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 Donnez-moi des Kleenex ! [Libre ! =3 ]

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Miska Williams
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(#) Donnez-moi des Kleenex ! [Libre ! =3 ]  Sam 2 Sep 2017 - 3:31

Donnez-moi des Kleenex !


Soyons bien clairs. Je détestais les gens qui se plaignaient sans cesse de leurs malheurs et de leurs petites peines quotidiennes. Je trouvais ce genre de personnages relativement exécrables. Jamais satisfaites, toujours là pour vous noircir votre journée pourtant si ensoleillée au premier abord. A mes yeux, très peu de choses avaient la capacité d'atteindre un tel niveau de frustration que celui apporté par ces comportements horripilants. Il était donc si difficile de faire preuve d'un peu de bonne volonté et de ne pas alourdir le quotidien des autres ? Si vos petites contrariétés étaient si insurmontables et qu'il vous était impossible de les oublier, veuillez s'il vous plait les garder pour vous. Ravalez un peu votre égoïsme ainsi que votre besoin de vomir vos soucis au visage de ceux qui ne demandaient rien. Était-ce demander la lune que de souhaiter un peu de légèreté et d'air ? Était-ce demander l'impossible que de désirer un peu de lumière et de couleurs ? Bon d'accord c'était assez malvenu de ma part d'espérer de telles choses considérant le manque flagrant de couleurs et de clarté dans ma garde-robe. J'aimais porter du noir et du sombre en règle générale mais devoir supporter des râleurs et insatisfaits qui venaient obscurcir mes journées, cela, je ne pouvais le concevoir. Pourrir la vie des autres simplement parce que l'on n'était même pas capable d'assumer ses propres problèmes était pour moi quelque chose de bas et de révoltant. S'il n'en tenait qu'à moi, je vous en aurais déjà foutu des baffes.

Ce fut d'ailleurs pour toutes ces raisons que ces dernières heures furent particulièrement longues à vivre pour moi. Lundi soir, donc deux jours plus tôt, je m'étais inconsciemment exposé au froid de l'hiver. Je n'avais pas porté un grand intérêt à la température et ne m'étais guère soucié du climat dans sa globalité. J'avais simplement espéré ne pas me recevoir une averse sur la figure alors que je me trouvais dans le parc ce lundi-là. Rester dehors en cette saison, et avec les cheveux humides de surcroît, n'avait pas été l'une de mes meilleures idées. Je ne m'en rendais que trop compte en ce moment même. Depuis ce soir-là, j'avais constaté que j'éprouvais de plus en plus de difficultés à respirer par le nez et que ma gorge me brûlait quoi que j'avalais. Il fallait bien se le dire, c'était fort désagréable. C'était même putain de désagréable ! J'avais mal à chaque fois que j'avalais, le contenu de mon nez fondait et je devais lutter de toutes mes forces pour ne pas qu'il se déverse sur mon oreiller ou ne coule hors de mes narines. Les deux dernières nuits que j'avais passées furent horribles... Peiner à respirer m'avait empêché de me détendre complètement si bien que j'avais été obligé de me réveiller pour me moucher régulièrement. A chaque épuration, je m'étais montré attentif à ne pas déranger mes colocataires endormis. Il y avait de meilleures façons d'être tiré de son sommeil qu'en se faisant casser les oreilles par un bruit de nez qui se vidait de son contenu. Mes nuits ne furent donc pas de tout repos. Et comme si cela ne suffisait pas, je sentais que la crève dont j'étais infecté commençait à me causer des migraines. Magnifique. Comme je vous l'avais dit, je détestais les gens qui se plaignaient sans cesse de leurs petits problèmes de rien du tout. C'était pour cela que je gardais ces sensations désagréables, et particulièrement fatigantes, pour moi. Mon nez avait beau siffler légèrement pendant les cours, je retenais mes plaintes et les étouffais dans mes mouchoirs à chaque fois que mon nez me semblait trop plein.

Nous étions donc mercredi soir et je venais de terminer mon repas. J'étais sorti de table et avais fait un petit détour par ma chambre pour y récupérer quelques affaires de cours. Ma crève m'ayant rendu moins attentif pendant la classe, je voulais retravailler davantage mes leçons pour les jours à venir. Je pris donc mes livres de biologie et de maths qui reposaient sur mon bureau et m'arrêtai devant l'armoire qui m'étais réservé dans la chambre. Je l'ouvris et déverrouillai une petite boîte noire cadenassée qui était soigneusement rangée derrière des piles de vêtements. Je sortis de ce précieux petit coffre deux tablettes de chocolat noir pour me fournir quelques forces pour mes devoirs. Je rangeai mon butin dans les poches de mon sweat noir visiblement trop grand pour ma carrure fine. Je n'étais pas habitué à porter des vêtements amples mais mes parents m'avaient offert ce sweat pour mes treize ans donc je m'autorisais à apprécier celui-ci. La matière était agréable et il restait dans ma palette de tons fétiches. Une fois mes tablettes à l'abri dans mes poches, je reverrouillai soigneusement la boîte, qui renfermait d'autres de mes friandises, et la remis exactement à la même place, camouflée derrière les même tas de vêtements. Je fermai ensuite la porte de l'armoire et empoignai mon sac dans lequel se trouvaient les affaires que j'avais préalablement rassemblées. S'en suivit la traversée pénible des couloirs jusqu'à la salle commune qui était réservée aux lycéens. Je marchais lentement vers la porte de la pièce en question, une main serrant le chocolat qui se trouvait dans ma poche, et l'autre enveloppant mon front contre lequel semblait s'exercer une pression digne d'un coup de massue lorsque je redressais la tête. Je peinais à garder mes yeux totalement ouverts et je sentais quelques unes de mes mèches blondes se coller contre mon front et ma nuque au fur et à mesure que j'avançais. Je commençais à avoir chaud. Pas de fièvre, pitié pas de fièvre... Aller, encore quelque mètres et je pourrais m'asseoir et souffler. Je me redressai du mieux que je pus et lâchai mon front lorsque je passai la porte. Quelques élèves se trouvaient dans la pièce mais pas de quoi constituer une foule oppressante. Je fus comme soulagé de constater cela. Mais bon, pas de temps à perdre. Je repérai rapidement une table libre et fis de mon mieux pour ne pas avoir l'air de m'y traîner. Je ne pus retenir mon corps et me laissai tomber dans l'une des chaises sans pour autant m'avachir. Je fermai les yeux, inspirai puis expirai un grand coup par la bouche, mon nez étant trop encombré. Quelques secondes plus tard, je commençai à sortir toutes les affaires nécessaires de mon sac afin de pouvoir travailler les cours que je souhaitais approfondir. Rapidement, les trois quarts de la table furent recouverts de feuilles et de cahiers. Même si le goût en était atténué par le rhume, j'ouvris et croquai dans l'une de mes tablettes de chocolat. Je terminai mon installation en extirpant mon MP3 de mon sac et en disposant les écouteurs noirs dans le creux de mes oreilles. Je l'allumai et choisis une chanson de mon répertoire « de la honte » pour me donner davantage de courage pour faire mes exercices. Je soupirai et passai une main lourde dans mes cheveux qui ne semblaient pas avoir été arrangés après mon réveil de ce matin.

« Aller Miki, réveille-toi ! Reprends-toi un peu ! » me dis-je pour me motiver.

Je coinçai ma tablette entamée entre mes dents et commençai à m'attaquer aux exercices de ma page. Tenir ainsi mon chocolat dans ma bouche m'aidait à me concentrer. Je ne pourrais pas l'expliquer, il s'agissait encore d'une manie un peu étrange de ma part. Mais je n'allais pas la réprimer si elle me permettait de ne pas perdre le fil. J'étais donc plongé dans mes problèmes de mathématiques lorsque je ressentis le besoin de me moucher. Toujours la tête penchée au-dessus de mon cahier, ma main cherchait mon paquet de mouchoirs cachés dans mon sac que j'avais posé en face de moi sur la table. Ce ne fut pas soulagé que je parvins à m'emparer du paquet : il ne me restait plus qu'un seul mouchoir.

« Et merde... » jurai-je d'une voix éraillée, en anglais, ne me prenant pas la tête à chercher mes mots en japonais.

Je retirai ma tablette de chocolat de ma bouche en y arrachant un carré au passage et m'essuyai le nez avec mon dernier mouchoir restant. Je voulais le préserver au maximum donc je me contentai d'essayer d'empêcher mes narines de couler. Je reniflai ensuite discrètement pour finir le « travail », ce qui me causa une douleur dans le crâne. Je serrai les yeux et émis un gémissement plaintif. Je devrais faire plus attention ! Putain... Comment allais-je faire avec un seul mouchoir ? Décidément, j'étais vraiment à la ramasse...
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Dernière édition par Miska Williams le Dim 17 Sep 2017 - 21:07, édité 7 fois
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(#) Re: Donnez-moi des Kleenex ! [Libre ! =3 ]  Dim 17 Sep 2017 - 18:47

Comme à mon habitude préférer, je me dirigeai à la salle commune, un endroit particulièrement sympa pour ce posé est regarder le paysage sans se soucier des rien, je cherchai un coin loin et à l'écart de tous pour comme toujours être tranquille. Je vis une table très bien placé par rapport au autre élève, je m'y installai, mis mes écouteurs est lança une playlist. Hmmm pourquoi pas du "Manowar" ça fait longtemps. Je me rendis compte que j'étais plutôt de bonne humeur aujourd'hui , j'avais un petit sourire en coins balancent légèrement ma tête est en fredonnant les paroles . Je ne remarquai pas de suite l'arrivée de Miska Williams, un élève de ma classe, il s’installa non loin de ma table qui sortit tout sont barda. Je repris mon activité, c'est un élève assidu. Il passe son temps à bouffer du chocolat celui-là, ça me dégoûteraient à force, mais ça pas l'aire d'être son cas. Je commencé à entendre des reniflement a répétition , ce qui m'étonna puisque j'avais la musique plutôt forte dans les oreilles , je me tournai légèrement, c'était Miska . À y regarder de plus près, il était dans un sale état, quelques mèches collé à son front, un tain pâlot, les yeux éclater et le nez qui coule, l'expression malade comme un chien prenais tout sont sens quand je le regarder. Il se battait en duel avec son pauvre mouchoir, sûrement son dernier d’ailleurs vue la gueule du truc... Il essayé tout de même de rester concentrais sur ce qu'il fessait, je dois bien avoir un ou deux paquets de mouchoirs qui traîne au fond de mon sac. Je saisie mon précieux sac, je commence à trifouiller le merdier qu'il y a dedans est je finis par trouver deux paquets de mouchoirs neuf. Je me levai et me dirigeai vers lui, je me tenais face à lui, mais il ne me remarqua même pas tellement il était dans ça pls, je l'interloquai en disant :


Eh ça pas l'aire d'aller, tiens voilà quelques mouchoirs. Tu devrais te reposer plutôt que te faire violence à vouloir étudier. M'enfin, tu fais ce que tu veux après tout.


Après lui avoir donner ces quelques mouchoirs, je retourner à ma place, je me retournai légèrement voir si je lui avais apporté le grale a ses yeux. Cela m'étonne de moi aller parler comme ça à quelqu'un, lui proposer mon aide, c'est tout se que je ne fait pas d'habitude.

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(#) Re: Donnez-moi des Kleenex ! [Libre ! =3 ]  Sam 23 Sep 2017 - 4:44

Donnez-moi des Kleenex !


J'étais vraiment ridicule. M'acharner ainsi sur ce pauvre morceau de papier qui s’effritait davantage à chaque fois que j'essuyais mon nez. Ce dernier devait d'ailleurs arborer une flamboyante couleur rouge, c'était certain. De plus, je le sentais comme gonflé lorsque je le pressais avec mon mouchoir. Il était devenu gros et rouge. En somme, une pomme. Une pomme bien juteuse d'ailleurs. J'avais beau tenter de nettoyer un peu tout cela, j'avais l'impression qu'il m'était impossible de voir le bout de cet écoulement. Comment est-ce qu'un simple nez pouvait contenir autant de matière ? Ou alors mes mouchoirs ne savaient pas faire leur boulot. Ils pourraient faire preuve d'un peu de bonne volonté et se montrer efficaces. Mais non, il fallait qu'ils n'en fassent qu'à leur tête ! Égoïstes ! Quoi... Mais qu'est-ce que je racontais moi... C'était des mouchoirs bordel, des putains de mouchoirs ! Ce n'était pas vivant des mouchoirs. Je faisais tellement pitié sérieusement. En plus de mon nez, enfin plutôt de ma pomme, je sentais les gouttelettes de transpiration se former sur mon front. Je mourrais de chaud et à la fois, je me les caillais. Chaud, froid, chaud, froid... Ce n'était pas la meilleure sensation du monde. J'avais également conscience de l'amas désordonné qu'étaient mes cheveux. Je n'avais pas pris la peine, pour ainsi dire, de les mettre en forme ce matin. Il m'avait déjà été difficile de sortir de mon lit bien chaud et douillet, alors passer une demi-heure dans la salle de bain pour arranger mes cheveux s'était avéré être clairement au-dessus de mes forces ce matin-là. Résultat, c'était un bordel sans nom. Je n'avais même pas pu effectuer mon sport quotidien avec tout cela. Je n'étais rien d'autre qu'une loque morveuse et transpirante. Je me faisais pitié. Je me détachai quelques instants de ma feuille et enfonçai péniblement mon visage dans le creux de mes mains. Je frottai mes yeux clos avec mes doigts, tentant de ne pas trop prêter attention à cette migraine qui me tiraillait de plus en plus.

« Eh ça pas l'air d'aller, tiens voilà quelques mouchoirs. Tu devrais te reposer plutôt que te faire violence à vouloir étudier. M'enfin, tu fais ce que tu veux après tout », déclara une voix sortie de nulle part.

Je libérai mon visage de mes mains et levai les yeux vers les deux billes vertes qui m'examinèrent pendant un instant. Des cheveux roux attirèrent ensuite mon regard. Yeux vert. Roux. Qu'est-ce que tu faisais là Sasha ? Pourquoi ne m'avais-tu pas dit que tu viendrais me voir ? Et puis, qu'est-ce que tu avais foutu de tes rayures ? Non, pas possible. Sasha ne serait jamais sorti sans tee-shirt rayé. Je te connaissais quand même depuis le temps. Je clignai des yeux afin de me remettre les idées en place. J'en avais bien besoin ! Non seulement ce n'était pas toi qui te tenais en face de moi, mais c'était aussi une fille. Une fille ! Comment est-ce que j'avais pu te confondre avec une fille ? C'était plutôt moi la gonzesse entre nous deux. Cette fille me tendait d'ailleurs deux paquets de mouchoirs. Je regardai les mouchoirs, puis de nouveau cette fille, puis les mouchoirs, puis la fille...

Cette fille, je l'avais déjà vue ; il s'agissait d'Hayate... Smith si je me souvenais bien. J'avais été capable de la confondre avec toi donc me tromper sur son nom de m'étonnerait guère. Enfin bref, c'était une élève de ma classe qui avait pour habitude de rester souvent dans son coin. Elle tâchait même d'éviter tout contact avec les autres personnes de notre classe. Son attitude me rappelait quelque chose. Elle me rappelait la mienne quelques années auparavant. Avant qu'on se rencontre toi et moi. Ouais j'étais un peu un connard à cette époque, un sale gosse paumé et seul. Surtout seul. La vie ne s'était pas montrée bien clémente avec moi et mon comportement l'avait très clairement reflété. Aujourd'hui, avec le recul, je regrettais d'avoir agi de la sorte. Mais sur l'instant, je ne pensais pas pouvoir faire autrement. Je pensais surtout à me défendre et à me protéger de toute agression extérieure. C'était dur, j'en avais conscience aujourd'hui. Hayate m'évoquait cette partie de ma vie. Une partie pas jolie jolie.

Je revins à moi en voyant qu'elle attendait que je prenne les mouchoirs qu'elle me tendait. Certes son intention était louable mais elle pouvait garder ses conseils. J'avais conscience que me reposer était la meilleure chose à faire dans mon état. Toutefois, j'avais décidé de me
« faire violence » et d'étudier de mon plein gré. Je plissai donc les yeux, un peu irrité par ses conseils évidents, et pris les mouchoirs, acceptant ainsi son geste. Je n'eus pas le temps de faire plus qu'Hayate avait déjà tourné les talons et s'apprêtait à retourner à sa place, je supposais. Je profitai du fait qu'elle prit la peine de me jeter un regard pour lui répondre.

« Merci euh Hayate c'est bien ça ? je marquai une pause et reniflai furtivement. C'est gentil de ta part hein, les mouchoirs. Mais un seul paquet aurait suffi je pense. Tu veux que je te rende l'autre ? »

Je poussai donc l'un des paquets de mouchoirs à l'aide de mes doigts vernis de noir jusqu'au rebord de la table, l'invitant ainsi à revenir le prendre si le cœur lui en disait. Je lui fis ensuite un timide sourire pour lui faire comprendre que j'avais réellement apprécié son geste ainsi que l'intention qui l'accompagnait. Ensuite, je sortis un mouchoir neuf du paquet qui venait de m'être offert et me mouchai convenablement. Une fois mon nez vidé et essuyé, je replaçai ma tablette de chocolat entre mes dents, décidé à reprendre mes exercices.
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(#) Re: Donnez-moi des Kleenex ! [Libre ! =3 ]  Mer 27 Sep 2017 - 23:40

Je m'étais légèrement retournée. Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'il m'avait vu. Nos regards se croisèrent et  il me dit

<< Merci euh Hayate, c'est bien ça ? >>

Quoi? il sait comment je m'appelle ? Je pensais pas... Il me remercie de lui avoir donné des mouchoirs mais me dit qu'il aurait sûrement besoin que d'un seul paquet, tout en poussant vers le bord de la table un des deux paquets. Je me rapprochai à nouveau de lui, pris le paquet et lui dit :

Euh... tu... tu est sur toi ? J-je, je veux dire, un seul ça risque d'être un peu short, prend le vraiment ! Puis moi, j'en ai moins besoin que toi pour le coup, Miska si je ne me trompe pas ?

*rire nerveux*

Je t'ai vu me dévisager quand je t'ai apporté les kleenex, c'était un peu gênant... euh... e-enfin, je veux dire c'était bizarre. Je suppose que c'est dû à la fatigue. Tu essaies quand même d'étudier dans ton état, c'est louable. Mais tu devrais plutôt te reposer, ou alors demander de l'aide à tes amis pour rester concentrer sur ce que tu fais.


Putain, j'ai jamais autant galéré à parler à quelqu'un comme ça, ni même être poli à ce point. Mais c'est sûrement parce qu'il me faisait pitié ou me dérangeait. C'est pour ça que j'ai donné ces pauvres mouchoirs. Ouais, c'est sûr. C'est ça. Il continuait à me regarder un peu bizarrement, faut qu'il arrête de me regarder autant. Il a jamais vu de rousse de sa vie ou quoi ?! Il avait un regard nostalgique quand il regardait mes cheveux et, quand il me regardait moi, il avait plutôt un regard de compassion et de chagrin. Pourquoi il me regarde comme ça ?! Je lui dis d'un ton un peu ferme et tremblotant à la fois :

Tu peux arrêter de me regarder comme ça ?!

J'étais debout à coté de lui comme une conne. Je crois que quelques regards s'étaient tournés vers nous dû au fait que j'ai un peu haussé le ton, même si j'avais voulu le contenir. Je me sentais un peu bête, mais en même temps, c'est de sa faute à être malade, plus avoir de mouchoir et renifler comme un sagouin dans mes oreilles !! Et puis, refuser un des deux paquets de kleenex que je lui donne, déjà que j'ai la gentillesse de faire ça... Et après, il me regarde bizarrement ! Il est vraiment étrange ce Miska ! Bon, je fais quoi ? Bordel, je déteste cette situation, je me sens épiée et en position de faiblesse. Et ça, je refuse !

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(#) Re: Donnez-moi des Kleenex ! [Libre ! =3 ]  Jeu 28 Sep 2017 - 21:12

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C'était prouvé, je buguais sévèrement aujourd'hui. A bien y réfléchir, il me semblait que je n'avais jamais été autant dans les choux qu'à ce moment précis. Ou alors cela remontait à loin. Certes je pouvais très facilement mettre cela sur le compte de la maladie ou de la fatigue, ce ne serait pas difficile à avaler. J'étais rarement malade comme aujourd'hui donc je pourrais m'en servir pour excuser ces choses bizarres que je faisais sans m'en rendre compte. Par choses bizarres j'entendais surtout fixer une inconnue sans raison particulière pendant plusieurs minutes. Bon d'accord je m'en rendais compte, mais je ne le réalisais qu'après coup. La fatigue sûrement et le mal de crâne à tous les coups. Ouais j'aimais me dire cela pour me rassurer. Ce prétexte m'évitait d'envisager la possibilité que mon cerveau était en train de fondre. Fondre comme le contenu de mon nez depuis quelques jours. Image gracieuse vous en conviendrez. Et puis merde, personne n'était élégant ni même distingué sous le poids de la maladie. Nous nous transformions tous en larves dégueulasses et geignardes, incapables de mettre de l'ordre dans le bordel que devenait alors notre tête. Un gros foutoir que tout cela ! Tenter de démêler tout ce merdier ne servirait qu'à donner l'opportunité à la migraine qui se serait éventuellement installée de se faire encore plus douloureuse. Malgré tout, je me devais de rester concentré et déterminé si je voulais plier mes exercices. Vous m'entendiez microbes ?! Moi, Miki euh non... Miska Williams ! Je ne me laisserais pas dominer par votre force dévastatrice ! Je ne fléchirais à aucun prix face à vos stratagèmes lâches et perfides ! Craigniez-moi virus de toute espèce ! Je ne serais pas faible, je serais fort ! Plus fort que vous ! Alors...

« Euh... tu... tu es sur toi ? J-je, je veux dire, un seul ça risque d'être un peu short, prends le vraiment ! Puis moi, j'en ai moins besoin que toi pour le coup, Miska si je ne me trompe pas ? » me coupa Hayate dans mon cri de guerre.

Un petit rire que je ne saurais lire s'échappa de ses lèvres. D'accord... Je ne pus empêcher un de mes sourcils de se hausser, surpris par ce gloussement. Sinon à part cela, évidemment que j'étais sûr ! Parce que, si tu ne m'avais pas coupé, je serais déjà en train de lui défoncer sa race à cette maladie de merde. Elle ne savait pas à qui elle avait à faire, je préférais vous le dire ! J'allais travailler comme jamais un lycéen malade n'avait travaillé. J'allais résoudre tous ces problèmes, et avec un seul paquet de mouchoirs. Alors qu'est-ce qu'on disait de cela Miss Grosse Crève ? Hein ? Et bah la seconde qui suivit... J'éternuai. J'avais juste eu le temps de retirer ma tablette de mes lèvres pour laisser tout cet air s'évacuer librement. Je reniflai, dans ma main gauche mon chocolat et ma main droite déjà en train de chercher un nouveau mouchoir. Peut-être fallait-il se montrer quelque peu raisonnable et ne pas trop faire le malin. Quelle masse... Excusez-moi pour cette envolée, c'était ridicule. La fatigue sûrement...? Bref, je m'essuyai une énième fois le nez et hochai la tête en signe d'acquiescement pour répondre à Hayate qui avait apparemment un doute sur mon nom. Je posai ma tablette de chocolat à côté de moi le temps de finir le nettoyage de mon nez. Voyant qu'elle semblait vouloir ajouter quelque chose, je laissai Hayate poursuivre.


« Je t'ai vu me dévisager quand je t'ai apporté les kleenex, c'était un peu gênant... euh... e-enfin, je veux dire c'était bizarre. Je suppose que c'est dû à la fatigue. Tu essaies quand même d'étudier dans ton état, c'est louable. Mais tu devrais plutôt te reposer, ou alors demander de l'aide à tes amis pour rester concentrer sur ce que tu fais. »

Mes « amis » ? Oh tu pouvais me croire sur parole ma grande, les choses iraient beaucoup mieux si ami il y avait. Oui beaucoup mieux... Déjà j'arrêterais d'halluciner dès qu'un roux passerait devant moi, ce serait pas mal pour un début. Hayate n'aurait pas à me trouver bizarre par exemple. Enfin si elle pourrait toujours le penser, mais pour autre chose. Enfin... Bref ! Je dépenserais peut-être moins d'argent en chocolat. Parce que d'accord j'en mangeais relativement souvent en situation normale, mais quand j'étais angoissé ou bien pas complètement détendu, ma consommation de chocolat se faisait largement plus importante. Et puis, je me sentirais putain de moins seul aussi ! Désolé, fatigue une fois de plus. Indulgence, merci. Dans tous les cas, je n'avais pas d'ami qui se trouvait à moins de neuf mille kilomètres d'ici donc, problème résolu. En plus, c'était le plus souvent moi qui aidais pour les cours, pas l'inverse. Nan et puis, elle était bien gentille la Hayate mais j'étais assez grand pour me débrouiller. A la différence de mon frère, je n'avais pas été couvé, moi. Je savais encore jusqu'où mon corps pouvait aller. C'était comme quand je mangeais du chocolat ; avec les années j'avais appris à reconnaître mes limites. Je savais quand m'arrêter pour ne pas me taper des maux de ventre le lendemain. Des années d'entraînement ! Je souris, lâchant un petit rire.

« Tu sais les amis c'est pas ce qui court le plus les rues en ce moment. Et puis merci pour tes conseils mais je suis un grand garçon, je sais quand m'arrêter. »

Sans que mon sourire ne quitte mon visage, je portai ma tablette à ma bouche et commençai à la grignoter. Je tentai de me concentrer sur le goût, aussi difficile à discerner soit-il. Mon attention était portée sur ce morceau que je croquais. Je m'apprêtai à vous partager un autre fait bizarre à mon sujet. Lorsque je prenais la peine d'écouter le choc de mes dents contre le chocolat, lorsque je m'attardais sur cette sensation, j'avais l'impression de me sentir plus... ouais détendu. Je le faisais de temps en temps. Plus régulièrement en ce moment d'ailleurs. On se demandait bien pourquoi... J'aimerais revenir en arrière, à l'époque où les choses étaient plus simples. Désolé, la nostalgie me rongeait beaucoup trop en ce moment. Comme dirait l'autre, reprends-toi Miki !

« Tu peux arrêter de me regarder comme ça ?! »

Merde j'avais encore bugué ! Cette fois-ci c'était vraiment pas fait exprès hein, juré ! Je secouai la tête et arrachai un carré de ma tablette que je n'avais pas retirée d'entre mes dents. Putain Hayate allait me prendre pour un fou dangereux avec tout cela. Ce n'était pas que cela m'importait mais bon... Si je pouvais éviter de passer pour un taré devant n'importe qui, ce serait pas mal, déjà que des yeux s'étaient retournés sur nous (merci Hayate) ! Bien conscient de l'attention qui était attirée sur nous, je fronçai les sourcils et parcourus rapidement la salle du regard. C'était trop difficile d'être discrète franchement ?! Mes yeux bleus vinrent ensuite se reposer sur elle, elle qui était toujours debout devant moi. Bon qu'est-ce que je faisais ? Prendre les mouchoirs et lui dire de partir ? Franchement avec ce qu'elle venait de faire, je n'avais pas envie de risquer de revire ce genre de scène une fois de plus. Mais d'un autre côté, ce n'était pas très poli de lui prendre ses mouchoirs et de lui demander de se barrer après. Non maman ne serait pas très contente si je faisais cela. Je soupirai donc et me frottai les yeux.

« Aller ne reste pas plantée là comme un radis et assis-toi plutôt. Je poussai quelques affaires pour faire un peu de place sur la table. C'est le moins que je puisse faire pour te remercier. »

Aller active-toi, j'aimerais bien finir ma page avant la semaine prochaine. J'espérais qu'elle ne chipote pas et qu'elle ne se pose pas mille questions. J'étais assez sympa pour pousser mon bordel, maintenant pose tes fesses et puis basta. Il fallait bien se faire violence un jour et ne pas rester fermée comme une coquille d'huître. En plus c'était dégueulasse les huîtres alors... A rester distante comme cela, elle risquait de perdre beaucoup. Je ne voulais qu'elle aussi subisse cela. Donc bon, soyons sympa pour le moment. Ce n'était pas comme si j'étais dans l'état de lutter et de montrer les dents aujourd'hui de toute façon !
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(#) Re: Donnez-moi des Kleenex ! [Libre ! =3 ]  Mer 4 Oct 2017 - 3:15

Soudain, il me dit de m’asseoir tout en décalant ces affaires. Ça pourrait détourner les regards braqués sur nous. Je m'assis timidement à coté de lui juste pour enlever ces regards en nous sortant de cette situation et il se remit directement à travailler.
Je ne savais pas trop quoi faire alors je ne dis rien. Je ne voulais pas le déranger alors qu'il avait déjà suffisamment de mal comme ça à se concentrer sur ce qu'il faisait. Je n’osai même pas lancer de la musique dans mon casque de peur de le gêner, j'étais là assise bêtement.

Je décidai de le regarder discrètement du coin de l’œil, en espère qu'il ne fasse pas attention à moi. Je regardai d’abord cette tablette de chocolat dans laquelle il croquait de temps en temps. Mon attention fut prise par un collier qui pendouillait autour de son cou, visiblement une veille babiole mais qui devait compter pour lui s'il la mettait.

Quelques secondes plus tard, je pus enfin apercevoir ses yeux qui étaient cachés par ses cheveux blonds. Il avait des yeux d'un bleu qui saute aux yeux une fois découverts, ces même yeux qui se perdaient et qui forçaient sur les exercices . Physiquement il n'était pas épais, légèrement plus que moi en fait. Ça se jouait surtout au niveau des épaules, qui se dessinait beaucoup plus vu qu'il était un homme.

Je décidai de me balader sur mon téléphone pour ne pas me faire voir pendant que je jeter des coups d’œil. Il a vraiment été gentil avec moi, j'espère ne pas le déranger...

Mais.. Qu'est ce que ce que je dis moi ?! Reprends toi Hayate.

Pour un mec qui passe son temps à bouffer du chocolat, il n'est pas bien gros. Et pour en bouffer autant aussi, il doit avoir des actions dans une usine !! Je comprends rien à ce garçon... Je recommençais à le regarder de temps en temps discrètement.

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(#) Re: Donnez-moi des Kleenex ! [Libre ! =3 ]  Jeu 5 Oct 2017 - 22:58

Donnez-moi des Kleenex !


Que diriez-vous d'une petite confession de ma part ? Ce n'était pas comme si je vous donnais le choix. Alors... Pour commencer, et ce n'était pas avec cela que je vous apprendrais quelque chose, j'avais été victime de harcèlement pendant quelques années. Une période difficile de ma vie qui, bien que j'aie tourné la page depuis, avait laissé quelques séquelles derrière elle. Mon comportement avait changé, ma faculté à m'ouvrir aux autres avait quelque peu pris la tangente et lorsqu'il m'arrivait de communiquer avec autrui, je n'étais pas toujours des plus agréables. Bon jusqu'ici rien de nouveau, nous étions d'accord. J'avais certes beaucoup perdu avec toute cette histoire, mais j'en avais également gagné. Je ne saurais dire si ce que ces années sombres de mon passé m'avaient apporté compensait ce qu'elles m'avaient soustrait. A vue de nez j'aurais bien une idée sur la question mais je n'avais pas envie d'en parler pour le moment. Ce que j'essayais de vous dire c'était qu'à force de me faire filer le train par des petits connards H24 et cinq jours sur sept, je me montrais désormais plus réceptif au regard des autres. Ne vous inquiétez pas les explications n'allaient pas traîner. En effet, lorsque tu étais en permanence observé, suivi, quand tu sentais chaque jour le poids du regard des autres sur tes épaules, tu devenais sensible à cette sensation. Tu avais constamment l'impression t'attirer tous les yeux sur toi pendant les semaines, les mois qui suivaient. Peu importait où tu te rendais, ce sentiment d'être surveillé te poursuivait. Tu devenais un poil parano, oui, c'était légitime de le dire. Dès que je sortais de chez moi, je me sentais jugé par la foule. La personne que tu croisais en marchant dans la rue, le voisin qui sortait son chien pour que celui-ci puisse chier, le conducteur qui s'arrêtait pour que tu traverses la route, la boulangère, les profs, la mamie dans le parc... En gros tous les gens de l'extérieur. C'était très oppressant comme sentiment. Vivre en ville, et je ne parlais pas du petit bled paumé en campagne, n'aidait en rien à lutter contre cela. Des yeux étaient en permanence en train d'observer autour de toi. Bref, vous l'auriez compris, ce n'était pas easy à vivre tous les jours.

Toutefois, et une fois la parano apaisée, j'avais effectivement remarqué que cette sensation autrefois si étouffante avait aiguisé quelque chose chez moi. J'avais été habitué à être la cible des regards pendant des années donc il était plus ou moins logique (en fait peut-être pas mais bon voilà) que je ressente quelque chose lorsque quelqu'un braquait bel et bien ses yeux sur moi. J'éprouvais toujours quelque chose d'étrange lorsque cela se produisait. Une sorte de nœud se formait dans ma gorge et ma concentration se retrouvait perturbée. Ce genre de moments faisait toujours écho à ce que j'avais vécu quelques années plus tôt. J'étais loin d'être calé en psychologie mais peut-être que j'assimilais ces instants d'observation à cette pression que j'avais subie et supportée en étant plus jeune. Des souvenirs auxquels j'aimerais éviter de penser refaisaient alors surface. Je revivais pendant un bref instant ces moments qu'il me serait plus facile d'oublier. Je détestais y être confronté. Je voudrais les enterrer quelque part, ou les brûler, puis m'enfuir. M'enfuir loin. Très loin. Et ne jamais revenir.

M'enfuir, oui, c'était bien ce que je voudrais faire en ce moment. Pour resituer un peu le truc, j'étais enrhumé jusqu'au cou et n'avais pas pensé à prendre plus de mouchoirs pour nettoyer mon nez. Champion ! Alors que je tentais de sauver les meubles comme je pouvais avec mon ultime morceau de papier, Hayate, une fille de ma classe, arriva à la rescousse en m'apportant quelques mouchoirs supplémentaires. Un bon coup de bol pas vrai ? Tout aurait pu se passer sans malaise si mon cerveau n'avait pas confondu pendant quelques minutes la dite Hayate avec un certain garçon aux cheveux roux comme les siens qui encombrait mon esprit ces derniers temps. Il faudrait d'ailleurs que je m'occupe de ce problème... Pour en revenir à nos moutons, je décidai d'inviter Hayate à prendre place à ma table pour la remercier et pour essayer de faire passer ce petit moment gênant. Je m'étais ensuite repenché sur ma page d'exercices comme si de rien n'était. Problème, je n'avais pas prévu qu'Hayate se mettrait à me dévisager de la sorte. Je ne la regardais pas directement mais je sentais bien son regard rivé sur moi de temps en temps. Je me doutais pertinemment que cela ne cachait pas la moindre intention néfaste mais... Je ne me sentais pas très bien. Ma gorge se serra, ce qui me donna quelques difficultés supplémentaires à respirer en plus de ma crève. Mon souffle se fit plus rauque et ma concentration s'envola petit à petit. Je pensai à reprendre un peu de chocolat pour me détendre mais je me ravisai presque immédiatement. Il me serait trop difficile d'avaler avec ce nœud qui obstruait ma gorge. Je lançai un regard furtif à la tablette avant de fixer de nouveau ma feuille. J'avais arrêté d'écrire. Je tenais toujours mon stylo dans ma main droite alors que ma joue reposait dans ma gauche, le poids de ma tête reposant donc sur mon bras gauche. Je manquai de me ronger les ongles pour évacuer mon angoisse mais je refusais de démolir mon vernis. Sous la table, ma jambe s'était mise à s'agiter sans que je le lui ordonne. C'était la fête là en gros ? Je soupirai et posai mon stylo, trop préoccupé par le regard d'Hayate pour rester focalisé sur mes maths. J'attrapai ma croix qui pendait à mon cou et la portai à mes lèvres alors que mon bras gauche supportait toujours ma tête. Je devais sûrement avoir besoin de réconfort et ce bijou me rappelait de bons souvenirs. Malgré tout, je ne pouvais plus me contenir davantage et levai mes yeux fatigués vers Hayate.


« Tu peux arrêter de me regarder comme ça ? » demandai-je en reprenant ses derniers mots.

Bon on était quitte maintenant. Mais pourquoi me regardait-elle ? A part ma tronche de malade, il ne me semblait pas posséder quelque chose d'inhabituel sur le visage. Elle connaissait peut-être quelqu'un qui lui manquait et qui avait un carré blond. Non je devais arrêter de projeter mes pensées et mes émotions dans la tête de cette fille que je connaissais à peine. Sinon en parlant de cheveux, je devrais d'ailleurs songer à couper les miens. Les pointes commençaient à faire n'importe quoi et ma frange, ce n'était pas tellement mieux. Bref, je restai à regarder Hayate avant de libérer mes deux mains et de me pencher en arrière dans ma chaise. Je m'appuyai contre le dossier de mon siège, laissai tomber ma tête vers l'arrière et fermai les yeux quelques secondes. Être penchés sur des lignes d'écriture ne leur avait pas fait beaucoup de bien. Je les reposai un peu et finis par les rouvrir, lentement. Je regardai brièvement le plafond puis saisis mon chocolat. J'en croquai un morceau tout en regardant Hayate. Bon il fallait bien se dévouer à débloquer la situation et à alléger l'ambiance. J'avalai mon carré de chocolat et, tout en gardant ma tablette dans la main, je décidai de me lancer.


« Sinon "Hayate Smith", c'est un mélange pas très commun. D'où est-ce que tu viens avec ce nom ? »

Je trouverais cela un peu gros qu'elle se vexe. Elle n'avait qu'à regarder mon nom à moi pour comprendre qu'il n'y avait rien de méchant dans ma question. Ce serait malvenu et très con de la part d'un gars qui s'appelait Miska Williams de l'insulter sur son nom. C'était de la simple curiosité en fait. Et puis, là qu'on était assis à la même table, autant ne pas rester cloîtrés dans ce silence plus que délicat. Je saisis un nouveau morceau de ma tablette et croisai mes jambes, accordant mon attention à l'adolescente.
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(#) Re: Donnez-moi des Kleenex ! [Libre ! =3 ]  Ven 6 Oct 2017 - 21:36

J'étais toujours là, à jeter des petits coups d’œil, quand soudain il me sortit :
<< Tu peux arrêter de me regarder comme ça ? >>

Merde, il m'a vu l'observer ! Quelle conne en même temps! Il avait commencé à donner quelques signes qui envisageait ça et moi je n'ai rien vue, comme une demeurée. Qu'est ce que je fais.. qu'est ce que je fais bordel ?!

C'est oppressant de se sentir observé, je ne connais que trop bien cela sauf que je ne le juge pas comme on n'a pu le faire avec moi à Osaka. Qu"est ce que je détestais ça... Mais il doit penser que c'est ce que je fais actuellement. Si seulement il savait ce que c'est d'être jugé et rejeté pour rien... Pourtant, il a été gentil avec moi pour je ne sais quelle raison. Pendant que j'étais dans mes réflexions, il était tourné vers moi, afin de discuter je présume. Je lui réponds d'un ton peu confiante :

D-désolé je ne voulais pas t'embêter pendant que tu travaillais, donc je ne savais pas trop quoi faire. J'étais juste intriguée.dis-je, suivi d'un petit rire nerveux.

Il continua de prendre difficilement des poses, jusqu'à trouver une position confortable, puis il me demanda d'où est-ce que je venais d'après mon nom de famille.
Lui aussi veut me juger, c'est ça ? Comme toutes ses salopes et fils de pute à Osaka parce que j'ai un physique occidentale...
Attends, calme-toi Hayate. Je suis à Kobe maintenant, les gens sont vraiment différents de ce que j'ai pue voir. Et puis, il s'appelle Williams alors si ça se trouve lui aussi en à chier avec ça. Je répondis d'un ton légèrement attristé :

Si je te dis que pour moi, je suis Japonaise dû au fait que je sois née à Osaka tu ne me croiras pas, comme les autres, hein ? Même si je suis Anglaise de part mes parents qui le sont, eux.

Je suis toujours sur la défensive à cause de ce harcèlement que j'ai subi à l'école jusqu'à ce que j'arrive ici. S'il est comme les autres, il va sûrement faire en sorte que tout ça recommence avec les autres élèves d'ici. J'ai l'habitude maintenant depuis le temps, je sais me défendre. Puis tant que ça ne vient pas aux oreilles de mes parents, c'est tout ce qui compte. Je ne peux pas me permettre de leur créer d'avantage de soucis, surtout depuis qu'on est ici, les affaires ont déjà suffisamment de mal à marcher comme ça... Que va-t-il faire maintenant ? Commencer les moqueries ? En tout cas, je le regardais droit dans les yeux avec un regard déterminé, prête à en découdre, mon regard embrasé pourfendait ces yeux bleus. Mes parents n'ont jamais aussi bien choisis mon nom, je le porte à merveille ce nom. Vas-y !

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(#) Re: Donnez-moi des Kleenex ! [Libre ! =3 ]  Dim 8 Oct 2017 - 4:02

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Il fallait bien se l'avouer, je pouvais parfois être dur dans ma manière de m'exprimer. Mes mots n'étaient pas toujours soigneusement choisis, ils l'étaient même très rarement, et mon ton, souvent teinté d'ironie ou de sarcasme, était couramment mal perçu. Il m'arrivait également de ponctuer régulièrement mes interventions à l'aide d'un juron qui était, lui, particulièrement bien réfléchi et pensé pour la situation en question. Mon cerveau raisonnait étrangement, je ne pouvais pas le nier. Certaines choses me venaient plus naturellement que d'autres. Enfin, c'est ce que je me disais. Il était assez compliqué pour moi de plaquer un sourire en carton sur mon visage alors que la voix qui faisait écho ma tête hurlait des insultes à s'en déchirer les cordes vocales. Même si techniquement elle n'en avait pas, de cordes vocales... Malgré tout, j'arrivais à adopter une attitude relativement décente lorsque cela était nécessaire. Je n'étais pas un sauvage pur et dur. J'avais été élevé de manière à posséder un minimum de savoir-vivre. On m'avait appris à bien me conduire lorsque cela était requis. Dans des situations officielles, par exemple, j'étais contraint et obligé de maintenir la « bête » captive. Je n'avais alors pas le choix, il fallait se contenir et ne pas exploser à la moindre contrariété. Cela dit, j'explosais plus difficilement depuis quelques temps. L'attaque devait être plus sérieuse pour que j'en vienne à m'emballer. Cela arrivait ou pouvait encore arriver. Je faisais cependant de mon mieux pour éviter de m'attirer des ennuis. Je ne souhaitais pas causer, une fois de plus, des soucis à mes parents. Ils en avaient déjà suffisamment bavé comme cela. Je pouvais grandir et me montrer un minimum mature pour alléger leur fardeau. Je leur devais bien cela à mon avis.

Toutefois, même si la « bête » avait été domptée, il n'était jamais certain qu'elle ne remordrait pas un jour. Je me doutais bien que cela finirait par se produire tôt ou tard. Plus tard que tôt parce qu'aujourd'hui, elle n'était pas en état de se montrer agressive. Pas en état et pas envie non plus. Il allait falloir gérer mon cynisme et mon manque de tact à la place. Je n'avais pas vraiment eu l'occasion d'en faire usage dans la journée. Cela était sûrement lié au fait que j'avais pris soin d'éviter toute discussion, à cause de la douleur qui s'était répandue le long de ma gorge. Je cherchais à ne pas envenimer la chose. Il ne manquerait plus que cela. Non, je voulais que cette maladie foute le camp le plus rapidement possible. C'était en tout cas ce que je m'étais mis en tête en sortant du lit ce matin et j'avais plutôt bien tenu le coup pendant la journée.

Il avait fallu attendre que le repas du soir soit passé pour que l'objectif « silence totale » que je m'étais fixé ne soit mis hors d'atteinte. En effet, j'en étais venu à rompre moi-même cette promesse en démarrant la discussion avec Hayate. Plus j'y repensais, plus je me disais que je n'aurais pas dû accepter ses mouchoirs. Cela m'aurait évité de me mettre dans une situation embarrassante et de foutre davantage le bordel dans mes pensées. Il ne m'avait pas échappé qu'un manque grandissait un peu plus chaque jour en moi, et l'espèce d'hallucination bizarre que j'avais eue quand Hayate s'était approchée ne pouvait qu'effacer les derniers doutes qui subsistaient dans mon esprit. Je crois que j'étais... Non pas ça. Pas maintenant. Je ne devais pas pensé à cela maintenant, je ne pouvais pas. Je devais me concentrer sur la situation actuelle et point barre. Oui, aller, ne t'éparpille pas Miki. Miki...


« D-désolée je ne voulais pas t'embêter pendant que tu travaillais, donc je ne savais pas trop quoi faire. J'étais juste intriguée », dit-elle en laissant s'échapper un petit rire.

Un de mes sourcils s'était haussé malgré moi. Intriguée ? Pour quelle raison ? Qu'avais-je fait ou dit qui aurait pu être susceptible de lui faire ressentir cela ? Ma tenue d'aujourd'hui était pourtant relativement soft par rapport à d'habitude : pas de cuir ni de vêtements trop serrés. Je portais bien un slim mais je n'étais pas le seul garçon à posséder ce genre de pantalon. Alors que je parcourus rapidement la salle du regard, je remarquai des élèves aux styles plus exubérants que le mien, aujourd'hui en tout cas. Non mais c'était certain, ma tenue du jour ne devait sûrement pas être la raison de son observation. Mes cheveux peut-être ? Ce serait le plus plausible je dirais, et c'était ce qui m'étonnerait le moins. Après tout, elle ne serait ni la première ni la dernière à réagir de la sorte. Ou alors, dernière option, elle avait mal choisi ses mots. Héhé, elle aussi parlait avant et réfléchissait après ? A en juger par le rire pas des plus détendus qu'elle venait de lâcher, cela ne m'étonnerait pas qu'elle se soit gourée dans la formulation de sa phrase. Je mis donc cela dans un coin de ma tête et me promis d'en rediscuter plus tard.


« Si je te dis que pour moi, je suis Japonaise dû au fait que je sois née à Osaka tu ne me croiras pas, comme les autres, hein ? Même si je suis Anglaise de part mes parents qui le sont, eux », rétorqua-t-elle sur un ton que j'eus du mal à déchiffrer sur le coup.

Nom de Dieu qu'est-ce que c'était que cela ? Je ne m'attendais pas vraiment à cette réponse. Je pensais, non plutôt j'espérais, qu'elle ne réagisse pas mal à ma question mais là, c'était au-delà de mes espérances. Peut-être qu'espérances n'était pas vraiment le bon mot. En gros, je ne m'y attendais pas. Elle était sur la défensive, c'était clair et net. Qui étaient ces « autres » ? J'avais entendu le reste de sa réplique mais c'était cette partie-là qui m'avait interpellé le plus. A en juger par le ton de sa voix, je me doutai que quelque chose de plus... profond se cachait derrière cette phrase. Elle n'aurait pas utilisé ce ton sinon. Je le pensais en tout cas. Je me rappelai qu'à une époque, j'étais particulièrement susceptible lorsqu'une vague allusion sur mon physique était faite. Une question ou une réponse toute banale pouvait suffire à me faire perdre mon sang froid. Mmmh... Tout en mâchouillant ma tablette, je continuais de regarder Hayate dans les yeux. Cette fille était particulièrement recluse, c'était ce qui m'avait le plus frappé chez elle. A part ses cheveux roux bien sûr... Bref ! Son attitude m'avait marqué parce qu'elle m'évoquait des souvenirs de mon passé. Parce que des souvenirs du futur, c'était plus compliqué d'en avoir. Bien joué Miska. J'avais été tout aussi isolé lorsque mon quotidien était rythmé et pourri par les remarques des autres. Des autres... Des « autres » ? Oh putain ! Une lumière s'était subitement allumée dans mon cerveau. Ma p'tite Hayate, aurais-tu par hasard été victime de quelques vilaines remarques faites par quelques vilaines personnes par le passé ? Malade mais pas handicapé le Miki ! Peut-être que je faisais totalement fausse route, c'était fort probable. Cependant, je n'arrivais pas à m'empêcher de voir de fortes similitudes entre l'attitude d'Hayate, les allusions qu'elle faisait et le comportement que j'adoptais lorsque je m'étais fait moi-même harceler. Après, elle n'avait peut-être pas subi de harcèlement mais j'étais quasiment certain qu'elle s'était faite emmerder avant d'arriver à Kobe. Nan pas quasiment, j'en étais certain. Un peu trop sûr de moi ? Sûrement. Mais bon, bat les steaks. Maintenant que ma curiosité était piquée, je me demandais pourquoi elle s'était faite emmerder. Apparemment cela avait un lien avec sa nationalité et son nom ou quelque chose du genre. D'accord elle n'avait pas une tête d'asiatique. Mais bon, je trouvais ce prétexte un peu simple et con pour justifier du harcèlement. Remarquez, contrairement à l'intelligence, la connerie n'avait pas de limites. Donc bon, je pouvais admettre cette hypothèse quant à l'origine de ses problèmes. Je continuais de trouver cela parfaitement débile mais la vie avait toujours su me surprendre, et pas toujours dans le bon sens. Pourquoi pas après tout ? Je décidai d'interrompre ma réflexion et de prendre le temps de répondre à l'adolescente. J'éloignai ma tablette de mes lèvres et esquissai un petit sourire en coin.


« Si ça peut te rassurer, je suis irlandais et j'ai pas un prénom qui sonne très anglophone. T'as le droit d'avoir le prénom que tu veux, enfin, que tes parents veulent que tu aies en l'occurrence. Si les gens t'emmerdent ou t'ont emmerdée pour ça, c'est ce que ce sont des teubés. Je pense qu'il ne faut pas s'arrêter sur ça. Après ce n'est que mon avis et je ne sais pas s'il vaut grand-chose aujourd'hui », conclus-je en expirant un petit ricanement.

Je ne sus pas trop quoi lui dire de plus. A mes yeux, je lui avais fait comprendre que des sous-entendues éventuelles ne m'avaient pas échappé. Elle soutenait fermement mon regard depuis sa dernière réponse. Elle devait certainement attendre quelque chose de plus hostile de ma part. Je n'avais pas faibli pour autant et mes yeux bleus, parfaitement calmes et légèrement camouflés par ma frange déstructurée, n'avaient pas quitté les billes vertes d'Hayate. Certes un léger voile de fatigue était perceptible dans mon regard, mais il était toujours en mesure de maintenir le contact visuel. Ce fut donc ainsi que j'attendis la réaction d'Hayate, me demandant si elle prendrait davantage la mouche ou non.
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(#) Re: Donnez-moi des Kleenex ! [Libre ! =3 ]  Dim 8 Oct 2017 - 4:03

Ce matin j'avais reçu des bons chocolats de chez moi, les fameux Lauden, je les avais zappés en allant en cours. Fallait que je remercie Mis-ter-ka pour le macaron ! Bon il ne faut pas que j'oublie après les cours de lui donner mais surtout les récupérer à la pause du midi. Ce matin, il n'avait pas l'air dans son assiette le gars, donc, ces chocolats étaient les bienvenus pour lui remonter le moral. Enfin bref après le passage dans le réfectoire pour remplir mon ventre de déchets, direction les dortoirs. C'était aussi l'occasion de m'habiller un peu plus chaudement. Évitons d'attraper une connerie en plus que la flemmite des cours. Des collants plus épais en plus des chaussettes hautes bien plus épaisses et mon plus gros manteau avant de finir d'équiper son stuff final : l'écharpe rose. Rapide check de l'heure et euh, euh, euh, damnete, I'm so late, plus qu'à ramasser mes affaires et partir en cours avant tout le monde. Ah bah oui moi je suis en avance tout le temps, car je suis l'élève modèle.

Eisley parti du dortoir une grosse demi-heure avant le début du court, en laissant les chocolats dans sa chambre.

Arrivée dans la salle avant tout le monde ou presque, c'était assez tôt afin que personne puisse me faire de remarques. Quoiqu'il en soit il fallait que tout soit nickel pou le prof', un coup d'éponge pour clean parfaitement le tableau avant de me mettre à ma table pour faire genre, j'étudie. Mmh... Dayum j'ai oublié de prendre les chocolats... Bon bah ce sera pour l'after class. Faudra que je lui dise tant que j'y pense, d'écouter un morceau à Hayate, j'en profiterai ce soir en l'envoyant un message.

Et le soir arriva, Eisley avait en sa possession les chocolats, prit après le diner et s'en alla de sa chambre quand soudain en passant devant la salle commune...

Oh bah ça pour de la chance, je pensais foutre les chocolats dans son casier et rentrer mais là, même plus besoin d'aller jusqu'aux casiers ! Il y a même Hayate, nickel plus !

"Miska, je te cherchais ! Prend ça c'est pour te remercier !"

Eisley balança à Miska une belle petite boîte d'un assortiment de 20 pièces de chocolats Lauden

"Oh et Hayate tant que t'es là tu devrais me dire ce que tu penses de X-Japan Kurenai ! Je t'ai envoyé la zik sur ton tél' il y a quelques instants."

J'ai rien oublié? Tant qu'ils sont ensemble... Oh si je crois pas que Miska a mon mail ou numéro. Hayate a tout, boarf, elle aura juste à lui partager ça. J'ai un petit plan pour la Saint-Val' étant donné qu'ils ont prévu de fermer le réfectoire à l'occasion...

"Hayate si tu pouvais filer mes coordonnés mail ou numéro à Miska, ça m'arrange, j'ai un plan à mettre en place vu que le réfectoire va fermer pour le 14 au soir. J'vous en dis pas plus mais j'te fais confiance Hayate pour bien lui filer tout ça."

Pas que ça à faire de les gêner plus longtemps, tcho ! Je repars dans ma chambre, en tous cas j'espère que ça fera plaisir à Miska il avait l'air d'être dans le mal.

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~ Merci Miska ~

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(#) Re: Donnez-moi des Kleenex ! [Libre ! =3 ]  Mer 11 Oct 2017 - 19:12

Il se fout de ma gueule celui-là !!? Tu vas voir, espèce de pub ambulante pour du chocolat !! Je dis d'un ton particulièrement irrité :

Tu me prends pour une pauvre conne ?! Bien sûr que je peux porter mon prénom. J'en suis même contente et fière, comme tout ce que me donnent mes parents !! Et toi, je n'en ai rien à foutre que tu sois Irlandais. Tu me nargues, c'est ça ?! Tu ne sais rien de moi, tu ne sais pas ce que je vis et ce que j'ai vécu ! Tu ne peux pas savoir ce que c'est ! Et en plus, tu oses rire pfff, tu comprends rien...

J'espère que ça l'a calmé cette tête de pioche, quel abruti... Pourquoi je suis venue l'aider et aussi pourquoi j'ai accepté de m’asseoir à coté de lui ?! Je me suis fait des illusions en croyant qu'il était différents de tout ces cons... Je commençai ma phrase qui fus vite interrompue :

Tu sais quoi ? T'es vraiment...

*Eisley débarqua brusquement*

Hein Eisley ?

*Se tourne vers Eisley*

Je ne l'avais pas vue arriver et elle commença à donner des chocolats à Miska. Il en a déjà suffisamment comme ça, tu sais... Elle se tourna vers moi pour me conseiller une musique à écouter, j'aime bien ce qu'elle me propose à chaque fois, puis me demanda de lui fournir ses cordonnées à l'autre plaque de sucre. Vu que c'est Eisley bien sûr que je vais le faire. Apparemment, elle a prévue quelque chose pour le 14 février, qu'est-ce qu'elle peux avoir en tête ? Le 14 février, c'est toujours blindé de monde au restaurant, ça ne m'étonnerais pas que mes parents m'appellent pour les aider, puis je m'en fous de cette fête débile... Je répondis à Eisley calmement :

Euh oui pas de soucis Eisley. Merci pour la musique conseillée je l'écouterais quand je serais dans ma chambre .

À peine ma phrase terminée qu'elle fila aussi vite qu'elle était arrivée. Je me tournais à nouveau vers grand corps malade allias Miska. Je le vis sur le point de me répondre à tout ce que je lui avais envoyé dans la gueule.

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(#) Re: Donnez-moi des Kleenex ! [Libre ! =3 ]  Jeu 12 Oct 2017 - 0:56

Donnez-moi des Kleenex !


Il n'était pas dans mes habitudes de revendiquer mes origines. A mes yeux, il n'y avait pas vraiment de quoi se torturer l'esprit à ce sujet. Les gens pouvaient venir de n'importe quel endroit sur Terre, ou même pas sur Terre d'ailleurs, je m'en fichais. Je ne privilégiais et ne rejetais aucune nationalité ou ethnie. Sauf les Anglais, ils étaient cons et snobs les Anglais. Enfin, je me comprenais. Je n'allais pas vous faire un dessin, je n'éprouvais pas de sincères affinités envers nos « amis » les British. Alors soyons clairs, je n'étais pas raciste, ni même xénophobe. Il y avait des personnes très correctes et fréquentables qui résidaient en Angleterre, comme partout d'ailleurs. Mais il était vrai que je n'affectionnais pas, mais alors PAS DU TOUT, le style typique des British. Ils se prenaient beaucoup trop au sérieux avec leurs manières, et ils ne pouvaient jamais faire comme tout le monde. Toujours à faire chier et à emmerder les autres. A oppresser les autres. Bref vous voyiez sûrement ce que je voulais dire. Je n'allais pas m'étendre davantage sur ce sujet parce qu'on allait me prendre pour un gros raciste miteux après cela. Ce que je n'étais pas, déjà, et puis merde quoi ! Je n'étais pas le seul à cracher sur les British quand ils chiaient dans la colle. Ce n'était pas de ma faute après tout. Ils n'avaient qu'à être un peu moins débiles et arriérés aussi... Toujours à se prendre pour l'espèce d'Empire qu'ils n'étaient plus depuis des années. Redescendez les gars ! 2015 avait sonné, il était temps de se moderniser un peu ! Bande de vieux.

Veuillez excuser cette légère digression. Mais que vouliez-vous ? Les agissements de nos voisins m'avaient souvent quelque peu importuné. Ils me laissaient parfois sur le cul d'ailleurs. Enfin bref, hormis ce petit cas bien spécial, je ne prêtais guère attention à la nationalité des personnes qui constituaient mon entourage. Cela m'importait relativement peu en fait. Toutefois, il y en avait pour qui cette histoire d'origines était un problème. Pour certains, le seul prétexte qu'un individu ne possédait pas la même nationalité suffisait à déclencher des moqueries ou à susciter le rejet. J'avais d'ailleurs beaucoup de mal à saisir le point de vue des personnes raisonnant de la sorte. Cela me paraissait extrêmement bas et répugnant. Je ne voyais rien qui pouvait justifier de pareils agissements. Même en règle générale, j'avais du mal à cautionner, non, je ne pouvais pas cautionner cela. Comment pouvait-on blesser et exclure d'autres individus en se fiant à des « critères » plus qu'insignifiants et sans ressentir le moindre remord ? Comment pouvait-on faire quelque chose d'aussi dégueulasse ? Comment pouvait-on se montrer aussi fermé d'esprit ? J'avais eu la chance de ne pas être victime de xénophobie ou de racisme durant ma vie. Ce que j'avais vécu était lié à tout autre chose. Je pensais qu'il était cependant plus délicat de se faire insulter sur sa nationalité. En effet, j'aurais simplement pu faire couper mes cheveux pour éviter les moqueries et les agressions. Or, lorsque tu étais enfant, il t'était impossible, je supposais, de modifier ta nationalité. Tu ne pouvais pas décider, du jour au lendemain, de changer cet élément de ta vie. Cela me semblait en tout cas plus complexe que de simplement changer une partie de ton physique. Après, cela serait jouer le jeu de tes persécuteurs. Il fallait alors savoir ce que tu étais prêt à faire, ou à ne pas faire. Te résigner et te débarrasser de tout cela ? Ou bien subir et patienter ? Ce choix était ardu à réaliser. J'étais resté indécis pendant longtemps avant de choisir la seconde option. Avec de la détermination et du courage, c'était faisable. Tout était faisable, j'en étais persuadé. Il fallait simplement trouver la force d'y parvenir. Voilà la tâche la plus ardue à réaliser. Le temps aidait ensuite les blessures à cicatriser. Certaines étaient plus infectées que d'autres et nécessitaient donc plus de soins. Malgré tout, les choses finissaient toujours par s'améliorer. C'était ce que je pensais aujourd'hui et cela m'aidait à garder espoir. Je ne voyais plus l'avenir d'un œil aussi pessimiste qu'autrefois. Je serais déjà en meilleure santé qu'aujourd'hui au moins... Ma tête me faisait souffrir et cela ne s'arrangea pas lorsqu'Hayate ouvrit la bouche, visiblement irritée par mes propos précédents.


« Tu me prends pour une pauvre conne ?! Bien sûr que je peux porter mon prénom. J'en suis même contente et fière, comme tout ce que me donnent mes parents !! Et toi, je n'en ai rien à foutre que tu sois Irlandais. Tu me nargues, c'est ça ?! Tu ne sais rien de moi, tu ne sais pas ce que je vis et ce que j'ai vécu ! Tu ne peux pas savoir ce que c'est ! Et en plus, tu oses rire pfff, tu comprends rien... »

Mon Dieu pourquoi tant de bruit pour si peu ? Je refermai ma mâchoire sur ma tablette de chocolat sans pour autant en décrocher un morceau. Je plissai les yeux et lançai un regard sévère à Hayate, quelques mèches de ma frange obstruant ma vision. Je ne m'empressai pas de les dégager et restai immobile, ne rompant pas le contact visuel avec l'adolescente. Bien que légèrement rougis par la maladie, mes yeux clairs témoignaient bien de l'irritation qui était soudainement montée en moi. Je ne te prenais pas pour une « pauvre conne » Hayate. Juste pour une gamine visiblement paumée et qui ne savait pas de quoi elle parlait, elle. L'entendre ainsi déblatérer des conneries sur ma vie, vie dont elle ne connaissait absolument rien, me mit légèrement en rogne. Au début du moins. La colère s'atténua peu à peu. Je n'étais pas tout à fait calmé mais serrer mon chocolat entre mes dents m'aida à conserver mon sang froid. Je me concentrai alors plus sur la réaction d'Hayate en elle-même. La lycéenne était tellement sur la défensive que faire preuve d'un peu de bon sens et de modération lui était apparemment impossible. Je constatai qu'elle était susceptible de partir en vrille pour très peu de chose. Sa réponse me prouva que je ne m'étais pas trompé ; elle avait vécu des choses lourdes à encaisser. Je conservai mes hypothèses quant à la cause des problèmes qu'elle avait potentiellement traversés. Je persistais à croire qu'elle avait sûrement été confrontée à un problème de xénophobie ou de racisme. Elle semblait fière de ce qu'elle était de ce que ses parents lui avaient offert. Comportement de quelqu'un qui souhaitait défendre ses valeurs et ses origines ? Elle avait un fort caractère, il n'y avait pas à débattre. Toutefois, elle devait apprendre que même les plus grandes gueules devaient parfois apprendre à faire profil bas de temps à autre. Alors que l'intensité de mon regard n'avait pas faibli, Hayate poursuivit sur sa lancée. Maintenant qu'on était parti, vas-y, crache ton venin ma grande. De toute façon, pour toi, je ne comprenais pas donc lâche-toi.

« Tu sais quoi ? T'es vraiment... »

Elle fut soudainement coupée dans son élan par une petite tête blonde que je reconnus sans trop de difficulté. Eisley était apparue comme une fleur avec quelque chose de très intéressant dans les mains. Elle me jeta d'ailleurs ce « quelque chose » sans perdre un instant. Je n'eus pas le temps de me préparer pour la réception si bien que je reçus une boîte, sur lequel le logo Lauden était visible, en pleine poire. Alors que j'entendais les deux filles discuter d'un plan apparemment prévu par Eisley pour le 14 février, je pris le temps de mieux regarder le présent que la petite blonde m'avait apporté. J'avais reconnu la marque de chocolats anglais dont elle m'avait parlée quelques jours plus tôt. Alors que je tenais toujours ma tablette entre mes dents, un sourire enfantin égaya mon visage lorsque je jetai un coup d'œil furtif à l'intérieur de la boîte. Encore quelques friandises à ajouter à ma réserve ! Et pas n'importe lesquelles ! Au moins quelque chose de positif aujourd'hui, même si je m'étais pris ces friandises en plein dans la face... Je n'eus pas le temps de la remercier qu'Eisley avait déjà déguerpi. Et beh, elle était bien pressée dis donc. Je lui enverrais un message de remerciement une fois que j'aurais obtenu son numéro. Je soupirai et posai précautionneusement la boîte sur le sol, juste à côté de mes pieds. Je me redressai ensuite et me frottai les yeux, je m'étais sûrement exécuté trop rapidement. Une fois ma vision redevenue claire, je libérai ma bouche et répondis à Hayate d'une voix à la fois ferme et calme.

« Entre deux gueulantes ça ne t'est pas venu à l'esprit que c'est justement parce que je SAIS de quoi je parle que je me suis permis de te dire ça ? Je croquai vite un carré de chocolat et poursuivis. Je ne vais pas t'attaquer à chaque fois que j'ouvre la bouche, relax. »

Je m'installai de nouveau dans le fond de mon siège pour laisser à mes jambes la place de se repositionner correctement sous la table. Avec cette agitation, je dus les recroiser, l'arrivée surprise d'Eisley m'ayant fait bouger. Je fis de même avec mes bras que je croisai contre ma poitrine, ne décrochant pas mes yeux d'Hayate. Mon regard était ferme et affirmé, ajoutant ainsi du poids aux mots que je venais de prononcer. Je ne me laisserais pas marcher sur les pieds quoi qu'il arrive. Malade ou pas, je restais toujours moi et aucune autre alternative n'était possible.
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(#) Re: Donnez-moi des Kleenex ! [Libre ! =3 ]  Mar 17 Oct 2017 - 19:23

J-je fus complètement étonnée de cette réponse, je n'arrivais pas à l’acquiescer... Mes yeux allés de gauche à droite d'incompréhension , je sentais planer son regard accusateur sur moi, regard qu'il avait depuis que je lui avais aboyé dessus. Je saisis ma tête avec mes deux mains.
Non...
Non non non non non non ...
NON NON CE N'EST PAS POSSIBLE !!?
Je me levais de ma chaise et reculais de quelques pas puis je déclarai d'une voix perdue et anxieuse, tout en étant d'une faible tonalité :

Tu mens... Tu mens... Tu mens...

C'est impossible...
Tout ceci est impossible !!
Et s'il ne mentait pas, pourquoi en parlerai-t-il ? Ça n'a aucun sens... Pourtant quand je le regardais de là où je me tenais, je voyais son regard qui en disait beaucoup... Son regard... J'avais l’impression d'être face à un loup en cage qui me regardait dans le blanc des yeux, comme pour affirmer que tout ce que j'en déduisait était vrai. Il ne lâchait à aucun moment cette position de dominant, son regard était comme un foudroiement à chaque fois que je le croisais. Il connaissait la solitude, le rejet, les moqueries, le regard des autres, l'injustice, la mesquinerie... ? Son regard disait beaucoup de ces choses... Je craquais sans m'en rendre compte et hurlais :

TU MENS !!

Cette fois-ci, tout les regards étaient braqués sur nous, même ceux des simple passants. Je sentais leurs jugements à travers leurs regards, leurs questionnements, leur incompréhension. Ils pesaient de plus en plus sur moi. Je ne voyais que leurs yeux me dévisageant, me jugeant même! Je me tenais toujours la tête, debout à quelques pas de Miska... Mon état me fit leur gueuler :

QUOI !!!? VOUS REGARDEZ QUOI BANDE D'ENFOIRÉS !!? CASSEZ VOUS OU VOUS AUREZ DE MES NOUVELLES ! ARRÊTEZ DE ME REGARDER COMME CA !!! ALLEZ TOUS VOUS FAIRE FOUTRE !!!

Mon état me fit perdre ma lucidité et répondre, alors même que personne n'avait parlé... un réflexe pris quand, à Osaka, quand ils se mettaient en groupe pour me lyncher en se moquant de moi. "Le Démon Rouge" qu'ils m'appelaient... Chacun leur tour, bien évidemment. Même pas foutue de dire roux, ces fils de putes ! C'est là que j'ai appris à ne pas me laisser faire et à répliquer plus fort qu'eux. J'avais pris les devant, de peur que ça ne recommence. Je regardais Miska ne sachant pas quoi faire. Mon regard lui disait juste : si c'est vrai, aide moi...

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(#) Re: Donnez-moi des Kleenex ! [Libre ! =3 ]  Aujourd'hui à 0:50

Donnez-moi des Kleenex !


Étais-je un menteur ? Avais-je l'habitude de me jouer des autres ? M'arrivait-il de les tromper pour servir mes propres intérêts ? Il me serait bien aisé de vous répondre que non, jamais de la vie. Jamais je n’avais raconté de bobards à qui que ce soit et ma conscience était pleinement soulagée d’un quelconque poids apporté par l’élaboration d’un éventuel mensonge. Je pourrais sans difficulté vous dire que j’étais blanc comme neige et que je n’avais cessé de raconter la vérité, et rien que la vérité, depuis l’arrivée de mes premiers mots. N’importe qui était en mesure d’affirmer des propos pareils. Cela arrangerait d’ailleurs bien des personnes que ces dires soient vrais. L’honnêteté, la droiture, la justice… Le monde tournerait rond si chaque homme était en possession de ces vertus. Tout serait à sa place et aucun débordement ne serait à redouter. Il n’y aurait plus de crimes, plus de secrets à cacher, plus de sales coups fourrés. Toutes les sociétés seraient en ordre, les populations n’auraient plus peur de se faire agresser au moindre coin de rue, ou bien de voir leur maison se faire cambrioler. Chaque personne pourrait retrouver sa famille après une journée de travail et savourer un bon plat bien chaud le soir, sans le moindre soupçon d’inquiétude au loin. Les oiseaux chanteraient, les enfants joueraient, le sourire aux lèvres, les voisins se diraient « bonjour » tous les matins et on irait tous joyeusement s’enculer dans un pays de Bisounours. Chaque jour ressemblerait à un dimanche d’été radieux mais les coups de soleil en moins. Tout irait bien dans le meilleur des mondes. Ouais, tout.  

Sauf qu’il ne fallait pas oublier que Le Meilleur des Mondes, ce n’était pas un truc hyper positif. J’avais lu ce livre un an ou deux auparavant et franchement, l’expression prenait alors un tout autre sens. En fait, quand tu lisais ce bouquin, tu réalisais que non. Vivre dans le meilleur des mondes n’était PAS une bonne idée. Certes la société, pardon, les sociétés dans lesquelles nous vivions étaient bien loin d’être idylliques, je n’affirmais pas le contraire. Mais bordel quoi, non ! Jamais je n’irais vivre dans un monde comme celui-ci. C’était terrifiant. Ta classe, ta vie, tout ce qui était censé te constituer ne t’appartenait pas. Tout t’était imposé et tu trouvais cela normal. Tout être humain était dépossédé de libre-arbitre, de choix. En gros, tout ce qui définissait l’Homme était effacé, retiré. Tout cela parce que tu étais conçu dans une éprouvette par des scientifiques. Et dire que certains considéraient The Hunger Games comme la dystopie par excellence ou bien comme un exemple de dystopie flippante. Et beh. Ne leur filez jamais du Huxley ou du Orwell à lire. Je n’osai imaginer les conséquences d’un tel acte. Ils exploseraient, peut-être. J’avais lu que des corps humains pouvaient s’enflammer d’un coup mais je ne l’avais jamais expérimenté. La magie de la science et de l’organisme humain. Même quand tu croyais avoir fait le tour de la question, quelque chose d’inattendu et de parfaitement inédit se produisait. Du coup, voir quelqu’un se mettre subitement à flamber devant un bouquin d’Aldous Huxley ne me surprendrait pas.
 

« Tu mens... Tu mens... Tu mens... TU MENS !! QUOI !!!? VOUS REGARDEZ QUOI BANDE D'ENFOIRÉS !!? CASSEZ-VOUS OU VOUS AUREZ DE MES NOUVELLES ! ARRÊTEZ DE ME REGARDER COMME CA !!! ALLEZ TOUS VOUS FAIRE FOUTRE !!! »

Cela, en revanche, me surprit pas mal. Je crus sentir mes tympans se déchirer lorsque ces mots jaillirent de la bouche de l’adolescente. Cette dernière, visiblement désemparée et anxieuse au possible se tenait debout, à quelques centimètres de moi. Je clignai des yeux plusieurs fois, le mouvement brusque d’Hayate ayant troublé mon champ de vision. Malgré tout, je ne la quittai pas des yeux. Que lui arrivait-il ? D’où venait cette hystérie inexpliquée et si soudaine ? Pourquoi s’était-elle mise à crier comme cela ? Je sentis que mes paupières désiraient se rapprocher l’un de l’autre. Elles étaient lourdes, si lourdes… Non ! Aller, du nerf ! Je me criai intérieurement ces paroles de motivation et ne baissai pas le regard. Même si je me retrouvai un tantinet troublé par la réaction d’Hayate, je ne voulais pas me laisser aller. Je pris donc sur moi et plantai mes yeux bleus sur son visage que je redécouvris. Plus de petits rires gênés. Plus de coups d’œil un peu malaisants dans ma direction. La jeune fille qui était venue me proposer des mouchoirs semblait s’éloigner. Chaque seconde qui s’écoulait la faisait disparaître davantage un peu plus. Ce déclic dans son comportement m’avait fait ressentir quelques palpitations. La surprise sûrement. Mon rythme cardiaque s’était rapidement stabilisé. Je ne devais certainement pas être préparé à un pareil revirement. Malgré le son perçant qu’était la voix d’Hayate, je pouvais sentir comme un léger blanc autour de nous. Une sensation désagréable vint s’abattre sur mes épaules : nous étions observés. Je n’aimais pas cela. Pas du tout. Alors que l’intérieur de mes paumes s’humidifiait, ma croix avait atterri dans le creux de ma main gauche.

« Aide-moi je t’en prie. Aide-moi. S’il te plait… Putain mais aide-moi ! » cria cette voix qui résonnait dans ma tête.

J’avais besoin de ta force. Ici, et maintenant. Ces regards, ils étaient trop lourds pour moi aujourd’hui. Je n’étais pas suffisamment d’attaque pour les supporter. Je n’arrivais plus à réfléchir correctement et mon corps me semblait engourdi, faible. Je ne pouvais plus me supporter. J’avais besoin de toi. Pourquoi ne pouvais-tu pas être là, près de moi ? J’étais faible seul. Tellement faible. Il n’y avait aucune force en moi. Il n’y en avait jamais eu. Toute ma vie je n’avais fait que fuir, que me cacher. Je n’étais que la mauviette que les autres décrivaient. Je ne valais pas mieux. La seule chose que j’avais peut-être réussie à faire était de faire souffrir ma famille. Elle se fissurait, se fracturait, se délitait… A cause de moi. Oui, à cause de moi. Tout s’apprêtait à voler en éclats. Les choses étaient ainsi, avant toi. Cette force, elle était à toi. A toi et à toi seul. C’était toi qui faisais face à toutes ces moqueries et qui les chassais. C’était toi qui t’interposais et qui parfois te prenais des coups dans le visage. C’était toi qui venais me serrer dans tes bras et qui séchais mes larmes. C’était toi qui me relevais. C’était pour toi que je me relevais. C’était pour toi que je m’efforçais de… que je m’efforçais de faire face. Faire face. Je devais faire face, pour toi ? Mais je ne le pouvais pas. J’étais… faible. Tout était flou. Mes yeux étaient ouverts mais ne voyaient rien. Je ne faisais que ressentir un poids… Comme la merde que j’étais… Je ne pouvais pas… Non. Arrête ça. Arrête. Arrête de fuir Miki. Oui. Je devais rester déterminé. Aujourd’hui et maintenant. Pour toi, je devais faire face. Je ne devais pas, je ne pouvais pas te décevoir. Non, je ne te décevrai pas. C’est une promesse. Je clignai des yeux et retrouvai en quelque sorte la vue que j’avais perdue quelques secondes auparavant. Mon regard rencontra celui d’Hayate. Quelle était cette expression ? De la colère ? Non ce n’était pas cela la colère. De la peur ? Elle paraissait déroutée et perdue. Elle était déroutée et perdue. Ces yeux, ils demandaient quelque chose. Ils imploraient quelque chose. J’en donnerais ma main à couper. Elle avait justement besoin d’un coup de main. Elle s’était foutue dans une situation délicate et elle ne semblait pas apte à s’en sortir seule. Je connaissais cela. Je la fixai, fatigué. Bon, d’accord. Aller, ma bonne action du jour. Je soupirai et rangeai péniblement mes affaires dans mon sac. Mes mains tremblotaient, mon corps avait du mal à assurer le déménagement. Une fois la table débarrassée, je me penchai et casai avec précautions la boîte de chocolats offerte par Eisley aux côtés de mes affaires, dans mon sac. Je le refermai, le déposai sur mon épaule et me redressai lentement. Je m’appuyai sur la table et me levai non sans mal. Mes jambes étaient semblables à deux grandes tiges de gélatine. J’étais debout, mon sac pendant à mon épaule, mais je ne me sentais pas très stable. Ce fut avec audace que je lâchai la table et m’avançai vers l’adolescente. Je lui posai une main fébrile sur l’épaule et déclarai doucement :


« Viens on se tire d’ici. Il y a trop de gens, pas moyen d’être tranquilles. »

D’un geste de la main, je lui fis signe de me suivre et commençai à m’approchai de la sortie. Du calme s’il vous plait… Hayate et moi avions à nous expliquer. Elle avait à s’expliquer. Pourquoi s’était-elle emportée de la sorte ? J’avais bien une idée mais il me fallait plus d’explications. Elle en avait bavé, c’était évident. Et contrairement à moi, elle ne semblait pas avoir trouvé la personne qui lui apporterait suffisamment de force pour tourner la page et avancer ne serait-ce qu’un peu. Je me retournai vers elle, mes cheveux toujours en bordel devant mes yeux. Il fallait vraiment que je les coupe… Mais bon, ce serait pour un autre jour. Il y avait plus important. Cette fille avait besoin d’aide et parfois, une main tendue suffisait amplement. Cela ne coûtait rien d’essayer après tout.    
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