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Rikuo Morisada
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Rikuo Morisada
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(#) [+16] Une page qui se tourne  [+16] Une page qui se tourne EmptyVen 9 Aoû 2019 - 1:26

Rikuo Morisada
Une page qui se tourne



/!\ Ce Rp porte principalement sur le thème de l'homophobie et du rejet familial. Il est donc fortement probable que je traiterais la chose crûment et je déconseille donc ce Rp aux moins de 16ans pour la forme. Vous voilà prévenu.


Qu'ai-je fais ? Bon dieu, pourquoi ai-je fais une chose pareille ? Comment les choses ont-elles pu autant m'échapper ? C'est un cauchemar, oui, il faut que je me réveille. Il faut que je sorte de ce gouffre sans fond mais... C'est peine perdu, c'est bien la triste réalité... non... non... Il n'y a plus aucun espoir...

Le regard vide, les yeux ambués de larmes, j'essayais de me reprendre comme je le pouvais. J'essuyais inlassablement mes joues et mes yeux rougis, je reniflais bruyamment, manquant presque de m'ettoufer par moment. J'avais froid, j'étais en pleine rue déserte au beau milieu de la nuit par un froid glacial et pourtant, je m'en foutais éperdument. Qu'on me voit, qu'on me juge, de ce qui allait m'arriver... ma vie était de toute façon foutu. Je pleurais à chaude larme et rien ne semblait pouvoir me calmer.

Je devais avoir l'air minable mais, au diable les autres, au diable le monde...


_____



Cela faisait un moment que je ne rentrais plus à la maison les week-ends. Un moment également que je ne passais plus le plus clair de mon temps au téléphone avec ma mère qui s'inquiétait dix fois trop pour moi depuis mes débuts en internat. Je crois même que mon dernier contacte avec mes parents s'était limité à un basique sms pour signalé mon retour à Kobe juste après les vacances de neige d'il y a quelques semaines, c'est pour dire. Cela faisait longtemps que je feignais d'être très occupé pour les examens qui approchaient à grand pas au lieu de prendre quelques heures pour repasser chez par chez moi. Je n'habitais pourtant pas loin. A quinze ou vingt minutes à pieds tout au plus mais... d'autres raisons me faisait faire les cents pas autour de la case maison, de mauvaises pensées pleins la tête.

J'avais... J'avais l'impression de mener une double vie ces derniers temps. C'était un poids parfois tellement lourd à porter. J'avais depuis bien longtemps l'impression d'avoir perdu le soutien de ma famille. Que ce soit en ce qui concernait mes occupations, mes fréquentations, mes études, ... ce n'était jamais satisfaisant. C'était toujours tout au mieux "passable" comme la fois où mon père s'est rendu compte que j'étais ami avec le fils de son patron. C'était bien mais pas assez car je n'était pas aussi "sérieux" que lui mais que c'était déjà bien de le fréquenté. Ce n'était même pas de petites victoires. Disons plutôt que ça ressemblait à de petites déceptions au lieu de grandes échecs comme je semblais habituer mon père.

Ces derniers temps, j'étais plutôt heureux, heureux d'avoir réussi à me distinguer dans un concours externe de photographie qui promettait de m'aider dans ma carrière après l'obtention de mon diplôme. J'étais content d'être reconnu par des pairs qui partageaient la même passion que la mienne. Je me voyais avancer et ça, pour un jeune de vingt ans qui débute à peine dans la vie, vous n'imaginez pas la bulle d'oxygène que cela pouvait être mais... à peine repensais-je à ma famille qui ne partageait pas mon enthousiasme pour mes études qu'il m'arrivait de suite à manquer d'air, à ettoufer. Leur annoncer oui mais, à quoi bon ? Il ne serait jamais heureux pour moi... et ce n'était pas le seul sujet sensible qui me venait à l'esprit en disant ça.

Il y eu, malheureusement, bien un jour ou je du rentrer à la maison. J'avais des cours du début de l'année à récupérer et je voulais préparer au mieux mes examens, surtout ceux de langues vivantes et d'histoire et ayant oublié mes clés lors de mon dernier passage, je fus obligé de prévenir ma mère de mon arrivée. Moi qui pensais ne passer qu'une petite heure le temps de tout rassembler, voilà que je fut inviter par ma mère à rester tout le week-end pour je la cite "se retrouver un peu tout les trois ensemble" aïe ! Si seulement j'avais appris à mentir ces dernières années... J'avais bien essayé de baragouiner un truc mais, bien trop pris au dépourvu, je ne su me sortir de cette situation.

J'aurais dû être sincère à ce moment là. J'aurais dû m'affirmer et refuser qu'on me force la main et, peut-être que je n'en serais pas là aujourd'hui...
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Rikuo Morisada
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(#) Re: [+16] Une page qui se tourne  [+16] Une page qui se tourne EmptyMar 27 Aoû 2019 - 23:56

Rikuo Morisada
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J'avais froid, j'avais peur... J'étais térrifié. Térrifié à l'idée de ce qui allait bien pouvoir m'arriver, d'où j'allais bien pouvoir aller... Si même chez moi on me rejettais, pourrais-je réellement être en sécurité quelque part ? L'école... il était trop tard pour la rejoindre. J'allais devoir dormir dehors. Sans argent, sans téléphone portable... on ne va plus nul par de nos jours... foutu monde connecté. Il pouvait bien s'éffondrer ce monde de merdre, je n'en avait plus rien à foutre de là où j'étais... dans l'état où j'étais...

La pluie s'intensifiait, rajoutant encore plus d'ennuis à mon malheur. Les bancs du parc allaient se passer de ma présence pour ce soir. Il fallait que je m'abrite pour ne pas tomber malade maintenant... Quoi que... si la grippe ou la pneumonie pouvait m'achevée... Je crois que cela ne me dérangerais pas vraiment...


_____



L'accueil que ma mère m'avait préparée n'était pas du tout surprenant. Entre sa passion pour ses cours de cuisine et son envie de faire de n'importe quel petit évènement une fête, je me doutais qu'elle ne se contenterait pas de nous préparer une simple soirée devant la télé avec un petit plateau repas. Au lieu de ça, son annonce de la suite des évènements était comme suit, un bon repas en famille comme "au bon vieux temps" avec je ne sais combien de nouveaux plats qu'elle avait apprise avec ses amies du cours du soir tout en discutant de ma vie à l'école et de la famille pour ressouder nos liens. Génial. Certes, j'étais plutôt satisfait qu'elle se plaise à contenter l'estomac des grands mangeurs de la maison mais le reste m'enchantait un peu moins. a mes oreilles, qui disait discussions, sonnait interrogations et... Cela me plaisait moyen. Elle avait déjà interrogée tout mes amis qui avaient passés le pas de la porte et sa manie de vouloir trop en savoir me tapait sur le système sans que je n'ose réellement lui dire. Elle était gentille, trop même et je savais qu'elle n'avait pas de mauvaise pensées derrière la tête mais... Elle ne comprenait pas à quel point elle pouvait mettre mal à l'aise en agissant de la sorte. Des fois, je me demandais si ce n'étais pas des restes de son ancien travaille, quand elle était encore conseillère sociale.

En réalité, si c'était juste elle, je crois que ma vie ne serait pas aussi stressante. J'ai certes une mère très envahissante et bien trop encline à la discussion mais... Elle ne me faisait pas réellement peur. Je n'avais pas vraiment de chose à lui cacher à elle. Mais, elle n'était pas seule et, ce qu'elle apprenait, mon père l'apprenait également. C'était lui, la source de mes angoisses. Je ne doutais pas une seule seconde de l'affection que mes parents avaient l'un pour l'autre mais, il serait aberrant de ne pas avouer qu'ils étaient tout à fait l'opposé l'un de l'autre. Dans leur caractère, dans leur façon de penser, ... Peu de choses les reliaient véritablement à mes yeux. Ils étaient juste, compatible à leur manière. Une femme très positive qui parle beaucoup et s'inquiète pour sa famille et un homme plus austère, sûr de lui qui vit principalement pour son travail. J'ai, pendant de très longues années, vécu dans l'unique but d'avoir un jour son approbation. Il représentait pour moi la réussite, l'image de l'homme fort qui réussit tout ce qu'il entreprend dans la vie. Il a pendant longtemps été mon modèle et en même temps... Ma plus grande crainte. Cela fait tellement peur vous savez, de décevoir la personne que vous idolâtrez le plus et pourtant, je n'ai cessez de le faire tout au long de ma vie. Pour de petites choses. Des bagarres à l'école, des bêtises de gosses, des notes scolaires trop moyennes, ... Comme pour des choses plus graves à ses yeux comme mon refut de finir employé de bureau pour me tourner vers l'art de la photographie. Ma vie était à ses yeux une suite d'échecs. je le ressentais ainsi.

Pourtant, j'avais envie de les mêler à mon bonheur, j'avais envie qu'ils fassent partie de ma vie. Maintenant et à l'avenir...

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(#) Re: [+16] Une page qui se tourne  [+16] Une page qui se tourne EmptyLun 30 Sep 2019 - 12:49

Rikuo Morisada
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Je marchais au hasard dans les rues inondées de Kobe. Elles qui pouvaient se montrées si chaleureuses, je n'y trouvais aujourd'hui plus la moindre lueur de chaleur ou d'apaisement. Je trainais les pieds vers une direction inconnue, accompagnée par le rare bruit de quelques voitures et les éclairages de la ville. J'étais fatigué. Mes idées n'étaient plus réellement cohérentes. Là où d'autres penseraient à où aller et à quoi faire, je m'efforçais à me remémorer les bons moments, là où rien de tout ça n'avait d'importance.

Kaori... Que dirais-tu si tu me voyais ainsi toi aussi ?  Où que tu sois aujourd'hui... J'aimerais te retrouver et être prêt de toi. J'aimerais... qu'on se retrouve tout les trois à cette douce époque...

" Je veux rentrer chez moi... " murmurais-je à moi seul.

Tokushima... mes amis... c'est la première fois que vous me manquez autant...

_____

Installé sur la table basse du salon, j'avais comme qui dirait envahis les lieux. Des cahiers de note à droite et à gauche, mes fardes de l'année dernière à même le sol, je m'étais mit en tête d'étudier le plus possible pendant mon passage à la maison. Je mentirais si je disais que seul le stresse des examens me faisait agir ainsi car, dans les faits, j'utilisais surtout la technique de l'autruche pour parler le moins possible. Paraitre occupé et sérieux dans mon travail, c'était certainement l'une des rares limites que ma mère respectait malgré ses envies irrépressible de discuter. Ses seules interruptions se limitait à me proposer à boire, à m'apporter une boisson chaude par la suite et à commenter le retard de mon père où l'heure du repas.

J'avais un peu honte de réagir ainsi. Je veux dire, je voyais bien que malgré sa compréhension de la situation, ou du moins d'une partie, elle se sentait mal d'être ainsi tenue à l'écart. Cela faisait tellement de temps que je n'avais plus passé de temps à ses côtés. Certains diraient que c'est la suite logique des choses. Les enfants grandissent, prennent leurs indépendances et finissent par partir mais, bien niché dans l'internat de Kobe en la contactant de moins en moins, en lui cachant ma vie derrière de faux prétextes, par peur, j'avais l'impression de lui avoir enlever son droit à me voir grandir tel que j'étais.

Ces pensées en tête et examinant rêveusement la fumée de dégageant de mon thé chaud au coin de la table, je détourna calmement ma tête en direction de la cuisine, là où je la voyais faire la vaisselle sans faire attention à mon regard. Depuis quand les choses avaient-elle autant changée entre nous ? C'était ma mère après tout. Ma maman. Elle qui savait tout mes malheurs et toutes mes bêtises. Elle qui m'avait tant aidée durant d'innombrables années sans rien demander en retour. J'avais l'impression d'être le pire des ingrats en lui tournant le dos aujourd'hui. A elle qui attendant vaillamment au poste depuis vingt ans déjà.

" Maman ? "

D'abord l'air surprise, elle reprit de suite son sourire habituel avant de me répondre de sa voix chaleureuse.

" Oui Rikuo ? Tu veux encore du thé ? "

" Non non, je n'y ai pas encore touché. " Lui répondis-je la voix un peu rouillée avant de reprendre. " Je vais juste faire une petite pause, j'ai les méninges qui surchauffes à force de relire tout ça. " Continuais-je en refermant les cahiers devant moi. " Vu que papa à du retard... Tu n'en prendrais pas une toi aussi ? Il reste pas mal de thé et je ne boirais pas tout tout seul. " C'était une manière plutôt maladroite de lui demander de passer un peu de temps avec moi mais, à en voir sa mine attendrie, je crois qu'elle avait saisie le discret message.

" Ca nous fera du bien oui. A tout les deux. "

Elle termina de ranger ce qu'elle avait entre les mains avant de venir me rejoindre. Cela faisait longtemps que nous ne nous étions plus retrouvé ainsi, tout les deux, à parler de tout et de rien. Contrairement à mon père qui était plus dans le jugement, elle, semblait plus dans la compréhension. Malgré la désapprobation de ma famille pour ma carrière, elle était réellement heureuse pour moi quand je lui annonça ma réussite au concours de photographie. Elle s'attardait sur les détails, me demandait des précisions, ... Depuis bien longtemps, je me sentais réellement écouté. Elle riait avec moi, que cela m'avait manqué... Nos conversation dévièrent et partir dans tout les sens mais, rien que l'idée de partager un moment comme ça avec elle pendant de longues minutes me faisait sourire. Mais... ce n'était que le début de la soirée.

Maman... Je sais que tu n'as pas su quoi dire mais... Suis-je si différent maintenant que je l'étais à cet instant ?

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