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 [hotel] La fierté du boudeur

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Nobuo Inu
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(#) [hotel] La fierté du boudeur  Jeu 1 Fév 2018 - 13:19

Ce voyage qui promettait pourtant du rêve à un gars qui n’a jamais voyagé comme moi ne se passe pas vraiment comme je l’avais imaginé. La bonne ambiance règne et je suis plutôt content de visiter des endroits que je n’aurais jamais pu découvrir autrement. Le parc Fuji-Q Highland était génial, j’ai multiplié les manèges et rien à redire, c’était cool.

Demain, c’est visite de la Wind and Ice Cave. J’ai vaguement entendu parler de ce lieu. Ce sont des grottes un peu spéciales qu’il faut voir une fois dans sa vie à ce qu’on m’a dit. Mais depuis le retour à l’hôtel rien ne va et je n’arrive pas à me réjouir du voyage de demain. Pourquoi je suis dans cet état ? Dans le bus, je me suis endormi et il a fallu que je rêve d’elle et de ses cheveux blonds. Le trajet n’était pas si long pourquoi a-t-il fallu que je rêve et en plus d’elle… Ça m’énerve, je n’ai pas envie de penser à elle. Elle m’a carrément vexé à jouer avec moi et j’en veux à mon cerveau de me faire songer à elle. Oui j’ai adoré notre moment dans la bibliothèque, mais elle m’a repoussé, donc voilà c’est bon il faut tirer un trait là-dessus maintenant… Pourquoi mon abruti de cerveau a voulu me faire imaginer la suite de notre moment intime à la bibliothèque, il sait pourtant que cette sublime créature m’a froidement ignoré et laissé sans réponse dans le bus… Moi j’étais vraiment chaud dans le bus, j’avais fait l’effort du lui pardonner de m’avoir laissé comme ça dans la bibliothèque pour tenter une nouvelle approche et elle a agi comme une princesse. Ça a été pire qu’une douche froide, elle m’a fait prendre un bain de glaçon !

Je mange le diner sans vraiment faire attention, ce qu’on mange est bon, mais je ne parviens même pas à en profiter. J’aurais pu manger avec des gens que je connais, discuter, mais l’envie n’est pas là. Je n’ai pas envie de rire ou faire semblant de m’intéresser à des discussions qui ne m’intéressent pas. Installé au bout de la table je quitte le restaurant dès le repas terminé, désolé à mes voisins de table, mais quand je suis énervé, je me renferme sur moi-même. Heureusement que le service du repas est un peu lent, sinon j’aurais fait un passage éclair au restaurant et on aurait pu croire que j’avais disparu, si tant est que quelqu’un remarque mon absence. Bref, j’ai le moral dans les chaussettes.

Je suis allé dans ma chambre et j’ai commencé à dessiner. Mon colocataire de chambre est arrivé plus tard, surement occupé à discuter avec des amis. Les traits sur le papier n’arrivent pas à me satisfaire, j’ai envie de faire quelque chose de beau, mais mon cerveau ne veut pas se concentrer à 100% sur ce que je fais. Finalement, vers 22h, j’abandonne, je froisse le papier qui atterrit dans la corbeille. Je mets ma fameuse veste en cuir que mademoiselle avait trouvé trop jolie et je file dehors mon paquet de clopes à la main. Rien de tel qu’une bonne cigarette pour oublier les petits tracas.

Les écouteurs fixés sur les oreilles je me dirige à l’extérieur et commence à marcher autour du bâtiment. Un peu de marche en plein air ça fait du bien, c’est ressourçant. Je marche sans vraiment faire attention, je pourrais foncer dans quelqu’un sans m’en rendre compte. Je fais de nombreux tours, allumant une cigarette puis une deuxième. Ce soir j’ai le caractère rebelle en plus de la tenue, et deviner à cause de qui… Cette fille va me rendre folle !

Et puis cette balade du soir qui devait m’aider à me calmer empire les choses je n’arrive pas à m’empêcher de me poser mille et une questions. Qu’est-ce qui ne va pas avec moi ? Qu’est ce que j’ai fait de mal ? Je ne lui plais pas ? Je croyais que si pourtant ? Ou alors c’est qu’elle veut faire sa diva et me faire attendre et veux que je la supplie pour qu’on se revoie ? Même pas en rêve. Je revois son visage lorsqu’on s’embrassait, elle semblait si bien avec moi, mais apparemment c’était de la comédie… Je m’écris alors, perturbant le calme ambiant :

-Fais chier !


C’est à ce moment-là qu’on m’attrape le bras et m’entraîne dans un recoin. Sans même accorder un regard à la personne qui m’a violenté, je lui crache froidement :

-Qu’est-ce que tu me veux ?


Même pas besoin de la regarder pour savoir de qui il s’agit, j’ai tout de suite reconnu son putain de parfum envoutant. Mais je ne tomberai pas dans le piège cette fois. Je tire sur ma deuxième cigarette qui est bientôt terminée, j’espère qu’elle apprécie l’odeur de la clope, car je ne vais pas tarder à allumer la troisième. À ce rythme-là, elle va même finir par me rendre accro à la nicotine.

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Yukiko Harada
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(#) Nyaha juste 12 jours je m'améliore !  Lun 12 Fév 2018 - 16:22

La fierté du Boudeur

Toute la journée, j'avais été préoccupée. C'était une bonne journée dans le parc d'attractions. À la recherche du lionceau. Enfin... À moitié. Je me devais de profiter des montagnes russes et autres petites douceurs... Même si au final, j'en avais pas tellement profité.
Meyuki nous avait réunies, Tessa et moi, et j'avais accepté un peu à contre cœur. Ma sœur a un coté trop sociable, qui m'exaspère parfois, à vouloir toujours mettre les gens ensembles, et, comme d'habitude, je voulais lui faire plaisir. Par miracle, j'avais réussi à m'échapper assez vite. Je pense que ça a du faire plaisir à ma colocataire, après tout, son ami est Meyuki, pas moi.
Bref, j'avais passé ma journée à remuer des situations pas cool et à me creuser la tête pour une solution à la colère. Sa colère. Je voulais pas me l'avouer au début, mais, qu'il préfère Meyuki à moi me fais atrocement mal. J'ai pas l'impression de compter à ses yeux et vu comment il est, j'ai même pas eu la chance d'au moins discuter avec lui...

J'ai à peine touché à mon assiette, au repas. Ça me feras perdre quelques kilos en trop, c'est pas un mal. Si Meyuki m'entendait, elle me fusillerait du regard. Oba-chan disait toujours que j'étais trop maigre. Elle remplissait toujours trop mon assiette, je ne la finissais jamais. Et comme personne n'était là pour remplir mon assiette, ni me reprocher d'uniquement picorer dans mon assiette, j'avais faim maintenant que j'étais dans ma chambre.
J'hésitais entre redescendre et voir si je pouvais acheter à manger ou alors chercher une supérette dans le coin. Ça ne devrait pas manquer non ? Ou alors... Je regarde dans le mini-bar. Bon. Voyons voir, ce genre de bêtises est toujours payant et ça ne m'étonnerais pas que ce soit le genre de prestation que Kobe ne fasse pas.
Intense réflexion. Je préfère partir au Konbini le plus proche, si Konbini il y a.

Il est tard, je croiserais pas ma sœur à cette heure-ci au moins. Un problème de moins. J'ai pas vraiment fait attention à ce que faisait ma colocataire, qui l'eut crû que c'était une fille ?! Et cette touffe rougeoyante au loin dans le couloir me percute en plein fouet. C'est lui. Il est là. Devant moi. Et il ne m'a pas vue.

Est-ce que je devrais aller le voir ? Ou pas ? Et si j'y vais... Est-ce qu'il va daigner me parler ? Je suis mon chemin dans le sien. Je ne le suis pas, hein. Je me dirige aussi vers l'extérieur. Oui, c'est ça, j'allais au Konbini. Je finis par sortir aussi, il est déjà parti sur le côté. J'avance un peu dans la sorte de parc autour de l'hôtel et je me mets contre un arbre dans la pénombre.
Et soudain, il est là. Au détour de cet hôtel. Je me cache. J'ai peur de sa démarche, il est énervé et ça se sent. Je ne savais pas qu'il fumait.. Ce look de rebelle lui va comme un gant. J'ai l'impression de reconnaître le cuir qu'il porte, mais je ne suis pas sure de moi. Ça ne serait pas étonnant qu'il ait plusieurs cuirs du même acabit. Je sais pas vraiment ce qui me prend au final, pourquoi je me cache ?
J'ai même fini par repérer un coin plutôt tranquille et à l'abri des regards alentours, y compris ceux des fenêtres d'ailleurs. À chaque tour qui passe, son humeur est de pire en pire. SI j'attends encore plus longtemps, je ne sais pas ce qu'il fera de moi. J'ai peur. Au pire, s'il m'agresse, je me défendrais comme Meyuki m'avait apprise un jour.
Ma décision est prise. Je m'approche de lui. Je capte ce moment ou je vais pouvoir l'emmener avec moi sans qu'il se défende. Je m'avance vers lui et...

- Fais chier !

Est-ce que c'est parce qu'on l'a attrapé qu'il réagi comme ça ? Sait-il que c'est moi ? J'ai peur de croiser ses yeux, de voir de la haine, de voir qu'il me déteste au plus haut point. Pourtant, c'est la troisième fois de ma vie que j’interagis avec lui. Pourquoi je m'en fais autant pour lui, et pour un autre ? Est-ce que c'est à cause de l'autre qui m'a complètement rejeté ? J'ai peur de l'être à nouveau.

- Qu’est-ce que tu me veux ?

Sa voix me fait l'effet d'une douche froide. Pourquoi je suis venue ? Pourquoi j'essaye de faire quelque chose si c'est pour être traitée comme une moins-que-rien ? Je suis en colère, j'ai peur, et blessée.

J'ai l'impression qu'aucun son ne pourrait sortir de ma bouche. Je ne peux pas. Parler est si dur quand je sais qu'il va sûrement ne pas m'écouter. Il est dos à moi. C'est peut-être mieux comme ça.
Il faut que je réagisse avant qu'il ne parte. Toujours incapable de parler. J'ai une boule dans la gorge. Je suis à court de mots. À court de masques. Je passe ma main autour de sa taille. Au moins, il ne partira pas. Et je serre. J'enfouis ma tête dans son cuir en respirant cette odeur si particulière, ce mélange de tabac horrible et de cuir agréable. Je suis à bout de souffle, ou de mot, mais j'ai la volonté d'y arriver. Mais pas le courage de l'affronter de face.

- Pardon Nobuo...

Je m'excuse parce que je ne suis pas capable de parler. Pas capable de pouvoir lui montrer en public que je suis intéressée par lui. Parce que faire ce que je suis en train de faire me coûtera ma carrière. Parce que tous les secrets finissent par être découvert un jour ou l'autre.
Ma voix est blanche. J'ai réussi à dire deux mots, mais la boule me serre encore la gorge. Je suis prise dans un étau. J'attends. J'attends le moment fatidique où il va me quitter. Celui où il voudra plus jamais me revoir. Parce que ça serait normal. J'ai pas été correcte avec lui. Et vu son état actuel, ça ne m'étonnerais pas qu'il soit encore plus furieux qu'il ne le soit déjà avec ce que je viens de me permettre de faire...

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Nobuo Inu
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(#) Re: [hotel] La fierté du boudeur  Jeu 15 Fév 2018 - 16:46

Je lui tourne le dos. La savoir près de moi alors qu’elle me torture déjà l’esprit quand elle est absente, ne fait qu’amplifier ma colère. Je crois qu’elle ne pouvait pas choisir un pire moment pour débarquer à nouveau dans ma vie. Mais quand j’y réfléchis, je me demande si elle aurait pu trouver un bon moment… Je crois que non.

J’attends, je ne sais pas ce que j’attends, mais j’attends. J’en profite pour tirer une latte à nouveau, ça fait un peu descendre la pression. Et dire qu’avant c’était juste pour le style, là je deviens accro. Encore une merde à ajouter sur la liste des raisons qui font que je n’aurais pas dû venir. C’est quoi son délire ? Elle m’approche et elle reste silencieuse. On dirait presque qu’elle attend que je fasse le premier pas. Même pas en rêve ! J’allais pour reprendre ma ballade, mais ses bras se placent autour de ma taille. Quel timing ! On pourrait croire qu’elle a lu dans mes pensées.

Je fixe du regard ses bras qui m’entourent. Le souffle coupé, je ne sais pas comment réagir. J’ai envie de me retourner, lui crier dessus et finir par me barrer en courant. Mais d’un autre côté ce contact à quelque chose d’agréable, bien que ma colère ait décidé de tout gâcher. Elle ne lâche pas un mot et je reste stoïque. Mon cœur accélère malgré moi, surement dû au stress de l’attente ou aux souvenirs qui me reviennent en mémoire. C’est un dialogue sans paroles, nos corps et nos mouvements s’expriment à la place de nos langues. Je veux rester froid, ou plutôt je DOIS rester froid. Mais j’ai tellement envie de caresser sa peau si douce, quelle tentation... Je ne la comprends pas, c’est quoi cette démonstration d’affection après m’avoir lâchement repoussé ? Elle me serre plus fort dans ses bras, et si ma fierté n’avait pas été mise en jeu, je crois que j’aurais craqué à ce moment-là.

Mais tout cela c’est trop pour mon cerveau qui ne parvient pas à digérer le flot d’informations et de sensations. Ce genre de comportement, on l’a avec quelqu’un avec qui on partage des sentiments ou une relation intime. Nous on a quoi ? Rien. Oui, « rien », c’est ce qui résume le mieux notre relation. Elle doit surement avoir besoin de répéter pour un rôle et elle n’a rien trouvé d'autre que de m’utiliser. Après tout, elle ne serait pas à son coup d’essai avec moi.

J’ai envie de partir, mais ses bras m’en empêchent. Je suis plus fort qu’elle et je n’aurais aucun mal à les retirer. Et pourtant, je ne fais rien, je suis comme immobilisé par une force qui me dépasse. Alors que je ne m’y attendais pas, des mots s’échappent de ses lèvres :

- Pardon Nobuo...


Sa voix est faible, on pourrait presque la prendre pour une confession. Pour la première fois depuis qu’on s’est recroisé après la bibliothèque, j’ai envie de croire à sa sincérité. Je ne veux pas être faible, mais cette fille m’y oblige. Peut-être que je me mens à moi-même. Peut-être que je souhaite qu’elle soit près de moi… Je secoue la tête pour chasser cette idée idiote qui m’a traversé l’esprit.

Et d’ailleurs pourquoi elle s’excuse ? Elle m’a fait beaucoup de mal et ce n’est pas une simple étreinte et un petit pardon qui vont tout réparer. Est-ce qu’elle se rend compte au moins du mal qu’elle m’a fait ? Je ne sais pas. J’ai envie de dire que oui, sinon elle n’aurait pas eu autant de mal à sortir ses mots. Mais rien ne me prouve le contraire, elle maîtrise l’art du théâtre et je crois que ça me fait peur. Elle m’a fait le coup du masque de la séductrice, de la fille froide, quel masque va-t-elle tester ce soir ?

Bon, assez réfléchi, assez fumé, il est temps que je réagisse, même si la laisser tergiverser sur mon silence à un petit côté jouissif. Et il va falloir choisir entre ce que me dit mon petit cœur malmené en manque d’affection et ma raison. Je ne mets pas longtemps à choisir, et malheureusement je décide de retirer ses bras de moi.

Je ne lui dirai jamais, mais ça me fait chier, elle était un peu agréable cette étreinte. Je voudrais profiter du contact entre mes mains et ses bras, mais le temps passe vite et mes gestes sont plus brusques que je l’aurais souhaité à cause de ma colère. Finalement, bien décidé, je me retourne face à elle. Je suis un homme, et j’ai bien l’intention de le montrer. Pas question de rester dos à elle pour lui parler, je ne suis pas un lâche, MOI. Mais je ne vais pas pourtant la regarder, je vais fixer le paysage derrière elle, je n'ai pas l'intention de craquer avant d’avoir dit tout ce que j’avais sur le cœur. Je me racle la gorge et d’une voix grave et sombre je lui lance avec ironie :

-Désolé pour quoi ? Pour m’avoir chauffé et laissé avec une putain d’érection dans la bibliothèque sans explication ? Ou alors c’est peut-être pour m’avoir laissé sans nouvelle, ni même avoir cherché à me recontacter ? Non ça ne doit pas être pour ça… Laisse-moi réfléchir… Je sais… Pour m’avoir repoussé comme une merde dans le bus sans raison, c’est ça ? Ou alors, pour avoir cru que je serais un petit chien qui ramperai à tes pieds quand tu en auras envie ?


J’aurais voulu m’arrêtez là, ne pas envenimer les choses, mais les paroles continuer de sortir sans que je le contrôle. La haine prend le dessus :

-Parce que tu veux être une Idole, tu crois que tu peux jouer avec les gens ? Si c'est le cas va falloir te remettre en question ! Tu as vraiment cru qu’avec une étreinte et un pardon tout sera oublié et que je te sauterai dessus pour continuer ce qu’on a fait dans la bibliothèque. Laisse-moi rire ! Tu sais quoi, tu m’as blessé et pas qu’un peu… Je suis peut-être un homme fort, mais merde, j’ai des sentiments ! Est-ce que tu t’es rendu compte à quel point ça a été dur pour moi de me rendre compte que je n’ai été qu’un jouet ? Après l’épisode de la bibliothèque, j’ai cru qu’il y avait un petit quelque chose, je ne te dis pas de l’amour, mais au moins une attirance, une affection réciproque. Mais non… En fait, tu n’es qu’une princesse qui a eu une envie, l’a exhaussé sans réfléchir aux conséquences. Au moins j’espère que tu as pris du plaisir à me faire du mal et à piétiner mes sentiments comme ça… Je ne t’en laisserai pas à nouveau l’occasion !


En terminant ma phrase, je jette ma cigarette au sol et l’écrase violemment avec mon pied pour l’éteindre et illustrer mes propos. Je ne sais pas ce qui me prend, je ne me contrôle pas. Je sais une chose, j’ai envie de la mettre à bout comme elle l’a fait avec moi. Je crois que j’aimerai lire du regret dans ses yeux, voir que je ne suis pas le seul qui souffre de cette putain de relation. Et puis, même si j’ai été violent avec mes mots, je ne veux pas qu’elle parte. J’espère que je n’ai pas été trop loin… je crois que je n’ai pas envie de la perdre.

Cette fois c’est sur je suis bipolaire ! Psychologue de Kobe, je crois que je vais avoir besoin de toi au retour du voyage si ça continue !

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(#) GAMBATE MA BELLE Je suis là pour toi !  Mar 27 Mar 2018 - 20:38

La fierté du boudeur

Le temps s'est arrête pour moi. J'attends la sentence. Elle tombera d'un moment à un autre, et, j'ai beau me préparer de toute mes forces, cela va être dur. Je le sais.
C'était prévisible qu'il me repousse. Mon cœur a quand même raté un battement et s'est complètement laissé poignarder par la douleur. Je sais qu'il va se retourner, j'ai peur de son regard. Et, il se retourne. Et il me regarde de ses yeux enchanteurs, de braise, complètement en colère. Enfin, je crois qu'il me regarde. Non, mes yeux en détresse ne captent pas les leurs. Il ne me regarde même pas.

Je ne suis même pas digne de ses yeux.

- Désolé pour quoi ? Pour m’avoir chauffé et laissé avec une putain d’érection dans la bibliothèque sans explication ? Ou alors c’est peut-être pour m’avoir laissé sans nouvelle, ni même avoir cherché à me recontacter ? Non ça ne doit pas être pour ça… Laisse-moi réfléchir… Je sais… Pour m’avoir repoussé comme une merde dans le bus sans raison, c’est ça ? Ou alors, pour avoir cru que je serais un petit chien qui ramperai à tes pieds quand tu en auras envie ?

La culpabilité monte en moi, comme la douleur qui ne cesse de s'amplifier. Ça me fait mal d'entendre ça. Surtout sa voix, il me hait. Pourtant quand il m'a repoussé, j'ai juste senti de la raideur dans ses mouvements, pas de la violence. Il me hait. Il me hait. Il me hait. Les larmes coulent seules au fur et à mesure qu'il avance dans ses propos. Je suis si hideuse à ce point. J'ai des raisons de te repousser, Nobuo. J'ai vraiment des...

- Parce que tu veux être une Idole, tu crois que tu peux jouer avec les gens ? Si c'est le cas va falloir te remettre en question !

Je ne suis pas en train de jouer avec toi... Je sens mes larmes coulé et mon mascara s'abandonné à cette rivière qui se forme.

- Tu as vraiment cru qu’avec une étreinte et un pardon tout sera oublié et que je te sauterai dessus pour continuer ce qu’on a fait dans la bibliothèque. Laisse-moi rire ! Tu sais quoi, tu m’as blessé et pas qu’un peu… Je suis peut-être un homme fort, mais merde, j’ai des sentiments !

Et moi ?! Tu pense que parce que je suis Idole je n'en ai pas ?! Que je suis une poupée qui s'amuse à faire des autres des marionnettes à utiliser ?!

- Est-ce que tu t’es rendu compte à quel point ça a été dur pour moi de me rendre compte que je n’ai été qu’un jouet ? Après l’épisode de la bibliothèque, j’ai cru qu’il y avait un petit quelque chose, je ne te dis pas de l’amour, mais au moins une attirance, une affection réciproque. Mais non… En fait, tu n’es qu’une princesse qui a eu une envie, l’a exhaussé sans réfléchir aux conséquences. Au moins j’espère que tu as pris du plaisir à me faire du mal et à piétiner mes sentiments comme ça… Je ne t’en laisserai pas à nouveau l’occasion !

Je.. Je fixe la cigarette s'éteindre. Comme mon cœur à ce moment.
Mes larmes continuent de tracer leur chemins, pendant que mes yeux se vident. Je me suis perdue dans la vaste tempête qui nous entoure. Je ne sais pas si je l'aime, j'ignore si mes sentiments seront aussi forts que les siens. Je ressens juste quelque chose dans mon coeur et je me fais lentement dévorée par la détresse. Nous sommes unis par la torture que l'on s'inflige.
Je suis coincée. Je ne peux pas m'enfuir. Fuir devant la haine qu'il ressent à mon encontre. Je n'arrive pas à forcer mes larmes à rester à leur place. Et elles continuent, sans cesse, sans s’arrêter, faisant écho à la ce supplice en sourdine dans mon être. Je frissonne, prend une grande inspiration : c'est le moment de répondre.

J'ouvre plusieurs fois la bouche. Aucun son ne sort. J'ignore pourquoi, je n'arrive pas à m'exprimer. L'étau est toujours omniprésent dans ma gorge. Je porte la main à mon cou puis finit par taper dans le mur derrière moi. J'ai besoin de souffrir autrement. Peut-être que je pourrais reprendre le contrôle, que je pourrais enfin dire ce que mon coeur renferme, quitte à m'ouvrir et à tomber de haut.

- Je... Je suis une Idole. Et en tant qu'Idole, je dois préserver ma réputation quoiqu'il m'en coûte. Souffrir, ne pas avoir le droit de ressentir en public autre chose que mon personnage est mon quotidien.

Mes larmes se sont à peine taries. Ça me coûte de lui dire ce genre de chose. J'ai besoin de lui exprimer ce que ça coûte d'être moi. Mon regard vide s'est rempli de dureté et de peine. Ma lèvre tique, trahissant ma colère.

- Et si tu pense que ce qui s'est passé entre nous ne m'a rien fait, alors tu te trompe. Je serais pas là. Je serais pas là à essayer de te demander pardon, parce que j'ai eu mal en le faisant, parce que je t'ai fait du mal. Je croyais que je te recroiserais jamais et que tu resterais un merveilleux souvenir qui me hante... Mais comme tu l'a dit, vu que tu me hait maintenant, je suis juste en travers de ton chemin. Je suis quelqu'un qui utilise les autres si ça te fait plaisir. Je...

Je perds mes mots. Pourquoi j'ai dit ça ? Pourquoi je vais dans son chemin. Pourquoi, je le laisse croire que je suis une horrible personne, alors que j'agis avec mon cœur ?

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