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 [à la cafet'] Zéro action = Zéro résultat

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Akkami Shiga
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(#) [à la cafet'] Zéro action = Zéro résultat  Sam 7 Oct 2017 - 16:01

J'ai appris il y a quelques semaines que j'avais un nouveau colocataire dans ma chambre. Comme j'essaie de me montrer aimable, un minimum, j'ai pris mon courage à deux mains et lui avais envoyer un message dans son casier pour lui proposer qu'on se retrouver à la cafétéria pour discuter un peu, faire connaissance... J'étais nerveuse rien qu'en postant le mot, alors maintenant que je suis assise à un tabouret, face au barman, quinze minutes en avance, les mains croisées à attendre ce nouveau coloc', je peux t'assurer que je suis dans tous mes états. J'essaie de rester calme et de boire tranquillement le jus d'orange que j'avais commander, mais pas moyen. A chaque fois que le l'imagine passer la porte du café je m'étouffe avec ma boisson. Quelle idée aussi je demander un rendez-vous rien qu'a deux dès le début ! Dans un lieu que je connais assez bien pourtant, alors ce n'est pas une excuse mais quand même... J'espère que ça se passera bien. Je me concentre sur les mouvement dur serveur pour me calmer. J'oublie tous les autres bruits à part celui des verres qui s'entrechoque. Je suis enfin calmée... Ouf!

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(#) Re: [à la cafet'] Zéro action = Zéro résultat  Lun 9 Oct 2017 - 15:46

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Ft. Akkami Shiga


Quelques semaines s'étaient désormais écoulées depuis mon arrivée dans ce nouveau lycée. Objectivement, cela pouvait paraître relativement court et je ne pouvais pas donner tort aux personnes pensant de la sorte. Il était vrai, que représentaient deux ou trois semaines dans une vie ? Pas grand-chose, nous étions d'accord. Comparé à presque un siècle d'existence possible, cela semblait totalement ridicule. Et cela l'était, sans l'ombre d'un doute. Toutefois, les quelques semaines en question comptèrent parmi les plus longues que j'avais pu vivre durant ma vie. Les cours étaient insipides, les espaces communs bruyants et je m'ennuyais sévèrement pendant mon temps libre. Je me défoulais en allant courir et je passais de temps en temps par mes clubs, histoire de participer un minimum, et parce que je ne tournais pas le dos à la préparation de petits plats au chocolat. Mais mis à part cela, ma vie au lycée n'était pas des plus trépidantes. L'ennui rythmait, ou plombait, mes journées. Rien de passionnant ni de distrayant ne se produisait. Toujours le même petit train-train : lever le matin, petit-déjeuner au réfectoire, douche, ou sport et ensuite douche, cela dépendait de ma motivation, cours du matin, repas du midi au réfectoire, cours de l'après-midi, petit détour par les clubs, sport si pas fait le matin et du coup douche, devoir, lecture et dodo. Tout cela étant entrecoupé de conversations que j'entretenais avec mon meilleur ami Sasha qui était resté en Irlande. A dire vrai, ces conversations étaient ce qui égayait le plus mes journées. Bien sûr, je me porterais bien mieux s'il était ici à mes côtés. Mon quotidien serait plus animé et agréable... Je n'aurais pas la sensation d'être coincé, seul, dans une boucle qui ne cessait de se répéter d'un jour à l'autre.

Encore une journée monotone s'apprêtait à toucher à sa fin. Ma dernière heure de cours venait de se terminer et je me dirigeais vers mon casier, chose que je faisais tous les matins et tous les soirs. Encore un rituel à ajouter à la liste qui se faisait déjà bien longue. Je déverrouillai la serrure et ouvrit la petite porte en métal, ne me doutant pas le moins du monde que je découvrirais un petit bout de papier posé entre mes affaires. Étonné, je jetai quelques coups d’œil autour de moi, au cas où l'auteur de cet acte se trouverait encore dans les parages. Personne à l'horizon, je m'empressai de déplier le morceau de papier : il s'agissait d'un mot déposé par l'une de mes colocataires, Akkami. Elle souhaitait apparemment me rencontrer hors du lycée, dans une ambiance plus détendue je supposai. Il me fallait l'admettre, nous avions beau occuper la même chambre, les occasions de se poser et de discuter calmement ne s'étaient pas vraiment présentées. Mon regard s'assombrit lorsque je me fis cette réflexion. Je n'avais même pas eu la décence de me présenter davantage aux occupantes de cette chambre alors qu'elles étaient installées depuis bien avant mon arrivée. Quel abruti je faisais ! Certes je n'aimais pas lancer des conversations avec d'autres personnes, mais là il s'agissait de mes colocataires. J'aurais pu faire un effort et rendre les choses plus faciles quand même. Je secouai la tête et arrachai une feuille de l’un de mes cahiers. Je rédigeai sur celle-ci une réponse au mot d'Akkami que je glissai tout de suite dans son casier. Je n'eus pas de mal à le localiser grâce à l'étiquette qu'elle avait collée sur la porte. J'en avais également profité pour lui donner mon numéro. Ce n'était pas quelque chose que j'aurais fait avec n'importe qui mais, encore une fois, il s'agissait de ma coloc. Nous vivions et dormions dans la même pièce alors lui donner mon numéro de téléphone n'allait pas vraiment à l'encontre de ma vie privée à ce stade.

Nous avions donc prévu de nous retrouver quelques jours plus tard dans un café afin d'apprendre à mieux nous connaître. C’était franchement un comble en sachant que nous vivions l’un à côté de l’autre depuis plusieurs semaines maintenant. Nous nous étions donné rendez-vous après les cours, ce qui nous arrangeait pas mal tous les deux. En voyant le ciel se couvrir lorsque je m'étais réveillé ce matin, j'avais pris soin d'enfiler ma veste en cuir rouge foncé, celle qui possédait une capuche, avant de commencer ma journée. Je ne voulais pas risquer de me prendre une saucée directement sur la tronche. Cela me ferait bien chier, surtout qu'il se passait ENFIN quelque chose aujourd'hui. Cela changeait de la majorité des autres jours. En plus, Akkami me paraissait être quelqu'un de sympa, de pas chiant toujours. Ce fut donc détendu que je me rendis au lieu du rendez-vous. J'avais pris soin d'arriver légèrement en avance, d'environ cinq minutes je dirais, afin de ne pas la faire attendre. Cependant, je fus étonné de découvrir en entrant dans la boutique, que l'adolescente aux cheveux clairs était assise au bar, déjà en train de siroter une boisson. Je fis de mon mieux pour afficher un sourire poli et m'approchai d'Akkami. Je saisis le tabouret qui était disposé à côté de la jeune fille et le tirai légèrement afin de m’installer. Une fois assis, je saluai ma coloc.


« Salut, comment ça va ? demandai-je d’un ton décontracté. Tu n’attendais pas depuis longtemps j’espère », continuai-je en retirant ma veste pour être plus à l’aise dans cette cafétéria chauffée.  

Certes nous étions en avance tous les deux mais je me sentais gêné de l’avoir faite attendre ici. Je détestais être obligé de patienter donc il était logique selon moi de ne pas l’imposer aux autres. En posant les yeux sur la boisson d’Akkami, j’eus envie de me commander quelque chose pour moi aussi. Je demandai donc poliment un chocolat chaud au barman qui me l’apporterait sûrement d’ici quelques petites minutes. Je n’arrivais pas à comprendre comment des gens faisaient pour avaler quelque chose d’aussi amer que le café. Beurk ! Je préférais de loin une boisson chocolatée. Étonnant n’est-ce pas ? Je posai mes coudes sur le bar et tournai ma tête vers Akkami, prêt à converser avec elle.

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(#) Re: [à la cafet'] Zéro action = Zéro résultat  Lun 9 Oct 2017 - 17:53

J'étais restée seulement quelques minutes seule avant l'arrivée de ma Miska. Elle aussi s'était présentée en avance. « Super… On a gagné 5 minutes de rendez-vous gratuit ! » j'avais pensé sans aucune gaieté. J'avais vu quelqu'un tiré la chaise à côté de moi, puis s'y asseoir. C'était bien lui ; il se démarquait plutôt bien par son style vestimentaire, et puis j'avais dormis dans la même chambre que lui depuis quelques semaines, heureusement que j'arrive à le reconnaître ! Je sais que je ne prête pas grande attention au monde qui m'entour mais quand même !

- Salut, comment ça va?

Avait-il commencé. J'avais alors lâché ma paille pour tourner la tête en sa direction. Je n'arrivais pas à sortir ce fichu sourire, ni le moindre salut, alors je restais là à le fixer, inexpressive, pendant qu'il continuait :

- Tu n’attendais pas depuis longtemps j’espère.

Heureusement qu'il n'a pas l'air si bloqué que moi ! Voyant ma boisson, il fit pareil en commandant un chocolat chaud. Ce que je regrette de ne pas avoir pris car à cause de ces fichu glaçons dans mon jus d'orange, j'ai du garder ma veste ! Il s'était mis à l'aise en enlevant la sienne… Rah ce que je peut être conne ! Plus jamais je ne recommande de jus de fruit quand il fait en dessous de 35°C ! J'enlève une mèche de cheveux qui était passé au devant de mon épaule et lâche d'une voix assez roque (sûrement le fait de ne pas avoir beaucoup parlé de la journée…) :

- 'lut.

J'avais garder un visage assez neutre pour l'instant. Encore heureuse que j'arrive à maîtriser pour le moment. « Ok. Maintenant, lui assurer que je ne suis pas là depuis longtemps ! » pensais-je comme si j'avais vraiment besoin de me die ça avant de continuer ma discussion :

- Non t'inquiète je viens d'arriver…

« Bon, maintenant, lancer un sujet de discussion, c'est quand même moi qui l'ai fait venir ! » Je me gratte la joue en cherchant quelque chose à mettre sur le plateau.

- 'fais froid dehors non ?

« Débile. Débile. Débile. » Enfin bon, je m'étais déjà améliorés ! Même si j'ai l'air absolument débile en plus de frileuse (même si c'est le cas), j'arrive à garder physiquement mon calme face à un être humain ! Waw ! Manque plus que ça ne dur. Puis, pour essayer de préservé cet étonnant calme (même si ça fais une semaine que je dois dans la même salle que Miska…), je repris une gorgée de mon jus d'orange qui me fis légèrement frissonné sous l'effet du froid descendre dans ma gorge…

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(#) Re: [à la cafet'] Zéro action = Zéro résultat  Mer 11 Oct 2017 - 1:44

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Ft. Akkami Shiga


Je n'étais pas un grand fan des lieux bondés.
Pour tout vous avouer, j'essayais de les éviter dès que l'occasion se présentait à moi. Je détestais me sentir acculé de tous les côtés, ne pouvant ainsi plus bouger à mon aise. Les endroits clos m'angoissaient également si bien que me retrouver enfermé dans une pièce trop étroite ou peu aérée avec d'autres personnes provoquait chez d'intenses palpitations. Un minimum d'espace était par conséquent requis pour que je puisse être détendu et serein. Ainsi, je fuyais le plus possible des lieux tels que les supermarchés, les centres commerciaux, les ascenseurs (lorsque je n'étais pas seul à les emprunter), le bus, le métro, les transports en commun en général en fait... En même temps, qui aimait, à huit heure du mat', se faire plaquer la tronche contre des portes vitrées que des dizaines, que dis-je, des centaines de mains dégueulasses avaient tripotées avant cela ? Qui aimait se retrouver enfermé dans cette espèce de tunnel à hamster qui empestait la transpiration, et où les secousses pouvaient te faire te rétamer comme une vieille loque sur le sol ? Sol qui avait sans doute été piétiné par des godasses soigneusement recouvertes de merde avant cela. Vous l'auriez compris, dire que je n'appréciais pas le métro était un euphémisme. Ne vous mépreniez pas ! J'éprouvais une aversion équivalente pour tous les autres lieux cités précédemment. Accessoirement, on pouvait aussi ajouter le réfectoire de Kobe. Bah quoi ? Tu rentrais là-dedans, tu ressortais au bout d'une demie-heure avec la tête grosse comme une pastèque et il ne fallait pas se plaindre ? Je ne critiquais en rien le travail fourni par le personnel qui bossait en cuisine, je relevais juste la nuisance sonore qui régnait en permanence dans la pièce. Je râlais tout en ayant conscience que cela faisait partie des choses qui ne changeraient pas de si tôt. Mais bon, il fallait bien vivre avec, pas le choix.

Tout cela étant dit, vous vous doutiez bien que me retrouver cloîtré dans un commerce animé par une clientèle bruyante et par les allers et retours des serveurs n'était pas une idée qui m'enchantait au premier abord. Je ne voulais pas me faire bousculer ou que ma voix soit étouffée par la pollution sonore du café. Je retrouvai quand même espoir lorsque l'heure du rendez-vous fut fixée. En effet, les clients ne se bousculeraient pas à cette heure-ci, en plein après-midi. C'était pour cela que j'étais arrivé relativement détendu, rassuré de me débarrasser de se problème. A part cela, l'entrevue avec Akkami ne m'effrayait pas vraiment. Elle restait une adolescente tout à fait normale et bien moins intimidante que d'autres personnes que j'avais pu rencontrer et auxquelles j'avais été confronté. De plus, le fait que nous partagions la même chambre m'aida à diminuer la distance qui aurait pu s'être installée entre nous dans d'autres circonstances. Je n'avais donc pas hésité à me mettre à l'aise, assis juste à côté d'Akkami. A partir du moment où nous avions dormi à quelques mètres l'un de l'autre, ce cap insignifiant pouvait aisément être passé. Enfin, selon moi. Concernant ma coloc, je n'étais sûr de rien. Elle n'était pas particulièrement expressive, assise devant son jus de fruit. J'avais remarqué qu'elle n'était pas du genre à sauter au plafond à la moindre chose qui allait ou n'allait pas donc bon, je n'étais pas trop étonné ni même dépaysé. Elle me salua simplement avec une voix légèrement enrouée. Un petit sourire amusé se dessina en moi mais je ne laissai rien transparaître sur mon visage. Il ne manquerait plus que je la mette mal à l'aise et ce n'était pas du tout le but de cette discussion. Je préférai la laisser poursuivre, en silence.


« Non t'inquiète je viens d'arriver… »

Bon, à en juger par le niveau de remplissage de son verre, elle ne devait en effet pas être arrivée depuis une heure. Je soupirai intérieurement, rassuré de ne pas l'avoir trop fait poiroter. J'attendis ensuite patiemment l'arrivée de ma boisson qui ne devrait pas tarder. Il faisait légèrement frais mais ce n'était rien comparé au froid qui vous piquait les joues de l'autre côté de la porte. Le vent n'était pas spécialement violent, je n'avais d'ailleurs même pas pensé à enfiler une écharpe avant de partir du lycée. Encore une fois, du génie Miska. Je m'étais contenté de bien fermer ma veste et de plonger mes mains au chaud dans mes poches le temps du trajet. N'aimant pas les transports en commun, et comme le café n'était pas bien loin, j'étais venu à pied. Heureusement que mes oreilles étaient dissimulées et protégées du froid grâce à mes cheveux ! C'était très désagréable de se geler les oreilles. Je me souvenais d'un hiver particulièrement froid durant lequel j'étais sorti sans avoir pris la peine de me munir d'un bonnet. Mes cheveux étaient plus courts et moi épais à cette époque. Par conséquent, mes oreilles avaient souffert de l'air glacial qui régnait en ce jour. Et moi du coup j'avais souffert du fait que mes oreilles avaient souffert. Elles étaient devenues toute rouges quand j'étais rentré à la maison. Les joies de l'hiver... Enfin, ce n'était rien à côté de mon frère qui s'était vidé du contenu de son estomac quelques jours plus tôt et qui, cloué dans son lit, se tapait une fièvre mémorable. Les joies de l'hiver... Un bruit vint me sortir de ma rêverie : le serveur venait de poser ma tasse de chocolat chaud juste devant moi, sur le comptoir. Je le remerciai et enveloppai délicatement mes mains autour de ma boisson pour ne pas me brûler. Puis, je soufflai doucement pour chasser la vapeur qui s'envolait de la tasse blanche. Mon regard se redressai vers Akkami lorsque celle-ci s'exprima de nouveau.

« 'fait froid dehors non ? »

Je laissai s'envoler un petit ricanement puis je repris mon entreprise d'essayer de refroidir mon chocolat avec mon souffle. Sa remarque m'amusa car je venais tout juste de me remémorer l'une de ces « mauvaises expériences » liées au froid. Je ne pouvais pas vraiment lui donner tort. Il ne faisait pas chaud, c'était certain. Mon attention fut de nouveau portée sur la lycéenne lorsque celle-ci se mit à frissonner après avoir aspirer une gorgée de sa boisson. Je regardai son verre et remarqua quelques glaçons en train de flotter dans le liquide. Et beh, pas étonnant qu'elle frissonne avec cela. Je baissai ensuite les yeux sur ma tasse dont le contenu apparaissait indéniablement plus chaud que celui du verre d'Akkami. Alors que je n'avais pas encore touché à ma boisson, je me tournai vers ma coloc, un sourire en coin se formant sur mes lèvres.

« Y a pas que dehors qu'il fait froid apparemment, héhé, ricanai-je. Je fis ensuite légèrement glisser ma tasse vers elle. Tu veux en prendre un peu, pour te réchauffer ? »

Mon rictus s'adoucit et devint plus bienveillant alors que j'offris à Akkami la possibilité de se réchauffer ne serait-ce qu'un peu avec mon chocolat. J'étais d'humeur à me montrer aimable aujourd'hui alors, autant en profiter ! De plus, je ne voulais pas trop risquer qu'elle chope une merde et qu'elle tombe malade. Je n'avais pas mais alors pas du tout envie qu'elle ramène cela aux dortoirs. Je refusais de redevenir l'amas de morve que j'avais été pendant plusieurs jours, quelques temps auparavant. Même si je risquais déjà de choper un virus en venant traîner ici. Le nombre de microbes qui avaient dû passer par-là... On n'était pas dans la merde dites-moi ! Non, il fallait rester et positif et ne pas penser à cela. Garde espoir Miki, garde espoir !
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(#) Re: [à la cafet'] Zéro action = Zéro résultat  Dim 15 Oct 2017 - 13:52

Le chocolat chaud de Miska était arrivé. Je regardais le serveur poser la tasse sur le bar avec envie, puis retourne à mon jus de glace. Miska commença à souffler sur sa boisson tout en m'écoutant. Puis, il se tourna vers moi avec un sourire taquin au lèvres:

- Y a pas que dehors qu'il fait froid apparemment, héhé

fit-il en ricanant. Je détourna la tête pour pas qu'il me voie rire à sa blague assez stupide, bien qu'on pouvait très bien voir mes épaules frémir.

- Tu veux en prendre un peu, pour te réchauffer ?

me proposa-t-il gentiment en avançant un peu sa tasse vers moi. Je regarde la tasse bien chaude et le cacao qui s'y trouvait dedans. En temps normal j'aurai refusé, mais bon. "C'est pas en restant froide toute ma vie que je vais me réchauffer aujourd'hui!" pensais-je. Puis je me mis à rire bêtement en me repassant ma phrase en boucle dans ma tête. "C'est pas en restant froide toute ma vie que je vais me réchauffer, c'est pas en restant froide toute ma vie que je vais me réchauffer..." Je me ressaisi après avoir réaliser que ça pouvais vraiment faire bizarre de voir une fille rire quand son coloc' lui propose une gorgée de chocolat chaud...
Je regarde alors à droite, à gauche, et derrière moi. Il ne faudra pas que quelqu'un de bahut me vois boire dans la tasse de Miska, certaine personnes sont assez bêtes et je n'aimerai pas trop trop que ce genre de rumeurs trainent sur moi... Je n'avais vu personne potentiellement capable de me reconnaître, alors je me retourne vers Miska pour lui répondre un peu gênée:

- Merci de proposer, je veux bien!

Je lui souris alors. Quelque chose de plutôt rare chez moi. Mais bon, c'était la moindre des chose! Je prend la tasse qu'il m'avait avancé et dois deux petites gorgée dedans. Et je peux vous dire que je l'ai sentit passé dans ma gorge, le chocolat chaud! Ah oui, là pour me réchauffée, je m'étais réchauffée! Peut être même un peu trop. Je reposa à la hâte la tasse pour taper nerveusement du poing sur le bar. Douée que j'étais, je venais de me brûler! Et parce débile de réflexe, je me descendit le reste de mon jus d'orange gelé pour calmer la douleur. Quel reflex de débile! Si ma gorge avait une tête, elle serai actuellement en train de me cracher dessus tellement elle m'en voudrai d'avoir fais ces actes très très stupides. Je repose brutalement mon verre de jus d'orange pour porter ma mains à ma gorge qui n'avait rien compris à sa vie... Du brulant, du glacé... Je crois que j'avais fais une hydrocution à ma pauvre gorge.
Une fois mon cirque terminer, je regarde Miska sûrement rouge pivoine pour lui dire très mal à l'aise:

- Héhé... Désolée je suis vraiment pas douée...

Vraiment! Quand est-ce que j'arrêterai de faire des gaffes quand j'essaie de me montrer un peu plus chaleureuse ? Ben je crois "jamais"!

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(#) Re: [à la cafet'] Zéro action = Zéro résultat  Sam 21 Oct 2017 - 2:03

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Ft. Akkami Shiga


Depuis mes plus jeunes années, la majorité des personnes ayant croisé ma route m’avait décrit comme quelqu’un de fonceur et d’impulsif. Selon leurs dires, je ne réfléchissais que très peu aux conséquences de mes actes, ce qui risquerait de me porter sérieusement préjudice dans l’avenir. L’image que ces individus possédaient de ma personne représentait un adolescent difficile qui montait sur ses grands chevaux sans véritable raison. Un adolescent qui, à la moindre remarque faite de travers, haussait la voix et n’hésitait pas à user de ses poings. Ainsi était décrit un jeune instable, insupportable et qui était incapable de faire la part des choses. Des paroles grossières criées à tort et à travers, des bagarres déclenchées dans les couloirs et des colles distribuées à tout bout de champ nourrissaient cette réputation que m’avaient attribuée les professeurs. Pouvais-je les blâmer pour cela ? Très franchement, si vous m’aviez posé cette question quelques années plus tôt, je vous aurais répondu oui, sans la moindre hésitation. J’avais été jeune, plus jeune du moins, et con. Je n’allais pas vous mentir, ce n’était que récemment que j’étais devenu quelqu’un de plus calme et de plus… mature ? Disons que je m’étais quelque peu assagi avec l’âge. On dirait que j’ai trente piges passées en disant cela mais bon, tant pis. Certes il m’arrivait encore (souvent) de m’énerver mais il fallait quand même venir me chercher. Si on me laissait tranquille, je restais tranquille. De plus, je m’efforçais de prendre sur moi depuis note arrivée au Japon. Je ne voulais pas causer plus de soucis à mes parents et je ne voulais pas spécialement me faire remarquer. Péter un câble et me retrouver dans le collimateur des profs ? Non merci. Je préférais rester dans mon coin pour l’instant, c’était sûrement la meilleure chose à faire.

Preuve que je m’étais calmé depuis quelques temps : j’avais accepté de me rendre au « rendez-vous » proposé par Akkami. Si elle avait eu à faire au moi d’il y a cinq ans, cela n’aurait pas été la même chanson. Je n’aurais pas répondu à son message dans un premier temps. Les retrouvailles dans la chambre ne se seraient pas passées sans mal. Je lui aurais clairement fait comprendre que si elle comptait encore me proposer de se voir en tête à tête, rien que tous les deux, elle aurait fini enfermée dans son casier avec du chocolat chaud et d’autres trucs tout aussi sucrés et collants imprégnés dans ses cheveux et ses vêtements. Un joli programme vous noterez. Tout cela agrémenté de menaces supplémentaires au cas où le message n’aurait pas été assez clair… Oui le Miska d’il y a cinq était un enfoiré. Un enfoiré miniature mais un enfoiré quand même. Il m’avait fallu un petit temps avant de devenir un minimum civilisé. J’avais beau ne plus être seul, mon caractère ne s’était pas encore amélioré. Il fallut attendre encore quelques mois avant que le changement opère. Une fois le processus enclenché, la vie devint alors plus facile pour moi et mon entourage. J’apprenais à me contrôler petit à petit ainsi qu’à ravaler ma rage et ma haine. Après trois bonnes années de plus, je m’étais transformé en la personne que j’étais aujourd’hui. Rien d’extraordinaire mais c’était toujours un peu mieux que ce déchet que j’avais pu être autrefois. Ce n’était pas difficile de s’apercevoir de l’amélioration, je n’aurais pas proposé mon chocolat chaud à Akkami sinon !


« Merci de proposer, je veux bien ! »

Ouais profite ma p’tite. Profite du gentil moi. Il n’allait pas disparaître comme cela hein mais bon, estime-toi heureuse de ne pas être tombée sur cette enflure qui appartenait maintenant au passé. Bien qu’elle ait accepté mon offre, je l’avais vu jeter quelques regards autour d’elle avant de me répondre. Avait-elle peur de quelque chose, ou de quelqu’un ? J’avais misérablement tenté de suivre les coups d’œil qu’elle lançait par-ci par-là mais je n’avais remarqué personne susceptible d’attirer le regard. Rien d’alarmant selon moi. Elle ne cherchait personne en particulier alors. Peut-être craignait-elle d’être vue ici. Ici et pas seule, peut-être. Euh… J’étais censé le prendre comment en fait ? Je voulais bien admettre que je pouvais me montrer un chouïa parano de temps en temps mais là quand même. Mes sourcils se froncèrent très légèrement derrière ma frange blonde que j’avais recoupée quelques jours plus tôt. Elle partait complètement en couille, cela n’avait plus aucun sens. Mettre un peu d’ordre dans tout ce merdier m’avait semblé être une bonne idée. Enfin bref, malgré ce jeu de regards intriguant et légèrement vexant d’Akkami, cette dernière me sourit et s’empressa d’avaler quelques gorgées de ma boisson. Mon visage se détendit à nouveau lorsqu’elle se mit à siroter le liquide. Fais gaffe quand même, c’était cha…  

« Héhé... Désolée je suis vraiment pas douée... »

Et bah bien joué. J’aurais dû m’en douter. Mes doigts me picotaient encore à cause de la chaleur de la tasse. Akkami s’était réfugiée dans la fraicheur de son jus de fruit afin d’apaiser un peu sa douleur. Bon, au moins je savais qu’il fallait se montrer prudent en buvant ce chocolat. Merci de ton sacrifice Akkami, tu m’avais évité une énième brûlure. J’avais tant de fois foncé tête baissée sur les boissons chaudes au cours de ma vie que mon palais en avait gardé de douloureux souvenirs. En même temps, le chocolat quoi. Qu’est-ce que vous attendiez de moi aussi ? Au fait. J’avais pensé à en prendre avant de partir ? Merde, j’avais zappé… Quelle teub putain ! Nan mais Miska ressaisis-toi mon gars. Oublier. Le. Putain. De. Chocolat. Et c’était quoi la suite ? Oublier de mettre un calbar ? Fallait le dire tout de suite qu’on n’en avait plus rien à foutre de rien. A ce compte-là, autant ne plus faire d’efforts du tout. On gagnerait masse de temps. Mon Dieu… Le chocolat quoi. Enfin bref, remets-toi, remets-toi. Respire et on était reparti. Inspiration. Expiration. Good. Alors, Akkami. Il ne fallait pas t’inquiéter ma p’tite. Encore une fois, le nombre de fois que je m’étais brûlé ne me permettait pas de te juger. Je me contentai donc de sourire et de tirer la tasse par l’anse. Je la fis glisser vers moi et levai les yeux vers Akkami, une once d’espièglerie brillait dans mon regard.

« Héhéhéhé tu passes souvent du chaud au froid comme ça ? »

Je soufflai sur ma tasse et n’osai pas encore me risquer à en avaler le contenu. Il était encore trop tôt et si j’avais la possibilité d’éviter de me brûler, je n’allais pas m’en priver. Soyons prudent, c’était préférable. J’avais déjà oublié le chocolat donc autant ne pas se ruiner l’intérieur de la bouche et la gorge en prime. Autant sauver un minimum les meubles et ne pas se montrer minable jusqu’à la fin. Assez de merdes pour aujourd’hui vous ne croyiez pas ? Aller, tentons de conserver un tant soit peu de dignité. Hum… Mouais bof. Tentons de conserver un tant soit peu de goût et de ne pas ruiner tout l'intérieur de ma bouche avec une brûlure stupide pouvant être évitée.
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Dernière édition par Miska Williams le Mer 15 Nov 2017 - 23:03, édité 2 fois
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(#) Re: [à la cafet'] Zéro action = Zéro résultat  Jeu 9 Nov 2017 - 18:25

Miska récupérait sa tasse pendant que son regard était illuminé par un léger ton malicieux.

- Héhéhéhé tu passes souvent du chaud au froid comme ça ?

Du chaud au froid... Pour ce coup, la phrase était plus juste dans un deuxième sens. Non, je n'avais pas vraiment l'habitude de me bruler pour ensuite me glacer la gorge. C'est juste là.. Sous le stresse vous voyez...? Mais disons que mon comportement peut, lui par-contre, passer du glacial total à quelqu'un qui se veut chaleureuse. Enfin, même si ce n'est pas toujours très réussi... Cette fichue timidité cachée aussi! Jouer derrière un masque à cause de cette gêne à deux balles! Enfin... Je baissai alors les yeux, un léger sourire aux lèvres. Sa phrase avait de quoi me faire sourire après tout... Je lui répondit simplement, sans vraiment me soucier de s'il comprendrai ou non:

- Non, j'essaie d'éviter de changer trop brusquement, mais parfois, ça m'échappe un peu.

Bien sûr, je ne parlais pas de boissons ou de plats, je parlais de mon comportement, évidement. Ma réponse me rappela alors de nombreux souvenirs où je m'étais comportée comme une bipolaire affirmée. Malgré que mon comportement changeant de la fille froide à la gamine complètement coincée ou très étourdie était plutôt récent, j'en avais des souvenir... Certains très amusants, d'autre plus gênant... Ce petit coup de nostalgie pouvais se voir dans mon regard, malgré le sourire amusé bloqué sur le coin de mes lèvres.
Ma bouche et toute ma gorge me faisais encore un mal de chien que je vis Miska souffler avec prudence sur sa boisson. Bon, je n'aurai pas servie de cobaye pour rien! Ou peut être est-il tout simplement plus malin que moi? Non, je ne suis pas bête au point de ne pas savoir qu'il faut un peu refroidir une boisson brûlante avant de l'avaler... Quoi que... Non! C'est juste que je suis une étourdie! Ouais, on va dire ça.
Mais il faut vraiment que j' apprenne à me contrôler... là ça va, ce n'est que la gorge... et la bouche... Et tout le système digestif... Mais si je me fais des coups de speed comme ça quand... par exemple... je suis perchée à sept mètres de haut dans un arbre! Là ça pourrai devenir sérieux, et ça ne sera pas la gorge là qui en prendra plein dans la poire! Surtout avec ce corps de faiblarde que m'a donné ma mère... Ahhh! Mais qu'est-ce que j'aurai pas donné pour être un peu plus comme ma sœur ainée! Dire qu'on à que quelque année d'écart mais qu'on est comme le feu et l'eau! Je serai prête à donné deux ans de ma vie pour avoir des os un peu plus solide, ou une peau un peu plus épaisse, qui ne se coupe pas à la moindre chute, ou qui ne fais pas d'énormes ampoules à chaque fois que je fais dix minutes de balançoire! Après tout, j'en suis sûre que ces deux années perdues je les rattraperai vite au nombres d'heures que j'ai passé à faire des bandages, mettre des pansements, désinfecter mes bobos et tout le reste bien autans pénible, pour rester polie...

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(#) Re: [à la cafet'] Zéro action = Zéro résultat  Jeu 16 Nov 2017 - 21:10

Zéro action = Zéro résultat

Ft. Akkami Shiga


J’étais souvent sujet à des sautes d’humeur relativement régulières. La plupart du temps, ces phases d’instabilité étaient assez brèves. Un élément perturbateur venait perturber… Oui soit… Bref un élément perturbateur venait donc perturber mon espace et ma tranquillité, m’exposant ainsi à un sentiment de frustration, d’angoisse, ou bien d’agacement. Tout dépendait de l’élément en question. Sa nature influençait l’effet qu’il exerçait sur moi. Par exemple, un bébé qui me déchirait les tympans dans le bus, c’était plutôt une source d’énervement pour moi. Je descendrais des transports en commun avec une envie grandissante de noyer cet enfant dans les larmes qu’il s’était donné tant de peine à verser. Je me retenais parce que nous vivions dans un pays civilisé, entre personnes de bon sens et que brutaliser un enfant était quelque chose de mal. Vous comprendriez aisément qu’un adolescent se mettant à hurler sur un bébé ferait un peu désordre. Sans oublier que le dit adolescent risquait gros avec de pareils agissements. Il devait se montrer raisonnable et surmonter cette pulsion. Même si, ne mentez pas, on avait déjà tous vécu cette situation ultra chiante. Dans le bus, dans le métro, dans l’ascenseur… Un gosse qui se mettait à gueuler à tue-tête et que sa mère ou son père ne parvenait pas à faire taire. Parfois, le parent en question n’essayait même pas de calmer son enfant ! Cela m’énervait encore plus d’ailleurs. Je pourrais facilement buter quelqu’un si j’écoutais cette petite voix qui logeait dans un coin de ma tête. Fort heureusement, il m’arrivait de la mettre en sourdine quand il était nécessaire. Le nombre de gens que j’aurais agressé sinon… A la moindre contrariété, vlan ! Une tarte dans la face et des chicots en moins ! Je me serais aussi retrouvé en PLS un bon nombre de fois également ! Au moindre mouvement de foule, Miska recroquevillé en position fœtale sous une table. Imaginez un peu le tableau, ce serait particulièrement affligeant et handicapant. C’était pour cela que j’avais appris à prendre sur moi, question de survie. Je contenais juste mieux ces sautes d’humeur. Il m’arrivait assez souvent de gueuler un coup mais voilà, qui ne gueulait jamais dans sa semaine ? A mes yeux, cela faisait partie des choses naturelles de la vie. Nous étions nés avec le don de la parole alors à quoi bon se priver de gueuler ? Je partais du principe que se vider petit à petit valait beaucoup mieux que de garder tout pour soi. Si c’était pour exploser à la fin, non merci. J’optais plutôt pour de plus petites explosions, des explosions modérées et relaxantes. Elles faisaient un bien fou aux nerfs. Tu te sentais tellement libéré (délivré) une fois que cette partie de ton venin avait été crachée. Je ne garantissais rien concernant les répercussions sur le monde extérieur. Je ne pouvais pas tout gérer !

Comme nous n’étions pas nés avec un mode d’emploi intégré, nous devions compter sur nos expériences passées pour nous figurer une vague image du fonctionnement de notre psyché. Même ceux qui disséquaient le cerveau ne comprenaient pas l’intégralité de son activité. Les peurs, les peines, les joies, les amours, les doutes… Tu ne pouvais pas les expliquer avec du matériel chirurgical. Tous ces instruments de torture étaient incapables d’apporter toutes les réponses. Je n’y croyais pas. Le sensible, les émotions, les sentiments, tout cela était incompatible avec cette logique que défendaient les scientifiques. Elle n’était pas infaillible, rien ne l’était d’ailleurs. Aujourd’hui, je reprenais les faits de mon vécu pour apprendre à mieux me connaître. L’illogisme de mes actions était mis à contribution afin que je puisse tenter de me comprendre. Il m’était impossible de vous assurer de mon succès. Je rencontrais des difficultés à y voir clair. Bon nombre de mes problèmes seraient réglés si tout était parfaitement limpide là-haut. Des progrès étaient encore à faire, tout pouvait toujours être amélioré.

Bref, pardonnez ces considérations philosophiques ou peu importe comment vous choisiriez de les qualifier. Je pensais peut-être trop. J’avais toujours beaucoup cogité. Me concentrer sur autre chose m’aidait sans doute à voir au-delà du quotidien qui m’empoisonnait. M’égarer dans les limbes de mon conscient me permettait notamment de faire abstraction de la clientèle qui commençait à s’agglutiner autour de nous. Vous voyiez, ceci était un parfait exemple d’élément perturbateur pouvant faire naître de l’angoisse. J’entendais le bruit des chaises qui se faisaient traîner sur le sol, les verres qui s’entrechoquaient, les mots, les paroles, les rires, les cris… Tout cela formait un brouhaha dans lequel venaient se confondre tous ces sons. Bientôt, il m’était impossible de les différencier. Ce grondement m’entourait, m’étouffait. Le regard planté vers le devant, je ne voyais rien. Je ne sentais que mon cœur qui résonnait quelque part dans ma poitrine. Et cette chaleur qui incendiait mes mains, mes doigts commençaient à en souffrir. Je détendis mes muscles et relâchai légèrement ma tasse. Puis, la voix d’Akkami vint se distinguer du reste.


« Non, j'essaie d'éviter de changer trop brusquement, mais parfois, ça m'échappe un peu. »

De quoi ? Putain j’avais sérieusement décroché. Je me frottai les yeux et me passai une main dans les cheveux pour reprendre mes esprits. Mon Dieu j’étais parti loin. C’était décidé, ce soir, je me coucherais tôt. Je risquerais de moi divaguer comme cela. Du coup, j’avais un peu perdu le fil de notre conversation. Je devais me remettre dedans, un peu de concentration. Que voulait-elle dire par « changer » ? Je m’attardai sur l’expression de la jeune fille pour tenter de mieux comprendre sa réponse. Je trouvais sa phrase trop ambigüe et son regard trop fuyant, ce choix de mots n’était pas anodin. Je me faisais souvent des films et je partais facilement en divagations et digressions mais là, j’étais quasiment certain qu’elle cachait quelque chose. Elle avait évoqué un sujet plus profond et ma curiosité avait été piquée. Je désirais lui en demander plus, j’avais soif de détails. Ne pas être en mesure de comprendre m’agaçait, je détestais être maintenu dans l’ignorance. Écouter cette voix un peu trop bavarde dans ma tête me pousserait à la questionner davantage. Non, ce serait déplacé, je devais me montrer plus discret. Les réponses viendraient quand la situation s’y prêterait. J’espérais juste qu’elles ne tarderaient pas trop à se pointer parce que je n’allais certainement pas attendre pendant huit mille années. Pour l’instant, je me contentai d’un haussement d’épaules et rétorquai à Akkami en faisant preuve d’une certaine nonchalance.

« Tu sais, moi je pense que le changement, c’est pas si mal que ça. Imagine, tout resterait toujours pareil, sans aucun relief ni inattendu, on se ferait tout simplement chier.  Enfin, c’est comme ça que je le vis en tout cas. »

Je pensais très sincèrement ce que je venais d’énoncer. Je détestais la routine, c’était un fait. L’action, les rebondissements, le piment, c’était cela que je favorisais. Mon moral s’améliorait généralement quand un événement imprévu se produisait. Il apportait de la couleur à mon quotidien monotone. C’était pour cela que je me réjouissais de ce « rendez-vous » avec Akkami, j’y voyais l’opportunité de vivre quelque chose de différent. Ce n’était pas extraordinaire en soi mais au moins, cela changeait des autres jours. J’avais d'ailleurs fait preuve de bonne volonté afin de faire l'impasse sur l’affluence des clients qui encombraient désormais les lieux. Toutefois, je ne pus m’empêcher de me sentir de plus en plus oppressé par la situation. Je me concentrai sur la fumée de mon chocolat afin de me détendre. La tasse avait refroidi entre mes mains, le contenu serait bientôt buvable sans le moindre danger. Soudain, un connard me percuta l’épaule. Je ne pus me retenir.

« Putain, ils ne peuvent pas faire gaffe… », grommelai-je dans ma langue maternelle.      

Je jetai un coup d’œil par-dessus mon épaule et vis l’enfoiré en question s’asseoir quelques tables plus loin. Il ne me remarqua pas, à croire qu’il ne s’était même pas rendu compte qu’il m’était rentré dedans. Con et miro, chanceux… Sentant mon angoisse croître, je pris donc le risque de boire une gorgée de ma boisson pour penser à autre chose. Le chocolat était encore un peu chaud mais pas brûlant. La saveur du cacao fit du bien à mes nerfs. La magie du chocolat… Je soupirai, cherchant à me calmer davantage. J’espérais qu’un événement de ce genre ne se reproduirait pas. Sans façon… Sinon, saute d’humeur en approche.
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