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 Les liens du Sang [Solo]

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Jhin Weber
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(#) Les liens du Sang [Solo]  Dim 11 Juin 2017 - 21:29

Les liens du sang Partie 1


Début de journée, les vacances d'hiver venait de commencer. Je me lève vers les 10 h en ce moment, la belle vie, la colocation est encore plus agréable à vivre en vacances vu que personne ne travail on peut passer des soirées et des bons moments ensemble à discuter. Hier encore j'ai fait une partie de cartes contre Okabe et on a bien discuté jusqu'à tard dans la nuit.

Je peux entendre la télévision du salon allumée lorsque je me réveille. Je me lève de mon lit tranquillement, me frotte un peu les yeux. Le temps d'émerger de mon réveil je prends mon portable.

Un petit frisson de choc me parcourt et finit définitivement de me réveiller lorsque je vois le nombre de messages et d'appels manqués. 10 appels manqués et une bonne vingtaine de messages. Je déverrouille maintenant nerveux l'écran d'accueil, d'abord les appels manqués, Deux d'un numéro inconnu, deux de mon ancienne voisine lorsque j'étais encore chez ma mère, un de mon ami d'enfance avec qui je suis allé à la même faculté. Et le reste d'un numéro encore inconnu. Je vérifiai nerveusement quel était ce dernier numéro qui m'avait le plus appelé. Lorsque je vis la réponse sur internet, je sentis mon visage blanchir et mes mains trembler. Je me précipitais vers ma commande, m'habilla en vitesse avec ce que je trouvai.

Je sortis de ma chambre en trombe courant presque vers la porte d'entrée, je ne pris pas le temps de parler à Okabe et Isley. Je leur expliquerais en rentrant. Je peu sentir mon cœur battre à tout rompre dans ma poitrine lorsque je descends les escaliers, et monte dans ma voiture.

Je claque la porte, et démarre en trombe du parking, j'accroche mon portable au tableau de bord et rappelle le numéro inconnu.

"Oui Hopital de Toyooka comment puis-je vous aider ?"


"Oui bonjour, Jhin Weber je vous appelle parce que vous avez essayé de m'appeler ce matin plusieurs fois."

"Oui attendez un instant je vous prie je vais regarder la raison de ces appels."

Je tapote nerveusement les doigts contre le volant de la voiture en entendant la secrétaire taper sur les touches de son ordinateur, la circulation à Kobe est assez facile mais, les feu me paraissent particulièrement long ce matin et je dois vraiment me retenir pour ne pas les griller. J'ai peur de ce que la secrétaire va m'annoncer....

"Excusez-moi pour l'attente monsieur."


-Aucun problème, donc vous avez trouvé ? Dis-je un peu plus sèchement que ce que j'aurais voulu.

"Oui monsieur, L'hôpital vous a contacté à plusieurs reprises car vous étes la personne de confiance que Mrs. Weber et elle a été admise chez nous hier soir."

Deuxième douche froide. Mes mains se serrent un peu plus sur le volant et mon pied pousse un peu plus sur l'accélérateur.

"Oui... C'est..." s'éclaircit la gorge"C'est ma mère... Qu'est ce qu'elle a ?"

"Votre mère à été admise chez nous hier soir car, elle semble avoir fait un Arret cardio vasculaire hier soir alors qu'elle revenait de chez sa voisine. Votre voisine la vue tomber dans la rue et à vite appelée une ambulance..........."

Je n'entends plus ce qu'il se passe, ni ce qu'elle me dit, je conduis machinalement la voiture, je connais cette route par coeur, c'est la même que pour aller chez ma mère, je la fait tous les mois. Mes yeux fixe devant moi et le téléphone continue de me parler mais plus rien ne semble rentrer dans mon cerveau à part l'image de ma mère s'effondrant sur le trottoir.

J'entends un klaxon juste à côté de moi qui me fait reprendre mes esprits, je viens de griller une priorité, la voix de la secrétaire m'appelle.

"Mr. Weber ? Allo, vous êtes encore là ? J'ai entendu un grand bruit, est-ce que tout va bien ?"

"Euhm.. oui désolé, je... Comment va t-elle actuellement ?"

"Les médecins sont assez confiant, elle ne c'est pas encore réveillée mais elle semble ne pas avoir subie de choc trop important. Après nous serons fixé lorsqu'elle se réveillera."

"D'accord je suis sur la route pour aller à l'hôpital, je serais là d'ici une heure."

"Mr.Weber peut être devriez vous ne pas prendre le volant vous avez l'air..."


Je raccroche le téléphone et me re-concentre sur ma conduite pour ne pas avoir un accident en plus de ça, j’appelle les personnes m'aillant appelé dans la nuit et ce matin pour les prévenir que je suis au courant.

J'écoute ma voisine pleurer au téléphone et moi lui répondre que tout va bien ce passer, j'entends ma propre voix mais, je suis comme piéger dans ma tête à ce moment-là. Je me vois faire toutes ces choses, je me vois arriver à l'hôpital, remplir des papiers et enfin lorsque je reprends vraiment conscience, je suis devant la porte de la chambre où ma mère se trouve.

Je ne bouge plus. Je ne parviens plus à réfléchir.
Je fixe la poignée de la porte comme si derrière la faucheuse allait m'emmener.
Finalement,surprise ! la porte s'ouvre toute seule, une infirmière sort de la chambre, elle me sourie, elle semble jeune, surement mon âge.

"Vous êtes venu pour la voir ?"

"Oui... c'est.. c'est ma mère"

"Je vois, et bien bonne journée à vous."

Et elle repart l'air de rien.

"Vous aussi..." murmurais-je

Bonne journée... ouai tu parles, super journée...

J'ose un pas dans la chambre, et referme la porte derrière moi, le silence est complet, il ne semble pas y avoir d'autre personne présente.

Et encore une fois je suis comme paralysé, incapable d'avancer... Je prends conscience de la tension qu'il y a dans tout mon corps, je souffle un coup et finis par réussir à avancer dans la chambre, sans regarder le lit je prends une chaise qui était contre le mur et la pose en face du lit. Je m'assois dessus et enfin je finis par regarder ma mère. De peur d'être encore une fois paralysé je n'avais pas osé le faire avant.

Son visage est paisible, elle ne semble pas blessé sauf un bandage qui recouvre sa tête, est ce qu'elle a toujours eu l'air aussi vieille ?
J'ai l'habitude de la voir toujours courir partout et se démener au travail depuis que je suis petit. Mais maintenant que je la vois là, elle me parait si fragile...

Je prends doucement sa main dans la mienne, sans rien dire. Que dire ? Remet toi bien ? Reviens moi vite ? Je pense qu'elle fait déjà tout ce qu'elle peut, et franchement je ne me vois pas lui faire la lecture ou autre chose...
Je reste comme ça bien 30 minutes, à la regarder et à veiller sur elle, me rappelant tout mes souvenirs d'enfances et d’adolescences passés ensemble.

Je finis par me lever et aller demander à une infirmière dans le couloir de me prévenir lorsque je pourrais voir le médecin qui s'occupe d'elle.

Elle me répond qu'il sera là dans une heure a peu près.

C'est à ce moment là que je le vois, Je ne l'ai vu que en photo, ses cheveux encore blond s'avance dans le couloir, son costume taillé sur mesure et ses chaussures hors de prix claquant sur le sol. Sans m'en rendre compte je me dirige vers lui en bousculant l'infirmière qui m'avait répondu. Il met ses mains en évidence devant moi comme signe de paix et de me calmer, je l'attrape par le col et le plaque contre un mur alors que tout le monde nous regarde.

"Qu'est ce que tu fou ici ?"

Lui crachais-je au visage aussi hargneux qu'un pitbull. Mes traits sont tirés, mon visage a complétement perdu mon calme et mon sourire. Un visage de pur colère l'a remplacé.

"Bonjour fils." Me répondit-il avec un sourire en coin.

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Jhin Weber
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(#) Re: Les liens du Sang [Solo]  Dim 25 Juin 2017 - 17:17

Les liens du sang


Le personnel de l'hôpital nous avait demandé de sortir après l'esclandre dans le couloir. Nous étions tous les deux assis sur un banc, moi avec les poings serrés à m'en faire blanchir les phalanges, regardant mes mains, mes épaules voutés et tendus, le regard perdu. Lui, regardant au loin les immeubles en face de l'hôpital comme s'il y regardait quelque chose de passionnant. Tous les deux assis l'un à côté de l'autre chacun aux deux extrémité du banc. Tout deux n'osant pas se regardant, ne sachant pas comment se parler, ne sachant même pas comment s'appeler.

Fils, père, Mr.Weber, Jhin, Wiliam ?

Quand je pense à mon père il y a une image qui me revient toujours en tête, le grand fauteuil en cuir marron du salon. Dans notre petite maison, il n'y avait pas beaucoup de meuble et encore moins de meuble de valeur, mais il y avait le fauteuil du salon qui apparemment d'après ma mère venait de France, c'était le fauteuil de mon père, et pendant toutes ses années, je regardai souvent ce fauteuil lorsque j'étais assis sur le canapé. Le fauteuil qui restait vide, personne ne s'asseyait dessus, il restait désespérément vide, parfois le soir je venais en secret m'assoir dedans et je m'imaginai être dans la peau de mon père en contemplant la maison. Puis je m'imaginai ce que notre famille aurait pu être.

Je me demande ce que lui pouvait bien penser. Au fond je m'en foutais un peu, en ce moment quoi qu'il aurait pu me dire, rien n'aurait excusé ses années d'absences.

"Donc je ne vais pas essayer de rattraper tout ce que j'ai fait, je suis juste là pour voir ta mère, je... j'étais de passage dans le coin et j'ai su pour ta mère, je suis venu voir si tout allait bien en espérant passer inaperçu, je n'ai pas réussi de toute évidence."


"Arrête de parler..."dis-je d'un ton qui tremblait ne sachant pas très bien si c'était de la colère ou de la tristesse.
Surement un peu des deux. J’étais toujours en train de fixer mes mains.
Mon père s'exécuta.

"Tu ne peux pas ne pas prêter attention à nous pendant 27 ans, et revenir comme ça en disant que tu fais attention à ma mère. Tu sais qui à pris soin d'elle pendant le temps où tu n'étais pas là ? Qui là aider à gagner de l'argent, là aider à se reconstruire après ton départ ? Je ne vais même pas parler de moi, parce qu’apparemment tu n'es pas là pour moi."

Il ouvrit la bouche comme pour protester mais se ravisa.

"Je ne pense pas que Ino, ta femme, serait heureuse de te voir, je ne pense pas qu'elle serait heureuse de savoir que tu es toujours en vie, alors je ne lui parlerai pas de ton passage, je ne lui dirai pas non plus qu’apparemment tu t'inquiètes pour elle parce que ça serait vachement hypocrite et malhonnête de la part d'un homme qui la délaissé depuis presque 30 ans et qui n'a pas donné un seul signe de vie. Je pense qu'un tel ... homme ne mérite pas d'avoir de seconde chance. Donc si je te revois autour de ma mère, je t'éclate. C'est clair ?"
Mon perd soupira, visiblement déçu, il se releva du banc, et posa une carte de visite à l'endroit où il était.

"Je comprends ta contrariété fils, mais le fait est que je ne compte pas quitter Kobe maintenant et que j'ai besoin de te dire certaines choses à toi et à ta mère, je sais bien ce que j'ai fait dans ma jeunesse et je n'essaye pas de me racheter pour mes erreurs passées. J'essaye juste de préparer le futur. Appel moi quand tu seras prêt."


Je le regardai s'en aller, mon regard toujours aussi dur, retourner vers une voiture occidentale, une berline noire. Et pendant qu'il ouvrit la portière conducteur, je vis une petite tête et des grands yeux bleues me regarder à travers la vitre arrière du véhicule. A peine les yeux captèrent les miens que je ne pus décrocher mon regard. C'était très troublant mais j'avais vraiment envie de savoir qui ça pouvait bien être.

La voiture démarra et les yeux disparurent vite au détour d'une rue. Je retournai auprès de ma mère dans l'hôpital. Toujours obnubilé par l'idée de ses yeux à l'arrière de la voiture. Peut être une nouvelle femme, ou bien sa fille qu'il aurait eue autre part qui sait venant de lui ça ne m'étonnerait même pas.
J'avais ces pensées en tête lorsque je pris l'ascenseur et que je reviens dans la chambre de ma mère. A ma surprise un médecin était là, il m'expliqua qu'il ne pouvait pas me dire dans quel état ma mère allait se réveiller et que même lorsqu'elle se réveillerai le fait qu'elle puisse se rétablir dépendrait de sa capacité à retrouver l'usage des fonctions qui auront été touchés pendant son AVC.

Je remerciai le médecin sans plus l'embêter, il avait l'air pressé et n'avait pas l'air d'en savoir plus que moi sur le sujet. Je me rassis auprès de ma mère et attendit patiemment qu'elle se réveille. Ce qu'elle fit dans la soirée, Alors que j'étais en train de lire un magasin que j'avais acheté à la boutique de l'hôpital. Je l'entendis m'appelle faiblement, je vis ses yeux me scruter, elle semblait complétement perdue.

"Maman, tout va bien, je... tu es à l'hôpital, tu t'es évanouie hier soir, je vais chercher les médecins."

Je me relevais en posant ma main sur la sienne avant de sortir chercher une infirmière.
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(#) Re: Les liens du Sang [Solo]  Mer 5 Juil 2017 - 16:25

Les liens du sang


Plusieurs semaines passèrent, dans lesquels plusieurs changements survinrent, tout d'abord, les crises d'angoisses, le manque de sommeil, les voyages à l'hôpital et pester contre mon père était devenu monnaie courante. Sans parler d'une petite tendance à la dépression. Vous avez déjà entendu parler du syndrome du cordonnier mal chaussé, et bien maintenant voilà le psy en dépression qui refuse de se faire soigner.

Les somnifères étaient devenu mes nouveaux amis du moment, résultat j'étais encore plus dans le gaz actuellement qu'avant, j'avais du mal au boulot, j'étais irritable et de plus en plus stressé, des plaques rouges commençaient à apparaître sur mes bras.
Mais non non tout allais bien, de toute façon pas le choix hein, et puis à quoi bon vouloir aller plus loin, ce n'est pas en y pensant que ça changera quoi que ce soit, après tout c'est ce que je fais tous les soirs.

Mais bordel Jhin qui t'essaye de tromper là !

Non laisse-moi petite voix raisonnable dans ma tête j'ai juste envie de ne pas gérer tout ça, de ne pas me battre, de ne pas voir toutes ses émotions que je refoule depuis tant d'années. Entre toi et mon père, franchement vous ne me facilitez pas la tache...

Je crois que le pire dans l'histoire c'est que je ne peux pas faire comme les autres, grâce à mes années d'études, je sais très bien ce qu'il se passe, même si je me mens. Au final la dépression est un symptôme causé par un trouble mental, un dysfonctionnement sentimental ou bien des problèmes cérébrales ou encore des médicaments. Pour moi l'évidence était là. C'était clairement un effet secondaire des somnifères...

Même déprimé j'arrive à jouer la comédie vous avez vu, et vous avez vu mon grand sourire au quotidien, il est beau hein, je le travail tous les matins devant le miroir et mes colocataires. Même devant ma mère, elle récupère de plus en plus et maintenant à été transféré au centre de remise en forme de l’hôpital, les médecins sont impressionnés, elle marche et bouge normalement, parle et réfléchis presque bien, elle à juste encore des problèmes avec les chiffres, mais les médecins restent confiant et vont sans doute bientôt l'a renvoyer chez elle.

Moi je viens la voir toutes les semaines, bien sur elle ne sait rien pour mon père. Et encore heureux. Les chocs émotionnels dans un moment ou elle est en train de récupérer comme ça, ce n'est pas vraiment recommandé. On joue ensemble, on parle beaucoup, j'essaye de la faire rire et de porter mon plus beau masque, mon plus beau faux sourire. Mais c'est ma mère et je vois dans ses yeux qu'elle sait que ça ne va pas. Elle me connait mieux que personne, mais elle ne dit rien, elle attend surement que je parle de moi même si j'en ai besoin. Merci Maman... Je ne veux pas lui mentir à elle aussi. Même si je le fais un peu en sois...

C'est pas facile tous les jours mais, je fais de mon mieux.

Toutefois, aujourd'hui, aujourd'hui mon père est particulièrement chiant.

Déjà 10 appels manqués et il n'est que midi. J'étais tranquillement en train de boire une canette que j'avais achetée à un distributeur automatique un truc à la fraise pas mauvais du tout. J'étais dehors dans le parc du campus accoudé à un petit muret. Le téléphone vibra une fois de plus dans ma poche. Je finis par décrocher exaspéré.

-Bon, je ne sais pas comment tu fais pour avoir mon numéro de téléphone à chaque fois que j'en change mais pour une personne qui n'a pas appelé depuis des années je te trouve tout de suite bien plus doué dans la communication et harcèlement Père."

-... Jhin arrête de faire ton ado rebelle, j'aimerais que tu me rejoignes chez moi aujourd'hui, j'ai quelqu'un à te présenter..."

-Je t'ai déjà dit que je ne voulais rien avoir à faire avec ta nouvelle famille."

-Je sais bien mais que tu le veuilles ou non cette enfant tu le rencontreras à ton travail de toute façon, elle est transférée à Kobe et elle n'a pas à payer de mes erreurs passés avec toi. Ne la fait pas souffrir à travers moi."

-..." Je ne trouvais rien à redire à ça, pfeuh foutu frenchy toujours le bon mot au bon moment...

-Jhin..."

-Oui oui ça va je passerais après le boulot, arrête juste de m'harceler, envoie moi l'adresse par sms, je dois retourner bosser.


-...Merc...

J'avais déjà raccroché. Je mis le portable dans ma poche et jeta ma canette dans une poubelle en imitant le lancer franc au basket. Panier. Youpi...
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Jhin Weber
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(#) Re: Les liens du Sang [Solo]  Sam 9 Sep 2017 - 18:03

Les liens du sang


Et nous y voila, après une bonne journée de boulot à stressé et déprimé j'étais devant la porte de l'appartement de mon père. Pendant toute la journée j'avais été encore plus distrais que d'habitude prétextant une fièvre à mes collègues, il m'étais même arrivé quelque fois dans la journée de parler avec quelqu'un mais de ne pas l'entendre. Mes pensées était embrouillé par le stresse et à chaque fois que mon esprit le pouvait il s'évadait et me faisait ruminer mon ressentiment pour mon père, ce salaud nous avait abandonné, je ne lui devait rien. Et pourtant.... pourtant c'était bien devant sa porte que j'étais ce soir, sur sa sonnette que je m'appuyais à sonner.

Et pourquoi ? Pour une envie de reconnaissance d'un père que je n'ai jamais eu, est ce que, au fond de moi, le petit garçon qui voulait l'amour de son père était encore là, à regarder l'unique photo qu'il avait de lui tous les soirs dans son lit en s'imaginant toute ces après midi père/fils qu'il n'aurait jamais.

Surement, après tout, nous sommes tous de grands enfants qui faisons semblant d'être mature. Le psychologue du lycée de Kobe devrait le savoir mieux que quiconque, pourtant une partie de moi reniait cette idée, elle reniait mon père, elle reniait son amour et sa confiance. Il m'avait trahis et abandonné et comme un gamin puéril il m'était impossible de le lui pardonner, toute la colère, la rancœur et la tristesse accumulées pendant ces années ressortaient dès que je le voyais.

Ma main tremblante appuya finalement sur la sonnette. Je ne savais pas vraiment si tout l'immeuble était un seul appartement ou bien si d'autre portes permettaient d'accéder aux autre logements plus haut. L'immeuble était apparemment neuf, et la beauté immaculé de ses murs me fit comprendre que ils étaient neufs, le portail en bois finement travaillé et même le petit jardin intérieur dans  lequel je me trouvais respirait la richesse épurée. Une fontaine assez minimaliste, des carpes, un petit autel surement que je voyais au loin, ou alors était ce une cabane de jardin ? J'époussetais un peu ma veste noir, je m'étais habiller normalement lorsque je vais travailler avec une chemise blanche un peu ouverte, un pantalon, une veste et des chaussures noires.

La porte s'ouvrit et mon père m'ouvrit me regardant d'un air toujours calme, retenu. Nous nous dévisageâmes l'un l'autre un petit moment, ne sachant pas comment nous accueillir. Il était lui aussi en chemise blanche, ses cheveux aussi blonds que les miens était regroupés en un chignon, de fines lunettes rondes sur le nez, ses traits étaient tirés. Finalement mon père s'écarta pour me laisser rentrer avec un  petit

"Bienvenue, je t'en prie entre."
Un peu trop sec qui trahissait surement son stress

. J'avais instinctivement fermés mes poings quand je l'avais vu, je ne savais pas si c'était dû à une retenu d'émotions ou bien à l'inverse à la manifestation de ma colère, toujours est-il que je pris une grande inspiration et me força à décrisper mes mains, puis je m'engouffra dans le logement.

En retirant mes chaussures je m’aperçus que, à mon grand étonnement, le logement n'était pas aussi classieux que l’extérieur le laissait penser, le premier étage en tout cas était une cuisine ouverte normale bien que mieux équipé que la moyenne, à la cuisine faisait face un grand salon qui était grandement ouvert sur le jardin, plusieurs fauteuils et un canapé se regroupaient autour d'une table basse.

Quelques autres pièces me restais inconnu et je trouvais ça mal poli de demander de voir le reste, en plus de ça demandé un service à mon père risquait de me demander de gros efforts. Je m'installa donc sur le canapé que mon père me désignait, puis il apporta un plateau avec du café, du thé et trois tasses.

Ce détail m'intriguait mais je ne dit rien. Bien que je doute que la tasse avec un groupe de K pop dessus soit pour moi. Mon père remarqua mon regard interloqué et souris mais ne dit rien.

"Tu prend du thé ou du café ?"

"Du thé, vert ou noir peut m'importe."
Mon ton avait était plus dur que ce à quoi je m’attendais et je me surpris moi même à parler ainsi.
"S'il te plait." Ajoutais-je plus doucement.

Mon père ne dit rien et ne fit aucun commentaire sur mon ton, il versa le thé d'une main qui ne tremblait pas, son regard était très concentré et sérieux, il était surement en train de réfléchir à comment aborder le sujet délicat dont il voulait me parler.

Il reposa doucement la théière. Et au moment où il allait ouvrir la bouche des bruits de pas fort et déterminés se firent entendre dans l'escalier. Je sursautais en réalisant que quelqu'un d'autres était là et fut pris d'une soudaine panique en réalisant ce que cela impliquait, sa nouvelle femme ? Sa fille ? Une femme de ménage ?

"Yuzu... je t'avais demandé d'attendre...."

Dit calmement mon père tout en se versant son café, puis il pris calmement la troisième tasse et la rempli du même thé que moi en y ajoutant du miel. Mes yeux à moi étaient fixé sur une jeune fille qui avançait dans la  pièce d'un pas déterminé et me foudroyant de son regard bleu clair.  Seul le bruit de tasse et ses pas troublait le silence figé qui régnait dans la pièce.

Elle devait avoir 12/13 ans, vu sa taille, mais ses yeux et son visage transpirait une grande maturité en cet instant. Elle était aussi blonde que nous deux, elle portait un haut avec un col en u rayé de différentes teintes de bleus dégradés, un pantalon en tissu assez serré bleu marine.

Elle s'assit au bout de la table basse ni à côté de mon père ni à côté de moi. Nous nous dévisageâmes tout deux mais quand nos regards se croisèrent nous détournâmes dans un même mouvement nos regards pour fixer un point imaginaire dans la salle. Elle finit par prendre sa tasse de thé encore brulante entre ses mains et ne dit rien fixant la table, vacillant entre la colère et la timidité.

Un ange passait, puis, alors que je jetais un regard interloqué à mon père il soupirait et fini enfin par parler.

"Jhin, je te présente, Yuzu, c'est... c'est ta demi sœur."

De nouveau un silence, pour tout dire, cet annonce ne me fit ni chaud ni froid, je m'y attendais un peu, et je me demandait quel allait être ma réaction, mais le fait que mon père c’était remarié et ai pu avoir une autre fille loin de ma mère et moi était déjà quelque chose que j'avais finis par accepter assez vite.

Toutefois j'étais heureux de voir que ma demi sœur était une jeune fille qui avait l'air ma foie fort sympathique et je n'allait pas imputer les erreurs du père à la fille. Peut être était-elle très sympathique en fin de compte. Même si actuellement je la soupçonnais de vouloir me tuer avec ses grands yeux bleus chargés de colère.

"Et bien, enchanté de faire ta connaissance Yuzu, je suis Jhin, mais tu dois déjà le savoir, j’espère que l'on s'entendra bien malgré les différents qu'il puisse y avoir avec notre père et moi."

Mon père ne dit rien mais sembla soulagé que je prenne aussi bien la nouvelle.

Yuzu elle ne dit rien un moment toujours en fixant sa tasse, puis elle ouvrit la bouche mais rien n'en sortit, elle se ravisa posa délicatement sa tasse sur la table, s'assit à coté de moi, ses grands yeux bleus me fixant cette fois toute colère semblait exclus. Je lui rendis son regard, à la fois surpris et bizarrement heureux.

Elle me scrutait de haut en bas d'un air très sérieux. Puis elle déclara d'un ton enjoué:
"Apparemment tu as aussi hérité du mauvais gout vestimentaire du paternel."  

Deux grands sourires se dessinèrent sur nos lèvres sans que nous ne sachions pourquoi, et nous éclatâmes de rires en même temps. J'avais l'impression que tout le stresse accumulé depuis le début de cette journée avait formé une boule en moi et que le regard perçant de Yuzu l'avait éclaté d'un coup.  

Notre père nous regardait d'un air perdu, ne sachant pas du tout comment réagir, si il devait appelé l’hôpital psychiatrique le plus proche ou bien s'offusquer de ce dernier commentaire acerbe.

"J'ai... Je n'ai pas eu le courage de venir te parler avant, dans la voiture à l’hôpital et puis même une fois je t'ai croisé dans la rue. Mais tu avais l'air tellement en colère à chaque fois que je, enfin j'étais nerveuse. Bref, je suis Yuzu Weber, t'a demi sœur et je compte bien resté dans le coin un moment alors tu as intérêt à être prêt, je ne connais personne dans le coin à part toi et euhm enfin je m’ennuie beaucoup en ce moment à la maison surtout depuis que papa à repris le travail je me retrouve souvent seule dû coup je me disais que on pourrais allez manger un bout ou sortir ou bien aller faire du shopping. Tu sais j'ai vu un centre commercial pas très loin dans le centre de Kobe, oh et il y a un film qui sort cette semaine au cinéma que j'aimerais allé voir avec quelqu'un. Oh et oui ! Il parait qu'il y à un bar à chat dans le centre et...."
Elle était complétement exalté en disant tout ça, avec de grands gestes des mains et un accent anglais qui soudain ressurgit.

"Yuzu" dit mon père "Tu recommences..."

La jeune fille se tus soudain d'un coup, on aurait dit un robinet de parole qui se fermait d'un coup. Le silence qui envahit soudain la pièce après ce flot d'information en devient vite assourdissant, si bien que sur le moment, je lui répondis plus pour empêcher ce silence de s'éterniser que pour vraiment relancer la conversation.

"Et bien, tu sais je suis pas mal occupé en ce moment mais fait moi signe dès que tu le veux en dehors des temps scolaires et je te dirais si je peux. Tiens mon numéro."

Je lui donnais ma carte professionnel.
La soirée continua comme ça pendant de longues heures, mon père nous laissa bien vite discuter tout les deux prétextant du travail à faire. Et Yuzu bien que très bavarde passait de long moment à m'écouter attentivement elle aussi.

Elle était née non pas en France mais en Angleterre, sa mère était anglaise et elle et notre père avait vécu 10 ans à Londres. Mais ils avaient toujours eu comme projet de revenir au Japon. Au bout de 2 ans de vie commune  dans la ville de Big Ben ils avaient eu un enfant Yuzu, elle avait eu une enfance très heureuse. Elle avait apparemment d'après ses professeurs un dont pour les langues elle parlait déjà à son age un très bon Japonais et un anglais courant et était en train d'apprendre son Français, elle me demanderait surement de l'aide à ce sujet me prévient-elle avec un regard malicieux. Puis il y a un an sa mère et son père c'était séparés et notre père avait décidé de revenir au Japon pour y vivre, alors, ils lui avaient laissé le choix de sois partir avec son père sois rester avec sa mère. Elle avait choisit le Japon, aussi très excité de rencontrer son grand frère qui vivait là bas d'après notre père.

Elle était au courant de mon existence et de l'histoire derrière tout ça depuis des années déjà et n'avait jamais vraiment pu pardonner son père non plus de la décision qu'il avait pris. Toutefois, parfois le soir, elle le voyait assis à son bureau, avec une photo de son ancienne femme et de lui dans une main et un verre de whisky dans l'autre et elle comprenait que lui non plus ne ce l'était jamais vraiment pardonné.

Elle ne savait pas pourquoi ses parents c'étaient séparés et n'avait jamais osé demandé, il n'y avait jamais eu de disputes en face d'elle ni de signe avant coureur et encore aujourd'hui elle semblait avoir du mal à accepter la chose. Je voyais bien ses yeux qui se troublait quand elle parlait de ça.
Changeant de sujet je lui avait parlé de moi, de ma mère, du village ou j'étais né, de mes années d'études et enfin de ma vie actuellement en tant que psychologue de Kobe, de mes collègues de mon appartement...Elle me fit promettre de l'inviter chez moi apparemment très pressée de rencontrer Okabe et Isley ainsi de sa fille.

"Bon et bien je vais devoir y aller, je me lève tôt demain pour aller travailler."

-Oui moi aussi j'imagine, je vais faire ma rentré demain. me dit-elle l'air de rien sans me regarder dans les yeux, visiblement gênée.

-T'a rentrée ? Et tu va à quel école comme ça ? Dis-je avec une pointe de crainte dans les yeux.


Le sourire rayonnant qu'elle me lança après ma question valait toutes les réponses du monde, je lui souris et la rassura quand à son futur établissement et au fait que ça ne me posait aucun problème.

J’espère vraiment que ça ne me causera aucun problème.....

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