Partagez | 
 

 Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité
« Invité »
(#) Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]  Sam 17 Avr 2010 - 1:20

Un pas, deux pas, hop ! On saute ! S’amusant d’un rien, la fillette revenait vers sa chambre, épuisée de sa journée. Ce petit tour de l’école ne l’avait pas particulièrement fatigué, c’était surtout à cause du départ de chez elle, le trajet en bus et tout ce qui allait avec. A croire que patienter une petite demi-heure vous prenez toute votre énergie vitale… Peut-être y avait-il un système relié à la banquette qui mènerait jusqu’au conducteur, d’où sa faculté à conduire toute la journée… ? Enfin, ça ne restait qu’une hypothèse, ce n’était pas impossible qu’il se dope à la caféine. D’ailleurs… Le café était loin d’être bon à son goût et restait un mystère encore non élucidé -sinon ce ne serait plus un mystère… : comment faisaient ces adultes pour en ingurgiter une telle quantité alors que c’est horriblement amer ? A chaque fois qu’elle devait en prendre, même si les occasions restaient rares, elle était obligée de le diluer avec beaucoup de lait, du lait concentré et du sucre… Ce n’était plus vraiment du café à ce stade-là d’ailleurs… Et puis il arrivait souvent que la mixture se fasse trop sucré et finissait donc à la poubelle… Boire cette boisson chaude n’était donc pas une habitude à prendre.

Continuant à sautiller joyeusement dans le couloir, elle ralentit son rythme, entendant quelques chuchotements à son égard, entendant les personnes voisines se moquer de son allure, de ses affreuses lunettes et de son comportement bien étrange. Malgré ses hublots qui lui voilaient son visage, elle leur tira vilainement la langue et poursuivit sa traversée. Non mais ! Comme si on n’avait plus le droit de faire ce qu’on veut ! C’est vrai ça ! Si on devait forcément se conformer à l’opinion des gens, on ne serait sans doute pas sorti de l’auberge. Cependant, elle avait beau être remontée contre cette faculté qu’ont les personnes à critiquer tout ce qu’elle voit, son caractère faisait d’elle quelqu’un de timide et n’avait donc pu empêcher le rose teindre ses petites pommettes.

Ainsi, une dizaine de mètres plus tard, Minorin parvint enfin à la porte de sa chambre après avoir inséré sa clé dans quelques mauvaises serrures et constaté que ça ne s’ouvrait pas, elle déverrouilla et y entra. Parce qu’elle n’avait pas du tout l’habitude de cette pièce, son nouveau lieu de vie -no-life un jour, no-life toujours-, elle s’émerveilla une nouvelle fois devant, ses yeux pétillants malgré leur couleur sombre. Sortant de sa poche typé maman kangourou son manga, elle le déposa sur la table de chevet qui se situait près de son lit et s’y allongea. Et voilà, son très cher lit ! Futur ami de longs repos bien mérités –ou pas-, de moments de geekage sur l’ordi, bref, quelqu’un de bien.

Roulant dans son lit par-dessus la couverture, elle se heurta contre quelque chose qui en temps normal devait être le mur, ce qui n’était pas le cas puisque ledit mur n’était ni plat, ni dur… Et avait une forme plus que bizarre, en plus il faisait des bruits… S’inquiétant, elle s’assit sur le lit pour finalement tomber vers l’arrière et atterrir sur le dos au sol. La douleur ne l’atteignait pas, mais la peur si. Restant dans cette position, elle espérait presque le truc étrange ne voit pas ses pieds dépasser… Qu’est-ce que c’était ? Un envahisseur de lit ? Un monstre qui en aurait marre de la poussière ? Quand la petite le sentit bouger, elle ne put s’empêcher d’émettre un cri mais de garder ses yeux grands ouverts, bien trop intrigué par ce que c’était :

« AAH !! »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]  Lun 19 Avr 2010 - 17:36

J'en étais apeuré.

Enfin le soir ! Les journées étaient tellement fatigantes au pensionnat, que j'aimais quand le soleil rendait les armes, et qu'il laissait la place à la lune. Oui, j'aimais la nuit parce qu'elle était synonyme de repos, et le repos était synonyme de bien être. Les heures à passer en présence de tout ces Impurs m'épuisaient plus que tout. Et le sommeil avait le mérite de me réconcilier un peu avec la triste réalité. Je ne savais pas combien de temps je tiendrais. Et c'est pour cela que je ne trainais jamais. Je regagnais, tout les soirs, très vite ma chambre que je partageai avec d'autres. Mais je n'avais pas le temps de les rencontrer, et quand bien même, ce n'était nullement mon intention. J'étais toujours le premier, et je m'endormais si vite que je n'en avais pas croisé un seul. Les chambres étaient mixtes en plus, alors l'idée de n'être entouré que de filles m'effrayait bien trop pour le vérifier. Non, je me contentais de rentrer tôt, de faire en sorte d'être à jour rapidement dans mes devoir et mes passes-temps, et puis je me laisser bercer par Morphée quelques minutes après. Et au matin, je me réveillais bien trop tôt et je partais bien trop promptement pour pouvoir examiner les lieux de plus près. Et j'avais l'incroyable chance d'avoir toujours eu un sommeil très lourd. Les personnes avec moi auraient pu crier, que je n'aurai pas bougé le moindre sourcil. Tout cela me rassurais, et je pouvais dormir sans craindre.

Et ce soir là ne dérogeait pas à la règle. Bien qu'il fasse encore jour puisque le mois le voulait, je remontais déjà dans mes quartiers. Et j'en était bien heureux ! Puisque la journée avait été bien éprouvante, et que j'avais du m'isoler quelques temps après qu'une Impure m'ait prise par le bras pour me demander la direction de l'infirmerie. Les filles étaient vraiment horribles ! Elle me regardaient souvent alors que je ne demandais que la paix, la solitude et la tranquillité. Le seul avantage de ces contacts étaient que je n'étais plus si énervé. J'en étais même apeuré. Une amélioration ? Peut être pas, mais mon nez se souvenait encore de la rencontre frappante que j'avais faite au réfectoire. Rien que d'y penser me faisais souffrir, et il n'était pas rare de me voir me toucher le nez. Puisque la douleur était toujours présente, je ne pourrai jamais l'oublier.

Soit. J'étais bientôt arrivé, et j'accélérais le pas afin de me reposer au plus vite. Le chemin ne m'était plus du tout inconnu, et il ne me fallut pas plus de cinq minutes pour arriver à ma destination. Confiant, j'ouvrai le porte. Personne. Je soupirai de soulagement. Et mes petites habitudes reprirent le dessus. Mes devoirs terminés, et ils n'étaient pas bien compliqués, je m'efforçai de manger quelque chose avant de me coucher. Une barre chocolatée ferait l'affaire. Et quand la friandise fut avalée, je pris le temps de me mettre en condition. Pyjama bleu ciel et parsemé de nuages, j'étais près. Je me jetai dans mon lit tel un enfant l'aurait fait. La simple joie qui m'envahissait alors suffisait pour que cet élan de bonheur ait lieu. Je ne tardais pas à n'emmitoufler dans ma couverture. La tête presque invisible, j'aimais dormir ainsi. J'aimais puisque c'était comme si je pouvais me coller à Maman. Maman me manquait, et le simple fait de sentir son odeur sucrée pouvait me rassurer. Soit. Elle n'était pas présente à cet instant, mais j'étais bien trop crevé pour y penser. Je ne tardai pas à m'endormir.

Un rêve. Les rêves étaient étranges. Je rêvais toujours de choses bien trop improbables. Les animaux ou la nourriture parlaient, les objets se mettaient à bouger, ou bien encore j'étais quelqu'un d'autre. Ce soir là, j'étais un ours en peluche. Et le petit enfant à qui j'appartenais ne prenait pas grand soin de moi. Alors je voyais cette aiguille qui se rapprochais pour me recoudre l'œil. Rien de bien amusant en somme. Mais c'en était trop, et je ne pouvais supporter ce rêve plus longtemps. Il n'était pas du tout agréable ! Dans un léger sursaut, je me réveillais.

Étrange... Oui c'était étrange. Quelques secondes après mon réveil, j'avais entendu un bruit sourd non loin de là ou j'étais. Il faisait sombre, et j'étais bien trop enfoncé dans mes couvertures pour discerner quelque chose. Et comme la curiosité l'emportait toujours, j'entrepris de vérifier la chose. Il s'en suivi un cri. Un cri très aiguë à vrai dire. D'un geste, à la fois vif et craintif, je soulevais la couverture.

"AAaH !"

Je venais de crier à mon tour. Car bien qu'il ne fasse pas clair, je voyais un visage non loin du mien. Sans trop distinguer, je battis vivement les bras en avant pour repousser la personne. Qui était-ce ? Et surtout, SURTOUT, qu'est ce que cet inconnu pouvait bien faire dans mon lit ?! Comme mes gesticulations n'étaient pas très efficaces, je me servis de mes pieds pour repousser l'autre de plus belle, la tête tournée sur le côté, les yeux exagérément fermés.

"Va-t'en ! Va-t'en ! Va-t'en ! Va-t'en !Va-t'en ! Va-t'en !"

Je ne finissais pas de répéter ces mots en gesticulant de plus belle, bien plus effrayé qu'autre chose.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]  Mer 21 Avr 2010 - 13:01

Les yeux rivés sur le plafond puisque c’était la seule chose visible que le permettait sa position, elle analysait les quelques poussières et particules de toile d’araignée qui y restaient jusqu’à ce qu’elle vint à retrouver dans sa mémoire, la situation dans laquelle elle était tombée… Et qui se résumait en quelques mots : Monstre bruyant dans son lit. Oui, son, parce que… Bah c’était le sien, elle l’avait décidé. Peut-être qu’elle aurait du écrire son nom sur la tête du lit ? Un joli « Minori’s » visiblement noté au marqueur y serait. Idée à mettre de côté et à la rendre accomplie plus tard… Quand ce scouateur de lieu de dodo sera parti… Du peu qu’elle en avait touché, à moins que le drap ne soit en faite son enveloppe épidermique… Et bah… Il avait l’air de faire peur !

Sous ses pieds, elle sentait le lit remuer dans tous les sens, montrant alors le réveil du bonhomme à la manière d’un volcan qui se met en ébullition. Une certaine peur l’envahissait, à la même vitesse que sa curiosité qui désirait savoir, oui, savoir de quoi il s’agissait. En tombant du lit elle avait crié, sans doute l’origine du remue-ménage provoqué par la bête… Celle-ci s’était alors levé, dévoilant sa tête… Enfin, tout être humain à sa tête en haut… Donc elle en avait déduit que ça devait être sa tête… Le regard fixé entre ses deux jambes en l’air, la fillette ne pouvait s’en détacher et vit… Elle vit… La déception arriver… Ce n’était qu’un garçon… Un beau garçon… Mais alors… Elle l’avait touché non ? Ses yeux noir ébène glissèrent le long de son bras, s’apercevant alors d’infimes traces de boutons…. Soupirant, oubliant le monstre toujours en train gésir sur le lit, elle fut rassurée que le drap soit suffisamment compact pour empêcher cette éruption cutanée…

Se rasseyant de manière un peu plus normale, la petite fille ramena ses pieds vers elle, s’éloignant légèrement du meuble pour s’installer en tailleur. D’un geste expert, elle remit correctement ses lunettes sur le bout de son nez et observa ce spectacle burlesque d’un sourcil haussé. Attendant que la bête de foire se calme, elle lui adressa quelques mots, retrouvant alors un certain sérieux :

« Auriez-vous fini senpai ? Je conçois que mon apparition vous ait surpris, mais n’en faites vous pas un peu trop ? »

Vu son visage et la longueur de ses jambes qu’on devinait même en dessous de la couverture, elle conclut rapidement qu’il était plus âgé, sans doute d’une année ou deux. Ses yeux toujours rivés vers cet être à la beauté incontestée, elle ne put souffler en pensant au temps passé dans la même chambre que lui… Disons que ça pouvait aller tant qu’il ne se touchait pas… Sinon, vive la guerre des boutons ! C’est qu’elle était assez triste son allergie… Contrainte, peut-être jusqu’à la fin des temps à contempler, seulement toucher du regard… Peut-être devrait-elle se tourner vers les demoiselles ? C’est qu’elles étaient bien plus douces et gentilles, même parfois esthétiquement plus jolies… Évidemment, il y avait des exceptions, même des grosses, par exemple ce garçon qu’on pouvait qualifier sans se fourvoyer, de beau…

De toute façon… Ces « Vas-t-en » incessamment répétés prouvaient qu’il ne l’appréciait pas… Au moins ça lui permettait de tirer rapidement un trait dessus… Se balançant légèrement sur son postérieur, gardant néanmoins cette distance de sécurité à tous deux, elle lui posa une question, oubliant une quelconque trace de timidité qu’elle perdait rapidement quand la conversation ne se faisait qu’à deux :

« Vous êtes plutôt uke ou seme ? Vu votre gabarit et votre air bishonen efféminé, je pencherais vers l’uke… » dit-elle d'un air pensif.

A ses quelques mots avoués sans ménagement, largement compréhensibles pour un japonais à la connaissance linguistique moyenne puisqu’il s’agissait de termes certes, otaku, mais tout de même nippon, quelques images fusèrent dans son esprit, se rappelant du peu de scans yaoi qu’elle avait pu lire plus tôt… Ses joues se teintèrent alors d’un magnifique rose, marquant chez elle un certain trouble et une sensibilité peu cachée face à ce genre de relation. Se tapotant les joues, elle s'adressa de nouveau à son colocataire et lui apprit :

« Moi c'est Minamoto Minori! Euh... Enchantée, même si c'est peut-être pas réciproque... » fit-elle une mine triste, seulement visible par la moue apparente sur ses lèvres.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]  Ven 23 Avr 2010 - 17:27

Quelle école stupide en plus !

Pourquoi avoir si peur ? Après tout, si l'on était logique, on pouvait alors très facilement déduire que la chose qui se mouvait, dans la pénombre, ne pouvait être qu'une autre personne. Et j'étais de ces personnes logiques. Mais bon, je supposai que le rêve que je venais de faire devait jouer sur mon comportement, et voir une aiguille s rapprocher si près de mes yeux avait été une chose si angoissante qu'elle avait altérée mon comportement. Soit. L'inconnu ne semblait pas se trouver près de moi par choix, c'était déjà un certain avantage. Et je dois dire que mes gestes bien inutiles cessèrent assez vite. Je me calmais, mes bras et mes jambes redevinrent immobiles. C'est alors que toute ma concentration me revint. Il était bien plus aisé de se canaliser quand toute l'énergie du corps n'était pas dédiée à des gestes imprécis et hasardeux.

Je repliais doucement mes jambes, et posai mes mains sur mes genoux. Il faisait sombre certes, je venais d'être réveillé et mes pupilles ne s'étaient pas encore habituées. Impossible de discernée qui pouvait être l'autre, ou du moins, pour le moment. Et l'autre semblait bien plus à l'aise dans le noir en plus, je voyais une masse bouger, je la voyais m'observer et j'entendais des sons qui me permettaient de comprendre un peu mieux. D'autres sons se firent entendre, mais il m'était bien plus facile de les reconnaitre... Une fille parlait ! Non ! Je ne voulais pas ! Et si elle se trouvait dans ma chambre à l'heure qu'il devrait être alors... Alors elle en était la résidente... L'idée me fit frissonner. J'avais fait en sorte de ne jamais découvrir une telle chose, de toujours essayer de reculer cet instant. Quelle école stupide en plus ! Autoriser des filles et des garçons de nos âges à dormir ensemble ! Maman avait promis de trouver un endroit pour que je puisse m'épanouir avec mes difficultés, et je commençai à me demander si elle n'avait pas trop bien jugé ma capacité à gérer de telles situations. Il me serait surement impossible de dormir dans cette chambre maintenant que je savais qu'elle y était. Pire encore... Car ne j'étais pas bête, et j'avais bien remarqué que le nombre de lits n'était pas de deux...Mais de cinq ! Étais-je avec quatre filles ? Si c'était le cas, l'endroit qui était censé être un lieu de détente se transformerait vite en épouvantable lieu de torture. C'était trop pour moi, bien trop.

Le temps de bien assimiler ses dires, mes yeux avaient fini de s'adapter à l'environnement. Très vite, un détail soulagea mon cœur. L'autre fille était plus petite, et elle semblait plus jeune. Et puis, si elle devenait trop entreprenante ou trop menaçante comme l'autre cinglée du réfectoire, je pouvais encore faire un sorte de lui jeter un oreiller au visage pour lui faire tomber ses lunettes et avoir une meilleure chance de m'enfuir. Et de toute manière, elle ne semblait pas bien méchante. Respectueuse même. Hum.. Je réfléchissais en me hâtant. Une Impure... respectueuse ? C'était assez contradictoire en somme. Soit. Elle allait me servir. Me servir à avancer, et à faire ce que Maman désirait de moi. Si je voulais commencer à ignorer les Impures et à supporter leurs présences, la fille en face de moi serait un entrainement bien plus à ma portée qu'une autre Impure. Je devais donc me ressaisir, et tenter de lui parler le plus calmement possible.

" Fini ?! Non ! Bien sur que non ! C'est normal que je sois tant surpris alors qu'une Imp..."

Je m'arrêtais un instant, me mordant vivement la lèvre inférieure. Coupé dans mon élan je réalisé que de la nommer comme elle le méritait n'était peut être pas la meilleure des choses à faire.

"...Fille vienne se coucher dans mon lit !"

Il était clair que la gentillesse n'était pas mon fort encore, mais après tout, c'était elle qui avait fauté, et elle ne méritait pas réellement que je me montre des plus aimables. Je n'avais nu hurlé, ni tenté de la frapper, pour moi c'était une avancée certaine déjà. Et elle continua avec une nouvelle question... Sortie de... Où justement ! Celle-ci me fit rougir. Comment poser de telles choses à un inconnu ? Évidement, j'avais entendu parler de ces termes, mais je ne m'étais jamais posé la question. Ce n'était pas le moment ! Pas du tout ! Et j'étais bien trop jeune pour penser à de telles choses.. Bien trop ! Et... Elle l'était encore plus ! Les Impurs me dégoutaient réellement, comment pouvaient-ils vivre en agissant ainsi ? La gêne était bien présente, et je ne savais que faire. Avec un peu de précipitation, je pris le premier édredon, que je trouvai à ma porter, pour venir le plaquer contre mon visage. Quelle honte. Je ne voulais pas penser à ce genre de choses, jamais.

Heureusement qu'elle continua de parler. Je n'aurai pas su comment esquiver sa précédente demande. Enchanté ? Évidemment que je ne l'étais pas. Elle pouvait être une source d'ennuis pour moi, et elle avait détruit le seul endroit où je pensais encore pouvoir être au calme. Soit. Je devais me calmer, et l'oreiller, qui restait collé à mon visage, m'aiderait bien. Maintenant que je connaissais son nom, elle devait surement s'attendre à entendre le mien. Ce n'était pas encore trop compliqué.

"Anmmdyn Mankaeehmon."


L'édredon ! Quel âne je faisais ! J'avais parlé pour rien. Soupirant plus que bruyamment en prenant bien le temps de gonfler ma poitrine, je retirai l'oreiller de mon visage. Elle était toujours là, plantée devant moi à me regarder. Je détournai le regard et fixai un point au hasard dans la chambre.

"Je suis Andy. Andy Nakamo."

Et j'avais même fait l'effort de faire une phrase. Bien entendu, je ne pris pas la peine de démentir ses craintes. C'était vrai, l'enchantement était loin d'être réciproque. Maintenant que les présentations étaient faites, je pouvais me reculer un peu plus dans le lit pour élargir la distance qui nous séparait. Plus elle était loin de moi, et plus je pourrai garder mon calme. Mais bon... La dernière fois que j'avais agi ainsi, j'avais tellement souffert que je m'en souvenais bien encore. Ne voulant pas l'énerver, je devais donc essayer de lui expliquer sans trop l'offusquer.

"Euh... Te rapproches pas de moi d'accord ? C'est que... C'est que j'aime pas tellement le contact et je voudrai pas que ça tourne mal."


J'espérais que cela suffirait. Après tout, il n'était pas rare de voir des gens qui n'aimaient pas la présence des autres.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]  Jeu 29 Avr 2010 - 0:38

Il faisait sombre dans la chambre vingt-neuf, dans toutes les autres aussi sans doute. Cette pénombre avait beau être présente, elle n’empêchait pas de deviner les mouvements de chacun, et Minori le voyait bien qu’il gigotait à la manière d’un jeune enfant. Comme quoi, la maturité ne vient pas forcément en grandissant. Ça n’allait pas être de tout repos de loger avec une telle personne, mais bon, elle devait faire avec. Au bout de quelques secondes, l’ombre vint enfin à se calmer, peut-être trop fatiguée de gesticuler et prit une position beaucoup plus posée. La douce lueur du soir se reflétait dans les yeux noisette du garçon, donnant un peu de couleur à cet amas de dégradés qui s’étendaient du noir au blanc, en passant par de légères tonalités plus vives. L’inconnu se décida enfin à lui répondre, cette dernière lui demandant s’il avait terminé. Il lui dit alors que ce n’était certainement pas le cas et voulu l’appeler par un mot commençant par « Imp » mais ne finit point et poursuivit directement. Curieuse, elle désirait trouver la solution à cette devinette :

« Imp’ quoi ? fit-elle le regard accusateur. Impertinente ? Imprudente ? Ce n’est pas très poli de ne pas finir votre phrase senpai. »

Laissant s’écouler un petit nombre de secondes, elle poursuivit, certaine qu’elle n’était pas en faute :

« Et puis ce n’est pas comme si j’avais voulu venir dans votre lit ! Bah oui, quand deux personnes dorment dans le même lit, c’est soit qu’ils sont de la même famille comme deux frères, ou qu’ils sont amoureux ! Et moi je ne le suis pas ! » dit-elle une moue colérique au visage.

Non mais pour qui il se prenait ! C’est pas parce qu’il est un peu mignon que toutes les filles devaient être à ses pieds ! De toute façon il était gay, et n’avait pas voulu l’avouer en évitant gracieusement la question… Doué… Faisant mine qu’elle n’avait pas remarquée, la petite se présenta alors comme la politesse l’imposait, annonçant qu’elle se prénommait Minori. Derrière son coussin, le garçon eut au premier essai, du mal à parfaitement articulé et y parvint enfin après avoir fait valser ledit coussin et tourné son regard. Était-il timide ? La présentation faite, il se recula, atteignant alors le mur derrière lui. Il était vraiment bizarre avait-elle pensé en arquant un sourcil.

Le dénommé « Andy » lui annonça alors qu’elle ne devait pas l’approché, affirmant qu’il n’aimait pas le contact. Se balançant d’avant en arrière sans le quitter du regard, elle lui apprit d’un air détaché :

« Je n’ai aucune intention de vous approcher si ça peut vous rassurer Nakamo-senpai. Je ne vois pas pourquoi de toute façon. »

C’est que ça les arrangeait bien tous les deux. Ce n’était pas elle qui irait le toucher, et se suicider en ayant une éruption cutanée. Et puis, si elle pouvait éviter de lui avouer ce problème qu’elle avait, c’était mieux ainsi. La brunette se leva alors, raplatissant les quelques faux plis qui s’étaient faits sur sa jupe et avançant rapidement en pointant son manga du doigt, indiquant qu’elle ne voulait que le prendre. Avançant donc à petits pas, la fillette se prit alors les pieds dans la couverture qui était tombé un peu sur le sol. Elle se vit alors glisser vers l’avant, tête la première. Dans un réflexe qu’on pouvait qualifier de simplement humain, elle avait tendu son bras pour se rattraper, s’agrippant alors à la jambe du garçon. Son visage atterrit quant à lui dans le matelas, émettant alors un petit « Pouf ! » à l’arrivée. La fillette sentit alors une légère démangeaison à sa main, l’obligeant à soulever sa figure. Pendant quelques instants, elle lança des regards alternativement à sa main qui rougissait de plus en plus et au visage d’Andy qui fut tout aussi horrifié qu’elle.

Immédiatement, réagissant au quart de tour, elle s’écarta dans un vif mouvement et se mit à gratter sa main tout en courant vers son sac et en criant. Ça la grattait, affreusement même ! Toujours cette allergie plus qu’étrange que la médecine n’avait su soigner, un problème psychologique en somme. Plongeant sa main valide dans son sac, elle attrapa une bouteille de lait qui servait à elle seule de trousse de premier secours et en but quelques gorgées. Étrangement, comme à chaque fois, la boisson sut l’apaiser. Honteuse, elle resta dos à son colocataire, s’essuyant du dos sa main ses lèvres enduites du liquide et s’excusa à voix basse :

« Pardon, c’était invonlontaire… »

Qui voudrait une telle démangeaison après tout ? Enfin, peut-être qu’il pensait qu’elle l’avait fait exprès… En attendant, son manga était resté là-bas…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]  Dim 2 Mai 2010 - 15:22

Ce n'était pas naturel.

Pas très poli... Pas très poli ! Mais elle alors ! Elle qui était venue se reposer dans le lit d'un autre ?! C'était signe de politesse et de respect ?! Quel culot tout de même ! Venir me reprendre alors qu'elle était bien pire. Une Impure, rien de plus. Et le comble, le comble était que je m'étais empêché de finir mon mot pour ne pas la brusquer... Les Impures ne comprenaient rien... Absolument rien. Cela ne m'étonna guère, Maman m'avait bien expliqué maintes et maintes fois qu'elles étaient les créatures les plus stupide de notre monde. Et moi qui avait voulu être prévoyant et avoir un semblant de gentillesse, j'avais été repris, et même jugé. Quelle ironie. Et ce n'était même pas tout, dans mon immense bonté, je n'avais même pas répondu, préférant laisser échapper un soupire décourageant. C'est elle qui reprit la parole... Encore une fois. Oui, je le savais bien à présent, et ce n'était plus une chose à vérifier, les Impures adoraient parler. Parler pour tout, et surtout, surtout pour ne rien dire. C'est ce qu'elle fit d'ailleurs. Tentant vainement de me convaincre. Je n'étais pas idiot ! Je savais bien qu'elle m'avait vu, qu'elle avait fait exprès de s'allonger près de moi, après tout les Impures avaient des idées tellement saugrenues qu'il ne fallait jamais leur chercher une quelconque logique. Elles agissaient sous leurs pulsions infâmes, ce n'était pas justifiable. Son dernier exemple me fit bien rire intérieurement... Amoureux ? Quelle blague ! Comment pouvait-on aimer une Impure ? C'était une sorte de chose impossible, comme si un lion pouvait se lier avec une gazelle. Ce n'était pas naturel, pas du tout. Je ne devais pas réagir à nouveau, puisqu'elle n'attendait que cela.

Heureusement, sa nouvelle prise de parole fut un peu moins délirante. Elle me surprit même. J'étais étonné parce qu'elle faisait preuve d'une certaine sagesse. Ne pas m'approcher. En voila une bonne idée ! C'était tout ce que je voulais. Mon corps se détendit d'un coup, comme si je n'avais plus besoin d'être sur mes gardes. Quel soulagement... raidir ainsi mes muscles n'était pas vraiment agréable, mais je n'avais jamais le choix, jamais. Mais je ne bougeai pas pour autant, et mon regard ambré restait fixé sur sa personne. Après tout, je ne pouvais jamais avoir pleinement confiance en ce genre de...personnes...Je fis une grimace légère, devoir comparer les Impures à des personnes était tellement difficile, elles n'avaient pas leur place en ce monde, j'en étais certain. Et il était vrai qu'il n'y avait aucunes raisons pour qu'elle s'approche de moi. Mais les Impures avaient toujours des idées bizarres dans leurs têtes, alors je préférai la prévenir. Soit, elle acceptait la situation, j'allais donc pouvoir tenter de la supporter un peu mieux. Je me détendais un peu plus, mes jambes s'étendirent dans le lit et mes bras vinrent à tomber lentement sur les côtés. Après tout, selon ses dires, je n'avais plus rien à craindre.

Qu'allait-elle faire à présent ? La logique voudrait qu'elle s'en aille dans son propre lit pour commencer sa nuit. La logique oui. Mais les Impures ne l'étaient pas. J'attendais donc un quelconque geste, je devais rester attentif, quoi qu'il arrive. Elle ne tarda pas à bouger, mais seulement pour s'arranger un peu. Mais ce n'était pas tout, très vite, je vis son doigt pointer en ma direction. Pas totalement, mais il visait le lit. Instinctivement, je baissai les yeux. Elle devait désigner le livre qui jonchait sur la couverture. Comme pour lui montrer que j'avais compris, j'hochais timidement la tête. Elle en voulait au bouquin, pas à moi.

Et tout s'enchaina très rapidement... Je l'observais toujours alors qu'elle s'avançait pour récupérer son bien, et j'eus juste le temps de replier mes jambes lorsqu'elle tomba la tête la première dans mon lit. La tête la première ? Non, ce n'était pas tout... Son bras était tombé aussi, et dans l'élan, il s'était accroché à ma jambe. Le temps s'arrêta. Ma jambe se raidit d'un coup. Il était alors impossible pour moi de la bouger à nouveau. Mon rythme cardiaque s'accéléra, et mes yeux s'écarquillèrent. J'avais le droit à tout. Et surtout, surtout la panique m'envahissait. Je ne savais que faire. Et le pire, le pire était que je savais bien qu'elle ne l'avait pas fait exprès. Je lui en voulais ! Bien sur que je lui en voulais... Mais je ne pourrai l'exprimer, quel destin cruel. Et le contact, qui me semblait durer des heures, se rompit presque instantanément. Le souffle court, le cœur battant la chamade, je la regardais bien fixement. Elle se grattait ?.... Et plus précisément, elle vint à gratter la partie de son corps qui m'avait touché ?... Quelle réaction étrange... Je ne savais pas que je pouvais provoquer ce genre de réactions, pas du tout. Toujours figé sur place, c'était comme si cette scène n'était pas possible. L'Impure semblait bien mal en point. Et elle en criait même. Je ne comprenais pas. C'était moi qui était dégouté par le contact des Impures normalement, et non le contraire. Soit. Elle s'était empressée de boire ce qui semblait être du lait, et finit par s'excuser sans même prendre la peine de se retourner.

"Ce...Ce n'est rien.."

Quatre mots. Je n'avais eu à prononcé que quatre malheureux mots. Et pourtant ils avaient été si dur à sortir de ma bouche. J'avais hésité, balbutié même. Mais il était déjà improbable que j'excuse un jour une Impure, alors là... C'était tellement étrange. De toute manière, je ne pensais pas qu'elle m'avait entendu, j'avais parlé doucement, soucieux de bien reprendre mon souffle. En réalité, j'espérais qu'elle ne m'entende pas. Je ne devais pas me lier avec ce genre de personnes, alors je ne devais pas être gentil. Et pourtant, pourtant dans un autre sens, elle pouvait être si intéressante pour la mission de Maman. Elle semblait...allergique aux personnes pures, tout comme je ne supportais pas le contact d'une personne Impure. Nous étions complémentaires en quelques sortes, et il serait alors bien plus simple d'apprendre à vivre avec les Impures si elle m'aidait. Dans tout les cas, elle ne pourrait jamais rien faire. C'était le cobaye idéal, bien plus que je ne l'avais imaginé. Mais il fallait vérifier ma théorie, et sa démangeaison pouvait être tout autre chose. Si ce n'était qu'une coïncidence, alors je ne devais pas prendre un tel risque. Soit, je devais mener ma petit enquête.

D
oucement, et alors que je retrouvai peu à peu mon calme et le contrôle de ma jambe, je me levai. Prenant soin de ramasser son livre au passage. Je menai l'ouvrage à mes yeux, ce n'étais pas de la littérature, mais un manga. "Yakitate ja-pan" écrit bien en gros et en bleu... Je n'avais pas l'habitude de lire ce genre de livres. Oui, Maman n'aimait pas les mangas. Elle disait qu'ils pouvaient me pervertir, et bien que Papa en était fan, je n'avais pas le droit d'accéder à sa collection. Soit, j'avais réussi parfois à en lire quelques uns, mais ce n'était jamais le premier tome, alors je ne comprenais rien à l'histoire. Celui-ci était le tome 18 déjà. Pas la peine de le feuilleter, l'histoire avait été bien engagée déjà. J'haussais les épaules avant de m'approcher de... Minori ? Oui, c'était bien ainsi qu'elle se prénommait, et si je devais commencer par faire des efforts, alors je n'allais pas la nommer "L'Impure". Une fois que je l'eus contournée pour me trouver de nouveau face à elle, je lui tendis son bien.

"Tiens."

Pas besoin de plus, pas encore du moins. J'étais assez poli comme ça. Oui je l'étais, et cela pouvait se voir avec le seul mot que j'avais prononcé. Mon ton n'était pas froid, ni enjoué d'ailleurs. Juste..normal...Comme si je n'avais rien à lui reprocher. Je pris quand même le temps de détourner le regard, avant de plonger mes deux mains dans mes poches pour les occuper faussement. Me balancant doucement sur mes pieds, je repris la parole.

"C'est... C'est à cause de moi ta main ?"

Oui, je devais savoir. Et le ton que j'avais employé devrait lui signifier que je m'inquiétais pour elle. Évidemment, il en était tout autre. Je voulais savoir, savoir pour ma propre enquête. Et si inquiet j'étais, alors c'était pour ma propre personne. Soit, double avantage. Je fixais à présent sa main de mon regard d'ambre. C'était du quitte ou double.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]  Mar 4 Mai 2010 - 15:07

Assise face au lit qui serait éventuellement le sien, la fillette préférait détailler le drap posé sur le matelas plutôt que ce garçon qu’elle devait considérer comme son colocataire… La main toujours autour de son bras, elle repensait à cette désagréable sensation de démangeaison qu’avait provoqué le contact avec ce dernier. Tout ce mauvais spectacle pour un accident tout à fait involontaire… Gênée par ce raffut qu’elle avait causé, elle ne pouvait s’empêcher de jouer nerveusement avec sa bouteille de lait, la balançant de gauche à droite, ne se tournant pour autant vers Andy. Le retoucher à nouveau la terrorisait quelque part… Avoir de nouveau cette éruption cutanée… Berk… C’est pourquoi elle resta dans son coin, ne sachant point ce qu’elle attendait… Un miracle ? Une réaction ? Elle ne savait pas, non plus pourquoi son cœur battait à toute allure, tapant du tambour dans son petit corps… Tout ça c’était de sa faute…

Immobile, presque recroquevillée sur elle, Minori se mordillait la lèvre inférieur, remuant de plus en plus rapidement sa boisson jusqu’à ce que son senpai lui avoue que ce n’était rien, et la fit tomber quand un « Tiens » raisonna dans la salle. Elle avait entendu ses frottements de tissu, elle avait senti qu’il se mouvait… Mais rien à faire, ça l’avait fait sursauté. Abaissant un peu plus sa tête, cachant son visage avec ses mèches de cheveux qui tombait, elle regarda longuement le sol pour finalement dévoiler son regard ébène au jeune homme, l’air désolé. Elle vit alors son manga tendu et hésita à le prendre. Après une rapide introspection, elle conclut qu’il suffisait de ne pas le toucher, qu’ainsi elle ne risquait rien et le fit, incertaine. Les doigts levés, craintifs, elle prit son livre doucement et le reposa sur ses genoux, annonçant un rapide : « Merci… Nakamo-senpai. »

Allez… Ce n’était pas grand-chose, et puis ce n’était pas non plus la première fois que ça arrivait… Enfin, c’était clair et net, elle n’arrivait pas à retrouver sa pêche, ni son courage pour regarder le brun dans les yeux… Tant pis… Du moins, c’est ce qu’elle croyait puisque ce dernier semblait décidé à converser. D’une voix à l’aspect inquiet, il la questionna, lui demandant s’il était la cause de cette démangeaison. Peut-être qu’il n’était finalement pas si méchant qu’elle le pensait… Massant son bras, elle glissa d’une petite voix :

« En parti… Mais si ça peut vous rassurer, vous n’êtes pas non plus le seul fautif… J’y suis sûrement pour quelque chose. »

Était-ce si nécessaire d’éclaircir autant ce mal qui la rongeait, cette maladie psychologique qui lui gâchait souvent ses jours ? Faisant quelques allers-retours sur sa manche, la demoiselle posa son livre à terre et vint à se lever, s’écartant du garçon pour ne pas le percuter dans son mouvement. Elle se mit face à lui, et d’une figure rassurante lui affirma :

« Mais ça va mieux ! J’ai l’habitude. » et y ajouta un léger rire embarrassé à cela.

Polie, elle fit une courbette vers l’avant à la japonaise, bras longeant son corps et dit de façon bien solennelle, jugeant nécessaire qu’elle s’excuse :

« Veuillez m’excuser pour le dérangement Nakamo-senpai et euh… D’avoir troublé votre sommeil! »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]  Sam 8 Mai 2010 - 16:59

Les choses allaient donc se corser.

L
'ambiance dans la chambre numéro vingt-neuf était plus qu'étrange. Oui, et jamais je n'aurais pu imaginer rencontrer une Impure comme l'était Minori. Elle était parfaite pour moi ! Mais seulement dans la sens de ma mission, il était évidemment hors de question de me lier avec elle et encore moins de ressentir une quelconque sympathie à son égare. Non, son utilité était tout autre, elle serait en mesure de me faire supporter la présence des autres Impures, et comme elle se refusait de me toucher ou même de m'approcher, je ne voyais pas d'autres personne plus apte à ce rôle. Oui, j'avais eu de la chance. Elle devait être la seule fille sur terre à agir ainsi, les autres étaient si perfides. La fortune m'avait sourit, et bien heureusement, Minori était l'une des mes colocataires. double chance en somme, j'allais pouvoir dormir en paix, ne craignant pas à chaque instant la furie d'une de ces choses immondes. Il était donc inconcevable pour moi de l'apprécier un jour, je subissais encore sa présence à cet instant même, et si j'allais devoir mon montrer si agréable et gentil avec ma colocataire, alors se ne serait qu'un masque, un masque bien modelé qui cacherait le dégoût que je lui portais réellement. Oui, j'étais ainsi, et manipuler les autres pouvait être un jeu bien plaisant. Et pourtant, pourtant ce n'était pas quelque chose que je faisais habituellement. Soit, Maman m'avait bien expliqué que je n'aurai jamais réellement le choix, et que toute ma vie, je devrai me servir des autres le plus habillement possible. C'était une preuve d'intelligence que de savoir le faire et il était normal pour les être purs comme nous de profiter le plus possible de ceux qui ne l'étaient pas. Ce n'était pas absurde en fait. Si Maman le pensait, alors j'étais de son avis. Maman avait toujours raison... Enfin.. Elle faisait de son mieux et il était rare que je ne sois pas de son avis.

Pourquoi un tel doute ? Oui, depuis que j'étais arrivé ici, j'avais douté de l'enseignement de Maman. Étais-je un enfant indigne pour autant ? L'idée m'avait traversé l'esprit. Mais non, je ne pensais pas réellement. Si Maman avait tenu à m'instruire et à me donner une manière de penser bien stricte, je pensais que je pouvais l'accommoder à mon caractère, après tout, nous étions unique et je n'étais pas totalement comme Maman l'était. Si son code lui allait parfaitement, alors je devais m'en inspirer fortement et trouver celui qui me conviendrait. Une chose était certaine, je suivrai ces recommandations vis à vis des filles. Mais je ne voulais pas rester seul toute ma vie. Alors, alors il faudrait bien que je me lis. Certaines questions se bousculaient dans ma tête. Comment trouver l'amour ? Ce n'était pas quelque chose dont les enfants avaient à se soucier, même si Kanon m'avait appris le contraire. Soit, je pouvais aimer les garçons, et l'idée me plaisait. J'aimais le corps des garçons, j'aimais leurs cheveux et leurs visages. Les garçons étaient si doux et le contact avec leurs peaux était si agréable. Inutile de s'attarder plus sur ce détail, je n'étais pas tombé amoureux encore, je ne pouvais donc pas savoir ce que cela me ferait, ou comment je réagirais ou bien encore, comment j'allais bien pouvoir me rendre compte que je l'étais.

Soit, c'était les mains dans les poches, que j'étais là, à l'observer. Son corps était loin d'être attirant dans tout les cas. Mais je ne compris pas une chose. Je n'étais pas le seul fautif ? Les choses allaient donc se corser. Si je n'étais pas celui qui provoquait cette peur et cette... Maladie ? Alors les chances pour qu'elle devienne mon cobaye n'amenuisaient. Si elle y était pour quelque chose, alors cela signifiait qu'elle pouvait aussi y remédier. Soit, je devais creuser la question et savoir si réellement je pouvais me lancer dans une telle aventure. C'était une demie-victoire en somme. Je savais que c'était un peu à cause de moi en fait, alors je ferai tout pour lui provoquer toujours cette envie de rester loin de moi. Et cela n'allait pas être difficile, après tout, je n'avais rien fait la première fois pour provoquer une telle réaction.

Je la suivais des yeux. Oui, de son mouvement incertain pour récupérer son livre, au déplacement total de son corps pour se retrouver face à moi. Minori faisait bien attention à ne pas entrer en contact avec moi, elle n'était pas prête de guérir, j'en fus ravi. Et si elle avait tant l'habitude, comme elle venait de me l'annoncer, alors elle n'avait jamais trouvé de solution. Soulagement supplémentaire, je repris confiance. Et vint le tour d'une autre excuse... Elle s'excusait si souvent ! C'était comme si elle pouvait comprendre que sa condition d'Impure était une souffrance pour les autres, et surtout pour moi. Je soupirai avant de croiser les bras, il ne fallait pas non plus qu'elle me voit comme quelqu'un d'extrêmement froid et distant.

"C'est en parti de ma faute, Minori-chan.. Je dois dire que.... Comment t'expliquer... Je dois dire que j'ai du mal à envisager qu'une fille puisse me toucher."

Pourquoi lui révéler une telle information ? Pour qu'elle me comprenne ? Certainement pas ! Elle allait surement entendre par là que je ne voulais en aucun cas qu'elle s'approche de moi et que par conséquent, je ne voulais surtout pas avoir à faire à elle. J'avais fauté, et moi, moi j'avais simplement voulu lui faire comprendre que je pouvais comprendre ce qu'elle ressentait parfois. Si elle n'aimait pas le contact des garçons, alors je n'aimais pas celui des filles. Mais j'avais été si maladroit, bien trop pour me faire comprendre. Me passant la main gauche à l'arrière de ma tête, je devais m'expliquer.

"Je veux dire par là que je peux comprendre que tu évites de m'approcher. Moi ça me va, j'en suis même ravi !....Euh.. Non, pas ravi... Disons que je préfère...Tu me comprends ?"

Je préférai arrêter là, plus je parlais, et plus je m'embrouillais l'esprit. Et mes mots. Et pourquoi se sentir si gêné face à une Impure ? Après tout, je n'avais pas à me justifier et si elle ne désirait pas que l'on discute, ce n'était pas bien grave. Soit, il fallait changer de discussion, car ne j'aimais pas tellement l'atmosphère qui régnait dans notre chambre. Mes yeux cherchèrent un sujet quelconque, avant de m'apercevoir que le manga que je lui avais rendu n'était pas le seul qu'elle possédait. Non, et loin de là en fait. Sans bouger ni même m'approcher, de l'endroit qui retint mon attention, j'essayais de voir et de compter le nombre des ses livres. Les mangas m'avaient toujours attirés, mais je n'avais jamais eu l'occasion dans lire réellement. Maman était trop sévère parfois, et maintenant qu'elle n'était plus là, j'allais peut être pouvoir m'y mettre. J'avais aimé pourtant la seule fois où j'avais réussi à ouvrir l'un de ces ouvrage. Je ne me souvenais plus du nom exacte mais je me souvenais bien des beaux dessins et des combats dans les airs. Certains des personnages n'avaient même pas une apparence humaine ! Quelle imagination devait avoir le créateur de ce manga ! Et ma découverte n'avait pas été bien longue, coupé dans mon élan par Maman qui me gronda fortement ce jour là.

"Tu lis beaucoup de ces livres ?"

C'est en pointant le manga qu'elle avait déposé à terre que je lui posais cette question. J'étais curieux, oui et je l'avais toujours été. Le regard toujours baissé sur ledit livre, je repris la parole, bien plus calme et posé.

"Tu penses que tu pourrais m'en passer un ?"

Après tout, c'était une excellente manière d'avoir à la revoir. Encore fallait-il qu'elle accepte, et ce n'était pas tellement sur, étant donné mes maladresses.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]  Jeu 20 Mai 2010 - 0:58

Des excuses, toujours des excuses. Il faut dire que ce n’est pas bien compliqué à énoncer, et seules les personnes ayant un trop grand orgueil n’y arrivent pas, et ce n’était pas vraiment le cas de la demoiselle. C’est donc de façon très sérieuse, et pas seulement d’apparence, qu’elle demanda le pardon au garçon. Yeux clos, légèrement effrayée que ses excuses soient refusées, elle attendit le verdict qui ne tarda pas tellement à tomber. Il était sans appel, et de toute évidence, assez positif, contenant même… Un marque de familiarité ? Alors lui assez n’était pas très attiré par les contacts tactiles avec les personnes, du moins, féminin dans son cas… En un sens ils se ressemblaient, juste que leurs « maladies » se trouvait être assez contraires. Lui était « allergique » aux filles, tandis qu’elle l’était pour les garçons. Ça créait quelques parts un certain équilibre dans la chambre, le monde se trouvant être certainement trop grand pour deux enfants. Dans ce cas, il valait mieux donc ne pas trop l’approcher, une situation comme celle qui précédait pourrait se reproduire une nouvelle fois par mégarde, et ce serait un problème pour eux deux.

Relevant son visage, regardant plutôt la figure de son colocataire plutôt que la moquette, la fillette s’apprêta à répondre, cependant il poursuivit, un air gêné collé sur sa figure, la main gauche derrière son crâne, tenta avec un semblant de mal, le sens de ses paroles. Sans doute peu sûr d’être compréhensif, il interrogea Minori qui fit amusée par ces mots :

« Oui, Nakamo-senpai ! Au moins ça nous arrange tous les deux. Revenant sur la phrase précédentes de son senpai, elle répéta : Vous avez bien dit « Minori-chan » ? N’est-ce pas un peu… Familier ? »

Il faut dire que l’utilisation de ce suffixe accolé à son prénom n’était pas particulièrement courante, mais loin d’être déplaisant même si ça restait assez surprenant. Après tout, elle n’avait jamais eu beaucoup d’amis à cause de son statut d’ « Intello de la classe », et du fait qu’elle soit autant occupée par la lecture excessive de mangas et sa couture. Certes, elle y avait déjà eu droit en tant que « Milk-chan », mais pas en tant que Minori. Souriant dans l’espoir de le rassurer s’il ne l’était pas, elle reprit :

« Enfin, je ne vous en voudrai pas de continuer à m’appeler comme ça… Mais c’est assez… Embarrassant. »

Effectivement, ça ne faisait que quelques minutes qu’ils se connaissaient. Même s’ils étaient colocataires, et donc destinés à souvent se côtoyer, ça restait bien brusque. Alors qu’elle poursuivait sa réflexion sur l’importance des titres, sûrement trop concentrée dessus puisqu’elle ne le vit point observer ses mangas. Une nouvelle fois, sa voix vint sortir la première année de ses pensées, et lui faire lever ses yeux ébènes vers lui. Celui-ci la questionna sur ses livres, qui se trouvaient être bien plus qu’un passe-temps, une passion même. Pour appuyer ses dires, il pointa la colonne de mangas empilés. Étonnée qu’il s’y intéresse, d’une phonation enjouée, elle répliqua :

« Oui, plus qu’aimer, adorer même ! »

D’une voix plus calme, il lui demanda si elle pouvait lui en prêter, cette question ne pouvant lui faire plus plaisir, contente de trouver quelqu’un attiré par ses chefs-d’œuvre, elle acquiesça vivement de la tête et s’empressa de fouiller sa valise qu’elle coucha pour l’ouvrir rapidement. Sur le dessus se trouvaient quelques morceaux de tissus découpés et assemblés par un moyen peu sécurisé. Surprise, ayant totalement oublié qu’elle les avait fourrés dedans, la brunette les sortit et piocha dans son bagage le premier tome du manga qu’elle lisait en ce moment, celui-ci ayant piqué la curiosité d’Andy. Ainsi contente de l’avoir en main, elle agrippa son travail, et s’y piqua l’un des doigts. Immédiatement réagissant au quart de tour, elle s’écria d’un « Aïe » sonore même s’il fut étouffé au mieux. Elle avait beau être habituée à ce genre de blessures, ce n’était pas ce qu’elle adorait, et ça restait tout de même douloureux. Analysant son doigt, elle en observa une légère goutte de liquide rouge en sortir, à l’endroit même où l’aiguille avait piqué. Par un réflexe assez humain, elle le fourra dans sa bouche, grimaçant sous le goût du fer trop prononcé pour elle. Se rappelant qu’elle n’était pas seule, elle le retira dans l’immédiat et cacha sa main derrière son dos, assez gênée :

« C’est rien… » annonça-t-elle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]  Mar 25 Mai 2010 - 15:40

C'était réellement contradictoire.

Il était plutôt amusant et plaisant d'observer tout les petits mouvements et la hâte que pouvait avoir ma colocataire. Bien entendu, ce petit loisir ne parvenait toujours pas à retirer cette expression morne et terne de mon visage. Si mon moi intérieur se faisait une joie de l'épier, mon moi extérieur ne laissait rien transparaître, comme à son habitude. Soit. Après avoir fixé longuement le livre à terre, je remis ma main dans la poche, elle était bien mieux là. Nos gestes devaient être calculés, et il ne fallait pas rentrer en contact à nouveau, tant pour moi que pour elle. Une sorte de compassion ? Non ! Grand Dieu que non ! Aussi adorable que Minori pouvait l'être, elle en restait une Impure, et je savais bien que tout cela n'était qu'un jeu, une façade pour m'entrainer vers sa perversion. Son seul but était de m'attirer à elle et de faire en sorte de me faire oublier la pureté. Maman me l'avait bien expliqué, les Impures pouvaient utiliser toutes sortes de stratagèmes et de méthodes fourbes pour arriver à leur faim. Elles avaient soif de pouvoir, de contrôle et d'Impureté. J'y étais préparé, bien heureusement. Minori était bien douée tout de même, j'avais bien remarqué que son allergie n'était pas fausse, que ce n'était pas une manière détournée de me donner confiance. Soit. La gamine allait me servir, et si danger il y avait, je pourrai toujours la repousser violemment. Dans tout les cas j'étais gagnant.

Certes pour le moment, j'étais le seul en tord. Voulant bien faire, je ne m'étais même pas rendu compte du suffixe que j'avais employé pour la qualifier...Il était évidemment bien trop familier ! Je n'avais nullement le droit de l'utiliser. Grave erreur. Soit. Je devais me rattraper. J'avais une excuse, mais je ne pouvais pas réellement lui en parler. Maman avait toujours désiré que je reste à la maison, j'avais donc toujours été seul, et les suffixes ne s'employaient pas en Angleterre lorsque j'y allais en vacances. Et bien que ce soit quelque chose de naturel au Japon, je n'y étais pas du tout préparé.. Non, c'était quelque chose de très vague dans mon esprit, de simples définitions expliquées par Maman alors que j'étais jeune. Maman n'aimait pas tellement les traditions japonaises d'ailleurs, et elle aurait voulu m'élever comme un anglais si Papa avait été d'accord. Je n'avais jamais su si les traits de mon visage, typiquement japonais, lui plaisaient réellement. Maman me trouvait beau, mais je savais bien qu'elle aurait préféré que je ressemble à Grand-père.

Et Minori en rajoutait..Protestant que c'était embarrassant.. Comment me rattraper ? Et comment ne pas passer pour un être des plus stupides et niais ? C'était une chose quasi impossible à réussir. Soit. Je devais assumer, et m'excuser à mon tour. C'était surement ce qu'il y avait de mieux, et surtout, de moins incommodant pour ma propre personne. Je me courbai à mon tour, jugeant qu'il était nécessaire que j'y mette les formes pour une fois. Elle semblait y être tellement attachée en plus.

"J'espère que tu m'excuseras..."

Soit, c'était rapide et j'avais mâché mes mots. M'excuser face à une Impure était quelque chose de bien difficile encore, et j'avais du mal à penser que je pouvais être en tord alors qu'elle n'avait aucune raison de vivre et de respirer le même air que le mien. Certains de ces mots m'interloquèrent, si bien que je décidai de reprendre la parole une fois redressé. Les yeux fixant un objet quelconque de la chambre.

"Mais je ne comprend pas... Je peux ou je ne peux pas ? J'aimerai savoir, histoire de ne pas me tromper à nouveau.."

Elle n'était pas très claire non plus. Pourquoi me l'interdire si en même temps cela ne la dérangeait pas ? C'était réellement contradictoire, et je retrouvai bien là l'esprit d'une Impures. Leurs pensées étaient tellement mauvaises et fourbes qu'elles n'arrivaient pas à être claires et logiques dans leur propos. Soit, j'attendrai donc sa réponse, me pliant à son exigence. Cela n'allait pas me tuer de toute manière, et je pouvais lui accorder ça.

Et je n'avais pas le temps de m'attarder sur cela et sur le bien être de ma décision. Minori bougeait à nouveau. Il était amusant de constater qu'elle me rappelait une petit souris. Ces petits rongeurs toujours actifs qui bougent dans tout les sens. En vu de sa taille et de sa carrure, cette comparaison lui sciait parfaitement. Minori était comme une petite souris à le recherche d'un bout de fromage, affolée et excitée pour un rien. L'idée était fort distrayante, et mes yeux suivaient le moindre des mouvements, voyant qu'elle s'effarait à fouiller dans sa valise. Je me penchai un peu sur le côté afin d'observer encore mieux ce qu'elle faisait, constatant qu'elle ne mit pas tellement de temps à trouver ce qu'elle désirait me montrer. Enfin.. La conversation allait pouvoir tourner autour du Manga, et je n'aurai plus à me justifier de ma bêtise. Enfin.. en théorie oui, puisqu'elle était toujours si pressée, elle était maladroite également. Un petit cri et un doigt goulument rentré dans sa bouche. Minori venait de se piquer.. Si seulement elle avait pu s'endormir éternellement comme le voulait le conte. Soit, ce n'était pas le moment de plaisanter, et quand bien même, une princesse endormie signifiait un prince charmant à son secours. J'étais charmant, mais je ne voulais en aucun cas m'approcher d'elle. Ces histoires étaient vraiment improbables en somme.. Un garçon tomber réellement sous le charme d'une fille. Quelle idée saugrenue ! Tout compte fait, Minori semblait avoir une certaine logique, et s'empressa de se conduire de manière plus calme et posée, se justifiant par quelques mots qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter.

"C'est pas comme si j'allais venir voir ta maladresse et te soigner..."

J
e fis un va et viens d'avant en arrière avec mon bras gauche comme pour lui signaler qu'il faudrait toujours que nous gardions une certaine distance entre nous.

"Faut pas l'oublier non plus."

Quel gentleman ! Soit, je n'avais pas à me justifier de ma froideur et elle comprendrait certainement étant donné notre discussion précédente. Je me concentrait à nouveau sur le livre qu'elle tenait toujours dans sa main livre, et tournait la tête pour essayer de deviner ce qu'il pouvait être. Cela semblait être comme l'autre manga qui nous avait causé tant de tord, j'étais intrigué, je n'avais même pas pris le temps de lire sa description.

"C'est encore une de ces histoires improbables entre un garçon et une Impure ?"

J'avais fauté. Une fois de plus. Moi qui ne voulait pas l'effrayer, j'avais fait fort. Je relevai brusquement la tête, espérant qu'elle n'y prête pas réellement attention.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]  Mar 15 Juin 2010 - 12:24

Peu habituée au contact humain et à s’exprimer, la fillette avait toujours eu un certain mal à s’exprimer à travers les mots, à dire exactement ce qu’elle pensait, c’est pourquoi son visage était plus habilité à le faire. Une nouvelle fois elle avait raté son test de conversation en temps réel puisque le jeune homme n’avait pas tout à fait compris ce qu’elle insinuait. Mais il fallait bien dire que lui non plus n’excellait pas dans cette matière. Relevant son regard vers lui, elle dit doucement :

« Oui, vous pouvez. »

Toutes les fois où il prononcerait ces quelques mots la déstabiliserait, mais en soit, ce n’était pas si déplaisant de se faire nommer ainsi. Le reste de la discussion annonçait que l’ambiance c’était un peu plus détendu, après tout, il essayait sans doute d’entretenir cette humeur qu’on pouvait presque qualifier de bonne. En cherchant dans son sac le premier tome de Yakitate Ja-pan, la demoiselle se piqua le doigt sur une aiguille à la manière de la belle au bois dormant, ne restait plus qu’à s’endormir sur la moquette. Malheureusement, Andy ne semblait vraiment pas disposé à jouer le rôle du prince et à l’embrasser. De toute façon, il était bien hors de question qu’elle lui offre son premier baiser ! Tout ce qu’il provoquerait en elle relèverait plus de la démangeaison que de l’amour fou. Eux deux finalement s’entendait vraiment plus comme chien et chat que comme deux doigts d’une main, ou si c’était le cas, ce serait le pouce et l’auriculaire -rien à voir avec leur corpulence, le garçon n’avait rien d’un obèse-.

Dans un réflexe presque incontrôlable, Minorin avait caché son doigt légèrement ensanglanté derrière son dos, et qu’elle se soit blessée était bien le cadet des soucis du troisième année. Quel toupet ! Évidemment, ce n’était pas qu’une supposition puisqu’il l’avait lui-même avoué. Avec la gueule d’ange de la petite, du moins, quand elle n’a pas ses lunettes, toute personne un peu raisonnable ce serait jeté sur elle pour lui demander comment elle allait, mais lui ne l’était pas… Tant pis. Se remettant à sucer délicatement son index, elle le vit émettre la distance règlementaire qu’ils avaient tous les deux établi, qu’elle acquiesça sans vraiment s’en soucier. C’est bon, elle l’avait compris qu’il ne voulait pas qu’elle l’approche, c’était de toute façon assez réciproque.

Continuant à s’occuper de son doigt endolori même si la salive n’était pas le meilleur désinfectant, il suffirait pour l’instant, Andy lui s’acquit du manga sorti et la questionna sur le contenu dont l’un des mots la choqua. « Impure ». Interloquée, elle répéta :

« Impure ? Qu’est-ce que vous voulez dire par là… ? … Une fille… ? »

Bien sûr qu’elle en connaissait la signification et l’avait déjà entendu dans bon nombre de films étranges, ou encore quand il parlait de l’histoire d’Allemagne avec ce dictateur qui désirait un monde seulement composer d’une race supérieure… Mais qui l’employait encore ? Lui, de toute évidence. Mais alors… Ce mot non terminé tout à l’heure… Il la traitait donc d’ « Impure » elle aussi ? Vexée, énervée, la fillette gonfla ses joues et se leva d’un bond, mains sur les hanches et l’air furax. Sourcils froncés, elle accusa le garçon :

« Selon vous, je serai une « Impure » fit-elle tout en imitant les guillemets. Je ne vois pas en quoi je le serai plus que vous ! »

Engueuler c’est bien, mais tellement peu crédible quand on doit lever sa tête car on est trop petit pour regarder dans les yeux sans pour autant attraper un torticolis. Essayant malgré tout, Minori se hissa sur la pointe des pieds mais ne parvint qu’à une faible augmentation de sa taille. C’est pour cela qu’elle monta sur son lit, le fixant bien de haut les yeux aussi méchants qu’elle put même si ses lunettes l’en empêchaient. Donc d’un geste vif et déterminé, la première année les enleva, reposant son poing sur ses hanches encore peu visibles, tenant ses hublots. Ses yeux ébène et profonds se faisaient plus que fâchés, et beaucoup plus expressifs qu’à la normale. Oui ses mots l’avaient blessé même s’il n’y avait certainement pas de quoi faire tout un fromage. Haussant la voix, tout le contraire de sa mignonne phonation en temps normal, elle l’interrogea :

« Avancez donc vos arguments ! »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]  Sam 24 Juil 2010 - 18:49

Je devais donc rester sur mes gardes, un minimum.

Trop parlé. J'avais trop parlé. Les mots m'échappaient bien souvent, et cette fois je n'avais su me contenir, bien trop concentré sur son fichu manga. Oui, elle était Impure. Et même si elle était beaucoup plus abordable que les autres, elle restait une fille. Une immonde fille. Je me devais de faire attention, car elle gardait en elle toute son horreur, tout ce que je pouvais détester. Ne pas la provoquer encore. Elle était une sorte de louveteau. Impure à la base, mais encore trop jeune, trop insouciante pour s'en rendre compte et s'en servir pleinement. Cela n'avait rien à voir avec l'age, non, puisque la fillette du parc était déjà une louve.. Un louve de haut niveau même. Elle avait fait exprès de déposer ses lèvres sur mes joues, j'en étais sur. Elle avait fait exprès de me salir, de toucher au sanctuaire qu'était ma peau. Je faisais parti du sacré, de l'intouchable, et aucune fille ne pouvait m'arriver à ma hauteur. Alors bien sur, bien sur qu'elles étaient jalouses, qu'elles me désiraient tellement. La pureté avait le désavantage de me donner un corps de rêve, une peau de pêche, un teint joliment fait, des traits si agréables à regarder, des courbures qui donnaient tant envie de me toucher. Mon corps entier était désirable, et désiré surtout. Mais non. Maman pouvait me regarder avec envie, et elle était la seule. Oui, la seule. A sa question, j'hochai doucement la tête, c'était dit de toute manière, alors je ne devais pas avoir honte. Non. Jamais je ne pourrai avoir honte, c'était la vérité, et même un louveteau, comme Minori, devait le comprendre. Les bras pendants, je tentai de me décontracter, ne lui montrant pas la petite peur qui s'installer en moi. Oui, j'avais déjà eu à faire à une Impure, et mon visage, mon si beau visage en avait été meurtri. Je devais donc rester sur mes gardes, un minimum.

Ma colocataire se fâcha. C'était à prévoir. Pourquoi les Impures ne se rendaient jamais à l'évidence ? Pourquoi elles devaient toujours me tenir tête ? Il était bien plus simple, pour moi et pour elle, d'accepter leurs conditions. Après tout, ce n'était pas de ma faute si le monde était fait ainsi, et je n'avais rien décidé. Mon seul tord avait été d'atterrir dans le bon camp, d'être élevé par la pureté grâce à Maman...Et puis.. Minori ne faisait pas tellement peur, avec sa voix aiguë, sa petite taille et ses manières exagérées. Pour une fois, j'étais le plus vieux, le plus grand, celui qui dégageait bien plus de peur. Minori pourrait faire ce qu'elle voulait, jamais elle ne pourrait me l'enlever. J'étais plus fort qu'elle, c'était certain.

Si elle était une Impure ? Quelle question ! En plus d'être insouciante, elle était bête ? Pourquoi cherchait-elle le conflit ? J'avais déjà été bien gentil de l'accepter, d'accepter son Impureté dans mon espace personnel. J'avais été assez clément pour tenter de mettre mon dégoût de côté, et j'avais même essayé d'être gentil. Ingrate. Oui I-N-G-R-A-T-E. Minori ne comprenait rien, et elle ne voulait pas rester à sa place. Mon idée se renforçait quand elle émit l'hypothèse que je puisse être Impur.. Moi ? Comment pouvait-elle, ne serait que l'imaginer ? C'était impossible et l'aura que je dégageait suffisait pour que le pire des idiots le comprenne. Je ne pouvais être Impur. Jamais. Non. Jamais. Agacé, je fermais mes paupières à moitié, sans froncer les sourcils. Elle m'avait touché, à me traiter d'Impur. Comment lui pardonner maintenant ? Comment pourrait-elle rattraper son erreur ? Elle ne semblait pas en avoir envie en plus, puisqu'elle continua son manège sur la domination et s'empressa de monter sur son lit pour paraître plus grande. Si mon visage en était encore capable, il en aurait bien sourit. Oui, parce qu'elle était bien ridicule quand même. Passant une main dans mes cheveux, pour les remettre un peu en place, je soupirai, ne daignant même pas lui rendre son regard.

"Pourquoi ? Parce que c'est ainsi.. Minori-chan. Je ne sais pas comment tu as été élevée, ni si tes parents ont été assez fous pour te faire croire que le contraire, mais tu es Impure, c'est ainsi, ça l'a toujours été."

Je m'approchai de mon propre lit, juste pour m'y assoir, pas besoin de paraître plus grand, j'avais de la prestance, même allongé à terre.

"Les filles sont abjectes ! Elles sont fourbes et ne pensent qu'à une chose, pervertir les autres. Jamais je te laisserai m'atteindre, juste parce que je suis au dessus de tout cela."

Je m'appuyais sur mes mais, placées en arrière, comme pour lui montrer que j'étais à l'aise, sur de moi et que je ne craignais pas sa réaction. Si je devais supporter sa présence, jamais ne je la laisserai me manquer de respect.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]  Sam 21 Aoû 2010 - 17:28

RAH ! Il l’énervait ! C’était simple, clair et net ! Il avait beau avancé des arguments, il n’y avait rien à faire, ça ne tenait pas la route selon elle, pas du tout même. Après tout, pourquoi les femmes, et pas les hommes. Dans ce si vaste monde, il n’était pas rare de trouver à une personne, son équivalent, ou au moins quelqu’un l’y ressemblant caractériellement. Ainsi, une femme dit « fourbe » selon lui, pourrait très bien avoir son double masculin « fourbe ». Et puis, femme ou homme reste humain, l’humain fait des erreurs, autant les uns que les autres. Pourquoi seulement le sexe que tant disent « faible » ? Minori ne s’était jamais montrée particulièrement féministe, mais là ça dépassait largement l’entendement. Et puis avec ses « pur » qu’il n’arrêtait pas de répéter, n’avait-il donc que ce mot à la bouche ? Il était illogique, et infiniment irritable. Mais elle ne devait pas céder, non non non ! Sinon ce serait rentrer dans son jeu, et alors la partie serait perdue d’avance, ce qui serait loin d’être agréable. Camper sur ses positions, et se montrer encore plus têtu que l’autre, elle se devait de le faire pour se mettre au même niveau que ce pseudo être intouchable et « pur » de pacotille. Ces personnes tellement lourdes quand elles se mettent lancer leur science à deux balles totalement contraire à ce que la réelle science a réussi à prouver au monde au bout de tellement d’années de recherche. Remise en cause par ce Andy tellement borné, et tellement stupide. Il fallait réfléchir et avancer ses pions de manière intelligente et réfléchie.

Minorin, descendant du lit pour s’y asseoir, et donc se poser au même niveau que son rival, elle remit ses lunettes sur son nez pour retrouver les idées claires. Tant pis, il ne verrait pas ses yeux vifs et francs, mais c’était ça où regarder la mauvaise cible. Elle croyait en elle, après tout elle était quelqu’un de cultivé, et n’avait jamais cru ni à la religion, ni aux extraterrestres, ni aux fantômes, affronter une personne qui se croyait « pure » ne lui faisait pas peur. Poings posés sur ses genoux, la fillette se concentra et commença son argumentation, ayant plus ou moins en tête toutes les paroles de cet être étrange et insensé.

« ‘Parce que c’est ainsi‘ n’est pas une réponse valable. Qui a donc définit cet ‘ainsi’ ? Depuis quand date votre ‘toujours’ ? »

Questionner, et attendre des réponses, pour pouvoir mieux contre-attaquer avec les propres mots de son adversaire. Il fallait se montrer stratégique et plus ruser que lui. Elle ajouta à cela, l’air légèrement contrariée :

« Et je ne vous permets pas de traiter mes parents de fous. Ce sont des gens honorables, certainement plus censés que d’autres… »

Ils avaient beau lui avoir interdit la pratique du cosplay, ils n’avaient pas tout à fait tort, et étaient des gens vraiment bien. Qu’ils soient qualifiés ainsi par un dégénéré ne lui plaisait pas, pas du tout même. Elle n’allait tout de même pas laisser ses vieux se faire insulter de la sorte. Même si elle-même les avait déjà pensé ainsi, cet étranger n’a pas le droit ! Reprenant le fil de la conversation, sans faire en sorte que ça en soit une, ne le laissant donc pas prendre la parole, elle poursuivit de plus belle, toujours avec cette voix posée et certaine :

« Et je peux savoir en quoi les garçons ne pourraient se montrer fourbes ? Et surtout, qu’entendez-vous par ‘pur’, pourquoi le seriez-vous plus que les autres ? Et puis, si les femmes sont ‘impures’, vous entendez donc que votre mère l’est tout autant ? »

Elle interrogeait, interrogeait à la manière d’une policière, jugeant une personne qui aurait enfreint la loi. Ne manquait plus que la lampe dans la figure à ajouter au tableau. Peut-être bien qu’il craquerait un jour.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]  Lun 13 Sep 2010 - 17:08

Mais il n'y avait rien eu de cela.

Les questions.. Plus elle parlait, ou vociférait plutôt, plus les questions fusaient. Elle semblait bien plus idiote que je ne l'avais pensé, puisqu'elle ne comprenait rien à rien. Pourquoi avoir l'intelligence de s'éloigner des garçons, si c'était pour tenir un discours des plus stupides ? Minori n'était pas tout à fait logique, et sa façon d'agir était totalement contradictoire avec ses paroles, ses croyances. Et sa manière de me le montrer ! Jamais elle n'avait besoin de faire tant de cinéma pour me donner son point de vu, au combien inintéressant, de surcroit. Non, tout ce qu'elle devait faire, c'était rester à sa place et tenter de comprendre, avec son minuscule cerveau de fille, la véritable logique de l'existence humaine et à quel point, les hommes et les femmes pouvaient être différents. En tout point. Soit. Je me devais donc de lui expliquer, encore et encore. Je commençais sérieusement à me lasser de tout cela, et si Maman m'avait bien averti, je ne m'étais absolument pas rendu compte de l'ampleur de tache. Non, pas du tout même. Je n'avais réellement pas imaginé ma véritable vie à Kobe, pensant que les filles tiendraient leur place, que les garçons seraient là pour m'appuyer, que au moins, les adultes comprendraient. Mais il n'y avait rien eu de cela. Non, et pourquoi aucun professeur n'enseignait ce que Maman m'avait tant de fois apprit ? La société était bien bête de donner de l'espérance à des créatures qui n'avaient nullement besoin d'en avoir. C'était comme promettre la vue à un aveugle, ou l'ouïe à un sourd. Finalement, les filles ne tenaient plus leur place, et du haut de mes dix sept ans, je ne me voyais vraiment pas reprendre toutes ces femelles, non vraiment pas.

Sa prise de parole était terminée, et elle pensait tellement avoir le dessus. C'était encore plus amusant Oui, bien plus. Que devais-je faire ? Lui répondre ? Là maintenant, juste pour qu'elle n'ait même pas le temps de réfléchir à quoi que ce soit ? Non, évidemment que non, puisque c'était ce qu'elle attendait. Le jeu des filles était toujours le même, étant donné qu'elles ne désiraient qu'une seule chose : Prendre le dessus. Minori ne l'avait pas, et était loin de l'avoir, au contraire même. M'appuyant sur mes bras pour pouvoir me relever, je partais vers mes affaires, sans un regard, sans rien qui ne laissait présager que je voudrais lui répondre. Sortant mon appareil photo de sa place, je lui montrai, avant de prendre une photo de sa personne. Le flash était une si cruelle invention. J'eus aimé voir ses yeux se fermer d'un coup, aveuglé par la prise de l'image. Oui, maintenant, alors qu'elle pensait à tout autre chose, je pouvais répondre.

"Tu n'as absolument rien compris à rien. Il est évident que Maman m'a apprit tout ce que je sais, et que quoi que tu puisses dire, je sais ce qui est, ou ce qui n'est pas."

Je sortis la carte mémoire de l'appareil, avant de la mettre dans ma poche, mon visage n'exprimant toujours rien. Mais je la regardais, elle qui se voulait si vaniteuse, elle qui pensait tellement avoir raison.

"Maman est pure, oui, et c'est surement grâce à cela qu'elle a pu me donner naissance, à moi, un être aussi exceptionnel."

Rien de plus. Je n'allais pas lui faire ce plaisir de lui répondre correctement, non ? Ce n'était pas du tout ce pourquoi j'étais né, et certainement pas pour instruire un être aussi inférieur qu'elle puisse être. Non. Soupirant doucement, je lui fis un léger signe de la main, histoire de la provoquer un peu plus, avant de me tourner vers la sortie. J'avais mieux à faire à présent. Oui, je devais remplir mon album, une nouvelle fois, et encore du mauvais côté. Je n'avais pas tellement de chance, à rencontrer tant de mauvaises personnes, non vraiment pas.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
« »
(#) Re: Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]  

Revenir en haut Aller en bas
 
Quand la fatigue vous fait voir des choses étranges... [PV Colocs!]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kobe High School :: Hors RPG :: Poubelle :: Archives des rps :: Anciens rps-
Sauter vers: