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 [hotel] La fierté du boudeur

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Nobuo Inu
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(#) [hotel] La fierté du boudeur  Jeu 1 Fév 2018 - 13:19

Ce voyage qui promettait pourtant du rêve à un gars qui n’a jamais voyagé comme moi ne se passe pas vraiment comme je l’avais imaginé. La bonne ambiance règne et je suis plutôt content de visiter des endroits que je n’aurais jamais pu découvrir autrement. Le parc Fuji-Q Highland était génial, j’ai multiplié les manèges et rien à redire, c’était cool.

Demain, c’est visite de la Wind and Ice Cave. J’ai vaguement entendu parler de ce lieu. Ce sont des grottes un peu spéciales qu’il faut voir une fois dans sa vie à ce qu’on m’a dit. Mais depuis le retour à l’hôtel rien ne va et je n’arrive pas à me réjouir du voyage de demain. Pourquoi je suis dans cet état ? Dans le bus, je me suis endormi et il a fallu que je rêve d’elle et de ses cheveux blonds. Le trajet n’était pas si long pourquoi a-t-il fallu que je rêve et en plus d’elle… Ça m’énerve, je n’ai pas envie de penser à elle. Elle m’a carrément vexé à jouer avec moi et j’en veux à mon cerveau de me faire songer à elle. Oui j’ai adoré notre moment dans la bibliothèque, mais elle m’a repoussé, donc voilà c’est bon il faut tirer un trait là-dessus maintenant… Pourquoi mon abruti de cerveau a voulu me faire imaginer la suite de notre moment intime à la bibliothèque, il sait pourtant que cette sublime créature m’a froidement ignoré et laissé sans réponse dans le bus… Moi j’étais vraiment chaud dans le bus, j’avais fait l’effort du lui pardonner de m’avoir laissé comme ça dans la bibliothèque pour tenter une nouvelle approche et elle a agi comme une princesse. Ça a été pire qu’une douche froide, elle m’a fait prendre un bain de glaçon !

Je mange le diner sans vraiment faire attention, ce qu’on mange est bon, mais je ne parviens même pas à en profiter. J’aurais pu manger avec des gens que je connais, discuter, mais l’envie n’est pas là. Je n’ai pas envie de rire ou faire semblant de m’intéresser à des discussions qui ne m’intéressent pas. Installé au bout de la table je quitte le restaurant dès le repas terminé, désolé à mes voisins de table, mais quand je suis énervé, je me renferme sur moi-même. Heureusement que le service du repas est un peu lent, sinon j’aurais fait un passage éclair au restaurant et on aurait pu croire que j’avais disparu, si tant est que quelqu’un remarque mon absence. Bref, j’ai le moral dans les chaussettes.

Je suis allé dans ma chambre et j’ai commencé à dessiner. Mon colocataire de chambre est arrivé plus tard, surement occupé à discuter avec des amis. Les traits sur le papier n’arrivent pas à me satisfaire, j’ai envie de faire quelque chose de beau, mais mon cerveau ne veut pas se concentrer à 100% sur ce que je fais. Finalement, vers 22h, j’abandonne, je froisse le papier qui atterrit dans la corbeille. Je mets ma fameuse veste en cuir que mademoiselle avait trouvé trop jolie et je file dehors mon paquet de clopes à la main. Rien de tel qu’une bonne cigarette pour oublier les petits tracas.

Les écouteurs fixés sur les oreilles je me dirige à l’extérieur et commence à marcher autour du bâtiment. Un peu de marche en plein air ça fait du bien, c’est ressourçant. Je marche sans vraiment faire attention, je pourrais foncer dans quelqu’un sans m’en rendre compte. Je fais de nombreux tours, allumant une cigarette puis une deuxième. Ce soir j’ai le caractère rebelle en plus de la tenue, et deviner à cause de qui… Cette fille va me rendre folle !

Et puis cette balade du soir qui devait m’aider à me calmer empire les choses je n’arrive pas à m’empêcher de me poser mille et une questions. Qu’est-ce qui ne va pas avec moi ? Qu’est ce que j’ai fait de mal ? Je ne lui plais pas ? Je croyais que si pourtant ? Ou alors c’est qu’elle veut faire sa diva et me faire attendre et veux que je la supplie pour qu’on se revoie ? Même pas en rêve. Je revois son visage lorsqu’on s’embrassait, elle semblait si bien avec moi, mais apparemment c’était de la comédie… Je m’écris alors, perturbant le calme ambiant :

-Fais chier !


C’est à ce moment-là qu’on m’attrape le bras et m’entraîne dans un recoin. Sans même accorder un regard à la personne qui m’a violenté, je lui crache froidement :

-Qu’est-ce que tu me veux ?


Même pas besoin de la regarder pour savoir de qui il s’agit, j’ai tout de suite reconnu son putain de parfum envoutant. Mais je ne tomberai pas dans le piège cette fois. Je tire sur ma deuxième cigarette qui est bientôt terminée, j’espère qu’elle apprécie l’odeur de la clope, car je ne vais pas tarder à allumer la troisième. À ce rythme-là, elle va même finir par me rendre accro à la nicotine.

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Yukiko Harada
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(#) Nyaha juste 12 jours je m'améliore !  Lun 12 Fév 2018 - 16:22

La fierté du Boudeur

Toute la journée, j'avais été préoccupée. C'était une bonne journée dans le parc d'attractions. À la recherche du lionceau. Enfin... À moitié. Je me devais de profiter des montagnes russes et autres petites douceurs... Même si au final, j'en avais pas tellement profité.
Meyuki nous avait réunies, Tessa et moi, et j'avais accepté un peu à contre cœur. Ma sœur a un coté trop sociable, qui m'exaspère parfois, à vouloir toujours mettre les gens ensembles, et, comme d'habitude, je voulais lui faire plaisir. Par miracle, j'avais réussi à m'échapper assez vite. Je pense que ça a du faire plaisir à ma colocataire, après tout, son ami est Meyuki, pas moi.
Bref, j'avais passé ma journée à remuer des situations pas cool et à me creuser la tête pour une solution à la colère. Sa colère. Je voulais pas me l'avouer au début, mais, qu'il préfère Meyuki à moi me fais atrocement mal. J'ai pas l'impression de compter à ses yeux et vu comment il est, j'ai même pas eu la chance d'au moins discuter avec lui...

J'ai à peine touché à mon assiette, au repas. Ça me feras perdre quelques kilos en trop, c'est pas un mal. Si Meyuki m'entendait, elle me fusillerait du regard. Oba-chan disait toujours que j'étais trop maigre. Elle remplissait toujours trop mon assiette, je ne la finissais jamais. Et comme personne n'était là pour remplir mon assiette, ni me reprocher d'uniquement picorer dans mon assiette, j'avais faim maintenant que j'étais dans ma chambre.
J'hésitais entre redescendre et voir si je pouvais acheter à manger ou alors chercher une supérette dans le coin. Ça ne devrait pas manquer non ? Ou alors... Je regarde dans le mini-bar. Bon. Voyons voir, ce genre de bêtises est toujours payant et ça ne m'étonnerais pas que ce soit le genre de prestation que Kobe ne fasse pas.
Intense réflexion. Je préfère partir au Konbini le plus proche, si Konbini il y a.

Il est tard, je croiserais pas ma sœur à cette heure-ci au moins. Un problème de moins. J'ai pas vraiment fait attention à ce que faisait ma colocataire, qui l'eut crû que c'était une fille ?! Et cette touffe rougeoyante au loin dans le couloir me percute en plein fouet. C'est lui. Il est là. Devant moi. Et il ne m'a pas vue.

Est-ce que je devrais aller le voir ? Ou pas ? Et si j'y vais... Est-ce qu'il va daigner me parler ? Je suis mon chemin dans le sien. Je ne le suis pas, hein. Je me dirige aussi vers l'extérieur. Oui, c'est ça, j'allais au Konbini. Je finis par sortir aussi, il est déjà parti sur le côté. J'avance un peu dans la sorte de parc autour de l'hôtel et je me mets contre un arbre dans la pénombre.
Et soudain, il est là. Au détour de cet hôtel. Je me cache. J'ai peur de sa démarche, il est énervé et ça se sent. Je ne savais pas qu'il fumait.. Ce look de rebelle lui va comme un gant. J'ai l'impression de reconnaître le cuir qu'il porte, mais je ne suis pas sure de moi. Ça ne serait pas étonnant qu'il ait plusieurs cuirs du même acabit. Je sais pas vraiment ce qui me prend au final, pourquoi je me cache ?
J'ai même fini par repérer un coin plutôt tranquille et à l'abri des regards alentours, y compris ceux des fenêtres d'ailleurs. À chaque tour qui passe, son humeur est de pire en pire. SI j'attends encore plus longtemps, je ne sais pas ce qu'il fera de moi. J'ai peur. Au pire, s'il m'agresse, je me défendrais comme Meyuki m'avait apprise un jour.
Ma décision est prise. Je m'approche de lui. Je capte ce moment ou je vais pouvoir l'emmener avec moi sans qu'il se défende. Je m'avance vers lui et...

- Fais chier !

Est-ce que c'est parce qu'on l'a attrapé qu'il réagi comme ça ? Sait-il que c'est moi ? J'ai peur de croiser ses yeux, de voir de la haine, de voir qu'il me déteste au plus haut point. Pourtant, c'est la troisième fois de ma vie que j’interagis avec lui. Pourquoi je m'en fais autant pour lui, et pour un autre ? Est-ce que c'est à cause de l'autre qui m'a complètement rejeté ? J'ai peur de l'être à nouveau.

- Qu’est-ce que tu me veux ?

Sa voix me fait l'effet d'une douche froide. Pourquoi je suis venue ? Pourquoi j'essaye de faire quelque chose si c'est pour être traitée comme une moins-que-rien ? Je suis en colère, j'ai peur, et blessée.

J'ai l'impression qu'aucun son ne pourrait sortir de ma bouche. Je ne peux pas. Parler est si dur quand je sais qu'il va sûrement ne pas m'écouter. Il est dos à moi. C'est peut-être mieux comme ça.
Il faut que je réagisse avant qu'il ne parte. Toujours incapable de parler. J'ai une boule dans la gorge. Je suis à court de mots. À court de masques. Je passe ma main autour de sa taille. Au moins, il ne partira pas. Et je serre. J'enfouis ma tête dans son cuir en respirant cette odeur si particulière, ce mélange de tabac horrible et de cuir agréable. Je suis à bout de souffle, ou de mot, mais j'ai la volonté d'y arriver. Mais pas le courage de l'affronter de face.

- Pardon Nobuo...

Je m'excuse parce que je ne suis pas capable de parler. Pas capable de pouvoir lui montrer en public que je suis intéressée par lui. Parce que faire ce que je suis en train de faire me coûtera ma carrière. Parce que tous les secrets finissent par être découvert un jour ou l'autre.
Ma voix est blanche. J'ai réussi à dire deux mots, mais la boule me serre encore la gorge. Je suis prise dans un étau. J'attends. J'attends le moment fatidique où il va me quitter. Celui où il voudra plus jamais me revoir. Parce que ça serait normal. J'ai pas été correcte avec lui. Et vu son état actuel, ça ne m'étonnerais pas qu'il soit encore plus furieux qu'il ne le soit déjà avec ce que je viens de me permettre de faire...

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(#) Re: [hotel] La fierté du boudeur  Jeu 15 Fév 2018 - 16:46

Je lui tourne le dos. La savoir près de moi alors qu’elle me torture déjà l’esprit quand elle est absente, ne fait qu’amplifier ma colère. Je crois qu’elle ne pouvait pas choisir un pire moment pour débarquer à nouveau dans ma vie. Mais quand j’y réfléchis, je me demande si elle aurait pu trouver un bon moment… Je crois que non.

J’attends, je ne sais pas ce que j’attends, mais j’attends. J’en profite pour tirer une latte à nouveau, ça fait un peu descendre la pression. Et dire qu’avant c’était juste pour le style, là je deviens accro. Encore une merde à ajouter sur la liste des raisons qui font que je n’aurais pas dû venir. C’est quoi son délire ? Elle m’approche et elle reste silencieuse. On dirait presque qu’elle attend que je fasse le premier pas. Même pas en rêve ! J’allais pour reprendre ma ballade, mais ses bras se placent autour de ma taille. Quel timing ! On pourrait croire qu’elle a lu dans mes pensées.

Je fixe du regard ses bras qui m’entourent. Le souffle coupé, je ne sais pas comment réagir. J’ai envie de me retourner, lui crier dessus et finir par me barrer en courant. Mais d’un autre côté ce contact à quelque chose d’agréable, bien que ma colère ait décidé de tout gâcher. Elle ne lâche pas un mot et je reste stoïque. Mon cœur accélère malgré moi, surement dû au stress de l’attente ou aux souvenirs qui me reviennent en mémoire. C’est un dialogue sans paroles, nos corps et nos mouvements s’expriment à la place de nos langues. Je veux rester froid, ou plutôt je DOIS rester froid. Mais j’ai tellement envie de caresser sa peau si douce, quelle tentation... Je ne la comprends pas, c’est quoi cette démonstration d’affection après m’avoir lâchement repoussé ? Elle me serre plus fort dans ses bras, et si ma fierté n’avait pas été mise en jeu, je crois que j’aurais craqué à ce moment-là.

Mais tout cela c’est trop pour mon cerveau qui ne parvient pas à digérer le flot d’informations et de sensations. Ce genre de comportement, on l’a avec quelqu’un avec qui on partage des sentiments ou une relation intime. Nous on a quoi ? Rien. Oui, « rien », c’est ce qui résume le mieux notre relation. Elle doit surement avoir besoin de répéter pour un rôle et elle n’a rien trouvé d'autre que de m’utiliser. Après tout, elle ne serait pas à son coup d’essai avec moi.

J’ai envie de partir, mais ses bras m’en empêchent. Je suis plus fort qu’elle et je n’aurais aucun mal à les retirer. Et pourtant, je ne fais rien, je suis comme immobilisé par une force qui me dépasse. Alors que je ne m’y attendais pas, des mots s’échappent de ses lèvres :

- Pardon Nobuo...


Sa voix est faible, on pourrait presque la prendre pour une confession. Pour la première fois depuis qu’on s’est recroisé après la bibliothèque, j’ai envie de croire à sa sincérité. Je ne veux pas être faible, mais cette fille m’y oblige. Peut-être que je me mens à moi-même. Peut-être que je souhaite qu’elle soit près de moi… Je secoue la tête pour chasser cette idée idiote qui m’a traversé l’esprit.

Et d’ailleurs pourquoi elle s’excuse ? Elle m’a fait beaucoup de mal et ce n’est pas une simple étreinte et un petit pardon qui vont tout réparer. Est-ce qu’elle se rend compte au moins du mal qu’elle m’a fait ? Je ne sais pas. J’ai envie de dire que oui, sinon elle n’aurait pas eu autant de mal à sortir ses mots. Mais rien ne me prouve le contraire, elle maîtrise l’art du théâtre et je crois que ça me fait peur. Elle m’a fait le coup du masque de la séductrice, de la fille froide, quel masque va-t-elle tester ce soir ?

Bon, assez réfléchi, assez fumé, il est temps que je réagisse, même si la laisser tergiverser sur mon silence à un petit côté jouissif. Et il va falloir choisir entre ce que me dit mon petit cœur malmené en manque d’affection et ma raison. Je ne mets pas longtemps à choisir, et malheureusement je décide de retirer ses bras de moi.

Je ne lui dirai jamais, mais ça me fait chier, elle était un peu agréable cette étreinte. Je voudrais profiter du contact entre mes mains et ses bras, mais le temps passe vite et mes gestes sont plus brusques que je l’aurais souhaité à cause de ma colère. Finalement, bien décidé, je me retourne face à elle. Je suis un homme, et j’ai bien l’intention de le montrer. Pas question de rester dos à elle pour lui parler, je ne suis pas un lâche, MOI. Mais je ne vais pas pourtant la regarder, je vais fixer le paysage derrière elle, je n'ai pas l'intention de craquer avant d’avoir dit tout ce que j’avais sur le cœur. Je me racle la gorge et d’une voix grave et sombre je lui lance avec ironie :

-Désolé pour quoi ? Pour m’avoir chauffé et laissé avec une putain d’érection dans la bibliothèque sans explication ? Ou alors c’est peut-être pour m’avoir laissé sans nouvelle, ni même avoir cherché à me recontacter ? Non ça ne doit pas être pour ça… Laisse-moi réfléchir… Je sais… Pour m’avoir repoussé comme une merde dans le bus sans raison, c’est ça ? Ou alors, pour avoir cru que je serais un petit chien qui ramperai à tes pieds quand tu en auras envie ?


J’aurais voulu m’arrêtez là, ne pas envenimer les choses, mais les paroles continuer de sortir sans que je le contrôle. La haine prend le dessus :

-Parce que tu veux être une Idole, tu crois que tu peux jouer avec les gens ? Si c'est le cas va falloir te remettre en question ! Tu as vraiment cru qu’avec une étreinte et un pardon tout sera oublié et que je te sauterai dessus pour continuer ce qu’on a fait dans la bibliothèque. Laisse-moi rire ! Tu sais quoi, tu m’as blessé et pas qu’un peu… Je suis peut-être un homme fort, mais merde, j’ai des sentiments ! Est-ce que tu t’es rendu compte à quel point ça a été dur pour moi de me rendre compte que je n’ai été qu’un jouet ? Après l’épisode de la bibliothèque, j’ai cru qu’il y avait un petit quelque chose, je ne te dis pas de l’amour, mais au moins une attirance, une affection réciproque. Mais non… En fait, tu n’es qu’une princesse qui a eu une envie, l’a exhaussé sans réfléchir aux conséquences. Au moins j’espère que tu as pris du plaisir à me faire du mal et à piétiner mes sentiments comme ça… Je ne t’en laisserai pas à nouveau l’occasion !


En terminant ma phrase, je jette ma cigarette au sol et l’écrase violemment avec mon pied pour l’éteindre et illustrer mes propos. Je ne sais pas ce qui me prend, je ne me contrôle pas. Je sais une chose, j’ai envie de la mettre à bout comme elle l’a fait avec moi. Je crois que j’aimerai lire du regret dans ses yeux, voir que je ne suis pas le seul qui souffre de cette putain de relation. Et puis, même si j’ai été violent avec mes mots, je ne veux pas qu’elle parte. J’espère que je n’ai pas été trop loin… je crois que je n’ai pas envie de la perdre.

Cette fois c’est sur je suis bipolaire ! Psychologue de Kobe, je crois que je vais avoir besoin de toi au retour du voyage si ça continue !

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(#) GAMBATE MA BELLE Je suis là pour toi !  Mar 27 Mar 2018 - 20:38

La fierté du boudeur

Le temps s'est arrête pour moi. J'attends la sentence. Elle tombera d'un moment à un autre, et, j'ai beau me préparer de toute mes forces, cela va être dur. Je le sais.
C'était prévisible qu'il me repousse. Mon cœur a quand même raté un battement et s'est complètement laissé poignarder par la douleur. Je sais qu'il va se retourner, j'ai peur de son regard. Et, il se retourne. Et il me regarde de ses yeux enchanteurs, de braise, complètement en colère. Enfin, je crois qu'il me regarde. Non, mes yeux en détresse ne captent pas les leurs. Il ne me regarde même pas.

Je ne suis même pas digne de ses yeux.

- Désolé pour quoi ? Pour m’avoir chauffé et laissé avec une putain d’érection dans la bibliothèque sans explication ? Ou alors c’est peut-être pour m’avoir laissé sans nouvelle, ni même avoir cherché à me recontacter ? Non ça ne doit pas être pour ça… Laisse-moi réfléchir… Je sais… Pour m’avoir repoussé comme une merde dans le bus sans raison, c’est ça ? Ou alors, pour avoir cru que je serais un petit chien qui ramperai à tes pieds quand tu en auras envie ?

La culpabilité monte en moi, comme la douleur qui ne cesse de s'amplifier. Ça me fait mal d'entendre ça. Surtout sa voix, il me hait. Pourtant quand il m'a repoussé, j'ai juste senti de la raideur dans ses mouvements, pas de la violence. Il me hait. Il me hait. Il me hait. Les larmes coulent seules au fur et à mesure qu'il avance dans ses propos. Je suis si hideuse à ce point. J'ai des raisons de te repousser, Nobuo. J'ai vraiment des...

- Parce que tu veux être une Idole, tu crois que tu peux jouer avec les gens ? Si c'est le cas va falloir te remettre en question !

Je ne suis pas en train de jouer avec toi... Je sens mes larmes coulé et mon mascara s'abandonné à cette rivière qui se forme.

- Tu as vraiment cru qu’avec une étreinte et un pardon tout sera oublié et que je te sauterai dessus pour continuer ce qu’on a fait dans la bibliothèque. Laisse-moi rire ! Tu sais quoi, tu m’as blessé et pas qu’un peu… Je suis peut-être un homme fort, mais merde, j’ai des sentiments !

Et moi ?! Tu pense que parce que je suis Idole je n'en ai pas ?! Que je suis une poupée qui s'amuse à faire des autres des marionnettes à utiliser ?!

- Est-ce que tu t’es rendu compte à quel point ça a été dur pour moi de me rendre compte que je n’ai été qu’un jouet ? Après l’épisode de la bibliothèque, j’ai cru qu’il y avait un petit quelque chose, je ne te dis pas de l’amour, mais au moins une attirance, une affection réciproque. Mais non… En fait, tu n’es qu’une princesse qui a eu une envie, l’a exhaussé sans réfléchir aux conséquences. Au moins j’espère que tu as pris du plaisir à me faire du mal et à piétiner mes sentiments comme ça… Je ne t’en laisserai pas à nouveau l’occasion !

Je.. Je fixe la cigarette s'éteindre. Comme mon cœur à ce moment.
Mes larmes continuent de tracer leur chemins, pendant que mes yeux se vident. Je me suis perdue dans la vaste tempête qui nous entoure. Je ne sais pas si je l'aime, j'ignore si mes sentiments seront aussi forts que les siens. Je ressens juste quelque chose dans mon coeur et je me fais lentement dévorée par la détresse. Nous sommes unis par la torture que l'on s'inflige.
Je suis coincée. Je ne peux pas m'enfuir. Fuir devant la haine qu'il ressent à mon encontre. Je n'arrive pas à forcer mes larmes à rester à leur place. Et elles continuent, sans cesse, sans s’arrêter, faisant écho à la ce supplice en sourdine dans mon être. Je frissonne, prend une grande inspiration : c'est le moment de répondre.

J'ouvre plusieurs fois la bouche. Aucun son ne sort. J'ignore pourquoi, je n'arrive pas à m'exprimer. L'étau est toujours omniprésent dans ma gorge. Je porte la main à mon cou puis finit par taper dans le mur derrière moi. J'ai besoin de souffrir autrement. Peut-être que je pourrais reprendre le contrôle, que je pourrais enfin dire ce que mon coeur renferme, quitte à m'ouvrir et à tomber de haut.

- Je... Je suis une Idole. Et en tant qu'Idole, je dois préserver ma réputation quoiqu'il m'en coûte. Souffrir, ne pas avoir le droit de ressentir en public autre chose que mon personnage est mon quotidien.

Mes larmes se sont à peine taries. Ça me coûte de lui dire ce genre de chose. J'ai besoin de lui exprimer ce que ça coûte d'être moi. Mon regard vide s'est rempli de dureté et de peine. Ma lèvre tique, trahissant ma colère.

- Et si tu pense que ce qui s'est passé entre nous ne m'a rien fait, alors tu te trompe. Je serais pas là. Je serais pas là à essayer de te demander pardon, parce que j'ai eu mal en le faisant, parce que je t'ai fait du mal. Je croyais que je te recroiserais jamais et que tu resterais un merveilleux souvenir qui me hante... Mais comme tu l'a dit, vu que tu me hait maintenant, je suis juste en travers de ton chemin. Je suis quelqu'un qui utilise les autres si ça te fait plaisir. Je...

Je perds mes mots. Pourquoi j'ai dit ça ? Pourquoi je vais dans son chemin. Pourquoi, je le laisse croire que je suis une horrible personne, alors que j'agis avec mon cœur ?

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(#) Re: [hotel] La fierté du boudeur  Lun 30 Avr 2018 - 17:22

Mon cœur rate un battement, il y a quelque chose de sincère dans ses larmes, quelque chose qui me donne envie d’y croire. Et savoir que c’est à cause de moi qu’elle pleure me fait presque plaisir. Elle n’est pas insensible à mes paroles, elle prend en considération ce que je dis… Et puis, même en larme elle a quelque chose de sexy… Si ma fierté n’était pas en jeu, je l’aurais prise dans mes bras et consolée comme j’aurais pu…

Mais je reste là, debout face à elle à fixer les larmes parcourir ses joues en laissant derrière elles des traces sombres de mascara. Aucune émotion ne se lit sur mon visage, je suis froid et je le resterai tant que je ne serai pas satisfait. Je ne cherche même pas à venir à son secours quand elle ne parvient pas à parler. Finalement, sa voix parvient à mes oreilles qui l’écoutent attentivement.

- Je... Je suis une Idole. Et en tant qu'Idole, je dois préserver ma réputation quoiqu'il m'en coûte. Souffrir, ne pas avoir le droit de ressentir en public autre chose que mon personnage est mon quotidien.


Je ne parviens pas à avoir pitié d’elle à ce moment-là. Elle a choisi d’être idole, et si ça la fait souffrir je suis désolé pour elle, mais je n’y suis pour rien. Elle n’a qu’à arrêter. Je ne vois pas ce que j’ai à faire là-dedans. Elle a qu’à rendre son frère handicapé, elle verra ce que c’est de souffrir. Il y a tellement de mauvaise foi dans ma tête que je ne sais pas comment va se finir toute cette histoire. Heureusement pour moi elle n’est pas capable de lire dans mes pensées sinon j’aurais déjà dit adieu à ma petite Kiko.

- Et si tu penses que ce qui s'est passé entre nous ne m'a rien fait, alors tu te trompes. Je ne serais pas là. Je ne serais pas là à essayer de te demander pardon, parce que j'ai eu mal en le faisant, parce que je t'ai fait du mal. Je croyais que je ne te recroiserais jamais et que tu resterais un merveilleux souvenir qui me hante... Mais comme tu l'as dit, vu que tu me hais maintenant, je suis juste en travers de ton chemin. Je suis quelqu'un qui utilise les autres si ça te fait plaisir. Je...


J’étais parti dans l’optique que ce n’était qu’une menteuse et une manipulatrice, mais j’ai envie de lui laisser une chance, une petite chance. Mais la méfiance est de la partie, comment être sûr qu’elle ne me traitera pas comme un inconnu la prochaine fois qu’on se croisera ? J’ai pris tellement de plaisir avec elle que j’ai envie de recommencer, mais est-ce que ce plaisir peut compenser ma souffrance ? Je ne pense pas, je ne suis pas masochiste.

Mais elle joue avec la corde sensible… Parler de la bibliothèque, de ses émotions qui semblent être les mêmes que les miennes… Moi aussi j’avais cru que je ne la recroiserais plus, que tout était fini, un rêve à oublier... Mais quand je l’ai revu j’avais espéré tout sauf qu’elle m’ignore… Je voudrais tellement être un poisson rouge et oublier les moments de froid dans le bus… Oublier l’affront qu’elle m’a fait et dire fuck à mon honneur d’homme fort…

L’entendre dire que je la hais me fait une sorte d’électro choc. Oui je lui en veux, mais je ne pourrais jamais aller jusqu’à la haine. Je sais que de l’amour à la haine il n’y a qu’un pas mais quand même… Ce n’est pas parce que je la hais que je réagis ainsi. Au contraire c’est parce qu’elle me plait, qu’elle m’a fait mal et surtout… parce que je veux que tout redevienne comme avant. Mais je ne saurais même pas comment le lui faire comprendre. Je suis perdu, mon cerveau est en surchauffe. De toute façon elle a joué avec moi un point c’est tout…

Je ne supporte plus ses paroles qui me font douter. Elle me plait cette fille arrogante et sans compassion, mais elle m’énerve tellement. Je ne voudrais garder que le bon de cette fille et qu’elle laisse ses délires d’Idole de côté.

Je retire ma veste fétiche et lui pose sur la tête. Elle n’a pas intérêt à me l’abimer, à se moucher dedans ou une autre connerie sinon je le lui ferai payer…

-Moi aussi j’ai une réputation à tenir… Faudrait pas qu’on apprenne que je fais pleurer les filles…


En vrai j'en ai rien à faire, ça amplifiera mon côté bad boy et ça me donnerait encore plus de groupies. J’ai un peu de compassion pour elle, je ne voudrais pas être la cause de la fin de sa carrière parce qu’une photo volée la montre défigurée par des larmes… Pourtant vu la douleur que je ressens à cause d’elle, ce serait une juste vengeance.

Je maintiens la veste sur sa tête à l’aide de ma main, ça me fait un prétexte pour avoir un semblant de contact avec elle. Parce que oui mon cerveau accepte des contacts indirects avec elle, mais pas plus. Il y a comme un blocage quand j’essaie d’imaginer aller plus loin.

Je reste un instant silencieux et je sais que ma raison est en train de fuir au loin, chassé par mes sentiments. Je n’arrive pas à me contrôler, je perds tout self-control quand elle est dans les parages.

Plus violemment que je l’aurais voulu, je l’attire contre moi et pose sa tête contre mon torse et la maintiens dans cette position contre moi. Mon cœur bat vite, à la fois de colère, mais aussi à cause du déluge de sensation que crée ce contact.

Elle réagira comme elle veut, mais c’est déjà un grand pas pour l’humanité. Mais comme que je suis un abruti contrôlé par ses émotions j’ajoute d’une voix grave et froide :

-Je t’en veux quand même à mort.



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Ce mâle aux cheveux rouge parle en japonnais (3333cc) et en anglais (ff3300)

Merci meyu câlin
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Yukiko Harada
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(#) Re: [hotel] La fierté du boudeur  Sam 2 Juin 2018 - 2:22

La fierté du boudeur

Au fur et à mesure que je parle, je sens un poids partir de mes épaules. J'ignore s'il comprend tout le concept des Idoles, cette manière que j'ai en ce moment à jouer avec le feu et de détruire ma carrière à passer ces moments interdits avec lui. Je n'ai pas le DROIT d'avoir un homme dans ma vie, encore moins de voler des moments avec ces mèches de cheveux rougeoyantes tentatrices. Pourtant, je le fais, je ne me sens pas coupable d'avoir échangé ce baiser avec lui, d'avoir profité d'un moment complètement au hasard. Je ne le connais pas, mais tout en lui me fait vibrer.
Aujourd'hui, je suis surtout en colère, mais est-ce que ce n'est pas une autre manière de vibrer ?

Aujourd'hui, l'attente est tendue. Tout, cette nuit, me trouble et m’assomme de sentiments terrifiants. Le temps est interminable. Mon cœur m'assourdit de battements incessants. Mes yeux se baissent, l'espoir s'amenuise, la tempête s'est déjà déchaînée.

L'impression de le perdre est de plus en plus forte. Un peu comme moi-même en ce moment. Et soudainement, ma vue floue devient complètement noire... Il m'a foutu un truc sur la tête. Il ne supporte pas de me voir ou comment ça se passe ?!

- Moi aussi, j’ai une réputation à tenir… Faudrait pas qu’on apprenne que je fais pleurer les filles…

Parce qu'en plus... il en a déjà fait pleurer d'autre ?! Et après, c'est moi la tombeuse ?! Alors que monsieur se permet de faire pleurer une autre fille ? En en plus c'est pas la première fois ?! C'est sûr que sa réputation n'est pas professionnelle, mais que ce soit moi qui pleure, lui, il n'en a rien à faire. Non, monsieur tient à préserver sa réputation de beau gosse chatoyant qui ne fait pas pleurer les filles. C'est sûr qu'avec cette tête, il doit en attirer des nanas ! Et peut-être même qu'il a une femme dans sa vie et qu'il me l'a pas dit ! C'est peut-être pour ça qu'il me repousse et qu'il veux même pas me voir. Il essaye de mettre un terme à notre histoire qui n'est absolument pas commencé. Au final, ça sera vraiment un souvenir qui me hantera...

Sa main reste en place sur ma tête vêtue d'un cuir. L'odeur n'emplit même pas mes narines, tellement j'ai pleuré. C'est peut-être même mieux. J'aurais pas à sentir l'odeur d'une autre sur lui, même indirectement. Je me sens attendrie et toujours en colère contre lui. Pourtant, sentir sa main un peu contre moi m'apaise quelque part. Je suis pas si repoussante que ça. Mes sanglots se calment peu à peu et je n'ose même pas imaginer l'horreur mascarienne que je dois être. Pire qu'être un panda, sûrement.
Je souhaite pourtant que ce moment dure encore un peu. Ce mec m'a fait quelque chose qui me laisse des traces jusque dans ma fibre.

Finalement, sa main me laisse. Ma colère est assourdie, somnolente et mon cœur pleurant un peu encore de sa présence. Et puis ses bras m'encerclent. Toujours avec cette fichue veste qui m’empêche de le voir. Toujours avec ces fichues larmes qui m’empêchent de respirer son odeur et de retrouver le petit bout de paradis qui m'avait accueilli un jour à la bibliothèque. Je n'ose pas bouger. Je me sens comme en suspens dans cette bulle qu'il a créé.

- Je t’en veux quand même à mort.

Le couperet tombe.
Tout éclate.
Ma colère froide est toujours là et j'ai envie de lui sortir quinze mille trucs cinglants, mais je suis toujours là, contre lui.
Mon cœur hésite entre le repousser et le serrer plus fort encore contre moi.

Au final, je reste contre lui un moment. Mes larmes ont recommencé à couler sans que j'y prenne garde. C'est sur, sa veste sera ruinée. Je n'ai pas envie de mettre fin à ce semblant de moment doux entre nous. Je reste silencieuse autant dans les larmes que dans l'appréciation de ce moment. Je reste mitigée. Il m'en veut à mort. Oui, mais pourquoi ? Juste parce que j'ai suivi les commandements de vie que je m'impose un minimum ?! Il faut pas abuser non plus. Monsieur a plein de filles à ses pieds, eh bien, qu'il aille les voir et qu'on en parle plus. Franchement, une Idole pose les yeux sur lui et il se sent toute chose ? Quel faible ! Après, qui ne succomberais pas à mon charme. C'est normal en même temps, je suis la digne perfection de moi-même ! Mais s'il résistait pas à mon charme, il ne m'en voudrait pas, non ?
Ou alors... Il a tellement peur de pas me résister qu'il me cache pour pouvoir résister. Il ne m'en voudrait peut-être pas. Ou alors il m'en veut vraiment. Mais puisqu'il y a d'autres filles qu'il doit pas faire pleurer, autant que je le laisse à ses filles, non ? Comme ça, ses soucis seront réglés. Il pourra aller de l'avant. Je pourrais continuer mon ascension.

Le prix à payer sera d'aller bas pour remonter haut. Je peux le faire. Je peux y arriver. Il suffit de composer un masque. Composer un rôle. La froide Yukiko.

J'ai l'impression que le silence entre nous a duré une éternité. C'est drôle, à chaque rencontre, le silence est de mise entre nous. Il est peut-être chaud ou froid, mais il est là, jouant avec nos têtes. C'est peut-être ça qui fait que nous nous disputons en ce moment.

- Je sais. Tu as raison. Je ne te mérite pas, j'imagine. Et je disparaîtrais de ta vue si tu le souhaite. Tout ce que tu as à faire est de me le dire. J'accepterais ton choix, quelqu'il soit.

Tout en parlant, j'ai sorti un mouchoir de mon sac. Toujours cachée sous ce cuir, j'entame une sorte de rénovation de ma tête. Ayant fini de parler, j'en profite pour dégager mes sinus discrètement, enfin, le plus silencieusement possible.
Ayant fait mon office, je replonge mon mouchoir dans mon sac. Je le jetterais plus tard. J'ai toujours ce cuir sur la tête, et j'avoue qu'il a été utile. Mon nez dégagé, je sens enfin l'odeur du cuir mélangé à celles de la cigarette. C'est aussi dégoûtant qu'attirant.

Je le retire de ma tête et j'en profite pour m'éloigner de quelques pas, plutôt de quelques centimètres vu que je heurte le mur. Je lève la tête vers lui. J'ai les yeux pleins d'espoirs, mais je suis résignée au moment où il me dira de le laisser tranquille. Je suis têtue dans mon genre, et lui me fait penser qu'il l'est autant que moi.

Je regarde donc, mon homme aux cheveux rouges flamboyants. Je le regarde comme si c'était la dernière fois que j'en avais le droit. J'aimerais retrouver ce moment fugace qu'on a eu à la librairie, même pour un instant. J'aimerais qu'il me vole encore un baiser, mais cette fois-ci, je ne sais pas si je pourrais l'accepter. Franchement, je ne vois pas comment il pourrait m'en faire un, la fierté du boudeur, c'est quelque chose quand même.

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Nobuo Inu
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(#) Re: [hotel] La fierté du boudeur  Mar 19 Juin 2018 - 1:27

Elle est plaquée contre mon torse, dans mes bras, cachée sous ma veste. Je cherche à me persuader que cette étreinte est juste un moyen pour qu’elle arrête de pleurer et qu’elle ne ruine pas mon cuir. Et pourtant, au fond de moi, je sais que la vérité est tout autre. Il suffit de prêter attention à mon cœur dont les battements sont bien trop rapides, on pourrait croire que je viens de me taper un sprint. Mais, comme voir la réalité n’est pas mon truc, je justifie ce genre de symptôme par les souvenirs de la bibliothèque, après tout comment je pourrais avoir des sentiments pour une fille qui veut devenir Idole…

Nous restons dans cette position pendant un moment et je profite de la situation, prenant un certain plaisir à l’avoir dans mes bras. Seul le bruit de ses larmes vient parfois interrompre le silence, un silence qui me rend plutôt mal à l’aise je dois l’avouer. Ainsi, lorsqu’elle brise enfin le silence, je lâche un léger soupir de soulagement.

- Je sais. Tu as raison. Je ne te mérite pas, j'imagine. Et je disparaîtrais de ta vue si tu le souhaite. Tout ce que tu as à faire est de me le dire. J'accepterais ton choix, quelqu'il soit.


Heureusement qu’elle ne peut pas voir mon visage caché derrière ma veste. Mes yeux grands ouverts sont dirigés vers son visage et ma bouche reste ouverte… Je suis choqué. C’est vrai que je lui en veux, que je veux qu’elle arrête de faire comme si je n’existais pas, que je veux savoir si je dois continuer à garder espoir ou non…

Mais d’ailleurs pourquoi je voudrais garder espoir, par rapport à quoi ? Je ne l’aime pas, j’ai un peu d’attirance, mais rien de particulier… Alors pourquoi l’idée qu’elle disparaisse de ma vue me serre au niveau de ma poitrine ? Cette question reste sans réponse.

D’autres questions existentielles auraient pu apparaitre dans mon esprit si la demoiselle n’avait pas choisi de se moucher alors qu’elle était encore sous mon cuir. Déjà que j’avais peur qu’elle me l’abime avec ses larmes, voilà maintenant qu’elle pourrait mettre de la morve dessus… J’apprenais tout de même une chose sur elle, même si elle se prendre pour une Idole supérieure aux autres, elle fait du bruit tout sauf gracieux quand elle se mouche. Cette anecdote aussi inutile soit elle parcourt mon visage d’un petit rictus.

J’allais lui retirer ma veste, mais elle le fait avant moi, la gardant dans sa main alors qu’elle se recule jusqu’à atteindre le mur à quelques centimètres. Elle ne pourra pas m’échapper, pas partir sans explication cette fois-ci. Je ne me ferai pas à nouveau avoir comme dans la bibliothèque.

Elle lève son regard vers moi, par réflexe je viens plonger mon regard dans le sien. Si j’étais un idiot qui n’écoutait que ses émotions et son instinct, alors je lui prendrais ses poignets, les maintiendrais contre le mur et lui volerai un baiser. Mais je me contente de me perdre dans son regard. Comme hypnotisé je laisse échapper les mots sans réfléchir :

-Et tu serais contente si tu disparaissais de ma vue ? Ou si tu me voyais avec une autre fille ?


Tout en posant la question, je l’imagine avec un autre homme, ne plus la voir… Et je n’ai pas envie de ça, je ne veux surtout pas que ce genre de chose puisse arriver. Et pourtant je voudrais qu’elle s’excuse, qu’elle fasse un pas vers moi comme j’en fais de nombreux vers elle.

Une pensée vient tout chambouler dans mon esprit : Et si elle ne s’excusait pas, est-ce que je serais prêt à la perdre pour un peu trop de fierté ?

Peut-être que je lui en demande trop, on se déchire depuis qu’on s’est retrouvé ce soir. On se fait du mal, et pourtant, on est toujours l’un en face de l’autre… Jusqu’à quand pourra durer ce petit jeu idiot auquel on se donne corps et âme ? À vrai dire je n’en sais rien, mais je me sens vivant quand je suis avec elle.

Mais les moments où elle m’a ignoré ou fait comme si j’étais un inconnu, tout cela me revient en mémoire. J’ai souffert, je voudrais qu’elle souffre un minimum, mais que je ne la perde pas pour autant. Ma main vient effleurer sa joue avec douceur alors que je lui murmure :

-Si seulement je pouvais oublier ce qui s’est passé dans ce voyage scolaire… Mais je ne veux pas que tu disparaisses…


Un aveu, j’ai réussi à formuler cela à haute voix… Et pourtant je reste mitigé par cette soirée. J’aurais voulu lui dire au revoir d’un baiser sensuel, mais non… Je me contente de reculer d’un pas, caressant sa joue encore un peu avant de retirer ma main. Mon regard dans le sien j’ajoute :

-Je te confie ma veste, tu me la rendras après le voyage, au moins ça me fera une occasion de te revoir… Mais tu n’es pas pardonnée pour autant, la confiance ça se gagne !



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[hotel] La fierté du boudeur
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