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 Les liens du Sang [Solo]

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Jhin Weber
« Personnel ; psychologue »
(#) Les liens du Sang [Solo]  Dim 11 Juin 2017 - 21:29

Les liens du sang Partie 1


Début de journée, les vacances d'hiver venait de commencer. Je me lève vers les 10 h en ce moment, la belle vie, la colocation est encore plus agréable à vivre en vacances vu que personne ne travail on peut passer des soirées et des bons moments ensemble à discuter. Hier encore j'ai fait une partie de cartes contre Okabe et on a bien discuté jusqu'à tard dans la nuit.

Je peux entendre la télévision du salon allumée lorsque je me réveille. Je me lève de mon lit tranquillement, me frotte un peu les yeux. Le temps d'émerger de mon réveil je prends mon portable.

Un petit frisson de choc me parcourt et finit définitivement de me réveiller lorsque je vois le nombre de messages et d'appels manqués. 10 appels manqués et une bonne vingtaine de messages. Je déverrouille maintenant nerveux l'écran d'accueil, d'abord les appels manqués, Deux d'un numéro inconnu, deux de mon ancienne voisine lorsque j'étais encore chez ma mère, un de mon ami d'enfance avec qui je suis allé à la même faculté. Et le reste d'un numéro encore inconnu. Je vérifiai nerveusement quel était ce dernier numéro qui m'avait le plus appelé. Lorsque je vis la réponse sur internet, je sentis mon visage blanchir et mes mains trembler. Je me précipitais vers ma commande, m'habilla en vitesse avec ce que je trouvai.

Je sortis de ma chambre en trombe courant presque vers la porte d'entrée, je ne pris pas le temps de parler à Okabe et Isley. Je leur expliquerais en rentrant. Je peu sentir mon cœur battre à tout rompre dans ma poitrine lorsque je descends les escaliers, et monte dans ma voiture.

Je claque la porte, et démarre en trombe du parking, j'accroche mon portable au tableau de bord et rappelle le numéro inconnu.

"Oui Hopital de Toyooka comment puis-je vous aider ?"


"Oui bonjour, Jhin Weber je vous appelle parce que vous avez essayé de m'appeler ce matin plusieurs fois."

"Oui attendez un instant je vous prie je vais regarder la raison de ces appels."

Je tapote nerveusement les doigts contre le volant de la voiture en entendant la secrétaire taper sur les touches de son ordinateur, la circulation à Kobe est assez facile mais, les feu me paraissent particulièrement long ce matin et je dois vraiment me retenir pour ne pas les griller. J'ai peur de ce que la secrétaire va m'annoncer....

"Excusez-moi pour l'attente monsieur."


-Aucun problème, donc vous avez trouvé ? Dis-je un peu plus sèchement que ce que j'aurais voulu.

"Oui monsieur, L'hôpital vous a contacté à plusieurs reprises car vous étes la personne de confiance que Mrs. Weber et elle a été admise chez nous hier soir."

Deuxième douche froide. Mes mains se serrent un peu plus sur le volant et mon pied pousse un peu plus sur l'accélérateur.

"Oui... C'est..." s'éclaircit la gorge"C'est ma mère... Qu'est ce qu'elle a ?"

"Votre mère à été admise chez nous hier soir car, elle semble avoir fait un Arret cardio vasculaire hier soir alors qu'elle revenait de chez sa voisine. Votre voisine la vue tomber dans la rue et à vite appelée une ambulance..........."

Je n'entends plus ce qu'il se passe, ni ce qu'elle me dit, je conduis machinalement la voiture, je connais cette route par coeur, c'est la même que pour aller chez ma mère, je la fait tous les mois. Mes yeux fixe devant moi et le téléphone continue de me parler mais plus rien ne semble rentrer dans mon cerveau à part l'image de ma mère s'effondrant sur le trottoir.

J'entends un klaxon juste à côté de moi qui me fait reprendre mes esprits, je viens de griller une priorité, la voix de la secrétaire m'appelle.

"Mr. Weber ? Allo, vous êtes encore là ? J'ai entendu un grand bruit, est-ce que tout va bien ?"

"Euhm.. oui désolé, je... Comment va t-elle actuellement ?"

"Les médecins sont assez confiant, elle ne c'est pas encore réveillée mais elle semble ne pas avoir subie de choc trop important. Après nous serons fixé lorsqu'elle se réveillera."

"D'accord je suis sur la route pour aller à l'hôpital, je serais là d'ici une heure."

"Mr.Weber peut être devriez vous ne pas prendre le volant vous avez l'air..."


Je raccroche le téléphone et me re-concentre sur ma conduite pour ne pas avoir un accident en plus de ça, j’appelle les personnes m'aillant appelé dans la nuit et ce matin pour les prévenir que je suis au courant.

J'écoute ma voisine pleurer au téléphone et moi lui répondre que tout va bien ce passer, j'entends ma propre voix mais, je suis comme piéger dans ma tête à ce moment-là. Je me vois faire toutes ces choses, je me vois arriver à l'hôpital, remplir des papiers et enfin lorsque je reprends vraiment conscience, je suis devant la porte de la chambre où ma mère se trouve.

Je ne bouge plus. Je ne parviens plus à réfléchir.
Je fixe la poignée de la porte comme si derrière la faucheuse allait m'emmener.
Finalement,surprise ! la porte s'ouvre toute seule, une infirmière sort de la chambre, elle me sourie, elle semble jeune, surement mon âge.

"Vous êtes venu pour la voir ?"

"Oui... c'est.. c'est ma mère"

"Je vois, et bien bonne journée à vous."

Et elle repart l'air de rien.

"Vous aussi..." murmurais-je

Bonne journée... ouai tu parles, super journée...

J'ose un pas dans la chambre, et referme la porte derrière moi, le silence est complet, il ne semble pas y avoir d'autre personne présente.

Et encore une fois je suis comme paralysé, incapable d'avancer... Je prends conscience de la tension qu'il y a dans tout mon corps, je souffle un coup et finis par réussir à avancer dans la chambre, sans regarder le lit je prends une chaise qui était contre le mur et la pose en face du lit. Je m'assois dessus et enfin je finis par regarder ma mère. De peur d'être encore une fois paralysé je n'avais pas osé le faire avant.

Son visage est paisible, elle ne semble pas blessé sauf un bandage qui recouvre sa tête, est ce qu'elle a toujours eu l'air aussi vieille ?
J'ai l'habitude de la voir toujours courir partout et se démener au travail depuis que je suis petit. Mais maintenant que je la vois là, elle me parait si fragile...

Je prends doucement sa main dans la mienne, sans rien dire. Que dire ? Remet toi bien ? Reviens moi vite ? Je pense qu'elle fait déjà tout ce qu'elle peut, et franchement je ne me vois pas lui faire la lecture ou autre chose...
Je reste comme ça bien 30 minutes, à la regarder et à veiller sur elle, me rappelant tout mes souvenirs d'enfances et d’adolescences passés ensemble.

Je finis par me lever et aller demander à une infirmière dans le couloir de me prévenir lorsque je pourrais voir le médecin qui s'occupe d'elle.

Elle me répond qu'il sera là dans une heure a peu près.

C'est à ce moment là que je le vois, Je ne l'ai vu que en photo, ses cheveux encore blond s'avance dans le couloir, son costume taillé sur mesure et ses chaussures hors de prix claquant sur le sol. Sans m'en rendre compte je me dirige vers lui en bousculant l'infirmière qui m'avait répondu. Il met ses mains en évidence devant moi comme signe de paix et de me calmer, je l'attrape par le col et le plaque contre un mur alors que tout le monde nous regarde.

"Qu'est ce que tu fou ici ?"

Lui crachais-je au visage aussi hargneux qu'un pitbull. Mes traits sont tirés, mon visage a complétement perdu mon calme et mon sourire. Un visage de pur colère l'a remplacé.

"Bonjour fils." Me répondit-il avec un sourire en coin.

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Jhin Weber
« Personnel ; psychologue »
(#) Re: Les liens du Sang [Solo]  Dim 25 Juin 2017 - 17:17

Les liens du sang


Le personnel de l'hôpital nous avait demandé de sortir après l'esclandre dans le couloir. Nous étions tous les deux assis sur un banc, moi avec les poings serrés à m'en faire blanchir les phalanges, regardant mes mains, mes épaules voutés et tendus, le regard perdu. Lui, regardant au loin les immeubles en face de l'hôpital comme s'il y regardait quelque chose de passionnant. Tous les deux assis l'un à côté de l'autre chacun aux deux extrémité du banc. Tout deux n'osant pas se regardant, ne sachant pas comment se parler, ne sachant même pas comment s'appeler.

Fils, père, Mr.Weber, Jhin, Wiliam ?

Quand je pense à mon père il y a une image qui me revient toujours en tête, le grand fauteuil en cuir marron du salon. Dans notre petite maison, il n'y avait pas beaucoup de meuble et encore moins de meuble de valeur, mais il y avait le fauteuil du salon qui apparemment d'après ma mère venait de France, c'était le fauteuil de mon père, et pendant toutes ses années, je regardai souvent ce fauteuil lorsque j'étais assis sur le canapé. Le fauteuil qui restait vide, personne ne s'asseyait dessus, il restait désespérément vide, parfois le soir je venais en secret m'assoir dedans et je m'imaginai être dans la peau de mon père en contemplant la maison. Puis je m'imaginai ce que notre famille aurait pu être.

Je me demande ce que lui pouvait bien penser. Au fond je m'en foutais un peu, en ce moment quoi qu'il aurait pu me dire, rien n'aurait excusé ses années d'absences.

"Donc je ne vais pas essayer de rattraper tout ce que j'ai fait, je suis juste là pour voir ta mère, je... j'étais de passage dans le coin et j'ai su pour ta mère, je suis venu voir si tout allait bien en espérant passer inaperçu, je n'ai pas réussi de toute évidence."


"Arrête de parler..."dis-je d'un ton qui tremblait ne sachant pas très bien si c'était de la colère ou de la tristesse.
Surement un peu des deux. J’étais toujours en train de fixer mes mains.
Mon père s'exécuta.

"Tu ne peux pas ne pas prêter attention à nous pendant 27 ans, et revenir comme ça en disant que tu fais attention à ma mère. Tu sais qui à pris soin d'elle pendant le temps où tu n'étais pas là ? Qui là aider à gagner de l'argent, là aider à se reconstruire après ton départ ? Je ne vais même pas parler de moi, parce qu’apparemment tu n'es pas là pour moi."

Il ouvrit la bouche comme pour protester mais se ravisa.

"Je ne pense pas que Ino, ta femme, serait heureuse de te voir, je ne pense pas qu'elle serait heureuse de savoir que tu es toujours en vie, alors je ne lui parlerai pas de ton passage, je ne lui dirai pas non plus qu’apparemment tu t'inquiètes pour elle parce que ça serait vachement hypocrite et malhonnête de la part d'un homme qui la délaissé depuis presque 30 ans et qui n'a pas donné un seul signe de vie. Je pense qu'un tel ... homme ne mérite pas d'avoir de seconde chance. Donc si je te revois autour de ma mère, je t'éclate. C'est clair ?"
Mon perd soupira, visiblement déçu, il se releva du banc, et posa une carte de visite à l'endroit où il était.

"Je comprends ta contrariété fils, mais le fait est que je ne compte pas quitter Kobe maintenant et que j'ai besoin de te dire certaines choses à toi et à ta mère, je sais bien ce que j'ai fait dans ma jeunesse et je n'essaye pas de me racheter pour mes erreurs passées. J'essaye juste de préparer le futur. Appel moi quand tu seras prêt."


Je le regardai s'en aller, mon regard toujours aussi dur, retourner vers une voiture occidentale, une berline noire. Et pendant qu'il ouvrit la portière conducteur, je vis une petite tête et des grands yeux bleues me regarder à travers la vitre arrière du véhicule. A peine les yeux captèrent les miens que je ne pus décrocher mon regard. C'était très troublant mais j'avais vraiment envie de savoir qui ça pouvait bien être.

La voiture démarra et les yeux disparurent vite au détour d'une rue. Je retournai auprès de ma mère dans l'hôpital. Toujours obnubilé par l'idée de ses yeux à l'arrière de la voiture. Peut être une nouvelle femme, ou bien sa fille qu'il aurait eue autre part qui sait venant de lui ça ne m'étonnerait même pas.
J'avais ces pensées en tête lorsque je pris l'ascenseur et que je reviens dans la chambre de ma mère. A ma surprise un médecin était là, il m'expliqua qu'il ne pouvait pas me dire dans quel état ma mère allait se réveiller et que même lorsqu'elle se réveillerai le fait qu'elle puisse se rétablir dépendrait de sa capacité à retrouver l'usage des fonctions qui auront été touchés pendant son AVC.

Je remerciai le médecin sans plus l'embêter, il avait l'air pressé et n'avait pas l'air d'en savoir plus que moi sur le sujet. Je me rassis auprès de ma mère et attendit patiemment qu'elle se réveille. Ce qu'elle fit dans la soirée, Alors que j'étais en train de lire un magasin que j'avais acheté à la boutique de l'hôpital. Je l'entendis m'appelle faiblement, je vis ses yeux me scruter, elle semblait complétement perdue.

"Maman, tout va bien, je... tu es à l'hôpital, tu t'es évanouie hier soir, je vais chercher les médecins."

Je me relevais en posant ma main sur la sienne avant de sortir chercher une infirmière.
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