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 [Terminé] Être tranquille au soleil avec quelques macarons... Ou pas

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Miska Williams
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(#) [Terminé] Être tranquille au soleil avec quelques macarons... Ou pas  Ven 25 Aoû 2017 - 4:44

Être tranquille au soleil avec quelques

macarons... Ou pas

Ft. Eisley Scott



Ce lundi fut l'une de mes premières journées de cours dans ce nouveau lycée. Un lycée bien différent de celui que j'avais connu là-bas, à la maison. Oui, à mes yeux, il s'agissait encore de ma maison. Ma vraie maison, mon véritable chez-moi, mon monde. Il fallait bien l'admettre, l'atmosphère qui se dégageait de cet endroit était loin d'être désagréable. Ce n'était pas trop difficile de se diriger dans les différents bâtiments, les dortoirs étaient plutôt accueillants et les sanitaires suffisamment propres, et les espaces extérieurs apportaient une touche de verdure qui me manquait depuis notre départ de Dublin. Certes j'avais vécu dans une grande ville, mais l'Irlande était riche en paysages verdoyants. Il nous arrivait de partir en voiture à travers la campagne mes parents, Nevy et moi. J'avais beau ne pas être un grand amateur de la couleur verte, cette vague naturelle était bien plaisante et très relaxante. J'avais l'impression d'oublier mes angoisses, mes peurs, mes peines... Jusqu'à ce que mon frère revienne m'emmerder avec ses questions stupides et ses yeux ronds de mouton. Ce gamin avait le don de m'agacer quelque soit la situation. En vacances, en semaine, pendant le repas, le matin, devant la télé... Peu importait le moment, il avait le don de faire monter cette colère en moi. Une colère que je ne savais toujours pas expliquer. Nevy et moi nous entendions bien lorsque nous étions enfants. Toutefois, les choses avaient changé. J'avais changé. Malgré tous les événements plus positifs qui m'étaient arrivées durant ces dernières années, je n'arrivais pas à supporter davantage mon frère. Peut-être étais-je arrivé à un âge où les plus jeunes m'horripilaient ? Allez savoir, je l'ignorais. Quoi qu'il en soit, je pouvais être certain d'une chose : je me sentais perdu. J'étais arrivé depuis quelques jours déjà et, je ne sais pas, je n'arrivais pas à trouver mes repères au sein de cette école. Ce n'était pas un problème d'espace ou d'orientation, c'était autre chose. C'était... difficile à expliquer. C'était comme si il me manquait quelque chose pour trouver véritablement mes marques dans ce nouvel établissement. Quelque chose ou quelqu'un, peut-être...

Cette journée se passa lentement. Le cours de maths de ce matin n'avait rien de particulièrement trépident. Heureusement, je ne me sentais pas trop en retard par rapport aux autres élèves. Je craignais que mon niveau soit insuffisant pour un première année. A ma grande surprise, les premiers cours m'avaient rassuré, je n'aurais pas autant de travail supplémentaire à fournir que prévu pour m'ajuster au niveau de la classe. Je partais déjà avec un bon point. De plus, j'avais toujours eu quelques facilités en maths donc je ne pataugeais pas trop dans la semoule si je puis dire. Je butais sur quelques problèmes mais j'arrivais tout de même à m'en dépêtrer sans trop de soucis. Je n'allais pas abandonner face à de simples équations ! Je ne parlais pas à grand monde pendant les cours, si ce n'était personne. Je répondais du mieux que je pouvais lorsque le professeur m'interrogeait mais sinon, ma bouche restait fermée la plupart du temps. J'étais penché sur ma feuille d'exercices, mes cheveux encadrant mon visage et mes jambes croisées sous la table. Ainsi, je ne parlais pas. Je n'avais personne à qui parler et personne à aider. Je n'avais plus personne.

Les cours s'enchaînèrent par la suite et la journée se termina par le cours de sport. Etant assez sportif de base, les différents exercices me fatiguèrent bien évidemment mais ne m'épuisèrent pas. Je sortis donc transpirant de ce cours pour me rendre jusqu'aux douches. Je profitai de ces quinze minutes de relaxation pour chasser l'odeur désagréable dont mon corps était imprégné. Mine de rien, ce moment me fit du bien. Rien de tel qu'une bonne douche chaude pour se vider la tête. Une fois propre, je séchai ma peau à l'aide de ma serviette noire puis j'essuyai grossièrement mes cheveux blonds avant de m'en remettre à la technique du séchage à l'air libre pour me débarrasser du restant d'eau qui gardait mes cheveux humides. Lorsque je me jugeai être suffisamment sec, j'enfilai mon pantalon slim noir, un tee shirt à manches longues de cette même couleur puis, par-dessus, je revêtis ma veste en cuir bordeaux. Je terminai en laçant mes Converses en cuir noir et en nouant mon écharpe gris foncé autour de mon cou. Nous étions encore en hiver et ma mère m'avait ordonné de porter une écharpe par ce temps-là. De plus, avec mes cheveux encore légèrement mouillés, je souhaitais quand même minimiser mes « chances » de tomber malade. Il ne faisait pas -50°C mais je préférais assurer mes arrières. J'attrapai mon sac, le posai sur mon épaule et poussai donc la porte des douches. Je regagnai ensuite l'extérieur, rentrant un peu ma tête dans mes épaules à cause du vent frais qui se faisait sentir.

Quelques pas plus loin, je commençai à m'accoutumer à la température et me rapprochai du parc de l'université. Je me sentis comme détendu lorsque l'herbe verte se courbait sous mes pieds. Mes yeux bleus explorèrent les alentours et se posèrent sur un banc tout simple qui ne demandait qu'à être occupé. Je m'en approchai donc, les mains plongées dans les poches de ma veste. Je m'assis avec précaution et posai mon sac à côté de moi. Je consultai l'heure sur mon téléphone et vis qu'il était temps de prendre le goûter. Un sourire enfantin se dessina sur mon visage et je sortis de mon sac une jolie boîte en carton sur laquelle était dessiné le logo de Ladurée. Une étincelle de gourmandise illumina mon regard lorsque j'ouvris le petit paquet et découvrit quinze macarons au chocolat disposés soigneusement à l'intérieur. Ces gâteaux étaient mon petit plaisir que je m'étais offert récemment en économisant mon argent de poche. Je pris soin de m'installer confortablement sur mon banc et sortis de mon sac un livre de Stephen King que j'avais recommencé à lire quelques jours auparavant. Un petit rayon de soleil me surprit si bien que je disposai mes lunettes de soleil noires, que je conservais toujours avec moi, devant mes yeux. Je lisais donc tranquillement mon livre, en piochant de temps à autre un macaron dans la boîte posée juste à côté de moi sur le banc. Un bon moment de répit n'était pas de refus.
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Eisley Scott
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(#) Re: [Terminé] Être tranquille au soleil avec quelques macarons... Ou pas  Ven 25 Aoû 2017 - 14:33

C'est un peu un nouveau départ pour moi, Sara n'est plus là et je suis livrée à moi-même. Ma carte de crédit est pétée de thunes donc si j'ai besoin de quoique ce soit mes petites jambes devront se bouger, chose que je n'ai pas fait le week-end dernier. Un pauvre type qui veut bien me rendre des services contre des billets, ça doit exister. Il n'y avait pas que des riches pure souche dans mon ancienne école, je connaissais des pauvres dont les parents s'endettaient pour payer les pensions et l'inscription. Tant pis, j'ai pas géré et je vais devoir tenir toute la semaine, avec la crasse de la cantine.

"Haruhissa, tu sais quels cours on a aujourd'hui? Ah nevermind, tu n'es pas de la même class que moi. Excuse-moi."

J'vais regarder vite-fait mon emploi du temps, parce qu'elle ne sert strictement à rien cette coloc'. Alors Lundi... Iiiirk quelle journée ! Y'a sport ! Voilà c'est bon ça me gave. Journée inintéressante en vue avec épuisement total à cause de ce cours de sport. Je sais qu'à mon dernier cours de sport j'étais en tran de rouler au sol. Comment veulent-ils que j'aille en ville après le sport? Je vais mourir sans pouvoir grignoter pendant mes donjons ce soir.

Le choix de ne pas brusquer le destin de lycéenne était le meilleur choix. Le règlement était clair, manquer des cours sans raisons valables était punitif. Pas question pour Eisley de perdre du temps aux punitions qui plus est, ternirait son image.

Quelle classe je me tape bon sang ! Ils sont tous plus débiles les un que les autres à suivre des cours aussi simple. Si seulement je pouvais sortir mon ordi' et jouer en cours... Si seulement c'était viable. Laisse tomber l'image de chiottes que j'aurai ensuite. Je dois me rabaisser à leur niveau pour socialiser, car c'est important pour mon grade de princesse tssk. Je suis souriante, je brille de mille feus à part ma jupe que j'ai mal repassé et mon col un peu froissé, bref des détails. La plupart des filles sont sottes à mourir et les garçons? On dirait des filles. Shwarzie par exemple, une vraie nenette ce gars. J'ai envie de gerber quand je vois qu'il sort avec une fille plutôt cool Haruka, nan en fait ça reste trash. Ce roux là, il à l'air cool, au moins il se démarque des autres par ses cheveux, c'est déjà ça. Je ne vais pas passer tout le monde en revu non plus si j'arrive à me faire des amis et des esclaves ça sera suffisant.

L'heure du midi sonnait ce qui marquait la pause déjeuner. La plupart allaient à la cantine pour reprendre des forces.

Suivre les gens, puis Manger, manger, manger, manger, manger, manger, manger, manger, manger...

Il peuvent pas arrêter de me poser des questions? Ils sont stupides, ça se voit pas que je suis anglaise? Pourquoi je devrais leur faire un exposé de mon pays alors que Gaagle existe pour tout ça. Je mange moi, c'est blasant de répondre à tout le monde. Obligée de sourire et de parler, ils ont jamais sourit en mangeant et ils savent pas à quel point c'est difficile. Pire, la bouffe est infecte.

Tout ce qui préoccupait la princesse en pensant au repas était de se ressourcer un maximum en prévision du cours de sport en fin de journée. Allait-elle y survivre?

L'erreur, l'erreur ! J'ai mangé beaucoup trop vite et à une heure de ce foutu cours de sport, je sentais bien que j'étais au bout de ma vie. Mon estomac n'est pas optimisé pour ce genre de remplissage. Le passage aux toilettes s'impose, on va faire comme les boulimiques sur internet, si ça peut me soulager avant le sport...

Après un bon vomissement volontaire dans les WC qui étaient propres avant le passage d'Eisley, la blondinette reprenait la forme, elle se sentait légère et prête à tout surmonter !

Tant pis comme dirait l'autre, c'est de l'art. J'touche pas au vomi, c'est plus le mien le moment où c'est sorti de mon corps. Pas vu pas pris hein? Au moins j'étais parée au cours de sport, c'est ce qui compte. J'étais vraiment bien en fait. Je courais pour aller au prochain cours comme si j'étais sur un nuage. Je vais cartonner en sport je le sens !

La réalité était tout autre. Eisley était à la ramasse tout du long pendant le cours de madame Fuki. Elle n'était vraiment pas satisfaite d'Eisley. C'était presque une blague de voir Eisley tomber pour rien, rater des mouvements basique. Désespérant était loin de décrire le  désastre que la petite faisait là.

Je me sentais dans les bonnes conditions mais le sport c'était pas pour moi. Nakuru-sensei était pas très contente de moi. Au moins c'était terminé. Ma journée aussi d'ailleurs. Je suis passée au refectoire prendre un peu de soda sinon j'allais m'étaler au sol.

La petite fille allait rejoindre les dortoirs afin de reprendre sa vie dans les films et animes au lit et bien au chaud. Le soucis c'est qu'elle s'est perdue et se dirigeait dans le parc.

Il est où ce dortoir... J'étais sûre d'avoir pris la bonne direction. J'en peux plus je suis fatiguée à l'aide aidez-moi. Oh, lui c'est l'un des étrangers de ma classe,  il fait quoi ici? On est en hiver mec il fait froid tu m'donnes froid là... Bouge sérieux... Oh oooooooooh... Que vois-je?

Eisley lorgnait sur la petite boîte de aux côtés de Miska. C'était quelque chose dont elle connaît particulièrement bien. Des macarons de très bonne qualité étaient là en face d'elle. C'est la première fois depuis qu'elle est au Japon, qu'une chose de sucré et d'aussi bonne qualité se présentait devant Eisley.

J'en veux... J'en veux ! J'en veux !!!!!! En plus après ce sport et toute cette marche, du sucre me ferait tellement de bien à la panse.

"Williams? Puis-je vous demander un de ces macarons s'il vous plaît? J'en ai mangé il y a longtemps et je pourrais reconnaître ces choses de très loin ! J'adorerai pouvoir me mettre sous le palet une de ces merveilles !"

Eisley rayonnait et cette fois-ci naturellement. Elle même ne se rendait pas compte qu'elle souriait sans forcer. Elle ne se rendait pas compte aussi qu'elle gênait Miska en pleine lecture, surement car ses yeux ne quittaient pas la boîte de macarons.

J'ai de l'argent sur moi et je dois être la plus mignonne de la classe alors il ne peut pas refuser ma demander Puis oui, au pire la corruption... Mais je ne partirai pas sans en avoir un.

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(#) Re: [Terminé] Être tranquille au soleil avec quelques macarons... Ou pas  Ven 25 Aoû 2017 - 20:54

Être tranquille au soleil avec quelques

macarons... Ou pas

Ft. Eisley Scott



Ce serait mentir de dire que je ne ressentais pas la fraîcheur qui régnait sur le parc. J'étais parfaitement conscient du vent qui venait me piquer les joues à la manière de petites aiguilles, de mes mains dont la température continuait de baisser au fur et à mesure du temps qui s'écoulait, du bout de mon nez qui se refroidissait légèrement... C'était dans des moments comme celui-ci que je me réjouissais de posséder des cheveux de cette longueur. Mes oreilles, ainsi cachées derrière quelques mèches blondes, étaient plus à l'abri du froid et de la brise. De plus, j'avais la chance de n'être que très peu frileux. En effet, me promener dans la neige durant l'hiver et me rouler dedans à l'occasion ne m'avait jamais réellement gelé sur place. J'avais froid hein, n'exagérons rien. Toutefois, je le supportais beaucoup mieux que certaines personnes de mon entourage, que mon frère notamment. Pour une fois que je pouvais me vanter de posséder une qualité dont il n'était pas pourvu, je n'allais sûrement pas me gêner ! J'étais d'ailleurs certain qu'à l'heure actuelle, il devait porter sur lui au moins trois couches de pulls, un bonnet, des moufles beaucoup trop grandes pour ses mains de nain et une écharpe dont l'épaisseur valait au moins deux fois celle qui protégeait mon cou en ce moment. Sa santé était fragile depuis ses plus jeunes années donc ma mère redoublait de précautions à chaque fois que la température baissait de quelques degrés. Remarquez, ce spectacle était toujours génial à voir. Nevy avait l'air tellement ridicule avec toutes ces fringues sur lui. Avec ses cheveux claires, on dirait bibendum le gamin. Même après douze ans, c'était toujours aussi irrésistible. Je ne pouvais pas m'empêcher d'exploser de rire le voyant avec sa mine déconfite. Je dus d'ailleurs retenir un ricanement lorsque cette image réapparut dans mon esprit. Merci maman de me faire ce merveilleux cadeau à chaque hiver.

Ce fut donc avec le sourire aux lèvres que je me laissai absorber par mon bouquin. Malgré la fraîcheur de cette fin d'après-midi, le soleil avait décidé de se montrer et de réchauffer quelque peu l'air de Kobe. Ses rayons allaient pouvoir terminer le séchage de mes cheveux qui dégageaient un parfum de vanille suite à la douche que j'avais prise quelques instants plus tôt. Cependant, le ciel conservait cette teinte blanchâtre particulièrement éblouissante. J'avais donc bien fait d'emporter mes lunettes, c'était certain. Alors que je saisissais mon quatrième macaron et que Jack Torrance et sa femme commençaient à s'entre-tuer à travers les lignes de mon livre, une petite voix un tantinet agaçante vint gâcher cette scène de mon roman qui méritait toute mon attention.


« Williams ? »

Pardon ? Je regardai dans la direction de la jeune fille, mon macaron bloqué entre mes dents. J'haussai un sourcil, décontenancé par sa manière de s'adresser à moi et par son ton faussement innocent. J'étais quoi ? Un larbin ? Elle poursuivit sur la même lancée alors que je relevai mes lunettes sur ma tête.

« Puis-je vous demander un de ces macarons s'il vous plaît ? J'en ai mangé il y a longtemps et je pourrais reconnaître ces choses de très loin ! J'adorerais pouvoir me mettre sous le palet une de ces merveilles ! »

Ah je comprenais mieux. J'avais déjà vu cette petite greluche aux cheveux blonds. Elle était également en première année et assistait donc aux mêmes cours que moi. Eisley Scott non ? J'avais été témoin de ses manières plus qu'exécrables pendant la classe ainsi que lors de la pause du midi... Il ne m'avait pas fallu beaucoup de temps pour comprendre qu'elle venait d'Angleterre. Déjà de par son nom et puis, les gens n'étaient pas très discrets dans le coin. Une snob anglaise à tous les coups. Pas étonnant en voyant comment elle se comportait. Quand elle eut fini son petit numéro de fifille bien propre sur elle et imbue de sa personne, je la fixai d'un regard dédaigneux et ennuyé. Elle se croyait où celle-là ? Aux dernières nouvelles on n'était pas amis. Si elle voulait à manger, elle avait qu'à se débrouiller et aller en acheter elle-même. J'avais une gueule de supérette peut-être ? Si tu me l'avais demandé plus simplement ma p'tite, pourquoi pas mais là, pas question. Pas avec cette attitude qui était parfaite pour m'énerver. Je pris donc bien mon temps pour mâcher mon macaron. J'en savourai bien le goût sucré, le bon goût du chocolat dont j'étais particulièrement friand. Une fois chaque bouchée convenablement mastiquée et avalée, je m'adressai à Eisley, qui louchait sur mes gâteaux, dans notre langue maternelle à tous les deux, un sourire en coin sur le visage.

« Et bien je suis dans le regret de vous dire, Scott, que je ne suis ni un supermarché, ni un distributeur de nourriture. Vous allez donc me faire le plaisir de faire comme tout le monde, c'est-à-dire de bouger vos fesses de princesse à deux balles et de trouver de quoi satisfaire votre palet par vos propres moyens. En vous remerciant », conclus-je en imitant son ton exaspérant.

Mon sourire s'effaça et laissa place ensuite à une expression froide et sévère. Ce genre de personne et de comportement était tout ce qui fallait pour froisser mon humeur. Quand même merde, on ne pouvait même pas profiter de quelques minutes de tranquillité ici ! Il fallait toujours que quelqu'un soit là pour me gâcher mon plaisir.

« Si seulement il était là », songeais-je une nouvelle fois, aujourd'hui.

Je replaçai mes verres teintés devant mes yeux bleus et me reconcentrai sur mon bouquin, espérant que cette fille aurait compris et me laisserait tranquille.
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Dernière édition par Miska Williams le Sam 26 Aoû 2017 - 23:36, édité 2 fois
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(#) Re: [Terminé] Être tranquille au soleil avec quelques macarons... Ou pas  Sam 26 Aoû 2017 - 2:38

Quel chien, franchement c'est qu'un macaron ! Pourquoi n'a-t'il pas voulu m'en filer un. Juste, un. En Angleterre pour un sourire on peut avoir pas mal de choses ! Williams me semble absorbé par son livre, puis j'ai l'air de le déranger. Froid comme un typical emo tien. Si il n'avait pas ses macarons je ne l'aurai même pas calculé.

Eisley regardait Miska puis les macarons, puis Miska, puis les macarons, puis Miska, puis les macarons, puis Miska, puis les macarons avant de fixer Miska pour de bon.

Je veux les macarons. J'en veux juste un... Et vu son sale caractère je n'en aurai pas si je continue à le souler.  Je devrais peut-être rentrer, l'ignorer et faire mes donjons sur mon jeu avant de prendre du retard. Je vais attendre un peu quand même sans le gêner si il change d'avis. Avec un peu de chance il viendra me parler pour me proposer des macarons en me voyant patienter comme une cruche. C'est peut-être quelque chose qui va l'agacer, vu qu'il a été cash, pas de macaron en faisant la princesse ou je ne sais quoi. Réfléchi Eisley, qu'est qu'un emo froid qui a des problèmes pour sentir qu'il fait vachement froid en hiver, et bien sûr ne semblant pas aimer les petites choses mignonne voudrait en échange d'un macaron.

La blondinette s'est arrêtée de sourire après 3 minutes en face de Miska à réfléchir avant de se reculer juste assez pour que ses petites bottes touchent l'herbe. Quelques coups de mains sur sa jupe pour la défroisser avant de rabaisser au plus bas son manteau d'hiver, Eisley s'asseyait les jambes et genoux repliés et resserrés le petit derrière sur les bottes. Un petit soupir s'échappait de la bouche d'Eisley avant de tomber jupe sur l'herbe en arrière pour s'asseoir confortablement. La réalité repris le dessus et le froid de l'herbe humide ont choqué EIsley qui tirait une petite mine de dégoût.

Je ne sais vraiment pas qu'est-ce que je fais, j'ai l'arrière train mouillé et il fait froid. Je fixe un type qui n'a pas l'air de m'aimer en plus. Je crois que ma détermination à avoir un macaron de cette boîte prend le dessus. Au point où j'en suis je pourrais l'insulter dans ma tête tout du long ça ne résoudrait pas mon problème de macarons... Williams est un étranger comme moi, peut-être qu'il se sent seul, loin de sa famille, ou peut-être qu'il a décidé de lui-même, en tout cas ce serait vraiment un pauvre con d'avoir fait ça sans en prendre conscience. Bon voyons si la sociologie que j'étudie de mon côté m'aide hein...

La blondinette était là sur l'herbe depuis suffisamment de temps pour que son petit cul et l'herbe dessous soit à température humaine, donc acceptable comme point de repos. Son téléphone en main, elle envoyait des messages à ses amis d'Internet. La mine de la petite était naturelle, soit, ennuyée toujours en fixant son téléphone. Elle attendait rien en particulier, peut-être que Miska se manifeste, ou elle-même se manifeste.

Je ne pensais vraiment pas que j'allais tomber dans ma propre théorie... Je me retrouve à discuter avec Sara par messages instantanés. Elle me manque aussi, j'ai déjà oublié mes clefs au dortoir, j'ai déjà eu des problèmes avec la prof' de sport et le pire c'est le temps que je prends pour ranger mes affaires. C'est bien difficile tout ça sans toi Sara. J'en oublie totalement mon image d'élève modèle au passage, boarf de toutes façons Williams doit s'en foutre.

Ca se voit que vous n'êtes pas de la région, vous vous intégrez bien?

C'était dit d'une façon naturelle et en anglais pour respecter Miska, cependant elle était ennuyée par la situation. La jeune aurait préféré ne pas se montrer sous cette facette mais c'était trop difficile de retrouver le sourire, surtout en considération de la journée difficile qu'elle a eu.

Je me serais bien allongée mais je ne crois pas pouvoir supporter de sécher l'herbe à cette heure-ci. Plus qu'à attendre qu'il bouge aux dortoirs que je ne me perde pas à y aller seule. J'ai juste envie de rentrer, pas aux dortoirs mais au manoir.

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(#) Re: [Terminé] Être tranquille au soleil avec quelques macarons... Ou pas  Dim 27 Aoû 2017 - 1:32

Être tranquille au soleil avec quelques

macarons... Ou pas

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N'importe qui aurait pu trouver mon comportement déplacé en constatant le manque de « respect » dont je faisais preuve vis-à-vis de la petite blonde. Sur le coup, je ne me rendais jamais compte du poids que pouvaient avoir mes mots lorsque je les laissais s'échapper de ma bouche. Depuis quelques années, j'avais essayé de m'améliorer sur ce point afin de paraître moins sauvage. C'était ainsi que mes professeurs m'avaient toujours qualifié. Leur jugement si hâtif me troublait fortement à l'époque. Comment est-ce que des personnes censées t'instruire, et donc en quelque sorte t'aider, pouvaient se permettre de porter un regard aussi critique et réducteur sur leurs élèves ? Comment était-il possible de se voiler la face à ce point et de ne pas chercher à voir ce qui se cachait derrière l'évidence ? Certes personne n'était né avec le don de deviner des faits sans les avoir préalablement constatés. Non, c'était impossible. A bien y réfléchir, il était sans nul doute plus aisé pour moi de blâmer ces enseignants, ainsi que toutes les personnes partageant leur opinion, plutôt que de me remettre en question. J'avais très souvent joué cette carte de la facilité lorsque j'étais plus jeune, rejetant sans cesse la faute sur les autres. Trop immature et stupide pour comprendre que le véritable fond du problème ne pouvait être réglé que grâce à une prise de conscience de ma part. Il me fallait apprendre à changer, à faire des efforts. Il me fallait apprendre à grandir.

Cette tâche était quotidienne car, chaque jour, je me retrouvais confronté à une nouvelle situation mettant à l'épreuve ma patience et ma tranquillité. Je ne pouvais le nier, je ne parvenais pas à maîtriser en permanence mes émotions. Je devais être destiné à vivre avec ce tempérament pendant encore quelques années, au moins. Même si je ne remplissais pas le rôle du gentil garçon angélique et serviable, de réels progrès avaient été faits. A mon échelle, ils avaient été faits. Si ce n'était pas le cas, la petite Scott aurait encaissé plus que de simples paroles pour lui faire comprendre que sa présence n'était pas désirée. Elle pouvait s'estimer heureuse du traitement qu'elle avait reçu, si l'on tenait également compte de mon humeur du jour. Ce lundi n'était pas particulièrement radieux pour moi, ce qui jouait souvent en la défaveur des personnes voulant m'approcher. Mais aujourd'hui, je ne désirais pas m'épuiser à hurler sur tout ce qui bougeait. Aujourd'hui était un jour sans pour moi. Espérons que les suivants ne lui ressembleraient pas.

Mon état d'esprit devait sans doute affecter mes actions. En effet, d'habitude, je ne ressentais aucun remord à repousser quiconque venant m'aborder d'une manière qui ne me plaisait pas. Toutefois, aujourd'hui, mes yeux se reposèrent sur les pages de mon livre mais mon cerveau ne semblait pas disposé à recevoir les informations qui m'étaient données par le biais de mon roman. Je fixai pendant un moment qui me parut bien long, la même page sans décaler d'un millimètre mon regard caché par mes verres opaques. Au bout d'un certain temps, je sentis ma gorge se nouer et mon ventre se tordre. Cela m'empêcha de rester concentré sur mon intrigue. Pourquoi cela m'arrivait-il maintenant ? Du mouvement venant d'en face de moi attira mon attention. Sans bouger la tête, je levai les yeux et observai discrètement les actions de la petite blonde, à l'abri derrière mes lunettes noires. Je la regardai ajuster sa jupe puis s'asseoir sur l'herbe encore imprégnée d'eau. Je ne dis rien et contemplai cette grimace qui tordit son visage. Pourquoi faisait-elle cela ? Ce n'était pas très sûr pour sa santé de s'installer dans l'herbe mouillée. C'était d'autant plus risqué en cette saison. Était-elle stupide ou bien inconsciente ? Cette pseudo innocence qu'elle exhibait quelques instants plus tôt semblait s'être noyée dans l'eau qui luisait sur les brins d'herbe. Je restais à fixer ses doigts pianotant lorsque je fus tiré de mes pensées.


« Ça se voit que vous n'êtes pas de la région, vous vous intégrez bien ? »

Sa voix était différente et son sourire avait disparu. En avait-elle vraiment quelque chose à faire de mon intégration à Kobe ? Pourquoi s'y intéresserait-elle ? Tout ce qu'elle pouvait convoiter chez moi étaient les macarons posés à ma droite sur le banc. Pourquoi s'emmerderait-elle à taper la causette avec moi ? J'ignorais si elle était sincère mais que voulez-vous. Aujourd'hui, je ne voulais pas me fatiguer en me torturant l'esprit. Je relevai la tête de derrière mon bouquin et répondis d'une voix monotone.

« On pourrait dire les choses comme ça », répondis-je sans grande conviction, mon accent différant légèrement du sien qui témoignait de ses origines anglaises pures.

Je ne remarquai qu'une fois ma réponse formulée que j'étais en train de serrer ma croix entre mes doigts. Depuis combien de temps faisais-je cela ? Je soupirai et relâchai mon collier. Sasha disait que cela m'arrivait à chaque fois que je traversais un moment stressant ou angoissant. Foutu tic tiens. Je regardai un moment le sol qui scintillait sous l'effet des timides rayons de soleil qui venaient se refléter sur les gouttes d'eau éparpillées dans la pelouse. Mes yeux clairs retombèrent ensuite sur Scott dont le visage était toujours aussi grave. Je levai les yeux vers le ciel et soupirai une nouvelle fois.

« Ce n'est pas bien malin de rester assise par-terre, le cul trempé. Aller viens avant de choper une merde. »

Ainsi, je saisis mon sac installé à ma gauche et le déposai à mes pieds afin de faire une place à la jeune blonde sur le banc. Je croisai ensuite mes jambes et pris un nouveau macaron de la boîte situé à ma droite.


« Tu es quelqu'un de bien Miki, je le sais. Et je sais que tu le sais au fond de toi. »

J'esquissai un petit sourire en me remémorant la voix de mon meilleur ami. Hé, peut-être avait-il raison après tout.
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Dernière édition par Miska Williams le Lun 28 Aoû 2017 - 3:32, édité 1 fois
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Eisley Scott
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(#) Re: [Terminé] Être tranquille au soleil avec quelques macarons... Ou pas  Dim 27 Aoû 2017 - 16:57

Je crois que ce qu'il a dit est totalement passé à la trappe, du moins sa réponse à ma question. De toute façon c'est les réponses bateau qui passent bien à n'importe quelle questions. J'étais pas prête par contre qu'il me demande de venir s'asseoir à côté de lui. Je le voyais plutôt à se pendre à l'arbre comme tout bon émo qui devraient s'assumer (ce qui veut dire 99% des émos qui parlent sans agir). Je crains le pire de la part d'une tête de con pareille. J'étais bien sur l'herbe, pourquoi je me suis mise à me lever? Mon petit bord tout chaud, je vais l'échanger pour me poser sur un banc froid, super Eisley. Niveau évaluation du risque c'est un zéro pointé. Je fais de plus en plus de choses que je ne devrais absolument pas faire. Du moins je ne fais pas sans Sara.

Je me souviens quand je m'enfuyais des bourges qui veulent faire poney-polo ou je ne sais pas quel sport débile à dos de poneys. J'étais derrière l'étable dans un trou entre deux bottes de pailles,.Sara prenait qu'un quart d'heure pour me retrouver. Pas la peine de compter sur quiconque d'autre. Elle ne souriait jamais, c'était dans sa formation afin de rester la plus neutre possible, je suis persuadée que je la manque autant qu'elle pour ma part. J'ai beau me comporter tout le temps en princesse bien éduquée face à elle, je sens bien qu'elle était plus que là pour moi. C'est la mère que je n'ai pas eu auprès de celle qui a accouché de ma petite tête. Un petit "Eisley, par ici !" pour que j'obéisse. C'est un peu cet impression que j'ai avec Miska, mon corps a du penser à Sara je ne sais pas.

J'ai ris en m'asseyant, j'ai imaginé Williams en maid me demandant de m'asseoir. Je commence vraiment à dévier. Je dois être fatiguée. Au moins je n'étais pas seule. C'est super difficile de se comporter de la bonne façon devant autant de monde constamment... Ca commence à partir du réveil et ça se termine au moment de dormir. A la limite quand je vais aux toilettes, je m'éclate quoi. Quand je suis sur le PC il y a tout le temps quelqu'un pour me regarder, ou qui peut me gêner.

Eisley s'est assise sur le banc à la gauche de Miska en rigolant un peu avant d'avoir la mine qui fond à nouveau. Il commençait à faire froid, surement car la partie du banc où elle s'est assise était froid. La petite a attrapé ses jambes pour se mettre en boule sur le banc. La petite semblait perdue dans ses pensés. Elle fixait l'horizon voyant le soleil s'en aller doucement.

Je ne voulais pas te gêner Miska, excuse-moi.

Les paupières de la blonde étaient lourd et ça se voyait. Ses yeux se fermaient tout seuls. Elle avait tutoyé Miska sans s'en rendre compte. D'un coup, le téléphone d'Eisley s'est mis à vibrer. Son père lui envoyait un message de Californie. La petite repris toute son énergie et souriait, un sourire radieux et spontané.

Bon sang il faisait le même temps ici y'a quelques heures, il y a presque une journée entre sa photo et moi à Kobe, c'est excellent ! Faut que je lui montre !

Eisley tendait son téléphone à Miska comme une petite fille qui voulait montrer quelque chose de génial à un ami. Elle se rendait vite compte que c'était Miska et pas un ami. Elle n'en avait tout juste une qui n'était pas sur les lieux. A ce moment, la petite princesse était déchue et se recroquevillait à côté de Miska.

"Je ne me sens pas bien en classe. C'est pour ça je demandais. Tu connais Lauden?"

J'ai faim, je crois que c'était ce qui me motive à parler de ça. Peut-être que Williams n'était pas un émo entièrement, après-tout il mange des choses des choses de très bonne facture. Faut peut-être que je pense à faire ce que je voulais faire à la base... C'est-à-dire de vivre de ce que j'ai envie...

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Miska Williams
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(#) Re: [Terminé] Être tranquille au soleil avec quelques macarons... Ou pas  Lun 28 Aoû 2017 - 3:26

Être tranquille au soleil avec quelques

macarons... Ou pas

Ft. Eisley Scott



Étais-je vraiment quelqu'un de bien ? Ou alors étais-je en train de devenir quelqu'un de faible ? Très franchement, je ne saurais le dire. J'ignorais la réelle nature de mes sentiments à l'égard de la petite blonde. J'ignorais quelles étaient mes motivations. Je ne savais pas si j'agissais par remords, par pitié, ou bien par gentillesse. Tout était si confus dans ma tête ces deniers temps, c'était à s'en taper des migraines pas possibles. Heureusement pour moi, j'arrivais à maintenir la cadence au niveau des cours. Les choses étaient suffisamment difficiles pour moi sur le plan personnel alors je me devais au moins d'assurer du côté scolaire. Il le fallait, je n'avais pas le choix. C'était le moins que je pouvais faire pour soulager mes parents de toutes ces années d'inquiétude et de culpabilité. Toutes ces années durant lesquelles j'avais été la victime de gamins stupides et ingrats, toutes ces années durant lesquelles j'avais souffert sans que ni ma mère, ni mon père ne se soit douté de quelque chose. Je leur en avais voulu, au début. A l'époque, je me répétais chaque jour que s'ils n'avaient pas été si aveugles comme l'avaient été mes professeurs, je n'aurais jamais eu à supporter tout cela. A l'époque, je blâmais toujours les autres pour les erreurs que je commettais. A l'époque, je n'avais pas conscience du mal que je causais autour de moi et des souffrances que j'infligeais moi-même à mes parents. Il avait fallu qu'un petit garçon aux cheveux roux habillé en rayures montre le bout de son nez pour m'ouvrir les yeux. En fait, j'avais été le plus aveugle de tous dans l'histoire. Alors, étais-je vraiment quelqu'un de bien ? Allez savoir...

La petite Scott s'approcha de la place que je lui avais proposée. Je la regardai faire, intrigué par l'amusement dont elle faisait preuve. Pourquoi riait-elle ainsi ? Peut-être était-ce mon changement d'attitude, je n'en savais rien. Je ne cherchai pas à comprendre sur le coup et haussai brièvement les épaules. Le silence retomba de nouveau. Allais-je enfin pouvoir reprendre le cours de mon histoire ? Telle était la question. Je m'éclaircis la gorge et entrepris de continuer mon roman. Alors que j'étais parvenu à lire quelques lignes, je sentis la blondinette s'agiter à côté de moi. Je n'y prêtai pas plus attention et tournai la page de mon livre. Je fus alors pris de court par la voix de la petite.


« Je ne voulais pas te gêner Miska, excuse-moi. »

Mes yeux s'écarquillèrent en attendant cette phrase plus qu'improbable de la part d'Eisley. Nous ne nous connaissions pas très bien, voire pas du tout si je puis dire, mais je l'imaginais mal présenter des excuses gratuitement à quelqu'un l'ayant envoyée chier quelques minutes auparavant. Elle avait même laissé de côté cette manie de m'appeler par mon nom de famille. Et beh, je n'en demandais pas tant. Après, elle n'étais peut-être pas sincère, il ne fallait pas occulter cette éventualité. Voyant le soleil s'éclipser peu à peu, je saisis mes lunettes entre mes doigts, dont les ongles noirs étaient fraîchement vernis de la veille, et me penchai pour les rangeai soigneusement dans mon sac planté à mes pieds. J'en profitai pour y déposer également mon livre, sentant bien qu'il me serait difficile de poursuivre ma lecture. Je soupirai en me redressant puis j'appuyai mon dos contre le dossier du banc, les yeux clos. Au bout de quelques secondes, je les rouvris et répondis calmement.

« Ne te prends pas la tête pour ça, y a plus grave. »

Je laissai ma tête tomber légèrement en arrière et regardai le ciel. La journée allait bientôt toucher à sa fin. J'avais hâte de m'emmitoufler dans mes draps chauds et de piquer un somme. Le lit du dortoir en venait à me manquer. Décidément, quelle journée. Sentant la fatigue m'envahir, je me frottai les yeux mais je fus toutefois incapable de retenir un bâillement. Je plaçai ma main devant ma bouche et fus interpellé par un bruit provenant de ma gauche. Alors que mon bâillement s'acheva, je redressai la tête et retrouvai le visage souriant d'Eisley. Ce sourire semblait cependant différent de celui qui m'avait agacé tout à l'heure. Il avait l'air... sincère ? Bof, je n'en savais rien en fait. Il ne fallut pas plus d'une poignée pour que la petite blonde me montre son téléphone. Je reculai légèrement la tête et fis une mine perplexe. Euh oui... En quel honneur me montrait-elle la photo d'un monsieur visiblement chicos qui venait de lui être envoyée sur son téléphone ? Je supposai qu'il s'agissait de son père. J'espérais qu'il s'agissait de son père ! Parce que, on ne va pas se mentir, un mec de cet âge-là, friqué, envoyant une photo de lui à une adolescente de quatorze ans... Ce serait un peu glauque, limite crade, si ce n'était pas son père ou AU MOINS quelqu'un de sa famille. Soyons franc, j'avais un peu le cul entre deux chaises à ce moment-là. Soit je soulevais l'absurdité de son comportement, ce qui était mon premier choix. Soit j'improvisais et trouvais autre chose. Ma mère m'avait toujours répété qu'il fallait être poli avec les autres. Ouais bah la politesse, t'es bien gentille maman mais là, j'avais du mal à la trouver... Mon visage était resté bloqué sur une expression d'étonnement lorsqu'Eisley éloigna son téléphone de moi. Ouf, sauvé. C'était bizarre comme moment... Mais, pas le temps de souffler, la petite blonde reprit la parole.


« Je ne me sens pas bien en classe. C'est pour ça je demandais. Tu connais Lauden ? »

Attendez, halte ! Temps mort ! « Pas bien » ? Comment ça « pas bien » ? Mal du pays ? Le manque de sa famille ? Ou bien celui de sa vie de princesse prout prout ? Voilà qu'elle m'embrouillait encore plus l'esprit. Peut-être avait-elle remarqué l'incertitude qui transparaissait dans ma réponse précédente. Peut-être voulait-elle me brosser dans le sens du poil et tenter une nouvelle approche en jouant la petite fille toute tristoune ? Oh non voilà que le mal de crâne vint refaire surface... Oh la merde... Bon, aller Miki, ressaisis-toi et arrête de te torturer l'esprit. Pense à un truc plus positif, pense au chocolat. Eisley venait d'aborder cette enseigne de chocolats anglaise qu'était Lauden. Aller, réponds-lui !

« Oui j'en ai déjà entendu parler mais je n'ai jamais eu l'occasion de goûter leurs produits, je marquai une pause puis soupirai. Et puis, tu sais, je crois que c'est récurrent chez les étrangers de ne pas se sentir forcément à l'aise ou même bien dans un endroit inconnu, loin de chez eux. Le contraire serait même bizarre si tu veux mon avis », un timide sourire vint quelque peu égayer mon visage lorsque j'eus terminé cette phrase.

Je saisis cette fois-ci tout à fait consciemment ma croix et la portai au bout de mes lèvres. L'un de mes doigts jouait avec la chaîne rouge tandis que le reste de ma main tenait fermement le pendentif argenté que je coinçai entre mes lèvres. Le vent frais se remit à siffler, j'espérai qu'il n'apporterait pas avec lui des nuages chargés de pluie prête à nous tremper jusqu'aux os.
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(#) Re: [Terminé] Être tranquille au soleil avec quelques macarons... Ou pas  Lun 28 Aoû 2017 - 23:10

Le soleil s'en va vraiment trop vite, c'est l'hiver j'imagine qui fait ça. Il commence à faire sombre et j'ai envie de rentrer pour me mettre au chaud. Sachant que mon repas du midi a redécoré une cuvette, j'ai le ventre qui se creuse. Ce bougre avait ses macarons mais moi rien. Depuis toute petite je n'ai jamais eu faim à un point où comme sur internet les ogres rugissent. J'ai l'impression que j'en suis pas très loin. La honte si ça m'arrive. Pas question que je m'en aille maintenant en plus je vais me perdre pour de bon et je dormirai dehors si ça arrive. Si je ne fais rien il ne fera rien. J'ai tellement envie de lui dire à quel point il est con à rester là, pourquoi il bouge pas là...

"J'en commanderai un de ces quatre du Lauden. C'est l'une des meilleures maison de chocolaterie par chez moi."

Dit-elle à Miska en le regardant.

"M'as l'air très chocolat, tu prends que des macarons de ce genre là de ta boîte, je me trompe?"

J'avais l'impression que je le perturbais, depuis tout à l'heure Miska tenait son collier. C'est le genre de choses qu'on fait quand une personne pense à quelque chose fortement. En comparaison j'étais incapable d'exprimer quoique ce soit sincèrement. J'ai beau penser à pleins de choses, je ne sais vraiment pas ce qui m'attache à Sara ou quoique ce soit du manoir mais ça me manque.

Eisley se cacha la bouche avant de se recouvrir le nez avec son écharpe rose.

Ca me rappelle quand j'ai commencé à naviguer sur internet, discuter avec des personnes prises au hasard, et ça n'allait pas. On ne voulait pas m'adresser la parole. Je me donnais un style de noble alors que ça n'existe plus aujourd'hui etc. Tutoyer était, et l'est toujours, un signe de sauvagerie. Je n'ai jamais tutoyé quiconque dans le monde où j'étais en Angleterre. Vouvoyer était "toxic" pour toutes les communautés que j'ai pu squatter. J'ai jamais su quel monde était le plus vrai, le plus réel, et au Japon le niveau de respect est assez élevé, c'est pour moi normal de vouvoyer mes camarades, et vice-versa. C'est beaucoup moins le cas dans d'autres pays. Pourquoi je me mets à penser à ça?

J'étais tellement persuadée qu'étudier le comportement humain était le minimum pour que je puisse m'intégrer, mais je fais fausse route je ne sais pas comment se comportent les gens, en quelle situation, je n'y arrive pas, définitivement pas.

La petite fille était en boule sur le banc perdue dans ses pensés quand soudain un grondement bien roque se manifestait de son estomac.

C'était quoi ça, c'était moi? Fallait que ça arrive. C'était la limite de mon petit corps... La honte. Les lumières du parc s'allument, et il fait super sombre, j'ai plus envie de bouger. J'ai envie de rester là jusqu'à ce que Sara vienne me chercher, j'en ai vraiment marre d'ici... Dégage Miska j'ai pas envie que tu me vois comme ça, il fait trop noir pour lire, vas-t'en.

Eisley s'allongea là sur le banc en boule, en position latérale de sécurité, espérant que ce cauchemar allait finir...

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« Elève ; en 1ère année »
(#) Re: [Terminé] Être tranquille au soleil avec quelques macarons... Ou pas  Mar 29 Aoû 2017 - 1:01

Être tranquille au soleil avec quelques

macarons... Ou pas

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L'hiver se faisait sentir de plus en plus en cette soirée de janvier. Le ciel s'obscurcissait à une vitesse déconcertante, la température dégringolait petit à petit. Je fus d'ailleurs surpris de remarquer un petit nuage de buée s'extirper de ma bouche alors que je tenais toujours mon pendentif entre mes lèvres. Putain il devait commencer à faire bien froid, je n'y avais pas fait attention. Il fallait cependant prendre en compte que mes pieds, emmitouflés dans une bonne paire de chaussettes chaudes, étaient nichés au fond de mes chaussures en cuir et que mon écharpe était plutôt efficace dans son rôle de protéger mon cou du froid qui s'était accentué. Mes cheveux avaient également eu le temps de sécher donc ma tête n'était plus mouillée et par conséquent moins sensible à la fraîche. Je commençais seulement à ressentir des picotement dans le bout de mes doigts ainsi que dans celui de mon nez. De légères difficultés à respirer m'indiquèrent qu'un rhume était à prévoir pour les prochains jours. Super, je m'étais encore une fois montré très intelligent en traînant dehors en plein hiver et en plus avec les cheveux humides. Des baffes, sérieusement des baffes. Je reniflai timidement en faisant attention de ne pas trop faire de bruit. Je devais rester un minimum propre et poli quand même. Je ne venais peut-être pas d'un milieu extrêmement bourgeois, moi, mais savoir faire preuve d'un minimum de tenu était quelque chose d'élémentaire. En tout cas il me semblait que cela l'était. Le silence fut de courte durée car Eisley aborda de nouveau le sujet de cette boutique anglaise.

« J'en commanderai un de ces quatre du Lauden. C'est l'une des meilleures maisons de chocolaterie par chez moi. »

Je ne pus m'empêcher de sourire lorsque sa réponse parvint à mes oreilles. Je ne m'étais pas trompé, elle était bel et bien anglaise. Mais anglaise, anglaise. Enfin je veux dire... bref ! Je n'avais jamais goûté les chocolats provenant de cette enseigne mais j'en avais entendu parler de par ma mère dont certains collègues étaient partis en séjour en Angleterre. Sachant que j'aimais le chocolat, elle nous avait fait part de ce détail en nous racontant le voyage des dits collègues un soir, pendant le repas. Mais franchement, la conversation n'avait pas été des plus intéressantes. Bon d'accord j'étais allé visiter le site de la fameuse boutique plus tard dans la soirée mais que voulez-vous ? Certaines personnes fumaient, buvaient, se droguaient, faisaient du poney trois fois par semaine, moi je mangeais du chocolat. Chacun ses démons j'ai envie de dire. Cela n'avait d'ailleurs pas échappé à Eisley.

« M'as l'air très chocolat, tu prends que des macarons de ce genre là de ta boîte, je me trompe ? »

J'émis un petit ricanement et dégageai ma croix de ma bouche, sans pour autant desserrer mon étreinte. Je lançai un regard en direction de ma boîte de macarons qui attendaient sagement depuis quelques minutes sur le banc. Je refermai ensuite l'emballage pour ne pas que des bestioles bizarres ne sortant que la nuit viennent toucher à mes précieux gâteaux. Je me tournai ensuite dans la direction de la petite, mon sourire n'ayant pas faibli.

« Disons que ces macarons étaient plus un petit plaisir qu'autre chose, c'était histoire de marquer le début de cette nouvelle année », répondis-je en ajoutant une certaine ironie à la fin de ma phrase. Le chocolat que je mange habituellement ne me coûte pas si cher, je serais ruiné sinon ! »

Mon sourire s'estompa quand je vis la petite Eisley se réfugier derrière son écharpe. J'inclinai la tête et fis de mon mieux pour l'observer sans me montrer trop insistant ou envahissant. Avait-elle froid ou bien... Une étincelle d'empathie et de pitié traversa furtivement mes yeux clairs qui ne se décollèrent pas de la petite blonde. Que m'arrivait-il ? Je me sentais presque... touché par cette fille qui semblait pourtant être le parfait archétype de la gamine bourge et prétentieuse, habituée à ce que tout lui soit toujours servi sur un plateau d'argent. Le genre de fille qui arrivait à table, sa bouffe déjà coupée et parfaitement cuisinée. Le genre de fille qui n'avait jamais vu un fer à repasser de sa vie. Le genre fille qui me semblait être complètement déconnectée de la réalité. Une réalité aussi fatigante et accablante que le dur froid de l'hiver qui venait te drainer de tes dernières forces avec son air glacial et ses journées toujours plus courtes et sombres. Voir cette fille, qui n'était rien de plus qu'une gamine de quatorze ans, se recroqueviller de la sorte sur elle-même et écouter les plaintes de son estomac me fit comme un pincement au cœur. Elle avait beau jouer à la princesse, elle n'était encore qu'une gamine. Je vis du coin de l'œil l'éclairage du parc s'activer mais je n'en tins pas rigueur. Mes yeux ne quittèrent pas le corps d'apparence si fragile d'Eisley.

Tout à coup, une image me traversa l'esprit. Je ne voyais plus Eisley allongée sur ce banc, mais Nevy, mon petit frère. Lui aussi était très sensible au froid et aux changements rudes qu'apportait l'hiver. Lui aussi me tapait en permanence sur le système avec son air innocent de petit garçon parfait à qui nos parents laissaient tout passer. Lui aussi était traité comme un petit prince à la maison. Lui aussi était détestable au plus haut point. Mais pourtant... Je ne pouvais pas me résoudre à le haïr. Je ne pouvais juste pas. Quand il était à bout de forces dans son lit, fiévreux et faible, j'étais toujours là pour lui faire prendre ses médicaments. Ou alors quand il tombait dans la cour de l'école et s’éraflait les genoux, j'étais là pour l'emmener rincer ses plaies dans les toilettes. Et aussi quand il était dehors dans le froid, pétrifié, j'étais là pour l'aider à se réchauffer et revenir à l'intérieur. Aujourd'hui, c'était Eisley que je devais aider. Parce qu'au fond, elle aussi n'était qu'une enfant. En silence, j'attrapai ma boîte de macarons et la rangeai à l'abri dans mon sac. Je me levai ensuite et ôtai ma veste en cuir, essayant de passer outre la fraîcheur de l'air. Je la posai délicatement sur Eisley dans l'espoir de la réchauffer ne serait-ce qu'un peu. Ensuite, je plaçai une main que je voulais aussi rassurante que possible sur son épaule.

« Aller, un petit effort Eisley, on se rentre », dis-je doucement avec le sourire en m'accroupissant devant elle.

Tu devais te lever petite, te ressaisir. Il fallait être forte pour avancer et ne pas geler sur ce banc. Aller. J'espérai que tu ne me forcerais pas à te porter sinon on y serait encore demain matin !
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(#) Re: [Terminé] Être tranquille au soleil avec quelques macarons... Ou pas  Mer 30 Aoû 2017 - 0:59

C'est... Gentil, mais ne me met pas dans une situation pire Miska, t'as autre choses à faire, laisse-moi s'il te plaît. Reprend ta veste... Ca fait tellement cliché manga cette situation, c'est awkward je vais sortir avec Miska? Non parce que là il va me prendre la main et me dire que tout va bien se passer et qu'il est là et que je vais devoir compter sur lui et que je vais aller mieux et ça va finir en mariage. Ca va trop vite je voulais un macaron moi et j'en aurai pas et puis je voulais Sara et j'ai Miska c'est n'importe quoi c'est pas une histoire viable pour moi. J'ai faim en plus nourris-moi au lieu de faire ton lover ! Pourquoi j'ai les yeux tout mouillés il a rien fait j'ai rien fait...

Quand Miska a déposé sa main sur l'épaule d'Eisley, la petite s'est mise à fermer les yeux.

Sara... Pourquoi je pense à Sara, alors que c'est Miska là... C'est Miska qui me réconforte pas Sara, pourquoi je pense à elle... C'est aussi réconfortant que Sara ce qu'il me fait là. Je ne sais pas je me sens un peu mieux. J'ai moins froid. J'ai l'air plus calme, j'ai moins envie de pleurer, c'est quoi cette impression. Miska t'es un magicien?

A la demande de rentrer de la part de Miska, la petite s'est mise debout toute seule en regardant Miska avec les vingt centimètres d'écart qui les sépare, d'un air blasé plutôt que triste, comme lorsqu'elle était sur l'herbe.

Je devrais être moins méchante avec lui parce que dans le fond, il s'est occupé de moi, mais juste cette fois-ci. On fait comment pour être gentil avec les gens? On socialise, et ça se passe comment... Faut parler je crois.

"Miska, on se tutoie on se vouvoie?"

Ouais bon apparemment c'est pas un vrai japonais parce que il préfère que je parle comme une sauvage d'internet. C'est peut-être la première fois que je vais faire ça, Casey compte pas c'est une sauvage d'internet qui existe réellement.

"T'as pas faim? C'est par où le Dortoir? C'est par où le réfectoire? J'ai pas d'amis, t'en as toi? C'est comme ça que je dois socialiser? T'as un accent Irlandais je me trompe? Comment t'as su que je parlais anglais? Si je ne comprenais pas j'allais pas te répondre...?"

On pose vraiment tout ça comme questions sur internet? Je crois pas, il va me taper je dois tellement l'embêter... j'ai sorti ça tellement vite en plus.

Eisley tendait la veste à Miska pour la rendre ceci avec un détail perturbant,
le grondement du tremblement de terre qui se situait dans le ventre de la petite.


Faut faire les choses convenablement Eisley. Le meilleur moyen serait déjà de répondre à mon ventre. Recommencer pour les question de façon moins "spam" et puis, ouais manger.

"Euh... tu veux aller manger? Il est l'heure du dîner je crois."

La petite agrippait sans s'en rendre compte le pull de Miska.

Mais pourquoi je fais ça moi... C'est tellement cliché, je passe pour la loli de base. C'est fait c'est fait, j'espère qu'on va aller manger maintenant... J'en peux plus, mais ça va un peu mieux. J'avais chaud à la tête et couverte par mon écharpe. Je pense que sans mon écharpe on verrai bien mes joues roses.

"C'est pas ce que tu crois, j'ai peur de me perdre encore."

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(#) Re: [Terminé] Être tranquille au soleil avec quelques macarons... Ou pas  Jeu 31 Aoû 2017 - 1:21

Être tranquille au soleil avec quelques

macarons... Ou pas

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Bon d'accord il fallait bien l'admettre, mon geste pouvait sembler un peu étrange et peut-être un poil déplacé. Il était vrai que nous ne nous connaissions pas vraiment et les choses semblaient mal barrées entre Eisley et moi. Si elle gardait à l'esprit mon comportement de tout à l'heure alors je comprendrais parfaitement que l'attitude que j'adoptais en ce moment puisse la troubler. En essayant de remettre de l'ordre dans mes pensées, je réalisai que je m'étais peut-être un peu laissé emporter par mon instinct de grand frère. S'il existait un instinct propre aux grand frères bien entendu. Comme je l'avais mentionné un peu plus tôt, j'avais beau attribuer tous les défauts du monde à Nevy, je ne pouvais faire taire ce besoin de le protéger qui résonnait en moi. C'était comme s'il s'agissait de mon devoir ou quelque chose comme cela. Nous nous disputions très fréquemment certes mais je ne supportais pas qu'une tierce personne lui fasse du tort. C'était mon rôle de me chicaner avec lui et de lui mener la vie dure, et sûrement pas celui de quelqu'un d'autre. J'étais le seul à posséder ce droit, point. Je supposai donc que voir Eisley dans un pareil moment de faiblesse avait fait remonter ce naturel protecteur qui avait pris le dessus sur mon caractère de chien, comme lorsque mon petit frère avait besoin de mon aide. Après tout, je ne voyais que cette possibilité. Toutefois, cela n'enlevait en rien l'aspect peut-être un tantinet délicat de cette scène. Je m'en rendis compte une fois le geste fait, malheureusement.

Et là, malaise. Je retins l'envie de me coller une bonne gifle pour avoir agi aussi bizarrement. Putain mais j'étais vraiment pas doué.
« Essaie d'être un peu sociable hein » qu'il m'avait dit le geek avec ses cheveux roux et son air niais. Je voulais bien essayer d'être « sociable » mais encore fallait-il savoir comment faire ! Je n'avais jamais fait le premier pas vers les autres, jamais vraiment en tout cas. Il n'y avait rien à faire, je n'y arrivais pas. Je n'aimais pas cela en plus. Se présenter comme une fleur devant un inconnu pour lui demander de faire ami-ami, très peu pour moi. Le manque de naturel dont il fallait faire preuve dans ce genre de situation ne me convenait pas, mais alors pas du tout. Ce n'était pas moi tout simplement. Bon cependant, je serais bien obligé d'essayer un jour ou l'autre pour éviter de baigner dans un océan de tensions. Mais si je pouvais éviter un maximum de plonger la tête la première dans toutes ces conneries d'hypocrite et de prétendre vouloir être ami avec le monde entier, je ne m'en porterais que mieux !

Les quelques moments passés en compagnie d'Eisley m'avaient fait penser qu'elle non plus n'était pas une experte en toutes ces affaires d'amitié et de sociabilité. Du moins, elle ne semblait pas y être habituée. Si cela n'était pas le cas, elle aurait sans nul doute su que s'adresser à une personne de son âge, suivant les mêmes cours qu'elle, en la vouvoyant et en la désignant par son nom de famille, n'était pas la meilleure des façons pour obtenir une quelconque faveur de sa part. Quand elle m'avait approché, j'aurais cru voir quelqu'un débarquer d'un autre monde. Peut-être que c'était vrai d'une certaine manière. Quoi qu'il en fût, elle semblait un peu plus apaisée et moins abattue. Je fus même étonné de la voir se lever sans émettre d'objection. La surprise fit d'ailleurs tomber mon sourire qui s'effaça. Elle ne se plaignit pas et se contenta de me regarder. Je lui retournai alors son regard.


« Miska, on se tutoie on se vouvoie ? »

Ce code de langage la perturbait donc à ce point ? Après, je ne connaissais pas le mode de fonctionnement social des familles aisées comme celle dont elle semblait faire partie. Peut-être était-ce d'une importance capitale, je n'en savais foutrement rien. Toutefois, l'idée qu'une personne de mon âge me vouvoie me paraissait vraiment bizarre. Je ne ressemblais pas à la Reine d'Angleterre quand même. J'étais simplement moi, pas la peine de faire de chichis. A mes yeux, c'était se prendre la tête pour pas grand chose. Je partais également du principe qu'à Kobe, nous étions tous égaux en tant qu'élèves donc, pourquoi se créer des soucis inutiles avec ces histoires de vouvoiements et de tutoiements ? Je lui répondis donc simplement, en haussant les épaules.

« Tutoie-moi, c'est plus simple. »

Tout le monde m'avait toujours tutoyé dans ma vie. Ma famille, Sasha, les professeurs, les autres adultes et enfants... Bref, cela me mettait mal à l'aise que quelqu'un se mette à faire des manières pour s'adresser à moi. Franchement, me dire « vous » juste pour avoir du sel à table ? Excusez-moi du peu mais ce serait un peu ridicule. J'aurais l'impression d'être reparti des siècles en arrière et de me retrouver dans certains romans classiques que j'avais eu l'occasion de lire. Nan sérieusement, très peu pour moi. Je fus soudain coupé dans mes pensées par une ribambelle de questions assez inattendue.


« T'as pas faim? C'est par où le dortoir ? C'est par où le réfectoire ? J'ai pas d'amis, t'en as toi ? C'est comme ça que je dois socialiser ? T'as un accent Irlandais je me trompe ? Comment t'as su que je parlais anglais ? Si je ne comprenais pas j'allais pas te répondre... ? »

Oh misère la machine était relancée. Les moments de silence commençaient déjà à me manquer... Avais-je bien fait de me montrer plus aimable avec elle ? Certes j'étais habitué aux bavardages incessants de Sasha mais la voix d'Eisley était, comment dire, plus assommante ? Beaucoup moins agréable à entendre, c'était certain. Qu'est-ce que je racontais moi ? Bref ! Mon visage se crispa et mes yeux se fermèrent en réponse au bombardement que je venais de subir. Bon aller, arrêtons-la sinon elle ne le fera pas d'elle-même.

« Temps mort ! m'exclamai-je en faisant le signe qui allait avec ma requête. Alors pour te répondre, oui je suis Irlandais et disons que tu n'es pas le genre à passer inaperçu. J'ai eu l'occasion de me douter de ta nationalité en entendant des gens parler dans les couloirs. Sinon, les dortoirs sont à l'autre bout du campus et le réfectoire est juste à côté de ceux-ci. »

En terminant ma réponse, je me tournai et indiquai la direction des bâtiments en question. Lorsque mes yeux revinrent vers Eisley, la petite blonde me tendait ma veste. J'inclinai la tête sur la côté et haussai un sourcil en entendant son estomac réclamer de l'attention. Je me mordis l'intérieur de la joue pour ne pas glousser et repris sans rechigner ma veste que je renfilai par la suite. La question qui suivit ne m'étonna pas le moins du monde.


« Euh... tu veux aller manger ? Il est l'heure du dîner je crois. »

J’acquiesçai d'un hochement de tête en souriant de nouveau. Je rêvai d'une plâtrée de pâtes à la crème, bien chaude et fumante, avec une bonne mousse au chocolat en dessert. Je salivais intérieurement en fantasmant sur ce menu, même si je me doutais bien que les chances de trouver cela dans mon assiette ce soir étaient moindres. Je me préparai à marcher en direction du réfectoire lorsque je sentis une légère pression. Je m'arrêtai net et me retournai tout de suite.

« C'est pas ce que tu crois, j'ai peur de me perdre encore. »

J’entrouvris la bouche, surpris de découvrir Eisley accrochée à mon haut noir. Bien que je ne rougis pas, je me sentis gêné par son geste. Je n'étais pas habitué à ce que quelqu'un d'autre que Sasha, ou éventuellement mes parents, s'introduise dans mon espace personnel. Vas-y mollo quand même, ne me brusque pas... D'accord elle ne voulait pas se perdre mais je ne m'attendais pas à cela. La dernière fois que quelqu'un m'avait saisi de cette manière, alors que j'avais le dos tourné, j'étais rentré chez moi avec un coquard à l'œil donc... Je baissai les yeux et ne lui répondis pas, préférant éviter son regard pour le moment. A la place, j'ouvris mon sac et plongeai ma main à l'intérieur. Au bout de quelques secondes, elle réapparut.

« Tiens, pour faire patienter ton estomac. »

Je lui tendis un de mes macarons au chocolat, coincé entre deux de mes doigts vernis. Je faisais un effort et cela me permettait d'éviter de trop exposer ma gêne. Son attention serait, je l'espérai, davantage portée sur le gâteau que sur moi. Nous pourrions ensuite partir dans de meilleures conditions vers le réfectoire. J'avais hâte de manger quand même, les macarons avaient fini par m'ouvrir sérieusement l'appétit et je ne dirais pas non à un bon repas chaud. Tant pis pour le bruit qui régnerait dans le réfectoire, il y avait des besoins et des priorités dans la vie. En tout cas, prions pour que ce repas ne soit pas trop difficile à supporter pour mes nerfs, la fatigue me pesait de plus en plus et je sentais que mon nez et ma tête commençaient à manifester de légers symptômes. La crève arrivait... Je souhaitais seulement passer une bonne nuit, au chaud, et au calme. Nous verrions cela après le repas de ce soir !
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(#) Re: [Terminé] Être tranquille au soleil avec quelques macarons... Ou pas  Sam 2 Sep 2017 - 0:07

Que faire?! Parce que mine de rien, tout ce qui est assez gros pour se fracasser VA se fracasser. Je mange à peu près tout à deux mains parce que j'ai une malchance qui fait tout fracasser, tasse, verre, bol etc. Enfin je ne vais surtout pas manger ça à une main mais si je lâche Miska ça va être moi qui sera perdue...

"Si on va bien au réfectoire je vais manger ton macaron au dessert, ce n'est pas sage de le manger maintenant aussi proche du diner... Mon précieux !"

J'allais tout de même pas lui dire que je ne sais pas manger ça avec une seule main, pour qu'il voit l'accident terrible d'un macaron mordu et faire un atterrissage d'urgence à Kobe, situation géographique, KHS... Mais il était beau il était en main et je voulais tellement le manger. Oups, faut pas que je traîne je crois avoir trop tiré son pull sans faire exprès.

Eisley s'est dépêchée avec une petite trotte afin de rattraper l'allure de Miska qui n'était pas rapide de base.

C'est pas de ma faute après si il est trop rapide pour mes petites jambes, abruti ! Sara aurait ralenti ! Pfft. Et puis je suis fatiguée et j'ai faim alors faut ralentir, non accélérer, non ralentir, enfin il devrait faire attention à moi !

"Les gens se tutoient parce que c'est vulgaire, non? Sur internet c'est tous des sauvages alors j'évite de tutoyer les autres qui sont réels."

Et toc, je socialise, j'me donne un point en skill là. Au moins ça va rendre la route plus sociable. Ca veut rien dire mais c'est comme ça qu'il faut faire avec les gens réels, parler. Il comprend bien mon anglais de bourge, et lui il est Irlandais, du coup ça peut-être intéressant pour l'instant, si je vais doucement au niveau social, je vais y arriver ! Eisley tu t'intègres !

C'est ainsi qu'Eisley en compagnie de Miska retournait saine et sauve à l'intérieur avec une récompense qui, aux yeux de la petite, a une grande valeur : un macaron au chocolat. C'est le début de son intégration au sein d'un monde plus proche du réel, et plus cruel (Pour qui...?).

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~ Merci Miska ~

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[Terminé] Être tranquille au soleil avec quelques macarons... Ou pas
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