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 [U-2] Le revers de la médaille

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Heisuke Kodoku
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(#) [U-2] Le revers de la médaille  Jeu 12 Juil 2018 - 20:37

En chemin vers le centre-ville, mon téléphone sonna, encore. Jamais je n’aurais cru autant devoir utiliser mon téléphone. Auparavant, seule ma mère et quelques fois Keitô me contactaient à l’aide de ce dernier. Aujourd’hui, je recevais minimum une dizaine d’appels et une quinzaine de textos par jour. Si ce n’était que de moi, je fermerais l’appareil électronique sans hésiter pour quelques minutes de silence, mais je ne pouvais pas me le permettre. Ne voulant pas que Akira, ma manager attitrée, me suive partout, je n’avais pas le choix de gérer tout ça par moi-même. De l’autre côté, je préférais cela que de me faire suivre toute la journée. Elle était douce et sympathique, mais je me ferais facilement remarquer sur le campus. Ça, c’était sans penser à Keitô. Si elle était là, nos moments ensembles seraient pratiquement inexistants. Je voyais bien que mon quotidien chargé l’affectait déjà. Autant ne pas en rajouter une couche. Il ne le supporterait pas et moi non plus d’ailleurs. J’avais besoin de lui, plus que jamais. Il était celui qui me donnait la force de surmonter tous les obstacles sur mon chemin et de réussir. Sans lui, je ne savais pas comment je pourrais conserver mon moral dans tout ça.

L’appel venait de Akira. Évidemment, je répondis aussitôt. Celle-ci m’annonça ce que je considérai comme étant une bonne nouvelle : mon entraineur était malade et ne pourrait pas être présent ce soir. Autrement dit, j’avais congé pour la soirée. Un soupir de bien-être franchi mes lèvres. C’était une occasion en or pour relaxer un peu et passer un peu de temps seul avec mon bien-aimé. Je remerciai Akira et lui souhaitai une bonne soirée avant de raccrocher. Je composai immédiatement le numéro de Keitô, mais hésitai avant de presser sur le bouton. Non. Autant lui faire une petite surprise. Cela lui fera plaisir.

Heureusement pour moi, je n’étais pas encore bien loin du campus. Je quittai immédiatement le train et rebroussai chemin. Une vingtaine de minutes plus tard, je remis les pieds sur le campus et me dirigeai immédiatement vers les dortoirs. Connaissant Keitô, il devait se trouver dans la chambre à jouer de la guitare ou faire ses devoirs. Toutefois, une fois arrivée dans celle-ci, seule Chenille était là pour m’y accueillir. J’attrapai doucement ma petite boule de poil pour la bisouter un peu, sourire aux lèvres.

- Coucou ma jolie. J’espère que Keitô ne te laisse pas toute seule quand je ne suis pas là. Toi aussi tu as besoin d’amour.

Dans mes bras, Chenille ronronna en frottant son front un peu partout dans mon cou et sur mon visage. Libérant l’un de mes bras, je posai mon sac sur mon bureau. À ce moment, je remarquai que la guitare de mon chéri n’était pas dans la chambre. Pourtant, je ne me rappelais pas de l’avoir aperçu dans le parc à mon arrivée. Je déposai Chenille au sol et attrapai mon cellulaire. Je désirais lui faire la surprise, mais comme il n’était pas là, je n’aurais pas le choix de lui envoyer un message finalement.

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Keitô Heiki
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(#) Re: [U-2] Le revers de la médaille  Ven 13 Juil 2018 - 0:36

Adossé au mur de l’établissement, je lui fais signe et le regarde partir vers le métro, comme tous les autres jours. Une routine ennuyante qui me fait soupirer alors que Heisuke disparait de mon champ de vision. Mains dans les poches, je me redresse et marche nonchalamment vers les dortoirs, ne portant aucun regard à ceux que je croise. Pas envie de leur donner l’impression d’être accessible, si je ne peux pas parler autant que je le veux avec Heisuke alors j’ai pas à le faire avec d’autres. Mon quota de parole extérieur doit être égal à celui avec mon homme, dommage, je l’ai déjà usé en cours… Moi ? Exagérer ? Non, ce n’est pas mon genre, je ne suis juste pas d’humeur à faire des efforts.

Une fois dans le bâtiment, je me dirige directement à notre chambre, où j’attrape Chenille à l’ouverture de la porte. Petite chipie ! Je sais bien que tu n’irais pas bien loin mais je préfère te savoir dans la chambre, ça me rassure. Elle me câline et elle a le droit à quelques gratouilles. Son attitude adorable parvient à faire apparaitre l’ombre d’un sourire sur mes lèvres et ça me fais du bien. Heureusement qu’elle est là, ça m’aide un peu à surmonter son absence… Quand il est là, je fais en sorte de l’encourager à suivre son rêve, surmonter les difficultés même si je n’approuve pas tout ce que sa nouvelle occupation lui impose. Genre cette histoire de devoir annoncer à tout le monde qu’on est séparé… Comme si j’allais accepter un truc pareil alors que j’ai bataillé pour qu’il revienne vers moi et que mes parents acceptent ma relation… Et puis, franchement, comment être crédible avec un « j’ai rompu avec Heisuke, nous sommes justes de bons amis » alors que je n’ai pas l’air de dépérir. Rien que Tessa et Rikuo, pour m’avoir vu au plus bas, comprendrais directement qu’il y a anguille sous roche. Quand il s’agit de Heisuke, je ne peux pas mentir, c’est impossible.

Je me laisse tomber sur le lit et lâche Chenille qui décide d’aller faire un tour dans la chambre, pendant que je fixe le plafond, l’esprit vide. La situation me pèse mais c’est son rêve donc je ne peux pas faire l’égoïste pour le garder toujours auprès de moi… Je soupire à nouveau et cherche à m’occuper les pensées. Est-ce que j’ai des travaux à faire en musique pour lundi ? Je crois que oui. Autant les faire maintenant au cas où mes parents m’appellent en urgence ce week-end. C’est de plus en plus fréquent depuis que ma mère a repris son boulot. Elle travaille à domicile mais, avec la petite dans les pattes, elle a du mal à tout faire dans les temps. Du coup, elle se rattrape le week-end lorsque je peux faire mon rôle de grand-frère. Je ne m’en plains pas, au contraire, ça me permet de veiller sur elle et la protéger du monde autant que je le peux comme ça. Ce dernier est trop cruel pour les âmes sensibles.

Bref ! Il faut que je m’y mette ! Je me lève, attrape mon sac et commence à bosser, Chenille venant squatter mes genoux pour une petite sieste. Une fois terminé, je range tout et attrape mon étui de guitare. Entre le fait que je sois seul, que j’ai fait mes devoirs de musique et que l’heure du club de basket se rapproche, j’ai bien besoin d’aller me détendre sur le toit. Oui, sur le toit, car j’ai besoin de fumer et si je me fais choper à fumer dans le parc par un adulte… Je serais dans la panade.

Un ou deux mégots et quelques mélodies plus tard, je regarde l’heure de mon portable et me dis qu’il est temps de retourner à la chambre si je veux être prêt et ne pas sentir la cigarette pour l’entrainement. Si l’autre conne venait à savoir que je fume, elle serait capable de me dénoncer uniquement pour me faire virer et que je démissionne de ma place de capitaine… Je ne peux pas la blairer cette mini portion…

Guitare sur l’épaule, je me mets debout et quitte discrètement le toit, direction la chambre, ma destination favorite depuis des mois. Au moins, là-bas, j’ai personne pour venir m’emmerder. La main sur la poignée, je l’enclenche et entre dans la chambre, refermant la porte derrière moi. Je lève la tête et là, je bug. Heisuke est présent dans la pièce, portable à la main. Hein ? Non… je rêve, c’est pas possible. D’une main je me frotte les yeux et secoue la tête avant de regarde à nouveau dans la même direction. Pas d’erreur, il est bien là ou alors je me suis endormi sur le toit… Chenille m’accueille à nouveau et je l’attrape d’un bras tout en m’approchant de mon petit ami.


« Je rêve ou bien tu es bel et bien là, en train de pianoter sur ton portable ? »

Je souris et reprends après une très courte pause.

« Si je rêve, j’espère surtout pas me réveiller maintenant. »

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