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 [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]

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(#) [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  Mer 5 Sep 2018 - 21:21

C'était comme une berceuse, comme le bruit des vagues. Sauf que c'était beaucoup plus irréguliers, comme les battements d'un cœur malade. Ça se passait sous mes pieds, à quelques mètres, sur la large chaussée de bitume sombre. Habillés de blancs et de rouges, les véhicules traçaient leurs routes dans l'immense métropole.

Et moi, j'étais là, posté à mon perchoir, accoudé au rebord du pont pour piéton qui surplombait la voie. De part et d'autre de moi, on pouvait voir de grands géants de verres et de métaux qui m’écrasaient volontiers de toute leur hauteur pour poursuivre leurs courses vaines vers le firmament. Celui-ci ressemblait à une grande tache d'ancre, à un gouffre vide au dessus de nos têtes, prêt à nous aspirer. C'était un firmament dénudé de ses étoiles sublimes, remplacés par les lueurs tapageuses et froides de la ville.

J'évitai de le regarder. Ça me filait des angoisses.

A cette heure, les sons de la ville se simplifiaient et s'atténuaient légèrement et seul le balais ininterrompu des voitures se poursuivaient maintenant que la plupart des magasins fermaient.

Seules quelques échoppes allaient passer la nuit ouverte, dans une stupeur étrange, ne s'éveillant qu'à peine à l'approche des noctambules et autres êtres nocturnes.

J'aimai ce calme et me disait intérieurement que si on me l'avait permis, j'aurai préféré vivre la nuit et goûter au calme relatif d'une ville endormie. J'avais souvent le goût de cette vie nocturne, bien loin des pistes de danses et des tables en terrasses. Surtout quand je n'allais pas bien et, que pour une raison ou une autre, je broyai du noir.

Cette fois-ci, la raison qui me poussait à m’abîmer dans cet état semi-méditatif pouvait se résumé en une simple expression. J'avais le mal du pays.

Cela faisait maintenant plus de six mois que j'étais venu à Kobe et ma vie ici était encore loin d'avoir décollé. Les japonais restaient pour moi un mystère et je me sentais toujours plus étranger à ce monde qui m'entourait. Je n'avais pas envie de rentrer pour autant. Rien ne m'attendait en France.

Pourtant, mes rêves m'amenaient toujours là bas. Si bien que mes réveils étaient toujours plus difficile et que j'appréhendai toujours plus d'aller dormir. Mais ce n'était pas mon pays qui me manquait. Ce qui me manquait, c'était un passé ou j'étais, peut-être, plus épanoui, plus heureux, moins contraint. Et ce passé ne se trouvait plus en France, ni nul part ailleurs.

C'était ici que je devais le construire, dans le présent, à Kobe.

Mais par ou commencer...

Soupirant, je passai une main dans mes cheveux puis rentrait un instant la tête avant de me redresser. J'avais le blues, le spleen, etc... Je le sentais dans l'air, je le sentais dans mon cœur.

Le problème semblait insoluble car, contrairement à ce que les gens qui me connaissaient pensaient de moi, j'étais extrêmement timide et bien incapable d'aborder un ou une inconnue.

Pourtant, je savais que c'était bien en trouvant de la compagnie que ma vie s'arrangerait.

- Fais chier...

Lâchais-je en Français, de frustration.
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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  Jeu 6 Sep 2018 - 14:49

Alison n'aurait pas dû se trouver là à une heure pareille. Elle avait entendu des tas d'histoires sur les japonais qui, malgré leur comportement d'une extrême politesse, affichaient un taux d'agressions sexuelles non négligeable. Du haut de ses 14 ans et malgré toute sa bravade, elle n'était pas à l'aise dans ces rues qui au milieu de la nuit lui paraissaient encore plus inconnues que de jour.

C'était la faute de Florian. Son frère de 17 ans avait depuis quelques années pris l'habitude de contourner le couvre-feu parental, et Ali s'était faite sa complice en échange d'un peu d'aide en cours ou de quelques anecdotes de soirées croustillantes. Arrivés à Kobé, sa première mission avait donc été de trouver le moyen de déjouer les restrictions imposées par l'école, et malgré une vigilance attentive des surveillants, il était parvenu à trouver une faille dans le système :

- Il y a une porte dans le mur Nord qui est censée être fermée, le loquet est rouillé et ne tient plus. Les surveillants ne font jamais de ronde dans ce coin-là.

Ainsi, quand Alison s'était réveillée au milieu de la nuit, en proie à une de ces insomnie qui l'assaillaient parfois depuis son arrivée à Kobé, elle n'avait pas réfléchi longtemps avant de suivre les conseils de son frère. En limitant ses mouvements au maximum pour ne pas risquer de réveiller ses camarades de chambre, elle avait chaussé ses baskets et s'était enfuie avec une seule idée en tête : courir.

L'exercice avait été salutaire. Il lui avait permis de se vider la tête, oubliant pendant un moment ses problèmes du quotidien, sa difficulté à s'intégrer dans son nouveau lycée alors qu'elle avait l'habitude de se constituer une clique d'amis où qu'elle aille. Elle avait laissé loin derrière elle la frustration et laissé jouer ses muscles pour aller toujours plus vite, toujours plus loin.

Seulement, à force d'avancer au hasard, elle s'était perdue. Cela faisait maintenant une dizaine de minutes qu'elle tournait en essayant de trouver un point de repère, mais ses connaissances de la ville en dehors du campus étaient trop limitées pour lui permettre de retrouver son chemin.

* Il ne manquerait plus que je croise un pervers…*

Alors qu'elle s'engageait sur un pont en suspension au-dessus d'une route, elle avisa la silhouette d'un homme accoudé à la barrière. Beaucoup plus imposant que le japonais moyen, il semblait plongé dans ses pensées et ne dégageait pas d'hostilité particulière. Elle décida de le contourner en évitant de se faire repérer - on n'est jamais trop prudent.

Elle passait dans le dos de l'homme, qui ne l'avait pas remarquée, lorsqu'elle l'entendit articuler distinctement en français :

- Fait chier…


Surprise, elle se retourna brusquement et examina de plus près l'individu. Elle connaissait cette voix, et maintenant qu'elle y pensait, sa carrure aurait dû également la faire tiquer. Elle s'exclama, en français :

- Monsieur Prevost ??


…et se maudit immédiatement de sa réaction. Le professeur Prevost, qu'elle avait eu l'occasion de croiser à l'école, n'avait pas une réputation de sadique, mais elle était en flagrant délit de violation du couvre-feu et un membre du personnel ne pourrait pas l'ignorer. Et il n'avait certainement pas envie d'être interrompu dans ses réflexions par une gamine de 14 ans !
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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  Jeu 6 Sep 2018 - 17:50

Il n’y a franchement rien de plus agréable que de marcher dans la nuit. Se dire que les rues vous appartiennent, que vous voyez des choses auxquelles peu de gens font attention, et il y a aussi la douceur, le calme… Sauf dans une ville avec de nombreux habitants.

Sortir la nuit quand il y a des lumières partout, des voitures et des gens qui se baladent, ça perd un peu de son charme, mais au moins, là, personne ne me fera de remarque si je me permets de fumer. Pas besoin de me cacher, je peux juste aller trouver un coin un peu paisible pour me reposer la cervelle.

Ça me fera du bien, vu tout ce qu’il se passe en ce moment, ouais. J’espère trouver au moins un coin un peu sympa. J’ai déjà vu dans le coin qu’il y a un pont sous lequel passent les voitures, et je ne peux pas retenir ma curiosité.

Pour dire la vérité, c’est fade, mais je veux pas bouger. Je commence à fouiller dans ma besace, à la recherche de mon paquet de cigarettes, puis je sors mon briquet, mais, juste après que je l’aie allumé, j’entends un juron et une réponse… en français.

Prevost ? Y’avait pas un professeur de ce nom là à Kobe ? Si, je crois bien. Bon, ma connaissance des professeurs se limitait à leur nom sur un emploi du temps, mais il y avait de grandes chances que ce soit lui. Je me retournais donc et je regardais la situation. Je connaissais pas l’élève non plus, mais elle était bien jeune. Je me demandais ce qu’elle faisait là et pourquoi elle se faisait autant remarquer devant un professeur. Heureusement pour moi, si je me faisais discrète, il y avait une chance pour que je ne me fasse pas avoir… Ouais, nan, je rêvais. Foutue pour foutue, j’aurais bien aimé m’intégrer dans leur conversation, mais mon faible niveau de français ne me le permettait pas. Cependant, je n’allais pas la laisser seule dans son calvaire – si elle était accompagnée d’une adulte, ça passerait tout de suite mieux, même si je n’étais qu’une étudiante. Mon plan avait beau être bourré de trou (dont l’un d’entre eux étant que je ne connais pas la personne), je devais jouer mon rôle !

Pourquoi devenez-vous si triste, monsieur ?

J’espérais au moins pouvoir détourner son attention assez longtemps pour qu’il nous oublie, ou au moins qu’on puisse s’expliquer, ou… Au moins qu’on puisse un peu amortir la situation. C’était totalement débile, mais entre la fatigue et mon orgueil mal placé, je savais pas lequel était pire.

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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  Jeu 6 Sep 2018 - 18:52

Perdu dans mes pensées, il me fallu quelques secondes pour sentir un regard insistant posé sur moi. Je prenais soudainement conscience d'une présence toute proche et je fus encore plus surpris quand elle me nomma, en Français qui plus est.

Clignant des paupières, je me redressais et me tournais vers l'inconnue pour l'observer et l'identifier. J'ouvris alors des yeux ronds d'étonnement alors que mes sourcils se haussaient.

- Alison ?

A la lueur froide des néons, perdue au milieu de l'obscurité nocturne, animée par les courants d'air frais qui venait de la mer et traversait la ville, la silhouette de la jeune lycéenne apparaissait comme irréelle, transposée là par quelques dieux facétieux, curieux de voir mon étonnement.

Je sentais mon cœur manquer un battement.

Puis une autre silhouette fit son apparition, celle d'une femme qui devait avoir passé la vingtaine. Trop jeune pour moi, pensais-je amèrement. Elle avait pourtant des courbes avantageuses et un beau visage, des yeux clairs et des cheveux d'une pâleur que la lumière des réverbères magnifiaient.

Elle me parla aussi... Dans un Français approximatif avec un accent de l'Est de l'Europe ? Je haussai un sourcil à sa question. Venant d'une parfaite inconnue, c'était plutôt indiscret et assez maladroit. De plus, il n'était pas difficile de deviner la duplicité dans sa question même si j'en ignorai le motif. Un sourire en coin gagna mes lèvres alors que je lui répondais avec une légère désinvolture railleuse.

- Parce que la mélancolie est parfois une activité agréable.

Puis, espérant profiter de la perplexité que je venais sans doute de créer chez mon interlocutrice, je reposai mon regard sur mon élève.

- Est-ce que tu peux nous présenter, Alison ?

Demandais-je avec un ton et air des plus inquisiteurs.

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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  Jeu 6 Sep 2018 - 19:24

*PANIQUE PANIQUE PANIQUE*

Non seulement il l'avait vue - en même temps quelle idée d'ouvrir sa bouche aussi vite - mais en plus il se rappelait de son nom ! Le cerveau d'Alison fonctionnait à toute allure, pagayant désespérément pour trouver une excuse valable à sa présence de nuit en plein centre-ville, lorsqu'une inconnue intervint dans la conversation.

*Une diversion !!*


Profitant de ses quelques secondes de répit, Ali ignora l'échange entre les deux adultes - quelque chose à propos de la mélancolie ? - pour détailler la nouvelle arrivée. Grande, blonde, elle était manifestement âgée de quelques années de plus que la lycéenne, et son attitude était plus proche de celle des étudiants qu'Alison croisait parfois sur le campus.

- Est-ce que tu peux nous présenter, Alison ?

Euh, pas vraiment. La jeune fille avait l'air sympathique, et Ali lui était reconnaissante de s'être immiscée dans la conversation, mais elle ne la connaissait ni d'Eve ni d'Adam. A moins que... Une idée germa dans la tête de la lycéenne, dont le ridicule lui aurait sauté aux yeux dans une situation normale. Mais après tout c'était un cas d'urgence, et Ali n'était pas du genre à réfléchir longtemps avant d'agir.

- Je vous présente... Olga Henriksen
, improvisa-t-elle.

Le nom était celle d'une de ses institutrices lorsqu'elle vivait en Norvège. La jeune fille était clairement d'origine européenne, mais avec cet accent, impossible de la faire passer pour française !

Retrouvant son aplomb en même temps que les idées lui venaient, elle enchaîna :

- C'est la fille d'une amie de mes parents, elle vient d'arriver à Kobé pour étudier les mathématiques. Je devais l'accompagner sur le campus à son arrivée mais son avion a eu du retard. Et ils ont perdu ses bagages, précisa-t-elle en avisant l'absence de sacs dans les mains d' "Olga".

Le mensonge était grossier mais elle espérait que l'histoire semblerait suffisamment improbable pour ne pas être remise en question.

- Mes parents sont au courant, ajouta-t-elle en levant un regard assuré vers le professeur, comme pour le défier de vérifier ses dires.

A présent elle n'avait plus qu'à prier que l'inconnue entre dans son jeu, et qu'elle comprenne suffisamment bien le français pour avoir saisi l'essentiel de la tirade d'Ali. Elle croisa discrètement les doigts dans son dos et attendit la réaction de ses interlocuteurs.

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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  Sam 8 Sep 2018 - 9:01

Ce n’était pas la bonne personne et avec un nom très approximatif. Je pensais avoir bien retenu mon accent, en plus donc je pestais très légèrement. Il fallait cependant que j’écarte le problème de compréhension tout de suite, sinon ce serait bien plus complexe de s’en tirer après.

En plus je comprenais à moitié rien de ce qu’elle disait. Bon, si, j’avais compris qu’elle me présentait, mais toute son histoire derrière était approximative donc, premier réflexe, l’incompréhension. C’était très facile de se tromper de personne.

Vous avez vous trompée. Cette histoire d’auxiliaire, en plus, c’était le bordel… Je vais à Kobe aussi, mais je suis aucune Olga.

Si j’avais bien compris, elle attendait quelqu’un ? Mais pourquoi ici ? Je redirigeais très vite mon attention sur le professeur avant de lui tendre la main, c’était un français, si j’avais bien compris, ce qui voulait dore que c’était la salutation habituelle.

Je suis Maria Wittmann.Je veux aucun problème, je suis comme vous, pour moi, le nuit devient très calme, très bon pour réflechir

L’honnêteté est une vertu. Et puis, si je pouvais détourner l’attention de la jeune fille pendant qu’elle attendait Olga, ce serait plus avantageux pour nous deux.

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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  Lun 10 Sep 2018 - 10:34

J'avais écouté l'explication d'Alison avec une mine devenant de plus en plus maussade. Son mensonge était bien trouvé, très imaginatif et cohérent. Mais cela ne venait que compliquer mon travail, rien d'autre. La sincérité aurait permis d'arriver au même résultat sans que beaucoup d'énergie soit perdue.

Du coup, je fus soulagé quand l'inconnue planta totalement le bobard de mon élève. Je ne pus réprimer un sourire triomphant en l'entendant se dissocier de l'entreprise tenté par Alison. C'était à la fois un peu ridicule et triste pour elle.

Je me retenais donc de tirer sur l'ambulance en campant mes mains sur mes hanches et en me redressant un peu plus.

- Luc Prevost. Enchanté de faire votre connaissance, mademoiselle Wittmann. Mais...

Je décidais de repasser en anglais, espérant choisir une langue qui nous permettrait de nous entretenir tous sur un pied d'égalité.

- Vous ne seriez pas une élève, vous aussi ? Une étudiante, non ? Je crois que vous êtes soumise aussi au couvre-feu.

Dis-je avec un ton plus joueur que sévère, nul sévérité ne se lisait sur mes traits. J'étais plutôt amusé par la situation et contrarié d'être rappelé à mes devoirs professionnels en dehors de mes heures de travail.

Je reposais mon regard sur Alison.

- Bon, je crois que je vais devoir vous ramener toutes les deux à l'Académie.

Concluais-je avec un sourire en coin un peu piteux.
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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  Lun 10 Sep 2018 - 16:45

Tous les espoirs d’Alison s’étaient envolés lorsque la jeune fille – Maria, vraisemblablement – avait nié son histoire. Bon, certes, il aurait fallu énormément de chance pour berner le professeur, mais après tout, qui ne tente rien n’a rien, et Alison était du genre à tenter tout et n’importe quoi… Particulièrement n’importe quoi.

Elle se renfrogna et n’accorda plus un regard à Maria, qui avait perdu toute son estime en la soumettant à une punition qui ne tarderait pas à arriver. Le fait qu’elle-même soit en cause et que le résultat aurait été le même qui la jeune fille n’était pas intervenue lui traversa l’esprit, mais sa mauvaise foi légendaire fit vite taire sa conscience pour arriver à une conclusion : Maria aurait pu l’aider, et avait choisi de ne pas le faire.

Elle se tourna vers le professeur qui était passé à l’anglais. Son mécontentement perceptible à ses sourcils froncés et sa voix maussade, elle s’adressa à lui en français à nouveau. Ce qu’elle lui disait ne concernait pas Maria, peu lui importait qu’elle la comprenne.

- Je suis désolée, M. Prevost, je ne connais effectivement pas cette personne. Je n’arrivais pas à dormir, donc j’ai décidé d’aller courir et je me suis perdue. Je n’aurais pas dû mentir.

Au moins il lui montrerait le chemin pour rentrer au campus. Demain serait bien assez tôt pour s’inquiéter de la sanction qui l’attendait. Etouffant un soupir, elle s’apprêta à emboîter le pas au professeur.
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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  Lun 10 Sep 2018 - 22:17


Là où le professeur essayait de parler pour que je le comprenne, en anglais, et malgré mon faible niveau, je comprenais. Cependant, je ne m’attendais pas à un professeur aussi compréhensif, ce qui m’aidait un peu à me détendre.

Sans problème.

J’en profitais pour éteindre ma cigarette et la jeter dans ma poubelle de poche, avant de grimacer légèrement en entendant la phrase en français de la jeune fille. C’était un mensonge… Les mensonges ne sont vraiment pas des bonnes idées. Dans ces situations là, mieux vaut être franche et accepter ses erreurs, quitte à se faire punir, plutôt que d’essayer de mentir à tout prix, sinon on ne s’en sort jamais, et tout finit par empirer.

Je suis désolée si nous coupons court à votre voyage nocturne.

Oui, c’est un peu triste qu’il soit obligé de nous raccompagner, et je pense que, vu son ton, il n’est pas dans un mode très professeur. Ce qui veut dire, en somme, que nous le dérangeons probablement. Enfin, ce qui était fait était fait, et je n’avais plus qu’à avoir intérêt de me faire discrète les jours d’après, pour éviter de me faire attraper de nouveau.

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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  Mer 12 Sep 2018 - 18:40

Bon, je ne semblais pas être tombé sur des élèves difficiles. Au moins cela rendrait ma tâche un peu moins pénible. Je les invitais du geste à marcher à mes côtés. Descendant ainsi du pont, nous arrivions sur une petite rue parallèle à la grande artère. Cette dernière était naturellement vide à une heure si tardive et seules quelques néons blafards offraient quelques îlots lumineux le long d'un grand trottoir sombre.

Ayant défini que les deux élèves étaient de Kobe, il me vint que parler en japonais serait sans doute le plus pratique. Ces deux personnes se devaient forcément de le maîtriser après tout. Je le faisais donc, expliquant aussi mes positions quand à la situation.

- Te concernant, Wittmann-san, je dois t'avouer que cela dépendrait de moi, le couvre-feu ne concernerait pas les adultes majeurs mais je me dois de faire respecter le règlement. Je m'y suis engagé. Alors, partons du principe que je te raccompagne mais qu'ensuite, ce qui t'arrivera si tu ressors ne regarde que toi.

Dis-je à l'intéressée avec un sourire complice. Maria était une adulte et il n'était pas question pour moi de l'infantilisé en la sermonnant. Ce règlement était déjà bien assez absurde. En France, selon mon expérience, même les lycéens majeurs ne souffraient pas de ce genre de limitation, alors des étudiants...

Ce fut un peu différent pour Alison, dont la situation m'ennuyait davantage. Avec une sourire désolé, je posai mon regard sur elle.

Je n'avais aucune envie de lui servir un discours moralisateur, stigmatisant ou alarmiste. Je devais néanmoins lui donner les clés nécessaires pour assurer sa sécurité, que cela soit en respectant le règlement ou non.

- Par contre, Alison, une insomnie tu dis ?

Mon sourire se fit plus malicieux.

- Tu t'en sors mieux avec les mensonges qu'avec la vérité. N'importe quel adulte un peu imbu de son statut te ferait un sacré sermon si tu lui annonçais ça comme seule justification de ta balade nocturne.

J'eus un léger, autant pour alléger mon ton que pour lui témoigner mon amusement.

- M'enfin, parlons plutôt cette insomnie. C'est une première ou tu en as souvent ?

Très sérieusement, c'était plus là que pouvait se trouver le vrai problème. Alison était tout à fait consciente qu'elle bravait un interdit en agissant de la sorte. Le lui rappelé était une insulte à nos intelligences communes.
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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  Mer 12 Sep 2018 - 21:35

Alison emboîta le pas au professeur, qui s'engagea dans une ruelle adjacente. Plus il parlait, plus l'adolescente se renfrognait. Déjà, il avait fallu qu'il revienne au japonais, et en plus il faisait clairement preuve de favoritisme vis-à-vis de Maria.

D'accord, elle était beaucoup plus vieille, mais s'il pouvait être aussi laxiste avec elle ça ne lui aurait rien coûté de faire la même chose pour Ali ! Si seulement elle ne s'était pas perdue, elle aurait pu rentrer tranquillement au lycée sans que personne ne sache rien de son escapade. C'était tellement injuste.

Il lui demanda si elle avait souvent des insomnies. Elle ne connaissait ce phénomène que depuis son arrivée à Kobé, où la difficulté d'adaptation aux cours lui procurait une anxiété dont elle se serait bien passée.

Elle hésita à se confier à M. Prévost, mais elle était déjà énervée et elle n'avait pas envie d'étaler ses problèmes devant un prof et une inconnue - surtout si c'était pour montrer sa piètre maîtrise du japonais au passage.

- Ça regarde moi, articula-t-elle maladroitement.

S'entendre s'exprimer avec si peu d'assurance acheva de la faire sortir de ses gonds. Elle en avait assez de fournir des efforts qui n'étaient pas récompensés et de subir les règles aussi strictes de ce lycée. Repassant naturellement au français, elle éclata :

- Et puis je vous ai rien demandé ! Qu'est ce que vous y pouvez si je suis nulle en japonais et que j'arrive à rien dans cette école ? Arrêtez de faire comme si ça vous intéressait ! Je vais rater mon année, je retournerai en lycée français et tout le monde sera content !

Elle se mordit la lèvre, les yeux brillants. Alison était une battante, et il était hors de question qu'elle se mette à pleurer.
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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  Ven 14 Sep 2018 - 18:03

Un professeur sensé, c’était rare. Surtout à cause de la position très ambiguë dont il avait parlé par rapport à l’autorité. Mais ce n’était pas quelqu’un de méchant, et bien au contraire, je me sentais capable de me détendre un peu plus près de lui. Cela ne voulait pas dire pour autant que je devais baisser ma garde en général, juste que je pouvais prendre conscience que certains adultes ne m’empêcheraient pas de sortir.

Le maigre niveau en japonais de la jeune fille me permit cependant de comprendre qu’elle ne semblait pas très apte à coopérer, et son ton après me faisaient froid dans le dos – elle prenait visiblement très mal de s’être faite attraper, ce à quoi j’essayais maladroitement de la rassurer, ou à défaut de l’aider.

Il est très bon pour dormir de faire un sport. Surtout si tu as insomnie.

Je me doutais bien que j’avais raté toute sa tirade française, mais de toute façon, s’il y avait une réaction à avoir, elle viendrait du professeur et non de moi. Après, cependant, je n’aimais pas l’idée de rester avec une situation aussi tendue.

Après, je ne veux pas moraliser, parfois la nuit est belle pour sortir.

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Luc Prevost
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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  Dim 16 Sep 2018 - 16:12

La frustration d'Alison était claire. Et mon instinct ne m'avait pas trompé. Il y avait bien un problème plus vaste qu'une simple insomnie derrière tous ça. Il y avait une réelle détresse. Tout compte fait, je n'étais peut être pas un si mauvais enseignant que je le pensais.

L'étudiante intervint. Les difficultés qu'elle avait à comprendre la conversation la mettait malheureusement hors course et ce malgré sa volonté de bien faire. Mais je n'avais pas vraiment le temps de m'attrister pour elle, je ne pouvais me détourner de mon élève.

Lorsque cette dernière s'étaient énervée, j'avais cessé de marcher, histoire de pouvoir lui consacrer tout mon attention. Mimique des mains, traits du visage, regard, ton de voix, tout cela m'en apprenait un peu plus sur la lycéenne et ses problèmes.

Je lui répondit en français avec calme et patience.

- Je suis sur que tu y as déjà réfléchi mais tu sais évidemment qu'il existe des solutions à ces problèmes. Tu as un professeur de japonais à disposition, un docteur ainsi qu'un psychologue.

J'ajouterai même qu'une nouvelle situation s'est présenté à l'instant. Je suis Français et je parle japonais, je suis de plus enseignant. Je pourrai t'être utile.

Bref, il existe de nombreuses possibilités et je t'encourage à y réfléchir.


Puis une idée me vint. Le réel problème n'était pas encore là. Mais je doutais d'avoir assez de diplomatie pour l'amener à se confier sur ce dernier en si peu de temps. Je devais ruser. Reprenant à marcher et espérant laisser Alison à ses pensées, je demandais en Japonais.

- De quels clubs fais-tu partie, Maria ?  
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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  Mer 19 Sep 2018 - 16:55

Le professeur avait répondu calmement à sa tirade, ce qui paradoxalement n'aida pas Alison à s'apaiser. S'il s'était énervé, lui avait reproché son mauvais caractère, elle aurait pu surenchérir, mais le ton de sa réponse ne la laissait pas embrayer sur un affrontement, qui était finalement l'issue qu'elle aurait préférée.

La réponse de Maria, même si elle tentait de soutenir Ali, arrivait trop tard pour véritablement aider la lycéenne. Cette dernière fut toutefois soulagée de voir le professeur reporter son attention sur elle, ce qui lui laissa le temps de ruminer la réponse de M. Prévost.

Un professeur de japonais, d'accord, mais un médecin ? Un psychologue ?? Elle était juste mauvaise en japonais, pas folle ! Les larmes lui montèrent aux yeux à l'idée que le professeur avait fait naître dans son esprit, que quelque chose clochait peut-être vraiment chez elle. Elle baissa la tête, masquant son visage derrière ses mèches, tandis qu'elle suivait les deux adultes qui s'étaient remis à marcher vers le lycée.

Elle qui avait juste voulu courir pour se vider la tête se retrouvait avec encore plus de questions qu'avant de quitter sa chambre. Elle maudit son frère qui lui avait indiqué ma manière de sortir du campus : sans lui, rien de tout ça ne serait arrivé.

Tout en marchant, elle se demanda si l'une des solutions proposées par le professeur pouvait l'aider. Elle se débrouillait de mieux en mieux en japonais depuis les cours de soutien qu'elle avait suivis, la suite de sa progression ne dépendait plus que du temps - elle était juste frustrée de constater que cela prenait autant de temps, et la ralentissait dans les autres matières.

Finalement, ce dont elle avait besoin, c'était peut-être juste d'une personne de confiance à qui parler de ses problèmes. Mais sûrement pas quelqu'un qui pensait qu'elle était folle. Elle essuya ses yeux du revers de la main, renifla un bon coup et écouta ce que se disaient l'étudiante et le professeur, tout en résolvant de ne plus leur adresser la parole si elle pouvait l'éviter.

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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  Hier à 21:42

Je ne savais pas de quoi il lui parlait, mais ça me semblait être quelque chose d’assez compliqué, vu tout ce qu’il avait dit. J’avais juste compris qu’il avait parlé du fait que c’était un enseignant, donc j’avais l’impression qu’il se plaçait en confident, et ça me rassurait quelque peu. Quand il me posait la question des clubs, il se fallut quand même quelques instants pour que je comprenne.

Dessin et littérature

C’était la réponse simple, mais je ne pouvais pas m’arrêter là.  Après tout, la jeune fille – Alison, ne semblait toujours pas vouloir parler. Mais de là à savoir ce dont je pourrais parler pour relancer la… Ah !

D’ailleurs, certains livres sont vraiment excellents pour s’endormir. Je ne reste jamais éveillée longtemps quand je lis un roman policier.

Voilà, puisque ça semblait être le thème du moment, j’espérais pouvoir arranger un peu la situation ainsi… Ou l’empirer. C’est vrai que je devrais peut-être apprendre à lâcher l’affaire par moments. Je vais vraiment finir par étouffer la pauvre Alison, sinon, qui doit déjà être au bout de sa vie

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Maria parle Japonais en #E299DB, parfois un peu Allemand en #9F19C4 ou en langue des signes en italique

Spoiler:
 
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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  Aujourd'hui à 8:36

Tous se passait comme prévu, Alison était en train de réfléchir à mes propos et Maria répondait innocemment à ma question. C'était le moment pour moi d'influencer la discussion de manière déterminante en l'amenant là ou je voulais l'amener depuis quelques répliques.

Du coup, j'adoptai un sourire enthousiaste au commentaire de l'étudiante et reprenait tout en acquiesçant vivement.

- Dessin et littérature! Passionnant!

Puis, sans marquer un instant de pause, je me tournai vers la lycéenne pour la sortir de ses pensées et la ramenée à nous, espérant qu'elle avait laissé traînée une oreille jusqu'à maintenant.

- Qu'en dis-tu Alison? Voilà une nouvelle occasion qui se présente à toi. Peut-être qu'une nouvelle activité pourrait te permettre de passer de bons moments et ainsi chasser ces insomnies ?

Puis reprenant en japonais pour que les deux comprennent, usant d'une formule de politesse assez classique et donc connue.

Je suis certain que Maria se ferait un plaisir de te guider.

Bien sûr, cela était aussi évident que le nez au milieu de la figure. Alison était une adolescente qui se sentait terriblement seule et qui en souffrait. Il ne m'avait pas fallu très longtemps pour le comprendre. Sans doute parce que j'ai, moi aussi, beaucoup souffert de la solitude dans ma vie.
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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]  

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[Dans les rues du centre-ville] Sous l'abîme, au milieu des étoiles [Libre]
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