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 Ô Roméo ! [Libre]

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(#) Ô Roméo ! [Libre]  Dim 23 Mai 2010 - 20:16

    Aiko avait fini sa journée de travail. Ou bien elle faisait peut-être une pause ? Elle ne savait plus en tout cas ce qui lui avait permis de quitter la bibliothèque de Kobe. A croire que cela n’avait aucune importance. Ce qui était probablement le cas. Reprise de l’année, Aiko n’avait même pas eu le temps de s’accommodée de celle passée. En même temps il fallait pas arrivée en fin d’année, c’était bête, mais bon, c’est pas comme si c’était de sa faute. Il fallait se plaindre à ses parents pour ça. Pour sûr elle les retient ce coup ci. Elle n’oublierait pas de si tôt.

    Enfin bon, pas la peine de penser à des choses qui risquent de l’énervée. Elle avait quitté la bibliothèque dans les environs de 18 heures. C’était donc la fin de journée. Elle n’était pas sortie pour faire une pause mais tout simplement parce qu’elle avait fini son boulot. Bien que la bibliothèque soit un lieu calme, cela lui faisait bizarre de se retrouver dehors, dans le silence de la ville, de son appartement, de la cour vide. Chaque lieu avait son propre silence, calme. La ville par exemple ne pouvait être totalement vide, mais comparée à certaines périodes de la journée, elle était relativement calme. Tout est relatif.

    Une fois hors de l’enceinte de l’école, Aiko se dirigea vers son appartement. Elle y passa en coup de vent et pris un livre dans sa chambre, au hasard. Elle ressortie presque immédiatement. Toujours sans regarder ce qu’elle avait piocher. Ce n’était pas un livre très imposant à en juger par son poids. Aiko ne savait pas trop quoi faire, mais elle avait un livre et se dirigeait hors de la ville. Elle ne voulait pas rester enfermée dans sa chambre. Le soleil n’était pas encore couché, de ce fait, elle pourrait lire tranquillement dehors au grand air. Elle ne savait pas où elle allait particulièrement, elle ne voulait pas se retrouver dans un endroit en particulier.

    Après une longue marche, Aiko commença à entendre au loin le bruit des vagues. Là, elle savait où elle allait.


    *Va pour la plage.*

    Pensa-t-elle. Elle espérait qu’il n’y aurai pas trop de monde. Une fois le sable fin en vu, Aiko enleva ses chaussures et tint la paire dans une main. Elle s’assit sur le sable puis regarda son livre. Le hasard avait décidé : Roméo & Juliette de William Shakespeare. Aiko afficha alors un visage atterré.

    - Tout sauf ça …

    Elle regardait son livre. Elle ne l’avait jamais lu, du moins, jamais en entier. Son marque page était encore dedans. Elle se leva et regarda au loin le long du sable, personne en vue pour le moment, tant mieux. Elle s’approcha ensuite de l’eau et y trempa ses pieds. L’eau était gelée mais Aiko se mit a marcher, les pieds dans l’eau, le long de la plage.

    Elle ouvrit le livre où se trouvait son marque page. Acte II, scène 2. La fameuse scène du balcon. Elle commença a parcourir le livre des yeux. Elle était plongée dedans malgré le fait qu’elle était réticente à le lire à la base. Alors qu’elle marchait tranquillement, ses chaussures tenu par une main et son livre par l’autre, Aiko s’écria :


    - Ô Roméo ! Roméo ! Pourquoi es-tu Roméo ? Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus une Capulet.

    Elle jeta ses chaussures dans le feu de l’action et approcha son livre de sa poitrine durant son interprétation. Ses chaussures tombèrent dans le sable. Aiko se mit à rire. Heureusement qu’elle avait le sens de l’autodérision.

    - Vraiment ridicule …

    Elle s’arrêta de rire. Elle n’était vraiment pas fan de cette pièce. Mais bon, c’était un classique, il fallait qu’elle l’ai lu au moins une fois dans sa vie, ne serais-ce que pour sa propre culture.

    - C’est sûr que je ne le lirai pas une seconde fois.
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(#) Re: Ô Roméo ! [Libre]  Mar 25 Mai 2010 - 12:07

[HRP : j'espère que ma présence ne te dérangera pas :3 ]

Le bruit du ressac, le soleil, la mer, la fraicheur de la fin de journée... il préférait courir tôt le matin, quand la plupart des autres élèves étaient encore au fond de leur lit et que les rayons du soleil n'étaient pas encore trop agressif. Mais à défaut, et puisque Shizuka avait besoin d'être promené plusieurs fois par jour, Eiji ne dédaignait pas de courir sur la plage en fin de journée. Le chiot courrait à ses côtés, bien trop heureux de se défouler après être resté enfermé dans leur chambre la plus grande partie de la journée, avec juste deux pauses pipi pendant sa pause et celle de Kantaro.
Si au tout début, le chiot avait beaucoup de mal à suivre le rythme qu'imposait son maître, il était maintenant heureux comme un fou de courir à toute allure à ses côtés, allant même jusqu'à régulièrement plonger au milieu des vagues pour revenir galoper à ses côtés.

De toute façon, il y avait de grande chance que son entrainement se finisse comme d'habitude : à devoir rapporter Shizuka dans ses bras, la langue pendante, parce que le chiot était trop épuisé pour le suivre. A tout juste 6 mois, c'était encore compréhensible. Il ne doutait pas qu'une fois pleinement adulte, l'animal ne le laisserait plus prendre les devants. Cette pensée amena un sourire tendre sur son visage : Shizuka était une des meilleurs choses qui lui soit arrivé depuis son entrée à Kobe.
Il n'aurait pas cru ôtant s'attacher à un animal inutile mais... c'était une présence constante, étonnamment perceptive, un petit forcené de l'affection. Un compagnon pour ses courses jusque là toujours en solitaire. Il lui donnait l'impression d'être utile, tout simplement.

Shizuka tendit soudain la tête, tous les sens aux aguets, avant de partir comme une fusée en direction du milieu de la plage, s'éloignant de l'eau sans un regard en arrière pour son maître. Il lui fallut plusieurs foulées pour se rendre compte que le shiba inu était parti, bien parti, et ne semblait pas vouloir revenir tout de suite. Avait-il aperçu une mouette ou un crabe à chasser ?
Eiji bifurqua pour suivre le chiot, entra avec déplaisir sur la zone où le sable n'était plus lécher par les vagues et donc beaucoup plus instables sous ses pieds, le forçant à ralentir le pas.

«  Shizuka ! »

Faute de mouette, le chiot avait trouvé pour victime une jeune femme marchant pieds nus dans le sable et dansait maintenant autour en jappant comme un forcené, le cul en l'air et la queue battant à toute allure pour l'inciter à venir jouer, sautant à droite et à gauche en ne réussissant qu'à envoyer du sable un peu partout autour de lui. Attiré par le rire de sa victime, Shizuka trouvait qu'elle ferait maintenant une parfaite compagne de jeu en plus d'Eiji.

«  Suffit petit monstre ! »

Il tenta d'attraper le chiot mais Shizuka s'esquiva en courant autour d'Aiko avant d'attraper une des chaussures abandonnée et de partir en courant avec, slalomant entre Eiji et la bibliothécaire sans jamais vraiment s'éloigner, le jeu étant bien sur de se faire poursuivre.

Eiji passa sa main dans ses cheveux et leva un regard désolé sur la jeune femme. Où l'avait-il déjà vu ? Au lycée ? Elle était trop vieille pour être une élève, mais il ne se souvenait pas l'avoir vu comme prof, mais d'une option qu'il n'avait pas...

«  Désolé M'dame... »

Lassé du jeu, le jeune homme porta ses doigts à ses lèvres et siffla un coup, stoppant net le jeune animal qui revint s'assoir près d'eux, l'air penaud et la chaussure toujours entre ses crocs.
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(#) Re: Ô Roméo ! [Libre]  Mar 25 Mai 2010 - 21:07

[ Du tout ^^
Par contre si quelque chose te dérange dans mon post n‘hésites pas à me le dire !]

    Aiko était en train de se moquer d’elle-même. Son interprétation tenait plus du comique que du dramatique. Alors qu’elle était sur le point de se calmer après avoir bien rit de son jeu d’actrice minable, quelque chose vint en rajouter une couche.

    En voyant ce chien, encore si jeune, faire le fou autour d’elle, cela la fit repartir pour une autre tournée de rigolade. Elle se trouvait ridicule de le trouver si drôle ce qui accentuait encore plus son rire. Il était si mignon. Il était arrivée avec une telle vivacité qu’elle n’avait même pas pu anticiper quoi que se soit.


    *Drôle de Roméo.*

    Pensa-t-elle toujours en riant. Elle se calmait peu à peu. Elle l’observait maintenant tranquillement faire le fou. Il allait lui donner le tournis à force. Elle voulait le caresser mais avait peur de sa réaction, il n’avait pas l’air méchant mais elle préférait se méfier pour l’instant.

    Aiko entendit alors quelqu’un crier. Elle vit alors une jeune homme arriver en courant. Aiko en déduit directement qu’il s’agissait du maître du chien. Enfin « en courant »; comme on courait avec le sable instable donc avec un peu de difficulté. Ça tenait plus du trottinement. Elle reporta son attention sur le chien. Il ne s’arrêtait pas de sauter de partout. Elle avait bien compris qu’il voulait jouer. Sauf qu’elle n’avait jamais eu d’animaux de compagnie et ne savait pas comment si prendre pour satisfaire son attente.

    Le jeune maître arriva enfin à leur niveau. Il essaya tant bien que mal de stopper son chien mais sans succès. Aiko ne voulait pas qu’il s’arrête, il était trop mignon. Il donnait vraiment envie de jouer avec lui. Et puis, c’était beaucoup plus intéressant que Roméo & Juliette il fallait le dire. C’est donc avec plaisir qu’elle ferma son livre.

    Le chien se mit ensuite à tourné autour d’eux, a passer entre, avec une chaussure dans la bouche …Aiko percuta une seconde trop tard que c’était la sienne. Elle ouvrit la bouche pour contester, mais finalement, elle la lui laissa. Si cela l’amusait … Elle avait d’autres paires. Et puis c’était de sa faute, elle n’avait pas qu’à les laisser traîner.

    Le jeune homme afficha un air consterné vers Aiko. Aiko fit un sourire avec un air absent dont elle avait le secret puis regarda le chien. Il ne s’était toujours pas calmé. Elle ne se souvint pas avoir eu autant d’énergie étant enfant. Enfin, c’était un chien, ce n’était pas comparable. Mais quand même !

    Il s’excusa alors auprès d’Aiko pour le comportement de son chien. Madame ? Il avait dit « madame » ? En fait « M’dame », mais ça revenait au même ! Aiko ne se faisait toujours pas à ça. Encore, des élèves l’appelaient « Mademoiselle », ça passait mieux. Le « Madame » sonnait encore bizarrement à son oreille. Cela la fit donc sourire, ça l’amusait en quelque sorte.

    Un sifflement se fit alors entendre. Le chien se calma aussitôt. Bien dresser dis donc. Aiko s’accroupi à sa hauteur. Elle lui caressa la tête. Cela faisait drôle de le voir passer de la pile électrique au calme plat. Elle leva son visage vers le maître du chiot avec un sourire :


    - Ce n’est pas grave. Il m’a bien fait rire.

    Elle continuait de lui caresser le crâne. Elle avait sûrement déjà vu ce jeune homme, elle en mettrait sa main à couper. Mais bon, il y avait tellement d’élèves à l’école. En plus elle venait d’arriver alors elle n’était pas encore bien familiariser avec tout le monde.

    Elle lui tendit alors son livre en tenant avec son autre main la chaussure que le chien avait encore dans la gueule. Elle le regardait, pencha sa tête légèrement sur le côté, se trouvait toujours accroupie à côté de lui :


    - On échange ?

    C’était un deal équitable. Un livre contre une chaussure. Il n’avait rien à perdre.
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(#) Re: Ô Roméo ! [Libre]  Mer 26 Mai 2010 - 9:47

La jeune femme n'avait l'air ni agacée, ni terrorisée par le chiot. Tant mieux, cela faciliterait l'affaire. Même si Shizuka était petit et terriblement adorable par le simple fait qu'il était encore un chiot, un peu pataud et joueur, il avait déjà rencontré des personnes inquiètes parce que chiot ou non, il avait des crocs et qu'une phobie ne se contrôle pas. Pour quelqu'un qui savait que le chiot était une crème, plus prompt à avoir peur qu'à faire du mal, c'était vexant de voir les gens s'éloigner d'un coup en criant comme s'ils venaient de voir passer un monstre. A la limite qu'ils aient peur de se faire salir par une boule de poils qui projetaient de la boue et du sable partout sans arrière pensée, il pouvait déjà comprendre plus facilement. Lui-même n'était pas fan d'avoir les marques des pattes de Shizuka imprimées sur ses pantalons.

Ravi d'avoir quelqu'un pour s'occuper de lui alors qu'il ne devait plus bouger, le shiba inu se laissait caresser avec grand plaisir en remuant vigoureusement la queue. Qu'il était loin le temps où un simple mouvement de main le faisait fuir et se tapir contre le sol ! Sur ce coup, Kantaro et Eiji pouvaient être fier de ce qu'ils avaient fait du jeune animal. Curieux, il étendit le museau vers le livre tendu, et finit par oublier la chaussure dans sa gueule, l'abandonnant pour le plaisir de lécher la main tendue tout en reniflant le livre avec grand intérêt. Il adorait ça, grignoter le papier... le chiot donna des petits coups de crocs dans le livre, histoire de vérifier qu'il n'allait pas se faire disputer, puis, voyant que rien ne venait, continua avec plus d'enthousiasme, finissant par attraper le livre de la main d'Aiko pour le coincer entre ses pattes avant et le déchiqueter avec entrain.

A côté, Eiji regardait la scène avec impuissance. Comment ensuite expliquer au chiot que les magazines de Hugh étaient interdits ?

« Vous êtes sure pour votre livre ? Vous risquez de ne pas le revoir... »

Du moins pas en état d'être lu. Eiji était consterné que l'objet soit abimé. Après, qu'il s'agisse d'un livre ne troublait pas sa sensibilité plus que ça. Il y avait des tas d'autres choses bien plus sacrées à ses yeux dont les crocs de Shizuka n'avaient pas intérêt à s'approcher. Ses affaires de Kendo ou de Kyudo par exemple, mais comme elles ne trainaient jamais...
Un de ces camarades de classe ne se serait pas remis de voir un livre ainsi mis à mal par contre... bah, ce n'était que des données au final.

« Shizuka est encore turbulent... mieux vaut ici qu'au lycée je suppose. Je m'appelle Kimihiro Eiji au fait. Je vous ai déjà vu au lycée, non ? »

Pas la peine de préciser le nom du lycée... s'il y en avait un certain nombre dans la ville de Kobe, à cette distance de la plage, le plus proche, et le seul accessible à pied était le Kobe High School. Les autres étaient plus enfoncés dans la ville et leurs étudiants ne prenaient pas la peine de venir jusqu'à l'extrême limite de la ville. Tant pis pour eux... Eiji appréciait le coin, et l'appréciait encore plus en sachant qu'il était relativement calme et pas trop fréquenté.
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(#) Re: Ô Roméo ! [Libre]  Sam 29 Mai 2010 - 20:01

    Aiko ne pouvait prévoir comment le chien allait réagir. Il était jeune et plein d’énergie. Mais, il semblait obéir au doigt et à l’œil à son maître. Ce qui était une bonne chose certes. Aiko le caressait tranquillement. Il était calme, tellement calme, ça en devenait presque étrange. Aiko préférait le voir agité, il était plus marrant. Mais, il ne pouvait pas vouloir jouer tout le temps aussi. Et puis ce n’était pas elle qui devait le supporter tout fou toute la journée. Son maître devait bien être content d’avoir quelques minutes de tranquillités avec lui.

    Le chien accepta le livre avec méfiance puis s’en donna a cœur joie pour ce qui était de le déchirer. Ce livre n’allait certainement pas manquer à Aiko. Et puis c’était un classique, elle le trouverai n’importe où. Le jeune homme lui au contraire s’inquiéta du sort du livre ainsi que de la perte que cela engendrerai pour Aiko. Puis repris :


    - Shizuka est encore turbulent... mieux vaut ici qu'au lycée je suppose. Je m'appelle Kimihiro Eiji au fait. Je vous ai déjà vu au lycée, non ?

    Aiko n’aurait pas donner en pâture à ce chien n’importe quel livre. Ce débarrasser de celui-ci ne lui faisait rien. Aiko aimait les livres bien que cela ne se voit pas pour cette situation en l’occurrence. Comment allait-elle paraître crédible en tant que bibliothécaire après ce qu’elle venait de faire ?

    Shizuka était donc le nom de cette petite créature et Kimihiro Eiji celui du jeune homme. Voilà, maintenant elle pouvait mettre un nom sur ces deux nouvelles connaissances. Aiko récupéra la chaussure qu’avait il y a encore quelques minutes Shizuka dans la gueule. Elle se leva en le laissant se défouler sur son livre, s’éloigna un peu d’Eiji et de son chiot pour récupérer son autre chaussure délaissée sur le sable.

    Elle se rapprocha de nouveau d’eux. Elle regarda la progression de la destruction du livre. Ça avançait bien.


    - Je ne portais pas ce livre dans mon cœur de toute façon.

    Dit-elle avec un léger sourire en haussant les épaules. Les classiques pathétiques tragiques et lyriques étaient vraiment les livres qu’Aiko appréciait le moins. Les histoires d’amour n’étaient vraiment pas sa tasse de thé. Si encore il y avait un minimum d’action au milieu, ça pouvait passé.

    - Sûrement, je suis bibliothécaire à Kobe. Kitame Aiko.

    Elle s’inclina comme à chaque fois qu’elle se présentait. Une vieille habitude de salutation. Une question lui traversa alors l’esprit.

    - Les animaux y sont autorisés là-bas ?

    Lui demanda-t-elle avec curiosité. Non pas quelle veuille un ami à poils ou à plumes; mais, Eiji était le seul élève de Kobe qu’elle voyait avec un animal de compagnie. Elle tourna son visage vers la mer pendant quelques secondes puis reporta son attention sur Eiji et Shizuka.
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(#) Re: Ô Roméo ! [Libre]  Jeu 3 Juin 2010 - 18:16

La bibliothécaire ? Pas étonnant qu'Eiji n'ai qu'un souvenir vague de la jeune femme : Vu le nombre de fois où il avait pu mettre ses pieds dans le lieu pendant l'année dernière... Il n'aimait pas beaucoup travailler dans le lieu de repaire privilégié des têtes d'ampoules, où la moindre question était accueillie avec des froncements de sourcils et force regards réprobateurs. S'il avait un livre à emprunter, il le faisait en vitesse, ne perdant pas plus de temps que nécessaire pour faire des recherches.
Eiji sourit et s'inclina en réponse, gardant ses pensées pour lui. Si elle était comme la plupart des passionnés de livres qu'il connaissait – et qui se résumait à Kantaro – elle serait probablement une militante acharnée pour sa paroisse, vendant à qui voulait l'entendre les mérites de la lecture et le plaisir de se perdre au milieu des mots. Eiji voulait bien les croire. Il n'avait simplement pas le temps. Enfin si, mais c'était le temps qu'il ne voulait pas retirer aux arts martiaux ou à la course. Et le temps pour faire ses devoirs et étudier. Tant que les journées ne faisaient pas plus de 24 heures, le sportif aurait beaucoup de mal à se mettre à la lecture.

Le jeune homme suivit le regard du bibliothécaire et contempla la destruction méthodique du livre par Shizuka. Gardant le livre bien coincé entre ses pattes, le chiot le déchiquetait tranquillement, maintenant sur que personne ne le dérangerait. Des petits morceaux de papiers s'envolaient au grès du vent, portant chacun quelques petits caractères en romanji. Le kendoka n'était pas sur que c'était vraiment ce qu'on entendait quand on parlait de partager la culture. Il soupira et tendit la main pour caresser le chiot. Concentré sur sa tache, Shizuka se contenta de remuer la queue pour reconnaître la main d'Eiji sans plus s'occuper de lui.

«  Et dire qu'on se fait engueuler quand on ramène à la biblio un livre à peine écorné... »

Le ton était légèrement moqueur, mais il supposait que le livre lui appartenait en propre, et pas à la bibliothèque. Soit ça, soit elle faisait partie d'une nouvelle génération de bibliothécaire qui s'intéressaient au texte mais pas vraiment au support. Devait-on s'attendre à voir la bibliothèque transformée en espace de lecture numérique, avec e-book à volonté ? Si c'était le cas, ce n'était pas ça qui allait intéresser beaucoup plus le jeune homme à la lecture...

La question lui fit pencher la tête. Bizarrement, il avait toujours imaginé que les profs, les surveillants, et en règle général tous les adultes qui travaillaient au sein de l'établissement avaient une connaissance quasi encyclopédique du règlement intérieur du lycée. Avant de se rendre que cette idée était relativement ridicule. Au final, il n'y avait pas tellement de différences entre les adultes et les élèves du lycée. Avec un peu de recul, Eiji se rendait compte qu'ils n'avaient que le respect et l'autorité que les élèves voulaient bien leur donner, ce qui était à la fois énorme et pas grand chose. Il n'y avait pas cet énorme gouffre de maturité ou de réflexion auxquels il aurait pu s'attendre.

«  Ils le sont, tant qu'ils ne sont pas dangereux et ne font pas de dégâts. Enfin pas trop de dégâts... »

L'adolescent passa sa main dans ses cheveux en contemplant le livre dévasté. On ne pouvait pas dire que Shizuka soit le parfait exemple de sagesse animale acceptée au sein du lycée. C'était plutôt le parfait exemple de l'animal un brin dévastateur mais trop mignon pour qu'on puisse vraiment lui en vouloir.

«  J'ai pas intérêt à le laisser prendre ce genre d'habitude, sauf si vous avez beaucoup de livres dont vous souhaitez vous débarrasser de cette manière. Tu aimes Shakespeare Shizuka ?»

Le jeune homme avait marqué un temps d'arrêt en déchiffrant le nom de l'auteur entre les crocs de l'animal, peinant un peu à prononcer le nom anglais.
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(#) Re: Ô Roméo ! [Libre]  Ven 4 Juin 2010 - 22:22

    Sa question était des plus bêtes. Aiko était en temps normal indifférente à tous et très réfléchie. Elle ne parlait rarement pour rien dire. Mais lorsque quelque chose l’intéressait, elle essayait d’en apprendre le plus possible. Le jeune chien l’intéressait alors ? Shizuka était mignon, cela était indéniable. Mais Aiko pensait plutôt au fait d’avoir un animal chez elle, tout les jours.

    Elle qui n’avait jamais eu d’animal de compagnie, elle pensait passer à côté de quelque chose. Ce qui était le cas. Mais le problème était qu’elle avait des colocataires malheureusement. En plus de ça, elle travaillerait toute la journée et devrait alors le laisser tout seul. Tout cela portait à croire qu’Aiko ne pourrait jamais avoir un ami fidèle à poils. Quand elle voyait comme était Eiji et Shizuka, cela lui donnait envie. Certes, elle savait que toutes les relations « maître-compagnon » n’étaient pas comme la leur, mais, même si cela pouvait être dur, ça valait le coup, ne serais-ce que pour vivre de beaux moments qui formeront par la suite de beaux souvenirs. Aiko sortie de sa rêverie animalière.


    - Et dire qu'on se fait engueuler quand on ramène à la biblio un livre à peine écorné ...

    Aiko sourit. Il n’avait pas tord. Mais c’était différent. Ce livre appartenait à Aiko, elle pouvait en faire ce qu’elle voulait. Mais là, elle venait de perdre toute crédibilité. Aiko prenait grand soin des livres qu’elle aimait. Elle ne supportait pas que l’on abîme ses affaires, surtout ces livres. Lorsque c’était elle qui avait le malheur de salir l’un de ses bouquin, elle se traitait de tout les noms et cela durant toute la journée, elle s’en voulait vraiment et ne lâchait pas le morceau.

    Contrairement à ce que pouvait penser Eiji, Aiko n’avait pas une connaissance parfaite du règlement de l’école. Elle le respectait bien sûr, mais ne connaissait que les grandes lignes. En fait, elle se comportait comme si elle était chez elle. Aiko n’était pas quelqu’un de carré mais n’appréciait pas la négligence. Elle n’aimait pas le côté irrespectueux des gens. Envers quoi que ce soit et surtout envers les autres êtres vivants.

    Plus le temps filait, plus Aiko trouvait les gens insupportables. Elle était sénile avant l’heure. Travailler à la bibliothèque la calmait un peu. Elle y était dans son monde. Même si certains élèves mettaient des fois la pagaille. Elle ne s’était pas encore habituer à avoir de l’autorité. Mais elle s’y faisait. Elle n’en abusait pas souvent. Elle était clair avec les élèves. Elle leur proposait deux choix : soit ils la bouclent et peuvent rester à la bibliothèque, soi ils sortent. Aiko ne devait pas être très appréciée des élèves mais elle s’en fichait, tant qu’elle travaillait en paix.


    - Ils le sont, tant qu'ils ne sont pas dangereux et ne font pas de dégâts. Enfin pas trop de dégâts...

    Aiko acquiesça. Il fallait qu’elle arrête de penser à son travail. Elle reporta alors son attention sur le chiot. Avec le temps, il deviendrait plus discipliné. Elle ne se faisait aucun soucis pour ça. Eiji semblait l’avoir déjà bien habituer aux ordres. En grandissant, Shizuka deviendra plus sage et sera plus calme. Il est fou parce que c’est encore un chiot. Il valait mieux le laisser en profiter.

    - J'ai pas intérêt à le laisser prendre ce genre d'habitude, sauf si vous avez beaucoup de livres dont vous souhaitez vous débarrasser de cette manière. Tu aimes Shakespeare Shizuka ?

    Aiko regarda Eiji durant le temps qu’il parlait puis à la suite de sa question, se tourna de nouveau vers Shizuka. C’était comme si elle attendait à une réponse de la part du chien. Il semblait bien apprécier.

    - Il ne doit pas être très bon. J’espère que cela ne lui causera aucun maux de ventre.

    Aiko fit une grimace. C’était de l’ironie. A son tour, elle se moquait. Elle n’avait pas apprécier cette pièce, c’était un fait.

    - Ce n’est pas dans mes habitudes de jeter mes livres …

    Précisa-t-elle. Elle ne recommencerait peut-être pas. Tout dépendait du livre en fait. Celui-ci l’avait exaspéré au plus haut point. Lire un livre qui ne nous plait pas spécialement après une bonne grosse journée de travail n’était pas une bonne idée. Si elle avait passé une journée tranquille, elle ne l’aurait sûrement pas jeter en pâture au chien et se serai alors contenter de le laisser prendre la poussière sur l’une de ses étagères.
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(#) Re: Ô Roméo ! [Libre]  Ven 11 Juin 2010 - 10:17

Eiji caressa les oreilles de Shizuka sans mot, trouvant presque amusant qu'elle se sente ainsi obligée de se justifier. Au final, il s'en fichait, c'était son livre. Le chiot finit par se désintéresser de sa proie, maintenant réduite à une tranche d'où ne pendait plus laborieusement que quelques pages qui avaient survécues au massacre. Le reste s'était envolé au gré du vent et gisait maintenant sur le sable sans considération pour la nature.
Fier de lui, le shiba inu marcha jusqu'à Eiji et déposa son trophée à ses pieds, sa queue battant follement. Le jeune homme s'agenouilla devant lui avec un sourire amusé, récupérant l'objet quasi solennellement.

«  Tu vas le chercher ? »

Eiji lança le reste de livre un peu plus loin sur la plage et regarda Shizuka bondir comme une fusée pour aller le chercher, revenant à fond de train avec et le ramenant à Eiji, tout excité, attendant visiblement que le jeu recommence, ce que le jeune homme lui concéda sans difficulté. Un chiot bien défoulé était un chiot bien plus facile à gérer et à laisser seul dans la chambre.
Le jeune homme tourna la tête vers Aiko en continuant de jouer avec son chien, avec un demi sourire pour ses mots.

«  Vous feriez une drôle de bibliothécaires si vous jetiez vos livres... enfin la sélection de livres de la biblio serait peut-être plus amusante. »

Enfin ça... ce ne serait pas lui qui pourrait le vérifier. Avec ou sans bouquins, une biblio n'était guère l'endroit qu'il fréquentait le plus. Trop sombre, trop renfermé, trop... en intérieur. Un truc à moisir comme un vieux champignon de cave, trop rabougri et desséché pour arriver à monter plus d'un étage sans être essoufflé. Que les kamis le préserve d'un tel sort.

Eiji récupéra une troisième fois le reste du livre des dents de Shizuka, grimaçant au contact fort peu agréable de ce qui devenait une pulpe de papier au contact des crocs et de la bave de l'animal. Il fit se dresser l'animal sur son arrière-train avant de lui renvoyer un peu plus loin, gardant toujours un oeil sur le chiot au cas où celui-ci se fasse distraire par un crabe qui passait par là et oublie de revenir jusqu'à son maître.

«  Vous savez, il y a des manières plus pratique de se défouler que de tuer cette pauvre Juliette... et qui ne demande même pas la destruction d'objet autour de soi. »

Ok, il voulait bien l'admettre, c'était bien plus jouissif et défouloir de casser quelque chose - voir de frapper quelqu'un – mais comme il tenait à ses affaires, et qu'être envoyé en conseil de discipline pour bagarres à répétition n'était pas son but, il fallait bien trouver un dérivatif. Il était sûr que ça pouvait aussi marcher pour les rats de bibliothèque effrayés à l'idée de courir 100 mètres.

Shizuka réapparut à ses pieds en portant son trophée. Juliette était le seul nom, avec celui de l'auteur, qu'il avait pu décrypter de ce qui restait du livre. Le reste ne l'intéressait pas assez pour qu'il tente de le déchiffrer à dire vrai...

«  Ah oui, c'est l'espèce d'histoire d'amour qui tourne mal toutes les 3 pages ! Pire qu'un shojo ce truc dans le genre rien ne se passe comme il faut... »
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(#) Re: Ô Roméo ! [Libre]  Ven 2 Juil 2010 - 17:43

[Désolée pour le retard, j'avais les exams de fin d'année à passer >.<]

    Aiko avait précisé qu’elle n’avait pas pour habitudes de jeter ses livres en pâturage à des chiens. C’était d’ailleurs bien la première fois que cela lui arrivait. Elle avait parlé plus pour elle-même, c’était une sorte de constatation. Il ne lui était jamais arriver de balancer un livre en fait. En même temps, lire des romans ou autres pièces à l’eau de rose n’était pas dans ses habitudes et elle savait que cela ne l’a mettait pas de bonne humeurs de lire des bouquins où les gens ne parlent que de leurs problèmes sentimentaux. Au moins comme ça maintenant, elle était sûr de ne plus tomber dessus par hasard vu qu’il était en cours de destruction. Quel idée aussi de prendre un livre au hasard, elle était vraiment bête. Mais bon, elle vivait avec sans problèmes.

    Le chiot finit son travail et le déposa fièrement aux pieds de son maître. Celui-ci lui proposa alors de jouer. Vous savez, ce fameux jeu entre chien et maître qui consiste à ce que le chien vous ramène ce que vous lui lancer. Voilà ce qu’il fit. Le chiot partit alors au quart de tour au moment où la dépouille du livre quitta la main d’Eiji pour ensuite aller s’écraser dans le sable, vite récupéré par le chien. Il continuèrent ainsi leur manège, Aiko regardait la mer tranquillement tout en écoutant Eiji :


    - Vous feriez une drôle de bibliothécaires si vous jetiez vos livres... enfin la sélection de livres de la biblio serait peut-être plus amusante.

    Aiko esquissa un sourire. Malheureusement, ce n’était pas elle qui choisissait quel livres allaient à la bibliothèque. Elle n’avait pas encore fait le tour des livres de la bibliothèque d’ailleurs. Elle n’en avait pas tellement le temps, entre les tamponnages des nouveaux livres entrant et le rangement ensuite, sans parler qu’il fallait de temps en temps rappeler les élèves à l’ordre ou en aider d’autres. Ce travail nécessitait une certaine organisation et un certain calme qu’Aiko avait. Mais le fait de rester enfermée toute la journée l’étouffait un peu. C’est pour cela qu’elle se retrouva à lire Roméo et Juliette au bord de la plage sur le sable.

    Leur jeu continuait, Aiko vit Eiji grimacer, elle compris tout de suite pourquoi en regardant le livre. Shizuka se dressa sur ses pattes arrière, son maître lui demandant de « faire le beau » puis relança le livre.


    - Vous savez, il y a des manières plus pratique de se défouler que de tuer cette pauvre Juliette... et qui ne demande même pas la destruction d'objet autour de soi.

    Aiko acquiesça, amusée. Pour se défouler elle frappait dans un punching-ball habituellement, mais là, elle ne l’avait plus. Le sport restait une autre possibilité. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Aiko aimait faire du sport, un peu de temps en temps. Ce n’est pas parce qu’elle exerçait une activité cérébrale quotidienne en lisant que cela lui suffisait. Aller frapper quelques balles de tennis la défoulait aussi. Sans jouer mais juste en frappant de toutes ses forces, cela était très libérateur.

    - Ah oui, c'est l'espèce d'histoire d'amour qui tourne mal toutes les 3 pages ! Pire qu'un shojo ce truc dans le genre rien ne se passe comme il faut ...

    Aiko rit un peu, c’était tout à fait ça. Un shojo anglais. Ha les mangas … Elle en avait lu lorsqu’elle était plus jeune, c’était à vrai dire comme une drogue Mais cette passion dériva sur les romans au final. Elle en avait encore quelques uns dans sa bibliothèque, elle appréciait les shonen et là encore, les shojo l’écoeurait un peu. C’était dans sa nature en fait de ne pas aimer comme la plupart des jeune filles les histoires d’amours. Était-ce … triste ? Non du tout, cela ne faisait juste pas partit de ses goût littéraire et cinématographique, elle s’en passait bien.

    - C’est ça ! Le cauchemar de tout les cœurs de pierre et autres allergiques aux histoires d’amour. Shizuka m’a retirer une épine du pied. En même temps, j’ai été un peu bête de prendre un livre en sortant sans y porter une grande attention.

    Au moins maintenant elle était sûr de ne plus tomber dessus, même par hasard cela n’arriverait pas. Aiko regarda le ciel.

    - Il ne faudrait pas tarder à rentrer.

    Dit-elle pour elle-même. Non pas qu’elle ai un couvre-feu, mais il fallait qu’elle fasse quelques petites courses en plus avant de rentrer. Elle ramassa quelques pages du livre qui virevoltaient sur le sable puis se mit en quête d’une poubelle en balayant d’un regard vague la plage.

    - Ha ! S’exclama-t-elle en apercevant une poubelle. C’est mieux pour ma conscience.

    Déclara-t-elle une fois avoir jeter les feuilles. Ce n’était pas tout à fait vrai, plus de l’ironie ou du sarcasme.
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Ô Roméo ! [Libre]
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