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 [Dans les rues du centre-ville] [Eden Hall] Pour quelques larmes de chagrins[PV Maria]

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(#) [Dans les rues du centre-ville] [Eden Hall] Pour quelques larmes de chagrins[PV Maria]  Dim 11 Nov 2018 - 21:19

Luc avait obtenu cet adresse grâce à un correspondant. Il avait connu ce dernier lors de son apprentissage du japonais en France. Et son correspondant lui avait soufflé plusieurs bonnes adresses dans les plus grandes villes du Japon.

C'était il y a un peu près un an et le français avait un peu oublié cette liste. Mais cela avait fini par lui revenir un de ces soirs, après le travail, ou, épuisé, il broyait dans du noir dans sa chambre.

Sa vie était un véritable désert sentimental et sexuel depuis qu'il était venu au Japon. C'était encore pire qu'en France et même s'il s'était alors plongé dans le travail, cela ne lui suffisait plus désormais.

Son humeur se faisait de plus en plus massacrante et maussade. Peu à peu, l'homme laissait place à l'ours qui était en lui et c'est en désespoir de cause, en dernier recours, qu'il finit par se rappeler cette adresse.

Il lui fallu encore quelques temps avant de se résoudre à s'y rendre. Il se sentait si pitoyable de devoir en arrivé là. Se rendre seul dans un bar pour espérer rencontrer quelqu'un, c'était pour lui le summum de l’humiliation. Car en effet, sous ses airs épanouis et débonnaires, il était un grand timide et n'avait absolument aucune idée de comment aborder une femme.

Les rares fois ou il s'y était essayé, l'expérience avait été des plus traumatisantes pour lui et n'avait eu aucun résultat. Ses seuls histoires s'étaient déroulés avec des femmes entreprenantes qui étaient venues vers lui, jamais le contraire.

C'est donc avec l'énergie du désespoir et le cœur à l'agonie qu'il s'était préparé et rendu en ce lieu, l'Eden Hall.

L'Eden Hall était un de ces bars impossibles à trouver par hasard. Il donnait sur une rue peu passante. Son entrée était munie d'une lourde de porte de bois ou était gravé, en petite lettre attachée dorée le nom de l'établissement.

Les fenêtres teintés laissaient peut-être entrer une lumière diffuse mais ne permettait nullement aux curieux de jeter un regard depuis l'extérieur. Quand on entrait dans l'Eden Hall, on devait le faire entièrement, se livrer, se jeter à l'eau et plonger dans un autre univers bien distinct de celui qui se trouvait sur le palier.

C'était du moins l'impression que Luc eut quand la lourde porte se referma derrière lui et que ses yeux s'habituèrent à la lumière diffuse, discrète, chaude et intimiste des lieux. Son éclat feutré se reflétait dans le bois vernis des meubles et donnait un aspect accueillant au cuir bordeaux qui habillait les chaises et banquettes présentes.

Seul le mur derrière de comptoir, couvert de bouteilles ainsi que l'emplacement ou se tenait le barman était baigné dans une lumière plus claire et plus pures.

En temps normal, Luc se serait débiné et il aurait fui dans un endroit bruyant et animé, histoire de passer plus inaperçue. Mais quelque chose dans son cœur épuisé par des mois de solitude trouva en ce lieu un peu d'une chaleur qui lui manquait terriblement. Peut-être un sentiment de chez soi, de foyer, ou il pouvait s'installer un instant et échapper au malheur du temps.

Ce qui attira tout d'abord son regard fut le visage du barman tourné vers lui. L'homme était de cette beauté un peu trop esthétique pour vous faire de l'ombre. Il avait un visage qu'on aurait aimé reproduire sur une statue mais pas forcément aimer. Habillé comme dans un établissement d'une certain standing, il émettait une élégance qui n'avait d'égale que sa discrétion. Son sourire était bienveillant sans être envahissant. Bref, il semblait fait pour ce métier.

Attiré, Luc se rapprocha. Lui-même était habillé d'un pantalon noir de ville, d'une chemise blanche ouverte au col et d'une beau manteau en cuir noir qui habillait bien sa haute silhouette.

Il vint s'asseoir sur un des tabourets qui se trouvaient contre le comptoir. A ses côtés, il remarqua une femme et cela le réjouit. Après tout, n'était-il pas venu ici pour en rencontrer ? Et même s'il n'aurait sans doute pas le courage de l'aborder, il n'en aura pas été loin. Ce n'était pas si mal, non ?

Alors, il demanda un Daïkiri au barman. Un cocktail qui avait le goût des larmes de chagrins et qu'il appréciait tout particulièrement justement parce qu'il lui semblait souvent à propos d'en boire.

Ce ne fut qu'après sa commande qu'il risqua un regard en direction de sa voisine et qu'il fut, pour le moins, étonné.
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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] [Eden Hall] Pour quelques larmes de chagrins[PV Maria]  Lun 19 Nov 2018 - 14:55

Entre le problème avec Tamika qui, bien qu’elle semble avoir pris ma réponse mieux que je me l’imaginais, reste dévastée, ma récente entrée en couple et le mariage imminent de ma meilleure amie, je suis un peu dépassée par ce qu’il se passe. Et du coup, cette fois, au lieu de fumer un peu plus, je préfère aller boire.
Je sais que ce n’est pas ben de sortir la nuit, et ma dernière escapade aurait dû servir pour me le rappeler, il fallait que j’obéisse aux règles si je voulais pouvoir être considérée comme une étudiante ici.
Pour être tranquille, j’ai essayé de trouver un établissement qui ne serait pas le type dans lequel on retrouverait des étudiantes comme moi, qui ne serait pas spécialement mal famé, mais aussi dans lequel on ne trouverait pas de professeurs ou de membres du personnel.
Le meilleur moyen de trouver un endroit comme celui-là, c’était de chercher le genre d’endroit tel que le bar dans lequel j’avais pu travailler par le passé, un bar surtout fréquenté par des hommes d’âge moyen venus boire un coup et penser à leur triste vie. Je voyais mal les gens de Kobe dans des endroits comme ceux-ci, aussi mélancoliques.

Du coup, pour aller dans un endroit comme ça, j’ai choisi de m’habiller un peu, quand même. Heureusement que je suis allée faire les courses pour la sortie avec Midori, et que du coup j’ai un peu refait ma garde robe.
Pour le coup, j’ai pris une robe chinoise que la vendeuse m’avait recommandé, pour mettre en valeur mon côté sportif. J’ai pas vraiment compris pourquoi au début, mais j’ai préféré lui faire confiance. Après, ce n’est pas vraiment quelque chose à porter ni dans les situations formelles, ni dans des choses plus détendues comme l’escapade que nous avions prévus, donc, en fin de compte, c’était un achat un peu impulsif de ma part et il fallait bien que je le rentabilise. Et plutôt que d’attacher mes cheveux en queue de cheval, je les avais laissé tomber sur mes épaules, ce qui me semblait être un choix bien plus malin.

Une fois dans le bar lui-même, je peux me détendre un peu plus. Je prends place au comptoir, sans me faire remarquer, et je commande un verre de Shochu, qui semblait être une des spécialités. Un peu plus détendue, je baisse ma garde, et j’essaie de réfléchir calmement à ma situation. Qu’est-ce que je cherche à obtenir, exactement ? Heureusement pour moi, avant que j’aie le temps de déprimer sur mon manque d’ambitions et sur ma vie qui ne progresse pas au rythme auquel je l’aurais aimé, tantôt trop rapide, tantôt trop lente, une voix me tire de ma rêverie. Visiblement, je ne suis plus seule au comptoir, et je ne sais pas trop si je devrais être énervée, amère, inquiète ou heureuse que quelqu’un soit venue s’asseoir à côté de moi. Je lève les yeux, prête à éviter une conversation un peu trop gênante, avant de me rendre compte de la personne qui se situe à côté de moi.

— Je déteste la loi de murphy.

C’était une mauvaise chose que je connaisse la personne qui avait pris place sur le siège, mais c’en était une excellente qu’il s’agisse d’un des seuls professeurs qui serait prêt à excuser ma conduite. En soit, j’ai encore eu un gros coup de chance cette fois, mais y’avait peu de chances que cette même chance arrive trois fois de suite.

— Même si je pense que l’étonnement est mutuel. Enfin, j’espère en tout cas.

Le voir ici, en y réfléchissant de plus près, n’était pas une grande surprise. De ce que j’avais compris, Luc – je devrais plutôt dire le professeur Prevost – était propice aux balades nocturne et, si j’en crois mes souvenirs, à une forme de mélancolie. Rien de bien étonnant, jusque là – après tout, tout le monde avait des moments de faiblesse, de temps à autre.

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Maria parle Japonais en #E299DB, parfois un peu Allemand en #9F19C4, en Anglais en #DC6DAA ou en langue des signes en italique

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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] [Eden Hall] Pour quelques larmes de chagrins[PV Maria]  Lun 19 Nov 2018 - 15:37

De tout évidence, Maria, ou plutôt Mademoiselle Wittmann, n’était pas extrêmement contente de le voir. Il fallait dire que leur rencontre fortuite était pour le moins inattendue. Même si l'égo de Luc fut un tout petit froissé de sa réaction. De quoi avait-elle donc peur, n’avait-il pas prouvé par le passé qu'il était un prof plutôt cool ?

Sa seconde phrase fit lever un sourcil à Luc et le mena à avoir un rire nerveux. Il ne trouvait pas du tout les soupçons de son élève drôle! C'était même plutôt effrayant car si elle voulait monter une histoire de ce genre, force était d'admettre qu'elle avait des moyens de l'étayer!

- C’est fou, cette coïncidence! Je croirais au destin, je penserais qu’il est à l’oeuvre. Mais nous venons sans doute juste de faire l’objet d’un hasard. As-tu joué à un jeu d’argent récemment ? Ca pourrait valoir le coup.

Plaisanter semblait la meilleure stratégie à Luc, Maria n'était pas sérieuse de tout façon, n'est-ce-pas ? Elle ne pouvait soupçonner sincèrement qu'il la suive. Le malaise qui le gagnait ne fut qu'accentuer par la vue de son élève dans une tenue des plus séduisante. Cette dernière l'a mettait en valeur, c'était certain. Mais Luc avait-il le droit de le penser ? Il était sorti pour faire des rencontres, bordel! Pas pour se retrouver à devoir rejouer le professeur vertueux!

- Tu attends quelqu’un ?

Demanda-t-il à tout hasard, au cas où il lui faudrait exécuter une retraite stratégique rapide avant de voir toute l'académie au courant de ses escapades nocturnes.
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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] [Eden Hall] Pour quelques larmes de chagrins[PV Maria]  Mar 27 Nov 2018 - 11:08


La panique du professeur me fait un peu sourire. C’est un sentiment bizarre, de se dire que normalement, la figure d’autorité c’est censée être lui, mais ça ne sert qu’à montrer qu’il ne me considère pas seulement comme une de ses élèves, et c’est assez sympathique de retrouver un professeur avec lequel il est possible de parler de choses d’égal à égal, même si ça ne peut se faire qu’en dehors de l’université.

— Pas la peine d’être aussi stressé, je voulais pas être méchante, désolée si je t’ai surprise.

Je n’avais même pas prêté une attention particulière au ton de la voix que j’avais utilisé, me contentant de simplement regarder mon verre après une rapide gorgée. J’essayais d’éviter de le regarder, oui, mais c’était plutôt pour ne pas avoir à penser à Kobe et culpabiliser ne serait-ce qu’un peu de mes escapades nocturnes et non pas car j’avais quelque chose contre lui personnellement.

- Tu attends quelqu’un ?

Je tourne enfin ma tête sur le côté pour le regarder. Je m’attendais à cette question, mais il n’empêchait qu’elle me surprenait, car moi-même je ne me l’étais pas posée. Je restais quelques instants à réfléchir, en profitant pour prendre une nouvelle gorgée de l’alcool que j’avais devant moi, qui avait l’air assez sucré, contrairement à ce à quoi je m’attendais

— Pas aujourd’hui. Même si je pense bien inviter quelqu’un ici la prochaine fois.

C’est sûr, j’allais ramener quelqu’un ici, mais qui ? L’endroit élégant et propice à la mélancolie me laissait directement imaginer que j’allais plus emmener Tamika ou Midori que Roman ou Yumiko. C’était un endroit qui était non seulement comme écarté du reste du monde, mais qui lui semblait presque hostile, en fait.

— Et toi, du coup ? C’est juste un petit coup de blues ou la recherche d’une oreille attentive ?

J’essaie de rendre mes intentions aussi claires que possible dans ma voix – ça ne me dérange pas du tout de l’écouter. Au contraire, même, ça permettrait de dégager un peu plus cette espèce de distance qui s’est créée entre nous juste à cause d’une hiérarchie stupide.


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(#) Re: [Dans les rues du centre-ville] [Eden Hall] Pour quelques larmes de chagrins[PV Maria]  Jeu 29 Nov 2018 - 18:02

Il fut étonné par ses questions et cela se vit dans ses yeux. Pourquoi les posait-elle ? Avait-il encore sa tête des mauvais jours ? Celle qu'il avait de plus en plus de mal à ne pas avoir au quotidien plus il vieillissait ? Il était pourtant là pour de tout autre raison que celle de s'épancher!

- Pas vraiment... Pourquoi ? C'est une soirée à thème ce soir ?

Dit-il alors avec un soupçon d'humour, décochant un sourire à son interlocutrice avant de reprendre d'un air plus attentif et respectueux.

- A moins que cela soit ce que tu recherches ? Est-ce que tu aurais troquée une vie simple pour une vie intéressante ces derniers temps ?

Risqua-t-il en citant cette question philosophique chinoise à la volée.
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