime chieuse de mes couilles" veut en rajouter une couche et rendre coup pour coup.

- Non, tu crois ?

Et bim. Un partout, balle au centre. C'était petit, le pauvre ne devait plus en pouvoir mais au fond de moi je me suis sentie amplement satisfaite de le voir s'en mordre les doigts. Putain, je lui reproche de se comporter en connard mais je ne suis pas mieux. Ceci dit, lui rendre la monnaie de sa pièce en une réplique a eu le mérite de m'apaiser. De plus, je pense que le ton haineux de la phrase était assez présent pour ne pas en remettre une couche supplémentaire. Il a compris, je lui ai fait bobo, l'ego est sauf, meh, passons à autre choses ?

- Tu comptes fuir dans ta chambre et me laisser en plan ? Aller, une dernière pour la route on dira. Je lui pointe la chaise d'en face du bout du doigt. Viens manger un bout. Tu ne vas pas attaquer tes révisions l'estomac vide.

Je lui pousse deux trois trucs et ramène la bûche vers lui. C'était un premier pas. Même si le pardon n'avait pas été officiellement donné je considérais que le retour à la normale s'amorçait doucement. Enfin, le seul désavantage de cette histoire, c'est que ça m'avait coupé toute envie de câlin ou du moins, toute spontanéité à en donner. Ouais, ce serait awkward de plonger dans ses bras après tout ça, ce serait même du gros foutage de gueule. Je prends tout de même la peine de lui adresser un sourire timide avant de me servir un bol de céréale quand Hanz (qui venait de partir) revient. Ah bah ça, c'était du rapide. Cet homme sait optimiser son temps niveau course.

- Déjà là ? fis-je en arquant un sourcil. Nah bah, j'ai croisé ton oncle sur le chemin. Il m'a demandé de te donner ça. Oh. Je m'empare du sac qu'Hanz me tend. Ah ouais, tout de même, Mamie prévoit gros, je ne pars pas en colonie de vacances tout de même. M'enfin, je suis plutôt heureuse de retrouver des vêtements propres, vrais que traîner en pyjama toute la journée, c'est cool mais ce n'est pas tellement hygiénique, surtout quand tu macères dans le même vêtement depuis plusieurs jours. Je fais rapidement l'inventaire de mes affaires. Vêtements, DS, bouquin, portable... Chargée en plus. Si elle n'est pas formidable ma mamie. Je dégaine rapidement mon téléphone et tic sur les dizaines d'appels et de messages en absence. Mes yeux se posent sur ceux d'Isaak et... C'est con mais ça me fait sourire. Ouais, pourquoi je me prends le chou ? Il est très bien cet homme. Ouais, on est débile de se chercher des noises comme ça. Je pense que le message est passé.

Hé, Isaak, tu m’emmènes manger des burger tout à l'heure ? Prends ça comme la condition de mon royal pardon.


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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Ven 16 Juin 2017 - 22:46

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Evidemment, je ne m’attendais pas à ce qu’elle accueille mes excuses avec la bouche en cœur, et me tombe dans les bras avec des larmes brillantes digne des manga de Riyoko Ikeda. Mais je ne pensais pas entendre avec ce qui suivit non plus. Dans tous les cas, je n’ai pas trouvé Emiri injuste, ni hystérique, elle s’est contentée de répliquer avec franchise, encouragée par son ressenti. Je pense qu’elle a pu saisir, à force qu’on se fréquente, la façon dont je fonctionne. Je ne suis pas en sucre, et il ne faut pas hésiter à rentrer dans le lard du tas de graisse que je suis pour me faire comprendre les choses importantes. Bon, pour le « je ne suis pas en sucre », on repassera, vu la tronche de futur suicidé dépressif que je dois tirer. Bref, après m’avoir lancé deux réparties assez tranchantes, mais de bonne guerre, Emiri finit par me réinviter à sa table… Enfin, en l’occurrence, c’est la table de ma maison, donc ma table mais, bref, je m’égare. Je n’ai rien dit sur le coup, mais je l’air regardée avec des yeux ronds, ne revenant pas qu’elle me pardonne si vite. Mais vu la maturité d’Emiri, ce n’est pas si étonnant. C’est agréable, dans tous les cas, je n’ai plus envie de chialer, et je me sens réparé de quelques pensées noires qui m’envenimaient l’esprit. Cela n’empêche pas que cet épisode a relevé pas mal de choses en rapport avec mon attitude envers mes semblables, et que je vais certainement continuer d’y réfléchir. Après être resté planté dans l’entrebâillement de la porte plusieurs secondes, je finis par faire quelques pas précautionneux dans la cuisine, jusqu’à la machine à café d’abord, puis vers les placards, avant de m’asseoir enfin. Je lance quelques regards en coin d’excuses à mon amie en me retrouvant à côté d’elle, et joue un instant avec ma cuillère pour trouver mes mots.

« Euh, c’est pas que je voulais fuir, hein.. » Arhem. « Bon, si, un peu. Mais je me disais que t’aurais peut-être envie d’être un peu seule, pas forcément par rapport à moi, mais comme t’es pas spécialement du matin, quoi. »

Je dis pas ça car elle aurait eu tord d’être un peu patraque au lever, hein, au contraire. C’est plus pour ne pas bousculer ses habitudes pépères des matinées. Et pour ce qui est des révisions, j’en reparlerais ensuite, je me trouve toujours un peu indigne (surtout après notre toute récente mésaventure) de la « lâcher » pour mes cahiers. En même temps, le boulot, c’est le boulot, et ça me rend pas totalement hermétique non plus.. Ça n’exclue pas la possibilité de passer du temps avec elle pour autant.

Je crois qu’à mesure que je me remplis l’estomac avec mon petit déjeuner, je me détends progressivement. Je ne pense pas qu’Emiri soit rancunière ou vindicative, mais je saurais tout de même m’attendre et accepter une vengeance en bonne et dûe forme. Ce ne doit pas être trop le genre, car elle est trop mature pour perdre son temps avec ce genre d’enfantillages mais.. Bon, je cherche certainement un peu loin. Je crois que je n’aurais pas été si marqué par les conséquence des mon comportement si ça n’avait pas été Emiri en face. Il me suffit de repenser à mes mots et à sa mine vexée pour que je m’en veuille de nouveau, et que je recommence à craindre que rien ne sera plus pareil. Non, c’est certain, je ne voulais pas la voir ainsi.. Surtout elle, qui est devenue plus chère encore à mes yeux depuis quelques semaines. Je dois interrompre le flux de ma pensée quand Hanz revient aussi vite qu’il est parti.

Mais, c’est parce qu’il a manifestement croisé le dirlo –aka. Tonton Itashi–, qui rapportait des affaires pour sa nièce… Et je dois dire que je suis un peu rassuré qu’il n’ait pas débarqué maintenant, sinon, je crois que je me serais fait guillotiner, si Emiri avait raconté le moment de malaise qu’elle venait de subir par ma faute. Gloups. Des sueurs froides.

« Bon, c’est pas que je vous aime pas, les enfants, mais si vous n’avez plus besoin de moi. Je vais aux courses pour de bon ! »
« Ouais, va. Et, euh, désolé, hein. »


Hanz esquisse un geste de la main signifiant « baaaah, pas graaave », puis s’en va pour de bon. Pendant ce temps, mon amie reprend possession de ses biens, et je la regarde faire. Comme elle se rend certainement compte que je l’observais alors qu’elle vérifiait son portable, je croise ses iris bleus et mes yeux s’en vont rapidement se concentrer sur la table et le petit dej. Comme si j’étais un peu indigne de la regarder à l’heure actuelle. Normalement, l’obvserver ne me met pas dans cet état. Néanmoins, elle parvient à terminer de détendre l’ambiance avec une demande destinée à enterrer la hache de guerre. Sur le coup, je roule un peu des yeux et émets un « rahlalala, elle perd pas l'nord », avec un sourire en coin. Ça me rassure qu’elle le prenne comme ça. C’est juste, et de bonne guerre. Si elle savait, son pardon est bien plus que « Royal », là, à mes yeux. Je ne devrais pas non plus être si admiratif, mais, que voulez-vous, je suis assez niais.

« Marché conclu, Itashi. J’t’emmènerais à Burger King à mes frais, si tu veux qu’on sorte. Ou alors je te les fais maison, à toi de voir, je prends les commandes. »

Cette perspective m’enjaille pas mal, à vrai dire, j’ai envie de profiter. Les réflexions sur lesquelles je dois me pencher attendront. Là, je me souviens juste qu’on a parlé de lard, et que je vais vérifier les ingrédients au cas où on ferait un truc maison, et signaler à Hanz si besoin.

« Tu voudras qu’on continue ton film, après manger ? Puis, tu vas pas garder mes fringues sur toi toute la journée, je sais qu’elles sentent –comme moi- le sable chaud, mais quand même. »


C’est pas les activités qui manquent, ici, au moins. Quoiqu’avec elle, rien ne me dérange, je m’ennuierais jamais, on trouve toujours quelque chose à faire. Klaus va surement être plus là aujourd’hui, on avisera bien avec les frangins comment ça s’organise s’il faut. J’ai déjà fini mon café, et je m’en vais faire griller quelques tranches de pain, en sortant du beurre et du fromage (personne ne me jugera). Oh. Ca me donne une idée.

« Eh. Bouges pas, j’vais faire un truc. »

/ ! / AVERTISSEMENT : Ce qui va suivre va être très niais. En même temps, c’est un post d’Isaak, vous vous attendiez à quoi. / ! / Je sors de la mimolette et une petite tranche de lard du frigidaire et sors le toast bien grillé que je tartine de beure, en disposant ensuite quelques lamelles de fromage et de viande sur le pain, afin de réaliser plus ou moins un
«( ͡° ͜ʖ ͡°)» sur le toast (spoiler alert : le rendu final est très laid). Puis, fier comme un gamin de 3 ans, je m’en retourne vers Emiri, et lui offre mon toast bien gras.

« Tiens, cadeau de bienvenue. Spécialité maison. »

Oui, Isaak est content. Et ma joueuse est morte de honte et veut démissionner. Je souris en coin en me rasseyant et en mangeant ma propre tartine fat. Un peu hâte de voir la réaction d’Emiri, et surtout, bah, je me dis que c’est vraiment cool qu’elle soit là.


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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Sam 17 Juin 2017 - 17:50


「Ou l'art de bien démarrer sa journée (ou pas) by Isaak」

Emiri & Isaak



- Ouep, si t'as besoin d'aide hésite pas, hein ? Fis-je en laissant Hanz fermer la porte derrière lui.

Meh, mamie avait même pensé à l'ordi et ça, c'était cool. Ça voulait dire que je pourrais aussi m'avancer niveau devoir aussi. Enfin, s'avancer, j'avais presque tout bouclé mais j'avais la sale manie, quand je faisais un devoir relativement tôt avant sa date buttoir, de reprendre mon travail et de le peaufiner à outrance. Pour le coup, on devait créer une composition originale ainsi que toute sa mise en scène et si globalement j'avais tout couché sur le papier je ne pouvais pas m'empêcher d'ajouter des détails ici et là parce que... Parce que je voulais ma bonne note voyez ? Enfin, plus que le boulot, j'allais aussi pouvoir game et ça, ça s'était cool. En plus, comme j'ai l'habitude de venir ici le code wifi de la maison n'a plus aucun secret pour moi. Je profiterais des révisions d'Isaak pour aller me pencher de plus prêt sur The Walking dead et aller passer le second chapitre ou pourquoi pas passer un peu plus de temps pour voir Gabriel manier sa grosse croix de combat et poutrer des lycans ? Ouais, ça peut être cool ça aussi. Meh, je vais peut-être passer de bonnes vacances, au final.

Je me penche de plus près sur mon téléphone. Je suis plutôt contente d'avoir réussi à détendre l'atmosphère. Le but n'était pas de plomber l'ambiance et encore moins de faire culpabiliser Isaak. En vérité, je considérais que cette histoire était de l'ordre du passé et qu'il ne servait à rien de se rendre malade pour si peu, cependant j'étais consciente que ce qui venait de se passer avait de bonnes raisons de rendre les choses awkward. Mais voir Isaak sourire en coin avec son petit air chieur des jours normaux eu le mérite de rassurer. Rien n'avait changé.

- Qu'est-ce que tu veux ? Faut savoir mêler l'utile à l'agréable mon p'tit monsieur.

Ok, cette phrase c'est surement la phrase de connard ultime mais qu'est-ce que je l'aime. Puis ça passe avec tout, ça justifie tout aussi. C'est "merde" me direz-vous, ça passe avec tout. Je pose mon sac dans un coin de la pièce avant de me rasseoir et d'attaquer mon bol de céréale, enfin.

- Oh, sérieux, tu m'invites ? Meh je t'avoue que je me sens honoré d'avoir l'occasion de vider les bourses d'un mec... Sans mauvais jeux de mot, bien sûr. Ahem... Oui. Je suis fière. Ceci dit, si t'as de quoi faire, ouais, on pourrait se manger tout ça ici ? Ce sera surement plus relax puis si tu veux bosser, sortir risque de plomber pas mal ton programme, je m'en voudrais.

Et c'est vrai que je m'en voudrais si monsieur n'a pas son cota d'heure de so... Révision. Mon compagnon (varions le vocabulaire les enfants) se lève et je termine d'ingurgiter mon bol de céréale avec l'appétit d'un ogre au régime depuis cinq ans. Meh... J'ai encore faim. Genre vraiment. C'est les émotions tout ça, s'énerver le matin ça vous creuse l'estomac. Cependant ce qui suit me fait arquer un sourcil. Genre, je ne peux pas dire que ça ne me surprend pas.

- Je... Enfin, oui, pourquoi pas mais tu ne devais pas bosser ? Je veux dire, j'avais plus ou moins assimilé le fait que tu bossais beaucoup dans la journée alors je m'étais faite une raison mais... Fin', je ne veux pas que ce qui vient de se passer change quoi que ce soit, hein ? Je te l'ai dit hier mais je ne veux pas bousculer ton programme, hein ? Beaucoup trop de "hein" de awkward dans une seule phrase, vite, un truc bea... Meh, tu ne veux pas que je m'imprègne de ta douce et aphrodisiaque odeur corporelle ? Je suis déception. J'aurais presque pu lui proposer de faire un échange et de laisser porter ma robe mais ce serait sans doute de trop, non ?

Isaak farfouille un peu dans le frigo et j'avoue que son "Bouge pas" attire ma curiosité. Mais je suis une fille sage, (ou pas) et donc je ne bouge pas... Je mets juste debout sur la chaise pour essayer de voir par-dessus son épaule... Chose assez impossible vu l'angle où je suis. Meeeeh, je veux savoir moi ! Je me remets normalement sur ma chaise en tapotant du pied, impatiente et quand la surprise arrive je ne peux m'empêcher de pouffer comme une débile.

- T'as un message à me faire passer ou ? J'avoue que sur le coup je rigole bien. Je croque à pleine dents dans ma tartine et... GOSH ! Mais c'est trop bon cette connerie ! Je montre un gros plaisir à dévorer ma tartine à coup de "Hmmmm !" et j'en aurais presque demandé une autre me se serait un peu abuser de l'hospitalité de mon hôte. C'tait trop bon ! Sur ce, je vais aller prendre ma douche et surtout conquérir ta co wifi. Hé, surtout, fin, je me donne sans doute trop d'importance mais je ne suis plus fâchée, hein ? Alors te force pas pour moi, je veux que tu fasses ce dont tu as envie et pas le contraire, ok ?

Sur ces mots, je suis partie à la douche.

J'espère que tu as ton smecta sur toi

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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Dim 18 Juin 2017 - 11:25

Le père Noël est une ordure.
√ Mercredi 24 décembre 2014.
√ Où Isaak part totalement en cacahuète à cause de téléphones maléfiques.
Avec Emiri Itashi.
Wow, je pensais pas que la lourdeur d’un petit dej pouvait aussi affecter le cerveau et le registre de blague de mon invitée. Et après c’est moi qui suis lourd le matin, hein ! Quand je parlais de revanche, je crois que j’ai droit à la mienne en ce moment. Mais Emiri en profite, c’est qu’elle est à l’aise, alors, c’est bon signe. Bon, ses remarques sur des bourses et sur mon odeur aphrodisiaque ne me font que l’observer d’un œil mi-blasé, mi-amusé (non, on va pas cesser d’être un sac à merde en lui donnant une réponse dans le même délire, désolé), mais c’est qu’elle reprend petit à petit du poil de la bête. Quand, au reste, je me contente de hausser les épaules. J’ai l’air si sérieux que ça ? Bon, surement pas mal, oui. Elle ne devait pas prendre ce que j’ai dit au pied de la lettre, ce n’est pas parce que j’ai un planning que j’en deviens psycho rigide. Meh, deux secondes… Je SUIS psychorigide sur mes révisions. Elle n’invente rien, c’est moi qui me mens totalement à moi-même, pour le coup. C’est ça qu’on appelle un TOC, non ? Enfin, ça commence par les TOC, et on sait ou ça finit, hein.. (oui, joueuse, c’est toi que je juge, qui te régale toujours de mon malheur) ?!

« Arrêtes un peu de flipper pour ça, tu bouscules rien du tout. Je sais que j’ai tendance en faire des tonnes, m’enfin, quand même. A force tu sais que je suis qu’un gros drama queen. »

Je veux juste qu’elle soit à l’aise, si elle a envie de rester à glander dans ma chambre pendant que je bosse, qu’elle le fasse. Si elle préfère passer la journée sur la console avec Hanz, qu’elle s’amuse et profite.. C’est bien pour ça qu’elle est là, non ?

« Contentes toi de profiter, j’suis dispo si t’as besoin. Et on se fera nos burgers quand on aura faim. »

Et à ce propos, elle vient de finir sa tartine que je lui avais préparée (ça lui a plu, manifestement). Pour le message.. Meh. Je crois pas être assez mûr sur certaines choses que j’ai à lui dire pour lui faire un discours explicatif maintenant.

« Un message ? Eh, qui sait. »

Ouais, moi non plus j’en sais rien, en fait. Bah, comprendra qui pourra. Elle décide d’aller finir de se réveiller sous la douche, tandis que je finis mon repas tranquillement, avant de ranger ce qui se trouve sur la table, et passer un coup d’éponge. Tout cela me fait penser qu’on a pas eu le temps de croiser les parents, preuve qu’ils ont du partir assez tôt. Surement aurais-je une explication en consultant mon portable : Papa à l’habitude de m’informer par texto au besoin. Pendant qu’Emiri est dans la salle de bain, je m’en vais installer mes affaires de cours à mon bureau, et ouvre la fenêtre histoire d’aérer, et refaire le lit au passage. Mon portable qui était en veille me notifie d’un sms de mon père, et comme prévu, il m’informe qu’ils sont déjà repartis au travail et… et… Oh. « Dis à ton amie de faire comme chez elle. Il faudra qu’on en parle tous les deux quand on aura le temps. ». J’ai peur. Pour être tout à fait honnête, j’ai peur. En un sens, s’il a eu l’idée de venir voir si je dormais bien cette nuit, mon père a du avoir une drôle de surprise en trouvant Emiri.. D’autant plus qu’on a carrément dormi l’un sur l’autre. Uh. J’espère qu’il ne s’est pas imaginé des choses, même s’il y aurait de quoi (mais personnellement je ne suis pas en mesure de l’assumer). Bref, je sais pas de quoi va retourner cette conversation, mais même si Siegfried est un gros nounours adorable, j’ai vraiment pas envie d’y être et d’entendre certaines questions s’il ose les poser. Brrrr. C’est moi ou cette fenêtre ouverte fout un courant d’air froid dans le coin ?

Après avoir fermé les vitres, je m’installe à mon bureau pour commencer à lire quelques fiches. J’entends alors le bruit de la douche s’arrêter et Emiri finit par revenir dans la chambre. Elle va certainement un peu geeker au calme.

« Tiens, mon père m’a dit de te dire que t’étais la bienvenue. Il aurait certainement aimé te voir mais j’pense que ça va être compromis. » Je me lève et vais fouiller dans mon placard pour prendre des choses à mettre après la douche. « Vais me laver aussi. Tu peux me passer mes lunettes qui sont sur la table de nuit ? »

Je les avais oubliées celles-là, tiens. Je m’en vais donc sous la douche rapidement, puis en reviens, encore ébouriffé, mais totalement réveillé et zen. Je ramasse mes cours sur mon bureau, puis m’installe aux côtés de mon amie, sur le lit, un oreiller bien casé dans mon dos.

« Tu fais quoiiii ? »

Fis-je distraitement avec un ton enfantin, tout en relisant mes fiches.


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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Dim 18 Juin 2017 - 18:53



「Et là, un petit géranium」

Emiri & Isaak



Meh, je crois que j'ai trouvé une toute nouvelle occupation. Comme quoi, Balou avait tout compris, il en faut peu pour être heureux. Ça va faire quoi... Dix minutes que je me prélasse sous l'eau chaude et bientôt cinq que je m'amuse à faire des bulles entre mes mains. Entre quelques "scroutch" et "swach" apparaît de temps en temps une petite bulle, toute ronde, toute mignonne. Regarder, je peux même la faire grossir ! Oooooh, mais je peux même l'étirer, c'est trop cool. J'appellerais presque Isaak pour lui montrer. Ça me procure presque la même sensation de plénitude que d'éclater du papier bulle et c'est presque aussi fun que de faire la coupe d'astro-boy avec du shampoing. Nan, franchement, j'adhère à ce machin. C'est génial. Je sais ce que je veux pour Noël (ça tombe bien vu que c'est aujourd'hui) : une machine à bulle. Ouais, je vais peut-être profiter des révisions d'Isaak pour aller m'acheter ça... Ou alors je pourrais envoyer un petit sms à Hanz ? Je lui rembourserais, je crois que mamie m'a aussi ramené mon porte-monnaie. Ouais, ouais, ça peut-être cool et ça amusera Al' aussi. Même s'il fait froid dans le jardin, je suppose que rendre fou ce chien dans le salon n'est pas un très très bon plan.

Je quitte à contre-cœur la douche, mais avec la promesse que dans la journée je referais des bulles, quelques minutes plus tard pour me sécher grossièrement les cheveux (ne me demander même pas de les brosser, la flemme) et me mettre sur le dos les premiers trucs qui me sont tombés sous la main en fouillant mon sac. À savoir mon gros T-shirt "I Pooped Today" et un shirt en tissu. On oublie pas les tongs qui me servent de chausson et le sweat One Piece et vous avez là le look d'une parfaite cassos avec aucun skill de mode. En fait, cette tenue fait largement plus pyjamas mais bon osef, ce n'est pas comme-ci j'étais une fêtarde ultra populaire. Je reviens donc dans la chambre en me grattant le bide, arf, il est relativement tôt et je n'ai pas tellement l'envie de jouer à quoi que ce soit... Ouais, je devrais peut-être avancer sur ce devoir ? Sûrement, soyons sérieuse pour une foi- "Ton papa ?" Fis-je en me posant sur le lit et en prenant mon PC.

D'une certaine façon, je suis plutôt rassurée de ne pas avoir les parents de mon ami en face. Sans offense, hein, juste que ce serait... Ouais... Vachement gênant ? Fin, je ne sais pas comment ses parents prendraient ma présence pour le coup. D'après ce que m'en a dit Isaak, autant le papa ça va, autant la maman c'est une autre paire de manche et je ne me sentais absolument pas calibré pour ce genre d'événement. Puis, même, rencontrer ses parents c'est un peu... Officiel ? Je m'emballe peut-être, ce n'est pas comme-ci il y avait quelque chose de spécial et de réciproque entre nous (Ahem) pourtant.

- Une prochaine fois, peut-être. Ou potentiellement le plus tard possible parce que je dois réviser ma bonne conduite avant mon chou. Et voilà tes lunettes. Fis-je en lui passant sa paire avec la vague sensation que ce présent échange était celui d'un vieux couple.

Une fois Isaak sous la douche, je me suis empressée d'envoyer un sms à Hanz pour lui demander, si il n'était pas trop tard, de prendre un de ces petits machins à faire des bulles dans un "T'en fais pas, ce sera sur ma note, poto. Une envie soudaine et inexpliquée, cherche pas à comprendre.". Puis une fois fait, enchaîner sur ce stupide devoir que n'importe qui trouverait finit mais que moi, bah, je trouvais foutrement incomplet. Casque sur les oreilles, OST dramatique dans les oreilles (ça m'inspire) je pianotais depuis quelques minutes déjà quand Isaak rentra. Je lui ai jeté un rapide coup d'œil en me faisant la réflexion qu'il était tellement plus beau quand il était zen, cool et en mode "osef de la vie et de vos réflexions les gens". Meh, ce n'était pas le moment de mater sa confortable bedaine, j'avais du boulot moi. Il se pose à côté de moi et je fais glisser mon casque sur ma nuque pour entendre sa question.

- Pas grand chose, je peaufine un gros devoir pour mon cours de musique. Déjà une trentaine de pages pour un devoir qui, d'après le corps enseignant, n'en demandait pas plus dix. Mais entre la composition de la chanson et toute la scénographie je m'étais amusé à rajouter des tonnes de justifications sur le pourquoi tel instrument à tel endroit, pourquoi tel configuration pour la salle, pourquoi tel choix de sonorité etc. Avec le recul, j'en ai peut-être trop fait mais ça me frustrait profondément de rester dans la description pure et dure. C'est frustrant, je bosse sur ce rendu depuis plusieurs semaines mais j'ai l'impression qu'il ne sera jamais complet. De base, on devait juste créer une compo originale et imaginer dans un court texte le show qui irait avec mais me contenter de décrire simplement et bêtement le truc me parait vide de sens. Fin, dans un show, rien n'est fait au hasard faut prendre en compte des tonnes de paramètres pour que le message que tu veux faire passer en tant qu'artiste soit reçu. Tu ne chantes pas juste pour chanter, tu ne bouges pas ton popotin juste pour le plaisir de faire baver les vieux otaku de cinquante piges. Un show, une chanson, c'est un moyen de narration avant toute-chose et comme tout outil de narration chaque chose présente sur scène doit avoir une utilité que ce soit pour la transmission du message ou pour le confort du public. Le truc, c'est que si tu pars de se postula là, tu dois entrer dans des données hyper techniques et je ne suis pas très au fait de certaines technologies que j'aimerais intégrer. Au final, j'avais plus de temps à bosser techno que pure imagination. Mais bon, le pauvre je dois le perdre avec mes histoires de show. Désolée, je t'en dis beaucoup d'un coup et ce n'est pas très passionnant ce que je fais. Et toi, tu révises quoi ?

Je me penche un peu par-dessus son épaule pour contempler ses notes et tenter de déchiffrer ce qu'il peut bien tenter d'apprendre et... Ah, de la géographie. J'avoue que ce n'est pas ma matière préférée, je me passionne plus pour l'histoire ou l'étude de la langue.

- Ah, ça rappel des souvenirs tout ça. Quand j'étais au lycée mon prof pétait un plomb. On faisait régulièrement des exposés et il se plaignait que je ne mettais pas en avant autre chose que les spécialités locales.


J'espère que tu as ton smecta sur toi

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Dernière édition par Emiri Itashi le Dim 18 Juin 2017 - 22:46, édité 1 fois
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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Dim 18 Juin 2017 - 22:41

Le père Noël est une ordure.
√ Mercredi 24 décembre 2014.
√ Où Isaak part totalement en cacahuète à cause de téléphones maléfiques.
Avec Emiri Itashi.
Je n’avais encore jamais vu Emiri concentrée sur ses devoirs. Il faut dire qu’on se voit plus souvent pour se détendre, même si je suis moi-même souvent sur mes cours pendant qu’elle joue à la console ou écoute de la musique. J’ai déjà pu lire ses cours de ciné, mais ça m’intéresse aussi d’en savoir plus sur le reste, bien qu’elle m’ait déjà raconté pas mal de choses sur son cursus. Découvrir cette « quotidienneté » avec elle a quelque chose d’étrange, en fait. Ça ferait presque vieux couple, cette routine qui s’installe naturellement, le tour des douches après le petit déjeuner, puis la session « devoirs maison »,  mais ce n’est pas désagréable. Il me semble que je la connais de mieux en mieux, mais que j’ai en même temps de plus en plus de question à poser. C’est le, cours ordinaire des choses, j’imagine, quand on fréquente quelqu’un. « Ordinaire ».. Utiliser cet adjectif pour définir notre relation me fait assez plaisir, je dois dire. Enfin, dans le sens où l’idée que les choses se passent « normalement », selon notre rythme à nous, me donne confiance. Pas que je banalise ce qui se passe -enfin, de mon ressenti- entre nous, hein. Mais je ne vois pas l’intérêt d’hurler sur tous les toits à quel point notre relation est incroyable et exceptionnelle et profonde, oh mon dieu. Ce qu’on vit ensemble est ce qu’il est, avec des moments moins fun comme on a pu le constater hier et ce matin. Mais dans tous les cas, j’ai l’impression que cela me fait du bien, cette évolution, et c’est déjà bien assez pour me satisfaire et me donner envie de continuer et de profiter. J’espère surtout qu’il en va de même avec Emiri, qu’elle y trouve son compte.

J’ouvre donc mes oreilles quand elle m’explique son travail à faire, et je ne suis pas sûr de piger grand-chose. J’ai beau être attentif, il y a pas mal de notions que je n’ai jamais assimilé, là-dedans. Mais contrairement à mon amie, je ne suis pas un spectateur régulier de concerts ou de « shows », donc la transition m’est plus difficile. Enfin, de ce que je comprends, c’est qu’un spectacle ne s’organise et ne se met pas en scène au hasard. Jusque là, cela me semble logique que tout doive être pensé. C’est vraiment cool qu’elle pousse cet exercice plus loin que ce que le devoir semble lui demander, car j’ai l’impression que si elle se contentait du minium, ce serait passer à côté d’une partie très importante du bousin. Je hoche la tête avant qu’elle ne fasse une pause, je crois que j’ai plus ou moins tout pigé. Mais.. Pourquoi elle s’arrête en s’excusant et me parle de mes stupides cours de géographie, à présent.. ? Bon, certes, ce serait mentir de dire que je n’ai pas une petite fierté à parler de ce que je sais quand c’est des maths ou des sciences exactes, mais là, elle me laisse aussi sur ma faim !

« Hein ? Non, continue, ça m’intéresse, moi, c’est largement mieux que mes cours de géo ! Enfin, les axes de circulation c’est pas inintéressant, m’enfin… Puis ça a vraiment l’air de te passionner, tout ça. » Je me permets de regarder un peu par-dessus son épaule, pour que son texte m’en apprenne peut-être plus. « Ça te plairait, de faire ça ? Je veux dire, d’organiser et de faire des concerts ? » C’est une question à la con comme je l’ai déjà vu se donner à fond sur scène plusieurs fois. Andouille. « … Plus tard, je parle, dans ta vie, de bosser vraiment là-dedans. Enfin, tu as vraiment l’air d’adorer ça, la preuve. » Je désigne vaguement son devoir. « C’est p’tet pas à moi de te parler de ça en un sens m’enfin, c’est que c’est vraiment cool quand tu parles de « ton » domaine comme ça, c’est intéressant et t’as l’air vraiment… » Géniale ? Bon sang, je vais pas commencer à partir dans ce délire, je dois être en train de devenir flippant, à ce rythme. « Euh, bah, passionnée, comme quand t’es sur scène, quoi, c’est vraiment cool de te voir comme ça ! » trop enthousiaste, Isaak. Tu dois lui foutre les chocottes. « …Euhm. Bah, parce que… C’est bien, quoi. »

Pourquoi il fait chaud dans mon ventre, là ? Il y a pas vingt minutes je trouvais qu’il faisait froid, dans cette chambre. Et je suis un peu proche d’Emiri, non ? Bordel, laisses-là respirer, un peu. Ce que je suis collant, avec mes discours à la con. Comme toute réaction, je lui lance un sourire en coin un peu forcé et nerveux, accompagné d’un « héhé » débile, avant de retourner à mon étude. Bon, je dois dire que l’envie de me retrouver contre elle contre hier soir m’effleure assez fortement, mais j’ai l’impression que ce serait too much, et que je passerais pour un gros lourd. Quoique, c’tait pas si gênant, hier.. ? Rah, bordel, fallait que le cerveau s’en mêle. Il est plus du tout concentré sur la géographie. En un sens j’ai l’impression qu’être proche d’elle comme hier de nouveau me ferait réaliser des choses qui me dépassent encore.. Mais, c’est vraiment une mauvaise chose ? Pour elle, surement.. Raaah, j’en sais rien, faut que j’arrête de penser, sinon je vais encore compliquer les choses plus que nécessaire. Bref.. La Géographie.. ? Elle parlait de quoi, déjà, tout à l’heure… ? Ah, les spécialités !

« … Oh, tiens, tu connais les spécialités indonésiennes, du coup ?! Là je bosse sur l’Asie mais.. Bah les soupes vietnamiennes c’est hyper bon, aussi non ? Héhéhé. »


Le niveau de ridicule est élevé. Allez, reconnecte et re-concentre toi, c’est pas la moment de rêvasser aux beaux yeux et à la guitare de ton amie. Ou mieux, aux beaux yeux de ton amie avec une guitare dans les mais.. Ok,  non, ça c’est super bizarre. Bon. Il semblerait que petit à petit, je finisse par revenir dans mon travail. Le contenu des fiches s’intègre doucement, je reprends mon rythme habituel petit à petit.

« Eh, au fait, si t’as besoin que je relise un truc, genre pour les fautes et tout, hésites pas. Ça m’fera plaisir. »

Pendant ce temps, j’entends la porte du bas claquer, et Hanz investir la cuisine. Ça me fait penser qu’il faudra que je pense à sortir Algorithme, un de ces jours. Ça nous fera une occasion de sortir.. On pourrait même aller manger nos fameux hamburgers maison dehors. Pas con, madame la Marquise.

« Tiens, j’y pense, quand j’irais sortir Al’, tout à l’heure, ça te dirais qu’on prenne les burgers pour manger dehors ? Hanz pourra venir avec nous, si tu veux. »


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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Dim 18 Juin 2017 - 23:58



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Voir Isaak réceptif à mon petit exposé me fait vachement plaisir, dans le fond. Je n'ai pas tant que ça l'habitude de partager sur mes études. Généralement, le sujet est assez tabou et obsolète à la maison, beau-papa jugeant ça ridicule et maman ayant autant de personnalité et d'avis qu'un poisson rouge. Avec mamie, nous préférons débattre sur d'autres sujets. Au final, elle se fiche bien de ce que je fais, tant que ça me plaît et tant que je m'y investis. Idem pour mon oncle, qui de toute façon connaît assez bien l'université de Kobe pour ne pas avoir ce genre de conversation un peu débiles et redondante à base de "comment ça fonctionne" et "t'as fait quoi de ta journée ?". Au final, ma vie scolaire et professionnelle restait quelque chose d'assez secret, je n'ai pas le souvenir d'avoir beaucoup partagé à ce sujet. Cependant, Isaak à l'air de s'y intéresser et c'est que j'aime en partie chez lui : cette capacité à s'intéresser à tout. Je pensais le noyer sous un flot d'information assez évidente et sans grandes saveurs, mais vu la tronche qu'il tire et les questions qu'il me pose, ça n'a pas l'air d'être le cas. D'ailleurs, en parlant de questions. Wow. Plus il parle et plus je me fais la réflexion qu'il m'observe, fin, plutôt qu'il a fait attention à moi. L'idée me fascine un peu, ça me fait bizarre de me dire qu'Isaak m'a regardé jouer et qu'il même apprécié ça. Et, maintenant que j'y pense, je commence à doucement réaliser que nos rapprochements de ces derniers mois, bien que naturels, n'auraient pas eu lieu d'être si pour lui je n'étais pas... Un minimum importante ?

Je veux dire, analysons un peu les choses. Il y a encore plein de choses que je ne sais pas d'Isaak mais je ne pense pas me tromper en me disant qu'il n'est pas du genre à dormir avec n'importe qui et gratter le dos de toutes les nanas qui passent ? Non ? Si ? Merde, j'ai même pas envie de savoir la réponse d'un coup. Je commence à espérer, c'est pas bon. Je m'emballe peut-être trop ? Faut que j'arrête, là, non ?

- Je connais pas mal de plat de nom mais pour ce qui est de les avoir englouties... C'est une autre histoire. Fis-je en détournant un peu le regard. Méhé, ça ne va pas là. Le kokoro s'emballe. Le totoro se propose de relire mon texte et j'hoche la tête en lui tendant mon ordi. Après tout, un avis extérieur ne pourrait pas faire de mal, ce serait même une bonne chose parce que le devoir était censé rester lisible et accessible pour un public non instruit sur le monde du spectacle. Je laisse donc analyser mon texte avant de me rendre compte que j'avais, sans le vouloir, éluder sa précédente question.

- Hmm, me produire sur scène ou organiser des shows.. Ouais, ça me plairait. Pour être honnête, je ne m'étais jamais réellement posé la question de l'après-université. Tout ce que je voulais c'était étudier des choses qui me plaisaient, mais maintenant que j'y étais... Je fais quoi ? Mais faut être réaliste deux minutes. Fin, je suis bien consciente qu'étudier comme je le fais ne me garantie pas de m'ouvrir les portes de la gloire et du showbiz. Je sais bien que dans trois/quatre ans, je serais comme la plupart des gens à galérer à trouver un emploi alimentaire. Fatalité, quand tu nous tiens Pour être honnête, être connue n'est pas quelque chose qui m'intéresse. Je ne recherche pas la célébrité, je veux juste... Faire de la musique. Je n'ai encore rien de très concret en tête mais je suppose que si je pouvais continuer de me faire plaisir sur scène et surtout de faire plaisir à mon public aussi maigre soit-il bah, ce serait bien. Dans un sens, si ce que je produis peut permettre à quelqu'un de se changer les idées et d'aller un peu mieux l'espace d'une chanson bah, je serais contente. J'en demande pas tellement plus, en fait. Je me sens un peu niaise, sur ce coup là. En fait non, je suis VRAIMENT niaise. Je me demande si Isaak trouve ça ridicule. Ça me fais penser que... Dis, en fait, tu... -

Ah. Mauvais timing, Hanz est rentré. Meeeeeeeeeeeh, tant pis. J'approuve la proposition d'Isaak et dans un "Faudrait peut-être l'aider" je sort de la chambre pour gagner la cuisine. J'y trouve Hanz qui déballe ses courses et je regarde un peu curieuse par dessus son épaule si il a pu me trouver ma petite fantaisie du jour.

- T'as réussi a... - pas le temps d'en dire plus, Hanz me fourgue mon nouveau jouet dans les mains. Han, mon tube à bulle ! Rooooooh ! Chic chic ! Je te dois combien ?

Je me tourne vers Al', plutôt enjouée.

- Hé, hé ! Tu veux voir un truc cool mon chien ? Viens ! J'ouvre la porte menant au jardin. Putain y caille un peu avec seulement mon petit shirt pour couvrir mes guibolles mais osef. Je sors mon nouveau jouet pour tremper la baquette dans le liquide contenu dans le tube avant de souffler dedans et à la vue de la bulle qui en sort, Al' aboie gaiement et s'amuse à courir après. Ça y est, je passe en mode gamine de 3 ans et je m'amuse à faire des bulles en courant partout dans le jardin entre deux Viens, Al', vient ! Regarde, il y en a une autre !

J'espère que tu as ton smecta sur toi

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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Lun 19 Juin 2017 - 14:44

Le père Noël est une ordure.
√ Mercredi 24 décembre 2014.
√ Où Isaak part totalement en cacahuète à cause de téléphones maléfiques.
Avec Emiri Itashi.
J’entame tranquillement la relecture de ce qu’Emiri a écrit, plutôt fébrile à l’idée d’en savoir plus. Ce qu’elle a fait est assez clair et très détaillé, même si je bute sur quelques fautes et formulations. Heh, elle m’avait cachée qu’elle pouvait être si assidue, à se demander pourquoi elle dit toujours qu’elle est pas travailleuse et qu’elle sous-estime ses capacités. Bon, ça me fait sourire en coin de découvrir ça, même si c’est carrément déplacé de tirer un certain plaisir de savoir un truc que d’autres ne savent pas forcément. Sérieux, je mérite de coups de fouet. Enfin. Pendant ce temps, elle développe par rapport à mes questions de vieux garçon tafiole qui s’occupe à s’intéresser à son amie plutôt que passer à l’action. Ba oui paske kan té un vré hom tu ne discute pas tu attak direct, mdrrr. Bref, on arrête le clash ici, et on se concentre. Hm.. On pourra pas reprocher à Emiri d’être lucide. Je ne me rends pas bien compte de la difficulté à trouver du travail dans les secteurs artistiques… Surtout au Japon ou certains circuits du show-biz sont, hm… Bah, disons que y’a pas plus mensonger que les anime débiles sur les idoles et les groupes de j-pop populaires. Sérieux, ces secteurs sont glauque, et je ne comprends pas comment les parents de certaines idoles de 14-15 ans peuvent laisser leur gamin aller se tremousser devant des 40aires qui se paluchent devant leur ordinateur. Certes, c’est leur choix, m’enfin, je trouve ça ultra glauque. Ce n’est pas vraiment dans ce secteur qu’Emiri veut bosser en plus, elle est assez exigeante, il me semble, et souhaite faire de la musique, mais pas forcément répondre aux demandes les plus répandues du public. Encore une fosi je me rends pas compte, mais je la trouve plutôt humble, et honnête.

« Hm.. C’est cool, comme façon de voir les choses je trouve. Je vois aussi mieux que ta famille chigne bêtement, mais vu ta mentalité, je pige pas pourquoi ils s’inquiètent. Moi, je suis sûr que tu finiras par trouver si tu continues de t’intéresser et d’aller au bout des choses comme ça… C’est pas comme si tu jouais à la starlette avec pleins d’étoiles dans les yeux qui pense que La Comtesse de Briseburne va lui donner toute la gloire du monde, et que les fans sont tous des âmes innocentes qui accepteront tout d’elle. » Bon, je suis maladroit, et mon exemple est certainement vachement biaisé et déplacé. « …Enfin, euh, c’est pas un bon exemple, c’est nul, ce que je dis m’enfin… C’est juste pour dire que j’te trouve vachement mûre sur le sujet. »

Je termine de lire son travail alors que Hanz arrive, et je tourne la tête vivement alors qu’elle s’interrompait en milieu de phrase.

« … Hein ? Quoi ? » Qui, que quoi ? « Dis en fait tu.. » Quoi, quoi ? « T’allais dire quelque chose… ? »

Eh, elle est déjà partie aider Hanz. J’ai même pas eu le temps de lui dire que son travail était bien. Bon, je ne vais pas insister, mais ça va me trotter, et avec le ton (ou alors c’est mon imagination qui me joue des tours) qu’elle a employé, j’avoue que je m’attendais à quelque chose de, euh… A quoi, en fait ? J’suis débile de penser des trucs pareil et de me hyper pour si peu, haha. Après un bref soupir, je pose mes cours et descend aider à ranger les courses. Et.. Bordel, elle est sérieuse, là, avec son truc à bulles ? J’ai roulé des yeux en la voyant s’amuser comme une enfant, tout en allant aider mon frère à ranger. Sa concentration à elle n’aura pas duré bien longtemps. Quand on a fini, Emiri s’en va jouer dehors avec ses bulles de Algorithme, et mon vieux toutou devient complètement dingue avec les bubulles. Hanz rigole d’un air attendri en voyant la scène, et moi je suis entre le cringe et le « moui, vrai qu’ils sont un peu mignons.. ». Bah, qu’ils s’amusent comme ils veulent, moi qui m’éclate avec des chiffres, je serais bien mal placé pour recommencer à me moquer. J’imagine que les effusions de joie, aussi adorables soient elles, me laissent toujours circonspect, et je ne sais comment réagir car c’est pas trop mon truc de m’y mêler, comme le fait Hanz en essayant d’attraper les bubulles. Diantre, ils savent profiter, eux. Je m’éclaircis la gorge en restant dans l’entrebâillement de la porte, pour m’adresser à mon frère.

« Bon, sinon, Hanz, avec Emiri, on se disait que quand on aurait faim, pour l’aprem, on se ferait des burgers et on irait les manger dehors, comme il fait beau. Puis ça fera sortir Al. Ça te dirait de venir ? »

Mon grand frère arrête un instant de faire péter des bulles et me regarde, l’air un peu perplexe, et un sourire à la fois étrangement bienveillant et embarassé sur les lèvres. Bah, quoi ?

« ..Euh, bah, pourquoi pas, mais.. Ça vous ennuie pas, que je vienne ? »


Hein ? C’est lui qui dit ça ? Normalement ça ne l’embête jamais, et il dit toujours « oui » sans hésiter. J’arque un sourcil en le regardant, sans comprendre, lui demandant des explications par mon expression confuse. Qu’est-ce qui lui prend, ça ne lui ressemble pas d’être hésitant devant une invitation.

« Bah, quoi… ? Si vous préférez être seuls tous les deux, je comprendrais, hein. Je veux pas vous déranger. »


..Quoi ? Mais qu’est-ce qu’il s’imagine, lui ? Mon regard se fait plus sévère et je croise les bras. Ce n’est pas qu’il m’énerve, car ça part d’une bonne intention, mais je n’ai pas vraiment envie qu’il développe sur les idées qu’il se fait. Des idées.. Sur nous ? Sur Emiri et moi ? Merde, je suis pas vraiment prêt à entendre ce genre de réflexion. Entre Papa qui me dit qu’il « faut qu’on parle » et Hanz qui commence à se dire qu’il faut nous laisser seuls… J’ai vraiment pas envie que tout ça commence. Ou alors c’est moi qui surinterprète, et dans ce cas là, je suis putain de transparent et ridicule. Mon irritation et ma nervosité passagère vont bientôt se dissiper, et je décide d’ignorer les sous-entendus de mon frère pour le moment.

« De quoi tu parles ?! »
Merde, c’est quoi ou je parle fort, d’un coup ?  « On te propose, alors, soit tu viens, soit tu viens pas, c’est tout. »

Merde, j'aurais du switcher en allemand pour qu'Emiri n'entende pas mes mots confus qui ne font pas de sens. Sur ce, je retourne dans la cuisine et laissant les autres à leurs occupations de bubulles. C’est vrai, j’ai du travail, j’ai autre chose à faire que penser à ce que Hanz peut bien s’imaginer sur nous..

« B-bref, fais c’que tu veux. J’retourne à mes révisions, moi. »

Bordel, c’est vrai que les gens doivent commencer à se faire des idées, en réalité. Je ne voulais pas y penser ni percuter ça maintenant. J’ai peur que cela m’empêche de profiter d’Emiri naturellement, à vrai dire. Je veux juste que tout ça reste dans notre petit monde à nous, sans que d’autres commencent à nous accorder de la curiosité ou des attention étranges. Et à remonter dans ma chambre comme un drama queen, je vais avoir l’air louche. Quel andouille. Alors que je m’assois finalement dans mes oreillers et que je décide d’oublier tout ça grâce aux fiches de révisions, les mots de Hanz continuent de me travailler… SI lui s’imagine des trucs… Alors qui d’autre que lui s’en imagine ?! Merde, j’ai pas envie de savoir du tout en fait.. Comme si j’attirais pas assez l’attention malgré mon envie de faire l’inverse. Vite, les fiches. Ça m’évitera de continuer de me confuser l’esprit. Ah.. J'espère que Emiri n'a pas remarqué, pour mon humeur soudain confuse et nerveuse... Faut que je règle ça avant qu'elle ne revienne dans la chambre.


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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Lun 19 Juin 2017 - 21:56



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J'ai dix ans
Je sais que c'est pas vrai
Mais j'ai dix ans
Laissez-moi rêver
Que j'ai dix ans
Ça fait bientôt quinze ans
Que j'ai dix ans
Ça parait bizarre mais
Si tu m'crois pas hé
Tar' ta gueule à la récré


Meyu m'avait fait découvrir ça il y a quelque temps déjà. C'était devenu un petit rituel quotidien entre nous deux. J'ai beau avoir un accent français aussi sexy que celui d'une loutre s'étend pris une porte coupe-feu en pleine poire il n'en restait pas moins que je trouvais la chanson de circonstance. Franchement, je devais avoir l'air de la dernière des teubés à courir partout en tong un matin de décembre à faire de bulles dans le jardin avec un chien à mes trousses. Mais vous savez quoi ? Osef. Mais alors totalement ! Si je ne peux même plus faire la débile congénitale chez les Schwartz où vas le monde ? Hein ?! Quoi ? Je pourrais faire ma crétine chez moi ? Vous êtes sérieux ? PFRT, c'te blague.

M'enfin, ma solitude de débile consanguine bien heureuse dans son petit monde de cassos ne dura pas longtemps parce que le bro, la bestie, la bromance de ta vie (en gros, pour les deux du fond, c'est Hanz) est là. Et quand Bestie est là, t'est jamais seule, à faire l'andouille, bien longtemps. On se retrouve donc rapidement à trois (parce qu'Al est un être sensible et censé, je crois) à faire de bulles et à pouffer comme des gosses de cinq ans à coup de "Regarde, elle vole !" et "Ooooooh, tu penses qu'on peut l'éclater chez les voisins ?" C'était une vraie question. Est-ce que ma bulle serait capable de faire le voyage jusqu'à la fenêtre des voisins. Je lance un regard complice à Al' et pose mes fesses sur l'herbe pour tenter de trouver le bon angle. Le chien aboie un peu avant de s'asseoir et de regarder tout aussi concentrer sur moi la fenêtre. Je pense que le poto a compris l'objectif de la mission. Bien, tu es Snake, Al' et moi je suis TheBoss.

En fait, je suis tellement prise par mon jeu que je ne remarque pas tout de suite Hanz se retourner pour répondre à Isaak. Pour être honnête, sur le coup, je me fiche pas mal de ce qu'ils se disent, puis bon, j'étais curieuse de nature mais la vie des autres je m'en foutais un peu. Puis, le simple mot "burgers" m'a très vite fait comprendre qu'il s'agissait surement du repas de ce midi et quant à savoir si Hanz voulait se joindre à nous baaaaaah plus on est de fous, plus on rit alors why not ? D'un autre côté, être seul à seul avec Isaak ne serait pas pour me déplaire. Alors bon, l'un comme l'autre, je m'en fiche. Pour le moment j'ai mieux à faire, j'crois que je viens de trouver l'angle parfait. Je me prépare à souffler quand... Quoi ? Pourquoi il gueule d'un coup ? Je me retourne curieuse, mon regard passant d'Hanz à Isaak sans comprendre grand chose. Pourquoi il boude ? M...Mais qu'est-ce qui s'est passé ?

- Tu lui a annoncé une rupture de stock de pocky ? Fis-je en me levant.

Ok, c'était bas et totalement débile. Méchante Emi. Mais pour le coup, je n'avais pas tout suivi et j'étais, ouais, un peu perdue. Pourquoi fallait-il toujours que je rate les twists ? C'est comme quand j'ai maté pour la première fois le roi lion, je m'étais endormie au début, Simba est un lionceaux heureux et je me réveille et pop, il crève la faim dans le désert. Je pose un regard curieux sur Hanz... C'est moi où il a l'air... Non. Nop, je ne préfère pas savoir. D'un autre côté je me sens un peu seule, là, mais ce n'est pas mon genre de tirer les vers du nez de quelqu'un. Ils parlaient de burger ça je sais... Isaak à gueuler en disant que si Hanz ne voulait pas venir il ne venait pas... Oh... OH... Attends, stop... Non...

- Je vais voir s'il va bien, je reuh ! Fis-je en lui confiant mon tube magique à bulle en montant quatre à quatre les escaliers. Je m'emballe peut-être, je m'emballe même surement. Mais si c'est ça... Fin, ça expliquerait bien le côté départ drama queen qu'il venait de nous faire. Je frappe doucement à la porte et je passe une petite tête curieuse en l'ouvrant. L'accès est réservé au personnel ou je peux faire ma touriste et m'incruster ? J'attends son approbation avant de rentrer et de fermer derrière moi. Meh... Comment commencer tout ça... ? T... Tu veux en parler ? Ok. Oui, Emi, c'est un bon début mais vu la tronche qu'il tire je me doute bien qu'il ne va pas se lancer dans un gros monologue... Si je me plante, j'aurai l'air bien fine. Mais bon... Faut voir le bon côté des choses, ça va peut-être changer ses idées ? Dis, je m'avance peut-être trop et je n'ai pas tout suivi, mais... C'est parce que Hanz a demandé si on voulait rester seuls ? T'as trouvé ça un peu... Awkward ? Merde... Je dois avouer que je trouve l'idée dérangeante. Mais c'est pas le moment. J'ose lui tapoter le dos de la façon la moins encourageante qui soit. Putain mais quel boulet je suis. Écoute, je... Je ne sais pas si c'est ça mais... Le fait qu'on soit plus proche qu'avant, fin j'ai l'impression, hein ? Ahem, oui, donc... Bah, ça porte peut-être à confusion ? Non pas que ça me dérange, dans le fond les autres c'est les autres et je me fiche bien de ce qu'ils pensent ce mensonge... Mais c'est vrai que ces derniers temps je suis... Fin.. Plus câline avec toi et si ça te gêne que ce genre de comportement entraîne bah... Je peux faire faire des efforts, hein ? Fin, tout ça pour te dire qu'il ne faut pas te mettre dans des états pareils... Quoi que je suis mal placée pour dire ça et que dans le fond je suis peut-être en train de faire un hors sujet total mais... Fin... Hmm... Voilà quoi.

Ok. Je me sens putain de conne là, d'un coup.

- Fin, personnellement j'aime beaucoup le temps qu'on passe ensemble...
Pardon, je sais pas trop quoi te dire, en fait. Tu veux que j'aille te chercher un truc ? Un Pocky ?


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(#) Re: [FINISH] Le père Noël est une ordure [PV Isaak]  Lun 19 Juin 2017 - 22:55

Le père Noël est une ordure.
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√ Où Isaak part totalement en cacahuète à cause de téléphones maléfiques.
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Je crois que c’est des pas que j’entends dans les escaliers, et je connais trop bien celui de Hanz pour me pas déduire que c’est Emiri qui s’en vient. Zut, elle lit déjà trop en moi pour ne pas remarquer ma confusion. Pourvu qu’elle vienne seulement chercher un truc pour retourner jouer aux bulles, alors. Enfin, non, elle vient pour s’incruster. Pourquoi demande-t-elle, d’ailleurs.. ? Elle a dû percuter que j’avais l’air bizarre. Eh bien, dans ce cas, le chat est hors du sac, comme on dit chez les anglophones, mais en français dans le texte. Je lu adresse un sourire un peu forcé, mais ça ne fonctionne pas trop. Je me crispe un peu : je ne vais pas m’y échapper. Encore une fois, j’attire l’attention plus que je ne le voudrais. Pour être honnête, j’aurais préféré être seul, pour le coup. C’est quelque chose que je n’arrive pas bien à m’expliquer et à raisonner seul, donc je ne pense pas qu’Emiri pourra vraiment m’aider. Néanmoins, sa présence et sa voix m’apaisent. Elle essaye, encore et toujours, de comprendre. Malheureusement, ce n’est pas ce qui me tourmente, mais je ne me sens pas encore disposé à en parler. Ce n’est pas grave, je ne veux pas qu’elle se sente coupable ou inquiète, alors je me contente de hocher la tête en lui envoyant un faible sourire.

« T’en fais pas, je vais bien. » Je hausse les épaules, un peu tendu et intimidé. « ..C’est plus ou moins ça. Je trouve ça bizarre et pas très confortable que les autres nous disent indirectement de quoi retourne, euhm.. bah, notre relation. » Je soupire. « Je sais pas… Ça ne regarde pas Hanz, alors pourquoi est-ce qu’il commence à poser des questions pour savoir s’il pourrait être en trop, alors que je lui propose ? Ça fait pas de sens, c’est pas son genre, d’hésiter comme ça, pour une invitation. Surtout si ça vient de nous. »

Je grogne, irrité par le fait de ne pas comprendre ce qui se passe, moi non plus. Je ne comprends pas plus qu’Emiri, c’est gênant. Je lui pose des soucis, pire, si Hanz commence à faire ce genre de réflexions, c’est que je l’ai affichée. Je n’avais jamais pensé à ça, dans mon égoïsme. Qui donc voudrait s’afficher avec moi, franchement.. ? Je secoue la tête quand elle me parle du fait qu’elle est plus tactile avec moi, et de la gêne que ça pourrait entrainer si des gens s’imaginent des trucs. Non, ce n’est pas elle, le problème. Surtout pas. J’émets un nouveau « grmbl » frustré.

« Je n’me mets pas dans des « états », tout va bien, j’arrive juste pas à comprendre pourquoi Hanz a.. ! Rah.. Je sais que c’est con. Mais quand je pige pas un truc, ça m’énerve. Ça va passer. » Peut-être que c’est juste parce qu’on est plus proches qu’avant, oui. Mais.. « Mais.. Ça me plait qu’on soit plus proches, aussi. » Au moins, elle m’a rendu un peu plus confiant, en me confessant ça. Et j’ai retrouvé le courage de me retourner vers elle. « C’est juste… »

Tu crois que Hanz est le seul à s’imaginer des trucs ? Pourquoi les gens semblent en savoir plus que moi ? Pourquoi, même quand je fais un truc naturellement et qui me fait du bien, j’ai quand même l’impression de le faire anormalement ? Les psys ont dit que j’étais « plus intelligent », alors, pourquoi je ne peux pas comprendre aussi bien et naturellement que les autres qui me regardent, et qui ont l’air d’en savoir plus sans même chercher ?! Je ne lui poserais pas ces questions. Je ne comprends pas moi-même, et je ne suis absolument pas prêt à ouvrir cette porte. Je ne l’ai jamais fait pour personne, et, franchement, ça me fait peur.

« Je sais pas. Je veux pas que Hanz soit embarrassé. C’est con, hein ? Pour une fois que c’est moi qui le met mal à l’aise, ahah. Rien de grave, tu vois ! Mais c’est sympa de t’inquiéter. »

Mon amie me propose d’aller chercher des Pooky. Je reprends alors de l’assurance. C’est un bon sujet pour que la discussion d’avant se fasse oublier. Je lui envoie un sourire, avant de me baisser vers le tiroir de ma table de nuit. Il y a là-dedans pas mal d’effet très personnels que je ne souhaite pas trop qu’Emiri aperçoive, aussi, je fais vite, et j’en sors deux paquets de Pooky.

« Sortis de la réserve perso ! Bon appétit ! »

On va jamais avoir assez faim pour nos hamburgers, à ce rythme… Meh, pas graaave. Allez, changement de sujet. En croquant trois Pocky, j’enchaine, donc.

« Au fait, j’avais fini de lire ton devoir, et à part quelques fautes de formulation et d’orthographe, c’est plutôt bien. On sent que tu connais vachement bien le sujet, et tout. »

Ce n’est pas sérieux, mais maintenant qu’on est de nouveau là tous les deux au calme, j’aimerais vraiment retrouver la proximité d’hier soir. Mais je suis intimidé par l’idée de me retrouver à un point de non-retour. Que ça révèle trop de choses. Et j’ai suffisamment envahi pour ce soir. Puis, après ce que Hanz a dit, je ne me sens pas du tout de faire un câlin à Emiri tant qu’il est dans le coin. Zut. On est un peu bloqués, en fait. Tant pis, on aura d’autres moments. Du moins, je l’espère.

« Eh, si tu veux retourner faire des bulles, t’en fais pas pour moi, hein. Je finis juste quelques fiches, et je commencerais à penser aux burgers. Tu penses que tu auras faim dans combien  de temps ? »


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