Partagez | 
 

 Remise en question [PV les colocataires]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité
« Invité »
(#) Remise en question [PV les colocataires]  Ven 20 Mar 2009 - 22:35

15 février. Le jour se lève comme à son habitude sur Kobe. Comme d'habitude, un bruit strident résonne de façon continue dans une des chambres de l'appartement. Celle de Sakura. Son réveil lui dit, comme d'habitude, de se réveiller, se lever, mais en vînt. La jeune femme avait déjà les yeux grands ouverts, fixé sur la fenêtre. Le réveil continuait de crier, hurlant de plus en plus fort, souhaitant la faire réagir mais, en vînt. Elle ne bougerait, elle n'entendait plus rien, ne voyait rien. Ses yeux, d'habitude brillants, à force de pleurer, étaient désormais rougeâtre et secs. Sur son visage, de longs traits noirs traversaient ses joues pâles et la nuit passée à observer les ombres, avait peint sous ses yeux, l'ombre de ses erreurs, ses tourments, son désespoir.

Pourquoi était-elle dans cet état ? Tout s'était passé la veille, lors de la St Valentin. L'évènement de la veille n'avait pas seulement frustrée la femme amoureuse, mais également choqué l'infirmière qui était en elle, la faisant douter grandement de ses compétences jusqu'à son existence même. La jeune fille serait-elle encore vivante, si une infirmière plus compétente avait à sa place ? Si elle avait été plus à l'écoute des élèves, de cette fille, qui était déjà venu une fois dans son infirmerie, en pleine santé. . . vivante. . . joyeuse. Était-ce seulement un masque ? Elle en était sure et elle l'avait tuée.

Elle était dorénavant une meurtrière. Plus jamais elle ne prendrait le risque de tuer une troisième personne. Elle resterait donc ici, dans sa chambre, recroquevillée dans son lit, sans faire un geste, sans un bruit, laissant le son strident du réveil résonner dans la pièce.



[HRP: ça serait bien si Hikaru postait avant histoire d'appeler Kenshi, je doute que Saku l'appelle vu son état ^^']
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Remise en question [PV les colocataires]  Lun 23 Mar 2009 - 22:46

Le matin... D'ordinaire cette partie de la journée ne posait pas de problème à notre jeune homme sauf bien sur si il et malade ou prit dune furieuse envie de grasse matinée encore que il n'aime pas toujours rester à ne rien faire. Mais ce matin n'était pas comme les autres, quelque chose de différent flottait dans l'air et il semblait qu'une atmosphère pesante avait dès lors prit place, lui qui est d'ordinaire joyeux et d'un grand optimisme même parfois trop ne l'était pas aujourd'hui non bien au contraire ses yeux ternes ainsi que les grands cernes présents sous ses yeux en disaient longs sur son humeur. Il faut avouer que la veille ne fut pas une journée joyeuse ou du moins vers la fin car elle avait parfaitement bien, elle s'annonçait merveilleuse car il avait inviter une femme qui occupait beaucoup ses pensées au fameux bal de le saint Valentin organiser dans le lycée et il devait bien être nerveux comme un lycéen à son bal de promo ce qui était ironique car il n'avait pas vraiment passer sa jeunesse dans l'école. Donc ils étaient tout deux en train de danser et le professeur avait soigner leurs soirée pour que tout soit parfait et cela semblait ravir la jeune demoiselle qui était comblée par toutes ces attentions et ne savait pas quoi dire alors se contentait de suivre le mouvement. Et vint le moment le plus angoissant, celui où il avait décider de lui dire ce qu'il ressentait pour elle et a peine eut-il le temps de prononcer les quelques mots qui font le bonheur d'une femme qu'une urgence débarqua dans la salle sous la forme d'une élève portant une de ses camarades ensanglantée et visiblement victime d'une tentative de suicide qui finira par la suite par le décès de cette dernière. Sa cavalière qui se trouvait être l'infirmière en charge de l'établissement scolaire avait immédiatement pris ses responsabilités et s'était occupée d'elle, peu après Hikaru l'avait suivit pour lui porter assistance mais hélas leurs efforts conjoins n'avaient put vaincre la mort et une vie innocente partie cette nuit là.

Il se leva donc difficilement tiraillé entre l'envie de pleurer la disparition d'une élève qui était surement quelqu'un de bien et le désire de rester fort en respect des promesses qu'il s'était fait jadis, il marcha lentement vers la porte de sa chambre et l'ouvrit pour passer dans le couloir et se diriger vers la cuisine et essayer de manger un quelque chose mais il fut stopper en passant devant la chambre de sa co-locataire par un bruit familier pour une chambre mais qui pourtant sonnait différemment cette fois ci, il pouvait entendre distinctement un réveil hurler une musique à travers ses enceintes destinés à permettre le réveil de son propriétaire mais d'une les chansons qui passaient ne ressemblaient pas du tout à la jeune femme et de deux elle ne s'arrêtaient pas alors il se décida à entrer mais auparavant frappa par politesse. Se doutant de l'état de l'infirmière il patienta quelques secondes avant d'entrer pour ne pas la déranger et ce qu'il vit le cloua presque sur place, elle qui était d'habitude si souriante semblait avoir perdue la joie de vivre qui était toujours présente au fond d'elle et qui pétillait dans ses yeux. Son cœur se serra de douleur en voyant que la femme qu'il aimait dans un le état de tristesse et de désespoir, il avait entendu dire qu'elle avait déjà perdue un autre élève et il ne pouvait que comprendre quelles souffrances elle traversait car lui aussi a connut cela, il a vu un de ses proches rendre son dernier souffle dans ses bras sans avoir put le sauver. Sans un mot il s'approcha d'elle et s'assit à ses côtés, il mit une main sur son épaule pour marquer sa présence et son soutien auprès d'elle, elle ne sembla pas tout de suite le remarquer mais doucement elle bougea sa main de façon presque imperceptible pour une personne ne faisant pas partie de ses proches mais lui arrivait à décrypter chacun de ses mouvements et devinait la pensée qui les avaient engendrés. Il eut un faible sourir et serra sa main dans la sienne et retint des larmes qui désiraient sortir mais il se dit que pour elle il devait être fort, pour le moment il ne pouvait faire guère plus et pensa que si tous ses amis seraient présents à ses côtés cela pourrait surement l'aider et sans quitter l'infirmière il appela ses autres co-locataires en leur expliquant ce qui se passait.


( bon ben ca devrait aller y manque plus que les autres^^ )
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Remise en question [PV les colocataires]  Sam 11 Avr 2009 - 16:34

Le réveil sonna encore et encore, tarissant les tympans du professeur jusqu'à l'en irriter l'âme. Il frappa d'un coup sec sur l'objet et reprit aussitôt contact avec Morphée... Mais avec stupeur, ce cher Naganori ouvrit de nouveau l'œil quelques minutes plus tard en compagnie d'une charmante mélodie lui tintant les oreilles. Alors excédé, son poing jaillit de dessous le drap froissé et cette fois le réveil rendit l'âme. Il ne fut pas pour autant épargné du son qui depuis lors l'obsédait et l'enflammait d'une colère folle. Parce que sa journée ne consistait qu'au repos, il avait hélas la veille activer machinalement les senseurs qui lui permettaient de se dénouer normalement du lit le lendemain. Or, cette fois-ci, ce fut par pure erreur qu'il en fit l'action et croyait de ce fait être en tort.
Le sommeil restait en tout pour tout une affaire sacrée chez le scientifique, un sorte de phase fusionnelle à laquelle il avait du mal à se détacher, encore plus lorsque la journée annoncée n'avait aucunement besoin d'être relevée. Quelques réflexions, brèves mais efficaces, lui rendirent compte que ce ne pouvait être son réveil l'accusé de ces investigations. Arrivé alors à ces constatations bénignes, il était clair comme de l'eau de roche que quelque chose n'allait pas et que ce quelque chose ne provenait pas de sa chambre. Dans un élan de précipitation, Naganori s'habilla sans trop faire attention avec quoi, son pressentiment ne lui permettait pas de s'attarder sur les détails.

Il sortit de sa chambre et vit son ami Hikaru, l'air vide, d'une mine bien triste et si inhabituel de la part du personnage qu'il en intrigua le scientifique. Il faut dire que la soirée de la saint Valentin du brave ne s'était pas déroulé dans l'enceinte de l'établissement où eut résidé une fameuse fête pour l'occasion. Non, les fêtes n'avaient jamais rythmé sa vie et son quotidien pour lui n'en sera jamais de la sorte. Donc, rien ni personne depuis lors ne lui avisa de la tragédie pourtant grave que Kobe High School porta dans ses locaux.
Ce fut auprès du dépité Nabeshi, presque effondré face à l'état de Sakura, qu'il put enfin être mis au courant. Bien déplaisant d'apprendre une si conséquente chose, ses vœux de compassion se tournaient alors tout entiers vers sa colocataire et chère amie qui apparemment n'avait plus la force de persévérer après avoir vécu le drame, hélas impuissante.
Comment pourrait-on être insensible face à une si grande et légitime peine ? Naganori ne le pouvait pas en tout cas. Il regrettait de voir une collègue ans cet état, son empathie se révélait trop intense pour la laisser ainsi sans pouvoir agir. Bien sûr, et il le savait, son réconfort ne garantira certainement pas une solution à cette situation si ce n'est un meilleur soutien mais il connaissait bien une personne qui pourrait en découdre autrement.

Kenshi, sa compagne depuis quelques mois déjà, savait adopter une approche plus concrète dans ce genre de cas. Le professeur disposa quelques minutes d'Hikaru pour alors trouver la concernée. Il la trouva dans sa chambre, lieu quoi de plus banal un matin, et s'approcha d'elle. Le baiser qu'il lui décerna annonçait son bonjour, ses paroles moins chaleureuses portaient le message de chagrin qui résidait dans l'appartement.


"Quelqu'un est mort hier soir, notre colocataire n'a pu rien faire et est désormais dans la détresse la plus totale. Je pensais que ta compagnie, en plus d'être féminine, pourrait lui redonner des couleurs."

L'homme avait été direct dans ses dires, aucune formule d'atténuation ni autre allusion, seulement la considération de ses analyses. C'était un probable tourment provoqué par toute cette agitation émotive qui lui causa même l'oubli de tant de choses, à commencer par sa propre stabilité mentale de coutume légendaire. Toujours sans regret ni tristesse, il venait de démontrer qu'il n'était pas sans faille au vu des pires moments qu'il pouvait rencontrer. Mais pis encore que sa propre personne, il haïssait plus que tout de voir un proche subir les méandres de cette douleur...
Voila qu'il attendit une réaction quelconque de sa moitié, sachant qu'il irait coûte que coûte trouver un remède à ce néfaste songe qu'est la peine si cette dernière ne pouvait faire quoique ce soit dans ce sens.


[Désolé du temps de réponse, quelques engagements autre part n.n'. En tout cas, continuez de faire avancer le topic sans moi, je ne suis pas certain de pouvoir encore assurer de répondre à mon grand regret.]
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Remise en question [PV les colocataires]  Lun 13 Avr 2009 - 0:16

Une grasse matinée. Voilà ce à quoi pensait Kenshi ce matin là, quand elle se réveilla pour la première fois de la journée. 'Trop tôt pour se lever' pensa t-elle en se retournant pour se rendormir. Tandis qu'elle replongeait dans son sommeil bien mérité, espérant récupérer le fil de son magnifique rêve, elle fut réveillée par l'entrée de quelqu'un dans sa chambre. Elle le reconnu à son parfum et esquissa un sourire, tout en gardant les yeux fermés, bien décidée à savourer la façon dont il la réveillerait. Naganori s'approcha d'elle, pensant surement qu'elle dormait toujours, et l'embrassa en guise de 'bonjour'. Ouvrant les yeux, même si dans sa situation, c'était un peu inutile, la jeune femme se tourna complètement vers lui et l'écouta tandis qu'il engageait la conversation. Quelqu'un était mort. Bonjour la discussion dès le matin, surtout un lendemain de St Valentin. Outre le fait qu'elle ignorait que quelqu'un était mort, vu que cela semblait s'être passé la veille, au bal de la St Valentin où elle n'était pas allée, il semblait aussi que l'infirmière, et donc leur colocataire s'y trouvait, et qu'elle se sentait responsable.

La jeune femme se releva alors et s'assit dans son lit, se demandant quoi faire. Apparemment, l'infirmière avait besoin d'elle, enfin, surtout d'une présence, de quelqu'un à qui parler. Et apparemment, Kenshi était la seule compétente dans ce domaine. Doucement, elle repoussa alors les couvertures et se leva du lit. Esquissant un léger sourire, elle posa sa main sur la nuque du jeune homme, et se pencha pour déposer un baiser sur sa joue.

"Ne t'inquiètes pas. Le fait d'être au courant et de tout faire pour elle l'aide déjà un peu."

Se redressant, elle se dirigea alors vers la porte de la chambre, sans même prendre le temps de passer quelque chose par dessus son débardeur et son short bleu turquoise. Une fois la porte passée, la jeune femme posa sa main sur le mur qui se trouvait à sa droite, et avança. Suivant le mur qui menait droit à la chambre de la jeune infirmière, Kenshi se demanda un instant ce qu'il s'était véritablement passé la veille. Mais ça, elle le saurait bien assez tôt. La jeune femme savait peu de choses sur sa colocataire, vu qu'elle ne s'était rencontrées que de rares et rapides fois. Mais ce n'était pas vraiment l'occasion de faire plus ample connaissance. Arrivée à la porte d'entrée, la jeune femme stoppa quelques secondes. Elle savait que la jeune femme était dans son lit, qu'elle refusait de le quitter. Elle savait aussi que Hikaru, l'ami de Naganori, se trouvait à ses côtés. Elle pouvait sentir l'odeur de son parfum. Elle se doutait bien, après tout ce qu'elle avait entendu au sein de l'école - les rumeurs vont vite à Kobe - que les deux adultes étaient plutôt proches - surtout qu'ils étaient allés au bal ensemble.

Cependant, la chambre de Sakura, comme celle d'Hikaru, était l'une des seules pièces qu'elle ne connaissait pas par coeur. Elle hésitait donc à rentrer, n'ayant aucun point de repère. Tandis qu'elle se demandait comment faire, elle sentit alors un truc humide se poser sur sa jambe nue. Kenshi reconnu alors la truffe de Sedge, sa chienne, qui la suivait partout. La chienne avait du l'entendre se lever, et avait préféré la suivre. Kenshi esquissa un sourire et posa sa main sur le collier de Sedge, lui murmurant alors de la mener dans la pièce, près de l'infirmière.

Consciente que même avec la chienne, elle pouvait se cogner, elle restait prudente. Quand Sedge s'arrêta, Kenshi comprit qu'elles étaient toutes deux devant le lit de la jeune infirmière. La psy lâcha alors le collier de la chienne, et s'accroupit, posant sa main sur le matelas du lit. Elle senti alors l'animal poser sa tête sur le lit, juste à côté de sa main, et l'entendit émettre un gémissement, comme si elle compatissait. Kenshi tourna alors la tête vers la jeune femme qui refusait de sortir de son lit et l'appela pour avoir son attention. Elle n'était pas sure que la jeune femme accepte de lui parler.

"Sakura ? Ca vous ennuie qu'on discute un peu toutes les deux ?"
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Remise en question [PV les colocataires]  Lun 25 Mai 2009 - 22:30

Sans aucun son, sans aucun mouvement, Sakura gardait les yeux ouverts, sans aucune expression sur le visage. Seul le bruit criard du réveil perturbait le silence de mort qui régnait dans la pièce. Rester muette et seul restait le seul moyen pour ne plus commettre aucun crime et permettre ainsi à d'autre personne de vivre leur vie, sans croiser une meurtrière en blouse blanche. Un rayon de lumière chassa la pénombre de la pièce et, peu de temps après, le son du réveil disparu, laissant place de nouveau au silence. La jeune femme sentit une aura de chaleur envahir son épaule froide et sans vie. Sakura reconnu l'odeur et la présence de Hikaru. Elle voulu lui dire de ne pas rester, de la laisser tranquille, mais quelque chose en elle l'en empêchait.

La jeune femme bougea lentement son bras, les yeux toujours dans le vide, cherchant la main chaleureuse de Hikaru. Sa présence fut confirmée par sa voix qui appelait les autres habitants de l'appartement. Le silence, reprit place, puis fut brisée par une voix qu'elle n'avait jamais entendu ou du moins, très peu souvent pour qu'elle reste dans sa mémoire.

Parler ? À quoi bon. Elle avait tuée deux élèves par son incapacité et rien ne changerais cela. Parler ne changerait rien mais si elle l'inconnu tenait à discuter avec une meurtrière pourquoi pas. Sakura ne répondit rien, mais réagit, en serrant la main de Hikaru, la seule personne qui était présente depuis le début et qui surement la comprenait le mieux, même si elle avait du sang sur les mains.



[HRP]Désolée, petit post, mais j'ai pas trop le temps et il n'y a pas grand chose à raconter xD[/HRP]
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Remise en question [PV les colocataires]  Ven 5 Juin 2009 - 22:43

Le silence... C'était à peu près le seul mot qui convenait pour décrire ce qui remplissait la pièce à cet instant. Ce n'était pas vraiment un sentiment pesant car dans un sens ils comprenaient tous qu'elle avait besoin de cela pour tenir encore, mais d'un autre côté ils désiraient trouver des mots pour l'aider à sortir de ce cauchemar qu'elle vivait depuis cet incident. Cette sensation qui l'habitait à chaque seconde et s'accrochait à elle comme un parasite et la rongeant de l'intérieur, son coeur était remplit de douleur, de chagrin et de remords. Même si il savait que le décès de la jeune fille n'aurait put être éviter elle ne le voyait pas de la même manière, elle qui voue sa vie à sauver les gens elle n'avait rien put faire cette fois là et il ne pouvait imaginer ce qu'elle pouvait endurer. Qui plus est cela était la deuxième fois qu'un évènement comme celui ci lui arrivait, c'était la goutte de trop qui avait fait déborder le vase, si elle avait put se relever après le premier il semble que cette fois ci elle n'avait plus la force de tenir. Lorsqu'il était entrer il avait senti son coeur se déchiré tant elle semblait perdu, elle qui était l'une des premières femmes qu'il avait rencontré en venant à kobe et qui avait été sans doute la première à l'accueillir. Les sentiments qu'il éprouvait pour elle et elle pour seraient d'une aide précieuse pour la secourir.

Sa main toujours serrée dans celle de la jeune femme qui en réponse de sa présence la serra un peu et au fond de lui il sentait qu'elle était contente de l'avoir près d'elle, il la caressa doucement avec son pouce dans une tentative de la rassurer même si ça ne serait qu'un peu. Si il y avait un moyen pour qu'il puisse arriver à lui ôter ce poids des épaules même si ce n'était que quelques minutes il donnerait tout pour le faire. Il ressentait le même chagrin qu'elle et comprenait son sentiment de culpabilité, lui aussi dans le passé avait perdu des personnes sous ses yeux sans n'avoir put faire quelque chose pour les sauver. Bien des fois il avait pensé que c'était de sa faute si ils étaient morts et qu'il était un incapable, que ils les avaient tuer. Mais heureusement il avait put se sortir de tout ça mais non sans mal, c'est pourquoi il resterait auprès d'elle car il savait que ce ne serai pas en lui parlant une heure ou deux que cela changerait quelque chose. Il allait lui falloir un moment pour l'accepter mais il serait là et veillerait sur elle, il est surement l'une des personnes dont la seule présence suffirait pour l'aider un peu et la réconforter. Il pensa durant un moment à lui raconter ce qu'il lui était arriver dans son enfance, certes ce n'était pas une chose joyeuse et ce n'était sûrement pas l'idéal pour lui remonte le moral mais peut être arriverait il à lui faire comprendre son point de vue. Il attira doucement son attention pour être sur qu'elle l'écoute et avant de lui parler il lui murmura quelques mots apaisants qui volèrent doucement à son oreille.


- Ca va aller Sakura je resterais avec toi, je ne te quitte plus.

Il marqua un petit temps de pause pour observer sa réaction et être sur qu'elle était prête à l'écouter malgré les efforts qu'elle faisait pour rester consciente et ne pas sombrer dans le repli. Il posa son autre main dans ses cheveux et les caressa lentement en partant du haut du crâne vers la base de sa nuque, il inspira profondément avant de se décide à lui avouer une partie de son triste passé qu'il s'était efforcé de cacher aux eux du monde et surtout à ceux du lycée de Kobe. Certes il n'a pas été un criminel comme le prétendent les rumeurs sur le professeur Harima mais néanmoins il n'avait pas eu une vie glorieuse mais on ne peut choisir son destin même si on le croit à tord. IL tourna les yeux vers kenshi qui depuis tout à l'heure était présente avec eux, il savait que en parlant à Sakura elle ne serait pas la seule à l'entendre mais cela lui importait peu dans les circonstances actuelles car tout ce qui compte c'est d'aider la femme qu'il aime. Si pour y parvenir il doit lui ouvrir les porte de son passé et lui offrir un fragment de ce qui a forger l'homme qu'il est aujourd'hui, il n'y avait pas à hésiter. Après avoir longuement regarder la psychologue il reporta son regard sur l'infirmière et inspira longuement avant d'entamer le récit d'un de ses plus douloureux souvenirs.

- Je vais t'avouer une chose sur mon passé... Quand j'avais 12 ans je me suis précipité dans un hôpital car l'une des personne que je considérais comme mon petit frère puisque j'avais promis de veiller sur lui avait été très gravement blesser et je n'avais put lui donner que peu de soin avant de l'amener à l'hôpital. Mais malheureusement avant même qu'il eut put voir un docteur il est mort dans mes bras sans que je puisse y faire quelque chose. Je sais très bien ce que tu ressens, tu te trouve inutile, tu penses que tu ne mérite pas de vivre pour avoir été aussi faible. Tu pensais pouvoir le sauver et la réalité t'a frappée de plein fouet alors que tu ne t'y attendais pas. Je ne te dis pas que tu pourras à nouveau trouver un sommeil paisible..... mais ça devait être son heure et nous ne pouvons que l'accepter. Je te promets de rester à tes côtés pour t'aider à surmonter cela.

Il lui fallait maintenir un contrôle de lui même de tout les instants et cela lui demandait un effort inimaginable, ne voulant pas laisser ses larmes couler sur son visage et gardant une attitude forte et rassurante pour elle. Certes le fait de laisser libre court à sa tristesse pourrait le soulager de tout ce poids en lui mais alors elle pourrait se sentir aussi coupable de son état et il ne désire pas lui imposer un nouveau poids qui alourdirait ceux qu'elle possède déjà. Le pire tourment pour un homme amoureux et de voir souffrir sa belle sans savoir quel moyen pourrait la détourner de tout ce chagrin et arriver à faire renaitre sur son visage les même sourir qu'elle lui offrait au bal. Un mouvement sur sa droite le ramena à la réalité et il fixa ses yeux sur le chien à ses côté et à la femme qui tenait fermement son collier, après un plus grand examen il comprit qu'elle était visiblement aveugle et qu'il devrait faire acte de sa présence pour le moment.

- Excusez moi mais si ça ne dérange pas je pense qu'il vaut mieux que je reste, une présence comme la mienne l'aidera surement beaucoup j'en suis convaincu. Je tiens trop à elle pour la laisser un seul instant seule avec ce qui lui arrive.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Remise en question [PV les colocataires]  Ven 14 Aoû 2009 - 23:03

[Deux mois après, je poste XD. Désolée de l’attente ; vraiment, et désolée de la longueur merdique XD]

Kenshi s’agenouilla sur la moquette près du lit de la jeune infirmière qui, de toute évidence, n’allait pas bien. Heureusement, le prof de théâtre était là lui aussi, d’ailleurs il lui fit remarquer qu’il ne la quitterait pas, qu’il resterait avec elle. Kenshi sentit alors le regard du jeune homme posé sur elle, et se demanda un instant s’il ne voulait pas dire quelque chose. Mais après d’infimes secondes de silence plus que pesant, il prit alors la parole et commença un long récit, qui apparemment, concernait son passé. Elle le laissa parler, sans l’interrompre, parce qu’après tout, cela ne la concernait pas vraiment. Etait-ce pour cela qu’elle avait senti son regard sur elle quelques minutes auparavant ?

Quoiqu’il en soit, elle écouta sans rien dire, sachant que les paroles du jeune homme s’adressaient surtout à Sakura, et qu’elles étaient censées la réconforter un peu. Le jeune homme s’arrêta alors de parler pendant quelques secondes, avant de reprendre, expliquant qu’il préférait rester car sa présence pourrait sans doute aider l’infirmière. Il ajouta aussi qu’il tenait trop à elle pour la laisser seule. La jeune femme esquissa un léger sourire et reporta son attention sur Sakura, qui n’avait toujours pas dit un seul mot.

"Sakura, je sais que ce n’est pas simple. Mais si vous gardez tout pour vous, ce sera encore plus difficile. Je n’étais pas là hier soir, je ne sais donc pas ce qu’il s’est passé exactement. Mais j’aimerais bien que ce soit vous qui me l’expliquiez, d’accord ?"
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Remise en question [PV les colocataires]  Mer 26 Aoû 2009 - 22:48

Plongée dans un profond mutisme, Sakura sombrait petit à petit dans le vide et ne se débattait pas. Elle ne méritait pas de vivre après ce qu'elle avait fait, ou du moins, ce qu'elle n'avait pas fait. Malgré que ces yeux soit ouvert, elle avait l’impression de vivre dans un cauchemar éternel. Tout était noir autour d’elle. Aucune vie, aucun mouvement. Seules certaines images venaient la hanter, sans cesse. Du sang. Une flaque de sang. Un corps inerte sur un carrelage blanc maculé de sang. Des cris. Des larmes. Le silence. Des larmes. Des cris. Un corps inerte sur des draps blancs maculés de sang. Des trainées de sang dans les couloirs. Du sang. Des mains couvertes de sang. Celles d’un meurtrier. Ses mains.
Ces images passaient sans fin dans son esprit, vide de toute réflexion. La torturaient sans cesse. Lui rappelait son incompétence, son crime.

Froid. Elle avait froid, couchée sur son lit à ne faire aucun mouvement, mais ce n’était rien, elle le voulait. Ses victimes aussi avait eut froid. Elle l’avait sentit en touchant leurs peaux d’une extrême pâleur. Tout le corps de la jeune femme était froid sauf, certains endroits. Là où elle sentait la présence de Hikaru. Sa main, le haut de sa tête, ses cheveux et son cœur. Quelque peu ralentit, ce dernier refusait de geler, se réchauffait un peu en sa présence.

Sakura aurait souhaité le chasser de la chambre, qu’il s’en aille, qu’il ne la voie pas dans cet état. Mais elle ne pouvait pas, ne bougeait pas et écoutait, le regard vide, ses douces paroles. Tout irais bien, il resterait là, ne la quittera plus. L’avait-il déjà quitté ? laissée ? Elle ne s’en souvenait pas, ne s’en souvenait plus. Le silence reprit sa place durant quelques minutes, puis la voix de Hikaru retentit à nouveau dans la pièce. Il voulait lui parler de son passé. Le passé. L’un des seuls sujets qu’ils n’avaient encore jamais abordés depuis leur rencontre. La jeune femme écouta son récit et comprit dans l’intonation de sa voix, qu’il avait mal. Son cœur se serra à cette pensée. Il souffrait. ELLE le faisait souffrir en restant ainsi, en étant ce qu’elle est, le forçait à parler de chose qui le rend triste. Elle ne voulait pas, mais elle l’écoutait. Son histoire était presque similaire à la sienne. Il la comprenait. Il savait ce qu’elle vivait. Il lui promettait de rester à ses côtés pour l’aider à aller mieux.

Seulement. Peut on guérir, lorsque l’on est coupable de meurtre ?
Lui avait réussi à surmonter cette tragédie, mais lui était jeune. Il n’avait pas reçu de diplôme certifiant qu’il pouvait sauver des vies. Elle si et elle n’a sauvé personne.

Le silence, puis de nouveau la voix de Hikaru. Cependant, cette fois-ci il ne s’adressait pas à elle. Mais à qui ? A la voix qu’elle avait entendu plus tôt ? Peut-être, peut-être pas. Le silence reprit place. Il fut brisé par des bruits sourds : des pas, des froissements de tissus, une respiration rapide et saccadée. Sakura sentait qu’il y avait du mouvement non loin d’elle. Une autre présence. Celle-ci ne tarda pas à se « montrer ». La même voix qu’elle avait entendu un peu plus tôt, retentissait dans ses oreilles. Qui était-ce ? A qui appartenait cette voix féminine ? Pourquoi connaissait elle son prénom, alors que elle ne connaissait pas le sien ? Le connaissait elle en réalité ? Elle n’en savait rien. Elle ne savait plus.
L’inconnue voulait la faire parler. Encore. Pourquoi ? Cela la ferait aller mieux d’après elle. Pourquoi lui posait-elle des questions sur la soirée ? Parce qu’elle n’y était pas. Sakura, ne comprenait l’intérêt que portait l’inconnue sur le déroulement de la soirée. Qui était-elle pour qu’elle veuille en savoir plus ? Pourquoi s’intéressait-elle à elle ? Elle qui a tué deux élèves ?

Elle voulait le savoir.

La jeune femme voulait parler. Demander qui elle était, mais rien ne sortait. Aucun son ne sortait de sa bouche. Ses cordes vocales, comme tout le reste de son corps, semblaient être gelées, inerte. Comment allait-elle faire, si elle ne pouvait plus parler ? Était-elle condamnée à rester dans son état toute la vie ? A rester dans l’ignorance et écouter une personne dont elle ignorait l’identité ? A écouter les douces paroles de Hikaru sans jamais pouvoir lui répondre ? Lui avouer son amour ? Elle ne voulait pas. Elle refusait d’être ainsi.
Elle devait parler, ne serait-ce que pour Hikaru. Le soulager de la douleur.


*« . . .parler. . .je dois. . .parler. . . Hikaru. . . Qui est-ce ? Hikaru. . . écoute moi ! HIKA »*

« ru. . . »
réussi-t-elle à dire dans un murmure presque inaudible. Serrant inconsciemment sa main dans celle de l’homme qu’elle aimait, elle tenta de nouveau. Murmurant, avec un peu plus de voix.

« Hika. . .ru »

Elle avait réussi. Sakura était un peu soulagée de savoir, qu’elle avait encore le don de la parole. Les yeux toujours dans le vague, elle n’eut pas besoin de réponse ou de regarder en direction de l’homme à ses côtés, pour savoir qu’elle avait toute son attention.

« Qui. . .est-ce ?. .»

Le calme arriva mais Sakura savait déjà, qu’il allait bientôt disparaître, et cela, de façon brutale.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Remise en question [PV les colocataires]  Dim 30 Aoû 2009 - 1:00

Durant un instant il reconsidéra les paroles qu'il venait tout juste de prononcer mais n'attendait pas de signe de réponse de la part de la jeune infirmière toujours allongée sur le lit le regard presque vitreux et le corps immobile tel les cadavres des deux élèves dont elle n'avait put sauver la vie. Peut être que les mots qui sont sorti de sa bouche n'étaient pas ceux qu'il aurait dit prononcer, et peut être bien qu'il aurait du chercher à la réconforter mais dans l'état où elle est il avait juger que lui montrer qu'il compatissait en exposant des faits similaires de son existence seraient mieux que des paroles bienveillantes. Il est vrai que même si lui aussi à connu le même épisode tragique que la jeune femme, leurs deux cas ne sont pas totalement comparables car à ce moment là notre jeune professeur n'était qu'un adolescent et même si il devait protéger la personne dont la vie lui a échapper, il n'avait pas reçut la formation nécessaire pour cela. Or l'histoire de celle qui était allongée à ses côtés est tout autre car dans son cas elle avait fait le choix de dédier sa vie à en sauver d'autres et pour ce faire il lui fallut suivre des études et obtenir un diplôme certifiant qu'elle avait les compétences requises pour exercer le métier d'infirmière et donc de soigner tout les petits bobo mais aussi sauver la vie d'une personne en danger. Malheureusement le destin en avait décider autrement pour elle, deux fois déjà elle avait rencontrer la mort. Déjà deux élèves étaient morts sans qu'elle ne puisse les sauver.

Cette nouvelle tragédie avait été celle de trop, elle ne se sentait plus la force de vivre et d'affronter à nouveau le monde extérieur en sachant ce qui était arriver et ce qu'elle n'avait put faire. Sauver une vie était pour elle sa raison d'exister pour ainsi dire, alors quand cette même raison vient à disparaitre comment voulez vous continuer de mener une existence dénuée de but ? Bien sur lui avait réussit à se sortir de tout ça car passant outre sa douleur il avait dut poursuivre un objectif et une vengeance ce qui lui avait permit de penser à autre chose mais une présence importante lui avait aussi été nécessaire pour surmonter cette épreuve. Sachant ce qu'elle ressentait pour lui et que ces sentiments étaient réciproques et forts, sa présence n'en était que plus importante et indispensable, depuis leur première rencontre qui n'est pas vieille et même très récente, ils avaient établit une relation asser proche mais qui semblait un peu distante. serrant un peu sa main dans la sienne il sentit le contact glacé de sa peau qui le fit un peu frissonner, cet état lui fit un peur car il craignait qu'il lui arrive malheurs mais pour le moment le problème était toujours d'ordre psychologique et c'est pourquoi il se tourna vers la psychologue assise ou plutôt agenouillée juste à leurs côtés. Bien qu'elle puisse avoir les compétences professionnelles pour cette situation, il doutait tout de même de son efficacité pour cette fois ci. Mais alors qu'il allait lui dire quelque chose lorsqu'il crut entendre un son provenir de la bouche de l'infirmière, il pensa tout d'abord avoir imaginer cela mais le fait qu'elle ressert un peu sa main sur la sienne témoignait de sa conscience de la situation et de sa volonté de lui dire quelque chose.

Il posa doucement sa main sur ses cheveux et les caressa lentement comme pour la réconforter et l'aider à prononcer les mots qui voulaient sortir d'elle, il ne put au départ que percevoir quelques bribes qui après quelques secondes formèrent son nom. Il senti un petit pincement au coeur en l'entendant l'appeler même si ce n'était qu'un murmure qui se perdit dans le silence de la pièce, un faible son qui s'était élever et avait aussitôt disparu comme happer. Le calme allait et venait dans la pièce, par moments l'un d'eux brisait le silence qui y régnait pour dire quelques mots puis ensuite ce dernier reprenait sa place qui lui semblait déjà acquise. Mais lorsque c'était elle qui prenait la parole tout le monde ne disait rien car tous savaient combien il lui était difficile de prononcer ne serait ce qu'un son, chaque lettre, mot ou phrase lorsqu'elle en faisait une semblait résonner comme une torture au ton de sa voix qui est grave et remplit de peine ainsi que de culpabilité. Néanmoins elle put réussir à articuler trois mots qui prirent rapidement la forme d'une question portant sur l'identité de la personne féminine qui lui avait parler un peu plus tôt et lui proposait de tout lui expliquer sur la soirée de la St Valentin et sur les évènements qui l'avaient conduit à état proche de la léthargie. Une main toujours serrer dans la sienne avec son pouce qui la caressait doucement, et une autre qui glissait sur ses cheveux et remontait pour refaire le même geste dans une tentative rassurante, il se mit de manière à la regarder dans les yeux non seulement pour appuyer sa présence mais aussi pour qu'elle voit au fond de lui ce qu'il ressentait pour elle et qu'il avait à peine eu le temps de dire.

- Il s'agit de Le psychologue Kenshi Dubois, tu sais c'est notre colocataire ? Elle est là pour t'aider comme moi et Naga, mais si tu veux qu'on en parle juste nous deux sache que je suis là .... je ferais tout ce qu'il faudra pour t'aider, je veux revoir ce sourir sur ton visage que j'aime tant.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Remise en question [PV les colocataires]  Jeu 24 Sep 2009 - 16:44

Comme elle s’y attendait, le silence, après ses murmures, ne fit pas long feu. Hikaru redoublait d’effort pour marquer sa présence et Sakura le ressentait dans chacun de ses gestes, qui irradiaient de chaleur sur son corps aussi gelé que ses pensées. Néanmoins, l’esprit de la jeune femme commençait, semble-t-il à changer ; L’hiver disparaissant sous la douce chaleur du printemps. Le givre qui l’empêchait de voir à travers la vitre, fondait petit à petit, si bien qu’elle cru voir une silhouette bouger dans la pénombre.
Hikaru d’une voix rassurée, mais légèrement stressée, répondait à sa question. La voix de l’inconnue était, en fait, celle de la psychologue et de sa colocataire, Kenshi Dubois. Oui. Elle s’en rappelait. Sakura ne l’avait vu qu’une ou deux fois ou, du moins, croisé dans les couloirs. Elle voulait l’aider à s’en sortir mais. . .

Pourquoi ?

Elles ne se connaissaient pas, et pourtant, elle voulait qu’elle sorte de son mutisme. Pourquoi vouloir ramener une meurtrière à la vie, alors que morte, elle ne pourrait plus faire aucun mal ? Ça l’intriguait.


« Kenshi Dubois. . . »

La jeune femme l’avait dit dans un murmure, comme pour le mémoriser et montrer qu’elle avait bien compris, savait qui se trouvait auprès d’elle. Hikaru continua de parler et Sakura l’écoutait, sans bouger. Il lui dit qu’elle n’était pas obligée de lui parler et qu’il l’écouterait si elle voulait, car tout ce qu’il souhaitait, c’était revoir son sourire sur son visage. Celui qu’il aime tant. Comme pour réagir à ces paroles, le cœur de la jeune femme s’accélèrent un peu, le temps d’un instant.

«. . .sourire. . .parler. . .pourquoi. . .pourquoi voulez-vous. . . une meurtrière. . . Pourquoi. . .Kenshi. . .»

Elle voulait le savoir, même si une réponse ne changerait rien aux faits, pourquoi son histoire l’intéressait ? Et si elle l’intéressait, la laisserait-elle tranquille lorsqu’elle se rendrait compte qu’elle parle à une criminelle ? Toutes ces questions commençaient à la travailler, mais maintenaient, mine de rien, son cerveau en éveil.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Remise en question [PV les colocataires]  Lun 25 Jan 2010 - 1:26

[HS : Désolée du temps de réponse, vraiment ><. Mais j'ai enfin récupéré un semblant d'inspiration avec Kenshi ^^. En espérant que le post conviendra, sinon dîtes le xD.]
--


Kenshi attendait que la jeune femme prenne la parole. Même si elle avait pu savoir simplement ce qu’il s’était passé en questionnant son colocataire qui se trouvait juste à côté d’elle, elle savait que le premier pas pour que Sakura aille mieux, était qu’elle en parle elle-même. Après le monologue du jeune homme, Kenshi laissa passer quelques secondes, espérant que ses paroles aideraient la jeune femme à parler, à faire un geste. Sakura prit alors la parole, dans un murmure plus qu’autre chose, elle prononça le nom de leur colocataire, avant de réussir finalement à faire sortir une phrase de sa bouche ; pour demander qui était là, avec eux. Hikaru lui répondit avant même qu’elle ne prenne la parole pour se présenter elle-même, ajoutant par la même occasion qu’ils étaient là pour l’aider et qu’il voulait revoir un sourire sur son visage. Kenshi esquissa un sourire en entendant cette phrase. Il semblait tenir à elle, énormément. Sakura reprit la parole, encore un murmure à peine audible, et lui demanda pourquoi … Pourquoi Kenshi voulait lui parler ? Pourquoi parler à une meurtrière ? … Kenshi changea de position et s’assit au sol, ses genoux commençaient à lui faire mal. Posant son bras sur le lit, elle chercha ses mots.

Sakura, vous n’êtes pas une meurtrière. Un meurtrier est quelqu’un qui a délibérément ôté la vie à autrui. Je doute que vous soyez pour quoique ce soit dans la mort de cette personne. Il n’y a parfois rien à faire.

Esquissant un sourire désolé, elle espérait que la jeune femme comprenne, et essaye de faire abstraction. Qu’elle comprenne que n’importe qui à sa place aurait fait la même chose.

Vous savez, j’ai moi-même perdu quelqu’un. Comme vous, j’ai été anéantie, au fond du gouffre. Vous avez la chance d’avoir quelqu’un qui se préoccupe de vous, et qui n’aime pas vous voir dans cet état. Je peux sentir l’inquiétude dans la voix de Nabeshima-Sensei, et je pense que, comme nous tous, il aimerait vous voir à nouveau enjouée et souriante.

Elle s’arrêta quelques secondes, essayant de deviner à quoi pouvaient bien penser ses colocataires. La journée d’hier avait du être plus qu’éprouvante, mais encore une fois, elle ne connaissait pas toute l’histoire. Certes, il lui suffirait sans doute de sortir de l’appartement et de se rendre à l’école pour entendre telle ou telle personne parler de ce qu’il s’était passé. Mais curieusement, elle préférait avoir la version de la jeune femme qui se trouvait dans le lit où elle était appuyée.

Je ne vais pas vous obliger à me raconter ce qu’il s’est passé hier soir. C’est à vous de choisir de me le dire ou pas. La seule chose avec laquelle je peux vous appâter, c’est une tasse de thé fumante et un peu de nourriture en guise de petit déjeuner. Que diriez vous de sortir de cette chambre, et d’aller discuter un peu avec une tasse dans la main ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Remise en question [PV les colocataires]  Sam 30 Jan 2010 - 16:47

Il était toujours dur de voir une personne proche de nous souffrir la douleur d'une telle vision s'amplifie lorsque vous tenez énormément à cette personne, chaque seconde qu'elle passe dans cet état renforce la sensation d'étranglement au niveau du cœur et le sentiment de malaise permanent. Leur présence à tous ne serait pas de trop pour surmonter cette épreuve, mais plus que tous Hikaru se sentait extrêmement impliqué du fait d'avoir vécut l'histoire en direct et sachant ce qu'elle pouvait éprouver mais aussi parce qu'il n'avait eu le temps que de lui dire ce qu'il ressentait et n'a put entendre sa réponse même si il pourrait la deviner. L'angoisse de cette attente et l'ignorance dans laquelle il est plongé l'étreignent d'avantage que d'ordinaire, il doit puiser au plus profond de son être et trouver asser de courage et de force pour maintenir son calme et avec toute l'affection qu'il lui porte trouver les mots justes et les petits gestes qui pourront la ramener vers lui et vers le monde réel. Son état quelque peu catatonique l'a obliger à s'enfermer dans un coin de son esprit et s'y est ancré, la peur ainsi que le remord la condamnant à ne pouvoir s'en échapper à moins que ses paroles ne tracent un chemin d'espoir jusqu'à elle et la guide pour revenir vers eux. Il laissa la parole à leur colocataire et également psychologue du lycée qui d'une voix douce et apaisante s'adressa à elle pour la réconforter et tenter de la raisonner en la convaincant que ce tragique évènement ne pouvait en aucun cas être sa faute ou même qu'elle puisse avoir un quelconque lien dans le décès de cet élève car en tant qu'infirmière elle avait fait son possible et on ne pouvait pas lui en demander plus, parfois les blessures sont telles qu'aucun soin n'est possible pour sauver la personne.

* S'il te plait Sakura reviens nous je t'en supplie !! J'ai besoin de toi... *

Il ne sut dire si les paroles de la jeune femme la touchèrent néanmoins il sentit sa main se resserrer autour de la sienne dans une tentative de recherche d'un peu de réconfort, de son côté Kenshi si il avait bien retenu son nom l'imita quelque peu quand elle lui parla d'elle et avoua qu'elle avait également connu cette situation et qu'une personne de son entourage avait perdu la vie. La période que Sakura traverse, elle ne l'avait que trop bien connu mais sa situation d'aujourd'hui démontre qu'on peut s'en sortir et vivre à nouveau peut être pas comme avant mais retrouver une vie normale. Sa petite allusion à notre professeur de théâtre ainsi que l'inquiétude dont il avait fait preuve dans ses propos et le ton de sa voix le firent légèrement rougir car un peu gêner d'avoir fait une telle démonstration devant tout le monde mais après tout il n'y avait rien à cacher, comme lui elle insista sur le fait que rien ni personne ne l'obligeaient à tout leur dire et que le choix lui appartenait. Curieusement sa méthode à elle fut d'essayer de l'appâter en lui proposant de poursuivre leur discussion ailleurs que dans cette chambre et le tout accompagnée d'une bonne tasse de thé fumante ainsi que d'un peu de nourriture histoire d'avaler quelque chose. Cela avait quelques chances de marcher car un thé est toujours appréciable et mine de rien a une influence sur le moral, et connaissant également l'intérêt de l'infirmière pour la nourriture il est possible que tout ceci puisse aboutir avec succès mais l'humeur peu joviale et changeante de cette dernière pourrait ne pas favoriser son idée c'est pourquoi il attendit sa réponse avec nervosité.

( pas beaucoup de parole de sa part mais bon pas grand chose à dire xd à toi sakui ^^ )
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Remise en question [PV les colocataires]  Mer 28 Avr 2010 - 20:00

" Un meurtrier est quelqu'un qui a délibérément ôté la vie à autrui ". Cette phrase résonna un moment dans l'esprit de la jeune femme. Il est vrai, qu'elle ne l'avait pas voulu tous ça, mais, par son incompétence, deux élèves étaient mortes. Alors qu'est-ce qu'elle pouvait bien être ? Elle ne savait pas comment se définir et elle retomba dans un état de réflexion, signe qu'elle était toujours présente mentalement. Cependant, ses réflexions furent interrompu par le récit de Kenshi. La psychologue avait, elle aussi, perdu quelqu'un et s'était retrouvée dans le même état que la jeune femme. Le même état hein ? Possible, mais pas dans le même état d'esprit. Comme Hikaru, elle n'avait pas de diplôme certifiant qu'elle savait sauver des vies, donc ce n'était pas la même chose. Malgré ces pensées, Sakura ne resta pas postée sur ses positions, car Kenshi lui annonça qu'elle avait de la chance d'avoir du monde autour d'elle, qui souhaitait la voir redevenir ce qu'elle était avant, dont l'homme qui se trouvait en ce moment à ses côtés, Hikaru.
Oui, il le souhaitait. La jeune femme pouvait le ressentir rien qu'en lui tenant la main, par cette douce chaleur, qui la ramenait petit à petit, sans qu'elle se rende vraiment compte.
La colocataire repris la parole, afin de lui demander une nouvelle fois de lui raconter ce qu'il s'était passé la veille. Sakura s'apprêtait à faire la sourde oreille, lorsque tout à coup, une douce mélodie réveilla une autre partie de son anatomie. Son deuxième cerveau, son estomac. Poussé par celui-ci, l'infirmière déprimée tourna sa tête afin de voir la fameuse Kenshi. Celle-ci était un peu flou, mais en clignant doucement et petit à petit les yeux, sa vue devint plus nette. Elle l'observa et prononça avec une petite voix.


" Ça sera du chocolat pour moi... "
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Remise en question [PV les colocataires]  Lun 4 Oct 2010 - 12:18

L'appâter. C'était l'une des seules choses à faire pour la faire sortir de son lit. La faire se lever était le premier pas; la faire manger le second. Et Kenshi ne doutait pas de sa méthode; Sakura aimait trop la nourriture pour se laisser mourir de faim au fond de son lit. D'ailleurs elle pris enfin la parole, d'une toute petite voix certes, mais elle parla quand même. Elle préférait une tasse de chocolat à une tasse de thé. Kenshi esquissa un sourire, voyant que sa méthode avait fonctionné.

Un chocolat donc. Rejoignez-moi dans le salon quand vous vous sentirez prête, d'accord ?

Elle se leva doucement, sentant Sedge faire la même chose juste à ses côtés. Elle attrapa alors le collier de la chienne pour pouvoir sortir de la chambre sans se cogner dans un quelconque meuble. Arrivée dans le couloir, elle lâcha le collier de la chienne et posa sa main sur le mur près d'elle. A partir d'ici, elle savait où elle se trouvait, quels meubles il y avait sur son chemin - à moins qu'un de ses colocataires n'ait déplacé quelque chose entre temps, ce dont elle doutait - et où se trouvait la cuisine. Un plan de l'appartement était imprimé dans sa tête, et elle connaissait chaque nombre de pas nécessaires pour se rendre d'une pièce à l'autre. Ce fut donc relativement facile pour elle de se rendre dans la cuisine. Le reste restait simple à faire aussi, puisque c'était des gestes qu'elle faisait quotidiennement depuis des années. Elle sorti trois tasses, des cuillères et tout ce qu'il fallait. L'eau était déjà dans la bouilloire; la tasse de lait était sortie du micro-ondes. Restait plus qu'à poser tout ça dans le salon; chose qui allait être périlleuse. Elle fit un premier voyage, où tout se passa normalement, et posa les tasses de ses colocataires sur la table; puis repartit dans la cuisine chercher la sienne.

Elle entendait les griffes de la chienne sur le carrelage et savait qu'elle la suivait à chaque fois qu'elle sortait d'une pièce. Cela la fit sourire, la chienne ne tenait pas en place dès l'instant ou là jeune femme était levée. Elle se sentait obligée de la suivre partout. Perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas qu'elle avait oublié son compte de pas; si bien qu'elle finit par se cogner dans la table basse sur laquelle elle allait poser sa tasse.

Bordel

Elle n'était pas d'un naturel vulgaire, mais là ça commençait à l'agacer. Elle allait encore avoir un bleu à la jambe. Elle remarqua alors qu'elle avait juré en français, sa langue paternelle; qu'elle n'utilisait quasiment plus depuis ses 16 ans, depuis qu'elle était arrivée au Japon. Frottant sa jambe qui lui faisait mal; elle s'asseya sur le canapé avec sa tasse, en attendant que ses colocataires la rejoignent.


[HS : Vraiment vraiment désolée de l'attente interminable - et du post merdique - mais j'avais zappé que c'était mon tour xD Suite au MP de Sakura, je relance donc le sujet; en promettant que je le surveillerais xD]
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Remise en question [PV les colocataires]  Jeu 11 Nov 2010 - 22:30

La psychologue avait bien vu sur ce coup là, quand la raison ou bien les méthodes traditionnelles comme les phrases de réconfort ne marchent pas il y a toujours une petite voix dans notre esprit qu'on peut atteindre et c'est celle de notre estomac. Idiot oui je sais mais la faim et le besoin de nous nourrir font parti du deuxième désir le plus fort de notre instinct après celui de survivre, et dans un moment comme celui que vivait l'infirmière et la connaissant il n'y avait pas beaucoup de solutions pour l'attirer hors de sa dépression hormis la nourriture. Et bien évidemment son pêché mignon étant le chocolat elle ne put résister à son appel et dans un murmure indiqua que ce fut ce qu'elle prendrait, bien sur c'était une chose de le dire mais s'en est une autre de le faire, cela dit c'était déjà un espoir de la voir réagir ainsi et il y avait fort à parier qu'elle puisse réussir à se lever grâce à son aide. Il se leva doucement tout en gardant sa main dans la sienne pour conserver le contact entre eux et aussi lui montrer la marche à suivre à savoir se lever, toutefois il ne tira pas sur son bras car il savait bien qu'il ne fallait pas la brusquer, c'était à elle de faire le pas et d'aller à son rythme. Il put entendre un juron provenant du salon mais qui n'était pas prononcé en japonais il ne put donc en être sur mais le ton sur lequel il avait été dit le mena facilement sur la voix.

- On devrait peut être la rejoindre sinon je pense qu'elle va être recouverte de bleu d'ici peu de temps.

Une petite blague pour détendre un peu sa colocataire, ce petit humour dont elle avait l'habitude et également un des traits de son caractère qui lui plaisait alors il n'y avait pas de raisons pour ne pas tenter de la faire sourire un peu même si il y avait des chances que cela ne marche pas étant donner l'état d'esprit de la jeune femme. Mais l'espoir fait vivre comme on dit et même si cela se révélait être un échec ce n'est pas ce qui l'empêchera de continuer jusqu'à arriver à faire sourire même un peu la femme qu'il aimait, la voir ainsi ne pouvait que lui briser le coeur mais il ne fallait pas le dire car cela pourrait la faire culpabiliser et ils ne seraient pas prêt de la sortir de son état de loque humaine.


( rép pourri et courte mais franchement j'ai du mal à rép ^^' )

--
EDIT de Kenshi du 03.01.11; ça fait presque trois mois à présent. Le rp est ouvert depuis tellement longtemps que je suis sure qu'on a tous oublié à quelle époque il se situe xD Je le verrouille afin de passer à autre chose. Si vous souhaitez le continuer envoyer moi un MP mais personnellement je clôturerais vite --'
Revenir en haut Aller en bas
 
Remise en question [PV les colocataires]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kobe High School :: Hors RPG :: Poubelle :: Archives des rps :: Anciens rps-
Sauter vers: