Partagez | 
 

 [U-4] Une colocataire parmi les cartons

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
■ Age : 20
■ Messages : 46
■ Inscrit le : 25/09/2017

■ Mes points : 83

■ Mes clubs :

Mon personnage
❖ Âge : 66 ans
❖ Chambre n° : U-4
❖ Arrivé(e) en : Début Février 2015
Momoko Inoue
« A l'université ; section littéraire »
http://undecidedbird.tumblr.com/
(#) [U-4] Une colocataire parmi les cartons  Dim 1 Oct 2017 - 23:07

« Emiri • Momoko »
Une colocataire parmi les cartons

Le grand jour était enfin arrivé pour Momoko. Elle avait stressé toute la soirée jusqu’au réveil de ce matin, sans pouvoir manger quoi que ce soit, avant que l’excitation ne fasse son grand retour comme durant toute la semaine. Elle était joyeuse. Tant qu’elle en riait toute seule en faisant ses valises pour quitter son appartement du centre de Kobe. Ce jour était pour elle le départ d’une nouvelle histoire, de nouvelles études et d’une nouvelle vie. En soixante-six ans d’existence, elle avait une impression de rare renouveau, pour lequel ses enfants s’enthousiasmaient d’avantage. Ils s’étaient inquiétés pour la difficulté du déménagement, mais cela était chose faite, pour leur tranquillité retrouvée. Il ne restait plus qu’à la vielle dame de rejoindre son nouveau chez elle : une chambre universitaire au sein du campus. Elle avait empilé son unique grande valise à roulette, ainsi que son sac à main dans le coffre de sa vielle voiture rouge, pour démarrer direction Kobe High School. Elle roulait sereinement sur des petits airs d’accordéons et de tambours redondants, le tout mené par de grandes voix allemandes de l’époque. Une fois arrivée sur le parking bétonné, elle mena la danse vers la résidence, grimpa péniblement les escaliers vers sa chambre en trainant sa valise d’une marche à une autre. Et enfin, la voilà qui était arrivée.

Essoufflée, elle poussa la porte avec sa grande valise et glissa un regard dans l’entrouverture. Il n’y avait personne dans la chambre. Et quelle chambre, elle était plutôt spacieuse et semblait même habitée par ce qui pourrait être son colocataire. Momoko ne put s’empêcher de balayer l’univers de celui ou celle avec qui elle allait partager l’endroit pour plusieurs moments de l’année. L’ambiance n’était ni féminine ni vraiment masculine, mais était tout de même embaumée d’un esprit jeune en quête de la vie adulte. Il y avait une jolie guitare accrochée sur l’un des murs, quelques posters, un empilement de CD sur un bureau, et un ordinateur posé sur le lit avec même un micro. La vielle dame souriait de cette personnalité qui lui semblait très artistique.

De l’autre côté, il y avait un tas de plusieurs cartons posés sur le sol et sur le lit, qui était celui d’Inoue. Les déménageurs avaient bien fait leur travail, et l’intéressée s’en voulait un peu de ne pas les avoir remerciés. Mais l’heure était venue de déballer toutes ces pacotilles pour pouvoir être sûre de dormir ce soir.  Momoko s’agenouilla avec précaution pour ouvrir le premier carton qui lui vint en main, afin de ranger le contenu dans les meubles avoisinants. De satisfaction elle soupira, encore prise dans la joie et l’enthousiasme d’une si belle journée.

---------------------------------

Revenir en haut Aller en bas
avatar
■ Age : 21
■ Messages : 622
■ Inscrit le : 12/02/2017

■ Mes points : 46

■ Mes clubs :

Mon personnage
❖ Âge : 18 ans
❖ Chambre n° : U-4
❖ Arrivé(e) en : novembre 2014
Emiri Itashi
« A l'université ; section artistique »
En ligne
(#) Re: [U-4] Une colocataire parmi les cartons  Lun 2 Oct 2017 - 23:04

Une colocataire parmi les cartonsEmiri & MomokoL'école c'est cool, La vie en communauté c'est cool. encore plus quand tu as une chambre pour toi toute seule. Tu peux laisser traîner tes culottes, te balader à poil sans causer de nausée à personne. puis un jour, une mamie débarque.


Ma colocataire est partie. Enfin, non pas que ça m’a brisé le cœur ou donné l’envie de chialer sous la douche comme un bébé mais je dois avouer que ça fait tout drôle d’avoir une chambre pour soit. C’est con, mais malgré le peu de mots qu’on pouvait échanger dans une journée et nos tendances à nous ignorer royalement le reste du temps, j’avais pris l’habitude de cohabiter dans le même espace qu’elle. Elle n’était pas prise de tête, on ne se mêlait pas des affaires de l’autre et dans un sens ça m’allait très bien comme ça. Bien sûr, je n’aurais pas été contre vivre ce genre de collocation entre potes dont tous mes camarades me vantaient les mérites mais bon. Disons, simplement, qu’on n’a pas pris le temps de se connaître et que maintenant, bah, c’était un peu trop tard. Tant pis. Je ne peux pas dire que j’ai spécialement des regrets vis-à-vis de toute cette histoire. On pourra toujours se recroiser comme deux inconnues dans les couloirs de l’université et, qui sait, quand on m’attribuera une nouvelle colocataire peut-être pourrais-je construire autre chose qu’un simple lien froid mais cordial de colocataire par défaut. J’aimerais, en tout cas. Ce ne serait pas mal. Mais bref, Takao étant partie, j’avais pour le moment la chambre pour moi seule et vous dire que je n’en avais pas profité serait un gros, groooooos mensonge.

Isaak, Hanz et Meyuki, voilà les courageux compatriotes m’ayant suivies des heures durant dans cette chambre désormais vide d’autres occupants. J’aurais bien invité Yukiko, mais je ne savais pas si j’en avais le droit. On s’était rapproché un peu plus depuis son anniversaire, on commençait peu à peu à rediscuter ensemble comme avant mais, je ne sais pas, j’avais la sensation de n’avoir pas le droit de griller les étapes. J’avais la sensation de n’être plus légitime de quoi que ce soit la concernant. Je suppose que c’est normal, qu’une amitié oubliée et jetée aux oubliettes ne se reforge pas en quelques semaines. Heureusement, Brian se trouvait être de bonne compagnie et même si je n’avais jamais encore invité le rouquin dans ma piaule j’appréciais les quelques délires stupides qu’on pouvait se faire ensemble. Enfin, je ne sais plus combien de temps s’était écoulé depuis le départ officiel de Takao, pas vraiment longtemps il me semble. En tout cas, c’est la réflexion que je m’étais faite en voyant une horde de carton dans ma chambre et une maladroite petite culotte qui dépassait de sous mon lit.

Ce jour-là portait la marque d’un jour ordinaire, sans surprise et sans grandes péripéties à l’horizon. J’avais vu Isaak, avais travaillé à la bibliothèque quelques heures et avais finis par faire quelques frappes dans le dojo du club de kendo. Une fois assez transpirante et déculpabilisée de l’énorme glace supplément triple chantilly et praliné, j’avais finalement fait route vers ma chambre. Je me demandais ce que j’allais pouvoir faire ce soir… Bouquiner ? Peut-être, j’avais presque finis mon Seigneur des Anneaux après tout. Hmm, ou alors je pourrais sans doute jouer un peu ? Ou peut-être oser entamer la suite de Breaking Bad ? Hmmmm, meh, au pire je déciderais du programme à la plouf, comme d’habitude. Je me dirigeais d’un pas guilleret vers ma piaule, ouvrit la porte les cheveux encore trempés par ma douche et… Whut… What ?

Pourquoi… Qu’est-ce que… Je recule d’un pas, regarde le numéro gravé sur la porte : « U-4 »… Nan bah c’est ma chambre. Alors pourqu-Oh…. Oh… Ah bah oui banane. La nouvelle colocataire… Mais depuis quand j’ai une nouvelle colocataire ? Ils ne sont pas censés prévenir à l’administration quand quelqu’un débarque ? Merde. J’aurais su j’aurais fait un coup de ménage ! Dans quel état je laisse ma chambre, moi ? Bon, objectivement ce n’était pas Bagdad non plus mais j’aurais pu ranger un peu plus et surtout être là pour accueillir ma nouvelle camarade.

- « B-Bonjour ! Vraiment navrée je ne savais pas qu’on m’avait attribué une nouvelle colocatai- » Je me stop d’un coup. Je ne veux pas juger mais elle a l’air tout de même un peu âgée pour étudier non ? Ou alors je me plante totalement ? C’est peut-être la mamie de la nouvelle coloc ? Ou une ancienne amie de papi Yamada ? Merde. Je dis quoi du coup ? Je cherche un peu mes mots avant de fixer le sol. « Heu… Pardon de vous poser cette question mais… Heu… Vous êtes étudiante ? » Best Phrase d’Introduction Ever. « V-vraiment navrée ! Je suis assez confuse, pardon si j’ai trop violemment mis les pieds dans le plat haha. »

Ce n’est pas drôle grognasse.

- « Je, heu, j’habite ici, je m’appelle Emiri… Heu… Vous avez besoin d’aide ? »

© 2981 12289 0

---------------------------------



Emiri parle en Black pour le Japonais et en #3333ff pour l'anglais
Revenir en haut Aller en bas
avatar
■ Age : 20
■ Messages : 46
■ Inscrit le : 25/09/2017

■ Mes points : 83

■ Mes clubs :

Mon personnage
❖ Âge : 66 ans
❖ Chambre n° : U-4
❖ Arrivé(e) en : Début Février 2015
Momoko Inoue
« A l'université ; section littéraire »
http://undecidedbird.tumblr.com/
(#) Re: [U-4] Une colocataire parmi les cartons  Jeu 5 Oct 2017 - 20:51

« Emiri • Momoko »
Une colocataire parmi les cartons

Momoko continuait de déballer ses affaires une à une avec minutie. Elle se retrouvait bien vite entourée de petits monts de papier journal jaunit, dans lequel elle avait soigneusement enveloppé ses biens. Elle s'autorisait un suspense souvent magique, enfantin, et redécouvrait aussi des vieilleries qu'elle ne pensait pas avoir emporté avec elle. Rieuse, la dame sortit d'une boîte une petite horloge-réveil qui ne lui servait qu'à lire l'heure. Elle était de ceux qui se réveillaient seuls sans assistance particulière. Les uniques fois où elle négligeait son organisation réglé comme une partition à musique, c'était quand elle se remémorait les anciennes bêtises de ses enfants. Ce qui la faisait rire pendant de longs quarts d'heure, à n'en plus savoir s'endormir correctement. D'un autre carton qu'elle ouvrit, Momoko dépoussiéra un lecteur de cassette qu'elle utilisait quelques fois pour écouter un peu de musique, déplia un napperon en dentelle blanche pour sa table de chevet, démêla des bijoux en perles, et empila des livres qu'elle appréciait le plus parmi d'autres. D'une enveloppe en papier kraft, elle sortit une horde de cadre photo qui enjolivait le visage de ses cinq enfants et autres petits-enfants, jeunes, ou parfois un peu plus proche du présent dans l'âge, faute du non-développement de tous les clichés qu’elle possédait. La dernière du lot fut une photo de son mari dans un petit cadre argenté. Osamu, sur cette photo, avait son sourire caractéristique que Momoko avait immortalisé par surprise, dans la cuisine de leur ancienne maison. Elle se souvenait d'ailleurs parfaitement de cet instant. Osamu avait tenté de faire des gâteaux en forme d'étoile, mais le résultat fut de piètre qualité. Sa femme lui avait dit que ça n'était pas grave tant qu'ils étaient bons, c'est à cet instant que son mari lui avait souri.

Soudainement, la porte de la chambre s'ouvrit, mais Momoko ne s'en aperçut pas tout de suite. Concentrée et perplexe pendant de longues minutes sur le portrait, elle détourna enfin le regard et fit un bon. Dans sa surprise, le petit cadre lui échappa des mains, et s'envola de peu pour atterrir au sol. Le choque du cadrant contre le parquet brisa la vitre en plusieurs morceaux.

Encore éprise dans sa panique, Momoko regardait la personne présente à l'entrée de la chambre. Il  s'agissait d'une jeune fille aux longs cheveux bruns et au regard bleuté. Serait-ce sa colocataire ? se demandait-elle. La vielle dame souffla en agitant la main pour s'aérer le visage et sourit, désolée, de sa précédente réaction.

« Et bien... Je crois que cette chambre a besoin d'une sonnette à sa porte ! »

La demoiselle à la chevelure humide resta interloquée pendant un bon moment, la petite avait sans doute oublié la venue de Momoko. Elle s’adressa à elle mais s’arrêta de nouveau, son étonnement fut cependant rapidement justifié. L’âge d’Inoue porte toujours un peu à confusion quant à son véritable statut. Momoko s’anima d’un rire doux, redevenue plus calme suite au débarquement de celle qui était bien sa colocataire, nommée Emiri.

« Oui, je suis une étudiante. Comme vous je suppose ! Enchantée, je me nomme Inoue, mais appelez-moi Momoko, je vous en prie. »

Elle se releva doucement, resta sur place un instant pour réfléchir à la politesse qu’elle devait employer, puis finit par la saluer en inclinant la tête. Ce n’était pas vraiment son genre de savoir comment les jeunes se disaient bonjour à ce moment…

« J’ai bien l’impression que cette montagne de carton n’en finit pas. Je n’aurai pas cru avoir tant d’affaire à emmener… Est-ce vraiment cela, la vie étudiante ? Que dis-je ! Vous êtes très aimable et j’accepte volontiers votre proposition ! »

Joviale, Momoko fit une petite place sur le lit pour qu’Emiri puisse s’y installer. Elle lui donna un carton léger qui n’était pas encore ouvert, et lui expliqua qu’il s’agissait de robes à mettre dans la penderie de son côté de la chambre. Elle avait comme qui dirait oublié de ramasser le cadre et le verre brisé qui étaient étalés dans le coin de la pièce, trop concentrée sur la toute première rencontre de son séjour à Kobe.

« Cette chambre est très jolie, vous êtes arrivée ici il y a longtemps ? En tout cas je suis impatiente de vous connaître, c’est une véritable joie de rencontrer quelqu’un de nouveau. D’ailleurs, quel âge avez-vous ? »

---------------------------------

Revenir en haut Aller en bas
avatar
■ Age : 21
■ Messages : 622
■ Inscrit le : 12/02/2017

■ Mes points : 46

■ Mes clubs :

Mon personnage
❖ Âge : 18 ans
❖ Chambre n° : U-4
❖ Arrivé(e) en : novembre 2014
Emiri Itashi
« A l'université ; section artistique »
En ligne
(#) Re: [U-4] Une colocataire parmi les cartons  Dim 15 Oct 2017 - 23:06

Une colocataire parmi les cartonsEmiri & MomokoL'école c'est cool, La vie en communauté c'est cool. encore plus quand tu as une chambre pour toi toute seule. Tu peux laisser traîner tes culottes, te balader à poil sans causer de nausée à personne. puis un jour, une mamie débarque.


Whouaaaaaa… Où est la caméra cachée ? Pardonnez mon scepticisme mais j’ai du mal à croire que… Meh, avouez que ce n’est, tout de même, pas commun (mais genre pas du tout) d’avoir une étudiante d’un âge aussi avancée dans sa piaule, non ? Quoi que, je ne crois pas qu’il y a une limite d’âge pour étudier à l’université et cette dame n’aurait aucune raison de me mentir… A moins qu’elle me fasse un prank pour une chaîne Youtube un peu foireuse mais qui irait chercher une vieille dame pour berner une étudiante sans histoire comme moi ? Meh, ça ne tient pas debout. Quoi que, ça pourrait bien être ça… Même si c’est un peu gros… Ça se voit que je suis perdue ?

Face à cette respectable mamie je ne savais pas trop quoi faire et mon subconscient me glissait subtilement que je ferais mieux de fermer ma grande gueule sous peine de sortir des énormités encore plus grosses que ma réserve de chips (et Dieu seul sait à quel point elle est grande, ma réserve de chips). Surtout que, ce n’est pas l’envie qui manquait, mais la bombarder de question comme je le prévoyais dans un premier temps était une grosse connerie que je ne me permettrais pas de faire. C’est vrai quoi, la pauvre devait plus ou moins s’attendre à ce que son âge soulève des sourcils et je pourrais comprendre que mettre en lumière le fait que « trololololol vous êtes étudiante à plus de 60 ans ? » l’énerve plus qu’il ne la met à l’aise. Je n’avais pas envie de donner l’impression à cette pauvre dame d’être un phénomène de foire, je pense qu’elle en sera un bien assez-tôt pour quelques personnes alors autant lui épargner ça. Je me ressaisis donc, la surprise du premier contact passé, et répond poliment à son salut. Momoko donc ? C’est meugnon comme tout dites-moi. J’en parlerais à mamie ce week-end, tien, ce serait drôle qu’elle me regarde surprise en m’envoyant un « Momoko ! Ah que le monde est petit ! » même si c’était hautement improbable.

- « Ne me remerciez pas, c’est tout naturel ! » fis-je en commençant à déballer avec un soin tout particulier la garde-robe de ma nouvelle colocataire.

Cette mamie était des plus joviales et d’un côté ça me rassure de ne pas être avec en collocation avec un phénomène comme belle-mamie qui était… Ce qu’elle était à savoir la copie conforme de la marâtre dans Cendrillon, si vous situez un peu le délire. La même, même regard, même mimique et même ton condescendant de richouille qui sait tout mieux que tout le monde et dont les voix sont impénétrables. Non, là j’avais une dame souriante, ma foi très sociable et surtout elle avait ce petit air adorable qu’abordait par moment mamie. Vous savez, ce petit sourire qui vous met à l’aise et à cause duquel vous finissez avec trois tonnes de gâteaux dans le bide et trois plats de ragout pour la semaine. Le même. Je souris doucement en renvoyant le visage de ma propre-grand-mère et commence à ranger soigneusement les robes de ma nouvelle compagne de chambre quand elle m’adresse de nouveau la parole.

- « Moi ? » Oui, non, le pape, idiote. « Hmmm, je suis arrivée en Novembre mais j’ai l’impression que ça fais des années ! Les journées sont riches ici. » Coucou mes jolis rendus que je farm depuis le début ma rentrée. « Mais ne vous inquiétez pas, le campus est grand et propose pas mal d’activités mais on prend rapidement ses marques. Fin’ dans mon cas c’est un peu particulier. J’ai passé pas mal de temps entre ces murs quand j’étais petite du coup je ne me suis jamais sentie dépaysée ou perdue en arrivant à l’université. »

Pour ne pas dire que j’étais même contente d’y retourner. C’est en commençant à étudier à Kobe que je me suis rendue compte que cette école, avec la maison de mamie, était mon seul et unique foyer. Cet appartement à Tokyo, ce grand salon propre et design, nop, ça n’avait jamais été chez moi. Je préférais l’odeur du vieux bois de chez mamie que celle du carrelage hors de prix de mes parents. Je préférais ces longs couloirs, que j’explorais gamine en couche culotte, que ces écoles hors de prix pour jeunes gens du monde. Je me demande même si après être aussi épanouie ici, j’aurais la force de partir voir ailleurs. Je sais que beau-papa et surtout maman aimerait que je parte à l’étranger leur rapporter des contacts ou que je me case avec un homme de bonne famille dans une maison aussi bling-bling que les salons qu’ils fréquentent. Mais est-ce que c’est un mal de vouloir juste vivre modestement, dans un endroit où on se sent bien ? Je fais de la musique mais je ne suis pas naïve au point de croire que j’irais remplir des stades, je pourrais très bien finir prof ici. Ça me plairais bien, sûrement.  Je pose le carton sur le lit de ma camarade avant de reprendre la conversation.

- « Je ne veux pas être indiscrète mais vous avez arrêté votre choix sur les cours que vous allez suivre ? Je sais qu’on peut s’y perdre au départ donc heu… Voilà. » Mon aisance légendaire me troue les fesses, je vous jure. Je baisse les yeux au sol et remarque un étrange cadre sur le sol. Je le soulève doucement, un peu éprise par une soudaine curiosité en découvrant le visage d’un homme. « Pardon, je crois que ceci est tombé… C’est votre mari ? »


© 2981 12289 0

---------------------------------



Emiri parle en Black pour le Japonais et en #3333ff pour l'anglais
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
« »
(#) Re: [U-4] Une colocataire parmi les cartons  

Revenir en haut Aller en bas
 
[U-4] Une colocataire parmi les cartons
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kobe High School :: Kobe Daigaku ; l'université :: Les dortoirs :: Chambres-
Sauter vers: