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 [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An

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Isao Sakubara
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(#) [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Lun 10 Juil 2017 - 4:18


Les Lueurs du Nouvel An
PV Lutecya Landa

1er janvier 2015, quatre heures du matin, et je suis là, assis sur le sable, les yeux perdus dans les étoiles, l'esprit vide, le vent marin me caressant le visage. Il fait un peu frais, et je suis de fait assez content d'avoir emmené avec moi une veste : malgré la proximité de l'océan, on était quand même en plein hiver...

Cette situation, j'avais l'habitude de la connaître, à un détail près : aujourd'hui, la personne qui m'avait accompagné voir le premier lever de soleil de l'année pendant six ans ne serait pas là. En y repensant, une vague de nostalgie me sert le cœur.
Je regarde la mer et réalise à quel point ma vie a changé au cours de ses dernières années. A Séoul, il y a encore un ou deux ans, je ne me serais pas défini par mon caractère solitaire et mon inaptitude sociale généralisée. Non, à ce moment là, j'aurais plutôt dis de moi que j'étais un jeune garçon discret, mais à la poursuite de ses rêves, plein d'espoir.
Étaient arrivés la désillusion, la colère du désespoir, et finalement, l'acceptation. Mes rêves étaient des chimères, et il me fallait bien rentrer au Japon. Je me lève et commence à faire les cent pas dans le sable, les yeux rivés sur le ciel. Quelques lueurs commencent à poindre, mais en cette heure, la nuit reste maîtresse.

Inscrit à l'université, mes démons avaient ressurgis. J'avais l'impression de retourner dans mon passé, quand je n'avais pas Hotaru à mes côtés : isolé, distant, ailleurs, perdu... Je n'avais pour ainsi dire pas fait la plus belle des impressions à mes camarades de promo. L'année avait pourtant filé, les devoirs, les examens... Tout cela était à nouveau rentré dans ma routine qui avait tout perdu de son caractère excitant depuis mon départ de Corée. J'avais bien conscience que ce retour à la normale était la meilleure chose à faire pour m'assurer un avenir décent. Mais pouvais-je dire que j'étais heureux ?

Le vent se lève un peu. Je frissonne, resserrant ma veste contre moi. Ma fatigue ne m'aide pas à lutter contre la fraîcheur ambiante. C'est le nouvel an, la plupart des étudiants sont partis fêter cette date symbolique à Kobe, entre amis, entre collègues. Pour ma part, malgré les demandes insistantes de mon colocataire, j'avais décidé de seulement flâner dans les rues de la ville quelques temps, m'imprégnant de l'euphorie ambiante. Ce soir était un soir de fête, et même si je n'y participais pas, voir les gens heureux, ensemble, m'apaisait, non sans néanmoins me laisser un goût amer en bouche.
J'avais rejoint ma chambre peu avant minuit : j'avais une promesse à tenir. Assis devant mon PC, j'avais fêté le passage de la nouvelle année sur Skype, en compagnie de ma meilleure amie, Hotaru, qui était seule à Tokyo ce soir là. La situation était quelque peu bizarre, étant donné que nous avions l'habitude d'être ensemble à cette période de l'année, et ce contact informatisée sonnait faux. Où étaient mes parents, qui acceptaient de l'héberger chaque année à cette période ? Où étaient la musique, les jeux, les rires ? Tout cela semblait désormais appartenir à un passé révolu.
Malgré le malaise qui pesait, je pense qu'elle était contente que je passe ce moment avec elle. S'il y avait bien une personne plus solitaire que moi dans ce pays, c'était elle. Elle était en froid avec ses parents, qui refusaient de la voir pour des raisons qu'elle ne m'avait jamais révélées, et j'étais la dernière personne qui faisait vraiment partie de son cercle intime.

Vers trois heures du matin, toutefois, il fallut bien la quitter.

-Je vais devoir y aller.

-Ah, oui, le Hatsuhinode ?

-Yep.

Un silence s'installa quelques secondes.

-Ca me fait bizarre d'y aller sans toi, je crois que tu peux pas imaginer.

-Bof, tu as l'air de m'avoir trouvé une remplaçante bien rapidement.

-... T'es pas en train de me faire une crise de jalousie ?

-Noooooon, quelle raison j'aurais d'être jalouse de la nana qui me pique mon meilleur ami avec qui j'ai passé tout mes nouvels ans depuis six ans ?

-...

-Je plaisante. Elle est mignonne, vous feriez un couple trop cute.

-T'arrête de dire des conneries ?

-Aller, amuse toi bien~

J'ai effectivement une invité ce soir, qui m'évitera de passer ce moment seul, ce qui, admettons-le, aurait été relativement triste.
Pas que le reste de ma vie soit particulièrement gaie dans l'absolu, ça aurait été raccord.
Lutecya, du coup. Une jeune femme que j'avais rencontré complètement par hasard il y a quelques jours de cela, et qui m'avait laissé un souvenir marquant. A tel point que j'avais fini par l'inviter pour cette soirée alors qu'on ne se connaissait que depuis quelques heures. Et quand on me connaît un peu, on se doute bien que c'est clairement inhabituel.
Bien entendu, comme le bon gros associable que je suis, j'ai pas réussi (et pas spécialement cherché non plus, soyons honnête) à la revoir depuis notre dernière rencontre. Ce qui est quand même assez prodigieux, quand on sait qu'on est voisins. Aussi, même si elle avait répondu positivement à mon mail où je lui expliquais les détails du rendez-vous, j'avais peur qu'elle ne prenne mal cette absence de ma part et qu'elle m'en fasse reproche tout à l'heure.
Ou pire, qu'elle me pose un lapin. Mais on pourrait pas dire que je l'avais pas mérité.

J'avais enfilé avant de partir une tenue tout ce qu'il y a de plus banale, réajustant simplement ma tresse de cheveux avant de filer. J'avais préféré qu'on se retrouve directement à la plage la plus proche du campus, ça m'avait permis de m'y rendre en avance.
Et de fait, me voilà ici, en ce 1er janvier, à quatre heures du matin. Je me suis rassis dans le sable, les yeux rivés sur les étoiles, le vent marin me caresse toujours le visage. Je ferme les yeux, et en attendant mon invitée, je pense à quel point ma vie a changé ces dernières années.

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Dernière édition par Isao Sakubara le Dim 27 Aoû 2017 - 17:24, édité 1 fois
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Lutecya Landa
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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Lun 10 Juil 2017 - 11:40

Les lueurs du Nouvel An


Il était passé minuit, nous étions donc le premier janvier d’une toute nouvelle année. Et j’avais passé le réveillon seule, souhaitait à moi-même bonne année et m’étais allongée, comptant doucement les heures qui me séparait du Hatsuhinode. Je devais y accompagner Isao, et ça me sauvait un peu. Il faut dire que je n’avais pas l’habitude de passer les fêtes seules et cette année, ça avait été le cas. Du coup, j’étais un peu d’humeur maussade. J’aurai aimé que maman soit là aujourd’hui, mais tout ce qu’on avait fait était un appel skype rapide pour se souhaiter une bonne année et puis elle avait raccroché parce qu’elle était avec un collègue. Tu parles d’un collègue, c’est quand même bizarre qu’elle passe autant de temps avec lui. M’enfin, elle estimait sans doute que vu mon statut « d’adulte » je pouvais me passer d’elle dorénavant pour les fêtes. Ca aurait pu être le cas si j’avais été invitée quelque part mais bizarrement, ça ne s’était pas passé ainsi.

Ma soirée, elle se résume à des films et de la bouffe rapide. J’étais restée enfermée dans ma chambre, broyant un peu de noir, pleurant devant des films de noël triste et à engloutir tout ce qui passait sous ma main. Heureusement, il y avait eu Lacie pour me tenir compagnie un peu. Ca m’avait pas mal aidé à supporter ce début de soirée dans ma petite bulle de solitude que j’avais dû faire sans le vouloir.  Surtout que ces derniers temps, je ne croisais strictement personne. En fait, depuis l’anniversaire de Yukiko, je m’étais retrouvée à devoir passer mon temps comme bon me l’entendait, ne croisant âme qui vive dans l’école. A croire que l’on m’évitait. Même Isao, j’avais douté de sa proposition jusqu’au jour où il m’avait envoyé un mail. Finalement, il ne m’avait pas oublié et ça m’avait fait plaisir. Au moins un projet pour les fêtes, même si ce dernier se résumer surtout à observer le premier lever de soleil de l’année.

Minuit donc, allongée sur mon lit, je décidai de dormir un peu. De toute façon, il m’avait donné rendez-vous pour quatre heure à la plage. J’avais donc pas mal de temps devant moi, je pouvais faire une sieste pour ne pas me retrouver à dormir debout pendant que le soleil pointait le bout de son nez pour la première fois de l’année 2015. Prenant Lacie dans mes bras, je m’assoupis un peu, une petite larme au coin de l’œil en pensant à ma mère à l’autre bout du monde.

Mon réveil sonna à 3H, me rappelant à l’ordre. Je me levais donc, m’étirais un bon coup avant de prendre mes affaires et aller prendre une douche rapidement. Je ne tardais pas, histoire de ne pas me retrouver à devoir courir pour du retard. Je n’aimais pas être en retard de toute façon. Il valait donc mieux que je me dépêche un peu. Une fois sortie de la douche, je retournai dans la chambre et mis mon kimono, tenue traditionnelle pour le nouvel an. C’était pas facile de l’enfiler seule mais j’y arriva et fut assez fière de moi. J’attachais ensuite ma chevelure en une longue natte soignée, puis attraper mon petit sac et mon ombrelle. Dans le sac, j’avais prévu de quoi grignoter sur la plage ainsi qu’un talisman de chance pour Isao. Malgré le fait que je ne sois pas du genre à respecter l’entièreté des traditions du pays, celle-ci me tenait particulièrement à cœur. J’étais prête. Lacie me regardait avec ses grands yeux mais je préférai qu’elle reste dans la chambre, pour pouvoir profiter un maximum du lever de soleil. Pas que la demoiselle me dérangeait, mais devoir surveiller en continu un chien à cette heure-ci de la journée, je n’étais pas spécialement en accord avec ça.

«  - A plus tard Lacie, et encore bonne année. » lui dis-je en enfilant mes chaussures puis je me dirigeais vers la plage la plus proche du campus. Heureusement, elle n’était pas bien loin et j’avais hâte de rejoindre Isao, me demandant s’il serait là avant moi ou non. Et comme de fait, j’eus rapidement ma réponse en arrivant sur le sable. Il était là, un peu plus loin, assis et observant les étoiles. Bizarrement, cela aurait fait une belle image pour un tableau. Je le trouvais même assez mignon pour le coup, alors que j’avais pas fait tant attention que cela à son physique lors de notre première rencontre. Je m’approchais donc de lui, déposant mon sac à proximité et me posant délicatement à côté de lui avant de poser un bisou sur la joue pour le saluer.

«  - Salut Isao ! Prêt pour l’Hatsuhinode ? » le saluai-je alors tandis qu’ensuite je montrais mon sac. « j’ai quelques provisions en attendant le lever du soleil. » annonçai-je fièrement.


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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Lun 10 Juil 2017 - 16:10


Les Lueurs du Nouvel An
PV Lutecya Landa

Plus j'y pense, et plus je me dis que quatre heures du matin, au mois de janvier, c'est tôt pour inviter quelqu'un pour un lever de soleil. Si Lutecya arrive maintenant, on est bon pour poireauter au moins une heure et demie avant de voir un rayon de lumière.
Je soupire. Comme d'habitude, mon sens de l'organisation est foireux. Cela dit, c'est pas comme si je réussissais à grand chose récemment, hein ?
Je secoue la tête. Non Isao, il faut penser positif, autrement, tu vas jamais te tirer de ta morosité permanente. C'était un des nombreux conseils que j'avais pu récupérer après ma visite chez le psy, mais pour l'instant, je dois bien admettre que je ne les avais pas trop mis en application. Peut-être que la nouvelle année serait l'occasion de changer mes habitudes à ce niveau-là ?

Alors que je réfléchis, je sens quelque chose contre ma joue. Je sursaute sous la surprise et me retourne en panique sur ma droite. Je pousse un soupir soulagé : ce n'est que Lutecya qui est venue me faire la bise, je ne l'avais pas entendu arriver. Je lui souris.

-Hello, content que tu sois venue !

Alors qu'elle s'installe à côté de moi, elle me dit qu'elle a amené de quoi grignoter. Chose à laquelle je n'avais pas pensé, d'ailleurs, elle avait été plus prévoyante que moi, sur ce coup là. En même temps, comme je vous le disais, moi et mon sens de l'organisation...
Je jette un coup d’œil en direction de ma voisine. Si lors de notre dernière rencontre, j'avais été contraint d'utiliser l'adjectif "kitsch" pour parler de son accoutrement, autant il n'en était rien ce soir. Au contraire, elle était tout à fait ravissante, pour être honnête.
On avait au moins un point commun, ce soir, c'était qu'on avait fait l'effort de bien se coiffer. En même temps, avec la quantité de cheveux qu'on se trimballait tout les deux, les laisser complètement détachés était très difficilement envisageable.
Elle, par contre, avait fait un choix sur sa tenue en portant un kimono du plus bel effet et, concrètement, tout à fait dans le thème de l’Hatsuhinode. Du coup, je me sens un peu idiot avec mon jean, ma veste un peu trop longue et mon pull en laine. J'aurai pu faire un effort, effectivement.
Et puis, vous savez, comme on dit, tout ce qui est petit est mignon, et la Lutecya en question, elle avait pas vraiment l'air de dépasser le mètre soixante. Du coup, on peut clairement dire, dans l'état actuelle des choses, qu'elle est franchement mignonne.
Aller, je vais vous faire ce plaisir : je trouve que c'est une belle jeune femme. Voilà, c'est dit, on peut désormais passer à autre chose.

-Désolé, je crois que j'ai prévu le rendez-vous un peu trop tôt, on en a encore pour un bon moment avant que le soleil se lève.

Je me rappelle alors que ma charmante invitée est du genre "pile électrique". Aussi, j'ajoute :

-Tu veux qu'on fasse un tour sur la plage en attendant ? Sauf si tu préfères rester posée encore un peu.

Je réalise alors qu'elle n'a pas emmené sa chienne avec elle, ce que je trouve surprenant. Il me semblait lui avoir dit dans mon mail qu'elle pouvait l'embarquer pour la soirée.
Après, pour être tout à fait franc, j'avais donné cette autorisation un peu à contre coeur. Je ne suis pas vraiment un amateur de chiens, et même quand ils sont petits comme Lacie, ils ont tendance à me mettre mal à l'aise.
Et je vous cache pas que l'idée de devoir courir après un chien surexcité sur une plage à quatre heures du matin, c'est une perspective qui m'enchante assez moyennement.

Comme lors de notre première rencontre, je suis surpris de voir mes idées sombres s'estomper assez vite quand je suis en sa présence. C'était d'ailleurs bien ça qui m'avait poussé à l'inviter ce soir...
Mais je sais pas, honnêtement, à mes yeux au moins, cette fille dégage quelque chose, et c'est pas de la mauvaise eau de Cologne.
Plus sérieusement, elle émet quelque chose de très positif autour d'elle, comme une innocence qui émane de sa personne... Ca m'apaise, clairement. Aussi, je me dis que si je veux me reconstruire un cercle social, cette fille ferait un excellent point d'ancrage.

-Au fait, désolé de pas avoir donné d'autres nouvelles que le mail depuis qu'on s'est vus. Pas que j'ai été occupé ou quoi, mais... Je suis pas très doué pour garder le contact avec les gens. J'avais peur que tu m'en veuilles et que tu ne viennes pas, du coup.

Je sens mes joues rougir un peu à cause de ma gêne. J'espère que l'obscurité ambiante suffira à cacher ça...
Quoi qu'il en soit, je me tiens prêt à me redresser, si jamais Lutecya répond positivement à mon invitation à se promener.

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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Mar 11 Juil 2017 - 14:12

Les lueurs du Nouvel An



« - Hello, content que tu sois venue ! » me dit il tandis que je m’installe à ses côtés. J’espère que ça lui fait plaisir que je suis venue en compagnie de nourriture. En tout cas, pour un qui m’avait dit aller chaque année voir l’Hatsuhinode, il n’avait pas du tout prévu de tenue traditionnelle. En soit, ce qu’il portait lui aller malgré tout assez bien, le rendant particulièrement élégant ce soir. J’étais assez contente de pouvoir lui tenir compagnie calmement.

« - C’est normal, je ne comptais pas rater ça ! » lui répondis-je alors en faisant un grand sourire. Ce n’est pas parce que je n’avais eu droit qu’à un mail de sa part depuis notre rencontre que je ne serai pas venue. Je suis pas du genre à poser un lapin pour ce genre de choses à quelqu’un. Et puis, au moins ça m’évitait de me morfondre parce que ma mère était loin. Si j’avais eu à passer ce moment seule, j’aurai été tout simplement dégoutée et j’aurai même pas pris la peine de regarder l’Hatsuhinode.

«  - Désolé, je crois que j'ai prévu le rendez-vous un peu trop tôt, on en a encore pour un bon moment avant que le soleil se lève. » me dit-il alors et je constatai qu’il était en effet relativement tôt. En réalité, cela ne me dérangeait pas du tout. Au contraire, ça me permettait de passer plus de temps à se côtés et apprendre à bien le connaitre. J’avais la sensation que lui et moi pourrions devenir assez proche l’un de l’autre. Tout du moins, je l’espérais. J’avoue qu’il m’avait fait un effet positif et je n’avais pas envie de tourner le dos à cette possibilité.

«  - Pas de soucis, j’aime bien la plage de toute façon. Et puis, comme ça, on a du temps pour discuter tranquillement, non ? » répondis-je alors que quelques secondes plus tard il me proposait d’aller me balader. Quelle merveilleuse idée ! C’est toujours chouette de se promener sur le sable, surtout quand il y a peu de monde. Du coup, je retira mes chaussures et laisse mes orteils s’accommodaient au sable avant de me redresser, frottant légèrement mes fesses pour retirer les grains de mon kimono.

«  - Avec grand plaisir, enfin, si cela ne te gêne pas évidemment. Si tu as envie de rester ici tranquillement, je peux m’en accommoder. » répondis-je, même si j’étais déjà debout, prête à marcher un peu. Je lui fis un sourire, sincère, je ne voulais pas spécialement le forcer à se bouger. D’ailleurs, c’était en grande partie pour ça que je n’avais pas pris Lacie avec moi. Si elle avait été présente, nous n’aurions eu que peu de calme et aurions été forcé à la suivre pour ne pas la perdre. Bon, la connaissant, je suis persuadée qu’elle va sans doute me bouder un petit moment parce que je l’ai laissée enfermer dans la chambre.

« - Au fait, désolé de pas avoir donné d'autres nouvelles que le mail depuis qu'on s'est vus. Pas que j'ai été occupé ou quoi, mais... Je suis pas très doué pour garder le contact avec les gens. J'avais peur que tu m'en veuilles et que tu ne viennes pas, du coup. » je l’observais quelques instants avant de me frotter l’arrière de la tête. Je ne suis pas du genre à tenir rancune aux gens qui ne me donnent pas de nouvelles régulièrement. Tout le monde a sa façon de faire niveau social et certains ne songent pas spécialement à donner de nouvelles. Ils le font sans doute pas exprès, n’ayant tout simplement pas l’habitude de faire l’inverse.

«  - Ne t’en fais pas pour ça. Je suis tout autant coupable, j’aurai pu faire le pas dans ta direction moi-même pour prendre de tes nouvelles et pourtant tu es là avec moi, c’est le principal à mes yeux. » lui répondis-je avant de lui tendre la main pour l’aider à se relever. J’avais envie, dans tous les cas, de passer ce moment en sa compagnie. J’avais rarement l’occasion de faire ce genre de choses avec des amis. Je crois qu’au fond, c’était même la première fois que j’avais l’occasion d’assister à ce spectacle en si charmante compagnie.

«  - Tu es le premier ami avec qui j’assiste à l’Hatsuhinode. D’habitude, c’est avec ma mère que je le regarde et le fête. Mais cette année, elle est loin et j’avoue que j’avais peur de me retrouver toute seule. » dis-je, légèrement gênée par cet aveu. Je n’avais pas l’habitude de devoir confier une crainte. En général, pour ne déranger personnes, j’essayais de cacher mes moments un peu triste, mes émotions « sombres » comme j’aime le dire. J’étais déçue que maman n’était pas présente, mais heureuse qu’Isao m’ait proposé d’être ici. Je lançais un regard en direction de l’océan, me demandant si dans le pays pù était actuellement ma mère, le premier lever de soleil avait autant d’importance qu’ici. Mais je n’en suis pas sûre… c’est nous, le pays du soleil levant, pas les autres. Après tout, le Japon est l’une des premières îles a observé ce spectacle, en dehors des petites îles à proximité. C’est donc nous qui avons la chance de voir en premier le soleil du premier janvier. C’est peut-être pour ça qu’on lui accorde autant d’importance… Aller savoir.

«  - J’espère que tu ne regrettes pas que je ne sois pas celle avec qui tu as l’habitude d’aller. » dis-je alors, fixant toujours l’horizon. Je me demande si cette personne avait été là, ce qu’il en aurait été. M’aurait-il invité ? Je ne le pense pas trop… de ce que j’ai compris, il allait toujours avec cette demoiselle, tandis que moi… je n’étais qu’une rencontre et nous apprenions seulement à nous connaître après tout.

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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Mar 11 Juil 2017 - 20:29


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PV Lutecya Landa

Au caractère enjoué de ma partenaire, j'en conclus assez vite que mon absence des derniers ne l'avait pas mise en colère contre moi. Elle en vient même à s'excuser de ne pas avoir fait d'efforts de son côté d'ailleurs.
J'attrape sa main tendue pour me relever, et nous voilà côte à côte, tandis que nous commençons à marcher le long de la bande de sable. A cette heure là, il est peu probable que l'on croise qui que ce soit, mais il est probable que d'ici une heure, quelques personnes commencent à occuper les lieux pour les mêmes raisons que nous.

Je suis en tout cas bien content qu'elle ne se soit pas défilée. Si je m'étais retrouvé seul, la soirée aurait été clairement déprimante, mais là, elle ouvre d'autres perspectives tout à fait bienvenues. Je me remémore les conseils que le psy m'avait donné avant les vacances. Laisser de côté mon stress et apprendre à me détendre auprès d'autres personnes. C'est une bonne soirée pour mettre ça en application, je suppose ?

-Tu es le premier ami avec qui j’assiste à l’Hatsuhinode. D’habitude, c’est avec ma mère que je le regarde et le fête. Mais cette année, elle est loin et j’avoue que j’avais peur de me retrouver toute seule.

Je ressens une pointe de tristesse chez elle quand elle prononce ces mots. Le hasard, d'une certaine manière, avait bien fait les choses en nous faisant nous rencontrer il y a quelques jours, sans quoi, on aurait été bons pour passer le premier matin de l'année seuls.
D'une certaine manière, j'étais heureux de lui offrir une chance de passer ce moment avec quelqu'un. Drôle se situation, quand même : c'est rare que ce soit moi qui tire les gens de leur solitude, habituellement. Pour ne pas dire que c'était une première.
Je me retourne vers Lutecya en souriant.

-Heureux de pouvoir me rendre utile. Ca me change de d'habitude, ahah.

Je dis cette dernière phrase sur le ton de la plaisanterie, pour lui faire comprendre que je ne me sens pas mal sur le moment. Il faut dire que la dernière fois qu'on s'était vu, j'avais un peu trop laissé transparaître mes insécurités et mes angoisses, et je ne voulais pas qu'elle me prenne pour un dépressif complet.
Je le suis un peu, d'une certaine manière, mais je suis sur la voie de la rédemption, et j'ai bien l'impression que cette jeune fille pourrait être un élément clé de ma guérison.
Nous continuons de marcher sur la plage, puis sa voix perce à nouveau le silence.

- J’espère que tu ne regrettes pas que je ne sois pas celle avec qui tu as l’habitude d’aller.

Je m'arrête et ne dis rien. Ca a beau être gênant, la question est tout à fait légitime de sa part, même si je pensais qu'elle aurait oublier ce point depuis l'après-midi qu'on avait passé ensemble.
Je lève les yeux vers le ciel, réfléchissant à ce qu'elle venait de me dire. Bien sûr, en toute honnêteté, j'aurais adoré que Hotaru soit là, mais je ne pouvais pas comparer une relation hyper intensive de plusieurs années à une rencontre issue du hasard.
J'attendais finalement de cette soirée des choses bien différentes que ce que j'aurais envisagé si ma meilleure amie. Lutecya apportait de l'inédit et de inattendu, des choses avec lesquelles j'avais peu de contacts, finalement. Je ne peux pas vraiment dire comment la soirée va évoluer, les choses qu'on va faire, les sujets qu'on va aborder...
C'est un peu comme quand j'ai rencontré Hotaru, en fait. Le stress en moins, la confidence que je vais en retirer du positif en plus.

Le silence doit commencer à se faire gênant pour elle. Aussi, je lui réponds finalement.

-T'inquiète pas, je suis pas du genre à me chercher des "bouche-trou", je préfère être seul que mal accompagné, comme on dit.

J'affiche un sourire qui se veut rassurant et reprends la marche à ses côtés.

-C'est différent de ce que j'ai vécu par le passé, bien sûr, mais je suis sincèrement content que tu sois là. Sans toi, je me serais juste retrouvé seul avec mes idées sombres. Tu m'aides à aller mieux, et je t'en remercie.

Le vent souffle toujours, portant une odeur marine. Le ciel, quant à lui, se fait peu à peu plus lumineux tandis que les étoiles commencent à disparaître. On est encore loin du lever du soleil, mais la nuit commence à s'estomper.
C'est un moment de la journée que j'apprécie particulièrement. A cette heure là, un jour habituel, les gens et les animaux dorment. C'est un moment porteur de sérénité, où tout semble figé, un prélude calme à la vie qui se réveillera par la suite.
Je prends une grande bouffée d'air frais. Ca a du bon, de sortir, parfois.

Je ne sais pas trop comment reprendre la conversation. Je ne suis pas un habitué de ce genre de situations, et j'ai peur de prononcer des phrases vides et creuses.
Et je me retrouve une fois encore à appréhender ma manière de sociabiliser. Le psy avait raison : faut que je me détache de cette manière de penser, ça me pourrit littéralement la vie.

-On arrive déjà sur le dernier trimestre, l'année est passée si vite. Je sais pas toi, mais je me sens absolument pas prêt à retourner en cours.

C'est l'avantage d'être à l'université, d'une certaine manière. Même si c'est pas un sujet qui me passionne particulièrement, on peut toujours parler des cours.

-Je me rappelle plus très bien, d'ailleurs, tu m'as dit qu tu étais en théâtre, c'est ça ? Tu t'y plais ?.

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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Mar 11 Juil 2017 - 23:49

Les lueurs du Nouvel An


« - Heureux de pouvoir me rendre utile. Ca me change de d'habitude, ahah. » me répondit-il lorsque j’expliquai que j’étais contente de pouvoir le passer avec lui, même si d’habitude c’était avec ma mère que j’observais le premier matin d’une nouvelle année. Je rigolais avec lui en sentant la plaisanterie émanée de cette phrase. J’étais contente de le voir joyeux… lors de notre première rencontre, j’avais eu l’impression que c’était quelqu’un d’assez mal dans sa peau qui avait l’art de se rabaisser. Le voir ainsi rire et plaisanter me mettait du baume au cœur et me rassurait quelque peu. Même si ça ne me gêne pas de trainer avec ce genre de personnes, j’aurai été triste de le voir un peu déprimer alors que nous étions sensés passer un bon moment ensemble. De toute façon, s’il devait montrer encore cette facette de sa personnalité, je n’hésiterai pas à tout faire pour qu’il se sente au mieux. Je voulais qu’il se sente bien en ma compagnie, même si c’est un peu égoïste de penser comme ça. Mais je préfère voir les gens heureux plutôt que déprimant. Ce n’est pas de ma faute, j’ai toujours été habituée à la joie et la bonne humeur. J’avais envie de transmettre de cette sérénité à mon entourage, tout simplement.

«  - Je vois, je vois. Donc quand je me sentirai seule, ça veut dire que je peux compter sur toi ? » lui demandai-je alors, tandis que nous marchions sur le sable, tranquillement. Cette interrogation était un moyen pour moi de savoir si, d’une certaine manière, il accepterait de me revoir de temps à autre. Bizarrement, j’avais cette tendance à vouloir que toutes mes rencontres soient positives. J’avais envie d’agrandir mon cercle d’amis, et je me sentais tellement bien en la compagnie d’Isao que ça me rendrait triste s’il me refusait ce droit. Surtout que je ne comptais pas le revoir uniquement quand je me sentais seule. En vrai, j’avais envie de mieux le connaitre. Mais je me rappelais qu’à la base, il avait l’habitude de passer du temps avec une autre. D’ailleurs… je me demandais s’il s’agissait de sa petite amie. Je devrais peut-être le lui demander au cours de la soirée. Mais cela ne risquerait-il pas de faire croire que je m’intéresse à lui plus qu’il ne peut l’imaginer ? Je secoue intérieurement la tête avant de regarder vers l’horizon, marchant toujours à un rythme assez calme. Et si c’était pour oublier son absence en ce jour particulier qu’il m’avait invité ? Après tout, il m’avait bien dit que d’habitude… c’était elle qui l’accompagnait non ?

«  - J’espère que tu ne regrettes pas que je ne sois pas celle avec qui tu as l’habitude d’aller. » avais-je alors dit tout haut. Ce n’était pas très gentil de ma part, d’une certaine façon. Mais je craignais vraiment d’être juste la cinquième roue du carosse. Surtout qu’il s’arrêta d’un coup et ne prononça pas un mot. Pour le coup, je m’en voulais d’avoir parlé de cette inquiétude au fond de moi. Peut-être l’avait-il mal pris d’ailleurs ? Et il avait sans doute raison. Je n’aurai pas dû parler d’elle, ça aurait évité ce moment gênant. Je me sentais coupable d’avoir émis tout haut cette drôle de pensée. Que m’arrivait-il d’ailleurs ? Pourquoi m’inquiétais-je d’être peut-être pour le coup un bouche trou ? D’habitude, je m’intéressais pas aux raisons pour lesquelles les personnes acceptaient, ou non, de m’accompagner quelque part. Je devenais ridicule à m’inquiéter de ça. Il était gentil avec moi, cela devrait me suffire. C’est pas cool de ma part de le titiller sur ce point, vraiment pas cool. Je m’étais aussi arrêtée, quelques pas plus loin que lui, fixant toujours l’horizon. Je constate que certaines étoiles avaient déjà disparu, et que le ciel commençait doucement à s’éclairci. Un état crépusculaire. Pourtant, on approche de l’aube… mais c’est un spectacle assez beau.

«  - T'inquiète pas, je suis pas du genre à me chercher des "bouche-trou", je préfère être seul que mal accompagné, comme on dit. » me dit-il au bout d’un moment et je me retournai dans sa direction, assez étonnée de sa réaction. Il ne s’énervait pas, ce qui était étonnant. J’aurai pu m’énerver si on m’avait posé ce genre de question, triste qu’on puisse mettre en doute mes actions. Mais lui se contentait de me rassurer. Et son sourire réussite à me sentir beaucoup mieux d’un coup. Je ne pus m’empêcher de venir m’accrocher à son bras en le remerciant à mi-voix. Je me sentais toujours un peu honteuse d’avoir posé cette question. C’est pour cette raison que je le remerciai, de ne pas m’en vouloir d’avoir demandé.

«  - C'est différent de ce que j'ai vécu par le passé, bien sûr, mais je suis sincèrement content que tu sois là. Sans toi, je me serais juste retrouvé seul avec mes idées sombres. Tu m'aides à aller mieux, et je t'en remercie. » me dit-il alors que l’on s’était remis en marche. Bizarrement, je sentis mes joues s’empourpraient à ses mots. Alors comme ça, il se sentait bien à mes côtés ? J’étais contente, sincèrement. Je sais bien que je suis quelqu’un qui manque cruellement de tact et que je dis ce que je pense comme je le veux. Du coup, je ne savais jamais si les gens se sentaient heureux et bien en ma compagnie. Je sais que c’est le cas de Rikuo, mon meilleur ami. Même si j’avais fait une grosse boulette à un moment, qui avait valu en partie son secret.. mais depuis, il m’avait pardonné et on avait pu passer à autre chose. Peut-être parce que je m’étais introduit à trois heure du matin chez lui pour le câliner lors de sa période de rupture avec son petit ami. Mais il faut dire que je suis comme ça : impulsive. J’agis comme bon me semble, quitte à m’attirer les foudres des autres.

«  - Tant que tu es bien et que tu ne me détestes pas, c’est le principal. Mais il faut que tu saches… je suis le genre de personne qui dit ce qu’elle pense sans prendre de gants. Et j’aime pas garder les secrets, parce que je suis trop curieuse de nature et je me mêle de tout. J’ai pas mal de défauts… je sais. » rigolai-je, toujours accrochée à son bras. Au fond, j’espérais qu’il ne découvre jamais ça, mais il valait mieux d’une certaine façon qu’il soit au courant de qui je suis réellement. Malheureusement, je commence à frissonner légèrement. Le vent est très présent ce soir, et même si l’odeur de la mer me fascine, je n’aime pas avoir froid. Peut-être aurais-je dû mettre un pull bien chaud et une grosse veste au lieu de décider de mettre un vêtement traditionnel.

«  - On arrive déjà sur le dernier trimestre, l'année est passée si vite. Je sais pas toi, mais je me sens absolument pas prêt à retourner en cours. »

Arf… les cours. Moi non plus je ne veux absolument pas retourner en cours. J’ai trop de boulot pour le moment, et une sacrée présentation à faire les premiers jours. J’ai vraiment peur pour ça d’ailleurs. Et si je me plantais ? Je sais que la note compte beaucoup pour le dernier trimestre et donc mon année scolaire. D’ailleurs, je dois tirer une drôle de tête là tout de suite à songeant à ça.

«  - Entièrement d’accord. Ce serait bien que les vacances durent plus longtemps. Ca me permettrait de bien bosser les dernières épreuves pour passer en dernière année. » répondis-je alors, avec un ton légèrement inquiet. J’ai vraiment pas envie de me retrouver à rater mon année scolaire.

«  - Je me rappelle plus très bien, d'ailleurs, tu m'as dit que tu étais en théâtre, c'est ça ? Tu t'y plais ? »

«  - Et pas qu’un peu ! J’ai aussi des cours de cinéma et en facultatif je suis le cours de photographie. Pour être franche, mon but premier serait de devenir une grande réalisatrice. Je suis très cinéphile tu comprends ? Et j’ai toujours voulu faire des films aussi magnifiques que certains de Spielberg ou Burton. J’avoue que j’adorerai avoir un style aussi particulier que Tim Burton. Les mondes qu’il créée… Ils sont fascinants. Ils te prennent aux tripes je trouve. Mais bizarrement, je ne veux pas avoir le même style que les réalisateurs japonais. Je trouve qu’ils sont assez fades… Il n’y a pas autant d’émotion. Sauf ceux de Hayao Miyazaki. Mais lui, il a fait dans l’animation. Je préfère des vrais acteurs sur les écrans. Même si ça ne m’empêche pas de regarder les films d’animation. » commençai-je alors à expliquer. Je me rendis compte alors que j’avais littéralement monopolisé la conversation et je me sentais d’un coup très gênée. Bravo, Lutecya. Tu veux en connaître plus sur Isao et voilà que tu es déjà en train de ne parler que toi.

«  - Excuse-moi, je monopolise la conversation. Hé bien, et toi ? Tu ne m’as pas dit ce que tu faisais, si j’ai bonne mémoire. » demandai-je à mon tour. Malgré que j’avais mené un peu mon enquête sur les élèves, je ne retenais que leur nom et leur tête. Je ne m’intéressais que peu en général à ce qu’ils faisaient. Même si je devrais songer à ajouter ses données à ceux que j’ai déjà. Ce serait plus simple quand j’ai besoin d’informations particulières pour un article.


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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Mer 12 Juil 2017 - 3:11


Les Lueurs du Nouvel An
PV Lutecya Landa

- Je vois, je vois. Donc quand je me sentirai seule, ça veut dire que je peux compter sur toi ? m'avait-elle demandé après lui avoir dit que j'étais content de l'avoir tiré de sa morosité solitaire. J'ai un peu de mal, pourtant, à imaginer Lutecya comme une personne qui puisse avoir des moments où elle est vraiment "seule". Dans l'idée, des observations que j'avais faites au lycée et maintenant à l'université, les personnes qui dégagent une telle joie de vivre avait tendance à être particulièrement populaires et bien entourés. Il faut croire que, comme souvent, rien n'est tout blanc ou tout noir : elle a sûrement elle aussi sa part d'ombre.
Je m'apprêtais à lui répondre que si jamais elle avait besoin de compagnie, elle savait où me trouver, quand elle aborda l'épineux sujet "Hotaru".
Malgré le temps que j'avais pris à formuler une réponse, mes idées à ce sujet étaient claires dans ma tête. Je n'avais pas invité Lutecya pour qu'elle me serve d'ersatz de ma meilleure amie, non. Mon invitation était toute aussi sincère que mon envie de la connaître un peu plus. Sa présence m'apportait quelque chose en ce moment-même et ne servait pas à combler un vide. Aussi, je l'avais rassuré quant à ce point.
Et visiblement soulagée, ma voisine m'avait attrapé le bras en remerciant.

J'avais esquissé un mouvement de recul au moment du contact, tandis que je sentais mes joues rougir. Pour ainsi dire, je n'ai jamais vraiment apprécié la proximité humaine, d'aussi loin que je me souvienne. Même enfant, déjà, je n'appréciais pas spécialement les câlins que pouvait me faire ma mère.
Et vu le peu de personnes que j'ai eu dans mon entourage proche, autant vous dire que ce genre d'expression d'affection avaient été rarissimes.
En tout cas, Lutecya était quelqu'un d'assez expansif, d'aussi loin que je pouvais en juger. Je failli la repousser gentiment, au début, mais elle était tellement contente que je ne pu m'y résoudre.
Je finirai par m'y habituer, je suppose.

Toujours accrochée à mon bras, elle enchaîna :

- Tant que tu es bien et que tu ne me détestes pas, c’est le principal. Mais il faut que tu saches… je suis le genre de personne qui dit ce qu’elle pense sans prendre de gants. Et j’aime pas garder les secrets, parce que je suis trop curieuse de nature et je me mêle de tout. J’ai pas mal de défauts… je sais.

Je tournai les yeux dans sa direction alors que nous continuions de marcher sur la plage. Je me demandai pourquoi elle s'était sentie l'envie de me parler de ça. Comme si elle voulait m'avertir des choses auxquelles je serai confronté si je la fréquentai plus à l'avenir.
Tout en continuant de regarder vers l'avant, je lui répondis.

-Tu sais, le tact, c'est pas ma spécialité non plus. Dans mes souvenirs, une des premières choses que t'ai dite, c'est "T'es vachement bizarre, en fait", un truc comme ça. Je sais pas vraiment prendre des pincettes non plus, alors, à ce niveau là, on devrait bien s'entendre.

Dans l'absolu, mon problème, c'était pas vraiment un manque de tact, mais plutôt que mes interactions sociales étaient tellement rares qu'il m'arrivait parfois d'être incapable de juger si ce que je disais était socialement acceptable.
M'enfin, dans le résultat, ça revenait du pareil au même.

-Puis, tout le monde à des défauts, hein, et si on s'entend bien par ailleurs, j'ai pas de raisons de te les reprocher. Tiens, regarde moi : je suis paresseux, complexé, bourré de tics, asocial, j'ai une mémoire foireuse et la concentration d'un bulot. Et pourtant, j'ai l'impression que pour l'instant, on s'en tire pas trop mal, tout les deux.

A mesure que je parlais, je me rendis compte qu'en fin de compte, je ne savais pas trop où j'allais en lui parlant de tout ça. A la base, c'était pour la rassurer, mais je n'étais pas sûr que de lui parler de mes propres défauts pouvait lui amener quoi que ce soit dans cette conversation...

Je sentis Lutecya frissonner soudainement. Je jetai un coup d'oeil dans sa direction. Evidemment... Un kimono, c'est élégant, mais pour ce qui est de protéger du froid... On était quand même en hiver, quoi.

-Attends une seconde...

Je dégageai mon bras de son étreinte et retirai ma veste, que je posai sur ses épaules. Vu la différence de taille qui nous séparait, elle lui arrivait presque aux mollets, c'était assez comique à voir.
Et oui, ce que je venais de faire était absolument cliché.

Je la laissai reprendre mon bras et nous reprîmes notre marche. J'abordais alors le sujet quelque peu bateau des cours. Elle aussi n'avait pas hâte de reprendre les cours. Par contre, elle avait l'air particulièrement enthousiaste en ce qui concernait son cursus.

- Et pas qu’un peu ! J’ai aussi des cours de cinéma et en facultatif je suis le cours de photographie. Pour être franche, mon but premier serait de devenir une grande réalisatrice. Je suis très cinéphile tu comprends ? Et j’ai toujours voulu faire des films aussi magnifiques que certains de Spielberg ou Burton...

Elle parti sur tout un monologue à propos de ses goûts en matière de cinéma. Je devais bien l'admettre, c'était assez attendrissant, comme scène : on aurait dit une enfant qui parle de son jouet favori en t'expliquant à quel point il est bien et pourquoi c'est le meilleur jouet du monde.
Elle se rendit compte soudainement qu'elle était la seule à parler, et me demanda ce que je faisais, comme pour s'excuser d'avoir focalisé la conversation sur sa personne. En soit, j'aurais bien continué à l'écouter, mais j'imaginais bien que, si elle avait accepté mon invitation ce soir c'était pour apprendre à mieux me connaître aussi.

-C'est ma première année à l'université du coup, j'ai pris du retard quand j'étais à Séoul. Je suis en psychologie, et je fais langues vivantes en facultatif, coréen et anglais.

Essayant de suivre son exemple, je continuais en justifiant mon choix de parcours.

-Ouais, j'imagine que ça doit paraître bizarre d'imaginer un mec comme moi faire de la psychologie, mais dans l'idée, j'aspire pas à être psy ou quoi. J'aimerais bien devenir coach professionnel plus tard, pour des équipes d'e-sport. Du coup, j'essaie de m'intéresser un peu à tout ce qui est psychologie de l'apprentissage, psychologie du sport, technique managériales... Mais pour être honnête, je suis pas très bon, y a trop de théories et j'arrive pas à voir l'aspect pratique de ce qu'on fait. J'espère que ça s'améliorera l'an prochain si j'arrive à avoir mon année...

S'il y avait une chose dont je n'étais pas sûr à l'heure actuelle, c'était ma capacité à réussir les examens de ce trimestre. Les deux précédents avaient été quelque peu difficile déjà, mais celui-là s'annonçait bien plus ardu. Je partais un peu défaitiste à ce sujet.

-C'est triste, j'aurais mieux fait d'être un peu plus assidu en Corée, ça m'aurait évité tout ses problèmes.

Réalisant alors que mon invitée n'était pas au fait de ma vie passée, je lui expliquais.

-J'ai passé deux ans à Séoul, du coup, je vivais Hotaru. J'étais parti là-bas pour devenir joueur pro, j'ai fait pas mal de tournois, j'en ai gagné quelques uns, mais j'ai jamais eu de proposition de contrat. Probablement parce que j'étais un étranger, d'ailleurs...

A mesure que je parlais, ma bonne humeur s'estompait alors que je me rappelais des derniers jours qu'on avait passé là-bas, avec ma meilleure amie, sachant pertinemment que notre rêve était compromis.
Je poussai un soupir empreint de mélancolie.

-Ce projet de coaching, c'est un peu le remplacement que j'ai trouvé à mon ancien rêve. C'est pas aussi cool, mais ça fera bien l'affaire, non ?

Je levais les yeux vers le ciel. J'avais réussi à me pourrir le moral juste le temps d'une conversation.
Je tentais de feindre un semblant de bonne humeur en reprenant la parole.

-Bon, j'ai plombé l'ambiance je crois, ahah...

Le coeur n'y était plus trop.

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ಠ_ಠ
J'étais moyennement inspiré.
Et je parle en darkmagenta.

       

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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Mer 12 Juil 2017 - 22:06

Les lueurs du Nouvel An


J’avais été assez contente face à sa réponse quand j’avais abordé le sujet de sa meilleure amie. Au point que je m’étais accrochée à son bras par pure instinct. Je me sentais tellement bien en sa compagnie que j’avais cette impression qu’il allait devenir quelqu’un d’important dans ma vie. Allez savoir pourquoi, mais c’était ainsi. Du coup, je lui fis remarquer que le principal était qu’il ne me déteste pas. Je ne sais pas trop pourquoi j’en suis venue à expliquer mes défauts, mais d’une certaine manière j’avais envie qu’il sache à quoi s’attendre en ma compagnie. Peut-être était-ce comme pour lui faire savoir que j’avais envie de le voir plus régulièrement. En tout cas, au moins, maintenant, il en savait un peu plus quant à ma personnalité. Ainsi, pas de surprise.

«  - Tu sais, le tact, c'est pas ma spécialité non plus. Dans mes souvenirs, une des premières choses que je t'ai dite, c'est "T'es vachement bizarre, en fait", un truc comme ça. Je sais pas vraiment prendre des pincettes non plus, alors, à ce niveau là, on devrait bien s'entendre. » m’expliqua-t-il alors. Je me rappelais qu’en effet, il avait dit ça sur moi. En vérité, il n’avait pas été le seul à me faire remarquer ce genre de chose. Du coup, j’avais vite oublier ce détails relativement rapidement. Je rigolais un peu face à se phrase pour le coup avant de lui dire qu’il n’avait pas tout à fait tort.

«  - Puis, tout le monde à des défauts, hein, et si on s'entend bien par ailleurs, j'ai pas de raisons de te les reprocher. Tiens, regarde-moi : je suis paresseux, complexé, bourré de tics, asocial, j'ai une mémoire foireuse et la concentration d'un bulot. Et pourtant, j'ai l'impression que pour l'instant, on s'en tire pas trop mal, tout les deux. » hé ben, dis donc. La vision qu’il avait de lui été assez… horrible. Je ne comprenais pas pourquoi il pensait des choses aussi négatives à son sujet. Il ne m’avait pas donné la sensation d’être quelqu’un d’asocial, vu qu’il avait invité une presque inconnue à assister à quelque chose de magique pour elle. Alors, asocial ? J’avoue que j’avais assez de mal à y croire.

«  - Ouais, une sacrée bande de bras cassés comme on dit. Après, si on passe plus de temps ensemble, tu constatera vite que je peux être relativement ennuyeuse. Mais pour être franche, je trouve que tu n’es pas vraiment asocial. Et j’ai pas constaté de tic. T’en as vraiment ? Lesquels, je suis curieuse ? » demandai-je alors simplement. J’avais envie de savoir ce qu’il était capable de faire lorsque ses tics le lui prenaient. Était-ce le rangement ? Mouais, peut-être vu que sa chambre était vachement bien rangée quand on sait que c’est deux hommes qui vivent dans la même pièce.

Alors qu’on marchait doucement, je commençais doucement à avoir un peu froid. Ma tenue n’était pas l’idéale pour l’hiver. Mais j’aime tellement m’habiller en fonction du thème ou de la période dans laquelle on est. Du coup, je commençais doucement à frissonner.

«  - Attends une seconde... » entendis-je alors qu’il dégageait son bras. Ha, peut-être que ça le gêne ce contact après tout ? Je n’y ai pas songé. M’enfin, je peux comprendre. Tout le monde n’est aussi… Ho ? Une.. sa… veste !? Je… voilà que je sens mes joues rougir fortement. Bizarre, étrange… Après il me dira qu’il est asocial hein ? Et voilà qu’il ne me rejette pas lorsque je m’accroche à nouveau à son bras.

«  - M…Merci. » bégayais-je alors, assez gênée par la situation. Je n’avais pas envie que lui aussi ait froid. Mais ça me fait vachement plaisir qu’il porte autant d’attention à mon confort. C’est bizarre… comme sensation. La dernière fois que je m’étais sentie aussi heureuse qu’on fasse attention à moi, c’était avec mon ex. Et là, il agissait tel un gentleman. Franchement, c’est agréable. Mais pourquoi je rougis au fait ? Je suis vraiment ridicule à réagir de la sorte. Je suis plus une ado quoi ! Bon, ok, ça fait qu’un an que je suis majeur… MAIS QUAND MÊME ! LUTE, RESAISIS-TOI !

Par chance, sa question sur les cours me permet de passer à autre chose et oubliait cette sensation étrange. Et voilà que je me lançais dans un long monologue, accompagnant le tout par quelques gestes de ma main libre. Passionnée par ce que je fais ? Et comment ! J’arrive à peine à m’arrêter dans mes explications tellement ça me fait plaisir d’en parler. Mais très vite, je me rends compte que je monopolise totalement la conversation et je décide de lui retourner la question. Ce qui était certains, c’est qu’il ne devait pas faire informatique. La section n’existe tout simplement pas ici. Du coup, je me demande vraiment ce qui l’intéresse au fond, en dehors des jeux et tout ça. J’imagine que son choix d’étude est peut-être lié à autre chose.

«  - C'est ma première année à l'université du coup, j'ai pris du retard quand j'étais à Séoul. Je suis en psychologie, et je fais langues vivantes en facultatif, coréen et anglais. » m’explique-t-il alors. Il vient de Séoul ? C’est pas un japonais ? On aurait dit pourtant qu’il l’était. Que se soit son comportement fort proche de la majorité des japonais ( assez renfermé, montrant peu de geste affectif tout ça vous voyez ?) alors ça m’étonne assez de savoir qu’il vient de Séoul. Et y a pas que cette information qui me fait réagir mais aussi son choix d’étude. Psychologie ? Il s’intéresse donc à la nature humaine. Pour quelqu’un se prétendant asocial, je dois bien avouer que je trouve cela vachement particulier. Mais franchement, pourquoi pas ? Après tout, ce n’est pas nos qualités et nos défauts qui jouent forcément sur nos envies et choix d’études non ? Alors, ouais, il pourrait peut-être faire un psy vachement cool en vrai. Et il comprendrait facilement les gens qui ont la même façon de vivre que lui après tout.

«  - Ouais, j'imagine que ça doit paraître bizarre d'imaginer un mec comme moi faire de la psychologie, mais dans l'idée, j'aspire pas à être psy ou quoi. J'aimerais bien devenir coach professionnel plus tard, pour des équipes d'e-sport. Du coup, j'essaie de m'intéresser un peu à tout ce qui est psychologie de l'apprentissage, psychologie du sport, technique managériales... Mais pour être honnête, je suis pas très bon, y a trop de théories et j'arrive pas à voir l'aspect pratique de ce qu'on fait. J'espère que ça s'améliorera l'an prochain si j'arrive à avoir mon année... » continue-t-il alors, et je comprends donc mieux son choix.

C’est vrai que ça peut être intéressant d’avoir fait de la psychologie pour être coach, qu’importe le domaine d’ailleurs. Ca permet de mieux comprendre comment les gens fonctionnent et donc pouvoir utiliser les meilleures techniques d’apprentissage. Clairement, c’était un choix à mes yeux assez judicieux.

Tout en l’écoutant parler, je me réchauffais doucement sous sa veste. Qui soit dit en passant est vachement longue pour une demoiselle comme ça. Mais au moins, je ne frissonnais plus et je pouvais profiter encore plus de ce moment. J’observais doucement l’horizon, concentrée malgré tout sur ce qu’il me racontait. J’avoue avoir envie de le laisser parler un peu. J’en découvrirai plus sur lui de cette façon non ? Laissez les gens s’exprimer comme bon leur semble. Un bon moyen pour qu’ils parlent d’eux-mêmes de qui ils sont et de ce qu’ils apprécient.

«  - C'est triste, j'aurais mieux fait d'être un peu plus assidu en Corée, ça m'aurait évité tout ses problèmes. » me dit-il alors.

«  - Oh bah, tu sais, on est pas tous assidu. Je l’ai jamais été dans mes cours généraux. Seuls ceux qui m’intéressaient pour mon avenir avaient la chance de voir des grandes notes de ma part. En soit.. quasiment aucun. J’avais la moyenne, c’est tout ce qui comptait à mes yeux. » répondis-je, puis il enchaînait sur son voyage en Corée. Ainsi, il n’était pas né là-bas. Donc, il n’est pas coréen. Je me disais bien aussi au fond que c’était pas possible qu’il ne soit pas japonais. Trop de trait en lui de notre façon de vivre.

«  -J'ai passé deux ans à Séoul, du coup, je vivais Hotaru. J'étais parti là-bas pour devenir joueur pro, j'ai fait pas mal de tournois, j'en ai gagné quelques uns, mais j'ai jamais eu de proposition de contrat. Probablement parce que j'étais un étranger, d'ailleurs... » je sens toute la tristesse face à ça. Ainsi, il n’avait pas pu réaliser son rêve. Je me sentais assez triste pour lui en vérité. Mais je ne comprends pas pourquoi il n’a pas essayé entre temps d’obtenir une place dans l’équipe nationale japonaise. Après tout, ce n’est pas parce que les coréens sont les plus forts que c’est impossible d’envisager être dans une autre équipe.

«  - Ce projet de coaching, c'est un peu le remplacement que j'ai trouvé à mon ancien rêve. C'est pas aussi cool, mais ça fera bien l'affaire, non ? » ajouta-t-il. Et je sentais qu’au fond, il espérait vraiment que cette fois-ci cela fonctionne. Il devait être vachement déçu de ne pas avoir atteint son premier objectif. Je ne pouvais imaginer ce qu’il ressentait. Il devait se sentir… nul ? Pour quelqu’un qui n’avait pas l’air d’avoir énormément confiance en lui, ça avait dû être un vrai coup de massue d’accepter le fait qu’il n’avait pas réussi à réaliser son rêve.

«  - Je… je suis tellement désolée pour toi… ça a dû être difficile. » répondis-je, la voix légèrement tremblotante. J’avais presque envie de pleurer en imaginant ce qu’il avait pu ressentir. A ce niveau-là, je peux m’estimer vachement chanceuse comparer à lui. Certes, plus jeune, maman n’avait pas les moyens de m’offrir tout ce que je souhaitais. Mais entre temps, elle avait obtenu un meilleur poste et avais pu m’offrir pas mal de chose en contre partie de ma jeunesse moyenne. C’est pour ça que je peux faire les études que je veux, même s’il restait une incertitude quant à ma possible réussite plus tard. Lui, ce n’était pas qu’une question d’incertitude. Il s’était planté, et avait dû l’accepter. Certes, il tentait de se sauver la face en choisissant un autre moyen de rester dans le domaine qui lui plaisait quand même.

«  - Bon, j'ai plombé l'ambiance je crois, ahah... » je souris à moitié, trouvant en effet que la joie avait vite disparue pour le moment.

«  - Je vais te dire une chose : ce n’est pas parce que tu t’es planté une fois que ça arrivera toujours. Et pour que tu réussisses ton année, je vais te forcer à bosser avec moi pour ce trimestre. Et en gros, je vais tout faire pour t’aider à réussir. » avais-je alors prononcé, retrouvant d’un coup une détermination. Oui, je voulais l’aider. Et pas qu’un peu ! Je voulais l’aider à réaliser son rêve. Et si pour ça je devais l’accompagner dans ses études, je le ferai. Certes, je ne faisais pas psychologie, mais il pourrait toujours me réciter ses cours et je pourrais même tout simplement lui faire des penses-bêtes pour qu’il les relise avant de dormir pour retenir un maximum d’informations. Bref, j’avais pas mal d’idées en tête. J’avais le poing levé, un regard déterminé vers le ciel.

«  - L’unité fait la force ! Tu vas devenir un super coach, c’est moi qui te le dit ! » m’exclamai-je avant de rire légèrement en dirigeant mon regard vers lui. J’espérais que ce regain de détermination de ma part, il allait se sentir un peu mieux.

«  - Allez, sois positif. C’est un mode de pensée à prendre dès maintenant et mettre ta réussite future en première ligne. »  


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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Jeu 13 Juil 2017 - 0:35


Les Lueurs du Nouvel An
PV Lutecya Landa

Quand il m'arrivait, en de très rares occasions, de parler aux gens du fait que j'ai des tics, la plupart s'imaginent des choses très prononcés. Pourtant, non, je ne dois pas compter jusqu'à 30 à chaque passage piéton avant de traverser ou retourner 7 fois ma canette avant de la boire. Ca, ça tient plus de trouble obsessionnel compulsif.
Même si Lutecya n'avait rien sous entendu de tel, par expérience, je me disais qu'elle devait au moins y penser un peu.

-C'est pas des tics très voyant en soi, mais par exemple, je peux pas m'empêcher de remuer mes doigts en permanence, ou alors, quand je suis dans une salle, je cherche toujours en entrant un point précis à fixer pour pouvoir réfléchir. C'est des petites choses comme ça, c'est des manies, au final.

Par contre, quand elle me dit qu'elle peut être ennuyeuse, j'eus un peu de mal à la croire. Honnêtement, je n'arrive pas à voir les gens dynamiques et joyeux comme des personnes ennuyantes, c'est plutôt les personnes affables et moroses comme moi qui ont tendance à ne pas rentrer dans la catégorie des gens passionnants.

Vint ensuite l'épisode de la veste, qui sembla quelque peu la perturber si j'en croyais son remerciement bégayé. Pour autant, il n'y avait aucune arrière pensée derrière ce geste : j'avais toujours mon pull qui me tenait assez chaud pour que la fraîcheur hivernale ne soit pas désagréable, et elle avait du coup bien plus besoin de cette veste que moi.
Après, il fallait reconnaître que dans l'imaginaire collectif, la scène de l'homme qui donne sa veste à la jeune femme frigorifiée, c'est sur-utilisé dans les mauvais films romantiques et, de fait, c'est assez connoté.
Du coup, j'espérais qu'elle était pas en train de se faire un film quant à mes intentions. C'était juste pour être sympa, absolument pas une tentative de flirt. Pas qu'elle soit pas mignonne ou quoi, hein, bien au contraire, elle est même plutôt charmante, mais...
...
BREF.

Les cours. Oui, les cours, c'était bien les cours, comme sujet de conversation.
Enfin, "bien". Au final, il m'avait surtout permis de me rendre compte que là encore, il y avait un monde entre nos expériences de l'université, à Lutecya et moi. Elle y était épanoui et sûre d'elle, tandis que moi j'avançais à l'aveugle, en croisant les doigts pour que je retire quelque chose de mes études de psychologie.
Mon humeur s'assombrissait peu à peu tandis que j'abordais devant elle mon histoire, centrée sur mes échecs. Mon invitée semblait être un peu perturbée à son tour par le changement progressif d'atmosphère. J'avais cette fâcheuse habitude de réussir à me miner le moral en bien moins de temps qu'il ne m'en fallait pour me mettre de bonne humeur.
Je m'en voulais clairement d'avoir amené la conversation à ce point. J'aurais voulu que cette soirée soit simplement quelque chose de positif et agréable, mais non, il fallait encore que je gâche mes bons moments avec mes problèmes.

- Je vais te dire une chose : ce n’est pas parce que tu t’es planté une fois que ça arrivera toujours. Et pour que tu réussisses ton année, je vais te forcer à bosser avec moi pour ce trimestre. Et en gros, je vais tout faire pour t’aider à réussir.

Je tournai la tête dans la direction de ma voisine, l'air surpris. Il y avait dans sa voix une certaine motivation qui me faisait dire qu'elle pensait vraiment ce qu'elle disait, et qu'il ne s'agissait pas là que d'une simple formule de réconfort. Elle continua.

- L’unité fait la force ! Tu vas devenir un super coach, c’est moi qui te le dit !

Elle avait désormais le poing dressé, et elle fixait le ciel, comme un signe de défi à l'avenir. J'étais, pour être honnête, quelque peu interloqué. Pas par le fait que sa réaction était quelque peu disproportionnée et semblait tout droit tirée d'un shonen, non. C'était plutôt la sincérité qui se dégageait de ses mots qui me surprenait.
J'avais eu l'habitude, pendant longtemps, de traiter mes problèmes seuls. Ca n'avait pas toujours marché, mais au moins avais-je eu l'impression de ne pas être un poids pour mon entourage. Aussi, voir quelqu'un s'immiscer dans mes problèmes en cherchant visiblement, dans une détermination toute candide, à m'aider, c'était perturbant.
Pourtant, sa motivation m'arracha un sourire sincère. Etais-je convaincu par ce qu'elle me disait ? Honnêtement, non et je restais perssimiste quant à mon avenir. Mais j'étais heureux de voir qu'elle avait envie de s'investir pour m'aider.

-Merci, c'est gentil. T'es vraiment adorable, tu sais ?

Vous noterez que cette fois, c'est "adorable", pas "bizarre". J'ai fait des progrès depuis que le suis allé chez le psy.
Je l'invitai d'un signe à reprendre notre marche. L'atmosphère s'était quelque peu détendu et avait repris du positif.
J'en profitai pour lui poser une question.

-Dis, qu'est-ce qui te pousse comme ça à vouloir m'aider ?

Je continuai à fixer vers l'avant tandis que nous marchions.

-Je veux dire, on se connaît quasiment pas, et tu te comportes avec moi comme une amie de longue date. Là ou la plupart des gens se seraient arrêtés à une formule de réconfort, tu me proposes ton aide. Ca me perturbe un peu, je vais pas te mentir.

En tout et pour tout, Lutecya et moi nous étions vu deux fois : un après-midi, et ce soir. De ce fait, on était plus ou moins encore des inconnus l'un vis-à-vis de l'autre. Et pourtant, je m'étais déjà plus ouvert à elle qu'à beaucoup de personnes que j'avais pu rencontrer au cours de ses dernières années. Elle aussi, d'ailleurs, avait semblé ouvrir son coeur plus tôt dans la soirée.
Il y avait un certain feeling entre nous, c'était indéniable.

-C'est pas que ça me déplaise, hein, tu a l'air d'être quelqu'un de très gentil, et je suis sûr que si on passe du temps ensemble à l'avenir, on pourrait super bien s'entendre, mais c'est pas un peu bizarre de te rattacher à un quasi-inconnu ?

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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Jeu 13 Juil 2017 - 1:34

Les lueurs du Nouvel An



L’ambiance était devenue assez étrange par la suite de notre conversation sur les cours. Je le sentais au fond que ça l’angoissait plutôt pas mal, surtout qu’il devait sans doute craindre de se retrouver dans la même situation qu’à la fin de son séjour en Corée. J’avais cette impression que la peur d’échouer était fort présente chez lui. Au début, j’avais eu envie de pleurer un peu pour lui, pour partager ses sentiments. C’était assez étrange comme sensation mais j’avais pris l’habitude de réagir de la sorte. En tout cas, j’avais essayé d’opter pour une autre solution quant à son soucis. Plutôt que de me morfondre pour lui et utiliser une phrase bateau en guise de réconfort, j’avais clairement fait comprendre que j’allais tenter de tout faire pour l’aider. Oui, l’aider, c’était bien mieux que de juste réconforter quelqu’un. Pour avoir vécu des moments parfois peu simple, je savais que les phrases du genre «  t’en fais pas… tu vas y arriver » ne fonctionnait clairement pas. Et j’aurai aimé à l’époque avoir quelqu’un qui me soutient et m’aide réellement.

Comment expliquer ça ? Peut-être parce que j’avais la sensation que ceux se contentant de ce genre de phrase voulaient fuir les problèmes des autres. Ne pas en savoir trop, pour se préserver. Voilà comment je les voyais et je trouvais ça comme fortement égoïste. Genre le problème tu vas forcément le vivre parce que tu sais les détails du côté de ton pote ? NON. Désolée mais non. Les gens comme ça m’énervent fortement. Genre, tout le monde vit sa vie différemment, avec des ressentis et des problèmes différents. Alors aider quelqu’un ne voulait pas dire vivre et ressentir la même angoisse. Nop. Mais, je voulais pas être comme ces gens. Du coup, de manière assez « kitsch » j’avais levé le poing vers le ciel, d’un air totalement déterminée, et lui annonçai que je comptais l’aider. Oui, mon petit, je vais venir te botter le train s’il le faut pour que tu réussisses. Ridicule ? Impossible ? Connais pas ces mots, sorry, pas dans mon vocabulaire. En tout cas, ma réaction le fit sourire et on put se remettre en route plus sereinement. J’étais contente d’avoir vu à nouveau son sourire, parce que j’avais envie qu’on passe un bon moment ensemble plutôt que de se plaindre en continu. Nouvelle année, nouvelle façon de vivre. Voilà, à la trappe les soucis, allons tous de l’avant ! YATA !

«  - Merci, c'est gentil. T'es vraiment adorable, tu sais ? » avais-je entendu au moment où il m’avait invité à continuer notre balade. Sur le coup, j’étais tellement prise dans mes pensées que je n’ai pas réagi. Mais maintenant que j’y réfléchis… de quoi ? Qué passa ? Depuis quand je passe de fille bizarre à fille adorable ? De… Sur le coup, je m’éloigne légèrement, rouge comme une patate douce, et je secoue les mains devant moi en signe de négation .

«  - Nop, je suis pas du tout adorable. Je suis juste bizarre. Et loiiiin de l’adorabilité, vraiment ! » lui dis-je alors, fortement gênée par cette remarque. Nan mais oh ? Me drague pas hein ! Genre moi adorable ? Pouaaah, la grosse blague. Une fois la gêne passée, voilà que je me mets à rire face à la remarque. Ca c’est bien la première fois qu’on me le dit tiens ! Adorable… non, c’est définitivement pas un terme qui me décrit bien. Trop strange de penser ça de moi ! Je repris une marche normale, sans pour autant m’accrocher à son bras. Je trouvais vraiment ce terme trop bizarre, j’étais perturbée.

«  - Dis, qu'est-ce qui te pousse comme ça à vouloir m'aider ? » me demanda-t-il tout en fixant devant lui. « Je veux dire, on se connaît quasiment pas, et tu te comportes avec moi comme une amie de longue date. Là ou la plupart des gens se seraient arrêtés à une formule de réconfort, tu me proposes ton aide. Ca me perturbe un peu, je vais pas te mentir. »

«  - Premièrement, je suis pas les autres. » avais-je alors annoncé de façon très claire. Pas sec, pas méchant, non, juste claire. Je veux pas qu’on pense que je puisse être comme la plupart des gens. J’ai toujours été assez différente, que ce soit ma façon de penser, d’agir ou d’être. «  Deuxièmement, même si on connait peu, pourquoi ne pourrais-je pas avoir envie de t’aider ? tu l’as bien fait quand j’en ai eu besoin pour mon article. Alors que tu ne savais que mon nom. Alors maintenant qu’on se connait quelque peu, je vois pas pourquoi je t’aiderai pas. Et puis, c’est que les cours non ? » avais-je alors expliqué au final. C’est pas non plus comme si j’allais faire le boulot d’un psy et faire sortir de son esprit toutes ses angoisses. Et puis, il parait que c’est plus cool de bosser à plusieurs que seul. Et que ça joue pas mal sur la concentration si on a quelqu’un qui nous tape les fesses si on regarde ailleurs au lieu de stalker ses cours.

«  - C'est pas que ça me déplaise, hein, tu a l'air d'être quelqu'un de très gentil, et je suis sûr que si on passe du temps ensemble à l'avenir, on pourrait super bien s'entendre, mais c'est pas un peu bizarre de te rattacher à un quasi-inconnu ? » ajoute-t-il après ma tirade. Encore heureux que ça le dérange pas que je propose mon aide. Ce serait vachement étrange qu’il le prenne mal. M’enfin, après, y a des gens hyper susceptible il parait, et qui du coup seraient capables de te le reprocher. Genre, peut-être qu’ils auraient l’impression qu’on les voit comme des gens nuls. M’enfin, c’est pas trop mon style. Quand je veux aider quelqu’un, c’est juste parce que j’estime que, justement, la personne le mérite. Par rapport à sa dernière question, j’hausse les épaules.

«  - Non, pas si étrange que ça. Si tu ne fais pas ce genre de geste envers quelqu’un, comment veux-tu avoir une amitié forte ? Je veux dire… c’est comme si tu trainais avec quelqu’un juste parce qu’il est dans ta classe sans jamais t’intéresser à sa vie. Tu peux être sûr et certains que tu perdras cette personne sur le long terme. Parce que vous n’aurez échangé que des histoires de cours ou ce genre de chose. Tandis que si tu prends la peine de connaître quelqu’un et de l’aider quand il en a besoin, il y a plus de chance que cette amitié soit solide sur le long terme, même après les études ou si tu changes de lieu de vie par exemple. » expliquai-je alors. Je devais vraiment paraître étrange à ses yeux quand même. Pourtant, l’entendre parler de la possibilité d’un avenir entre nous, en ami hein !, ben ça me rassure. Il me fuira pas après ce moment, c’est cool.



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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Jeu 13 Juil 2017 - 2:54


Les Lueurs du Nouvel An
PV Lutecya Landa

Il lui avait fallu un moment  pour tiquer, mais Lutecya finit bien par réagir quand je la qualifiai d'"adorable". Elle avait protesté et m'avait même lâché le bras pour faire des grands gestes, symbolisant le fait qu'elle niait cette appellation. Pourtant, c'était bien là le premier mot qui me venait à l'esprit pour la qualifier.
Après "bizarre", certes.
Une petite boule d'énergie qui veut être gentille avec le monde entier et qui respire la joie de vivre, franchement, ça correspond bien à la définition d'adorable, non ?

Je la laissai dire, en affichant seulement un sourire quelque peu amusé sur mes lèvres. Même sa réaction était mignonne, il fallait bien qu'elle se rende à l'évidence.
Alors que nous reprenions notre marche, elle décida de marche à côté de moi, sans me prendre le bras, cette fois. Dans l'absolu, ça ne me dérangeait pas, mais ce que j'avais dit l'avais à ce point perturbée ?
... J'espérais VRAIMENT qu'elle était pas en train de se faire un film dans sa tête.

Pour éviter d'avoir à penser à ce genre de choses gênantes, je lui demandais pourquoi elle avait cette volonté de vouloir m'aider. Sa réponse fut très claire.

- Premièrement, je suis pas les autres. Deuxièmement, même si on connait peu, pourquoi ne pourrais-je pas avoir envie de t’aider ? tu l’as bien fait quand j’en ai eu besoin pour mon article. Alors que tu ne savais que mon nom. Alors maintenant qu’on se connait quelque peu, je vois pas pourquoi je t’aiderai pas. Et puis, c’est que les cours non ?

Message reçu, chef, vous êtes une jeune femme indépendante et différente des autres, je ne ferai plus l'erreur de vous comparer aux restes de vos comparses mortelles.
Je me grattais l'arrière du crâne en levant les yeux au ciel, réfléchissant à ce qu'elle venait de me dire. Je ne voulais pas qu'elle se sente redevable pour le coup de l'article, ça avait été un moment de plaisir pour moi plus qu'une corvée, c'était même plutôt elle qui m'avait aidé à sortir de ma torpeur, ce jour-là.

-Y a quand même une différence légère entre t'aider sur un article ponctuel et m'aider à réussir mon trimestre, non ? Je veux dire, si tu veux m'aider, va falloir qu'on se revoit régulièrement.

Me rendant soudainement compte que ma phrase peut être mal interprétée, je m'empresse d'ajouter :

-Je suis pas en train de dire que j'ai pas envie de te revoir hein, pas de méprises ! Ca me ferait même plutôt plaisir qu'on sorte ensemble... EN VILLE OU A LA BIBLIOTHEQUE POUR ALLER BOSSER JE BREF. Tu m'as compris.

T'as raison, Isao, parfois, il vaut mieux que tu cesses de parler, ça vaut mieux pour tout le monde.
Je poussais un soupir dépité devant ma maladresse. Définitivement, le grand lanceur de dés, là-haut, avait une main foireuse dès qu'il s'agissait de mon personnage.

Nous reprîmes notre discussion là où nous l'avions laissé. Quand je lui demandais si elle ne trouvait pas ça bizarre de s'attacher aussi facilement à un quasi inconnu, elle me répondit :

- Non, pas si étrange que ça. Si tu ne fais pas ce genre de geste envers quelqu’un, comment veux-tu avoir une amitié forte ? Je veux dire… c’est comme si tu trainais avec quelqu’un juste parce qu’il est dans ta classe sans jamais t’intéresser à sa vie. Tu peux être sûr et certains que tu perdras cette personne sur le long terme. Parce que vous n’aurez échangé que des histoires de cours ou ce genre de chose. Tandis que si tu prends la peine de connaître quelqu’un et de l’aider quand il en a besoin, il y a plus de chance que cette amitié soit solide sur le long terme, même après les études ou si tu changes de lieu de vie par exemple.

... Qu'on soit bien clair, j'ai pas l'esprit tordu, elle était clairement en train de me dire qu'elle voulait qu'on se voit beaucoup à partir de maintenant, non ?
"Si tu ne fais pas ce genre de geste envers quelqu’un, comment veux-tu avoir une amitié forte ?". Cette phrase résonna de manière quelque peu sinistre dans ma tête, tant elle résumait un peu trop bien mes rares "réussites" sociales au lycée, ou même ici, à Kobe. Il serait mensonger de dire que j'ai complètement vécu dans une bulle depuis mon arrivée à l'université. Quand je croise mes camarades de promos, si je réalise qu'ils sont là, je leur dis "bonjour", par exemple. Surtout qu'en psycho, on est pas très nombreux donc tout le monde se connaît au moins de nom. Mais généralement, ça s'arrêtait là dans mes rapports aux autres.
La seule exception, c'était Bae, qui avait la malchance d'être mon colocataire, néanmoins, et c'était plus pour ça qu'on avait sympathisé plutôt que du fait qu'on partageait quelques amphis en communs. Ca ferait pas neuf mois qu'on partage la même chambre, j'aurais avec lui la même relation qu'avec le reste de ma promo : cordiale mais très distante.
Et puis il y avait eu Lutecya, du coup, avec ce fameux épisode de l'article. Lutecya qui par son naturel extravertie, était venu m'aborder en ne sachant quasiment rien de moi.

-Je crois que je vois ce que tu veux dire.

Le problème n'était finalement pas le fait d'être un inconnu vis à vis de l'autre ou non. Il fallait mieux faire confiance à son ressenti sur l'instant, essayer de se lier aux gens qui ont des résonances positives avec nous dans le but de construire de belles histoires, plutôt que de continuer à fabriquer autour de soi des relations éphémères et sans intérêt.

Tandis que nous marchions, je sentis ma respiration s'accélérer tandis que mon souffle se faisait court. Je me tournais vers Lutecya en respirant un peu trop fortement à mon goût.

-Dis, ça t'embête qu'on fasse une pause ? Je sens que mon asthme revient me titiller, là...

Avant qu'elle ne s'inquiète, je lui souris malgré tout :

-T'en fais pas, c'est très léger, j'ai juste besoin d'un moment pour récupérer.

Je commençai à m'assoir, puis finis par me laisser tomber sur le dos en laissant un soupir soulagé s'échapper de ma bouche. J'avais pas l'habitude de marcher autant, moi !
Les yeux face à la voute céleste, je regardais les dernières étoiles survivantes, tandis que des lueurs dorées commençait timidement à apparaître. Le soleil approchait, et visiblement, nous étions encore seuls sur la plage, de ce qu'on pouvait en voir.


-Tu sais, je suis pas bon du tout pour parler de ce que je ressens. Tu l'as bien vu, je fais des gaffes quand je parle, je trouve pas mes mots, même dans ma tête c'est confus, au final.

Je fixais toujours droit devant moi, le ciel de nuit, tout en inspirant profondément. Ma respiration se faisait peu à peu plus fluide.

-T'es un peu la première personne qui s'intéresse à ce que je suis sans me juger depuis bien des années, quasiment. Et je trouve ça super, ça me fait chaud au coeur. Je suis très content que tu sois là ce soir, t'es quelqu'un de bien.

Je ne sais pas trop pourquoi je lui avais sorti ça. La fatigue, le manque d'oxygène, ou la niaiserie ambiante ? Peut-être un peu des trois, au fond...

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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Jeu 13 Juil 2017 - 14:16

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« - Y a quand même une différence légère entre t'aider sur un article ponctuel et m'aider à réussir mon trimestre, non ? Je veux dire, si tu veux m'aider, va falloir qu'on se revoit régulièrement. » me répondit-il alors à ma première tirade.

Une différence ? Peut-être un peu oui, mais pour moi ça n’avait pas tant d’importance que ça. J’estimais qu’on pouvait très bien s’entraider sans mal. Par contre, je me demandais si ça le gênait de me revoir aux vues de sa dernière phrase. Bah, c’est son choix après tout, s’il n’en a pas envie… je ne pourrais tout simplement pas le forcer. Qu’on se le dise, moi ça ne me gênerait pas. Notre début d’amitié était assez cool, je ne pouvais que tirer du positif de cette relation. Je n’eus pas le temps de réagir qu’il entamait déjà la suite de ses explications.

«  - Je suis pas en train de dire que j'ai pas envie de te revoir hein, pas de méprises ! Ca me ferait même plutôt plaisir qu'on sorte ensemble... EN VILLE OU A LA BIBLIOTHEQUE POUR ALLER BOSSER JE BREF. Tu m'as compris. »

Je ne pus m’empêcher de rire, me tenant le ventre à cause des crampes que cela me donnait. Il avait vraiment l’art de se prendre la tête pour des détails. J’avais compris qu’il parlait de sortir en ville ou ailleurs. Je suis pas trop du genre à me faire de fausses idées… surtout qu’on se connait peu et au vue de sa réaction par rapport à mon aide, y avait peu de chance qu’il éprouve un intérêt particulier à mon égard. Au fond, je trouvais vraiment adorable sa réaction. Je ne le vois peut-être pas, mais au fond je suis presque sûre qu’il doit rougir un peu. Ou pas ? Bref, je sais pas trop.

«  - T’en fais pas, j’avais compris. Mais te prends pas la tête, c’est qu’une aide proposée. Si tu n’en veux pas, tu as le droit de dire non tu sais ? » avais-je alors répondu une fois mon fou rire passé. Puis j’expliqua mon point de vue quant à l’amitié. Au fond, je ne savais pas si j’avais été assez claire sur ce point. Et je l’espérais quand même un peu. Je n’avais pas l’habitude de débattre sur ce genre de choses étrangement.

«  - Je crois que je vois ce que tu veux dire. » me répondit-il alors et je fais un petit sourir.

«  - J’espère, ce n’est pas tout le temps facile d’expliquer ce que l’on pense. M’enfin, si tu m’as compris tant mieux. » répondis-je alors. Avais-je sous-entendu que je voulais le voir plus souvent ? Oui, sans doute un peu. J’avais l’intime conviction qu’on s’entendrait vraiment bien tous les deux sur le long terme. Sans doute était-ce lié par le fait que nous étions plus ou moins deux opposés. Et comme on dit, les opposés s’attirent.

Alors que nous discutions et marchions, il me demanda qu’on fasse une pause. C’est vrai que nous avions pas mal bougé depuis tout à l’heure. Personnellement, j’avais l’habitude de marcher autant. J’avais toujours apprécié d’ailleurs de me balader comme ça. Ca me changeait l’esprit et m’aidait à garder une sorte de paix intérieure en continu. Même quand les choses n’étaient pas simple. Alors que j’allais lui dire qu’il n’y avait pas de soucis, il ajouta quelque chose qui m’inquiéta quelque peu.

«  -Je sens que mon asthme revient me titiller, là... » et il ajouta, sans doute pour me rassurer. « T'en fais pas, c'est très léger, j'ai juste besoin d'un moment pour récupérer. »

«  - Pas de soucis, je comprends. Si ça ne va pas, hésite pas à le dire. On pourra toujours rentrer pour te reposer et voir ensemble l’Hatsuhinode depuis la fenêtre de la chambre. » lui dis-je alors, malgré tout inquiète. Je ne connaissais que peu d’asthmatique mais de ce que je savais, une crise pouvait être assez dangereuse. J’espérais que ça passerait rapidement. Il se laissa finalement tomber sur le sol. Je me précipitais vers lui pour voir si tout allait bien mais il avait l’air d’aller assez bien, vu qu’il avait toujours les yeux ouverts. Bon, Lutecya, n’en fait pas trop, installe toi près de lui et garde juste un œil sur lui.

«  - Ca ira, tu es sûr ? » demandai-je avant de finalement m’allonger à mon tour sur le sable. Il était assez froid, mais agréable. Bizarrement, j’avais toujours apprécié cette sensation de douceur que ces grains me procuraient. Je passais mes bras sous ma tête, observant le ciel s’éclaircir doucement, faisant disparaître une à une les étoiles. Quel bonheur l’air de rien que je ressentais là tout de suite. Bien qu’étant quelqu’un de relativement positive, j’appréciais toujours ces moments calmes et tentai d’en profiter au maximum. Même si là tout de suite, mon esprit était quelque peu perturbé par la santé d’Isao.

«  - Tu sais, je suis pas bon du tout pour parler de ce que je ressens. Tu l'as bien vu, je fais des gaffes quand je parle, je trouve pas mes mots, même dans ma tête c'est confus, au final. » me dit-il, fixant lui aussi le ciel. Je comprenais cette sensation. Il m’arrivait moi aussi d’être confuse.

«  - Tu n’es pas le seul je pense à avoir ce soucis. On a tous des moments de confusion, certains plus que d’autres j’imagine. » lui dis-je alors, avec un léger sourire affichait sur le visage. Je me rappelais pour le coup de ma rencontre avec ma sœur jumelle. J’avais été si confuse, si étonnée, que mon cœur et mon esprit avaient eu de grandes difficultés à s’éclaircir. J’avais eu la sensation que mon monde, d’une certaine façon, tomber en morceau parce que ma propre sœur m’avait évité. Elle n’avait même pas pris la peine de me signaler son arrivée dans une nouvelle université, en soit la mienne, mais c’était ainsi. Que voulez-vous, la vie nous réserve parfois de drôle de surprise.

«  - Il faut pas croire, il m’arrive aussi d’être aussi confuse dans mes paroles ou dans mes pensées. Cela dépend juste de la situation vécue sur le moment. » ajoutai-je alors avant de l’écouter parler.

«  - T'es un peu la première personne qui s'intéresse à ce que je suis sans me juger depuis bien des années, quasiment. Et je trouve ça super, ça me fait chaud au coeur. Je suis très content que tu sois là ce soir, t'es quelqu'un de bien. » je fis un grand sourire. Cette confidence fit tressauter légèrement mon cœur. Je ne savais que penser de cet aveu de sa part. Mais savoir qu’il appréciait ma présence me mettait du baume au cœur.

«  - J’ai appris grâce à ma mère que le jugement était le meilleur moyen de se faire des ennemis. Et puis, je sais pas, chacun est comme il est non ? Est-ce que cela fait de moi une personne bien ? Je crois que ça dépend juste des gens, j’imagine. » lui dis-je, tournant mon corps dans sa direction pour observer son visage. «  Je suis contente d’être là aussi, j’apprécie beaucoup ta présence. Tu es quelqu’un de vachement sympathique à mes yeux. » lui dis-je alors. J’estimais qu’il était important qu’il le sache. Après tout, si on ne dit pas ce que l’on a sur le cœur, il est difficile pour les autres de nous faire confiance non ?



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- Pas de soucis, je comprends. Si ça ne va pas, hésite pas à le dire. On pourra toujours rentrer pour te reposer et voir ensemble l’Hatsuhinode depuis la fenêtre de la chambre.

Et voilà, elle s'inquiétait, maintenant. Je me disais bien que j'aurais pas dû aborder le sujet de l'asthme, aussi. Elle avait un espèce de côté mère poule au fond. Je l'avais bien vu quand elle s'était précipitée vers moi au moment où je m'allongeais.
Je soupirai, exaspéré par ma propre personne.

-T'inquiète, c'est rien de mauvais, je fais jamais de grosses crises, on aura pas besoin de rentrer... Et j'ai mon inhalateur dans la poche, au pire.

Je crois que le nombre de fois où j'ai eu à me servir de ce petit objet se comptaient sur les doigts d'une main, mais dans le doute, je le gardais toujours avec moi. On sait jamais ce qui peut arriver, j'ai envie de dire, même si mon médecin m'avait toujours affirmé que je n'aurais jamais de complications vraiment handicapantes liées à ce problème.

Sans raisons apparentes, je me mis à ouvrir mon coeur à mon invitée. Je ne savais pas pourquoi mais j'avais sur le moment ce besoin de lui dire combien j'étais heureux qu'elle soit là ça soir. C'était affreusement niais, j'en conviens. Mais mon intuition me disait que c'était la bonne chose à faire sur ce moment.

De ce qu'elle me dit, elle a tendance elle aussi à se perdre dans ses pensées et ce qu'elle dit. Ca nous fait un point commun, mais d'une certaine manière, j'ai l'impression que même ça ne fait que marquer nos différences.
Résultat similaire, causes différentes, aurais-je tendance à dire. Elle m'avait l'air d'être quelqu'un qui parle un peu sans réfléchir, sous le coup de l'émotion, tandis que moi, à l'inverse, je réfléchissais parfois un peu trop au sens que l'on pouvait donner à mes paroles, ce qui me donnait des épisodes de panique où je commençais à dire n'importe quoi. Elle en avait déjà fait les frais plusieurs fois, d'ailleurs.

- T'es un peu la première personne qui s'intéresse à ce que je suis sans me juger depuis bien des années, quasiment. Et je trouve ça super, ça me fait chaud au coeur. Je suis très content que tu sois là ce soir, t'es quelqu'un de bien. lui dis-je finalement, en guise de conclusion.

Il était rare que je m'ouvre à ce point à quelqu'un. Même face à mon psy il y a deux semaines, j'avais finalement gardé une certaine forme de réserve, par pudeur. Et je me retrouvais là, ce soir, à raconter à une vague connaissance mon histoire et mes émotions de l'instant.
Ca ne me ressemblait pas. Etait-ce un effet euphorique dû à la présence de Lutecya, ou un naturel trop longtemps refoulé qui refaisait surface ? Sur le moment je ne savais pas trop.

- J’ai appris grâce à ma mère que le jugement était le meilleur moyen de se faire des ennemis. Et puis, je sais pas, chacun est comme il est non ? Est-ce que cela fait de moi une personne bien ? Je crois que ça dépend juste des gens, j’imagine. Je suis contente d’être là aussi, j’apprécie beaucoup ta présence. Tu es quelqu’un de vachement sympathique à mes yeux.

Allongée dans le sable, elle s'était tournée sur le côté pour regarder dans ma direction tout en parlant, et je l'imitai.
Je pris un air troublé et baissai le regard quelques secondes. "Sympathique"... C'était pas un mot que j'entendais souvent pour me décrire.
Pas qu'on parlait souvent de moi de manière générale, cela dit.
Mais de l'entendre dis comme ça, de sa bouche, ça me troublait, d'une certaine manière. Je me sentais quelque peu gêné, et je n'osais pas la regarder dans les yeux.
J'avais l'impression désagréable d'être en train de lui mentir, d'une certaine manière. Elle se construisait ce qui était, à mes yeux, une fausse image de ma personne. Je n'agissais pas avec elle comme avec les autres, au quotidien. Et j'avais peur qu'à termes, ce qui me semblait être mon naturel ne finisse par reprendre le dessus à force de le fréquenter.

Je fermais les yeux un instant. Pourquoi fallait-il que tout soit si compliqué, avec moi ?
Je relevai le regard en direction de celui ma camarade.

-Ca va te paraître bizarre, mais ça m'embête que tu dises ça... Je sais pas pourquoi, mais je me comporte pas avec toi comme je me comporte avec le reste des gens.

Je me rallongeai sur le dos. Mon souffle était encore un peu saccadé, mais rien d'alarmant.

-Et je sais pas pourquoi, d'ailleurs. Et même si ça nous permets de passer un moment agréable avec toi, j'ai peur que tu me vois comme quelqu'un que je ne suis pas.

Je me redressai pour m'assoir. Je ramenai jambes contre ma poitrine et les enserrai dans mes bras en posant mon menton sur mes genoux. Mes yeux étaient tournés vers la mer, une vague lueur rosâtre commençait à se faire voir dans l'horizon.

Je me remémorai alors les mots du psychologue, qui m'avait dit que si je n'arrivais à rien, c'était sûrement parce que je m'auto-censurais. Et en y regardant de plus près, c'était exactement ce que j'étais en train de faire. Je me considérais d'office comme quelqu'un de pas assez bien pour qu'elle m'accorde de l'attention, et je me rabaissais, comme si je cherchai à lui faire comprendre qu'elle perdait son temps à s'intéresser à moi. Alors qu'au fond, j'appréciai de passer du temps avec elle.
J'étais en train de tuer mon bonheur par un manque de confiance en moi.

Je secouai la tête, comme pour m'éclaircir l'esprit. Je me rallongeai, les bras croisés derrière la tête. J'évitai le regard de Lutecya en fixant le ciel.

-Oublie ce que je viens de dire, je suis stupide. Merci d'être là.

Je laissai un blanc de quelques secondes, et reprit la parole.

-Voilà, moi, c'est Isao Sakubara, et si tu veux qu'on continue à se fréquenter, il faut te faire à l'idée que tu vas souvent me ramasser à la petite cuillère.

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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Ven 14 Juil 2017 - 1:25

Les lueurs du Nouvel An


«  - T'inquiète, c'est rien de mauvais, je fais jamais de grosses crises, on aura pas besoin de rentrer... Et j'ai mon inhalateur dans la poche, au pire. » me répondit-il face à mes inquiètudes. Tant mieux s’il n’avait jamais de grosses crises. Mais il faut quand même rester vigilent d’une certaine façon. Il suffit d’une fois, après tout… M’enfin, il avait l’air de reprendre du poils de la bête et ça me faisait plaisir. Moi, une maman poule plus tard ? CLAIREMENT. Si je devais avoir un jour des enfants, je les couvrirais en continu ! Bon…ok… pas en continu, mais le plus souvent possible ça c’est certains. Bref, reviens à la réalité toi.

Je faisais de nouveau attention à Isao, l’écoutant attentivement. J’avais l’impression qu’il s’ouvrait peu à peu à moi, qu’il osait dire ce qu’il avait sur le cœur sur le moment. D’une certaine façon, cela me touchait. J’avais la sensation que plus le temps passait, plus il me faisait doucement confiance. Après tout, pour quelle autre raison me dirait-il tout ça s’il ne me faisait pas confiance ? En tout cas, je lui fis comprendre que j’avais l’art de m’embrouiller aussi. C’était sans doute pas pour les mêmes raisons, mais le résultat était identique. Je répondais aussi vite que je pensais. Je préférais me tenir à dire ma façon de pensée, même si parfois cela choquait les gens.

«  - T'es un peu la première personne qui s'intéresse à ce que je suis sans me juger depuis bien des années, quasiment. Et je trouve ça super, ça me fait chaud au coeur. Je suis très content que tu sois là ce soir, t'es quelqu'un de bien. »

«  - J’ai appris grâce à ma mère que le jugement était le meilleur moyen de se faire des ennemis. Et puis, je sais pas, chacun est comme il est non ? Est-ce que cela fait de moi une personne bien ? Je crois que ça dépend juste des gens, j’imagine. Je suis contente d’être là aussi, j’apprécie beaucoup ta présence. Tu es quelqu’un de vachement sympathique à mes yeux. » lui avais-je alors répondu en me tournant dans sa direction pour le regarder, histoire qu’il puisse voir dans mes yeux la sincérité de mes pensées. Sauf que je ne m’attendais absolument pas à la réaction qui a suivi. D’abord, un silence, malgré le fait qu’il s’était également tourné vers moi. Avais-je dit quelque chose qui ne fallait pas qu’il ne disait rien ? A quoi pensait-il ? Je continuais de le regarder, perdant quelque peu de mon sourire en attendant qu’il reprenne la parole. Mais je fis des gros yeux lorsqu’il me dit ce qu’il pensait, ce dernier me regardant droit dans les yeux à ce moment-là.

«  - Ca va te paraître bizarre, mais ça m'embête que tu dises ça... Je sais pas pourquoi, mais je me comporte pas avec toi comme je me comporte avec le reste des gens. » me dit-il et se fut, sur le coup, comme un coup de poignard. J’étais étonnée, assez déçue, enfin, en vrai, je savais pas ce que je ressentais. Mais une chose est sûre, j’étais blessée que ma façon de le voir le dérangeait. Sur le coup, j’entrouvris légèrement les lèvres sans pouvoir prononcer quoi que se soit. Il n’appréciait pas que je le trouve sympathique. Mais je savais pas quoi dire d’autre en réalité, je ne le connaissais pas depuis longtemps, j’apprenais à le découvrir. Et il m’était sympathique. Amical ? Non, c’est d’autant plus fade comme réponse. Agréable ? gentil ? peut-être que ça aurait été mieux ? Allez savoir.. mais pour le coup, je ne savais vraiment pas comment réagir. C’était tellement inattendu.

«  - Et je sais pas pourquoi, d'ailleurs. Et même si ça nous permets de passer un moment agréable avec toi, j'ai peur que tu me vois comme quelqu'un que je ne suis pas. » continua-t-il en se replaçant sur le dos. Je pliais mes jambes, les rapprochant de mon ventre, et baissais le regard.

«  - Excuse-moi de t’avoir vexé. Ce n’était pas mon but. En vrai… j’apprécie vraiment les moments que je passe avec toi. Mais je ne pensais pas que tu me traitais différemment des autres… pourtant on ne se connait qu’à peine… » murmurai-je. Je me sentais mal pour lui maintenant. Il ne se sentait pas lui-même en ma compagnie et je trouvais ça… horriblement triste. Mais que pouvais-je y faire ? Cela ne faisait que deux fois qu’on se voyait après tout… alors, comment pouvais-je savoir qu’il était une toute autre personne dans d’autres temps.

«  - Tu sais… je n’imaginais pas que tu te sentais comme ça. Je suis vraiment désolée de te faire sentir comme ça. Pourtant, je me demande quand même… quelle vision as-tu de toi au final ? » ajoutai-je, murmurant toujours. En vérité, j’exprimais simplement tout haut mes interrogations internes. Oui.. Isao… qui étais-tu réellement si tu n’es pas cette personna agréable, sympathique, amusante ? Certes, j’ai pu constaté qu’il t’arrive d’être un peu lunatique, et d’avoir peu de confiance en toi… mais en dehors de ça… tu n’es pas une personne horrible. Il s’était assis, tenant ses jambes entre ses bras.

«  -  Oublie ce que je viens de dire, je suis stupide. Merci d'être là. » il s’était à nouveau allongé, les bras croisés derrière la tête. Je n’avais toujours aucune idée de la meilleure façon de faire dans ce cas-ci.

«  - Voilà, moi, c'est Isao Sakubara, et si tu veux qu'on continue à se fréquenter, il faut te faire à l'idée que tu vas souvent me ramasser à la petite cuillère. »

Je ne sais pas si c’est cette dernière phrase qui me fit réagir mais je commençais doucement à ressentir une forme d’énervement. Pas contre lui, mais plutôt sa façon de se dénigrer. Oui, ça m’énervait en quelque sorte, mais il fallait que je prenne des pincettes. Je me levais alors d’un coup, laissant sa veste sur le sable et je marchais en grande enjambée vers la mer. Mes pieds, toujours nus depuis tout à l’heure, touchèrent l’eau glaciale mais je me mordis la lèvre pour résister à la sensation de froid. Je m’abaissais alors, prenant un peu d’eau entre les mains et m’en aspergeais en premier lieu le visage. Je pris une seconde fournée, me tournait vers Isao et couru vers lui pour la lui jeter au visage.

«  - Tiens, ça va te permettre de remettre tes idées au clair. » annonçai-je alors, un sourire taquin au visage, avant de reprendre sans lui laisser le temps de réagir. « Ca a pas fonctionné ? Attends, je vais t’aider. Alors un, c’est pas parce que tu as des difficultés sociales que ça veut dire que t’es un boulet sans intérêt. Je suis certaine que je ne suis la seule à t’apprécier. T’oublie Hotaru ? T’es pas sympathique avec peut-être ? Tu t’amuses pas ? Je vais te dire une chose, tu peux bien avoir peu de confiance en toi, ça arrive. Mais ne dénigre pas ce que ressente les gens par rapport à toi. Tu as une image très négative de ta personne, hors que j’ai l’impression que tu es une personne fantastique. On a tous nos défauts, on fait avec. » je repris ma respiration, avant de pointer un doigt vers lui, pleine de détermination. « Je t’apprécie, t’es cool, je t’aime bien. Et c’est pas en me prétendant que tu n’es pas toi-même que ça va changer. Au contraire, tu me donnes encore plus envie de te connaitre et de te prouver par A + B que j’ai raison. »

J’avais fait cette longue tirade avec un grand sourire, sans aucune animosité ou méchanceté. Je ne voulais pas être méchante avec lui. Ma franchise avait pris le pas sur mon comportement tout simplement. Ok, je risquai peut-être de le vexer un peu. Mais j’avais la sensation qu’il fallait un peu le brusquer pour le faire réaliser qu’il allait droit dans le mur en pensant de cette manière. Je m’approchais ensuite de lui, avant de m’accroupir à côté de lui et de le tirer vers moi pour le prendre dans mes bras. Bon, pas facile de soulever quelqu’un d’allonger mais on va faire avec.

«  - Désolée si je t’ai vexé, mais je veux que tu saches que je suis sincère. » lui murmurai-je à l’oreille en le tenant dans mes bras, avant de poser un baiser sur son front. «  T’es mon ami, tu vas devoir t’habituer à Lutecya Landa et sa grande gueule. »

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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Ven 14 Juil 2017 - 3:17


Les Lueurs du Nouvel An
PV Lutecya Landa

Alors que je lui confiais ma pensée dans un moment de détresse émotionnelle aussi soudain qu'innatendu, Lutecya me fit part de ses interrogations dans un murmure.

- Excuse-moi de t’avoir vexé. Ce n’était pas mon but. En vrai… j’apprécie vraiment les moments que je passe avec toi. Mais je ne pensais pas que tu me traitais différemment des autres… pourtant on ne se connait qu’à peine…

Vexé ? Elle ne m'avait pas vexé, pour ça, il aurait déjà fallu que j'ai une fierté qui puisse être blessée. Non, elle m'avait fait réaliser par ses paroles à quel point j'étais complètement à la ramasse dans mes relations aux autres. Au fond, elle n'avait aucune raison de s'en vouloir, le seul dégoût que j'éprouvais était dirigé contre moi, pas contre elle. Bien au contraire, je l'appréciais toujours autant, mais cette façon que j'avais d'agir comme je le faisais avec elle s'apparentait pour moi à un vaste mensonge, qui n'entraînerait qu'une déception pour elle à terme.
Et je voulais pas être à nouveau le sujet d'une déception.
Ce qui me frustrait, dans tout ça, c'était de ne pas comprendre pourquoi j'agissais de manière aussi... "positive" ? avec elle.

- Tu sais… je n’imaginais pas que tu te sentais comme ça. Je suis vraiment désolée de te faire sentir comme ça. Pourtant, je me demande quand même… quelle vision as-tu de toi au final ?

Quelle vision, en voilà une grande question. Je sais pas, celle d'un mec qui a perdu la motivation de faire quoi que ce soit, tellement coupé du monde qu'il est incapable de s'intéresser à ce que font les gens qui l'entoure, et qui se refuse à être confronté à ses problèmes en s'isolant devant son PC ? Ouais, ça me paraît assez approprié.

C'est alors que je me rendis compte que je nageais présentement en plein délire, à me complaire dans mes idées sombres plutôt que d'apprécier le moment. J'avais enfin rencontré quelqu'un ici avec qui je m'entendais, et j'étais en train de lui faire une crise sur le fait que je sois mal dans ma peau ?
J'étais définitivement un abruti fini.

-Oublie ce que je viens de dire, je suis stupide. Merci d'être là.

Je devais être en train de rendre la soirée particulièrement désagréable pour elle, avec mes sautes d'humeurs incessantes.
Je la vis se lever à côté de moi, pour s'approcher de la mer. Je la suivis du regard deux secondes, avant de me remettre à fixer le firmament. Elle avait laissé ma veste à côté de moi.
Je poussai un soupir attristé : elle allait certainement rentré au campus après la scène que je lui avais fait. Et je n'allais pas la retenir : je le méritais amplement.
Je me laissai bercer par le bruit de l'océan et fermait les yeux...

*SPLASH*

-QUE ?!...

Je me mis à tousser. Lutecya m'avait balancé une bonne quantité d'eau salée et glacée à la figure, et je n'avais rien vu venir. Il y en avait un peu qui m'était rentré dans les narines, et c'était pas particulièrement agréable...

L'auteur de cette acte me regardait avec un sourire moqueur. De mon côté, je m'étais redressé sur mes avant bras et la fixait avec des yeux ronds comme des soucoupes, le visage figée dans une expression qui signifiait très clairement un truc à la "wesh t'es pas bien ? pourquoi t'as fait ça ?".

- Tiens, ça va te permettre de remettre tes idées au clair. Ah bah oui, là, clairement, j'étais bien réveillé et complètement opérationnel après ça, y a pas de soucis...

Ca a pas fonctionné ? Attends, je vais t’aider. Alors un, c’est pas parce que tu as des difficultés sociales que ça veut dire que t’es un boulet sans intérêt. Je suis certaine que je ne suis la seule à t’apprécier. T’oublie Hotaru ? T’es pas sympathique avec peut-être ? Tu t’amuses pas ? Je vais te dire une chose, tu peux bien avoir peu de confiance en toi, ça arrive. Mais ne dénigre pas ce que ressente les gens par rapport à toi. Tu as une image très négative de ta personne, hors que j’ai l’impression que tu es une personne fantastique. On a tous nos défauts, on fait avec.  Je t’apprécie, t’es cool, je t’aime bien. Et c’est pas en me prétendant que tu n’es pas toi-même que ça va changer. Au contraire, tu me donnes encore plus envie de te connaitre et de te prouver par A + B que j’ai raison.

Elle avait fini sa tirade en me pointant du doigt. J'avais déjà remarqué cette tendance de Lutecya a avoir des réactions quelques peu démesurées, parfois, un peu comme si elle vivait dans un animé.
En tout cas, j'avais continué de la regarder, toujours interloqué, et chacune de ses phrases m'avait fait l'effet d'une gifle. Le pire étant que j'étais parfaitement conscient de ce qu'elle me disait, me d'entendre quelqu'un vraiment le dire... C'était une toute autre chose.
Et puis, elle avait invoqué l'argument Hotaru, et là-dessus, elle avait entièrement raison. Il y avait quelqu'un, à Tokyo, qui m'adorait alors qu'elle me connaissait par coeur, avec qui je pouvais discuter de tout et de rien, l'esprit libéré...
Alors, oui, pourquoi ne pourrait-il pas y en avoir d'autre, après tout ? Lutecya semblait être le genre de personne avec qui je pourrais effectivement m'entendre. Alors, pourquoi la faire fuir en lui parlant de ce qui serait ma vraie personnalité ? Oui, je me comportais bizarrement avec elle, mais pour autant, est-ce que mon comportement quotidien était vraiment mon comportement "naturel" ? Avec elle, je me sentais libéré de certaines entraves que j'avais dans la vie de tout les jours, ce qui me permettait d'être souriant et sympathique.
C'était peut-être ça, au fond, le vrai Isao.

Encore sous le choc, j'étais incapable de prononcer un mot. Mon invitée s'accroupit alors à côté de moi et me serra dans ses bras. Là encore, je me retrouvai incapable de réagir, comme c'était arrivé la première fois à la cantine.

- Désolée si je t’ai vexé, mais je veux que tu saches que je suis sincère. T’es mon ami, tu vas devoir t’habituer à Lutecya Landa et sa grande gueule. me dit-elle après m'avoir embrassé sur le front.
Je posais mes mains sur ses épaules, m'apprêtant à la repousser tant la situation était gênante pour moi.
Mais je croisai son regard. Et il dégageait une gentillesse tellement sincère que je ne pouvais me résoudre à ce qu'elle me lâche.
Je reposai mes mains dans le sable, ne sachant trop qu'en faire et n'osant pas la toucher à mon tour. Je me laissai néanmoins aller contre elle en posant ma tête sur son épaule, acceptant son étreinte. Sa présence était d'un réconfort certain pour moi, tandis que dans ma tête, une foule d'émotion se bousculait. Soulagement, tristesse profonde, colère contre moi-même. J'avais également une boule dans la gorge, comme celle qui se forme avant qu'on se mette à pleurer et qui nous empêche de prononcer un mot.
Oh, je ne comptais pas pleurer, bien sûr, c'était quelque chose que je n'avait pas fait depuis bien longtemps. Mais j'en aurais presque eu envie, sur le moment. Ca m'aurait sûrement un peu soulagé.
C'est dur d'être à ce point incapable d'exprimer ses émotions.
Je restai contre elle comme ça pendant bien cinq bonnes minutes. Au bout d'un moment, tout en gardant ma tête posée sur son épaule, je réussis enfin à articuler une phrase.

-T'es quand même vachement bizarre, comme fille. C'est une des premières choses que je t'ai dite, mais bon Dieu, j'imaginais pas avoir à ce point raison.

Un rire très léger et très court s'échappa de mes lèvres. Oui, elle était bizarre de ne pas avoir fui après tout ce que j'avais dit.
Elle était bizarre parce qu'elle était doté d'une gentillesse qui n'était pas de ce monde. Un ange, littéralement.

Je me dégageai finalement de son câlin légèrement à contrecœur. Je passai une main dans mes cheveux, l'air pensif. Il fallait que je ramène un peu de bonne humeur dans cette conversation. C'était moi qui avait cassé l'ambiance, c'était à moi de la rétablir.

-Ouaip.... Et ben, je crois que c'était exactement ce dont j'avais besoin. Merci, doc'. lui dis-je avec un sourire un peu gêné sur le visage. J'avais jamais été très doué pour les plaisanteries, aussi me contentai-je de rester sur cette phrase.
J'eus alors comme un élan d'inspiration et de courage à la foi, que je tentai vaguement de réprimer une première fois, mais qui s'installa bien confortablement très rapidement. Je jetais quelques coup d'oeil autour de nous. Toujours personne. Parfait.

Je me penchai vers Lutecya et lui déposai un rapide bisou sur la joue.

-Je... Je suis super content que tu veuilles bien être mon amie malgré tout.

Ok, cette idée était complètement stupide.
J'avais les joues littéralement en feu, et je détournais vite le regard en direction de l'océan. Le soleil n'allait pas tarder à pointer le bout de son nez.

-Ah, ça va bientôt être l'heure, c'est cool ! lui dis-je dans une vaine tentative de lui faire oublier ce que je venais de faire.

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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Ven 14 Juil 2017 - 4:17

Les lueurs du Nouvel An




J’avais pas réagi tout de suite face à ce qu’il m’avait dit. Enfin, si, un peu, j’avais murmuré certaines choses mais il m’avait demandé tout simplement d’oublier ce qu’il avait dit. C’est sans doute cette phrase qui m’avait fait réagir sur le moment. Je m’étais levée, me dirigeant vers la mer. Après m’être aspergée le visage, j’avais pris de l’eau entre mes mains avant de courir en direction d’Isao.

*SPLASH*

Je lui avais lancé l’eau au visage. Sa réaction me donnait envie de rire, mais je me contentais d’un sourire taquin. Franchement, il se serait vu dans un miroir, il aurait sans doute rigoler de la tête qu’il avait. Mais je préférais ne pas lui faire remarquer et je me lançai plutôt dans une tirade moralisatrice.

«  - Ca a pas fonctionné ? Attends, je vais t’aider. Alors un, c’est pas parce que tu as des difficultés sociales que ça veut dire que t’es un boulet sans intérêt. Je suis certaine que je ne suis la seule à t’apprécier. T’oublie Hotaru ? T’es pas sympathique avec peut-être ? Tu t’amuses pas ? Je vais te dire une chose, tu peux bien avoir peu de confiance en toi, ça arrive. Mais ne dénigre pas ce que ressente les gens par rapport à toi. Tu as une image très négative de ta personne, hors que j’ai l’impression que tu es une personne fantastique. On a tous nos défauts, on fait avec.  Je t’apprécie, t’es cool, je t’aime bien. Et c’est pas en me prétendant que tu n’es pas toi-même que ça va changer. Au contraire, tu me donnes encore plus envie de te connaitre et de te prouver par A + B que j’ai raison. »

J’avais conclu avec mon doigt pointé dans direction, parfaitement déterminée à faire passer le message le plus clairement possible. Je n’avais pris aucun gant au final, contrairement à mon idée première. Je voulais le faire réagir, lui ouvrir les yeux. Pourtant, à la fin de ma tirade, je culpabilisais quelque peu. Surtout qu’il n’avait strictement aucunes réactions et cela me perturbait beaucoup. C’est pour ça que je m’approchais de lui, plus calme, plus aimable sans doute sur le coup. Je me suis accroupie et je l’ai pris dans mes bras avant de m’excuser au creux de son oreille, lui disant que je ne voulais pas le vexer. Que mon but était juste qu’il sache ce que je pensais. Au début, je sentis ses mains sur mes épaules. Je m’y attendais un peu, à ce qu’il veuille me repousser. Surtout que depuis le coup de l’eau dans la figure, il n’avait plus prononcé un seul mot. Mais au final, il se laissa aller et posa même sa tête sur mon épaule. Je restais ainsi, le laissant se reposer un peu sur moi. Parfois, je passais ma main sur le haut de son crâne. Je ne comprenais pas comment on pouvait se sentir aussi mal dans sa peau. Ou du moins, je n’avais jamais ressenti ce genre de choses aussi fort. Ca m’était arrivée parfois, comme le jour de ma première rencontre avec ma jumelle, mais en dehors de ça, j’avais toujours eu beaucoup de confiance en moi, sans trop en faire non plus.

Avec ce qu’il venait de se passer, je pouvais clairement dire que mon objectif serait de l’aider à s’apprécier lui-même, pour la personne qu’il est réellement. Qu’importe la personnalité qu’il arborera. Je me sentais plus sereine à l’instant. De part le fait qu’il restait ainsi contre moi, je pouvais clairement estimer qu’il ne m’en voulait pas pour mes propos. Mais j’avoue, au fond, j’aurai aimé qu’il me fasse part de ses pensées là tout de suite. Ou du moins… avoir la capacité de lire dans son esprit, pour savoir ce qui n’allait pas et pouvoir l’aider à cicatriser ses maux.

«  - T'es quand même vachement bizarre, comme fille. C'est une des premières choses que je t'ai dite, mais bon Dieu, j'imaginais pas avoir à ce point raison. » me dit-il alors, avant de laisser échapper un léger rire. Voilà, la pression était redescendue. Je rigolais un peu avec lui à mon tour.

«  - Oui, je pense que tu se seras définitivement l’adjectif qui me décrira le mieux à l’avenir. » répondis-je, un sourire joyeux sur le visage. En l’entendant rire, mes propres craintes pour lui s’étaient quelque peu évaporée. Finalement, il se détacha de mon étreinte, ce que je regrettais quelque peu. Bizarrement, j’aurai apprécié que ce moment dure plus longtemps. Mais j’imagine que pour lui, qui n’avait pas l’habitude de ce genre de gestes, cela devait être particulièrement gênant.

«  - Ouaip.... Et ben, je crois que c'était exactement ce dont j'avais besoin. Merci, doc'. » me dit-il, je fis un sourire sur le coup assez fière de moi. J’espérais avoir trouvé réellement les mots qu’il fallait pour lui remonter un peu la pente. M’enfin, j’imagine que l’aider sera un travail à long terme et qu’une simple remontrance ne suffirait pas à ce qu’il ait un peu plus confiance en lui.

Alors que j’allais m’intéresser un peu au ciel, pour savoir si les rayons de soleil allaient bientôt se montrer, je fus surprise par un geste totalement inattendu de mon comparse. Un baiser sur la joue. Oui, vous avez bien lu ! Un baiser ! Alors, c’est le moment de vous avouer quelque chose : si autant j’ai l’habitude de faire ce genre de petites attentions, le fait de les recevoir étaient quelque chose de particulièrement inhabituel. Du coup, je sentis que mes joues devenaient brûlantes. Clairement, je devais être une jolie petite pivoine sur le moment.

« - Je... Je suis super content que tu veuilles bien être mon amie malgré tout. » me dit-il alors, et, pendant que je gardais les yeux fixaient sur l’horizon, ne voulant pas qu’il sache que j’étais clairement rouge.

«  - On abandonne pas les gens qui ont besoin de vous. Qu’importe la raison. » cette phrase, je voulais qu’elle sonne comme une promesse entre nous deux. La promesse que je resterai à ses côtés quoiqu’il advienne pour la suite. Je voulais sincèrement être son amie, et peut-être une sorte de repère pour lui quand il avait besoin de quelque chose de ma part. Oui, je voulais être là, à ses côtés, face aux aléas de la vie.

«  - Ah, ça va bientôt être l'heure, c'est cool ! » me fit-il remarquer. En vérité, malgré que mon regard était plongé vers l’horizon, je n’avais pas vraiment remarqué les changements de ce dernier, mon esprit étant trop plongé dans les méandres des inquiètudes, du doute, et de l’envie d’aider mon ami. Du coup, en entendant ces mots, j’ouvris enfin les yeux sur le spectacle qui commençait doucement devant moi.

«  - C’est…MAGNIFIQUE ! » m’exclamai-je alors, tout d’un coup très enjouée. Je lui lançai un regard sur le côté, les yeux brillants de bonheur intense. Oui, j’avais complètement passé outre les petits soucis qu’on venait de vivre. «  C’est de la magie en vrai non ? Et juste après notre conversation en plus ! N’est-ce pas un signe positif pour l’avenir ? » oui, en ce tout début d’Hatsuhinode, je voyais clairement un signe du destin. Un coup de pouce qui montrait que la suite serait que positive. Je plaçais notre amitié sous ce signe, croyant du plus profond de mon être que tout irait bien pour nous.

«  OH ! J’y pense ! J’ai quelque chose pour toi ! » annonçai je alors, cherchant dans mon sac après la nourriture et le talisman que je voulais lui offrir. Je sortis le tout rapidement. Pour la nourriture, j’avais opté pour un grand bento avec des scampis frits, du riz sauté au poulet, des petites saucisses-poulpes et d’autres mets du genre. Je sortis deux paires de baguette et lui en tendit une, tandis que je plaçais entre nous la boite. Une fois qu’elle fut posée, j’attrapai le talisman de chance au fin fond du sac, que j’avais pris soin d’emballer dans un petit emballage avant de lui tendre, tout sourire.

«  - J’espère que ça va te plaire. » lui dis-je alors.


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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Ven 14 Juil 2017 - 19:40


Les Lueurs du Nouvel An
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Je n'étais pas mécontent de mettre fin à l'instant câlin, d'une certaine façon. C'était pas désagréable, loin s'en faut, mais j'étais tellement peu habitué à ce genre de contact que je finissais par en éprouver une certaine gêne. Même avec ma meilleure amie, je n'avais pas ce type de proximité.
Sauf quand elle était ivre, mais là, c'était un tout autre cas de figure, et ça restait tout à fait gênant sur le coup.
Lutecya semblait néanmoins contente de la tournure qu'avait pris les événements. La bonne humeur était de retour, accompagnée d'une ambiance bien plus sereine désormais.

Si elle s'était mise en tête de m'aider à remonter la pente, Lutecya semblait en tout cas bien parti pour y arriver.

Après un court moment d'hésitation, j'avais eu une montée d'audace et lui avait déposé un baiser sur la joue, en lui disant que j'étais content qu'elle accepte de rester à mes côtés. Sincèrement, je suis bien incapable de dire ce qui m'a pris à ce moment-là, mais j'en ressentis immédiatement une immense gêne. Lutecya continuait de fixer l'horizon, mais du coin de l'oeil, je pouvais voir qu'elle était tout aussi rouge que moi. Ca me surprit un peu, je pensais que quelqu'un d'aussi enjoué qu'elle aurait l'habitude de ce genre de choses.
Visiblement, je m'étais trompé.

- On abandonne pas les gens qui ont besoin de vous. Qu’importe la raison.

Cette phrase avait un côté solennel que je ne connaissais pas à ma camarade Elle avait l'allure d'une promesse, celle qu'elle resterait avec moi, même dans la difficulté.
J'aurais aimé pouvoir la remercier comme il se doit, mais je ne savais trop quoi lui répondre. Aussi avais-je dévié le sujet sur le soleil qui était en train de se lever.

- Ah, ça va bientôt être l'heure, c'est cool !

Et effectivement, les premiers rayons du soleil commençaient déjà à percer l'horizon. Ma camarade eut une exclamation de joie en voyant ce spectacle, et je la regardai en souriant. Son côté candide avait quelque chose de touchant.

-C’est de la magie en vrai non ? Et juste après notre conversation en plus ! N’est-ce pas un signe positif pour l’avenir ?

De la magie ?
Je n'étais pas trop du genre à croire aux présages et aux signes, honnêtement. J'étais au fond quelqu'un d'assez rationnel qui croyait plus aux fruits du hasard qu'à une conjonction claire et prédéfinie entre les événements. Mais je devais admettre que l'idée d'une amitié placée sous le signe de l'Hatsuhinode, le matin du renouveau, avait un certain charme, surtout vu la situation actuelle.
Car au fond, ce n'était ni plus ni mois qu'un renouveau que me proposait Lutecya en acceptant que l'on continue à se voir par la suite.
Je regardai l'océan, sur lequel éclatait une myriade de reflets lumineux. Le spectacle du soleil nouveau m'avait toujours ému. Pas pour sa connotation symbolique et traditionnelle, ça, je m'en moquais un peu, mais parce que c'était un moment qui, dans sa beauté, m'aidait à trouver une paix intérieur.
Et là, j'étais bien. Serein. Mais le soleil n'en était pas le seul responsable.

-OH ! J’y pense ! J’ai quelque chose pour toi !

Perdu dans mes pensées, j'avais quelque peu ignoré ma voisine, qui me rappela à la réalité en fouillant dans son sac. Elle commença a en sortir divers plats, qui avait l'air ma foi tout à fait appétissants. Elle cuisinait très certainement mieux que moi.
Et voir ce riz au poulet commençait à déclencher chez moi un sentiment de fringale assez énervé.
Elle tira néanmoins un petit objet emballé de son sac et le tendit dans ma direction.

- J’espère que ça va te plaire.

Du coup, il était peu probable que ça se mange.
Quelque peu surpris, j'attrapai l'objet et déballait l'emballage délicatement.
A l'intérieur se trouvait un talisman de bonne fortune, comme ceux qu'on achetait dans les temples en périodes de festival et pour les jours de fait. L'objet était bien ouvragée, Lutecya l'avait bien choisi.
Je me grattais le haut du crâne, l'air pensif. Comme je le disais, je n'assistais pas à l'Hatsuhinode pour la tradition, et de fait, j'étais complètement passé à côté du fait que les cadeaux de ce type était monnaie courante. J'appréciais l'intention, mais je me retrouvais néanmoins assez gêné.

-Merci, il est très beau, j'apprécie... Mais je n'ai rien pour toi, j'ai pas l'habitude de faire des cadeaux pour les fêtes, je suis désolé...

Je baissai les yeux, un peu honteux. J'aurais dû me rappeler que Lutecya n'avait pas forcément mes habitudes. Je me sentais franchement idiot.
Là encore, j'eus un élan d'inspiration quelque peu osé, que je sentais que j'allais vite regretter.
Je me rapprochais de ma camarade et passais mon bras dans son dos, en mode "demi-câlin". Je n'osais pas regarder dans sa direction et, de fait, je fixais le ciel, qui avait prit une teinte rose.

-Profite, c'est exceptionnel...

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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Dim 16 Juil 2017 - 0:50

Les lueurs du Nouvel An


Ainsi, nous étions là sur la plage. D’une certaine façon, nous venions de vivre une petite tempête émotionnelle, passant du rire à la tristesse, avant de retrouver une certaine sérénité. Était-ce lié à l’apparition des premiers rayons de Soleil ? Peut-être bien, mais en tout cas j’étais heureuse de constater que tout s’était à peu près calmer. J’aurai voulu qu’il n’y est pas d’idées sombres, mais pour être franche, je comprenais qu’il avait eu besoin de lâcher un peu ce qu’il avait sur le cœur. Cela l’aiderait même peut-être d’une certaine façon à avancer vers l’avenir. En tout cas, après un câlin puis un léger bisous sur la joue, j’étais passée complètement à autre chose dont l’Hatsuhinode. Passé le premier émerveillement, j’avais sorti les différents petits plats que j’avais concocté pour l’évènement. J’espérais que cela lui ferait plaisir que j’avais songé à tout cela. Une fois cela fait, je me rappelais également du petit cadeau que j’avais prévu pour lui. Ainsi, fouinant à nouveau dans mon sac, j’avais sorti le petit présent et le lui avait tendu. Il s’agissait d’un talisman de chance, assez joli à mon goût.

«  - Merci, il est très beau, j'apprécie... Mais je n'ai rien pour toi, j'ai pas l'habitude de faire des cadeaux pour les fêtes, je suis désolé... » me répond-il. Je fais un sourire, balayant de la main la fin de sa phrase.

«  - Ne t’en fais pas, c’est une vieille habitude que j’ai avec maman. On s’offre toujours un talisman à cette période de l’année et je me suis dit que cela aurait pu te plaire. Je n’attends rien en retour, c’est juste un geste purement amical. » m’exclamai-je alors, avant de regarder à nouveau en direction de la mer. Observant les myriades de couleur reflétaient dans chacunes de ses vagues, je m’estimais heureuse de passer ce moment avec un ami. Je n’avais même plus cette petite boule au cœur de savoir que ma mère était à des milliers de kilomètres d’ici. Non, je profitais tout simplement de l’instant, m’émerveillant face à tant de beauté, heureuse.

Je sentis d’un coup un mouvement sur le côté, mais j’avoue que je n’avais pas envie de quitter le spectacle des yeux. De toute façon, je compris vite qu’Isao c’était approché de moi quand je sentis son bras se placait doucement dans mon dos. Petit geste purement affectif, mais qui me mit encore plus de baume au cœur. Oui, il était définitivement et merveilleusement gentil avec moi et j’avoue que je commençai à l’apprécier de plus en plus.

«  - Profite, c'est exceptionnel... » s’exclama-t-il, et au fond, je me doutais bien que ce genre de geste ne serai pas régulier. Il avait l’air d’être ce genre de personne gênée par les gestes affectifs et il fallait que j’arrive à réprimer ce genre de gestes pour ne pas trop le gêner ou le déranger.

«  - Pas de soucis… » avais-je simplement dit, avant de me laisser quelque peu aller dans ce semi-câlin. Oui, il n’y avait aucun soucis face au fait qu’il n’allait sans doute pas réitérer ce genre de gestes avant un bon moment, voir pas du tout. Je me doutais que c’était surtout l’ambiance sereine et agréable de ce moment qui l’avait poussé à agir ainsi. Et franchement, deux fois un geste affectif envers moi en une soirée, je ne pouvais pas en demander plus. Après tout, entre amis, il est rare de faire ce genre de choses.

Je laissais quelques instants passés avant de m’intéresser à nouveau aux différents plats que j’avais disposé à nos côtés. Je tendis une paire de baguettes à Isao, avant de prendre les miennes et me servir en petite saucisse-poulpe.

«  - Elles sont trop bonnes, j’adore ! » m’étais-je exprimée, un sourire satisfait aux lèvres. Ouais, bon, moi et la nourriture, c’est une histoire d’amour et j’avoue être contente de pouvoir mitonner moi-même des petits plats. Si j’en avais pas été capable, j’aurai du me contenter de plats emportés ou de nourriture de la cantine, et ça c’est pas toujours ce qu’il y a de mieux. Quand c’est fait maison, on peut clairement dire que c’est vachement différent.

«  - N’hésite pas à me dire si tu n’apprécies pas, je sais que je ne suis pas une cuisinière hors paire. » rigolai-je alors, avant de prendre une seconde saucisse-poulpe et lui tendre.

«  - Ils ont des drôles de yeux mes poulpes. » ajoutai-je en agitant ce dernier devant lui, comme pour lui donner une sorte de vie. Maman m’engueulerait sans doute de jouer ainsi avec la nourriture, mais c’était plus fort que moi. Ces saucisses m’avaient toujours amusée, je devais partager cette euphorie en voyant leurs yeux étranges. Même si c’est moi qui les avait préparé hahaha. Bref, une fois que j’eus fini de faire joujou avec, je tendis le fameux poulpe vers ces lèvres pour qu’il puisse y gouter.

«  - Franchement, je me demande qui est le génie qui les a inventé. Il devait être très intelligent. » plaisantai-je, parce qu’au fond, est-ce qu’il y avait vraiment du génie la derrière ? Pas si sûr que ça.  


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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Mer 26 Juil 2017 - 23:42


Les Lueurs du Nouvel An
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Même si je l'avais senti se laisser quelque peu aller contre moi, j'avais l'impression que Lutecya ne faisait pas grand cas de mon élan de familiarité. Et dans le fond, ça m'arrangeait : si elle avait fait une remarque un peu trop appuyée à ce sujet, je me serais sûrement mis à paniquer et à dire des bêtises.
Un peu comme d'habitude, en fait, mais en pire.
Pourtant, c'était d'une certaine manière un cadeau assez exceptionnel que je lui faisais là. Pour elle, c'était sans doute quelque chose de très commun et de très anodin, mais pour quelqu'un d'aussi renfermé que moi, ce genre de marque d'affection... Honnêtement, d'aussi loin que je me rappelai, c'était une première.
Je ne saurais pas vraiment dire ce qui m'avait prit sur le moment. Un élan de tendresse ? L'expression d'un manque humain trop longtemps refoulé ? Allez savoir...

Il fallut bien que je la lâche au bout d'un moment. Je me sentais mieux après avoir remis un peu de distance entre elle et moi. Pas que je n'appréciais pas son contact, loin s'en fallait, mais les choses s'étaient un peu trop emballés à mon goût ce soir pour que je sois vraiment à l'aise dans cette situation. C'était très étrange ce que nous étions en train de vivre là...

Je fus tiré de mes pensées lorsque mon amie me tendit une paire de baguette. A en croire par l'intérêt qu'on pouvait lire dans son regard quand elle regardait les plats qu'elle avait apporté, on allait très clairement passer au repas dans les prochaines secondes.
Et même si j'avais pas spécialement fin, je vais pas vous mentir, le riz sauté au poulet me faisait vachement envie.

Lutecya poussa une exclamation satisfaite en avalant une saucisse taillée en forme de poulpe. Une fois encore, je me retrouvais surprit par le contraste qu'il y avait entre sa silhouette menue et son amour pour la nourriture. Comme quoi, y en a qui ont vraiment un métabolisme plus avantageux que d'autres...

Je dirigeai mes baguettes en direction du plat contenant le riz. J'en attrapai une petite quantité ainsi qu'un morceau de poulet et portai le tout à ma bouche...

-Hé, c'est vachement bon, franchement !

Je suis plutôt bon public pour la nourriture, d'autant plus que mes talents culinaires sont proches du néant. Il faut dire que la base de mon alimentation, quand la cantine est fermée, c'est les ramens instantanés de la supérette qui est à cinq minutes du campus.
Pour autant, j'étais agréablement surpris par la qualité du repas que ma camarade avait préparée. Elle s'était donnée du mal pour qu'on passe un bon Hatsuhinode, entre ça et le cadeau...
Et moi qui n'avait strictement rien préparé. Je me sentais vraiment idiot, il allait falloir que je me rattrape un autre jour.
L'inviter au resto, par exemple, ça pourrait être pas mal si elle aime manger.

- N’hésite pas à me dire si tu n’apprécies pas, je sais que je ne suis pas une cuisinière hors paire.

-T'inquiète pas, c'est très bon, t'es clairement meilleure aux fourneaux que moi.

A peine avais-je eu le temps de finir ma phrase qu'elle me tendait une de ses saucisse-poulpe avec ses baguettes. Elle avait l'intention de me gaver ?
Elle agita ladite saucisse devant moi pendant quelques secondes, faisant ainsi bouger ses "tentacules", ce qui avait l'air de grandement l'amuser.
J'attrapai le morceau de nourriture qu'elle me tendait entre mes lèvres, avant de l'avaler presque tout rond. Je sais pas savourer la nourriture, j'ai plutôt pour habitude de manger le plus vite possible...

-Franchement, je me demande qui est le génie qui les a inventé. Il devait être très intelligent.

Je souris en l'entendant parler. Elle avait un côté assez mignon dans sa manière de s'exprimer.

-C'est vrai que c'est assez rigolo comme manière de préparer...

J'aimais bien cette manière qu'elle avait de rendre des choses pourtant insignifiantes au premier abord drôles et intéressantes. Sa bonne humeur était contagieuse, si bien que je continuais mon repas avec un sourire niais sur les lèvres, tandis que le soleil continuait de s'élever dans le ciel.

Une fois tout les petits plats terminés, je me laissais tomber sur le dos, une main posée sur le ventre. J'étais plutôt du genre appétit de moineau, dans l'idée...

-La vache, je suis calé...

Je fermai les yeux et respirait l'air marin. Il n'y avait quasiment plus de vent, et avec l'apparition du soleil, il faisait déjà un peu moins frais. Ce petit moment de repos était tout ce qu'il y a de plus agréable.
On était désormais vraiment entré dans le premier jour de la nouvelle année. Qu'allait-elle apporter ? Des changements, pour sûr, avec leur lot de bonnes et de mauvaises surprises.
Mais étrangement, je me sentais plutôt optimiste. Etait-ce la présence de Lutecya à mes côtés qui me faisait voir les choses sous un angle bien plus positif que ce dont j'avais l'habitude ? Peut-être...
J'avais comme le pressentiment que l'année à venir pourrait être celle d'une transition pour le meilleur, et que des gens comme elle ou Bae pourrait y participer.

Toujours allongé, je tournai la tête en direction de ma voisine et lui adressai un sourire dans lequel je voulais mettre toute la reconnaissance que j'éprouvais à son égard, avant de tourner les yeux à nouveau en direction de la voute céleste. Le geste avait sûrement dû lui paraître étrange, mais il valait mieux que je ne dise rien, je me serais juste emmêlé les pinceaux.
Parce qu'au final, j'étais vraiment reconnaissant envers elle. Ce qui s'annonçait il y a quelques jours encore comme le plus déprimant des Nouvel An était devenu une soirée certes riche en émotion, mais globalement très agréable.

Je m'étirai comme un gros chat fainéant avant de me redresser sur mes avant-bras. Je n'avais pas encore dormi, et on était déjà tôt le matin, la fatigue commençait à se faire ressentir. Le soleil, au loin, avait déjà bien dépassé la ligne d'horizon, le spectacle était terminé.
Je ne pus réprimer un bâillement avant de me relever. Je pris une grande inspiration, remplissant mes poumons de l'air qu'apportait l'océan. Puis je me tournai vers ma camarade en tendant une main dans sa direction.

-On commence à retourner vers le campus ?

J'aurais été incapable de dire si elle était elle aussi fatiguée ou non, mais dans l'idée, ce n'était pas non plus une invitation à se ruer dans nos chambres. Rien n'empêchait de prendre un peu notre temps sur le trajet...

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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Ven 4 Aoû 2017 - 15:28

Les lueurs du Nouvel An


Ainsi, j’étais là, avec son bras dans mon dos et je me sentais étrangement bien. Je ne me faisais clairement pas d’idée sur ce geste purement amicale à mes yeux. Après tout, cela ne faisait pas longtemps que lui et moi nous nous étions rencontrés. Alors, y voir un geste tendre et affectif ? Non, j’en étais loin de cette idée. Après tout, moi-même j’avais ce genre d’attention sans pour autant imaginer ou avoir des idées derrière la tête. Non, je voulais simplement être là, profiter de l’instant présent et ne pas m’en faire plus que nécessaire. On avait déjà eu notre lot d’émotions pour la nuitée, ce n’était clairement pas le moment d’en ajouter. Dans tous les cas, je m’intéressais maintenant plus à la nourriture qu’autre chose. Je lui avais donc tendu une paire de baguette tandis que je m’intéressais aux différents mets que j’avais préparé pour l’occasion. Me jetant littéralement sur les saucisses poulpes trop adorables à mes yeux. Je lui avais même dit que je les adorai. Oui bon, c’est purement modeste, en réalité je préfère ceux de ma mère. Ce qui est bête vu qu’en soit, c’est pas la chose la plus compliquée à préparer.  

«  - Hé, c'est vachement bon, franchement ! » s’exclama alors mon ami, et je lui retournai un sourire. J’étais contente de voir que mon riz sauté était assez réussi pour lui plaire. C’était rare que j’en préparais, vu que j’avais pris l’habitude de me nourrir à la cantine. En tout cas, j’étais satisfaite et contente de voir que le repas lui plaisait. Au moins, une chose que j’avais réussi à gérer sans trop de soucis ce soir.

«  - Merci » lui dis-je avant d’ajouter «  N’hésite pas à me dire si tu n’apprécies pas, je sais que je ne suis pas une cuisinière hors paire. » il faut dire que je ne voulais pas qu’il se force à me dire qu’il appréciait le tout. Je savais pertinemment que je ne cuisinais pas assez souvent pour faire des repas à tomber le cul par terre. Et je voulais que la vérité, tout simplement. Je ne souhaitais pas le forcer à me mentir juste pour me faire plaisir.

«  - T'inquiète pas, c'est très bon, t'es clairement meilleure aux fourneaux que moi. » me rassura-t-il et je rigolais légèrement à sa remarque. Je savais donc à quoi m’en tenir, faire attention le jour où il me proposera de me préparer quelque chose. Quoi que, je pourrais me contenter d’un gâteau à moitié cramé si c’est fait de bon cœur, sans le dénigrer. Ouais, bon, en vérité c’est surtout que je suis capable de manger n’importe quoi, et trouver ça bon alors que d’autres pourraient parfaitement trouver cela dégueulasse. C’était sans doute mon amour pour la nourriture qui me permettait de faire abstraction des défauts d’un plat.

Je voulais par contre absolument qu’il goûte les fameuses saucisses-poulpes que j’avais préparé. Je les trouvais rigolotes et encore plus lorsque je lui en tendis une avec mes baguettes, la faisant bouger pour lui donner un peu vie. Il la mangea sans même la mâcher, ce qui me fit tirer une drôle de tête. Je voyais rarement les gens manger en avalant tout rond la nourriture. Ben oui, pour moi il faut mâcher et déguster avant de l’avaler. C’est peut-être bizarre mais c’était un principe que je ne dérogeais jamais. Alors voir Isao le faire, ça me faisait quelque peu bizarre. A croire qu’il avait envie de vite en finir avec le repas.

«  - Franchement, je me demande qui est le génie qui les a inventé. Il devait être très intelligent. » m’étais-je alors exclamée, tentant de ne pas faire attention à ce qu’il venait de se passer. Moi, puéril ? Sans doute un peu, mais c’est pas grave.

«  - C'est vrai que c'est assez rigolo comme manière de préparer... » me répondit-il et je lui fis mon plus beau sourire. « Je ne peux m’empêcher de me marrer en les préparant ou en les mangeant, je suis parfois pire qu’un enfant à qui on a fait un smiley avec son omelette. » rigolai-je alors, avant de m’attaquer au reste du repas. Dans tous les cas, je fis silence sur la suite, dégustant et prenant plaisir à manger. Le silence ne me dérangeait pas spécialement et me permettait de me concentrer sur le lever de soleil. Il était merveilleux, c’était clair. Et j’appréciais grandement ce point. Première fois d’ailleurs que je l’observais avec un ami et au fond, j’espérais que ce ne serait pas la dernière fois. A la fin des petits plats, je vis Isao se laissait tomber sur le sable.

«  - La vache, je suis calé... » me dit-il et j’avoue, j’avais la même sensation. J’avais vu trop gros pour ce repas on dirait, mais c’était une première pour moi de faire ce genre de choses. Alors, forcément, j’avais essayé de rendre le moment le plus grandiose possible.

«  - Désolée, j’ai préparé trop de choses… » m’excusai-je alors, un sourire mal à l’aise sur le visage avant de tourner mon regard en direction du soleil. On pouvait maintenant le voir dans toute sa splendeur, un peu plus haut que le niveau de la mer. L’Hatsuhinode était terminé. Et ça me fendait légèrement le cœur, car il était temps pour tous les deux de revenir à la réalité. Et bizarrement, je n’en avais pas spécialement envie. J’avais pu voir un grand sourire s’affichait sur le visage de mon camarade, sans raison apparente. Je ne savais pas quoi dire ou faire sur le moment, ne comprenant pas vraiment ce que signifiait ce geste. Mais je ne demandais rien, ne voulant pas l’embarrasser avec une question à laquelle il ne voudrait peut-être pas répondre.

«  - C’était une soirée fabuleuse, merci. » me contentai-je de dire alors avant de sourire et observait la fin de cet événement. Nous étions définitivement lancé dans une nouvelle année, et je commençais à fatiguer. Je me couchais que rarement aussi tard, et je sentais que mes yeux souhaitaient maintenant se reposer. J’aurai même été capable de m’allonger sur le sable pour dormir si Isao ne s’était pas redressé et ne m’avait pas demandé de retourner vers le campus. J’acceptais la main qu’il me tendait et remis les affaires dans le sac. Une fois cela fait, j’enfilais de nouveau mes chaussures et suivis mon camarade.

«  - J’espère que l’on se reverra. » murmurai-je alors, comme si je me parlais à moi-même. Au fond, j’avais vraiment envie de repasser un moment comment celui-ci en sa compagnie.  

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(#) Re: [Terminé] Les Lueurs du Nouvel An  Dim 27 Aoû 2017 - 17:22


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Et le soleil se leva finalement sur les terres de Kobe, amorçant ainsi la nouvelle année. Le ciel était clair, l'air frais, comme si la météo voulait nous laisser présager d'une belle année à venir.
Seul le futur pourrait nous le confirmer, mais les augures semblaient favorables.

Lutecya me remercia pour la soirée, ce à quoi je me contentai de répondre par un sourire favorable, puis elle attrapa ma main pour se remettre à son tour sur pieds.
Et nous voilà repartis, à faire le trajet inverse de celui que nous avions effectué alors qu'il faisait encore nuit. L'ambiance était plus chaleureuse, plus douce, et surtout, nous revenions tout les deux, après être venus seul.

Le trajet jusqu'au campus se fit dans le silence, comme si parler aurait rompu la magie de l'instant. Les alentours étaient encore endormis, on était littéralement dans le réveil de l'année 2015. Ça avait quelque chose de fascinant, au fond...
J'en appréciais d'autant plus ce silence, qui apportait vraiment une paix à cet instant.
Les grilles du campus finirent par se dessiner plus loin, rappel à la réalité de ce qui nous attends. Les exams approchent à grand pas, et avec eux, tout un sacré paquet d'emmerdes.
Mais pour une fois, j'aborde tout ça avec une certaine sérénité.

On verra bien où ça nous mène.

Codage par Libella sur Graphiorum

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ಠ_ಠ
J'étais moyennement inspiré.
Et je parle en darkmagenta.

       

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