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 Guide de Survie dans un nouveau lycée. [LIBRE]

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(#) Guide de Survie dans un nouveau lycée. [LIBRE]  Dim 1 Mar 2009 - 21:00

Je n’ai rien appréhendé. Ni l’avion. Ni les airs. Je n’ai peur de rien. Du moins, c’est ce que ma mère croit. Elle me câline. Trop peut-être bien. Je pense que c’est le cancer qui lui fait cette peur là. Elle pense peut-être qu’en me protégeant trop, elle empêchera la maladie de se pointer de nouveau dans mon sang. Que je pourrais enfin avoir la vie normale que toutes les petites filles de seize ans désirent. Je sais qu’elle pense comme ça. Mon père aussi. Mais c’est plus distant.

Hier, j’avais ma dernière rencontre avec docteur Wilson, mon oncologue assigné à l’institut de cancérologie Charles-Bruneau. Enfin, j’espère bien que nos chemins vont se recroiser. Quoi qu’après mur réflexion, si je le recroise, c’est que le cancer est revenue dans mes veines. Alors non, je n’ai pas envie de le revoir. Jamais!

On était assis dans le bureau blanc. Le même que celui où il m’avait appris que j’avais le cancer, que j’étais guérie, que je rechutais. Il m’annonçait un paquet de résultats médicaux positifs. Et puis après on a jasé. Lui de ses enfants qui m’enviaient de partir au Japon. Moi, de ma crainte de partir et que le cancer reviennent encore. Discours uni sens des deux bords de la table. S’en était quasiment artistique.

On riait. On pleurait. On a parlé de tout. De rien. De la pluie. Du beau temps. De bonbons. À la fin, il m’a serré dans ses bras. Les yeux pleins de larmes.


« Je suis toujours très content quand je réussi à sauver une jolie jeune fille comme toi, Bianca. »

Bon, il ne l’a pas dit exactement comme ça. Le français de mon médecin a toujours été un peu béquilleux. Mais je l’aime quand même de m’avoir dit ces mots là. En fermant la porte du bureau de Wilson, hier, j’ai senti quelque chose en moi se briser. C’est quand même étrange comme impression. Comme si j’aurais brisé un lien et que cela m’aurait soulagé. J’aurais enlevé la perruque blonde que je portais et j’aurais couru dans les corridors. Juste pour m’étourdir et pour faire rire.

Je n’ai pas pu m’en empêcher. En attendant que mes parents m’appellent pour me dire de descendre, j’ai marché jusqu’à l’aile des adolescents. J’ai recroisé Maria, dans la chambre habituelle. Il y avait aussi des petits nouveaux. Plus jeune que moi. La section oncologie, tout le monde se connaît. Tout le monde y revient pour prendre des nouvelles de nos amis. Parfois, on se fait annoncer de mauvaises nouvelles. Heureusement, il n’y en avait pas. On se sent tout bousillé quand c’est le cas, parce que l’on sait que l’on aurait pu être à sa place.

Après j’ai continué de marcher. Jusqu’à ce que j’arrive à la partie des enfants. Je ne sais par pourquoi. Mais je suis aller jouer avec eux. Avec ses enfants de trois, quatre, cinq ans qui mènent sans le savoir le combat le plus dur de leur vie. J’étais en train de lire une histoire quand j’ai senti mon cellulaire vibré dans ma poche. Je n’ai pas répondu. Parce que j’étais bien, assise sur une petite chaise rose devant un véritable auditoire avec un livre pour enfants que je mimais.

Je sais que j’ai inquiété mes parents. Mais je pense qu’ils savaient où j’étais. J’ai toujours trouvé refuge dans cette salle quand on m’annonçait une rechute quand ma condition se détériorait, mais pas assez pour que je devienne dangereuse pour eux. Je ne sais pas. Il y a toujours eu quelque chose de rassurant dans la présence des enfants autour de moi. J’ai fini mon histoire. J’avais un peu… beaucoup en fait, sorti du cadre de l’histoire… Non, dans Cendrillon, il n’y a pas de dragon, par de chevalier avec une belle cape qui vient secourir une princesse. Mais ma mère riait quand elle a réussit à m’arracher aux enfants.

Elle a conduit jusqu’à la maison. Et m’a conseillé d’aller dormir. Il y avait quand même douze heures d’avion qui nous attendaient, toute la famille, aujourd’hui. Le départ de l’aéroport de Montréal se faisait à cinq heures du matin. Fallait donc partir du village à trois heures du matin. J’ai dormi comme une bûche. Ma perruque reposait dans une boite. En fait, ma chambre était vide. Sauf un ensemble pour le lendemain. Rassurant n’est ce pas? À deux heures, mon père est venu me réveiller doucement. Comme s’il avait peur de me briser en me touchant.

Je l’ai regardé longuement. Il avait vieillit depuis le début de ma maladie. Le stress avait laissé de légère marque dans sa peau, un début de ride. La vieillesse et la sagesse commencent à s’imprimer dans sa peau. Ça lui va bien. J’ai souri et lui aie demander s’il était déjà l’heure. Il a hoché la tête et est parti de ma chambre. J’ai fixé les murs roses de la chambre qui a bercé mon enfance, avec la grande muraille que ma mère avait fait peindre avec un château à l’horizon.

Je jouais doucement dans mes cheveux. Enfin. Ce qui commence à ressembler aux cheveux d’un bébé naissance qui pousse doucement sur ma tête en ce moment. Trois mois après l’arrêt de la chimio, j’ai tout juste deux centimètres de cheveux tendant légèrement vers le noir. C’est étrange comme sentiment. J’ai commencé à m’habiller. Un chandail col roulé vert pomme produit au québec. Un pantalon cargo dans les teintes classiques de l’armée. Une paire de talon haut rose bonbon.

J’ai par la suite fixé mes cheveux d’occasion. J’ai pris la perruque brune, celle qui est coupé à la BCBG et qui est toujours toutes douce. Je suis comme toutes les filles. Je passe des heures à faire attention à mes cheveux. C’est juste que moi, le soir, je les range dans une grande boîte et qu’ils peuvent changer à volonté de coupe. C’est cool quand même quand on y pense. Je me suis maquillé légèrement. Un peu de mascara. Du gloss rose pâle. Je me suis tracé des sourcils et j’ai descendu rejoindre mes frères dans l’automobile.

Entre mon village et Montréal, mon père a conduit. Mes frères et ma mère dormaient. Moi, je parlais avec lui. En fait, le terme exact serait il parlait et je l’écoutais en sirotant doucement un jus d’orange en tentant de ne pas m’endormir. Mais je pense que, même si je l’aurais désiré, j’en aurais été incapable. J’étais morte de fatigue, mais excitée comme peu de personne ne peut l’être. J’avais enfin avoir mon baptême de l’air. Voyager avait toujours été mon rêve.

On a fini par arriver. Il y avait des tonnes et des tonnes de gens. Des gens qui en attendaient d’autres. Des gens qui se préparaient à partir. Certains qui somnolaient en attendant que leur vol soit annoncé. J’avais l’air d’une enfant à qui on offrait le monde sur un plateau. N’était-ce pas le cas? J’ai adoré prendre l’avion jusqu’à Vancouver. Puis prendre l’avion jusqu’à l’aéroport de Tokyo. C’était si formidable. On se sent planer au dessus de tout. Maman, elle avait peur. Peur que l’on s’écrase. Peur que l’on n’arrive pas à destination. Peur que l’on aie pas d’appartement. Papa la rassurait. Et moi, je rigolais avec mes frères en écoutant un film sur l’écran de notre siège.

L’avion s’est posé. Et on a récupéré nos bagages. Les meubles et tout ça, ils allaient arriver plus tard. Pour l’instant, Papa et Maman dormiraient à l’hôtel. Xav, Fred, Gaby et moi, nous sommes inscrit dans un pensionnat. Alors nous dormirons sur place. Peu n’importe. Ça, j’avoue que ça me fait peur. D’être en pensionnat. J’ai peur que ça brise l’amitié que j’ai avec mes frère et que l’on se perde de vue parce qu’il y a les autres. Parce que ce n’est plus comme à la maison. J’ai la chance extraordinaire d’avoir trois grands frères détestables mais si adorables à la fois. J’ai aussi la chance d’être soudé avec eux. Si le fait d’être en pensionnat brise quelque chose entre nous, je pense que ça briserait aussi une partie de ma bonne humeur dite contagieuse.

Dans l’automobile, payée par la compagnie de papa, ça avait l’air d’une grande fête. Bon, mini fourgonnette décrirait mieux le véhicule acheté par SNC. La valise était pleine à craquer par la valise de maman, celle de papa, celle de Xavier, celle de Fred, celle de Gaby, la mienne et ma boite de perruque. Xavier avait sorti sa guitare sèche et il jouait pour couvrir le silence à côté de moi. Maman et moi, nous chantions. Beau Dommage, Harmonium, Kaïn, Mes Aïeux, n’importe quoi. Tant que ça vienne du Québec. En arrière les jumeaux parlaient. Ils manigançaient un mauvais coup, encore. Timidement. Mais ce n’est pas grave, il faut leur pardonner. Ils sont si extraordinaires. Papa a stationné la voiture devant les grandes grilles d’un pensionnat.


« Hey, le musicien! Range ta guitare… On est arrivé. »

J’ai souri et j’ai contemplé l’immense bâtisse et les gens par centaines sur la pelouse verte. J’ai replacé nerveusement ma perruque. Maman a rigolé comme Xavier qui a murmuré en me serrant la main :

« Tu es parfaite chouette… Écoute si tu n’étais pas ma sœur et que je ne serais pas aux hommes, je pense que je sortirais avec toi. »

J’ai pouffé de rire, en lançant à Xavier ce regard complice. Toute la famille est sortie du véhicule. Maman donna des numéros de chambres. Papa se chargeait des valises. Les jumeaux avaient hérité de la même chambre. Xavier d’une chambre aux partenaires inconnus. Mais ça ne me le dérangeait pas. Mes frères étaient déjà parti quand ma mère me remis ma chambre. Numéro 18. Elle m’a longuement serré dans ses bras et m’a dit de faire attention un milliard de fois. De ne pas oublier de suivre ma diète à la lettre. De l’appeler à tous les soirs. Et puis ça a été à Papa de continuer à me harceler, comme quoi ma valise était trop lourde et que j’avais quand même une boite en plus que mes frères.

« Est-ce que tu veux que je t’aide ma chouette? »
« Non papa… Je suis une grande fille… »
« Fait attention à toi! »

Rajouta ma mère avant de recommencer et elle me parla que si jamais un seul symptôme de cancer se manifestait à nouveau, il fallait que j’aille à l’infirmerie et que blablabla. Moi, je n’avais pas la tête à me faire parler de prise de médoc, d’anémie, de cancer. J’avais une nouvelle vie qui m’attendait derrière les grilles d’un pensionnat. Juste pour m’humilier d’avantage après que j’ai complété une de ses phrases, ma mère m’embrassa sur la tête et je soupirai longuement. Mon père me souhaita bonne chance et je me tournai vers le pensionnat.

Traînant ma valise bleue sur roulette, je fis plusieurs pas et franchit la grille en fermant les yeux. Il y avait tant de gens. Des tonnes et des tonnes de gens. Pas moyen d’apercevoir mes frères. J’étais juste là dans la foule. Avec mon air perdu. J’aurais peint la foule. Je me suis retournée et j’ai souri à mes parents qui attendaient visiblement que je sois hors de vue pour partir. J’ai marché vers l’école tenant ma boîte avec un sourire gêné. Ma valise faisait un petit bruit en roulant par terre.

Quelqu’un a du voir que j’étais perdue. Il a du remarqué la jeune fille à l’allure pas du tout japonais qui portait un chandail vert pomme, un pantalon cargo à l’image de l’armée canadienne, des talons haut de deux pouce rose bonbon, un chapeau bleu posé sur sa tête. Parce qu’une gentille voix m’a demandé :


« Bonjour, tu as besoin d’aide? »

C’est alors que je me suis retourné pour apercevoir...


Dernière édition par Bianca Ducharme le Lun 2 Mar 2009 - 3:42, édité 1 fois
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(#) Re: Guide de Survie dans un nouveau lycée. [LIBRE]  Lun 2 Mar 2009 - 1:54

L'avion n'avait pas été un problème si ça n'est qu'il m'avait assomé et décalée complètement! L'emménagement avait été rapide et le jour d ela rentrée pour moi vint rapidement... Trop rapidement à mon goût mais j'en vis vite les avantages!

Le matin de ma "rentrée" à Kobe, ma mère voulait m'y accompagner à tout pris. Je ne la voulais pas avec moi. Je savais me débrouiller! J'avais 17 ans maintenant, je ne connaissais pas les lieux mais je n'étais pas associale au point de ne pas savoir demander où se trouvait ma chambre! Je ne vois pas pourquoi je m'étonne. Ma mère a toujours était de ce genre de maman qui s'inquiète à la moindre égratignure et moi de ce genre qui en rajoutait juste pour la faire flipper encore plus! Je gratte mes croutes, fais expré de montrer le sang en refusant d'aller chez le docteur! Une sadique nait qu'elle dit ma mère!!

Je me fais pas mal exprès quand même, je sais m'arrêter... Bref, là c'est la rentrée dans l'école qui est un peu le dernier recours alors je ne veux pas ma mère à mes basques! Na! Je lui ai dit que tout allé bien se passer, qu'un jour peut être elle pourrait m'y accompagner histoire de voir comment s'était mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui je veux être seule avec mes gros sacs et amménager ma chambre comme j'en ai envie! Je ne la veux pas derrière à me dire "ah non, mais plutôt ça là, et ça ici" pas question!

J'ai pris mon skateboard, ai agencé la planche pour que tout mes sacs tiennent dessus avec quelques ficelles et hop! Après avoir enfiler mes rollers, suis parti pour Kobe! Pensionnat! Yes! Plus ma mère dans les pattes tous les jours! Que le week end... On oublie ce détail.

Avant de partir, j'ai eu biensur droit au fameux "n'oublie pas tes protections!!". Je n'aimais pas qu'elle me dise ça. J'avais l'impression qu'elle me parlait d'autre chose... Mouais, elle devait certainement le penser loin dans son crane de mère qui croyait que sa fille était et allé rester pure jusqu'au mariage. Tsss!

Je m'avançais vite, le plan dépassant de la poche de mon short. Ouais, j'avais mis un short en jean avec un collant noir dessous et un tshirt à manches longues de couleur nacré. J'aime plaire alors... Les shorts plaisaient beaucoup aux garçons aux States... Peut être qu'il y a des américains ici aussi, qui sait~ Je reconnus le batiment de suite! Je passais par le portail, manquant de me faire écraser par une voiture qui n'avait manifestement pas l'envie de bouger tant que quelque chose ne se passait pas dans le pensionnat. Quoi? Je ne le savais pas mais bon...

Je ne santais pas le poids de mes valises à roulettes improvisées mais ça n'avait pas l'air d'être le cas de la jeune fille qui marchait devant moi. Je décidais de m'arrêter et ainsi arriver au premier contact à Kobe. Je freinais délicatement derrière elle, pour ne pas l'effrayer, et me retrouva face à un chandail vert, un pantalon cargo, des talons hauts et féminin de couleur rose et un chapeau bleu. Je ne pensais pas qu'elle était japonaise. je devais certainement avoir raison! Je pris mon ton le plus doux et posa doucement ma main sur son épaule.


- Bonjour, tu as besoin d’aide? dis je en souriant avant qu'elle ne se tourne vers moi.

Avec mes rollers, je devais bien faire une ou deux têtes de plus qu'elle!
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(#) Re: Guide de Survie dans un nouveau lycée. [LIBRE]  Lun 2 Mar 2009 - 6:05

Personnellement, l'orientation n'a jamais été mon fort, c'est un des très nombreux points qui me fait ressembler à ma mère. Xavier, Marie et moi, on a un sens de l'orientation qui se chiffre dans le négatif. À un point tel que Xavier qui avait l'age d'avoir le permis de conduire a préféré prendre la passe de bus et mémoriser par coeur le trajet entre notre petit bled et Maisonneuve. Papa était un peu déçu. Après tout, Frédérick savait déjà conduire et puis il n'avait que dix-sept.

J'étais donc sur le trajet d'un pensionnat et derrière moi s'était refermé deux lourdes portes en fer. Un chemin du retour, certes. Mais voulais-je réellement le faire. Ici, dans cette école, Kobe High School, j'aurais une vie loin du cancer. Je pourrais me dire que rien ni personne ne peut m'arrêter. Qu'ici, je peux rêver et exister. Sentir mon coeur qui bat dans ma poitrine. Ici, c'était une renaissance pour moi. Je pourrais aller courir sous la pluie sans soulier si cela me chantait, dancer et hurler à tue-tête. Rien ni personne ne serait là pour m'arrêter, me rammener à la dure réalité de la vie de la jeune survivante du cancer qui n'avait rien de mieux à faire que prêter attention à tout ce qui l'entourait afin d'éviter une rechute.

Mais bon, n'allez pas croire que parce que j'avais plus de liberté j'allais en abuser. J'avais quand même passé près de quatre ans dans un hôpital à recevoir traitement de chimiothérapie, radiothérapie et même greffe de moelle osseuse et je sortais quand même énormément terrorrisée par cet expérience. Certes, vivre avec le cancer, c'est apprivoiser la peur et la mort. Apprendre à vivre dans sa tête plutôt que de le faire en vrai. Mais il fallait que je tire un trait sur cette expérience.

J'avancais à taton. Effrayée parce que ma boite de perruques bien que légère me camoufflait la vue. Ainsi, j'aurais très bien pu m'écrasser contre un arbre et le résultat aurait pu être plutôt catastrophique.

Imaginez un instant la réputation que j'aurais eut si j'aurais percuté un arbre et que ma perruque et mon chapeau auraient tomber sur le sol. On aurait découvert mon crâne recouvert d'un minuscule duvet de quelques centimètres de longs noirs. Je connaissais le genre de réaction d'attendrissement qui suivait normalement.

Ce n'était pas que j'avais la pitié en horreur. Mais cela aurait pu être un bon synonyme de ma situation. Trop de fois, on prenait avec des pincettes les gens qui souffraient ou qui avaient souffert du cancer. Moi, j'y avais survécu et dans ma mentalité, le cancer faisait déjà parti d'un passé fort fort lontain et plus jamais rien ni personne ne me ramenerait à l'hôpital pour que l'on me traite de la même leucémie. Non... j'avais une vie à vie. Un but à atteindre. Tout laissé derrière moi pour recommencer comme si rien n'était jamais arriver. "I have a dream."

Une main se posa sur mon épaule et je sursauta en échappant ma boîte de perruque qui se répercuta par terre. Je flippais à un rien et j'avais surtout archi peur de revoir mon cauchemar revenir sous la forme d'une plaque là ou la main s'était appuyée sur mon épaule. L'habitude du cancer. Je finirais par m'y habituer à vivre sans. Je ramassa ma boite en regardant la fille. J'étais minuscule face à elle et sa main aurait pu facilement faire le tour de mon poignet. J'étais si mince, trait que ma maladie m'avait laissé. Avex mes yeux rieur, je la regarda gentillement.


- Un peu d'aide ne serait pas trop un problème... Ca m'avantagerais beaucoup.

Murmurait-je nerveusement en la regardant avec un petit sourire en rougissant légèrement.
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(#) Re: Guide de Survie dans un nouveau lycée. [LIBRE]  Lun 2 Mar 2009 - 11:58

Malgrè mon voeu de ne pas la surprendre, je crois que je l'ai quand même effrayé. Ca c'est à force de traîner avec des garçons sans arrêt! A ce qu'il paraît je suis une brute! Non, j'y suis quand même pas allé fort sur ce coup là, j'ai été gentille. Elle en a quand même fait tomber sa boite qui ne semble pas bien lourde. J'aurais pu l'aider à la ramasser mais non seulement je n'en ai pas eu le temps mais en plus, je me serais fait une hernie de me pencher aussi bas avec des rollers au pied! Elle la ramasse en me scrutant, pour ne pas l'effrayer d'avantage, je garde mon doux sourire. En fait, ça n'était pas à cause des rollers que je la trouvais plus petite, elle l'était réellement. Moi qui étais toujours la plus petite aux States à côtés de ces grands mecs! Ca me change au moins! La gamine me regarde avec des yeux ridés par son sourire. Elle a l'air gentille.

- Un peu d'aide ne serait pas trop un problème... Ca m'avantagerais beaucoup.

Alors qu'elle me répond, je vois que ses joues prennent une couleur très rouge et sa voix était timide et douce. Elle sourit tout de même mais je sais qu'elle est nouvelle comme moi vu tout ses sacs. En fait, c'est aussi simple de sympatiser avec des filles qu'avec des gars. Surprenant. Je ne me savais pas si sociable...

- Si tu veux profiter de mes roulettes, tu n'as qu'à poser les sacs trop lourds dessus et je les attacherais! dis je énergiquement en mettant mon skateboard à notre hauteur. Au fait, je m'appelle Jin, et toi tu es?

*Waw du calme Jin. Tu lui donnes trop d'informations à la fois! Ce que tu peux être speed ma pauvre fille... *

Je lui souris à nouveau gentillement tandis que mes pieds me démangent. J'ai envie de bouger. Eh oui! Je suis une hyperactive! Je n'aime pas rester à ne rien faire! C'est pour ça que moi les cours... Bref! On est pas là pour parler de mon niveau scolaire hein? Je sais rester calme tout de même mais à ce qu'il paraît, je suis stressante en classe. J'ai toujours ma jambe qui bouge contre la chaise, ce genre de chose. C'est plus fort que moi >< C'est une manie. Je ne sais pas trop si c'est pire ou mieux que de se ronger les ongles?... Mouais...
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(#) Re: Guide de Survie dans un nouveau lycée. [LIBRE]  Jeu 5 Mar 2009 - 19:25

Je me considère encore comme une cancéreuse malgré les apparences. Parce que j'ai encore tout mes tics que j'ai développer à cause du cancer. Mon stress dès qu'une main s'appuie sur moi, ma taille, mes cheveux. C'est tout plein de petit trucs que l'on trouve normaux d'avoir lorsque l'on est "normal" mais j'ai eu le cancer et depuis, je ne suis plus normal parce que quelque chose c'est brisé en moi. Comme quand j'ai dit au revoir à Watson et à Maria.

Ca parait plus simple que ce l'est de tourner la page et de recommencer à zéro. J'ai impression d'avoir abandonner des gens qui ont toujours été là pour moi. Et cette idée est dévorante. Obsédente. Personne ne peut comprendre. Pas même Xavier qui a toujours été proche de moi lors des rechutes et des moments ou la mort m'avait frôlé. Il m'avait vu souffrir mais il n'avait pas souffert comme moi. La jeune femme se présenta et je lui souris.


- Mes sacs ne sont pas lourds... C'est juste que la boîte est grosse et qu'elle me cache la vue et que j'ai pas trop envie de me peter la gueule dans un quelconque objet qui pourrait se dresser dans mon chemin et que je percécuterais... et que...


Décidément, j'avais écouté beaucoup trop de film ou l'héroine pouvait se ridiculiser avant de se faire accepter par les autres. Je sais que j'ai probablement l'air ridicule à parler super vite pour étouffer ma peur. Je retiens doucement un baillement. Il y avait plus de douze heures que j'était debout et au Québec il était huit heure du soir. Normalement, je serais en train de me préparer à aller me coucher. Je baille finalement en lui répondant en rougissant encore plus.


- Enchanté Jin. Moi, c'est Bianca...


Je me sentais réellement idiote d'être fatiguée. J'avais été faite comme cela. On m'avais conditionné à dormir de manière régulière... je me sentais idiote.


Je rongeai nerveusement l'ongle de mon pouce gauche pour ne pas m'endormir. Je me sentais horriblement idiote. Parce qu'une partie de mon cerveau venait de se mettre sur le off. J'avais donc de la misère à comprendre ce que la jeune femme disait en japonais et une partie de moi aurait eut envie de lui parler en francais et en anglais parce que la traducnion du français dans lequel je pensais au Japonnais dans lequel je parlais était énormément trop difficile à faire quand nous ne vision que notre oreiller.
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(#) Re: Guide de Survie dans un nouveau lycée. [LIBRE]  Jeu 12 Mar 2009 - 14:06

La jeune fille paraissait fragile... Mais je ne voulais pas lui faire comprendre que je le savais. Elle devait savoir elle même qu'elle paraissait comme ça mais les gens comme ça en général veulent juste être comme les autres alors, j'allais la traîter comme telle. Je voulais bien être son amie. Elle m'avait l'air sympathique. De plus, je ne crois pas avoir déjà été amie avec des filles si... Féminine. Cette pensée me fit légèrement sourire. J'étais quand même féminine mais pas au même niveau qu'elle. Je ne portais que rarement des jupes ou autres robes... La plupart du temps, s'était juste pour faire plaisir à mon copain (quand j'en avais un) donc bon...

Je ne pense pas que ma compagnie la gênait plus que ça non plus. Elle avait l'air contente que je lui propose mon aide. Même si je ne savais pas trop ce que je devais faire finalement, suite à sa réponse qu'elle me dit en me rendant mon sourire...:


- Mes sacs ne sont pas lourds... C'est juste que la boîte est grosse et qu'elle me cache la vue et que j'ai pas trop envie de me peter la gueule dans un quelconque objet qui pourrait se dresser dans mon chemin et que je percécuterais... et que...

Mmmm... Donc, la boîte était encombrante. Oui. Ca se voyait. La pauvre faisait encore plus petite derrière sa boite plus grosse qu'elle! Elle devait être timide... Bon, je me suis tout de même décidé à prendre les autres sacs comme je supposais qu'elle ne voulait pas spécialement que je lui porte son énorme boite. Je me suis dis que comme ça elle pourrait se concentrer sur son encombrante boite plutôt que sur tout ses autres sacs... Je voulais lui porter mon aide quoi! On a tous besoin d'aide dans ce monde de fous! Elle étouffa un léger baillement. Elle n'étais pas d'ici je pense. Ca se voyait... Elle devait être fatiguée par le voyage comme je l'avais été les premiers jours. Finalement, son baillement ne resta pas longtemps en retenu et sortit bien présent de sa bouche la faisant rougir d'avantage. Je lui souris pour lui montrer que cela ne me dérangeait pas et l'écouta se présenter.

- Enchanté Jin. Moi, c'est Bianca...

Bianca. Définitivement pas japonaise la jeune fille! Elle était donc comme moi. Bon, je ne savais pas de quelle origine elle était vraiment, mais nous avions déjà deux points en commun... Non! Trois! Nous étions des filles. Nous venions d'arriver. Et nous ne venions pas d'ici (même si je devais certainement avoir plus d'origine japonaise qu'elle). Je la vis se ronger l'ongle. La rendais je nerveuse?.... Bon, j'allais lui parler pour la rassurer.

- Heureuse de te connaître Bianca. Tu es de quelle origine? lui demandais je alors que nous recommencions à avancer, elle avec sa grosse boite et moi avec le reste de nos valises à toutes les deux.

Nous nous dirigions vers le batiment que je redoutais et ne connaissais pas. Mais cela me rassurais d'avoir Bianca avec moi... Elle ne le connaissais pas d'avantage normalement. Au moins je ne me sentais pas seule et aider quelqu'un par la même occasion ne faisait pas de mal!
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