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 [C-202][Flashback]Une nouvelle camarade[PV. Evgeniya]

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Tara Kurosawa
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(#) [C-202][Flashback]Une nouvelle camarade[PV. Evgeniya]  Mar 20 Nov 2018 - 14:28

Je n’ai pas pu m’empêcher, pendant toute cette journée, de m’imaginer qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, mais quoi ? Je ne suis pas du genre à oublier les choses facilement pourtant, alors quelle est cette impression, d’avoir oublié de faire quelque chose de très important ? Ce n’est pas grave, dans tous les cas, si je l’ai oublié, c’est que ça ne devait pas être important… Même si je suis très curieuse, maintenant. Je triture un peu ma mémoire, croisant les bras dans ce que j’utilise comme studio d’enregistrement étant donné que je viens tout juste de finir d’éditer mon dernier clip audio – qui consiste simplement en un cover vocal amateur, il ne faudrait pas que je perde la main – et pour cette occasion, je me souviens finalement de ce qui cloche. Je suis censée évacuer les lieux aussi tôt que possible. Ce qui veut dire que je dois démonter tout le matériel et basculer ça dans l’autre chambre. Heureusement pour moi, je pense que j’ai tout de même encore un peu de temps pour faire ça, vu l’heure qu’il est.

Bien sûr, quand je dis ça, faut que j’entende la sonnette pour me donner tort. J’avais oublié que je venais tout juste de finir d’éditer. Ce qui impliquait que j’étais satisfaite du résultat. Que donc, j’avais du y passer… Beaucoup trop longtemps pour que je puisse être confortable. Panique à bord, il va falloir que je l’accueille et qu’en suite je commence à tout déménager. J’espère juste qu’elle ne m’en voudra pas trop, je voudrais pas qu’on commence directement en froid. Du coup, je rajuste rapidement mon col, je surveille que mon apparence ne soit pas trop ridicule, et je vais ouvrir la porte.

— Oh, bonjour. Tu dois être la nouvelle colocataire, c’est ça ? En tout cas, entre. Je vais nous préparer quelque chose pour qu’on puisse parler.

Colocataire ou non, ce n’était pas une raison d’oublier la politesse. Après lui avoir rapidement parlé, et m’être poussée ne serait-ce que d’un pas pour la laisser entrer, je me dépêche de prendre place dans ce qui sert de cuisine, me dépêchant de sortir deux tasses, et de regarder dans le placard pour confirmer les ressources – ça va faire presque une semaine que je ne suis pas allée en course, et la pénurie commence à se faire ressentir.

— Désolée, je n’ai plus que du café. J’espère que ça ne te dérange pas.

Et en plus, j’ai même pas mis la cafetière en route. Y a vraiment des jours où j’ai l’impression que le monde est contre moi. Mais ça n’a pas l’air d’être le cas aujourd’hui, après tout, celle qui vient d’arriver est une femme (oui, c’est un bonus) qui a certainement à peu près le même âge que moi, et qui, si j’en crois son teint, ne doit pas être japonaise. Ce qui veut dire que j’ai touché le jackpot et que je n’aurais pas encore à me comporter tout le temps comme un modèle de vertu ou un cul-bénit

— Tu veux peut-être aller mettre tes affaires dans ta chambre ? J’aurais bientôt fini de la débarrasser, donc hésite pas à t’installer tout de suite.

Ouais, faut juste déménager le micro, le bras, l’ordinateur, et de retirer la mousse pour insonoriser, ce qui ne devrait pas être un grand problème. Au maximum, ça représente quoi, 5 minutes ? Bon, peut-être un peu plus, mais au moins, mon lieu de travail était propre.
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Evgeniya Kolotitsev
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(#) Re: [C-202][Flashback]Une nouvelle camarade[PV. Evgeniya]  Mer 21 Nov 2018 - 0:09

Seize. Foutues. Heures. Seize heures de vol, puis bateau, puis camion, tout ça pour faire livrer toutes mes affaires ici ! Et pour finir en collocation en plus...Certes, dans un grand appartement, et malgré le surprlus d’affaires que je pouvais avoir embarqué pour être sûre de faire face à toute situation, tout pourrait probablement rentrer, une fois bien organisé...Mais il fallait avouer que je m’étais habituée à la vie seule. Point extrêmement positif : la personne avec qui je partageais l’appartement était de sexe féminin. Pas de pervers macho qu’il faudrait recadrer à grands coups de talons dans les c...ôtes flottantes, pas de « fais le repas, femme », pas de tous ces ennuis que la simple présence d’un mâle légèrement diminué intellectuellement ayant préféré allouer plus de cellules à ses usines à gamètes qu’à ses synapses avait tendance à occasionner régulièrement. C’était un point rassurant. Ce qui me rassurait moins, en revanche, c’était de me retrouver ici, à Kobe...seule. Avec ma mère, il aurait été tellement plus simple pour moi de me tailler une place dans la société locale !..Mais non. J’arrivais en camionnette à l’appartement, encadré par deux déménageurs.

J’avais insisté pour m’occuper de l’organisation du déménagement, mais mon père n’a rien voulu entendre ! Une vraie tête de mûle ! « faire confiance à des japonais ? L’histoire ne t’a donc rien appris ? », avait-il vociféré dans toute l’enceinte de la Datcha. « Oui, papa, j’ai étudié l’histoire de la seconde guerre mondiale, et je n’ai pas besoin que quelqu’un -encore moins quelqu’un qui ne l’a pas vécu, et ENCORE MOINS de ma famille- ne tape dans le cliché raciste aussi...aussi...rho, et puis...К черту!! Débrouille-toi ! ». Autant dire que je n’étais pas vraiment dans les meilleures dispositions pour quitter la maison, entourée de ces sympathiques jeunes gens qui n’ont pas décoché un mot de tout le trajet. Seize. Foutues. Heures. Sans. Un. Foutu. Mot. C’est donc remontée comme une horloge suisse que nous avons enfin terminé notre voyage de Kyoto à Kobe, et que, après avoir chargé les véhicules de location, nous sommes arrivés à mon futur domicile. Seize heures...La fin du calvaire était à portée de main, alors que je tenais dans mes mains une plaque de bois sur laquelle reposait l’inventaire des colis dans les coffres ainsi qu’un stylo à bille retenu par une ficelle. Et lorsqu’enfin, après être descendue du véhicule, m’être étirée, et avoir rajusté ma tenue (il faisait une chaleur dans ce véhicule...Le vent ambiant, heureusement, justifiait l’usage d’un manteau, et je m’étais fait un plaisir d’enfiler celui de fourrure ainsi que la toque assortie) que je sonnais, encadrée de ces deux messieurs, à la porte d’entrée, avant d’être accueillie par une jeune Eurasienne, d’un enthousiasme visiblement aussi grand que le mien à se dire qu’elle allait devoir partager son espace vital…

- Bonjour. L’appartement C-202 est bien celui-ci?, demandai-je, sans doute sur un ton à mi-chemin entre l’agacement (après seize heures avec le derrière posé sur des sièges inconfortables, j’aimerais vous y voir, vous !) et l’épuisement.

- Oh, bonjour. Tu dois être la nouvelle colocataire, c’est ça ? En tout cas, entre. Je vais nous préparer quelque chose pour qu’on puisse parler.

- Da, C’est bien moi. Evgeniya Nikolaevna Kolotitsev. Enchantée.


En prenant un peu de recul, je me rends compte que sur le coup, elle a du me prendre pour une folle furieuse. Ou quelqu’un qui fait simplement honneur à la réputation de ses compatriotes...En tout cas, je n’eus même pas à jeter un œil bien plus loin à l’intérieur pour voir que la chambre que je devais occuper était déjà...légèrement encombrée. J’avais donc poireauté deux tiers d’une journée entre l’avion, le train et la camionnette pour qu’elle me propose de m’asseoir...Et occupe la zone en m’empêchant de débarquer tout mon attirail et d’enfin avoir un endroit à moi où roupiller une paire d’heures ?! Oui, oui, je sais, les politesses d’usage, tout ça...Mais cela dit, je considérais rapidement l’espace par rapport aux photos que j’avais vues. Je jetais un oeil vers l’entrée avant d’avoir même passé réellement la porte (du moins, ne m’étant pas assez avancée pour qu’elle puisse la fermer), sans vraiment me retourner, avant de relever la plaquette de bois soutenant la petite liasse de feuilles référençant chaque carton et son contenu. Au moins, papa, il n’y avait plus qu’à espérer que tu n’aies pas raté quoi que ce soit dans l’étiquetage, parce qu’entre les deux espèces de taulards en réinsertion que tu m’as donné en guise de déménageurs, et le voyage HORRIBLEMENT LONG et inconfortable parce que tu es un radin de première classe, si il y a la moindre erreur, au prochain retour au pays, je te passerais une avoinée verbale à en faire trembler les murs du Kremlin ! Je parcourais régulièrement les lignes et les descriptifs écrits en cyrillique et sortis la pointe du stylo pour n’en entourer...que six. Sur vingt deux. Avant de m’adresser à mes deux gorilles, en russe, parlant rapidement, et...et de toute façon, quand bien même je vous préciserais que je laissais échapper un petit aperçu de l’énervement que leur présence provoquait chez moi, il n’y a aucun non-slave capable de réellement dire si un russe engueule quelqu’un ou lui fait un compliment, alors ça ne vous avancerait pas à grand-chose.

- Vous deux. Paquets 2,3, 6, 11, 14, 18 et 21. Eventuellement, le 7 aussi, si possible. Le reste retourne au pays. Tenez-les prêts, je visite, je viens les chercher, et vous disparaissez de ma vue avec votre chèque, c’est clair?

J’attendis une simple réponse qui fut un maugréement me donnant la folle envie de me retourner et de leur botter le derrière (botter, littéralement, puisque j’avais fait le voyage en bottes tactiques), mais je me contins et suivis mon hôte, non sans fermer la porte derrière moi.

- Désolée, je n’ai plus que du café. J’espère que ça ne te dérange pas., demanda la jeune femme, dont je n’arrivais pas à définir la sincérité ou non. Était-elle sérieusement en train de s’excuser, ou n’en avait-elle rien à faire et lâchait-elle de la formule de politesse par...convenance sociale ?

- Prekrasno... euh…Je voulais dire : Impeccable. Боже мой, j’avais oublié comme il faisait chaud dans ce pays…, répondis-je en retirant poliment ma toque pour révéler mes cheveux, tirés jusqu’à lors en un chignon que retenaient des épingles habilement placées.


Mon déménagement ayant commencé depuis vorkhouta, lieu de ma dernière affectation avant ma démission, la différence de plus de vingt degrés Celsius en moins de vingt-quatre heures se faisait drastiquement sentir...Je n’osais pas, à l’heure actuelle, retirer mon manteau, mais ce n’était pas l’envie qui manquait, quand bien même la température dans l’appartement était bien plus supportable. Elle reprit la parole en m’adressant une proposition intéressante, mais je n’allais pas ranger mon barda alors qu’elle n’avait pas éloigné le sien.

-Tu veux peut-être aller mettre tes affaires dans ta chambre ? J’aurais bientôt fini de la débarrasser, donc hésite pas à t’installer tout de suite.

- J’attendrais que tu aies terminé, pas de problème. Au passage, si tu veux bien m’excuser, un instant...

Je retournai dans la couloir, accrochant finalement mon manteau à une des patères de l’entrée, avant de rouvrir la porte et de siffler littéralement mes deux abrutis d’aides avant de leur gueuler de me faire passer la glacière. Oui, la glacière. D’une part parce qu’il avait bien fallu conserver nos collations pour le trajet, et d’autre part, parce que j’avais été informée de ma future situation locative, et avais décidé de tenter une approche un peu plus délicate que lorsque j’avais pris ma place dans des baraquements à ma première affectation. Aussi, avant de partir, je m’étais entêtée à faire un gâteau. Qui irait dans une boîte réfrigérée. Dans une glacière. On est JAMAIS trop prudent(e, en l’occurence).  Ils me la firent suivre sans trop rechigner, et je n’eus qu’à en extraire le récipient attendu pour revenir dans la cuisine non sans un coup de pied pour renvoyer la glacière. La prochaine fois, papa, embauche des types causants et un minimum sympathiques ! J’ouvris tranquillement la boîte en question pour vérifier l’état de la pâtisserie, qui visiblement avait survécu au voyage malgré la rudesse de mes accompagnants. Je l’amenais dans la cuisine, et le posai doucement sur la table, boîte ouverte, dégainant un karambit pour en couper deux parts avec adresse, d’un seul coup de poignet.

J’avais suivi des yeux son mouvement, avant mon départ pour le stockage de toutes mes affaires, et ainsi aperçu les assiettes alors qu’elle attrapait les tasses. C’est d’ailleurs toujours aussi...neutre, que je tentais de passer outre mon actuel ras-le-bol pour faire preuve de civilité, en attrapant de quoi disposer les parts tranchées, faisant un demi-tour habile pour les disposer sur la table d’un geste fluide sans heurter ma désormais collocataire. Elle devait sans aucun doute être, elle aussi, enseignante -je dois avouer que l’on ne m’avait pas donné plus d’informations que ça-, et je m’en efforcerais d’en savoir plus sur elle dans les minutes à venir ! Pour le moment...J’avais surtout faim, envie d’un café, et de me débarasser des deux gorilles. Plan en quatre étapes : Une, descendre ce « verre » de bienvenue. Deux, lui faire dégager ses affaires. Trois, renvoyer ces deux pégusses dans leur campagne Kazakhe. Quatre... ENFIN FAIRE UNE SIESTE ! Mais pour l’heure, revenons au point numéro un. Je lui tendis donc une assiette, l’air toujours aussi neutre.

- Un café sans gateau, ce n’est pas un café. Ptitchie Moloko !Mousse vanille, mousse citron, génoise caramélisée plus nougatine, et nappage chocolat blanc...J’ose espérer que tu n’as pas d’allergies, sinon je vais prendre du tour de taille...

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(#) Re: [C-202][Flashback]Une nouvelle camarade[PV. Evgeniya]  Mer 28 Nov 2018 - 14:31


Une boîte réfrigérée, un gâteau je l’espère ! Si c’est le cas, elle et moi allons très bien nous entendre. Je n’osais pas sortir les quelques rares biscuits qui doivent traîner au fond d’un tiroir, vivant d’une façon plus ou moins assez modeste, par choix plus que par obligation.
Je ne prête pas trop attention aux deux mastocs qui la suivent, puisque de toute façon ce ne sont pas eux qui sont à l’ordre du jour, et je préfère essayer d’analyser un peu son comportement à travers ses mouvements.
Pour le moment, je remarque surtout un certain niveau de discipline à travers sa rigueur dans la conservation du gâteau, dans sa tenue, dans son traitement de ses suivant, c’est une personne qui a l’air extrêmement sérieuse dans ce qu’elle fait. Bien sûr, tout cela est bien loin d’être une science exacte, et le fait que je n’arrive pas à lire son expression m’empêche de me faire une première idée de ce côté là.

—Un café sans gateau, ce n’est pas un café. Ptitchie Moloko !Mousse vanille, mousse citron, génoise caramélisée plus nougatine, et nappage chocolat blanc...J’ose espérer que tu n’as pas d’allergies, sinon je vais prendre du tour de taille...

C’est extrêmement intéressant. De quoi donner l’eau à la bouche à n’importe qui – ou en tout cas, de nombreuses personnes J’attrape l’assiette qu’elle me donne une fois que le café est prêt. C’est de l’instantané, mais c’est surtout une question de politesse qu’autre chose, vraiment. D’habitude, normalement, y a toujours quelques sachets de thés de meilleure qualité qui se baladent, mais après une petite semaine, les choses sont une peu plus compliquées

— Merci, ça fait vraiment plaisir. je prends le temps de m’asseoir, Tara Kurosawa, enchantée aussi.

Après m’être enfin présentée devant ma nouvelle colocataire, je me retrouve sans savoir quoi dire. Du coup, le premier truc qui me passe par la tête, quelque chose de vraiment con, mais qui pourrait  éventuellement encourager une conversation entre nous, avec un peu de chance. Et puis, avec sa jeunesse apparente, c’était une question toute naturelle qui se posait

— Du coup, t’es venue ici pour faire tes études ou pour travailler?

A Kobe, l’internat était obligatoire pour les étudiants, mais cela ne voulait pas dire qu’elle ne pouvait pas faire d’études dans un endroit plus spécialisé. Et puis, si elle travaillait, ça serait encore mieux car ça permettrait au moins d’assurer un peu plus de calme et de maturité, même si je me doutais bien que je n’allais pas avoir de problèmes avec elle. Et si elle travaillait à Kobe, encore mieux, comme ça on pourra parler plus clairement des élèves qui nous semblent être en difficultés, pour savoir comment les aider.
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(#) Re: [C-202][Flashback]Une nouvelle camarade[PV. Evgeniya]  Mer 28 Nov 2018 - 23:21

Elle avait l’air d’apprécier l’idée d’avoir amené une pâtisserie. Il y avait des chances que je tombe sur quelqu’un qui ne soit pas adepte des sucreries, mais ça ne m’empêchait pas, d’essayer ! Il y avait de fortes chances qu’elle déchante un peu en voyant mon attitude...quelque peu stricte. J’avais déjà fait l’expérience de la colocation, ne serait-ce qu’en vivant dans un baraquement, entourés de types beaucoup moins à cheval sur l’hygiène et le rangement que moi, et il fallait voir où ça m’avait amené. Si j’avais été un simple soldat, je me serais faite rouler dessus par cette bande de bourrins sans cervelle. Mais j’étais un officier. Un officier des Spetsnaz. Le genre de personnes qui fait fermer des bouches rien qu’en se posant face à la piétaille. Et en cas de besoin, qui balance des calottes suffisamment fortes pour faire comprendre qu’il y avait une différence notable entre une petite blonde de la capitale et une petite blonde qui sort d’une académie militaire parmi les meilleures. Ici, je n’étais qu’un professeur comme un autre. Probablement un peu froide, stricte et maniaque, mais juste une professeur. Je n’avais pas d’autorité sur les autres. Et c’était quelque chose dont il fallait absolument que je me défasse...Quand bien même ce serait sans doute loin d’être immédiat...Elle me tira de mes pensées d’un remerciement apprécié.

-Merci, ça fait vraiment plaisir.

- Это норм...Je veux dire : c’est normal. Nous...allons probablement passer du temps ensemble sur l’année à venir ou plus. Je ne te promets pas de faire des gâteaux tous les jours, cela dit !

-Tara Kurosawa, enchantée aussi.

Tara Kurosawa. Nom à noter.  Elle était...beaucoup trop enthousiaste à mon goût, beaucoup trop...ouverte à la discussion. D’un côté, j’avais seulement envie d’aller roupiller, après cette interminable route. D’un autre, je ne pouvais pas me le permettre. Je faisais irruption dans sa vie parce qu’il en était ainsi, que ce logement était assez confortable, non loin d’une aire d’entraînement au milieu d’un parc, et, qui plus est, largement dans mes moyens. Ca me changeait de ma rente à cent roubles à Vorkhouta… Mais ça restait largement dans mes possibilités financières. Un premier coup de cuiller me fit pester intérieurement :  la génoise était un chouilla trop cuite. JAMAIS je en ratais ma génoise ! L’envie d’enchaîner sur une floppée de jurons en russe pour le simple plaisir de donner une traduction aussi polie qu’inexacte me prit un instant mais je me contentais simplement de soupirer.

- Du coup, t’es venue ici pour faire tes études ou pour travailler? [/b]

- Le travail. Professeur de sport. C’est ma première année. Je commence la semaine prochaine.

Je descendis une première gorgée de café, juste après. C’était un café plus que léger...J’étais de ces gens qui boivent leur café aussi noir que la nuit, serré comme il faut. Vous savez, ce genre de café qui vous serre l’estomac lorsque vous en buvez une tasse, et vous fait grimacer d’amertume ! Difficile d’arriver à un résultat proche avec du café soluble...J’avais un samovar dans mes bagages, qui aurait tôt fait de régler le problème, si tant est que je trouve du café moulu digne de ce nom, et non pas de l’instantané...a noter dans ma liste de courses. En plus de ce qu’il fallait pour confectionner une nouvelle génoise. Un échec, oui, deux, non. A plus forte raison concernant un gâteau. Cela dit, quoi que Tara m’ait semblé être fort sympathique, j’abattis le reste de ma boisson d’une traite, avant de reposer son contenant sur la table, et d’établir un contact oculaire franc avec mon interlocutrice.

- Pardonne-moi de couper court à la discussion, mais quand pourrais-je installer mes affaires ? J’ai des affaires à ranger, du sommeil à rattraper, et une session d’exercice à faire. Et plus vite je me serais débarrassée de ces deux abrutis, mieux je me porterais., lui demandai-je avec toute la politesse que mon visage et mon moral épuisés pouvaient donner à mon verbe, ...Mais prenons le temps de finir de manger, d’abord!, ajoutai-je avant d'abattre une autre bouchée de gâteau.


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