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 Un prince et un rat d'ordinateur au Pink diamond's [PV Jung]

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(#) Un prince et un rat d'ordinateur au Pink diamond's [PV Jung]  Mar 15 Juin 2010 - 15:29

Voilà la journée que tant de personnes attendent, espérant être dans la même chambres que ses amis, pouvoir s'amuser à nouveau … Mais de son côté Zephyrin n'était pas à l'apogée de sa bonne humeur, loin de là, il donnait plus l'impression d'aller à la mort. Non point que ses chers compagnons boutonneux de l'école l'insupporte, il avait un terrible désire de liberté. Il venait de quitter ce qui pouvait être appeler une prison pour se jeter à bras ouvert dans une instituions régit par des règles. Le prince n'avait donc pas pu laisser libre cour à son imagination, sa créativité depuis des mois. L'école ne pouvait être qu'un frein à se soudain désire d'autonomie. C'est pourquoi il devait fuir, il devait abandonner lâchement cette école rien que pour cette nuit pour avoir l'occasion de s'amuser ne serait-ce qu'un peu. Pour tout dire il avait clairement envi de passer une nuit où il pourrait oublier, ce lâcher et parler sans complexe, laisser l'alcool délier sa pauvre langue et la faire dire ou même faire faire des choses dont elle n'a pas l'habitude.

Enfin il avait voulu se mettre dans l'ambiance générale et avait donc revêtu une tenue spéciale rentrée … Un bon étudiant se doit d'avoir un uniforme, c'est pourquoi il avait une marinière d'écolier blanche et bleu avec un joli nœud. Un petit short blanc qui laissait voir plus de la moitié de ses jambes bien dessiné, des grandes chaussettes noir et finissait par de simple chaussure de ville de la même couleur. Cette superbe tenue correspondait juste un peu plus à celle d'un étudiant en primaire … Et non pas à quelqu'un de son âge, mais ça c'est bien secondaire pour Zephyrin, il voulait être un étudiant modèle alors il l'était à sa façon …

C'est pourquoi il faisait clairement tâche dans l'une des ruelles les plus underground de Kobe. Bien qu'il pouvait passer pour un étrange gigolo pour les adeptes de jeune étudiant, mais c'était pas ça qu'il voulait, non lui il voulait se défouler, se lâcher, faire vibrer les pistes de danse et laisser libre court à sa folie. Il serait quelqu'un d'autre cette nuit, il abandonnait son statut de prince pour devenir celui d'un jeune ado en manque qui voulait s'amuser. Et c'était bien partit jusqu'à ce qu'il se fasse virer de la première boite dans laquelle il essaya d'entrée. Car oui, stupide Japon avec ses règles si difficile, il faut avoir vingt ans pour rentrer dans un établissement de ce genre. Il essaya deux autres endroit pour arrivé à la même finalité, il était juste déprimé … On ne le laissait même pas s'amuser tranquillement dans ce foutu pays ! En Allemagne il pouvait au moins se saouler quand il en avait envie ! Voilà où il en était, à regretter son pays d'origine.

Le Prince resta sur un banc à déprimer pendant une bonne demi heure, à s'auto-mutilié par la pensée, il regarda sa montre et vu avec désolation qu'il était maintenant trop tard pour retourner à Kobe, les grilles étaient fermé pour les étudiants, il devrait donc passer la nuit dehors sans même pouvoir s'amuser. Heureusement qu'il avait sur lui de quoi se payer une nuit à l'hôtel sinon il aurait du dormir à la rue. Mais la solution à son problème lui apparut d'un coup. Une jeune fille d'une quinzaine d'année rentra sans problème dans la boite en face de lui, tout ça car elle était accompagnée d'un adulte ! Il devait trouver quelqu'un et le problème serait réglé. Il choisit la première personne que son regard croisa, un jeune homme plutôt grand pour un asiatique mais le problème était l'âge, était-il majeur ? Peu importe ! Il devait bien agir à un moment ou un autre et il lui tomba dessus comme une furie.


« Monsieur ! S'il vous plait aidez moi … Je ne peux plus rentré chez moi et j'ai nul part où aller. Même les bras ne veulent pas de moi. S'il vous plait aidez moi ! Je vous en supplie … Je n'ai rien bu ni mangé depuis des heures et ici on ne me laisse rien faire ...Alors s'il vous plait aidez moi ! Je vous payerais s'il le faut ... »

Et pour rendre le tout plus réaliste il se laissa complètement aller et même des larmes sortirent, il n'en avait que faire, car si jamais il rentrait à l'intérieur du bâtiment qu'ils avaient en face d'eux, le Pink Diamond's, Zephyrin fera certainement des choses dont il aurait bien plus honte que cela.
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(#) Re: Un prince et un rat d'ordinateur au Pink diamond's [PV Jung]  Jeu 22 Juil 2010 - 9:15

Jolie, la décadence.
Vulgaire, sombre, glauque, aux forts relents d’alcool et de boyaux déversés sur le trottoir ; jolie en somme…

Le quartier des bars n’avait jamais eu l’honneur d’avoir Jung pour visiteur. Du moins théoriquement ; quelques rendez-vous avec certaines fréquentations peu enviables avaient déjà eu lieu non loin de la ruelle qu’il arpentait présentement. Mais ça, il l’ignorait lui-même. Du temps où il travaillait en tandem, il assistait rarement à ces réunions, et lorsque c’était le cas, son coéquipier se faisait un plaisir de le guider, finissant généralement par les perdre dans la ville où ils avaient mis les pieds.
Les espaces nocturnes de Kobe, donc. Peut-être que c’est en souvenir de ce temps qu’il avait inconsciemment atterrit dans le coin. Son sens de l’orientation particulièrement exécrable ne lui permettait pas de reconnaître quoi que ce soit, ceci dit. Et puis, ça avait probablement changé. Les choses changeaient rapidement dans ce genre d’endroit. Ce n’était pas plus mal. Il n’aurait pas apprécié se retrouver nez à nez avec un fantôme de son passé, s‘il avait eu conscience d‘avoir déjà arpenté cette rue quelques années plus tôt. Quoiqu’il était certainement mieux désigné pour le rôle de l’ectoplasme, longue tige déambulant silencieusement dans les rues hyperactives.
Les néons grésillant agressaient les pupilles tandis que les basses résonnant des tréfonds des clubs et les hurlements divers se chargeaient d’encombrer les tympans. Il y a peu de place pour la réflexion dans une foule en fête. C’était une bonne chose en soi ; Jung cherchait actuellement à éviter de réfléchir. Eviter de se souvenir, surtout. Déambuler au milieu de la nuit ne lui était pas commun, bien au contraire. Il aurait été meilleur pour sa température corporelle et pour son calme intérieur de passer sa soirée devant l’écran, emmitouflé dans ses couvertures, comme à son habitude. Seule la date l’avait poussé à agir contrairement à ses habitudes.
Ça faisait un an, jour pour jour.

Il ne s’était pas laissé le temps de réfléchir plus avant. Planté face aux chiffres en écriture digitale qui lui assénaient cette date fatidique de toute leur luminosité verdâtre, il était resté muet quelques secondes ; puis s‘était redressé, avait empoigné une veste et claqué sa porte en sortant. Depuis, il s’était contenté de se laisser porter au gré des rues. Il s’arrêterait bien assez tôt, et peu importait à quel point il se perdrait. Il serait toujours temps de demander son chemin, de trouver une ligne de bus ou de rentrer dans un établissement quelconque. Son regard flottait au gré du moindre détail attirant son attention. C‘était le meilleur moyen d‘éviter de porter celle-ci sur ce qui flottait à la surface de sa mémoire, sourde menace qu‘il fuyait à tout prix.
Un bijou un peu plus scintillant que les autres, suivant tant bien que mal sa propriétaire éméchée qui tangue au bras d’un cavalier hilare. Des éclats de voix emplis d’une rage d’ivrogne, de cette fougue amnésique qui récoltera des bleus dont les origines seront floues dès le lendemain. Une racoleuse particulièrement entreprenante, camouflée sous un dehors plus présentable que ses consœurs portuaires, mais dont le parfum agressif et les propositions susurrées aux oreilles des passants révèle le gagne-pain. Un flyer aux couleurs criardes brandi sous le nez du coréen, une écharpe en soie qui traîne dans le caniveau…
Un écolier. Un écolier qui s’est jeté sur lui et qui l’agresse à présent d’un discours empli de supplications. Un môme à la taille de jeune homme. Un jeune homme à l’accoutrement de môme ? Voyons donc. Encore un énergumène réservé aux fétichistes des plaisirs douteux.
Bien trop las pour se défendre, Jung laissa l’inconnu s’agripper à sa chemise en lui déblatérant son flot de paroles larmoyantes. Le brouillard dans lequel il avait cherché à s’engouffrer s’avérait encore plus efficace que prévu : il mit plusieurs minutes à émerger. Comme sorti d’un long sommeil, il redressa un peu la tête, jeta quelques coups d’œil hagards alentours, finit par se masser la mâchoire de la main droite tandis que son regard se posait sur l’agresseur qu‘il découvrait à nouveau. Plus petit, plus jeune que lui, le type était affublé d’un costume de gamin de primaire. Marinière comprise. Un léger soupir s’échappa des lèvres du professeur. Mieux valait éviter de se poser des questions : le monde ne tournait plus très rond, ce soir. Son cerveau à lui avait été mis au débarras, par ailleurs. À tel point que plutôt que de laisser tomber tout son dédain sur le pauvre bougre désormais en larmes -tiens, mais pourquoi chialait-il maintenant ?- du haut de son piédestal doré de mégalomane affirmé, Jung se contenta d’un recul d’un pas et d’un geste de la main. Geste simplement destiné à éviter une nouvelle attaque de l’inconnu, signifiant explicitement que ses intentions avaient été comprises, qu’il était inutile de répandre sa morve plus avant.
Ceci dit, les intentions du jeune rouquin étaient loin d’être comprises.
Rassemblant quelques bribes des dernières paroles qu’il lui semblait avoir entendues, le coréen s’efforça de faire fi des « S’il vous plaît » et autres « Aidez-moi » qui venaient de l’accabler pour obtenir un discours un peu plus tangible. L’état larvaire dans lequel il s’était volontairement plongé n’aidait pas, et sa mémoire lui fit largement défaut. Quelques secondes -minutes ?- d’efforts vains plus tard, il abandonna l’idée, se contentant de planter ses yeux cernés sur l’étrange gamin qui lui faisait face. Celui-ci lui offrait un regard empli d’espoir et laissait ses glandes lacrymales faire le reste. Même le plus extravagant des cataclysmes n’aurait cependant pu transformer Jung en une âme charitable. Ce spectacle n’avait donc pas la moindre chance de l’émouvoir ; et pourtant il resta.
Bien qu’il déambule depuis une bonne partie de la soirée, personne ne l’avait abordé jusque là. Sans doute passait-il particulièrement inaperçu au milieu de cette foule d’extravagances. Les conditions avaient été quasi-parfaites jusque là ; il avait pu divaguer en toute quiétude, malgré quelques souvenirs qui se faisaient pressants, et la certitude sous-jacente qu’il se forçait. Là était tout le problème : il avait parfaitement conscience de s’enfermer volontairement dans une nuée de futilités afin d’éviter un pan entier de sa mémoire. Or l’esprit n’est jamais plus hargneux que lorsqu’on s’efforce de le freiner. Et puis, voilà que ce mioche avait surgi. Une distraction qui tombait à point nommé. Un bon moyen de se remplir le cerveau, à défaut de se vider des souvenirs.
La pupille morne, l’informaticien finit par lâcher une onomatopée d’une façon si stupide et bovine qu’en une autre occasion, il aurait probablement préféré s’arracher les yeux plutôt que de s’exprimer ainsi.

"… Hein ?"

Quelques secondes de silence. Tout à ses reniflements, le gamin n’avait visiblement pas saisi la nuance de l’interrogation. Jung fit l’effort de continuer, en mâchonnant pathétiquement ses mots :

"Qu’est-ce que vous… tu as dit, qu’est-ce… Erhm, tu veux quoi, au juste ?"

Bon sang, cette buée humidifiant ses neurones était tenace. A ce rythme-là, il allait passer pour imbibé d’alcool… Lui qui n’y touchait jamais. Belle ironie. Quoiqu’il ne fût pas vraiment en état de l’apprécier… Regard désabusé vers le pavé. Tiens, ces chaussettes étaient fascinantes, vraiment.
…Sérieusement. Se feindre d’intérêt pour des chaussettes. Il lui fallait trouver un remède. D’urgence.


Dernière édition par Jung Forstner le Dim 7 Nov 2010 - 21:52, édité 1 fois
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(#) Re: Un prince et un rat d'ordinateur au Pink diamond's [PV Jung]  Ven 1 Oct 2010 - 19:37

Que lui arrivait-il vraiment ? Un penchant soudain pour la débauche ? Une envie irrémédiable de s’alcooliser ? Se liquide avait des propriétés merveilleuses qui ne pouvait que donner envie au Prince. Un désire de s’abandonner, de ne plus être soit, juste le temps d’une soirée. Quitter son enveloppe et laisser les brumes de l’alcool avoir raison de soit, triste désire. Oui, Zephyrin était une pauvre petite chose, lui qui ne ressemble déjà à rien en temps normal, son exagération pour cette simple demande. Qu’il était pathétique, l’ombre de son passé qu’il le rongeait avait petit à petit raison de lui. Sa façon de se battre était peut être la plus lâche qu’il soit, mais c’était la sienne. Enfin, il faut encore prouvé que c'est bien une façon de lutter et non pas de perdre …

Il faisait encore et toujours cela dans la démesure. Il semble presque la vivre, c'était l'apanage des princes déchues. Il n'était plus rien, il n'avait plus que cela pour exister. Survivre. C'est bien différents de vivre, l'un comme l'autre sont des choses difficiles, mais dans la survie, il n'y a plus de réel plaisir … Le dernier des Von Ludwig n'a pas trouvé d'autre moyen que cela pour garder la tête hors de l'eau. Et même comme cela, il boit encore bien souvent la tasse ...

Le fond. Voilà ce qui l'attirait. Il venait de commencer doucement, mais surement une terrible descente. Une descente en enfer. Ce soir était une date fatidique, s'il passait se point, il serait victime de non retour. Ce sentiment lui serrait le cœur. Il sombrait. Perdu. Il confiait sa route à un inconnu, sa destinée, tout seraient guidé par cet inconnu et surement jamais il ne le reverrait. L'entrainerait-il que plus encore dans ses bas fond ou bien, il l'aiderait sans même le savoir, à vivre de nouveau ? Les larmes de crocodile du princes,qui n'en étaient plus vraiment, coulaient maintenant à flot. Quelque chose c'était brisé en lui, sans raison. Pitoyable. Pathétique.

Fier. Oui, lui qui était si fier, si beau. Lui qui devait inspirer depuis sa plus tendre enfance force et puissance. Et pourtant, il n'était plus. Pleurs. Larmes. Tristesse. Il se retrouvait dans la peau d'un garçon qui avait grandit trop vite, qui se sentait si seul, trop seul … Qui avait irrémédiablement besoin d'aide. Des sentiments inconnus se mélangeaient en lui, ça le tourmentait, le faisant souffrir plus que de raison. Le seul moyen que Zephyrin avait trouvé était donc de pleurer. Il n'était vraiment pas à sa place en ce lieu. Il avait voulu flirter avec le monde de la débauche mais on lui avait refuser d'y entrer, on lui laisser qu'admirer la vitrine. Pauvre chose sans défense. Lâche donc ton flot de larme, et peut être tu deviendras fort.

Ça ne pouvait suffire. Plus que la douleur et le malêtre, il y avait autre chose. La peur. Le prince était juste terrifié. Il semblait être invisible, inexistant dans ce monde. On le bousculait. Il était donc bien tangible, mais ne représentait rien aux yeux des autres. En s'accrochant à cet inconnu et en sanglotant sur son épaule il devenait bien réel au moins aux yeux de se grand gamin aux cheveux couleurs violine. Mais la peur restait. S'il le lâchait, disparaitrait-il complètement ? Peut être. Comment savoir ? Essayer ? Ce serait de l'inconscience. Mais ne faisait-il déjà pas preuve d'une terrible inconscience en restant là de cette façon ? Il était ridicule. Il ne ressemblait plus à rien. Lamentable. Son état était lamentable. Où était donc la classe qu'il semblait irradier ? Était-il devenu ça ? Une larve humaine. Sors donc de ta léthargie et agit. Sèche maintenant tes larmes, elles ont assez coulé et soit fort. Relève-toi et devient un homme.

Prendre sur lui. Affronter le monde. S'affronter. Se relever et marcher droit devant soit. Il franchirait se cap et même si pour cela il irait au fin fond des enfer et des méandres de la débauches il y arriverait. Même s'il devait vendre son âme à Méphistophélès, il le ferait. Exister. Un désire bien plus profond que celui de ne plus être et de se laisser aller. Cependant, il l'écoutait. Zephyrin prit sur lui. Il fit taire ses sanglots. Son allure faiblarde laissait maintenant vaguement place à celle qui lui était réellement sienne, celle d'un prince. Sa classe naturelle revenait. Et avec elle s'accompagnait un peu de sérieux et surtout ses bonnes habitudes. Une honte pèserait à jamais sur lui quand il repenserait à cette rencontre. Il avait perdu toute dignités de sa personne en moins de trois secondes … Il avait craqué. Depuis quand n'avait-il pas pleuré comme ça ? Avait-il déjà vraiment pleuré ? Sa vie n'était vraiment pas comme celle de tout le monde …

« Sieur! Je tiens ! Non, je vous pris de bien vouloir m'absoudre de ma frénésie plus qu'excessive et ô combien irrationnelle ! »

A ses mots, il s'inclina à la manière des rois, avec beaucoup d'élégance. Les seuls stigmates de la crise passé étaient ses yeux rougis ainsi que les trainées de maquillage créé par le flot de larme. Bien que dans cet état de disgrâce, il retrouvait sa ligne de conduite, noblesse oblige. Il prit délicatement la main de l'inconnu et déposa doucement ses lèvres, sans presque le touché.

« Je ne puis que me sentir confus, me retrouver dans un tel embarra … Je viens même à en perdre les règles les plus élémentaires. Monsieur Zephyrin Von Ludwig, pour vous servir, qui garde l'espoir qu'un jour vous sauriez le pardonner et ne point lui en vouloir pour la terrible offense qu'il a pu vous faire à vous ainsi qu'à votre chemise victime d'un terrible drame. »


Il était en décalage complet, lui ici et les autres ailleurs. Le revoilà sorti tout droit du dix-huitième siècle, politesse sur politesse pour tenter une nouvelle approche. Et se bar ? Allaient-ils y aller ? Ce n'était plus la question principal, le prince était heureux. Il parlait à quelqu'un. Même si la personne en question ressemblait à un paumé, ne sachant pas trop où il allait … Un prince fou au cheveux rose étrange et un homme-garçon, entre deux age, a peu perdu et au cheveux vaguement violet. Oui, vraiment la bonne paires ses deux là.
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(#) Re: Un prince et un rat d'ordinateur au Pink diamond's [PV Jung]  Jeu 25 Nov 2010 - 2:59

Une seconde, une seconde.
Quel était ce genre de comportement ?

À peine son esprit désorienté avait-il assimilé l'image de la marinière, des chaussettes, des larmes, que sais-je encore, que l'individu ainsi affublé se transformait en une sorte de noble pimpant. Tout en tournures de phrases compliquées et en courbettes. Et… OH MAIS WHAT THE HELL un baise-main ! Baiser ! Main ! Il… Bon dieu, il l'avait… Oh. Ah. Mais… Un baise-main ! …
Laissons là le traumatisme que le coréen vient de subir. Celui-ci ira s'enfoncer dans son crâne, parmi maintes autres psychoses, et rejaillira dans l'une de ses fantastiques exclamations vides de sens, le jour d'une nouvelle confrontation avec un baiser. Et une main.
Il y avait une étape de manquée, un bug dans la Matrice, un processus à redémarrer. Forcément.
Le cerveau embué de Jung avait grand peine à suivre les élucubrations du garçon. Les paroles noyées de larmes étaient presque préférables au discours qui venait de lui être servi. Aussi se contenta-t-il se piocher les informations essentielles. Zephyrin Machin Lutruc. Pardonner. Offense. Ainsi. Chemise.
Faisant office de sa langue nouvellement retrouvée, il entreprit de formuler une réponse socialement correcte. Éradiquant les questions quant aux larmes précédentes et à ce brusque changement, donc.

Non, je… Je comprends. Je suppose…

Un rapide regard vers son torse l'informa de l'état de ladite chemise. La présence de morve et autres sucs humains à consistance désagréable avait été limitée, fort heureusement. Mais les plis qui la maculaient, témoignant de la poigne qu'avaient exercée les petites mains de… Zephyrin, lui donnait un de ces aspects froissés, mais juste froissé. Pas le froissé-modeste-savamment-négligé qu'aimaient afficher ces pré-pubères à la pointe de la lobotomie qu'effectuaient les magazines de prêt-à-porter. Pas son froissé-la-nuit-fut-longue-et-éprouvante-mais-le-boss-est-vaincu. Un froissé tout ce qu'il y a de plus froissé, de plus laid. Pour un maniaque tiré à quatre épingles en toutes circonstances, c'était une inconstatable atteinte à l'image qu'il s'efforçait de véhiculer. Paraître respectable, voire appréciable, même lorsque l'on ne l'est pas, peut s'avérer fort utile. Cet objectif était compromis...
Jung referma donc sa veste par-dessus sa chemise.
Problem solved.

Ce n'est pas un souci.

C'était un bon dieu de souci ! Si personne n'apprenait à ce sale gamin qu'il ne fallait pas froisser les chemises, où irait le monde ?
Encore une fois, le coréen ne savait pas identifier un problème. À sa décharge, le problème en question tient compte des relations humaines et du bon sens commun. Deux domaines dans lesquels il n'a jamais excellé. Voire les seuls où son front pourrait être estampillé "cancre".
Ceci dit, sa rancoeur était étrangement contenue dans toute cette buée qui se condensait à l'intérieur de sa boîte crânienne. L'informaticien n'était tout simplement pas d'humeur à agir. Agir pour quoi que ce soit. Ce soir-là, il ne pouvait que se laisser porter, en conservant le vague espoir que les souvenirs ne se feraient pas trop insistants.
À l'époque, tout était plus simple. Il lui suffisait aussi de se laisser porter. Tout finissait bien. Ou plutôt, tout finissait mal, mais ils s'en sortaient toujours. Comme un de ces navets où il suffit d'être l'acteur principal pour justifier ses échappées miraculeuses.
Gifle mentale.
Clignant rapidement des yeux, le coréen se raccrocha à la réalité comme à une bouée. Ou comme à un costume, en l'occurrence. Avant même que ses neurones aient pu dicter quoi que ce soit, ses mains avaient agrippé les épaules du garçon. Ainsi planté, deux grandes paumes plaquées sur des bras inconnus, ses pupilles se trouvèrent plongées dans celles d'en face, l'espace d'un instant.
Doux jésus. Un contact humain.
Vite. Quelque chose. N'importe quoi.
Butant sur ses premiers mots, bafouillant quelques voyelles, il ne put émettre qu'une seule idée tangible. De loin la pire, aurait ajouté son esprit. Si seulement celui-ci avait été en état de fonctionner.

… Boire ?

Relâchant son emprise ainsi restreinte que soudaine pour retrouver un peu de contenance, Jung se redressa. Un toussotement relativement bruyant plus tard, il tentait de justifier son délire par tous les moyens. Tous les moyens revenant à s'enfoncer davantage.

Boire… Un verre ?
Un verre ? Lui qui ne touchait pas à l'alcool. Où diable trouver un verre de lait dans un quartier pareil ?

Boire un verre.
Un ton plus assuré. L'idée commençait à lui plaire.

Boire un verre !
L'idée l'amusait carrément… Pour preuve, l'étrange commissure qui s'était formée au coin d'une lèvre -oui, bon, il est à l'ouest, mais pas complètement beurré, non plus. Un vrai sourire, faut pas rêver.

Allons boire un verre ?
L'idée était assimilée, et transmise en langage humainement compréhensible. Tâche accomplie.

Une minute… Boire un verre ? Bon sang, qu'est-ce que c'était, cette idée à deux balles ? Lui ? Boire un verre ? Boire un…
Oh, et puis. Pourquoi pas ?
Ce serait une expérience enrichissante. Non. Ce ne serait même pas une expérience. Ce serait juste un acte de pure idiotie, une improvisation. Jung Forstner, improvisant. Ça ne s'était pas vu de puis longtemps. Ça ne s'était pas vu depuis…
Gifle mentale.
S'il fallait improviser pour passer outre cette nostalgie on ne peut plus désagréable, il se soumettrait aux règles du jeu. Sans même attendre une réponse du petit prince larmoyant, il fit quelques pas en direction du bar à l'enseigne la plus voyante. Puis s'arrêta, et se retourna.
… Improviser, d'accord… Mais improviser à deux, c'était quand même vachement plus facile… Si le gamin avait réussi à passer outre ses airs de grand malade, il y avait encore une chance pour qu'il le colle de près.
Non ?
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