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 Toquer à la porte des souvenirs - Rikuo

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Kaori Aihara
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(#) Toquer à la porte des souvenirs - Rikuo  Mar 8 Aoû 2017 - 21:35

Kaori avait envie de se mettre au sport. Ce n’était pas la première fois qu’elle avait cette idée, mais jamais elle n’avait poussé la démarche jusqu’au bout. Bien sûr, il lui arrivait d’aller courir au parc ou de se forcer à faire quelques exercices dans sa chambre, mais c’était des activités ponctuelles et solitaires. Ainsi, la jeune femme envisageait une nouvelle fois d’intégrer un club sportif en remplacement du club de tradition japonaise. Il lui fallait à présent faire un choix entre les nombreuses activités proposées par l’établissement. Un samedi, elle s’était procuré la liste des clubs et leur président. Installée en tailleur sur son lit, elle entreprit de regarder le papier et de se renseigner sur les éventuelles activités qui la séduiraient.

Le basketball ne lui disait rien. Elle n’aimait que peu les sports de ballon. Pour les mêmes raisons, elle raya le football. Ses yeux descendirent jusqu’à ce qu’un nom attire son regard. Dans un premier temps, elle crut avoir rêver ; il lui arrivait régulièrement de mal lire tant elle espérait avoir un jour des nouvelles de cette personne. Elle fronça les sourcils et prononça à voix haute. Rikuo Morisada. Comme son ami d’enfance. Après tout, ça pouvait parfaitement être un homonyme, il n’y avait aucune raison de s’emballer.

Kaori avait malgré tout du mal à se contenir. Un grand sourire était né sur ses lèvres et elle s’imaginait déjà retrouver le petit garçon qu’elle avait abandonnée bien des années auparavant, sur le quai de la gare. Elle avait gardé toutes ses lettres, envoyées les mois suivants le déménagement. Toutes étaient rangées dans un classeur, précieusement placé sur une étagère chez son père. Elle avait hésité à les déménager chez sa mère avec elle, mais cette dernière l’avait sermonnée, lui disant qu’il était temps de tourner la page et qu’elle ne pouvait pas rester accrocher à Tokushima et ses souvenirs de petites filles pour le restant de ses jours. L’adolescente avait eu peur de retrouver ses précieuses missives brûlées si sa mère tombait dessus et avait jugée plus sage de les confier à son père. Mais elle n’avait pas tourné la page pour autant. Ses premiers jours / semaines dans l’établissement lui avaient fait regretter ses anciens amis. L’enfant qu’elle avait été n’avait jamais ressenti la solitude.

Kaori abandonna la liste sur le lit pour attraper son téléphone gisant sur son bureau. Elle se souvenait qu’une fille du club d’art avait mentionné faire également partie du club de Kyudo. Elle rédigea un nouveau message lui demandant si elle connaissait un peu le président et s’il était actuellement au club. Ensuite, il fallut patienter et c’était la partie la plus difficile. La lycéenne réussit à se forcer à aller se doucher, prenant auparavant soin d’augmenter le son de l’appareil afin de se précipiter si un message lui parvenait. Elle se lava en quelques secondes, mais n’osa pas quitter le jet d’eau chaude avant d’avoir entendu les trois notes tant espérées. Quand elles sonnèrent, la rouquine se précipita hors de la cabine en oubliant de fermer le robinet et ouvrit le SMS.

« Coucou miss (: . Non, pas là, mais tente sa chambre : U-1. »

Kaori se demanda comment l’étudiante pouvait connaître la chambre du président du club mais se contenta d’écrire un « merci :) ». Elle attrapa une serviette, se sécha aussi vite que possible et attrapa une tenue. Ses collants se collèrent à sa peau humide, ses cheveux dégoulinaient encore, mais elle sorti de la chambre en courant.

- U-1…U-1…

Un samedi matin, les couloirs des dortoirs étaient vides : soit les lycéens et étudiants dormaient, soit ils étaient déjà dehors. Pourtant, le temps n’invitait pas à sortir. La jeune fille s’immobilisa devant une porte. U-1. Celle de Rikuo, donc, si son amie ne s’était pas trompée. Elle ressenti une anxiété soudaine (Est-ce qu’il va me reconnaître ? Il dort peut-être encore ! Il m’a sûrement oublié Si ça se trouve, ce n’est même pas lui.) mais choisie de ne pas les écouter et toqua un bref coup à la porte. Maintenant, il fallait attendre.

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Je vais finir par croire au destin...

Kaori vous parle en #9C3F6F pour le japonais.


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Rikuo Morisada
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(#) Re: Toquer à la porte des souvenirs - Rikuo  Lun 14 Aoû 2017 - 1:49

Bien qu'en temps normal je passais presque tous mes samedi matin au club de Kyudo pour pratiquer ainsi que pour m'occuper de la gestion du club en général, aujourd'hui avait été quelque peu différent. Rien de grave, pas de maladie, affaire urgente à régler ou quoi que ce soit, non. En fait pour tout dire j'avais juste préféré profiter de mon début de journée pour participer tranquillement à un petit projet entre élèves qui avait été proposé par quelques membres du club de photographie dont je faisais aussi parti. Rien de bien conséquent ni même de très sérieux à vrai dire puisque cela consistait presque uniquement à faire des photos dans le parc de l'école de bon matin en essayant de mettre en pratique quelques trucs vu en cours de photo pour les plus vieux ayant choisi cette option à l'unif et appris sur le tas pour les autres élèves.

Je crois avoir bien choisi mes mots quand je disais « rien de sérieux » puisque évidement, sans la présence du président ni même de quelqu'un faisant office de superviseur bah … il faut dire que ça a plus fini en partie de bonne rigolade plutôt qu'en heures de boulot calmes et bénéfiques. Je n'allais pas vraiment m'en plaindre. Même si j'avais tendance à avoir du mal à lâcher mon appareil la plupart du temps le fait de pouvoir me lâcher un peu avec les autres et plaisanter sans pression me faisait beaucoup de bien. Je n'avais jamais été particulièrement expansif à l'époque et j'avais toujours quelques retenues avec les gens que je connaissais peu ou qui me mettaient mal à l'aise mais avec le temps je peux dire que j'avais fait pas mal de chemin. C'était pas plus mal quand on connait le froussard que j'avais pu être à l'époque. J'sais pas si c'est grâce à Lutecya qui me tirait dans toute sorte de situations franchement bizarres, Keito qui parlait tellement peu que je devais apprendre à faire la conversation pour éviter les mutismes trop pesants, Brian mon nouveau colocataire qui avait ...euh … son propre tempérament ou bien grâce à mon petit ami, Akihito, qui avait eu cette dernière année le don de me faire passer par tous mes états sans même le faire exprès. Bah, allez savoir. L'important c'est que j'avais évolué au lieu de faire du sur place comme d'hab non ?

Une fois notre « travail » terminé et notre « projet » mené à bien (*tousse*), mes amis du club proposèrent qu'on aille dejeuner un truc tout ensemble hors de l'établissement histoire d'en profiter pour regarder les clichés pris par tout le monde ce matin et pour papoter un peu tranquillement tous ensemble tant que nous n'avions pas grand-chose à faire. Sauf que, malheureusement, des choses j'en avais à faire avant la fin de la journée. Premièrement, il fallait absolument que je passe à la bibliothèque pour trouver un dictionnaire de français. Heisuke m'avait bien aidé pour l'un de nos devoirs en la matière mais je me voyais mal me reposer une fois de plus sur lui pour le prochain que l'on devait rendre. Deuxièmement, il fallait que je refasse correctement une partie de mes synthèses pour le cours d'Odashi-sensei si je ne voulais avoir du retard pour ce cours-là aussi et puis, je devais aussi penser à m'occuper de Chibi, mon nouveau petit pensionnaire canin, vu qu'il y avait peu de chance pour que mon colocataire y fasse vraiment attention. Et puis en plus de tout ça, vu le temps qu'il commençait à faire, je doute sérieusement qu'on puisse vraiment continuer à profiter de notre petit matin photo comme aux premières heures.

C'est sans trop traîner en chemin que je repris la route vers la U-1. J'hésitais quand même à faire un saut au club de Kyudo pour voir s'ils avaient besoin de moi là tout de suite mais après un bref moment de réflexion je me dis que s'ils avaient besoin de moi j'aurais très certainement été appeler sur mon portable. Ce n'est pas comme si mon numéro était publique mais un bon nombre des membres l'avaient alors je ne pris pas la peine de m'inquiéter plus que ça.

Une fois arrivé à destination, je remarqua sans grande surprise que Brian n'était présent pas dans la chambre. Enfin, pas dans notre chambre je devrais dire car connaissant plus ou moins le spécimen je l'imaginais très bien squatter l'une des chambres plus loin en compagnie de filles qu'il ne reverrait sûrement pas le lendemain. Je ne cache pas que j'avais de l'admiration pour son côté franc et quelque peu téméraire mais son côté coureur de jupons à succès me laissait plutôt perplexe. Enfin, tant qu'il ne m'embarque pas dans ses histoires bizarres, il fait ce qu'il veut même si je doute grandement de ses chances de survie s'il continue sur cette lancée.

Sans trop me presser, je déposa mon sac sur le lit pas loin de Chibi qui dormait comme une buche malgré mon entrée dans la pièce et j'en sortis vite fait quelques photos datant d'Halloween qu'on m'avait donné seulement aujourd'hui. Comme à mon habitude, j'en choisi ma préférée avant de l'accrocher au côté des autres pressentent sur le mur au dessus de mon bureau. A force d'en accrocher, je commençais à me dire que d'ici la fin de mes études j'allais peut-être recouvrir l'ensemble du mur si mon coloc' ne me faisait pas de remarque entre temps. Bah, il y en avait quoi pour le moment ? Une vingtaine ? Peut-être un peu plus ? Pour tout dire je ne savais pas. Je les mettais petit à était après tout alors tenir des comptes … Les seuls chiffres que je retenais à leur sujet c'était plutôt les dates à laquelle celles-ci avaient été prisent. La nouvelle datait bien évidement de la soirée d'Halloween de l'établissement à laquelle Akihito avait accepté de m'accompagner malgré son peu d'intérêt pour les fêtes en général et sur laquelle on nous voyait avec les uniformes militaires que j'avais choisis moi-même pour cet événement, une autre juste à côté datait de l'année passée lors des vacances d'hiver et de ma rencontre avec Lutecya tendis qu'une autre, juste en dessous, l'une des premières que j'avais affiché avec la photo de mes parents représentait mes anciens amis de Tokushima. Ouep, honnêtement celle-là, elle remontait à loin. Pour qu'on soit tous les trois dessus ça voulait bien dire qu'elle avait été prise il y a au moins sept ou huit ans.

Sans vraiment y faire attention, je resta un moment à détailler les traits des personnes présentes dessus et c'est seulement au son provenant de la porte que je sortis de mes pensées. Je ne sais pas qui tu es toqueur anonyme mais tu viens de m'éviter un retour mental vers Tokushima qui m'aurait certainement foutu le cafard jusqu'à la fin de la journée. C'est donc sans attendre que je me dirigea vers la porte non sans lâcher un bref « j'arrive » au cas où le nouvel arrivant en doutait déjà avant d'ouvrir et de tomber nez à nez avec une petite tête rousse qui me disait étrangement quelque chose. A première vu et sûrement par habitude je cru tout d'abord à une fille venue demander après Brian pour je ne sais quelle raison mais avant que je pu sortir mon habituel « mon colocataire n'est pas là pour le moment » j'eus un léger bug. C'était comme si les détails que j'avais longuement détaillé il y a à peine quelques secondes venaient de se matérialiser là devant moi. Dire que j'étais surpris serait un parfait euphémisme et la nostalgie me faisait presque imaginer Ikaru nous rejoindre quand le prénom de la jeune fille en face de moi prit enfin place dans mon esprit. Kaori...

« Kaori ? » Dis-je sans cacher ma surprise. Une fois encore mes mots faisaient écho à mes pensées et vu le bug dans lequel j'étais en ce moment, je crois que j'aurais pu dire n'importe quelle phrase qui me serait passée par la tête.

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Tu veux un bonbon mon p'tit ?
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(#) Re: Toquer à la porte des souvenirs - Rikuo  Mar 22 Aoû 2017 - 16:41

Son corps battait plus vite qu'elle n'aurait imaginé. Kaori pensait pouvoir garder la tête froide, mais elle se trompait : une petite chance de revoir son ami d'enfance lui suffisait à perdre le contrôle de ses émotions. Elle n'avait jamais tourné la page, du moins pas autant qu'elle voulait bien l'avouer. Dès que quelque chose n'allait pas dans sa vie, les souvenirs revenaient. C'était un cycle sans fin qui la plongeait dans un état nostalgique qu'elle détestait. Quoi qu'il en soit, plantée devant la porte, son esprit tenta d'imaginer le Rikuo jeune adulte, en vain. Impossible de le visualiser différent que dans ses souvenirs sacrés.

À cause de cela, la jeune femme ne fut pas sûre de reconnaître l'étudiant qui ouvrait la porte. Si les cheveux noirs en bataille n'avaient pas changé, la taille et l'allure général n'avait plus grand chose à voir avec le collégien qu'il avait été. Elle resta figée dans une expression de surprise quelques secondes, ne revenant à la vie qu'à l'entente de son prénom. Ses lèvres s'étirèrent alors dans un immense sourire et sans réfléchir, son corps vint se jeter dans les bras de l'étudiant sans lui laisser le temps de réagir. Ce n'était pas forcément la réaction appropriée lors d'une retrouvaille après tant d'année, mais Kaori avait le sentiment de ne jamais l'avoir réellement quitté. Sûrement à cause des nombreuses relectures des lettres. Elle se blottit comme une enfant. Si cela le dérangeait, il n'aurait qu'à lui dire. Ce contact lui faisait tellement du bien. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas ressenti un tel apaisement qu'à ce moment précis. Son esprit se vida de toutes pensées l'espace d'un instant, avant d'être assailli par de très nombreuses questions. Ils avaient énormément de temps à rattraper. Instinctivement, la jeune femme s'attendait à reprendre leur relation là où ils l'avaient laissé, sans se demander quel était l'avis de Rikuo sur la question.

Ainsi, lorsqu'elle finit - à regret - par se séparer de lui, Kaori ne prit qu'une seconde pour le regarder avant que ses interrogations ne se bousculent vers sa bouche.

- Qu'est-ce que tu fais là ? Enfin, désolé, salut... Rah ! Je suis tellement surprise que je ne sais même pas par quoi commencer !

Un petit rire s'échappa de ses lèvres. Elle était nerveuse et incroyablement excitée. Son esprit ne parvenait pas encore à comprendre exactement ce qui se passait et, si elle s'écoutait, elle aurait courue dans le couloir en agitant les bras et en criant REGARDEZ C'EST RIKUO DE TOKUSHIMA !. L'once de raison qui lui restait l'empêcha cependant de faire n'importe quoi et risquer d'effrayer son ancien ami. Elle se contenta donc de garder son immense sourire béat et de l'observer un peu. L'étudiant était un être hybride entre le garçon de ses souvenirs et un parfait inconnu. Les traits de son visage, bien que définitivement plus adultes, restaient familiers. De même que son regard. En revanche, elle ne parvenait toujours pas à accepter sa taille. Il était vraiment immense et la lycéenne était à présent obligée de lever la tête pour voir son visage. Dire qu'à une époque, elle pouvait se moquer de lui parce qu'elle avait commencé sa croissance plus jeune. C'était si lointain et si proche à la fois.

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Kaori vous parle en #9C3F6F pour le japonais.


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