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 Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]

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(#) Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Dim 21 Mar 2010 - 13:34

Le Japon. Pourquoi avait-elle décidé de venir ici? Parce qu'elle aimait ce pays, parce qu'elle voulait pouvoir le découvrir. Elle parlait déjà très bien leur langue pour avoir traité plusieurs fois avec des japonais. Pas des enfants de cœur mais peu importait la classe sociale, ils devaient tous parler la même langue non? Elle avait pris l'avion, puis récupéré une voiture de location. Les transports en commun très peu pour elle, puis là, elle ne pouvait pas se le permettre. Plus tard surement. De plus c'était la seule chose que son père reprochait à cette contrée: trop de monde sur trop de peu de surface. Il avait peur des foules... Enfin non, peur des bains de foule de son unique enfant qui trempait d'un peu trop près dans les affaires de son cher et tendre pater familias. La jeune femme avait attelé un van à sa voiture et déchargé de l'avion ses affaires, puis quand le monde fut atténué, l'agitation autour de l'avion calmé, elle déchargea aussi Snow. Partir sans lui? Impossible. Elle avait tout prévu. Et son oncle avait bien aidé à ce que le transfert se fasse dans les règles mais qu'il s'effectue bien. Il avait prévu un box dans un petit élevage non loin de Kobe où la jeune femme pourrait aller monter tous les jours. Car oui, elle comptait bien continuer à le faire. Ici ou chez elle, il n'y avait pas grand chose qui changeait. Après l'avoir installé dans son nouveau chez lui, elle resta un moment avec lui veillant à ce qu'il s'adapte et qu'il évite de mordre ou de taper n'importe quoi. Il avait un certain caractère.

Puis elle soulagea sa voiture du van et prit la direction de l'école. Trouver sa route ne fut pas compliqué. Elle avait de bonnes indications, et se contentait de les suivre simplement. Elle en profitait pour regarder les paysages du coin retenant éventuellement les sentiers où elle pourrait partir en ballade. Tout en restant concentrée en partie sur la route pour éviter d'avoir un accident. Beaucoup de monde sur la route et elle se demanda un moment s'ils conduisaient tous aussi vite et aussi inconsciemment que certaines voitures devant elle. Enfin elle cela ne la dérangeait pas plus que cela, elle avait un bon contrôle d'un véhicule qu'il soit à quatre ou à deux roues d'ailleurs. Chantonnant une chanson italienne, elle laissa filer son esprit jusqu'à sa terre natale, son soleil entrant plein est dans sa fenêtre, la réveillant chaudement de ses rayons caressant son visage. Et un sourire fin et éclatant se dessina sur ses lèvres. Comment trouver le réconfort. Elle se doutait cependant que bientôt ses souvenirs seraient plutôt douloureux face au manque de tout cela. Elle espérait s'adapter vite. Et elle y retournerait souvent aussi. Pas question de passer le reste de ses jours au Japon. Elle voulait mourir face à la mer Méditerranée. Lorsqu'elle se gara non loin de l'école, elle attrapa ses affaires. Toutes celles d'équitation étant restée au centre il ne lui restait que deux malles à roulettes et un sac à main. Ce qui la soulageait: elle n'aurait pas à faire plusieurs allers et retours.

Elle se rendit au bureau d'accueil, remplissant tous les papiers nécessaire, puis une fois qu'elle eut récupéré tout ce dont elle aurait besoin pour commencer ses premiers jours ici, elle fila en direction des appartements des professeurs qu'on lui avait gentiment partagé. Elle avait vu plusieurs regards étonnés face à son accent chaud et si différent de celui des nippons. Elle aimait son accent, reflet de son identité, de ses origines. Pourtant elle ne renierait pas les coutumes de cette nouvelle terre qu'elle découvrait. Et au niveau coutumes, les japonais étaient plutôt pointilleux. Cela l'amusait beaucoup. Elle salua plusieurs personnes, avec beaucoup de respect. Chez elle c'était naturel. Jusqu'à ce qu'elle perde les raisons de respecter quelqu'un. Mais ceci est une autre histoire. Jouant avec ses clés discrètement, elle resta un moment devant un plan de l'école pour se le mettre en mémoire puis repartit et atteignit sans mal les appartements des professeurs cherchant le numéro... Le combien déjà? Elle s'immobilisa. Avait-elle fait l'erreur de ne pas écouter le numéro de son appartement? Avait-elle été stupide à ce point? Puis elle tilta suivant les indications la guidant jusqu'à la porte numéro 7. Oui, le 7, ça lui causait, c'était surement ça. Moui. Elle inspira accrochant un sourire sur ses lèvres se demandant comme étaient ses colocataires. Deux hommes si elle avait bien compris. Rien de gênant, elle s'en fichait elle. Mais elle voulait juste qu'ils soient sympa. Pas trop cons aussi pour éviter de devoir se taper la tête contre un mur de dépit et de désespoir toutes les dix minutes. Et si malgré tout ils étaient pas fréquentables, elle élirait domicile ailleurs. Mais elle ferait tout pour cela se passe bien. Après tout elle était vivable comme fille, pourquoi changer?

Elle finit par mettre la clé dans la serrure la tournant, tiens déjà ouvert... Elle la retira et fit jouer la poignée, ouvrant la porte et poussant ses malles à l'intérieur. Elle eut un moment l'envie d'aller dehors, juste le temps de s'aérer, elle n'était pas du genre timide ou quoi, mais bon arriver dans un appartement dans lequel les gens se connaissaient déjà... Elle entra et jeta un œil à l'intérieur. Blanc, reposant. Elle trouvait les lieux agréables. Puis en ferma la porte et finit par regarder par les fenêtre pour voir un peu quelles vues on avait d'ici, puis une fois satisfaite elle se décida enfin à chercher une quelconque présence humaine. Elle avait un peu zappé de le faire dès le début, question politesse on repasserait. Elle devait faire un peu touriste, là, non? Surement, mais cela ne semblait guère la gêner. Elle joua avec ses doigts puis réussissant à arrêter pour ne pas se les casser, elle s'avança dans l'appartement, le découvrant puis elle entendit une porte s'ouvrir. Elle tourna son regard vers la dite porte et lorsque un homme rentra elle attendit quelques secondes avant de dire tout simplement, en souriant:

« Bonjour
Elle s'inclina légèrementJe suis Cassandra Corleone, j'arrive tout juste et on m'a attribué une place ici. »

Elle ne savait que dire d'autre, les présentations en fait c'était pas son truc finalement. Elle attendit, jouant avec le trousseau de clé plutôt que ses doigts la réaction du nouveau venu. Elle songea à Snow, son portable n'avait pas encore sonné, il ne devait donc pas avoir de souci puisqu'elle avait laissé son numéro au cas où à l'éleveur. Si cela se passait bien pour lui, alors elle s'en sortirait, elle n'en doutait pas, après tout, c'était une Corleone, elle avait déjà vu pire qu'un simple nouveau départ...


Dernière édition par Cassandra Corleone le Mer 11 Aoû 2010 - 12:41, édité 2 fois
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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Dim 21 Mar 2010 - 15:16

Contrairement aux emplois du temps des élèves, souvent aussi troués qu'un fromage helvétique, l'emploi du temps des professeurs étaient faits pour se soumettre à leur convenance. Ou, dans le cas de Cathan, à celle de son prédécesseur. Qu'importe, cet emploi du temps lui convenait bien, concentrant les cours sur des journées pleines et lui laissant d'entières journées à disposition, comme aujourd'hui. Raison pour laquelle il se trouvait sur la petite terrasse de l'appartement, attablé devant un portable, café à portée et clope dans la main, surpris par le lever du soleil après une nuit... des plus courtes. Ok, il avait passé la nuit sur son pc à contacter différentes personnes aux USA. Etait-ce sa faute si on trouvait plus aisément les internautes la nuit qu'en pleine journée ? Et le lever du soleil japonais, vers 5h, n'incitait pas aux grasses matinées. Il avait petit déjeuner avec Jiro - avait profité du petit déjeuner concocté par Jiro plus exactement - avant d'aller squatter la table de la terrasse, le seul endroit où il pouvait enchainer clope sur clope sans sentir le poids du regard de son colocataire sur sa nuque, regard qui, s'il ne le sentait pas quand il était en cours, pouvait déceler dès son arrivée. Un vrai Hello Kitty celui là.
Cathan attrapa son paquet de Marlboro pour en prendre une nouvelle clope, et trouva le paquet désespérément vide. Comme toujours, s'il était capable de rester de longues périodes sans en griller une, il était tout aussi doué pour vider un paquet en une nuit.

" Shit "

Le roux se leva et étira ses muscles endormis d'être restés dans la même position de nombreuses heures, leur promettant une douche et un petit jogging plus tard dans la journée, quand il aurait fini ce qu'il était en train de faire. En attendant... en attendant il alla dans sa chambre récupérer un paquet neuf dans son bureau. Un coup d'oeil dans la glace de l'armoire lui indiqua qu'il ne faisait pas trop peur, ses longues mèches rousses parfaitement retenu par un élastique noir, le genre d'élastique qu'il achetait par dizaines pour toujours en avoir en rabe. Ses lunettes de soleil faisaient un peu excessives dans l'appart, mais difficile de rester dehors sans elle, la lumière crue de la pleine matinée ne rendant pas agréable le travail sur un écran. Sans parler du rester... il faudrait qu'il trouve une autre solution s'il ne voulait pas se chopper des coups de soleil. En gros, il était condamné à fumer des clopes de nuit. Il était sur qu'il arriverait même à faire culpabiliser son colocataire en annonçant cet état de fait. Cathan ricana en déchirant le plastique qui entourait le paquet, avant de se figer, un bruit annonçant une entrée dans l'appartement. Ce ne pouvait être Jiro, actuellement en cours avec les 3ème - à moins que ce ne soit les 4ème ? - année. L'ex-agent se força à se détendre et à réfléchir de manière logique. C'était probablement juste un membre de l'administration, voir Jiro qui avait oublié quelque chose et qui revenait. Ni plus ni moins. Les probabilités que quelqu'un le connaissant débarque devaient avoisiner les 0, il s'en était assuré la nuit même auprès de certains contacts.

Sortant de sa chambre, l'américain retourna dans le salon. La menace était une jeune femme rousse armée de ses bagages qui était entrée et l'observait maintenant, avant de s'incliner et de se présenter dans un japonais légèrement accentué mais autrement impeccable. Un accent latino, il en aurait parié son paquet de clopes. Espagnol, rital ? Il avait du mal avec ces derniers, toujours tellement arrogants et outranciers. Pire que les américains si possible, chauvinisme mis à part. Avec sa jolie silhouette fine, ses courts cheveux auburn, difficile de lui coller une nationalité ou une autre. A si - elle n'était pas nippone. Encore que... son côté asiatique n'était pas facile à déceler chez lui non plus.
Regardant la jeune femme au dessus de ses lunettes de soleil légèrement descendue sur son nez, Cathan se fendit de son sourire "tout-public".

" Enchanté. Cathan O'Leary. Un autre prof je présume ? Ils ont le chic pour embaucher en cours d'année ici. "

Le roux s'éloigna de quelques pas de la nouvelle arrivante jusqu'à se retrouver la terrasse où il put enfin allumer sa cigarette, déposant le paquet sur la table à côté du précédent, défunt, et du cendrier à court de place. Un oeil sur la jeune femme, l'autre sur son portable, il éteignit le second en quelques manipulations avant de refermer l'écran sur le clavier. Il finirait ça plus tard, à la fois parce qu'il n'aimait pas faire quelque chose avec quelqu'un dans le dos, que par politesse envers la jeune arrivante.
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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Ven 26 Mar 2010 - 20:38

Lorsqu'il lui avait répondu, Cassandra avait entendu que si son japonais était bon, son accent démontrait qu'il n'était pas du pays. Et sa couleur de cheveux aussi. Ainsi que son nom. Elle retint son sourire amusé. Elle posa son sac à main sur l'une de ses valises et glissa ses mains dans ses poches. Son regard filant à la ronde le temps qu'il éteignit son ordinateur pour s'approprier encore une fois son nouveau chez elle. C'était sommaire et cela la changeait beaucoup, il fallait l'avouer. Loin de la grande villa familiale de ses couleurs chaudes et des rires qui y résonnaient en permanence. Mais elle s'y ferait. Le temps d'une année, ou même plus pourquoi pas? Elle voulait le faire, elle en était capable. Elle finit par répondre:

« En effet. Une professeur. Quant à l'embauche en cours d'année... Vous semblez plus au courant que moi, c'est évident. »

Cette fois un sourire en coin se dessina sur ses lèvres. Loin d'être méchant. Mais sa remarque était amusante. Elle en conclut qu'il n'était pas là depuis très longtemps. Enfin, elle pouvait se tromper aussi. Elle n'était pas infaillible. Puis elle avança dans l'appartement, s'appropriant du toucher certaines choses, sans se montrer trop comment dire... Se montrer trop dérangeante. Il était chez lui depuis plus longtemps qu'elle était chez elle. Elle devait donc faire attention à ne pas être trop encombrante. Pour le moment. Avec le temps, elle pourrait prendre ses aises, tout en veillant à respecter l'espace personnel de ses collègues. Puis elle se tourna vers lui, croisant les bras pour le regarder de nouveau. Prenant le temps de le détailler un peu plus. Il était roux, plus grand qu'elle et plutôt bien fait. Du genre qui ne laissait pas indifférent. Pourtant elle n'accrocha pas. Ce qui la dérangeait était qu'il porte ses lunettes de soleil. Elle comprenait pourquoi, puisqu'il semblait s'être installé en terrasse, mais elle ne pouvait voir ses yeux. Et dans le fond elle n'aimait pas ça. Les yeux étaient la plupart du temps un bon indicateur de la situation dans laquelle vous vous trouviez avec une personne. Et là elle ne voyait que ses carreaux noirs. Elle n'en dit rien cependant.

Son esprit fila encore une fois sur sa Silice, douce Sicile et sur Snow. Elle consulta son portable du regarde puis le remit dans sa poche. Pas d'appel manqué c'était déjà une bonne chose. Ou alors ils n'avaient pas voulu l'inquiéter pour rien. Elle connaissait bien son cheval. Elle pourrait voir s'il ne s'adaptait pas. Pas eux. Alors il faudrait qu'elle aille le voir tous les jours dans les premiers temps et peut-être même deux fois par jour. Elle s'arrangerait. Il fallait qu'il tienne. Jetant un oeil à l'extérieur pour regarder le magnifique soleil qui était déjà levé depuis quelques temps surement, elle sourit puis, récupéra son oeil et rentra son regard dans l'appartement. Elle ne savait plus vraiment quoi dire. C'était un peu le blanc là, il fallait bien l'avouer. Mais le silence ne la gênait pas, et son sourire ne semblait pas décidé à vouloir quitter ses lèvres. C'était tant mieux dans le fond. Parce qu'au moins elle ne donnait pas l'impression d'être quelqu'un de froid et distant. Même si il lui arrivait d'être comme cela, parfois. Elle finit par trouver une idée en voyant ses bagages traîner lamentablement et demanda:

« Dans quelle chambre puis-je m'installer? »

Une question simple, efficace qui éviterait à la jeune femme de faire désordre avec ses affaires dès son arrivé. Autant attendre un peu, avant de montrer qu'elle était naturellement bordélique. Elle recommença sans s'en rendre compte à se triturer les doigts n'ayant rien d'autre à tordre. Elle fit craquer ses articulations, et replia les doigts déliant ses mains, distraitement toujours, l'air de rien. Après tout, fallait pas être normal pour se casser les doigts comme ça régulièrement... Mais à elle, elle ne se le cachait pas: elle n'était pas bien normale dans le fond. Tout ce qu'elle avait déjà fait, déjà vu, cela n'aidait pas non plus. Parfois elle se demandait même si elle avait un coeur. Cette espèce de cailloux qui était censé nous rendre humain. Ou peut-être était-ce juste notre esprit, notre âme? Et là, elle doutait d'en avoir un et une très développés niveau sentiments humains. Enfin tout dépendait des moments. Et puis, dans le fond, n'était-ce pas humain que d'être égoïste et monstrueux? Elle réprima à nouveau un sourire ironique pour ne pas être désagréable, puisqu'il ne pouvait pas suivre le fil de ses pensées. Sauf s'il était doté de télépathie, mais elle en doutait. Elle avait beaucoup de mal à croire à ce genre de chose. Même si parfois elle se surprenait à guetter les fées et autres petits lutins lorsqu'elle partait en ballade...

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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Dim 28 Mar 2010 - 19:19

Jeune, pas tout à fait à l'aise comme on pouvait se l'attendre d'une prof fraichement débarquée en cours d'année scolaire, elle observait autour d'elle avec beaucoup d'attention. Cathan se demanda si elle avait une formation scientifique pour se montrer aussi attentive à son environnement. C'était une constante classique, même si elle avait de nombreux démentis : les scientifiques faisaient souvent attention aux détails, alors que les littéraires restaient dans leur monde. Coupure très grossière, il était le premier à l'admettre, mais qui reflétait bien les différences de formation. La jeune femme s'agita nerveusement, laissant à Cathan le temps de tirer une longue bouffée de sa cigarette, avant de reprendre la parole, demandant où elle pouvait s'installer d'un air un peu penaud.
Jusqu'à présent, elle avait tout juste dans le parcours classique des mondanités de présentation.

" Les deux chambres le plus au fond sont prises par Egawa et moi. Il reste les deux premières dans le couloir, choisissez celle qui vous convient. A dire vrai, à part l'exposition, elles sont toutes génériques. A oui, Egawa Jiro est l'autre personne présente dans l'appartement, en cours pour le moment. Vous ne tarderez pas trop à le voir."

Troisième locataire, et raison principale pour laquelle la jeune femme entrait dans un appartement propre et décent, et non dans un infâme bauge en bordel comme on aurait pu s'attendre pour l'appartement partagé par deux hommes. Raison pour laquelle il fumait comme un con sur la terrasse aussi, condamné par sa propre parole à ne pas enfumer le reste de l'appartement et à subir les caresses d'un soleil parfois trop ardent. Certes, il y avait pire comme punition, et rien qu'il ne se soit pas déjà auto-infligé - genre tenter de faire rentrer des formules de maths basiques dans la caboche de gamins de 14 ans aussi vifs qu'une bande de moules sur un rocher. A tout choisir, il préférait fumer dehors.

" Si vous me laissez finir ma clope, je peux vous accompagner, sinon... je suis sur que vous ne vous perdrez pas ! "

Et la galanterie ? A oui, pourquoi pas, du moins si elle le laissait finir sa clope en paix. Les vieux usages n'étaient pas si mauvais que ça, mais il devait avouer qu'il était toujours mort de rire devant ces nanas qui brandissaient bien haut les pancartes du féminisme pour à côté de cela fondre devant le premier mâle venu qui leur tenait la porte ou portait leurs bagages. Il avait parfois l'impression qu'elles manquaient de suite dans les idées, ou voulaient tous les avantages sans aucun des inconvénients. Ça ne voulait pas dire qu'il ne les aimait pas les femmes, avec leurs courbes douces et leur odeur sucrée. Mais vivre avec par contre... Il espérait de tout cœur que la jolie demoiselle devant lui ne serait pas une chieuse. Enfin, pas trop. Toutes les femmes qu'il avait connu étaient des chieuses. C'était quelque chose d'aussi immuable que le fait que les ados étaient persuadés d'avoir tout compris au monde et que personne ne pourrait les comprendre. Il y avait juste différentes degrés, plus ou moins vivable.
Tiens, en parlant de chieuse, il se demandait si Hime ne squattait pas une des deux chambres libres, avec autant de morgue que si tout l'appartement avait été le sien. Et dans sa petite caboche de matou, c'était probablement le cas. Bien, si Cassandra voyait un coussin poilu sur le lit, pourvu qu'elle n'essaye pas de s'assoir dessus avant toute chose.

" Il y a du café dans la cafetière si vous voulez. "

Cathan adorait les cuisines américaines - non pour le non ou pour le drapeau américain, merci - mais pour le côté convivial et pratique. Et il espérait que Cassandra aime le café assez fort pour faire danser la rumba aux morts, c'était comme ça qu'il le préparait quand il en buvait toute la nuit.
Ok, l'accueil de Cathan n'avait rien de protocolaire, avec sa manière paresseuse de rester à fumer sa clope dehors sans faire un geste vers la nouvelle arrivante. Mais le protocole, elle avait déjà du en baver avec toute cette administration japonaise, alors autant se détendre un peu, non ?

[HRP : je sais, Yakusoku est sensé être présent dans l'appart aussi, mais comme il n'a pas fini son arrivée et n'a pas posté dedans, je considère qu'il n'est pas encore dedans ^^;, ]
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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Dim 4 Avr 2010 - 13:56

Trois. Ils étaient donc trois pour le moment. Était-ce qu'elle n'avait pas entendu cette information ou qu'on ne lui avait pas donné? Surement la deuxième option. De nature Cassandra était du genre attentive, peut-être parce que ses activités le demandaient? Elle devait être attentive le plus possible, pour ne pas laisser lui échapper des détails qui pourraient paraître insignifiant mais qui ne l'étaient pas forcément à ses yeux. Elle avait compris qu'il y avait déjà du monde, mais pas le nombre de personne. Bon, personnellement, elle s'en fichait d'être en collocation avec deux homme surtout que outre ses fringues elle n'était pas forcément très féminine. Ses différentes formations aidaient un peu. Elle cognait aussi fort qu'un homme, et avait parfois leurs caractéristiques. Elle écouta ce qu'il dit avec attention, sans forcément répondre à tout, prenant le temps d'intégrer toutes les informations et de sourire amusé à sa deuxième prise de parole. Visiblement il n'était aussi droit et formel que l'étaient certains japonais. Un bon point pour lui. Elle répondit d'abord:

« Bien, j'en prends bonne note. »


Elle lui offrit un sourire confiant, sa gentillesse apparente était rassurante. Et puis s'il était juste basé sur des apparences alors elle se donnerait à cœur joie de lui montrer qu'elle n'était pas du genre frêle et effacée, même si parfois elle donnait un peu cette impression. Elle aimait bien jouer avec les apparences. Cela était marrant parfois de voir comment les gens réagissait. Mais son caractère était aussi profond et marqué que ses cheveux étaient vifs. Rouge, s'il vous plaît. Cela avait fait rire de nombreuses fois les hommes de la famille. Mais elle s'en fichait, elle aimait bien. Elle s'y était habitué à la longue, cela ne la choquait plus. Quant au regard des autres... Elle s'en moquait comme de sa première chaussette. C'était fort marqué aussi chez elle. Elle se moquait de ce qu'on pensait, et était même parfois la première à lancer des rumeurs la concernant.

« Prenez votre temps. Et puis, qui sait, peut-être auriez vous tout intérêt à ce que je me perde... »


Elle jeta un œil à la cuisine. Le café, elle n'en était pas une grande adepte, mais elle en buvait sans problème. Peu importait sa manière d'être fait. Elle avait appris à toucher à tout, à goûter à tout. Quant à sa remarque elle lui avait tiré un léger sourire mystérieux. Qui pouvait savoir? Peut-être n'accrocherait-il pas du tout à la compagnie de l'Italienne qui lui déplairait et lui filerait de l'urticaire... Bon il fallait espérer que cela ne soit pas à ce point. Elle jeta un oeil à sa cigarette et à Cathan dans son ensemble, encore une fois. Elle décida de ne pas arrêter son jugement maintenant. De laisser un peu couler, pour attendre de voir ce qu'il se passerait après. Elle attendait aussi avec une certaine impatience de rencontrer le troisième résident des lieux. Elle voulait voir un peu à qui elle aurait affaire, voir s'ils s'entendaient bien et si elle s'entendrait avec eux. En tous cas, elle se donnerait à fond pour cela. Il n'était pas forcément question de devenir les meilleurs amis du monde, hein, mais au moins d'avoir une bonne ambiance dans l'appartement. Puis elle repoussa mentalement les interrogations qui lui venaient sur lui et se consacra à la situation présente, enfin, tout en revenant vers ses bagages:

« C'est gentil de proposer, peut-être plus tard, lorsque je serais installée. »


Oui. Le café viendrait plus tard. Pour le moment elle était déjà bien assez agitée comme ça. Ses lèvres ornée d'une léger sourire elle prit ses bagages, vérifiant de ne rien percuter, elle se dirigea vers les portes, et restant dans sa vision, elle lui indiqua les deux portes et dit:

« Si je me fis à vos indications, il reste donc ces deux chambres, de libre, c'est bien ça? »


Elle voulait juste être sur de ne pas entrer dans les chambres déjà prise. C'était plutôt agacant, même par erreur. Enfin elle ne se basait que sur son propre ressentit, puisqu'elle ne pouvait pas se mettre dans la tête des autres, même si elle arrivait bien à se mettre à leur place dans certaines situations. Là n'était pas la question. Elle voulait juste éviter de passer pour une fouineuse dès le premier jour. Au risque de passer pour une idiote. Elle pourrait toujours le démentir plus tard. Attendant patiemment qu'il confirme, elle contempla encore une fois l'extérieur. Le cadre de cette école était plutôt plaisant. Le parc, la ville, la présence de l'océan. Au moins de ce point de vue là, elle ne serait pas trop dépaysé. Elle pourrait aller voir la plage, lorsqu'elle le voudrait. Puis il y avait des tas de chose à découvrir ici, alors, elle ne craignait pas de ne pas savoir s'occuper.
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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Jeu 8 Avr 2010 - 20:32

Cathan tira une nouvelle bouffée, et exhala la fumée dans un demi soupir, sans savourer vraiment. A partir d'un paquet passé en une nuit, le geste était devenu machinal, loin du plaisir de la première clope du matin ou de celle à savourer avec le café. Même la quantité de nicotine ingérée devait être un détail par rapport à celle qui se trimballait déjà dans son sang - comme la caféine -. Cathan, addict ? Si peu. Ce genre de comportement boulimique restait passager chez lui. Le reste du temps il se contentait d'une tranquille petite addiction sous forme de quelques clopes par ci par là, avec un bon café. Au moins il assumait ses vices et fonctionnait parfaitement avec. Une dernière bouffée, avant d'écraser le mégot dans le cendrier déjà trop rempli, faisant tomber au passage quelques mégots et cendres sur la table immaculée de la terrasse. Cathan grommela entre ses dents serrées, se promettant de ramasser avant le retour de la fée du logis. Jiro et sa manière de tout ranger sans dire un mot avait le don de le... culpabiliser. Bon, pas longtemps ni de manière très véhémente, mais de temps à autre, il ressentait ce petit pincement lui signalant,que, peut-être, il pourrait bien mettre la main à la pâte. Et ce, même si le jeune japonais avait l'air parfaitement heureux et serein dans ce qu'il faisait. En fait, Jiro n'avait pas l'âme d'un prof, mais d'une femme au foyer japonaise.

Dans le salon, la jeune femme avait amorcé une translation vers les chambres, déplacement qui s'arrêta bien vite quand elle s'adressa à lui, s'attirant un regard mi curieux mi amusé de la part de l'américain. Soit elle n'avait pas confiance en lui, soit sa compréhension du japonais n'était pas aussi parfaite qu'elle le laissait entendre. Soit une énième raison qui venait des tréfonds de l'âme féminine, qui demandait à ce que n'importe quel mâle répète ce qu'il venait de dire pour prouver qu'il écoutait bien toutes les questions de madame. Ou Mademoiselle.

" Bravo. Vous êtes aussi douée pour toutes les lois de probabilités ? "

C'était de l'humour, et même pas si obscur que ça pour quelqu'un n'aimant pas les maths. Il avait abandonné depuis longtemps les blagues un peu trop spécialisées. De toute façon, au bureau, entre mâles alphas fleurant bon la testostérone et passant leur temps à essayer de prouver qui était le plus fort, les blagues étaient souvent d'un gout des plus douteux.
Cathan traversa le salon jusqu'au bar de la cuisine américaine, attrapa sa tasse qui était restée là depuis la dernière fois qu'il l'avait abandonné - ça ne devait pas être si vieux que ça, le café au fond n'était même pas solidifié ! - et se versa une rasade du breuvage sacré qui était le don de St George Clooney à l'humanité, le portant à ses lèvres sans même y ajouter de sucre. A quoi bon en dénaturer le goût en tentant de l'adoucir ?

Le roux regarda la jeune femme se décider sur une des portes et la pousser. Une idée vint à l'esprit de Cathan et l'homme ouvrit la bouche pour en faire part à la jeune femme.

" Ah, faîtes juste attention à..."

Trop tard. Une furie blanche, bien loin de la grande dame pour laquelle elle se faisait passer aux yeux de Jiro, sortit en miaulant son outrage, sautant sur les valises de la nouvelle arrivante avant de se propulser dans le couloir, frôlant ses jambes et partant en courant dans la chambre de son maître. Il supposa qu'elle avait due être rendue curieuse par les bruits et se rapprocher, avant de se faire surprendre par l'ouverture de la porte. Si elle pouvait apprendre à se mêler de ses affaires après ça... Le professeur de mathématiques but posément une nouvelle gorgée de café avant de reprendre la parole.

" Je disais donc de faire attention à la princesse. Une autre locataire insidieuse et parfois capricieuse. "
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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Sam 10 Avr 2010 - 12:19

Lorsqu'elle avait ouvert la porte, son regard vif et curieux avait vu le chat, juste avant qu'il ne lui fasse une démonstration de son agilité étonnante. Ou pas, c'était un chat après tout. Heureusement que la valise sur laquelle il était grimpé était à la fois solide et lourde, sinon il y aurait eu fort à parier qu'elle serait tomber. M'enfin, ce n'était guère important. Cassandra suivit le chat, blanc, des yeux jusqu'à l'une des portes, et rit légèrement à la présentation que lui en fit son jeune collègue. Insidieuse et capricieuse? Cela promettait d'innombrables fous rires. La jeune femme avait tendance à prendre beaucoup de choses telles que celle-ci à la légère, même chez les animaux. Attention, je n'ai pas dit qu'elle serait du genre à se laisser faire. Mais qu'elle ne s'arrêtait pas à cela. Elle se surprit à penser que si Snow avait été chat, son caractère en aurait fait fuir plus d'un. Elle se tourna vers Cathan et dit:

« Je n'y manquerais pas. »

Elle sourit en coin, elle aimait les animaux, la présence du félin, qui se révélait donc être une femelle, ne la dérangeait pas le moins du monde. Elle avait même tendance à accorder beaucoup trop d'importance aux animaux – enfin selon certains – et cela pouvait parfois étonner et choquer un peu. Elle, personnellement, le vivait très bien. Mais bon, elle n'en ferait pas étalage. Elle prendrait soin de faire connaissance avec cette nouvelle rencontre plus tard, rien ne pressait, elle avait du temps devant elle. Pour l'instant elle se contenta d'attraper ses valises et d'entrer dans la pièce, y jetant un regard attentif. Elle ne ferma pas la porte, déposa ses valise près du lit. Tout aussi sommaire que le reste de l'appartement, mais ce n'était pas non plus catastrophique. Il y avait un minimum de confort et de place, et les appartements ne tombaient visiblement pas en ruine. C'était déjà une bonne chose.

Une fois satisfaite de son premier examen, la jeune femme, coucha l'une de ses valises, et l'ouvrit en sortant une boîte en plastique, et sortit de la chambre tirant la porte afin cette fois-ci de la refermer, et elle s'approcha du réfrégiteur. Sa mère avait retrouvé cette tendance à être maladivement couveuse et protectrice. Même si parfois, se sachant fille unique et pas le moins du monde attentive à sa propre sécurité, elle se disait que dans le fond elle n'avait pas tort, elle détestait ça. Elle était grande, non? Elle l'ouvrit et prit soin de placer à l'intérieur différents aliments, tous droit sortis du même élément de cuisine de chez elle après réprimande de sa mère qui savait qu'elle n'irait pas faire de courses de suite, et qui ne se doutait pas qu'elle arriverait dans un appartement déjà occupé et ayant donc déjà de quoi manger à l'intérieur. Bref. Une fois qu'elle eut finit, elle referma la porte et fit de même avec sa boite, avant de demander:

« Seriez-vous professeur de mathématiques? »

Suite à sa question sans doute à vocation humoristique sur les lois de probabilités – qu'elle n'avait trouvé particulièrement drôle – elle ne pouvait s'empêcher de penser cela. Pourquoi? Surement parce qu'il n'y avait qu'un matheux pour faire ce genre de remarque... Quoique cela pouvait surement se contredire mais... bon, autant essayer. La remarque aurait pu la faire rire mais au moment où il avait posé la question elle avait légèrement arqué un sourcil et s'était contenter d'hausser les épaules un léger sourire en coin dessiné sur ses lèvres. Non elle n'était pas douée en maths... Enfin, c'était pas non plus le désespoir profond, mais voilà, cette matière ne lui causait pas plus que cela, contrairement à d'autre. Elle retourna ranger la boite, se contentant de la placer sur le lit et revint dans l'appartement, se disant que ce qu'elle venait de faire méritait peut-être une explication:

« Ah et – elle indiqua le frigo – c'était au cas où, comme je ne suis pas pressée à l'idée d'aller me promener dans un supermarché... »

Pour l'instant elle aspirait à trois choses: la tranquillité et le confort, ainsi que l'équilibre mental de son compagnon. Faire des courses n'entrait donc dans aucune de ses catégories. Elle ne comptait donc pas le faire de suite. Mais elle savait pertinemment qu'étant à présent en collocation elle aurait son rôle à jouer dans le bon fonctionnement de la vie quotidienne: cuisine, ménage, courses... Afin de ne pas les laisser tout faire tout seul... Quoique voir des hommes effectuer tous les jours ce genre de tâche pourrait être marrant... Elle esquissa un sourire, et enfonça de nouveau ses mains dans les poches. Voilà, il ne lui manquait plus que déballer ses affaires et installer sa chambre comme bon lui semblerait, pour être totalement tranquille et chez elle. Même si ce chez elle était bien loin de tout ce qu'elle avait toujours connu. La seule chose qui la réconfortait était que ce n'était pas un taudis... c'était déjà ça. Elle ne s'était pas fait d'illusion, dans une école trouver mieux était plutôt rare...


Dernière édition par Cassandra Corleone le Dim 18 Avr 2010 - 13:49, édité 1 fois
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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Sam 17 Avr 2010 - 9:54

Au moins , la présence du félin ne l'incommodait pas. Tant mieux pour Jiro : le jeune homme aurait été désolé de savoir que sa compagne dérangé un de ses colocataires, et adorable comme il était, il s'en serait surement énormément voulu. Au final, lui cohabitait avec la féline plutôt qu'il ne l'appréciait, essayant de l'ignorer autant que possible. Ce qui restait délicat : la demoiselle semblant convaincue que son indifférence devait être vaincue de toutes les manières possibles. C'était bien une fille celle-là. Un coup flatteuse et collante, une autre fois furieuse et menaçante, sans oublier les phases d'indifférence totale. Il aurait presque pu en être amusé... s'il n'avait régulièrement des poils blancs sur son oreiller. Fille facile.

Catan offrit un large sourire à la jeune femme et leva sa tasse à un toast imaginaire pour saluer sa grande découverte. Étrangement, la plupart des autres profs avaient tendance à considérer les mathématiques de haut niveau comme un élément à la fois obscène et incompréhensible, et surtout impraticable. Il ne comprenait rien à la beauté des chiffres purs et de leur manipulation. Si bien, que de ce qu'il avait pu remarquer, il n'était pas difficile de remarquer le matheux au milieu des autres, comme le corbeau au milieu des pigeons. Ça, ça ne datait pas seulement de depuis qu'il était devenu prof par inadvertance. Pendant ses études déjà, sa spécialité - ses spécialités pardon - le faisait souvent se dénoter des groupes d'étudiants avec qui il pouvait faire des soirées. C'était de leur faute aussi, à ne pas comprendre les blagues sur le théorème d'incomplétude de Gödel.
En réalité, il n'avait pas fait que des maths pures - mais bien beaucoup de mathématiques appliquées - et un peu moins ces dernières années depuis qu'il était rentré au FBI, même en section scientifique, mais cela ne changeait pas grand chose au fait que sa compréhension des maths restait un cran au dessus des autres - à chacun sa spécialité... Et de toute façon, vu le niveau qu'il enseignait, il ne doutait pas qu'elle aussi aurait pu le faire, quelle que soit sa spécialité, sans grande difficulté.

" Exact. Et vous... sachant les postes manquants.... je parierais sur la bio."

Sachant qu'il manquait surtout d'un prof de bio et d'un d'anglais... Son accent légèrement étranger n'indiquait pas une origine anglo-saxonne, mais bien latine. Certes, cela n'aurait pas empêché qu'elle ait une maitrise parfaite de plusieurs langues, mais... venir enseigner dans un autre pays une langue non native était un peu étrange à son avis. La biologie lui paraissait un peu plus logique. Avec un peu plus de temps, il aurait surement pu trouver d'autres raisons valables à cette intuition, mais était-ce vraiment si important au final ?

La jeune femme, prévoyante, acheva de ranger différentes denrées comestibles dans le frigo, déjà loin d'être vide. Si elle aimait faire la cuisine elle aussi... c'est Jiro qui allait être content de trouver quelqu'un avec qui parler popote. A moins qu'il n'est pas envie de partager son domaine jusque là privé... Cathan s'était montré pour lui un testeur docile, près à gouter et à apprécier la moindre de ses expérimentations. Quand on a l'habitude de plats décongelés, de take-away, de pizzas ou de restes indescriptibles, on ne se plaint pas d'une manne céleste pareille. Et la cuisine de Jiro s'était toujours révélée délicieuse.

" Vide ? pas de soucis pour ça. Egawa-san adore faire la cuisine. Je suis sur qu'il sera ravi de vous inclure dans ses petits tests hebdomadaires. C'est le colocataire le plus parfait que j'ai jamais eu..."

Il aurait presque pu parler d'une parfaite femme au foyer, mais ça n'aurait pas été très gentil pour le japonais. Et puis il manquait une condition tout de même...
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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Dim 18 Avr 2010 - 14:45

Ainsi il était bien un professeur de mathématiques. Lorsqu'elle eu la confirmation de cela, Cassandra laissa couler de nouveau son regard sur lui, esquissant un sourire en coin à son geste. Il semblait réellement léger et gentil, pour une première rencontre, et une première impression, cela rendait plutôt bien. La jeune femme fonctionnait beaucoup aux impressions. Et même s'il enseignait une matière qui restait la plupart du temps obscure à la jeune enseignante, il n'était pas forcément un sale type. Heureusement pour lui. L'Italienne, écouta ce qu'il dit ensuite, en souriant amusé. Sur quoi avait-il basé son raisonnement pou en arriver à cette hypothèse? Le poste de bio était-il le seul à rester vacant? Ou les autres ne concordaient pas avec elle? Enfin bon, elle ne pouvait pas entrer dans les pensées de Cathan donc elle ne pouvait pas savoir cela. Dommage. Ou pas, le mystère avait lui aussi une part d'attrait et de beauté qu'elle affectionnait.

Il fallait quand même qu'elle lui réponde. C'était la moindre des choses. Son regard se perdit dans le ciel, se disant que peu importait le pays, la région du monde, le ciel restait le même partout... Les mêmes nuages, la même apparences... Même si elle savait que scientifiquement c'était faux, elle aimait se raccrocher à cette illusion.

« Oui, c'est exact. »


La biologie. Pourquoi cette matière? Et pourquoi pas? Non, c'était plus que cette simple façon de penser.. Elle avait toujours eu la chance de tomber sur de bons professeurs. Et puis, le fonctionnement des êtres vivants l'avait toujours fasciné.. La composition du monde, les cycles de la vie, toutes ses petites choses qui faisaient tourner le monde. Et puis c'était beaucoup moins compliqué que les maths ou la physique, et plus intéressant que l'histoire. Pourquoi n'avait-elle pas enseigné l'italien? Parce que si elle aimait sa langue natale elle ne comptait pas en faire son métier. C'était tout simple. Ici elle avait tout un mode de pensée, de vie à découvrir ce n'était pas pour se conforter en enseignant celui du pays où elle était née. Donc c'était exclu.

Elle sourit ensuite à la remarque qu'il fit sur le frigo et sur leur colocataire. Ainsi c'était un bon cuisinier? Tant mieux, pas qu'elle même était une quiche en cuisine, loin de là, mais ce n'était pas non plus une passion. Donc, s'il y avait quelqu'un qui se portait volontaire par plaisir elle ne lui piquerait pas la place... Mais s'il s'agissait de faire découvrir des recettes de chez elle, pourquoi pas. Elle le ferait avec plaisir. Quant à tester les talents culinaires de quelqu'un d'autre, pourquoi pas, après tout. Elle répondit donc:

« Et bien dans ce cas, ce n'est pas moi qui m'opposerait à cela...
– elle sourit amusée et reprit – Quand à sa perfection, je vous dirais si je pense la même chose d'ici quelques temps... »

N'étant pas particulièrement difficile sur les gens, quoique parfois un peu exigeante, Cassie ne doutait pas d'apprécier aussi leur collègue. Sauf si tous deux étaient des enfoir** de bases et qu'ils s'appréciaient pour leurs défauts communs. Mais si ce n'était pas le cas, elle ne voyait pas où il pourrait y avoir problème. D'autant que dans les premiers temps elle ne serait peut-être pas des plus présentes à l'appartement. Entre les cours et Snow, cela risquait de lui prendre pas mal de temps. Donc... Mais pour la suite, et tout le temps qu'ils vivraient en collocation, il suffirait juste d'être patient et de faire des concessions. C'était selon elle la base d'une vie de groupe saine. Comptant aussi le respect de la vie privée des autres. Même si elle était curieuse, elle avait des limites.

S'approchant d'une fenêtre pour mieux apprécier la vue qu'ils avaient de l'appartement, elle n'ajouta rien, ne trouvant pour le moment rien à redire. Il y avait pourtant des tas de choses à voir, mais elle n'avait pas envie d'aborder tout cela de suite. Le temps de s'installer, de se poser, puis après elle verrait. Si elle avait était élevée dans le luxe, elle n'était pas l'une de ces petites princesses pourries gâtées qu'on pouvait si souvent croiser. Elle savait faire de nombreuses choses et était indépendante. Même si parfois sa mère doutait des capacités de sa fille à prendre soin d'elle même. Elle faisait passer beaucoup de choses avant son bien être, et des fois cela lui nuisait, pourtant cela ne l'empêchait pas ne continuer. Certains disait que le jour où elle aurait de graves problèmes, cela lui servirait de leçon. La jeune femme, elle, n'en était pas persuadé. Il y avait des choses qui ne changerait jamais. Le fait d'être souriante en presque permanence, de ne pas parler d'elle et de ses soucis, de faire passer Snow et la famille avant le reste, et de se servir des gens pour arriver à ses fins. Tout cela pour un équilibre précaire, mais bel et bien présent dans sa vie. Elle finit par se tourner pour de nouveau regarder son colocataire et demanda:

« Loin de moi l'idée d'être indiscrète, mais vous êtes ici depuis longtemps? »


Même si elle avait l'impression qu'il était là depuis peu, elle voulait vérifier, et puis il pourrait peut-être lui parler un peu de l'école et des élèves qui y étudiaient.
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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Ven 23 Avr 2010 - 16:36

Cathan se serait bien amusé s'il avait pu suivre les pensées de Cassandra. Lui, un enfoiré ? Ce n'était pas tout à fait faux... il n'était certainement pas un ange, et tenait plus de l'enfoiré que du gentil garçon serviable. Son seul avantage est qu'il faisait parfaitement illusion, surtout plongé dans un milieu aussi propre et net que celui-ci. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle il était là, non ? Faire illusion, rester un gentil garçon le temps les choses se tassent de là où il venait. De toute façon, les pires enfoirés étaient rarement ce qui gueulaient et frappaient directement. Des pauvres cons, sans aucun doute, mais auxquels il manquait souvent un poil d'envergure et de ce véritable égoïsme qui fait des gens des salauds. Dans cette catégorie, Cathan classait toutes ces espèces de voyou qu'il avait croisé une fois ou l'autre dans les rues, pour des crimes de plus ou moins grande envergure, et son opinion n'avait pas changé pour le coup. Bref, pour le moment, la petite Cassandra était sauve : Cathan tenait juste à se tenir tranquille, si bien que sa jeune colocataire n'aurait pas trop à s'en faire, sauf si elle se montrait un peu trop fouineuse. Au final, ils devaient se ressembler sur certains plans, même si ils l'ignoraient tous les deux. L'avantage des illusions que permettait la sacro-sainte hypocrisie sociale.

Cathan prit une nouvelle gorgée de café, et fit la moue en découvrant sa tasse vide. Déjà ? Il avait l'impression qu'elle se vidait aussi vite qu'une gamine de 14 ans énamourée ne relève sa jupe. La chaleur devait l'inciter à boire plus que d'habitude. Avec un soupir désabusé, parfaitement conscient de son addiction mais ne souhaitant rien faire pour l'enrayer, il se servit une nouvelle tasse. De toute façon, il pouvait arrêter quand il le voulait... mais ne l'estimait pas nécessaire pour le moment. La boisson noire fuma dans sa tasse, dégageant quelques arômes qui rivalisaient avec le paradis.
La manière naturelle dont elle parla d'évaluer Jiro lui attira un sourire canaille de la part de l'américain.
Il ne voyait pas ce qu'on pourrait reprocher à Egawa-san en tant que colocataire. En tant qu'on homme... si Cathan avait raison, Cassandra risquait d'être un peu déçu. Enfin, ils étaient là pour enseigner à des mouflets et pour accessoirement se supporter dans des appartements, pas pour filer le grand amour et se lancer des regards énamourés entre deux classes.

Par contre, il se demandait quel genre de colocataire serait Cassandra. Très fille, à squatter la salle de bain pendant une heure tous les matins, à insister à mettre des bougies parfumées un peu partout et mettant des rideaux colorés aux fenêtres ? Jiro était certes un peu dans le genre, mais restait un homme, et dans les limites du supportable donc. Mais une vraie femme... un nouveau regard lui fit revoir son évaluation à la baisse. Point de talons aiguilles ou de maquillage trop appuyé. Certes, pour les 1ers, elle aurait pu les évincer pour le voyage, mais le second... il connaissait pas mal de nanas incapable de sortir si elles n'étaient pas maquillées, comme honteuse d'exposer leur peau nue à tous les regards. Avec un peu de chance...

" Vous le verrez bien assez tôt. "

La question lui fit légèrement incliner la tête. Non, il n'était pas là depuis bien longtemps, comme la plupart des profs du lycée, établissement qui semblait recruter et connaître des départs en permanence. Il était assez sur qu'il ne fallait mieux pas étudier les dossiers de la moitié de ceux qui se trouvait ici... le directeur ne devait pas forcément être des plus exigeants pour ceux qui pouvaient remplacer au pied levé en cours d'année.
Les élèves n'étaient pas horrible au point de faire tomber la moitié des profs en dépression jusqu'à les pousser à la démission ou au suicide...

" Seulement quelques semaines. Les arrivées et les départs semblent être en flux constant ici, ce qui explique surement le taux d'étrangers. "

Suffisant pour se familiariser avec les lieux, les personnes et l'ambiance.
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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Dim 25 Avr 2010 - 18:06

L'italienne n'en doutait pas. Si elle ne bougeait pas d'ici la fin de soirée, il y avait fort à parier qu'ils se croiseraient dans l'appartement avant la journée du lendemain. Elle éprouvait d'ailleurs une certaine impatience à cela. Au moins elle serait fixée. Elle le regarda remplir à nouveau sa tasse. Était-il accro au café? Elle s'en fichait un peu. Le café n'était pas l'une des pires drogues qu'il existait dans ce monde. Et en drogue elle en connaissait un rayon même si elle n'en était pas consommatrice. Elle se serait bien vu annoncer à son père de lui en refourger... Non, mais vraiment... Bref. C'était exclue. Elle finit par s'asseoir sur une chaise, en tailleur comme la plupart du temps lorsqu'elle était assise. Son regard n'était plus fixe. Il allait de l'appartement qu'elle détaillait dans les petits détails insignifiants, à Cathan, aux différentes vues offertes par les fenêtres. Cela lui occuper l'esprit. Au moins le temps qu'elle intègre son arrivée nouvelle, le fait qu'elle soit déjà en train de converser avec l'un de ses colocataires, et qu'elle avait encore des tas de choses à voir avec lui. Ou eux. Mais pour le moment, c'était lui. Et cela lui permettait aussi de ne pas trop s'inquiéter du déroulement des jours suivants. En général elle s'adaptait bien, alors pourquoi cela changerait? Et pourquoi pas?

Elle finit par reposer son regard sur lui, lorsqu'il répondit à sa question. Elle sourit amusé car il semblait évident qu'ils faisaient tous les deux parties des étrangers. Elle en était sure pour elle, après peut-être que lui vivait ici depuis toujours mais sa couleur de cheveux jurait horriblement avec les asiatiques...

« Alors peut-être avez-vous eu le temps de vous rendre compte un peu de l'ambiance générale de l'école... Je veux dire entre profs, entre élèves puis après le comportement des élèves vis à vis de nous... Et de vous forger un avis... J'aimerais si c'est le cas que vous m'en fassiez part, que je sache un peu à quoi m'attendre. Mais je comprendrais que vous ne le vouliez pas... »


Il était libre de refuser... Combien de fois avait-elle entendu le « débrouilles toi » fatidique de certains des gars, ou encore le « t'es indépendante ou bien? » Certes elle l'était, cela ne voulait pas dire qu'elle n'appréciait pas d'avoir des avis sur les choses qu'elle s'apprêtait à découvrir. Voilà pourquoi elle lui avait posé la question. Et aussi parce que s'il elle connaissait un peu l'ambiance dans les lycées de chez elle, ici cela pouvait être totalement différent... Le Japon elle connaissait pour les mangas, la musique et les traditions, enfin quelque unes. Mais aujourd'hui tout était différent. Dans un monde moderne aux technologies évoluées et en constantes évolutions... Les gens changeaient au rythme de nos avancées... Et il était intéressant de voir un peu les différentes opinions des gens sur une même chose, et de pouvoir se classer ensuite par rapport à eux en se faisant son point de vue. Même si dans le fond, elle se fichait pas mal d'être différentes. La banalité par contre c'était pas le top, mais bon...

D'après ce qu'elle avait entendu les japonais étaient des obsédés du boulot... Si elle aimait bosser ce n'était pas non plus à ce point. Elle connaissait aussi fort bien les moments de solitudes durant lesquelles elle était dans un état larvaire profond. Sinon le reste du temps quand elle ne faisait rien de précis, elle était avec Snow. Oui, elle était célibataire. Et elle le vivait bien. Surtout qu'elle ne manquait pas particulièrement de sexe, sachant obtenir ce qu'elle voulait de presque tout le monde. M'enfin, ceci est une autre histoire. Elle se demandait donc aussi à quel rythme vivait cette école. Le fait qu'il y ait visiblement de nombreux étrangers suffisait à maintenir un rythme pas trop soutenue ou au contraire c'était à eux de s'adapter? La seconde hypothèse semblait la plus probable. En effet c'était aux étrangers de s'adapte, puisqu'ils avaient choisi de venir, par aux autochtone de le faire pour eux. Marche ou crève. Selon elle, elle trouverait ici une mentalité dans ce genre là, mais elle pouvait se tromper. Peut-être lui indiquerait-il cela aussi...
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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Jeu 29 Avr 2010 - 11:05

A oui, ses longs cheveux roux le classaient d'office dans la catégorie gaijin, sans aucun doute possible, ce qui était vrai – du moins en partie- Il était un pur américain, élevé comme tel sur sol américain – avec une bonne base d'irlandais il était vrai. Il était aussi à moitié japonais, avec de bonnes bases sur la culture et la langue. Mais il ne se leurrait pas : tout aussi bon qu'il ait été, son enseignement ne faisait pas de lui un japonais. Il lui permettait tout juste de ne pas commettre de gros impairs.
De toute façon, personne ne savait ici qu'il était un sang mêlé. Ça ne lui apporterait pas plus de sympathie, vu que son côté américain était bien trop apparent pour laisser un quelconque doute dans l'esprit des gens. Une fois de plus, il eut une pensée curieuse envers son père : l'homme avait du être assez grand pour un japonais pour que lui-même ait un tel gabarit.

La question sur l'ambiance ne le surprit pas. Personne n'avait envie de débarquer dans un nouvel endroit complètement démuni, et récolter des informations était un des meilleurs moyens de se préparer et d'envisager les tactiques à adapter. Certes, l'endroit était un lycée, pas un champs de bataille... mais il avait parfois cette impression, avec des camps plus ou moins nettement établis. Sauf que les élèves ne voulaient pas la guerre, ils voulaient juste ignorer ces profs agaçants qui attendaient d'eux des résultats et des efforts.
Un léger rire de gorge finit par s'échapper de ses lèvres.

«  On est loin des USA. Les quelques classes que j'ai pu avoir en cours sont plus proches de l'immobilisme que du chahut. A croire qu'ils n'ont pas eu une seule pensée originale de toute l'année... c'est très difficile de les faire sortir des sentiers battus qui consiste à leur faire ingurgiter des lignes de cours et de ponctuer par un contrôle de temps à autre. Même livrés par eux-mêmes ils sont timorés. Épatant. Ça a aussi ses avantages... »

Certes, son expérience de cours aux USA, il l'avait eu en tant qu'élève, pas de prof... mais il voyait parfaitement la différence, quasi culturelle. Il se souvenait encore de son premier cours, où toutes ses tentatives étaient restées vaines pour essayer de secouer un peu ses élèves.
Il avait bien entendu d'autres profs parler de quelques énergumènes mais... resté que l'ambiance semblait plus calme et plus studieuse qu'un lycée américain classique. Il fallait dire qu'avec le classement et la compétition dans les examens japonais, il était dans l'intérêt des gosses de ne pas trop perdre leur temps à rêvasser. Ce qui restait tout de même sacrément étonnant pour un américain, quand être jeune était synonyme à revendiquer ses différences et à clamer que les adultes ne pouvaient rien comprendre et donc rien enseigner.

«  Les autres profs... j'avoue ne pas avoir eu trop de contact, sauf avec Jiro. Lui c'est le type du parfait japonais, dévoué et consciencieux. Mais vous vous ferez votre avis vous-même je pense. Au final, je trouve les différences culturelles présentes, mais pas si marquées qu'elles auraient pu l'être. Mais une fois de plus... c'est juste un avis personnel. »

Cathan dédia un sourire charmeur à la jeune femme, amusé du tournant de la discussion. Ils avaient parfois parlé des élèves avec Jiro aussi... ca lui donnait presque l'impression d'être un authentique professeur.

«  Je ne citerais pas de nom par contre. Pour ça, ça sera vraiment à vous de vous faire votre avis. »

Une personne restait innocente tant qu'elle n'avait pas été déclarée coupable... ça restait vrai pour les élèves non ?

« Tss je parle trop. Vous devez plus avoir envie de vous détendre que de penser au taff qui va arriver... le jet-lag n'est pas trop dur pour vous ? »
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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Sam 1 Mai 2010 - 14:56

Elle était un peu rassurée par ses mots. Pas qu'elle ait eu peur, non, loin de là. Des élèves restaient des élèves, peu importait leur nationalité. Même si effectivement dans certains pays les élèves étaient très agités. Pays ou région d'ailleurs... Mais bon. Si ici ils étaient calmes, c'était tant mieux. Le fait de trouver des élèves qui restaient dans les sentiers n'était pas très étonnant aux vues du pays dans lequel ils se trouvaient, mais bon, cela pouvait changer. Mais elle ne doutait pas que le changement serait long et dur, donc peut-être ne l'envisagerait-elle même pas. Elle serait loin de ces profs qui font copier des lignes et des lignes durant des heures, mais elle ne serait peut-être pas une prof excentrique aux idées farfelues. Elle aviserait en temps voulus. La jeune femme avait des ressources, et beaucoup d'inventivité. Pour se sortir de situations merdiques, entre autres. Elle utiliserait ses capacités à d'autres fins, mais toutes aussi amusantes. Lorsqu'il eut fini, lui tirant un léger rire à sa dernières répliques elle répondit:

« En effet cela peut aussi avoir des avantages. Mais j'imagine aisément qu'à la longue cela peut-être agaçant d'avoir des élèves incapables d'être originaux... »

Elle ne put s'empêcher de sourire. Les classes effacées, silencieuses, et toujours en train de bosser c'était pas son truc. Déjà lorsqu'elle était élève elle avait une fâcheuse tendance à être une élève qui animait les cours. Tout en restant studieuse et correcte. Mais de manière à ce que les cours semblent moins long. Que les autres se fassent punir ou allumer par leurs parents ne la touchait guère, elle qui ne faisait que très peu réprimander. Elle reprit:

« Je le pense aussi, et cela ne sera sans doute pas long. Quant aux différences culturelles, c'est rassurant, peut-être le dépaysement sera moins long à s'estomper. »

Elle souriait toujours. C'était plutôt rare les moments où elle ne souriait pas. Mais pas un sourire colgate hein, un léger sourire, un sourire simple. Après tout, les seules choses qui auraient vraiment pu la gêner étaient ces différences culturelles. Même si elle s'adaptait bien, certaines choses étaient toujours très dures à vivre, pour n'importe qui arrivant en terres inconnues. Alors si ici c'était peu marqué, c'était tant mieux. Un autre avantage à ajouter dans la liste qu'elle dresserait d'ici quelques temps, lorsqu'elle en arriverait à la phase mise au point. N'ayant toujours pas lâché Cathan du regard, elle ajouta en réponse au fait qu'il taise les noms:

« Il serait déplacé de ma part de vous en vouloir. »


Les noms lui importaient guère. Elle voulait juste une idée sur l'ambiance globale du lieu, savoir où elle allait mettre les pieds et comment s'y adapter le plus vite possible. Histoire de pas être à côté de la plaque trop longtemps car elle détestait ça. Comme surement beaucoup de monde. Être disponible de suite, au taquet et surtout opérationnelle, c'était des choses que l'on attendait d'elle, là bas, sous le soleil sicilien. Ici c'était différent, mais autant ne pas perdre les bonnes habitudes.

« Non, non, j'ai connu bien pire au niveau palabre... Et puis c'est moi qui vous ai poser la question... Je viens tout juste d'arriver. Pour le moment, je ne m'en rends pas bien compte. D'ici demain, je pense que je verrais sans doute la différence... »

Elle ne craignait rien pour elle. Quelques troubles du sommeil et une perte d'appétit ne la tueraient pas. Mais si Snow souffrait plus du jet-lag, cela serait beaucoup plus problématique. Alors il fallait croiser les doigts pour que son compagnon s'adapte aussi bien qu'elle le ferait. Elle l'y aiderait et se donnerait à fond pour que cela réussisse. C'était hors de question de le renvoyer là-bas et de rester ici sans lui... Elle finit par lui demander, sans doute plus indiscrète que jusqu'à présent:

« J'ai cru comprendre que vous veniez des États-Unis, qu'est-ce qui a pu vous pousser à venir vous installer ici? Bien sur, je ne voudrais pas être indiscrète... »


La curiosité était assez marquée chez elle. Elle s'en fichait, et assumait toutes ses questions, même si parfois elle devenait gênante ou si elle faisait quelques boulettes. Ca arrivait à tout le monde, non? Donc, elle ne se formalisait pas de ce genre de choses, même si parfois elle s'assurait de ne pas l'être trop. En l'occurrence, son collègue avait été gentil et accueillant, à elle de se montrer un minimum respectueuse et attentive. Dans la mesure de son possible, évidement. Elle laissant son regard filer à la fenêtre pour voir un oiseau de poser sur le rebord de celle-ci, jeter un oeil à l'intérieur, se tourner pour regarder le ciel d'où il venait et repartir. Son sourire s'agrandit légèrement à la pensée qu'elle n'était pas la seule à être curieuse, puis posa de nouveau son regard sur le professeur de mathématiques.
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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Dim 2 Mai 2010 - 13:31

La jeune femme commenta sur ses réponses avec quelques réflexions qui n'attendaient pas de réponses. Les différences culturelles... ils étaient tous au courant en arrivant au Japon qu'ils débarquaient dans un pays très différent, carrément opposé de là où ils venaient, eux, pauvres occidentaux. La touche internationale réduisait cette sensation mais... pourquoi s'en étonner en arrivant ? C'était aller au delà de grandes désillusions. La seule chose en laquelle ils pouvaient croire, c'était leur capacité propre à s'intégrer et à apprécier cette culturelle diamétralement opposée, où le franc-parler était plus vu comme une offense que comme une qualité.
Croire qu'ils arrivaient et qu'ils pouvaient changer les choses seraient insultant pour leur pays d'accueil, à l'image de missionnaires arrivant en pays à conquérir.

Le roux attrapa sa tasse, ainsi que la cafetière vide, et se dirigea jusqu'à l'évier du côté cuisine, lavant machinalement ses affaires. Pour une fois qu'il ne laissait pas trainer une tasse vide... On pouvait suivre le déroulement de sa journée en suivant ses tasses vides et/ou les auréoles que laissaient la tasse quand il arrivait à la retrouver et à la re-remplir plutôt qu'en prendre une nouvelle par facilité. Dans son ancien appart, on pouvait aussi suivre avec les cendres et les mégots, mais interdiction l'en empêchant... Même pour les tasses, il n'était pas rare que ce soit Jiro qui range les tasses coupables avec un léger soupir. S'il ne laissait pas les preuves tranquilles celui-là...

La dernière question arriva avec un timing qui fit sourire Cathan. Tiens donc, depuis le temps qu'il l'attendait celle-là... qu'elle vienne de sa toute nouvelle colocataire plutôt que de la personne avec qui il vivant depuis quelques jours ne l'étonnait pas : aussi ouvert soit-il, Egawa restait un pur japonais avec un sens des convenances tous nippons. Il ne lui viendrait pas à l'esprit de faire part de sa curiosité à son collègue. Pour l'européenne par contre... c'était certes de la curiosité, mais faisait aussi parti du processus normal. Rien qui ne soit gênant outre mesure.
Cathan referma le robinet et posa sa tasse sur le reposoir avant de s'essuyer les mains dans le torchon et de faire de même avec le pot de la cafetière, avec dans la ferme intention de refaire une cafetière. Il lui semblait logique qu'il y ai toujours du café à disposition, même s'il était le seul à le boire.

« J'ai eu l'occasion de travailler avec des japonais aux USA – j'ai appris la langue au lycée – et j'ai eu envie de changer d'air. J'ai trouvé ça plus intéressant que juste changer d'état. »

C'était... la stricte vérité. Gentiment édulcorée, et limitée à l'essentiel, déshabillée de tout élément gênant ou permettant de trop en deviner... la même chose que n'importe qui dirait à ce genre de question à une personne qu'il ne connait ni d'Eve ni d'Adam. Bien plus pratique que de mentir ou de ne pas répondre.

«  Et pour vous ? La vieille Europe est encore plus loin que les USA... L'Italie si je ne m'abuse ? »

L'Italie ou l'Espagne ? Il avait parié le premier car les accents de son japonais n'étaient pas exactement ceux qu'il avait entendu quand il avait parlé en Espagnol avec Jiro. Ce n'était pas évident à deviner, parce qu'à ses oreilles, les accents des langues latines étaient à peu près identiques, chantants et doux. Loin de son accent barbare américain, il fallait bien l'avouer.
Quand à son nom de famille... il était américain avec un pur nom irlandais, alors autant dire que ce n'était pas le détail sur lequel il se fixait le plus.
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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Dim 9 Mai 2010 - 13:57

Changer d'air. Oui, c'était quelque chose qui pouvait parfois se révéler utile. Lorsque la vie semblait trop dure, ou au contraire trop simple. Que tout semblait être ligué contre vous. Il était vrai dans le fond qu'elle avait toujours eu la vie facile elle. Avoir tout ce qu'elle voulait, même si il lui fallait parfois le mériter... Ses parents avaient beau vouloir la rendre indépendante, ils ne pouvaient s'empêcher d'en prendre soin quand même. Elle était fille unique. Et elle pensait qu'ils n'avaient pas trop mal réussi leur éducation. La jeune femme n'était certes pas parfaite mais elle était bien dans sa tête, respectueuse – quand ça l'arrangeait – et elle était indépendante. C'était une bonne chose dans le fond. Même si elle avait aussi de gros défauts. Et si certains lui avaient déjà dit de prendre garde, qu'un jour elle aurait des ennuis, elle n'avait jamais tenu compte de leurs mises en gardes. Elle ne voulait pas changer ce que eux voulaient qu'elle change. Parce que c'était une partie intégrante d'elle. Parce qu'elle adorait ça. Pas autant que Snow et tout ce qu'il lui apportait, mais elle adorait ce qu'elle faisait pour sa famille.

Ce qu'il y avait de bien dans tout cela c'était que la traque et l'équitation elle pouvait en faire n'importe où. Ici ou en Italie, cela ne changeait pas grand choses. Le plaisir serait le même. Ses armes étaient solides, ses passions et ses désirs allaient toujours dans le bon sens: elle n'était pas obligée d'être à un endroit précis pour les assouvir. Même s'il fallait avouer que Snow n'était pas des plus facile à transporter. Mais si ce n'était que cela, ce genre de problème n'existait pas lorsqu'on avait les moyens. Et les moyens ne manquaient pas.

« Bien plus intéressant, en effet. »


Elle sourit. Il avait raison. Changer d'état n'apportait pas grand chose de différent. Certes ce n'était pas pareil d'un état à un autre, il y avait des différences de structures sociales, des différences de paysage, il n'empêchait qu'on restait dans le même pays et qu'on parlait toujours la même langue. Pour elle, cela serait revenu à changer de région. Cela ne lui aurait pas apporté ce grand bol d'air frais et différent. Quoi qu'elle n'avait pas vraiment cherché à changer d'air, le sien en Sicile lui convenait toujours parfaitement. Mais voilà, la curiosité, l'attrait de la nouveauté. C'était cela qui l'avait poussé à partir.

Lorsqu'elle entendit le nom de son pays d'origine elle ne put s'empêcher de sourire plus largement. Il était visiblement assez vif d'esprit. Elle s'inclina légèrement et répondit:

« C'est exact. Mais qu'est-ce qui vous a mis sur la piste? »


Elle n'était pas dupe. Pour un étranger à ce pays l'accent était surement bien caractéristiques, surtout que chez lui il avait déjà du croisé des étrangers venant de sa régions. Mais la différence entre les accents latinos était assez subtile selon elle. Voilà ce qui l'avait poussée à poser la question. Car cela l'intriguait. Même si elle aimait bien le mystère, elle devait avouer que savoir comment il avait trouvé était plus fort que l'attrait du mystère. Sa curiosité était assez difficilement jugulable.

L'Italie allait lui manquer. Son soleil, ses monuments, et sa mer méditerranée. La mer de Sicile était si belle, si douce, elle semblait si accueillante. Et les gens de là bas aussi, leur sourire, le troisième âge assis sous les oliviers, à l'ombre de leur maison... Oui, cela allait lui manquait. Mais le Japon était un pays tout à fait fascinant et sa fascination pèserait lourd dans la balance ce qui lui permettrait d'équilibrer les choses.

« J'ai trouvé un poste vacant ici. C'est la curiosité qui m'a poussée à partir... Aussi fou que cela puisse paraître... »

Oui cela devait sembler fou. Pourquoi partir lorsque la vie que vous meniez vous convenez parfaitement? Pourquoi partir lorsque vous aviez tout ce dont vous pouviez rêver? Peut-être justement un peu pour fuir tout cela? La famille pouvait être oppressante des fois, même si Cassandra aurait donné sa vie pour sauver l'un de ses membres, et ça personne chez elle n'en doutait. Elle continuerait à veiller sur eux, d'ici. Mais elle avait eu envie de partir, et réprimer ce genre d'envie entraînait des ulcère à ce qu'il paraissait. Elle n'avait pas voulu tenter l'expérience.

La jeune italienne regardait toujours l'américain, tout en se disant que l'appartement allait être haut en couleur et en différences culturelles. Un japonais, un américain, une italienne... Cela promettait d'être intéressant. Même si elle comptait bien s'intégrer complètement au coutumes d'ici. Elle était là pour ça, découvrir, s'adapter et agrandir ses connaissances tout en élargissant encore son ouverture d'esprit. Pourtant il n'était pas question d'oublier d'où elle venait.
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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Lun 10 Mai 2010 - 19:06

Italie, bingo. Il verrait bien si les nanas italiennes avaient autant de gueule que les ritals du sexe masculin. Au moins n'entrait-elle pas dans la catégorie mama, ces femmes grasses et moelleuses d'un certain âge, aux hanches bien enveloppées d'avoir porté des enfants. C'était un archétype, mais pas si faux que ça au final. Comme tous les archétypes, il avait un fond de vérité. A force de bosser avec les gens, pour les gens, au milieu de toutes les strates de la société, il avait pu en croiser des types de gens. Lié à la nationalité ? C'était à la fois vrai et faux... Aux USA, les ghettos restaient une réalité, le plus souvent parce que les gens aimaient retrouver ce qui leur ressemblaient et qui partageaient les mêmes valeurs. Et à se noyer dans une culture, on finissait par en ressortir avec quelques distinctions et habitudes.
Enfin ça, c'était le régal des ethnologues et des anthropologues. Pour lui, c'était juste quelques observations plus ou moins taxées de racisme et de chauvinisme dont il avait conscience. De toute façon, de la part d'un américain d'origine irlandaise et japonaise, à quoi devait-on s'attendre ? Il était fier des origines de sa mère, de son parcours, pour le reste, il s'en contre-fichait certainement.

Cathan pencha la tête sur le côté, observant la jeune femme attentivement alors qu'il commençait l'explication. Mignonne, le regard franc et direct, elle ne donnait pas l'impression d'être le genre de minette qui s'en laissait compter. Elle n'avait jamais bafouillé devant lui, ne craignait pas de l'interroger... ce n'était pas grand chose, mais pour quelqu'un de fraichement arrivé, elle n'était pas timide. Elle était même carrément curieuse, mais Cathan ne voyait pas de problèmes à répondre à ce genre de petites questions inoffensives. C'était toujours en se refermant sur soi-même et en refusant de répondre à quoi que ce soit qu'on donnait l'impression d'avoir quelque chose à cacher, pas en discutant ouvertement.

« Vous avez un accent latin... j'ai côtoyé pas mal de latinos aux US, espagnols, portos. Je maitrise à peu près l'espagnol, et arrive à reconnaître du portugais. Votre accent est encore un peu différent. C'est pas évident à entendre sur le japonais mais je suppose que comme je ne suis pas un japonais natif, c'est plus marquant. J'avoue qu'il y avait 50% de hasard aussi. Au niveau physique par contre, je n'aurais pas deviné, pas avec ces cheveux qui concurrencent les miens. »

Avec un sourire narquois, Cathan prit le temps d'observer la jeune femme de la tête au pied, de ces courts cheveux roux au bout de ses bottes, en passant par un corps joliment galbé. Il fallait bien qu'elle y passe, une fois au moins, sous ce regard masculin caressant et toutefois amusé. Non, il n'était pas un porc lubrique qui allait se dépêcher de lui sauter dessus mais il n'y avait pas de mal à observer, comme on admire un beau tableau au musée. La saine curiosité du mâle alpha qui voit passer une femme – de son point de vue – Point de vue qui pouvait être contredit par toutes les femmes du monde qui imaginaient que les hommes ne pensaient qu'avec leur testostérone. Il fallait bien que les femmes aient raison sur un point, de temps en temps.

«  Je peux comprendre la curiosité. Cette impression d'être enfermé dans ce qu'on connait et le besoin de partir ailleurs pour apprendre plus, voir d'autres choses. Et partir loin, tant qu'à partir, avant que ça ne soit trop dur de le faire. Ce n'est pas moi qui vais vous traiter de folle. »

Après tout, il trouvait plus sain de voyager ou de traverser le globe pour trouver sa place que d'aller étrangler et éviscérer quelqu'un pour prouver qu'on était plus fort ou plus vivant. Il y avait des moyens plus agréables – sans parler de plus légaux – pour vivre sa vie et Cathan était pour les appliquer.
A quelques détails près. Le fait que lui ait pu faire quelques trucs illégaux... pour reformuler, tant que ce n'était pas des crimes qui portaient atteinte à la vie, il était pour.

«  En fait, le Japon doit être plus amusant d'un point de vue expatrié que natif... au moins on n'est pas assujetti à leur façon de se tuer au travail ! »

Le roux étira ses bras par dessus ses épaules et jeta un oeil à sa montre : une heure indécente de la matinée après une nuit sur un ordi. Il avait besoin d'éliminer la quantité indécente de nicotine et de caféine présente dans son système nerveux, et donc, de faire un petit tour dehors. Les élèves étant en cours, le champs était libre.

« Par contre Miss, je ne veux pas vous abandonner, mais j'ai besoin de ma dose d'air quotidienne, proportionnelle au nombre de clopes fumées. Et au passage d'en racheter. On se reverra plus tard. Vous aurez le temps de penser à plein d'autres questions pour assouvir votre curiosité. »

Elle serait plus tranquille pour ranger ses affaires et mener sa petite vie et installation. Et ils allaient avoir beaucoup de temps pour discuter en tant que coloc...
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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Sam 15 Mai 2010 - 20:04

Cassandra était amusée. L‘américain semblait être de ceux qui ne parlaient pas pour ne rien dire, mais qui parlaient bien lorsqu’ils avaient quelque chose à dire. Il était plutôt du genre généreux dans les réponses qu’il donnait, et elle appréciait cela. C’était plus facile pour nouer des liens, faire la conversation et s’intégrer aisément. Pas qu’elle n’appréciait pas les gens silencieux, mais bon, il fallait quand même avouer qu’avec eux il était plus ardu de faire causette. Enfin, elle n’en voulait à personne, chacun était comme il était et puis c’était tout. Elle n’était pas du genre à tenir la jambe pendant des heures mis elle appréciait échanger avec les gens. Peu importait le type d’échanges d’ailleurs. Quoique certains nécessitaient qu’elle ait quelque chose à y gagner. Non, non la jeune femme n’était pas du tout égoïste au point de ne prendre et de ne donner que dans son propre intérêt. Du tout.

Elle était donc démasquée en tant qu’italienne. En même temps, elle n’avait jamais eu l’intention de le cacher et si quelqu’un le lui demandait elle le dirait sans honte. Elle doutait de trouver ici quelqu’un qui connaisse son nom. Sauf certains types de personnes des bas fonds, mais même là, c’était improbable. Mais elle était bien placé pou savoir qu’improbable ne signifiait pas impossible. Cela ne l’empêcherait pourtant pas d’arborer son nom avec fierté, tout comme ses origines.

« Intéressant alors en plus d’être intelligent et attentif, vous êtes chanceux… »

Elle sourit légèrement narquoise. La chance était un facteur important, mais elle ne faisait pas tout. Dans certains milieux, elle ne faisait même rien du tout, et rien ne devait être laissé au hasard. Cependant elle l’appréciait de temps à autre. Rencontrer dans la rue quelqu’un de connu, trouver ou retrouver quelque chose. Parfois chance et hasard avaient du bon. Et il valait mieux les avoir de son côté, la jeune femme en avait bien conscience.

Cathan semblait être quelqu’un qui avait côtoyé du monde. S’il avait côtoyé pas mal de gens venant d’Italie, d’Espagne et d’autres pays avec ce type d’accent, il y avait fort à parier qu’il avait surement côtoyé beaucoup d’autres gens, tous plus ou moins d’origines différentes. Cela faisait de lui quelqu’un d’intéressant ; il fallait espérer que cette qualité ne soit pas ravalée par d’autres défauts trop dérangeants. Enfin, cela elle ne pouvait le dire sur le moment. C’était trop tôt. Etre détaillé comme cela ne la gêna pas. Elle savait sentir ce genre de regard. Celui qui donnait l’impression d’être jugée. Un peu comme le jugement de bétail en bovin. Les hommes regardaient les femmes sur lesquelles ils tombaient et les analysaient. Il était désespérant d’écouter certains de leur conversation du type « celle là avait une de ses paires…. » et elle en passaient et surement des meilleures. Enfin tout dépendait du point de vue. Bref toujours était-il qu’elle s’y était fait. Comme la plupart des femmes qui pouvaient – sans prétention aucune – se qualifier d’agréable à regarder.

« Tant mieux alors. Cela aurait été plutôt déplacé le premier jour… La folie mérite un jugement sur le long terme… »

Elle esquissa un sourire amusé et reprit :

« Quant au Japon je ne peux que vous plussoyer. Je ne sais même pas si j’aurais été capable de suivre le rythme qu’ils s’imposent… L’expatriation est la meilleure des choses si on souhaite vivre ici. Mais chaque pays à ses coutumes et ses habitudes. Je ne pourrais avoir la prétention de le critiquer. »

Dans le fond, elle avait choisi de venir ici. Mais il était vrai qu’elle n’aurait surement pas pu suivre ici si elle y était née. Même avec une éducation différente. Elle imaginait aisément cette sensation d’emprisonnement qu’elle aurait ressenti elle qui aimait tant la liberté. Liberté superficielle certes puisque même encore aujourd’hui elle était dépendante de sa Famille et que chacun de ses gestes ou de ses paroles pouvait mettre en danger cette dernière. Mais liberté quand même. Il s‘étira, et elle se rendit compte qu’elle avait peut être monopolisé un temps qu’il aurait souhaité passer à autre chose. Elle retint un haussement d’épaules intempestif, après tout s’il n’avait pas voulu lui parler, il n’avait qu’à couper court à la conversation. Elle l’aurait sans doute trouvé rustre et désagréable, mais au moins il n’aurait pas eu à la supporter. Enfin bon, elle inclina légèrement la tête à sa dernière remarque répondant :

« Je ne voudrais pas vous en empêcher. Mais vous prenez soin de vous armer de patience, mon stock de question saurait être plutôt important. »

Pour la énième fois elle lui décocha un sourire en coin tout en se disant que la vie dans cet appart promettait. Elle n’allait pas s’ennuyer durant les heures qu’elle passerait ici. Enfin elle ne pouvait se baser que sur cette conversation, mais si Cathan était bien ce qu’il venait de montrer alors la vie ici ne serait pas vide et ennuyeuse. Surtout qu’il y avait encore ce Jiro à rencontrer et une chambre à meubler…
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(#) Re: Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]  Lun 24 Mai 2010 - 19:11

Cathan enfila sa veste avec un sourire amusé pour la jeune femme. Tenace, avec de l'humour... il était sur qu'il pourrait s'y faire ! Le sourire de l'américain ne se démentit pas quand il pensa au trio qui habitait désormais l'appartement. De tous, c'était probablement le seul japonais natif qui risquait d'avoir des difficultés avec les habitudes de vie avec ses congénères. Et encore : il s'était toujours montré très facile et stoïque sur ses habitudes. Si personne ne se montrait trop intransigeant, ils avaient une chance de survivre à cette colocation sans mort avant la fin de l'année. Non que l'idée de tuer quelqu'un ne le dérange vraiment, mais toute la paperasse à faire était d'un ennuyeux... il était sur qu'elle devait être d'autant plus ennuyeuse au Japon. Il n'avait jamais vu un pays aussi pointilleux sur le remplissage des formulaires. Et avec des fonctionnaires consciencieux qui plus est ! Et oui, le Japon était parfois un pays incompréhensible pour l'américain.

«  Préparez vos questions Miss, je n'ai pas peur ! »

Et avec un peu de chance et un bon timing, Jiro serait aussi présent quand il rentrerait, offrant deux cibles pour répondre à des questions potentiels. Dont un japonais surement plus à même de répondre aux questions de type culturel. A eux deux, il pourrait faire une équipe imbattable au Trivial Pursuit édition Kobe High School. Enfin, ce n'est pas lui qui soumettrait le brevet de ce genre d'invention : il préférait encore le tétris au Trivial Pursuit.

Cathan empocha ses clefs et sortit de l'appartement avec un dernier signe de main pour la jeune professeur de biologie, contemplant à quel point le cocon de sa vie se reformait sur des éléments étonnement banals. La facilité avec laquelle il passait pour un professeur de mathématiques bien sous tout rapport était affolante, voir vexante. Comme quoi il suffisait de pas grand chose pour rentrer dans le droit de chemin. C'était juste le point de vue extérieur un peu cynique qui lui rendait la situation drôle au plus haut point.

« A bientôt Cassandra. »

[HRP : The End Cool Un peu rapide je sais, mais sinon je n'aurais jamais réussi à clore ^^; ]
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Parce qu'il faut bien arriver, non? [terminé]
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