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 [FINIT] [RP Solo] Every breath you take

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Billy Dickson
« Personnel ; jardinier »
(#) [FINIT] [RP Solo] Every breath you take  Mer 25 Oct 2017 - 0:36

« Painting over lies with more lies. I can't even tell the lies from the truths. I've just forgotten how to love myself. But as long as your days are even little bit of fun i want teach me to love this person.»

Every breath you take
Depuis le début de mon activité de jardinier, il y a quelque chose que je ne comprends pas. Quelque chose qui me taraude l’esprit sans réussir à en comprendre la nature. Il y a cette question que je me pose et à laquelle je n’ai pas la moindre réponse. Moi qui est toujours vécu sans me poser trop de question, moi qui me suis laissé porter par des vents incertains, moi qui ai passé mon temps à suivre, j’ai aujourd’hui dans le cœur un sentiment bien singulier. C’est comme une espèce de pointe qui vous pique. Elle ne fait pas constamment mal, mais par moment elle semble s’enfoncer, comme pour soulever un point, comme pour dire que quelque chose n’allait pas. Puis il y a ce poids, ce poids qui ne vous quitte pas, qui lui est constamment là. Il se fait chaque jour sentir un plus. Il est là, sans que je ne comprenne réellement pourquoi et comment m’en débarrasser. C’était supportable au début, mais plus le temps passe, plus je m’épuise et je me lasse. C’est quelque chose que je ne pensais pas ressentir un jour, la lassitude.

Pourtant, tout allait bien au départ. J’avais mon nouvel emploi. Un emploi qui me correspondait bien si j’en crois maman. J’avais toujours baigné dans les plantes, jardinier semblait être une évidence. Un domaine que je maîtrise et dans un lieu qui me permet de voir chaque jour Tany. Le tableau était parfait. Venait s’ajouter à cela mon départ de la maison pour la prise d’un appartement en collocation. Mon collègue était devenu mon ami, Tisane s’était acclimatée à son nouvel environnement beaucoup plus facilement et rapidement qu’espéré. Bref, tout allait bien dans le meilleur des mondes, du moins, comme dit précédemment, au départ. J’avais eu la chance de rencontrer rapidement quelques collègues. Le très bon Jhin, ces braves Isley et Fuki, Okabe, Iku. Toutes des personnes merveilleuses, vraiment. Passer du temps avec eux m’étais agréable et pourtant ce poids était apparu. Lentement, à tel point que je ne peux pas dater avec exactitude son apparition. Mais il était là, présent, et c’était la seule chose qui comptait. Je mentirais en disant que ce poids n’affectait pas la joie dont j’avais l’habitude de faire preuve, en fait, je mentirais tout court en disant que ce poids ne me rendait pas malheureux. Le tout était de comprendre pourquoi et surtout de comprendre comment m’en débarrasser.

Voilà plusieurs semaines que je cherchais, le temps passait à une telle vitesse que la date de mon vingt-cinquième anniversaire se rapprochait. En général, les anniversaires étaient des évènements plutôt simplistes chez nous. Un repas, un peu d’alcool, des modestes présents. On ne faisait pas grands cas de ce qu’on pouvait recevoir ou non, du moins je n’en faisais pas grand cas. Cependant, cette année maman avait subitement eu l’envie de faire quelque chose de plus… Original. L’idée de la plage avait été lancé. Je n’avais même pas eu le temps de faire remarquer qu’un pique-nique en plein mois de février était absurde que nous étions lancé sur les routes. Aujourd’hui j’avais vingt-cinq ans et ce poids était toujours là.

Dans le fond, je crois que tous ces débats que j’ai avec moi-même n’ont pas échappés à ma mère. Il faut dire que cette question du « pourquoi » me faisait tellement cogité que je perdais le fil de mon emploi du temps si bien calibré. Je me sentais instable et perdu. Sans doute que cela a dû se voir. Sans doute que maman compte me changer les idées en me faisant prendre l’air ? Qui sait ?

Pour l’occasion, papa avait fait appel aux services d’un de ses collègues qui connaissait un très bon cuisinier et qui avait accepté de fournir gracieusement le repas. Tany était enchantée de cette sortie, soit disant que c’était moins vieillot que le diner habituel à la maison et qu’avec un peu de chance on pourrait se baigner. Tisane aussi semblait heureuse, toute excitée qu’elle était à regarder par intermittence la fenêtre, puis Tany et le reste du véhicule. Je m’en veux de ne pas être « comme d’habitude ». D’ailleurs, qu’est-ce que c’est « comme d’habitude » ? Me suis-je seulement posé un jour la question ? Peu importe. Nous arrivons. Il faisait frais, mais le vent n’était pas si fort que cela. Papa s’engagea dans un combat de longues haleines pour mettre en place le repas pendant que Tany vagabondait sur la plage accompagnée d’une Tisane sautillante au contact nouveau du sable.

- « Veux-tu faire quelques pas ? » me demanda maman. Ce à quoi j’ai répondu d’un hochement ne voyant pas pourquoi refuser. « Si je ne te connaissais pas aussi bien je jurerais que tu déprimes Bill’. »
- « Déprimer ? Moi ? Mais pour quelles raisons ? Tout vas bien. »
- « Ah bon ? Tu n’oserais pas mentir à ta vieille mère, hein ? »
- « Mais jamais de la vie ! Enfin, maman ! »

Son rire léger avait résonné dans l’air et ce même regard malicieux qu’elle posait sur moi quand je cherchais à lui cacher une bêtise apparu de nouveau.

- « Tu sais, il n’y a pas besoin de raison pour se sentir mal. Tu peux peut-être te berner et berner ton père mais moi tu ne me berneras pas. Allez, vide ton sac Bill’. Ton père va finir par s’en rendre compte et tu ne veux pas subir son interrogatoire. »

Ce n’était pas faux. Si papa se mettait en tête d’obtenir des réponses je ne pourrais pas quitter la maison avant de lui en avoir donnés. Mais comment fournir des éléments que j’ignore moi-même ? Bien sûr, je ressentais des choses, mais je n’avais rien de concret.

- « Ce n’est pas que je sois mal ou quoi que ce soit. » commençais-je avec prudence. « C’est juste que… Je ne sais pas en fait. Depuis quelques mois il y a… Ce poids, je me sens lourd. Pas dans le sens ballonné, hein, mais c’est comme-ci j’avais un sac de patate sur le dos sans comprendre pourquoi il est là. Ça m’interroge. J’aimerais comprendre mais je n’y arrive pas. Ne pas comprendre m’irrite. Quand je vois mes collègues aussi bien dans leurs environnements, quand j’entends leurs histoires… Je ne sais pas, ça m’agace. Pourtant ce sont de bonnes histoires… J’ai juste le sentiment que… Comment dire, j’ai l’impression de ne rien avoir de cela. » Ah ? Que dis-je ? « Nous avons sensiblement les mêmes âges mais ils sont à des années lumières de moi. Ils ont des passions, des ambitions que je n’ai pas. En fait, plus je les écoute plus je me rends compte que je n’ai rien de concret. Je n’ai pas de rêves, pas d’envies. J’écoule les jours normalement et ça s’arrête là. Je ne suis plus satisfait de rien. Je me sens maladroit. Vide. C’est comme-ci j’agissais sans logique et sans but. Je ne comprends pas d’où ça vient. Je me sens plat face à eux. Je n’ai pas l’impression d’avoir de personnalité. Quand je les regarde, j’en viens à me demander qui je sui-Hein ? »


La parole délit les cœurs mais ce n'est pas le début du chemin. Ce post est le premier d'une série de deux ou trois OS destinés à faire évoluer le personnage de Billy. Il est tant de le faire grandir et de lui rendre un peu justice. Parce que c'est pas que je le joue comme en clown qui change de personnalité tout les deux postes mais c'est presque ça /PAN/




Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia

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Dernière édition par Billy Dickson le Jeu 2 Nov 2017 - 15:19, édité 1 fois
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(#) Re: [FINIT] [RP Solo] Every breath you take  Jeu 2 Nov 2017 - 15:18

« Painting over lies with more lies. I can't even tell the lies from the truths. I've just forgotten how to love myself. But as long as your days are even little bit of fun i want teach me to love this person.»

Every breath you take

- « Dis, dis ! Tu n’en as pas marre de toujours tout faire comme moi ? C’est vrai, ça. T’es l’aîné, c’est plutôt moi qui devrait te copier. Puis, d’ailleurs, tu ne fais jamais rien de toi-même. Tu sors quand les gens sortent, tu regardes des animés parce que j’en regarde, tu aimes les plantes parce que maman est fleuriste, tu trimballe les tenues de papa parce qu’il est fier d’être chinois… C’est hallucinant. »

Tout faire comme toi ? C’est l’impression que je te donne ? : voici ce que m’avais évoqués, à l’époque, les mots de Tany. Enfin, pour être tout à fait honnête je n’avais jamais vu les choses sous cet angle-là. Pour moi, je ne faisais rien de plus que m’intéresser à ce que faisait les gens. J’observais, je pratiquais. Il n’y avait rien de forcé ou d’intéressé là-dedans. Je trouvais ça juste… Normal ? Après tout, c’était toujours de bon cœur que j’imitais ma mère, mon père et ma sœur. Je pense qu’il est nécessaire de partager certains points communs avec nos semblables pour nouer des liens. Je regardais des animés pour pouvoir en parler ensuite avec Tany, je jardinais pour filer un coup de main à maman, ni plus ni moins. J’y trouvais mon compte et mes proches également, du coup, je ne me demandais bien ce que pouvait demander le peuple. Mais à y réfléchir à deux fois la remarque de Tany prenait maintenant tout son sens. Ma petite sœur n’avait pas totalement tors sur le fait que cet effort d’intégration ne se faisait que dans un sens et qu’au final cette habitude prise depuis l’enfance faisait que… Et bien, je n’avais rien d’unique, rien qui venait de « moi ». Je n’avais pas de réels ambitions, d’envies, de passions. J’appréciais boire parce que Katsura buvait souvent. J’aimais le bio parce que papa en était un fervent partisan. Bien sûr, à la longue ces facettes empruntées aux autres étaient devenues des éléments biens encrés de mon quotidien, je ne pouvais pas dire que j’étais mal à l’aise avec mon style vestimentaire, mon alimentation ou mon côté très organisé. Mais je comprenais maintenant d’où venait le malaise. Tout ça me paraissait, à présent, beaucoup plus clair.

- « Cependant, ça ne règle pas mon problème… » fis-je en grommelant.
- «C’est déjà un bon début. Hmmm… En fait, tu nous fais une sorte de crise d’ados. Tu te cherches. »
- « Oui, voilà. »
- « Alors, met toi une première chose dans le crâne, fils. C’est normal. Nous sommes beaucoup à être passer par là. C’est normal de se poser des questions, de vouloir se démarquer, de vouloir être bien dans ses baskets. Je te dirais même que c’est plutôt encourageant que tu te poses ce genre de question maintenant. Faut mieux que tu ailles ce genre de déclic à vingt-cinq ans qu’à quarante. La seconde chose que tu dois intégrer c’est que ta vie ne va pas changer du jour au lendemain. Ce poids que tu as ne va pas disparaître d’un coup. Ça te prendras du temps et ça te demanderas des efforts. Il n’y a pas de solution miracle pour être bien dans sa peau. Faut que tu expérimentes, tout simplement. Ne te calle pas sur ce que les autres font, agis par toi-même. Test et vois avec quoi tu te sens le mieux. Ah ! Et ne pense pas que tu pars de zéro, dans le fond tu sais très bien ce qui, à l’heure actuelle, te plaît ou pas. Tu as déjà une base. Tu as déjà une personnalité qui t’es propre. Tu es radin, maniaque, organisé, jovial, travailleur et plein d‘autres choses encore. Assume juste pleinement ce que tu es.»

C’est… Hm, étrangement vrai. J’aime mon métier, j’aime travailler les plantes, travailler à l’extérieur. Je pense être assez manuel dans le fond. Il n’est pas question de remettre en cause mon bonheur dans ma vie professionnelle, loin de là.

- « Et comment je procède ? Concrètement je veux dire. »
- « Saute sur toutes les occasions qui se présentent. »
- « … Heu. »
- « Pas littéralement, Billy. »
- « Ah. »


Et voilà ! ♥ Bon, le post de conclusion est court mais le but de ce solo était surtout de donner le déclic à Billy pour le faire avancer et par la même occasion, le rendre plus agréable à jouer pour moi. ♥ Alors, oui, d'accord, pour le coup il y a pas d'évolution immédiate dans ce solo mais comme dit maman Dickson : ça prendra du temps x)

Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia

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