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 [ FINI] King Kong, le retour. [PV Jung chou ]

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(#) [ FINI] King Kong, le retour. [PV Jung chou ]  Ven 4 Juin 2010 - 21:51

Manque d’appétit, ou bien de motivation. Simplement pas envie de côtoyer des gens à cette heure ci de la journée.

Les habitudes sont faites pour être brisées. Nouveau cadre de vie, nouvelles personnes à connaitre. Contexte idéale pour changer. Là ? Simplement pas envie. Plus tard, si l’occasion ce présente. Le moment n’est pas encore venu pour que tu changes ton train de vie. Tu n’es pas décidé à parler aux gens. Surtout si c’est pour ne rien dire. Dans ces cas là c’est simple, autant ce taire. Les gens se regroupent, beaucoup ce connaissent déjà. Toi dans ce grand lycée tu es nouveau et ne connais encore personne, pour toi c’est tant mieux. Ne rien connaitre de toi, c’est ne pas avoir l’occasion de te juger, malgré tout tu ne vas pas vers les autres. Les rencontres, ouais, pour plus tard. Pas d’humeur sociable aujourd’hui il faut croire. Hier non plus d’ailleurs, et demain ? Sans doute ne seras-tu pas plus décidé. Tu as le temps. Ce n’est que le début d’année.

12h14. Nombreux sont les affamés qui se dirigent vers le self alors que cela vient à peine de sonner. Tu n’as pas envie de gouter à la cacophonie qu’offre le merveilleux restaurent scolaire. Tu vas devoir supporter le bruit, et surtout la bouffe dégueulasse trois fois par jour et cela pendant minimum une année. Tu peux bien retarder l’échéance d’un repas. Ne soyons pas si pressé d’y gouter. Tu avais pourtant osé regarder le contenu concocté par le chef. La raie sur lit de carotte vichy t’avais fait faire immédiatement demi-tour. Au final donc, tu avais conclu que tu ne ferais pas profiter à la populace de ta si prestigieuse présence. Quel dommage. Tu avais bien pensé partir en exploration, pour tout voir, et savoir de ton nouveau lieu de vie. Tu avais d’ailleurs commencé. Mais, comme beaucoup de gens – ou du moins c’est ce que tu pensas a cette instant pour te rassurer- T’avais peur de te paumer. En résumé, c’est direction la cour- destination sur-, et le ventre vide que tu pars maintenant. Point positif de cette heure ci de la journée, il y a personne. C’est pas plus mal tu auras la paix ainsi. T’installant contre un arbre tu retires ton sac et le pose à coté de toi. Plusieurs minutes, l’ennui ne tarde pas à arriver. C’est bien beau de rêvasser, seulement au bout d’un certain moment ça devient chiant.

Heureusement dans ton sac la solution. Un livre. Laissons-nous donc vaguer à un univers autre. Loin de tout cela, loin de nos soucis. Oh, tien, il n’est pas seul…Pack de Kinder encore entier. Oseras-tu ?? Au revoir oh belles écritures et bonjour doux plaisirs chocolaté. Hop, mois un. Tu attrapes ta première victime et la soulage de son enrobage tout de rouge et de blanc. Les seuls écarts que tu te permets en matière de nourriture, sont faits de chocolat. Tu ne manges pas spécialement beaucoup, tu surveilles même de ne pas faire d’excès. Le chocolat… C’est pas pareil le chocolat. C’est pas grave, et puis, tu te nourris exclusivement de ça. Tu prends ton temps, laisse le chocolat lentement fondre sur ta langue. Puis en prend un nouveau morceau. Tu aimes cette sensation, ce gout léger sur ton palais. C’est doux. Les plaisirs ne durent jamais assez. C’est certain. Reste de ce moment ? L’œuf à l’allure plastique contenant le précieux jouet tant convoité par les enfants. Certain ne l’ouvre que pour ça. Toi tu n’as ni l’âge, ni l’envie de t’enthousiasmer pour une chose si stupide. Tu t’interroges. Comment les gamins peuvent penser à ce stupide jouet plutôt qu’a la substance qui l’entoure. C’est quand même fait pour ça à la base. Etre mangé. Les enfants sont tous stupide de toute façon. Vilain, pourquoi penser ça. Ils ne sont pas si méchants tu sais ? Pourquoi les détester ainsi. C’est comme ça un point c’est tout. Tu ne supportes pas la façon dont il s’emporte pour si peux de chose. Ce que tu détestes encore plus c’est les parents qui baignent leurs gosses dans ces univers de guimauve. Après tout les gamins n’ont rien demandé… Risque d’Over dose. Tu le connais que trop bien ce sujet.

Tu ouvres malgré tout cette petite chose. Sans réellement comprendre pourquoi d’ailleurs, et puis avec les dents. N’avez-vous jamais remarqué a quel point ce machin là, était carrément dure a ouvrir ?? Et c’est censé être fait pour des enfants ? Ouais, pour qu’ils se défoncent les dents…Surprise, surprise ? Youhou, un super singe. L’espèce reste indéterminé toute fois. Gorille peu être ? Nan, tu ne te laisseras pas charmer par son petit air séducteur. T’es pas du genre zoophile. Un peu plus loin une poubelle. Il est tant de se quitter. On t’a déjà trop vu. Aller… Au revoir King Kong, sans rancune.

Distance évalué à six mètres. Singe à 15 point. Il tire et …

Loupé. King Kong 1, Nao 0. Tu perds en précision très cher Nao. Ce jeune primate ne semble pas vouloir te laisser si facilement. Bon, il est passé où ? T’a tiré trop loin, ne contrôlerais-tu pas ta force ? Fait chier tu vas devoir le chercher en plus. Tu te lèves, démunie de toute éventuelles convictions et te mets à chercher le singe expulsé. Espérons que tu ne cherches pas trop longtemps. Tu n’es pas vraiment patient.


Dernière édition par Nao Hyuga le Ven 3 Sep 2010 - 11:30, édité 1 fois
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(#) Re: [ FINI] King Kong, le retour. [PV Jung chou ]  Mer 23 Juin 2010 - 20:03

L’herbe gratte, le soleil tape, les insectes grimpent.
Non, décidément, l’extérieur est exécrable.

Réfugié sur un banc, Jung faisait son possible pour ne pas s’enfuir à toutes jambes : il risquait actuellement une overdose d‘air frais. Après cette épreuve, il devrait probablement suivre une cure d’enfermement d’une semaine au moins.
Accroupi qu’il était sur les lattes de bois, il fournissait à coup sûr un spectacle tout à fait risible. La risibilité des situations dans lesquelles il lui arrivait régulièrement de se fourrer ne le concernait plus vraiment : on s’habitue à ce genre de choses beaucoup plus facilement qu’on ne voudrait le croire. Une main en visière pour protéger ses précieuses pupilles du soleil impitoyable, il se retenait de l’autre au dossier de son siège tandis qu’il effectuait de larges mouvements circulaires destinés à lui permettre de couvrir le carré de pelouse du regard. S’infliger le calvaire de l’air pollué, des coléoptères vrombissants à ses oreilles, du contact avec un banc probablement infesté de germes en tous genres aurait été au-dessus de ses forces dans d’autres circonstances. En l’occurrence, il ne pouvait malheureusement s’en prendre qu’à lui-même. Cette option n’étant pas compatible avec son auto-estime, il se contentait de marmonner nombre jurons destinés à l’imbécile qui avait ouvert la fenêtre.
Car Jung aurait bien pu s’échiner à retrouver ce dossier parmi ses papiers éparpillés dans la salle d’informatique -espace qu’il s’était largement approprié depuis quelques mois. Il aurait pu y passer une demi-heure et s’acharner malgré tout, car comme toute obsession qui lui durait, il en aurait fait une affaire d’honneur. Il aurait également pu tomber sur cette clé USB absolument inconnue alors qu’il était persuadé de s’approcher du but. Et il aurait très bien pu, dans un éclair de rage, jeter celle-ci par-dessus son épaule.
Oui, si un crétin anonyme n’avait pas jugé utile d’aérer la salle, il n’aurait pas eu à subir cette horreur. Si la fenêtre avait été fermée, la clé en question se serait contentée de produire un léger ping vibrant témoignant de son impact contre la vitre. Mais il n’y avait pas eu de ping, juste un courant d’air frais qui avait forcé le coréen à se retourner puis à se précipiter à l’ouverture pour finalement comprendre que de son geste avait résulté l’atterrissage de la clé dans l’herbe, deux étages plus bas.

Après avoir minutieusement vérifié que l’objet ne se trouvait pas encore dans la salle par un quelconque miracle, Jung se résolut à descendre dans le parc. Il ne lui semblait pas connaître cette clé. Mais si on l’avait laissée là à son intention, ou pire, qu’elle lui appartenait -et qu‘il l‘avait effacé de sa mémoire pour une quelconque raison, il était indispensable de la retrouver. Aux dépens de toutes ses propres valeurs, il était donc sorti ; et s’exposait désormais aux milliers de menaces mortelles qui planaient dans l’air. Évitant d’y songer, il s’était placé à son poste d’observation et depuis, inspectait le sol herbeux. Pointe de chance réconfortante dans son malheur : la pause déjeuner avait sonné depuis peu. Zéro morveux dans les environs pour écrabouiller l’objet de ses recherches, traîner ou meugler dans le coin, ou pire encore, venir le déranger de façon explicite en lui adressant la parole.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. La tranquillité aussi. Surtout la tranquillité. L’inspection minutieuse à laquelle procédaient les yeux experts -et myopes- du professeur, centimètre carré de pelouse rabougrie par centimètre carré, dans le plus grand calme, fut perturbée par l’arrivée soudaine d’un objet insolite dans son champ de vision. La matière faisant intrusion en atterrissant juste sous son nez, à peine un mètre devant son perchoir, attira aussitôt son regard. Pestant aussitôt contre le minuscule objet volant non identifié et ses origines, quelles qu’elles soient -humaines comme extraterrestres-, il fit mine de retrouver ses repères parmi la pelouse, bien que ce soit parfaitement vain et qu‘il en ait déjà conscience. Sa concentration envolée, il lui était impossible de relancer ses recherches, son œil revenant de façon obstinée à la petite figurine qui se dessinait, plantée dans le sol.
Grommelant de plus belle, Jung entreprit de se pencher un peu plus afin d‘observer la chose, retenu d’une main au dossier du banc. Il se trouva ainsi dans une position facilement qualifiable de dangereuse, car bancale. L’équilibre étant loin derrière dans la liste des facultés qu’il pouvait se targuer de posséder, il finit par le perdre, et dût se rabattre brusquement sur le banc dans un concert de jurons et de gesticulations au charme douteux. Quelques regards circulaires plus tard, il était assuré de sa solitude. De plus, aucun éclat de rire n’avait trahi de témoin potentiel ; son ego était donc sauf. L’ego étant une notion relative et surtout surdimensionnée chez Jung Forstner, il est préservé de toute atteinte à sa morale, sa pudeur, ou n’importe quelle situation gênante. A la condition qu’aucun fouineur ne soit en mesure de lui rappeler ce genre d’indispositions, bien entendu.
Relâchant un peu la pression qu’il exerçait sur le bois auquel il se retenait -sa poigne avait doublé, probablement à cause de la petite dose d’adrénaline qu’il venait de s’offrir- il posa prudemment un pied à terre. A ce geste, un léger frisson de dégoût le parcourut, visible pour quiconque se serait approché d’assez près : le même genre de vibration qui parcourt le matou approchant la patte de l’eau. Finissant par ajouter son deuxième pied au sol, l’informaticien se leva prestement -pressé de quitter le banc infecté, radeau auquel il s’agrippait si généreusement la seconde précédente. Un très léger rictus de triomphe voilât un instant son visage ; il était passé si près de s’étaler, face dans la boue, et voilà que son cerveau culminait maintenant au sommet de son enveloppe charnelle. Charmante ironie.

Déjà, son crâne se baissait pourtant. Déployant un long bras pour ramasser le petit objet en plastique qui l’avait perturbé, Jung se redressa vivement aussitôt que celui-ci fut en sa possession. Le verdict fut rapide et sévère.
Un gorille.
Sans dissimuler une moue de dédain, il rejeta le primate au large sourire vers la direction d’où il venait, approximativement -à savoir à sa droite-, sans même accorder un regard à son propre lancer, à nouveau concentré sur la pelouse. Maintenant qu’il était debout et prêt à affronter l’herbe, autant qu’il achève ses recherches de cette façon. Voyons… Il lui semblait avoir inspecté cette partie-là tandis qu’il était perché sur le banc. La clé devait donc se trouver un peu plus sur la droite… Commençant à arpenter le carré du parc où la clé USB devait se trouver, le regard rivé au sol, Jung bénit la carte mère que la saison soit chaude -oui, Jung ne bénit pas le Ciel, Jung bénit la carte mère. Il n’aurait pas supporté le moindre mollusque visqueux.
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(#) Re: [ FINI] King Kong, le retour. [PV Jung chou ]  Mer 30 Juin 2010 - 2:37

Spécimen non identifié a 13 heures.
Infraction à mon espace vitale. La cours n’est pas assez grande pour nous deux…


Bon, la question du jour n’est pas where is Brian, n’y d’ailleurs ou est Charlie… Mais, je dis bien mais, Où est ce maudit King Kong à la noix ! Tu regrettes déjà ta force, surhumaine. Car elle t’oblige maintenant à inspecter, dans l’herbe, où le primate a put terminer son vole plané. Par conscience peu être, non plutôt par curiosité tu souhaites savoir le lieu d’atterrissage. Ce cher King Kong n’a pas fini de t’embêter. Et dire que tu lui avais offert un si prestigieux allé simple pour la poubelle. Enfin bref, les désires de fugues d’un telle animal sauvage sont imprévisible. Assis dans l’herbe, toujours adossé à ton arbre tu n’as pas vraiment la possibilité de voir le fameux jouet. Il t’a donc fallut, par un effort tout a fait honorable, te lever. C’est mieux. Qu’est ce qu’il ne faut pas faire, tu le maudirais presque tien, si tu en avais la motivation. Seulement tu ne l’as pas. Le soleil est haut, la chaleur est lourde. Tu n’as envie de rien faire. Pourtant ?tu continues de cherches un foutue jouet Kinder, alors que tu sais même pas pourquoi ! Les gens on cette manière stupide de chercher des choses tout bonnement inutile. A croire qu’ils n’ont rien d’autre à foutre. Ta vie est passionnante.

Un regard attentivement rivés sur le sol, une concentration impressionnante. Une agression ! C’était quoi ça ? Cette chose là, qui t’a frôlé le visage. On t’agresse ! On te balance des... des… King Kong ? Le retour… Après avoir baissé les yeux pour voir l’objet de cet affront, tu ne fus que trop surpris de constater le retour du jouet. Des grands yeux ronds étonnés, ne saisissant pas encore le pourquoi du comment. Réfléchissons, cette chose n’étant, pas encore, doté d’une conscience. Elle a surement du, être gracieusement aidé, pour revenir ici… Scrutage de la cours. Intrus. Loupé, finalement t’es pas tout seul. Cette étendu d’herbe et de béton, ne sera décidément pas tienne. Déçu ? Nan, t’es plus occuper à pensée a l’autre idiot qui balance des trucs sans regarder plutôt qu’a ton moment de solitude désiré. Enervé Nao ? Nan, ce n’est rien la encore. Tu es juste un peu en rogne. Il risque d’en subir les frais… Tu observes le primate et son sourire Colgate toujours intact. On ne s’en prend pas à Nao ! Ni une ni deux, une fois la cible verrouiller, et t’appliquant plus que pour ton dernier tire. Tu lances le singe, qui décidément aura eu ça dose d’acrobatie aérienne. En plein dans la tête. Tu savais bien que tu étais doué. Nao 1, l’autre idiot 0. Pauvre singe, lancé de part et autre, n’ayant pour unique délie le fait d’avoir croisé la route de notre brun. Rebondissement fabuleux sur le crane certainement creux de l’homme a lunette, avant de regagner pour une ultime fois espérons le, l’herbe.

Stupide idiot. Pour qui il se prend. Ton seul moment de calme. Pourquoi il est la hein ? C’est l’heure de la bouffe. La BOUFFE. Il a pas d’estomac ? Pourquoi venir perturber tes recherches passionnantes… Tu aimerais bien lui dire le fond de ta pensé. Bon, peu être pas le complet sur le faite que la cours t’appartienne, car c’est pas vraiment le cas. Mais au moins sur cette attaque contre ta petite personne ! Idiot !! Il ne te faut pas grand-chose pour t’énerver. C’est rassurant. Il ne réagit pas, ne fait pas attention à ce qu’il a fait. Pourtant c’est passé à ça, ça de ton visage ! Tu avances, probablement pour t’expliquer avec cet inconnu. Un pas, deux pas. Tien, c’est bizarre ce petit craquement sous le troisième. Plastique, non pas de Kinder cette fois. Qu’est ce donc… Une clef USB. Peu commun comme lieu pour en trouver une. Aie, elle à pas aimer les 40 kilo qui viennent de lui passer dessus. Tu observes le cadavre du support électronique. Encore vivant tu crois ?
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(#) Re: [ FINI] King Kong, le retour. [PV Jung chou ]  Jeu 22 Juil 2010 - 11:14

Head shot.
C’est une blague, forcément… N’est-ce pas ?

Les pupilles plantées dans l’herbe, dans un duel titanesque avec la pelouse qui camoufle sournoisement la pièce électronique, Jung a au moins concentré quatre-vingt-dix-neuf pourcents de sa concentration sur ses recherches. Le pourcent restant est probablement occupé à maudire le petit crétin qui a ouvert cette fenêtre. Il faudrait qu’il pense à installer des caméras dans la salle pour éviter que ce genre d’accident ne se reproduise. Tiens, ce serait aussi un bon moyen d’identifier les morveux qui prenaient régulièrement plaisir à mélanger les branchements des machines.
L’effort de concentration étant considérable, la faiblesse de l’instant lui sera pardonné. D’autant que l’attaque vicieuse visant sa personne était venue d’un angle mort. Le choc fut donc brutal. Crânien, dans un premier temps, atteinte inconsidérément portée à ses neurones pourtant supérieurs. Soudain, également ; il lui arracha un petit hoquet de surprise. Mais léger, fort heureusement.
Le spectacle qui découla de la rude attaque était fort rare. Réagissant instinctivement -l’instinct ne dominant ordinairement pas chez Jung, bien trop aléatoire et faible face à la réflexion-, le coréen abandonna toutes pensées et recherches, et se retourna vivement, agrippant du même geste sa nuque blessée. Qui ? Quoi ? Où ? Qu’est-ce qui l’avait touché ? Qui avait osé bombarder son auto-estimée royale personne ? Son regard balaya le sol en premier lieu, et le projectile attira aussitôt son attention. Ses yeux rivés depuis un bon moment sur l’herbe étaient exercés, et il reconnut sans peine le gorille souriant à pleines dents qui l’avait déjà dérangé une minute plus tôt. Était-ce une blague ? Comme pour trouver la réponse à cette question, il s’assura de l’identité de la chose en se penchant pour le ramasser à nouveau. C’était exactement le même bout de plastique coloré. Un coup d’œil en l’air : ni navette spatiale potentiellement extraterrestre susceptible de coloniser la planète avec des singes miniatures, ni élève hilare aux fenêtres des étages, ni météorite jumelle du gorille prête à bombarder la Terre, ni nuage suspect. L’origine était terrestre. Il ne fallut qu’un bref regard alentours pour déterminer le responsable de son malheur. La cour était exceptionnellement vide, même pour une heure de repas, et seule une silhouette humanoïde se détachait sur fond de pelouse verdoyante et de ciel d’été.
Un élève. Celui-ci semblait se diriger vers Jung, de surcroît : l’offense était-elle volontaire ? Comptait-il exercer une vengeance quelconque ? Tandis que son poing se serrait autour de l’objet du crime, l’informaticien passa rapidement en revue ses dernières actions à la légalité discutable. Depuis qu’il avait obtenu ce poste, il n’avait fait quasiment aucun écart. Cela remonterait-il à ses activités précédentes ? Impossible. Personne ne pouvait suivre la moindre trace jusqu’à lui, personne. La justice du pays elle-même n’avait pas été capable d’éclaircir l’affaire ; un de ces insectes adolescents ne pourrait deviner le millième de ce qu’il avait exercé dans sa vie. Ah, il s’était arrêté. Il semblait prêter attention à quelque chose, au sol. Plissant légèrement les yeux à cause de l’exécrable luminosité extérieure, Jung s’assura que la corpulence de son adversaire était au moins aussi faible que la sienne avant de s’avancer à son tour. Sa moue dubitative se fit courroucée comme il se persuadait que l’attaque était intentionnelle. Voilà une bonne occasion d’user de sa supériorité pour remettre à sa place un de ces foutus mioches. De plus, il avait l’assurance de son poste ; même si l’agresseur rechignait à reconnaître l’évolution nette que représentait Jung face à l’humain générique, il serait bien obligé de plier face à son expérience.
D’expérience, il venait d’en subir une nouvelle. Aucun projectile n’avait frappé son noble crâne depuis… Eh bien, depuis cette multitude de ballons et de produits divers qui l’avaient visés durant sa scolarité la plus basique. Les souvenirs ajoutèrent à la douleur, et il palpa du bout des doigts l’arrière de sa tête. Allait-il avoir une bosse ?
Tout à sa sourde colère, le coréen s’arrêta de justesse face à l’élève inconnu ; un pas de plus et il butait dans son agresseur. Procédant à un rapide examen, il put confirmer son premier sentiment : celui-ci n’était visiblement pas une menace physique, même pour lui. Il le dominait largement du regard, comme c’était le cas pour la majorité de la population locale. Du menu fretin en somme. Ce fut donc sans grande crainte que le professeur leva la figurine à hauteur des yeux de son adversaire, retenant le singe à mâchoires scintillantes entre le pouce et l'index.

"... Mais encore ?", lâcha-t-il du haut de son mépris et de sa flemme. Rien d'autre n'était en sa réserve ; mais il ne fallait pas grand-chose pour demander des explications. Si ?
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(#) Re: [ FINI] King Kong, le retour. [PV Jung chou ]  Dim 25 Juil 2010 - 4:00

Et « poc » fit le primate au moment de l’impact. Débile. Tu en redemandes ? Les gens sont décidément plus stupides les uns que les autres.

Penses à t’inscrire dans un club, je sais pas moi, basket, hand Ball…. Tu as de l’avenir je suis sur. Regardez moi cette précision, ce tire majestueux. Et tout cela avec ta grâce naturel. Formidable. Bien fait pour lui. Tu as l’air d’une gamine que l’on aurait contrarié. Simple question d’ego, de principe. T’a fierté te ferra défaut. T’aurais limite put afficher un sourire satisfait, si t’avais pas autant envie de l’envoyer voir la bas si tu y es, pas. Bien que ton caractère sois des plus lunatique, tu arrives pourtant à rester calme logiquement. Ça doit être physique. Tu peux déjà pas le supporter. Oh monsieur s’approche. Trop aimable, tu n’auras pas à te déplacer. Ça venu t’a fait quelque seconde oublier la pauvre clef USB. Tu lui accords encore un regard, la pauvre. Paix a son âme. Mmmm, il compte s’avancer encore, te marcher dessus ou bien ? Il le fait exprès hein ? Venir te provoquer ainsi après son affront. Et la il va te sortir que c’est toi qui t’es mal comporte, un truc du genre. Cette situation t’agace de plus en plus. Tu détestes ce genre de personne.

Degrés de saturation atteint. C’est maintenant que tout ce joue. Une fraction de seconde, non vraiment pas grand-chose. Tu lui gueules dessus du haut de ton mètre 65 ? Ou t’attend un peu. Tu crois que ça peux faire mal un crétin pareil ? Tu relèves la tète. Le fixe. Quoi qu’est ce qu’il y a ? C’est lui qui a commencé. Qu’il vienne pas te chercher, ça va pas le faire. Dit Nao, tu crois qu’il est humain ? Toi aussi tu trouves qu’il a un petit coté extraterrestre. Nan ? Ton regard fixe passe en mode mobile, c’est beau le progrès. De haut en bas d’abord. C’est qu’il est grand en plus de ça. A coté tu te sens tout… petit. Désagréable sensations. Voila ça y est, il nous la ré-énerver. Complexe pas Nao, elle est pas si mal ta taille. Tu le foudroies du regard. De 1, tu l’aimes déjà pas. De 2, le retour de King Kong, t’as pas digérer. Et de 3, …. Mais bordel enlevez lui des centimètres ! Cette chose parle, ce spécimen de deux mètre et quelque. Ouais, la ce machin que tu peux pas manquer, juste devant ton nez. Tu vois t’avais raison il te fait un reproche ! Euh… C’est pas tellement un reproches ça. Pff tu sais que s’en est un. Ils savent jamais reconnaitre qu’ils ont tord de toute manière c’est gens la. Et ils rejettent la faute sur les autres. Tu n’as fait que contre attaquer toi. Il vaut même pas la peine que tu répondes. La clef USB était bien plus passionnante. Toujours a tes pieds ? Toujours. Tu te baisses, reste accroupies quelque seconde. C’est un peu comme un meurtre bien sanglant, comme dans les films, mais version USB quoi. C’est pas beau à voir. Tu attrapes le cadavre. C’est trop tard, on ne peut plus rien pour elle.
Tu constates la mort du petit réceptacle et ne trouve rien te mieux que de l’agiter un peu. Bon choix, le visage que prend l’autre géant est des plus plaisants. Tu souris, d’un air purement sadique et satisfait. Nao vraiment, tu es incorrigible.

« C’est à vous peu être ? »

La voix fausses que tu utilises, cette gentillesse purement absente. Tout cela, preuve de ta victoire imminente. On fait moins le malin hein ? Tu ne doute pas que cette objet, du moins se qu’il en reste, et ce crétin soit lié. A la base tu t’en voulais un peu d’avoir d’ssus. Mais en y repensant, c’était pas ta faute, ça à rien à faire dans l’herbe. Au finale, voir l’expression de ton interlocuteur changer, et rejeter la faute sur lui. C’était pas si désagréable. C’est dommage tout de même, pour une fois que tu souris, voila que celui c est remplis de sadisme. Ne nous plaignons pas, tu souris c’est déjà ça. Tu t’amuses il faut croire. Bon jeu très cher.
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(#) Re: [ FINI] King Kong, le retour. [PV Jung chou ]  Ven 3 Sep 2010 - 2:27

S’attaquer à sa boîte crânienne à coups de gorille en plastique, passe encore.
S’en prendre à l’intégrité d’une pièce électronique en sa présence, ça, c’était autre chose. Quelque chose d’indescriptiblement mauvais.

Sûr de lui. C’était une bien faible expression en somme. La sûreté, après tout, à quoi se résumait-elle ? Voilà de nombreuses années que Jung ne doutait plus de lui-même. Jamais, ou presque : et les rares moments d’hésitation que son cerveau supérieur avait pu rencontrer étaient de tels points d’exception que même sa mémoire de piaf les avaient gravé au fer rouge dans le duvet moelleux de son ego. Lequel prenait alors un sacré coup, soit-dit-en-passant.
Aussi l’attaque qu’il avait subi et l’air effronté qu’arborait fièrement son assaillant ne l’atteignaient guère. S’en aller réclamer des explications étaient une question de principe. On ne s’en prenait pas à ce noble crâne sans en subir les conséquences. Un flingue braqué sur la tempe, ça c’était une autre affaire. Mais un singe misérable et creux balancé par un élève un peu trop vigoureux, non, celui-là ne risquait de lui porter grand dommage, en définitive. Légère digression de son esprit, et voilà que le coréen se laissait aller à penser aux armes à feu, et surtout à celles qu’il lui avait été donné de croiser. Divaguant un instant parmi quelques souvenirs brumeux, il ne lui fut donné de revenir à lui que lorsque le mouvement de son adversaire attira ses pupilles, d’instinct. Le morveux se baissait. Le morveux semblait s’emparer de quelque chose au sol. Le morveux se relève et l’air triomphant du morveux donne cette irrépressible envie de lui enfoncer les dents une à une dans le gosier avant de le pendre par le petit doigt au-dessus d’une voie ferrée.
Calme et contrôle intérieur : Jung est professeur, Jung n’est que douceur. Courage, ces mioches sont dans cette fameuse phase stupide et boutonneuse, encore quelques années et ils seront hors de vue, formatés comme il faut pour entrer dans une société de pingouins à œillères. Les fulminations que provoquent le simple visage du morveux demeurent intérieures. Même ses paroles ne feront pas sortir le monstre de ses gonds. S’emporter est un échec cuisant ; se laisser aller à une colère absolument inutile -étant donné la corpulence de Jung et son dévouement aux travaux physiques, même sa rage la plus exacerbée ne ferait pas de mal à une mouche- se résume à abandonner toute estime. Les mots ne sont pas exaspérants, non. Le rictus narquois n’est pas si horriblement horripilant.
« C’est à vous peut-être ? »

Réagir avec une seconde de retard : ça, c’était tout lui. Mais le Forstner qui s’aime tant ne l’avouerait jamais, même pas à lui-même. Ce n’est qu’après être parvenu à contenir le sourd grondement que lui inspire son interlocuteur si déplaisant que Jung parvient à se focaliser sur ce qu’on lui brandit sous le nez. Le bras levé, une attaque directe vers son visage qui croise sa propre main affublée d’un gorille comme on croiserait le fer, ces doigts si frêles lui présentent…
Le coup d’œil se fait regard appuyé. Ses yeux auraient pu s’élargir, car il faut bien avouer que la surprise faisait alors partie du flot d’émotions qui submergea Jung. Sa main libre aurait pu partir d’un large geste, aussi, pour faire rougir la joue adverse d’un coup bien mérité. Et pourtant, ses bras restèrent ballants, la main munie du singe aux babines retroussées se contentant de retomber mollement le long de son flanc. Son regard demeura aussi morne qu’il l’avait jamais été.
Jung n’était plus en proie à une rage frénétique et invisible, il ne souffrait pas du moindre étonnement, l’effet de celui-ci s’étant estompé en une fraction de seconde. Il était tout bonnement incrédule.
C’était impossible, absolument impossible. Son karma ne pouvait pas être si sombre.

Quelques secondes après l’affront verbal, le professeur d’informatique retrouvait ses capacités de mouvement et arrachait d’un geste vif le cadavre électronique de cette main victorieuse. L’horreur suintait de tous les pores de cet être misérable. Il fallait avouer que le cran était non négligeable. Oser s’attaquer à du matériel informatique en sa présence était passible de peine de mort, si toutefois les pouvoirs politiques ou physiologiques du coréen avaient été assez grands pour ordonner celle-ci ou pour appliquer lui-même la sentence. En attendant, il se contenta d’un nouveau coup d’œil au visage qu’il avait à peine daigné observer pour graver cette face exécrable dans sa mémoire. Que ce misérable ait laissé la moindre trace de sa personne sur le net, et s’en était finie de lui. La mémoire défaillante de Jung était sélective lorsqu’elle le voulait. Et cette sale tête n’était pas prête de quitter les tréfonds du tiroir étiqueté A détruire d’urgence. Reportant les prunelles sur la pièce qui semblait véritablement être passée sous un rouleau compresseur, Jung effectua un rapide diagnostic intérieur. Il était en mesure de récupérer la majorité des données, fort heureusement. Cela lui prendrait peut-être un bon quart d’heure au lieu des quelques secondes habituelles, mais il en était capable.
Prêt à se mettre immédiatement au travail, il fit volte-face et entama quelques pas avant de jeter un dernier coup d’œil par-dessus son épaule. Le sombre sourire n’avait pas quitté le visage de son agresseur, un peu comme s’il s’agissait un pantin détraqué ou un disque rayé. Il était inutile d’ajouter le moindre mot : s’emporter, menacer, supplier ? Cela, c’était réservé aux faibles. Jung avait intérieurement signé le contrat qui jurait la perte de cet être humain, et c’était déjà amplement suffisant. Aussi se permit-il un sourire, un peu léger, surtout sardonique, mais à peine perceptible. Son piédestal ne s’était pas écroulé, loin de là. Tant mieux pour ce morveux s’il s’imaginait le contraire ; sa défense n’en serait que plus faible, et le coup porté à sa vie n’en deviendrait que plus mauvais. Les larges enjambées ramenèrent rapidement le professeur dans son fief rassurant et frais de béton et de métal. Ses pas résonnaient seuls dans l’escalier et il eut tôt fait de rejoindre sa salle de prédilection.

Ce n'est que bien trop tard, de retour dans son antre, qu'il remarqua que son poing était toujours serré autour d'un certain jouet en plastique. Dans un accès de colère qu'il réservait à la solitude, celui-ci effectua un aller supersonique vers le mur avant de rebondir lamentablement sur le sol. Un minimum de respect pour l'entretien faisant pression sur son crâne, il se baissera quand même pour s'emparer de la chose et la laisser choir dans un des tiroirs.
Tout ce chantier pour découvrir par la suite que cette clé n’était que le support de la perversion d’un élève trop maladroit qui l’aura laissé tombé, une accumulation de dossiers pornographiques tous plus minables les uns que les autres -décidément, au vu des exécrables références, ces jeunes ne savaient plus se faire plaisir malgré le formidable outil du web, c’en devenait pathétique.
Mais cette haine qu’il lui avait été donné d’éprouver, cette indifférence dont il avait dû faire preuve, tout ça n’était qu’une question de principes. Quand bien même cette clé aurait contenu les informations les plus dissimulées de la NASA, ses actions auraient été identiques.
Beaucoup d’aspects de la vie quotidienne se résumaient à des principes, chez Jung. Voire tous.
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