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 Les trois méchants cochons et le gentil petit loup [Pv Nao]

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(#) Les trois méchants cochons et le gentil petit loup [Pv Nao]  Sam 26 Juin 2010 - 21:05

    Après un court trajet dans la voiture de l'amie de sa défunte mère qui était devenue sa tutrice durant ces deux dernières années, Kôjiro arriva enfin à Kobe High School. La jeune femme nommée Seiko l'aida à sortir ses bagages du coffre et émue, elle embrassa le front de l'adolescent, au bord des larmes. Seiko était quelqu'un de très calme, très doux et elle avait tout de suite acceptée lorsque la mère de Kôjiro lui avait demandé, peu de temps avant de mourir, de s'occuper de son fils adoré. Car oui, celui-ci était tout à fait adorable. Il aidait pour les tâches ménagères, faisait la cuisine comme un chef et ne se plaignait pratiquement jamais. Malgré le fait qu'il se faisait souvent marcher sur les pieds, on se rendait vite compte qu'il préférait souffrir seul que faire souffrir les autres, qu'ils le méritent ou non. Seiko regardait son fils adoptif lui sourire doucement, pour finalement la prendre dans ses bras un court instant, timide comme il était, il n'arrivait pas vraiment à montrer ses sentiments comme il le souhaitait. C'est ainsi que la jeune femme repartit seule vers la ville d'où elle venait, un paquet de mouchoirs tout proche d'elle car elle savait qu'elle ne tiendrait pas longtemps.

    L'adolescent était un peu triste de voir partir Seiko, elle l'avait tant aidé et il voyait bien qu'elle eut préféré qu'il reste à ses côtés pour qu'elle s'occupe de lui comme elle l'avait si bien fait depuis le décès de Kagome, sa mère. Mais il avait décidé d'aller de l'avant, chose qui était difficile lorsque l'on vivait proche de l'endroit où sa génitrice avait rendu son dernier souffle, c'est pourquoi il s'avança d'un pas décidé vers le grand bâtiment. Il y entra, alla rapidement se présenter à l'administration et demander dans quelle chambre allait-il dormir, tout cela avec l'aide de son calepin et d'un stylo. Kôjiro partit donc y poser ses affaires, ranger quelques trucs dans la commode près de son nouveau lit et fut quelque peu déçu de ne rencontrer personne. Il décida d'aller faire un tour en ville pour explorer un peu les environs et peut-être acheter un petit truc à grignoter. Le jeune homme attrapa donc son sac, vérifiant bien qu'il n'eut rien oublié d'important et hésita à laisser la photo de sa mère qu'il traînait partout avec lui dans le dortoir, il la remit finalement dans son sac.

    Il devait être un peu plus de quinze heures lorsque Kôjiro arriva dans les rues de la ville, cette ville qu'il ne connaissait pas du tout, mais qui l'attirait comme un aimant sans qu'il ne sache pourquoi. Il restait longtemps à contempler les vitrines des boutiques, s'imaginant avec tel tee-shirt ou se demandant si cet album lui plairait. Et en se retournant trop vivement, il bouscula un garçon assez peu commode. Grand, musclé, les sourcils froncés et la démarche assurée, malgré cela Kô ne fut point intimidé et passa son chemin sauf que la personne n'était pas du même avis. Faisant stopper les deux jeunes qui marchaient à ses côtés, il attrapa l'épaule du petit brun et lui demanda de s'excuser. Nullement paniqué, le concerné fouilla dans son sac, attrapa un stylo et écrivit dans la paume de sa main un «Désolé» qu'il montra alors aux trois garçons. Il suffit que l'un d'eux s'esclaffe pour que les autres le suivent dans un fou rire, pendant que Kôjiro s'éclipsait en pensant qu'il était pardonné et ne cherchant pas à savoir pourquoi ils riaient. Il ne se rendit pas compte que les trois jeunes le suivaient à la trace, en se lançant tantôt des clins d'œil tantôt des sourires narquois tout en se donnant des petits coups de coudes et en chuchotant des horreurs pour ensuite pouffer de rire.
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(#) Re: Les trois méchants cochons et le gentil petit loup [Pv Nao]  Dim 27 Juin 2010 - 19:38

J’aime pas aider les gens. Mais la inconsciemment, j’ai pris le risque avant même de m’en rendre compte. Je ne pouvais pas laisser passer ça.

Les internats ont un défaut, un gros défaut, ils n’ont pas de console dans les chambres ! C’est cette raison, unique raison. Qui t’as décidé à partir retrouver ta salle d’arcade habituelle. Tu habites Kobe, et c’est dans cette salle là que tu veux aller. Tes records y sonnent encore et tu n’es que trop satisfait de savoir que certains bavent devant les nombres qui précèdent le nom Hyouri. Certains te connaissent, d’autre te respectent même. Et pour ceux qui ne savent rien de toi et qui oserais tenter un quelconque duel. Ils ne se rendraient que trop vite compte de leurs erreurs. Ton domaine, une surface de jeux, quelques machines dont tu es habitué. Une réputation. C’est un univers un peu à part, ou tu aimes aller. Aujourd’hui encore tu te montres sur de toi. Jouant d’un statut que tu connais trop bien. Tu aimes ça, les regards admirateurs sur ta technique parfaite. L’admiration certes, mais pas au gout de tout le monde. Te battre c’est aussi se faire une réputation. Alors, comme a chaque fois généralement que tu viens, il y en a toujours un, pour espérer te battre. Tu acceptes toujours, et c’est toujours les mêmes résultats. Ils feraient mieux de ne pas te sous estimé dans ce domaine la. Si c’est ton nom en première place, ce n’est pas pour rien. Depuis combien de temps es-tu l’as ? Tu ne comptes pas les heures. Elles passent bien vite ici. Tu regardes l’heure de ton portable. Faudrait peut être penser à rentrer… Tu ne vas pas rester toute l’après midi ici. Allez hop, c’est décider. On repart. Tu étires tes bras et fait craquer ton dos. Ton adversaire ne semble pas vouloir digérer cette défaite amère. Tu souris. Serais-tu sadique ? Non, juste parfois trop sur de toi. Tu te lèves, regard ton nom triomphant sur l’écran et repart visiblement fier de toi.

« On s’en refaits une plus tard si tu veux, quand tu auras appris à jouer. »

Tu peux être détestable, tu le sais ça ? Oui, et tu t’en moque. Tu veux rentrer, même si tu sais que ce qui t’attend au lycée et loin d’être passionnant. Tu veux simplement être tranquille. Le temps n’est pourtant pas désagréable, et tu n’as rien à faire. Drôle de logique. Souhaiter l’enfermement, par une journée comme celle-ci. Ne cherchons pas à savoir. Tu n’es pas logique, c’est tout. Les rues, et les gens qui y passent. Inconnus dont tu ne retiens rien, ou presque. Tout cela est monotone, tu ne trouves pas ? Non, quelque chose attire ton attention. Un jeune garçon, deux trucs, une brute épaisse visiblement sans cervelle. Visiblement, tout ne se passe pas bien. Fermons les yeux. Tu n’aimes pas aider les autres. Ça aurait du s’arrêter la, être simplement un élément du décor. Seulement ça c’est pas déroulé comme ça. Tu les vois ces débiles se moquer, critiquer. Tu ne supporte pas ça. Pour qui se prennent t-il. Ça suffit. Tu as agit sans t’en rendre compte, presque instinctivement. Et avant même d’avoir compris, tu viens de frapper de toute tes forces, le plus grand d’entre eux. Tu leurs a coupé la route, et tu as agis, sans réfléchir. As-tu réfléchi que tu ne fait qu’une quarantaine de kilo, et que lui il doit en faire le triple? Tu ne faits pas vraiment le poids. Il semble avoir compris la situation, et l’effet de surprise dont tu viens de faire preuve, ne lui plait pas vraiment. Tu es mal Nao. Bien sur il a fallut que tu t’en prennes au plus baraque des trois. Au meneur, visiblement. Toi non plus, tu n’as pas le temps de réagir, il t’attrape par le colle de ta chemise et te soulève sans grande difficulté. Jolies muscles...

« As quoi tu joues pauvre débile »


Qu’il te lâche ! Qu’il te lâche immédiatement. Il n’est pas question que tu te laisses faire cette fois. Tu essais de le faire lâcher, mais il ne semble pas décider. Il te frappe au ventre. Aie, ça fait pas mal dans les jeux vidéo. Fait chier. Il semblerait que tu sois en très mauvaise posture, si tu ne veux pas que cela empire, tu dois l’obliger à te reposer. Une seule solution. Frapper la où ça fait mal. Un homme a terre, il n’y a rien de plus facile.

« C’est vous les débiles. Comment pouvez vous vous moquez alors que vous n’avez rien dans le crane. Vous me dégoutez ! »


Tu t’emportes, les moqueries, la façon dont les gens ce croit au dessus des autres. Cela te rappel trop de chose. Tu sais ce que ça fait d’être détruis par cela. Peut importe qui il est, il ne mérite pas ça.
« Ça vous amuses c’est ça ? Vous vous croyez fort ? Regardes-toi putain à quoi ça te sert ! T’es content parce que tu critiques, que tu frappes des gens qui font même pas le quart e ta taille. Tu sais pas ce que ça fait toi d’être détruis ! »

Les souvenirs que cela ranime sont de plus en plus fort. Tu ne dois pas y penser. Tu profites qu’il soit encore à terre et que les deux autres trucs ne réagissent pas pour attraper l’inconnu et partir.

« Vient, on reste pas là »


Tu lui as attrapé la main et tu l’obliges à courir avec toi. Toi qui ne voulais aider personne, voila que tu agis contre tes principes. C’était pas prévu tout ça ! Tu veux du calme pas des ennuis. Il vous faut partir et vite. Tu n’es pas encore suicidaire. Plus vite, partons. Tu cours pour ne pas qu’ils te rattrapent. Ils sont loin déjà la non ? Alors pourquoi continues-tu encore. Il semblerait que tu pleures Nao, et que tu ne veuilles pas l'avouer... Pourquoi tout revient maintenant.
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(#) Re: Les trois méchants cochons et le gentil petit loup [Pv Nao]  Dim 27 Juin 2010 - 20:49

    Les trois garçons avaient mal aux joues tellement ils riaient, jamais ils n'avaient autant rient. Mais pourquoi donc riaient-ils ? Ils se moquaient tout simplement d'un jeune garçon nommé Kôjiro, petit de taille et maigrichon. Mais le plus drôle, c'est qu'il semblait être muet ! Ça donne envie de rire de lui, n'est-ce pas ? Comment ça «non» ? Oui, vous avez raison, c'est tout sauf drôle. Car non seulement, le concerné n'est pas muet, mais de plus il ne se rend absolument pas compte que l'on se moque de lui. Ou alors, il s'en fiche complètement. Ainsi donc, lorsque Kôjiro sorti un biscuit sablé et chocolaté de son sac l'un des jeunes caïds s'en empara et tout en le mangeant, il mit des miettes partout sur ses vêtements de marque et se retrouva ensuite avec du chocolat tout autour de la bouche. Le petit brun observa un instant le garçon qui venait de lui voler son biscuit, l'air blasé et décida que, de toutes façons, il n'en voulait plus. Voilà comment il se débrouillait pour avoir le moins de problèmes possibles. On lui volait quelque chose ? Pas grave, il le rachèterait ! On le tabassait ? Tant pis pour lui, il était au mauvais endroit au mauvais moment ! On se moquait de lui ? Si cela leur apportait de la joie, pourquoi pas ?

    C'est alors qu'entra en scène un autre jeune, quoique légèrement plus âgé que ce cher Kô. Il venait de cogner dans le plus grand et le plus musclé de la bande, était-il fou ? Il allait se faire briser les os en trente secondes chrono ! Le «faux» muet serra les dents en attendant la réaction du gros dur qui ne se fit pas prier, il attrapa le jeune par le col et le souleva pour le rendre encore plus vulnérable qu'il ne l'était. Quelques coups plus tard, Kôjiro restait pétrifié, la bouche grande ouverte. Lui, il avait l'habitude de se prendre des coups, il pouvait même presque comprendre que l'on veuille lui en donner, mais le garçon fraîchement arrivé n'était peut-être pas dans ce cas. De plus, comme on ne l'avait jamais vraiment secouru dans ces moments-là, il ne savait pas comment l'aider ni quoi faire. Peut-être fallait-il appeler de l'aide ? Se mettre aussi à jouer des poings ? La fuite était-elle la seule solution ?


    « C’est vous les débiles. Comment pouvez vous vous moquez alors que vous n’avez rien dans le crane. Vous me dégoutez ! »
    ~ Vous vous moquez ? Mais qui se moque de qui ? Et pourquoi ? Je ne comprends rien ! ~

    « Ça vous amuses c’est ça ? Vous vous croyez fort ? Regardes-toi putain à quoi ça te sert ! T’es content parce que tu critiques, que tu frappes des gens qui font même pas le quart de ta taille. Tu sais pas ce que ça fait toi d’être détruis ! »
    ~ Mais bon sang, de quoi parle-t-il ? Personne ne peut m'expliquer ? Que se passe-t-il, nom d'un strüdel ?! ~

    En quelques secondes, Kôjiro se fit prendre la main par l'inconnu qui le tira et ils se mirent à courir le plus vite qu'ils pouvaient, slalomant entre les gens et manquant de tomber de nombreuses fois. Bon d'accord, ça s'était surtout le cas pour Kô. Pas très doué pour le sport, degrés d'endurance frôlant le zéro pour cent, il devait être un poids voire même un fardeau plutôt qu'autre chose, mais son «sauveur», en quelques sortes, ne semblait pas s'en soucier. Enfin, le jeune brun arrêta de regarder derrière eux pour voir si les trois autres les suivaient et il reporta toute son attention sur l'inconnu avec qui il continuait à courir. Le tenant toujours par la main, il ralentit petit à petit pour finir par se stopper complètement, faisant s'arrêter le jeune homme par la même occasion. C'est alors qu'il se rendit compte que celui-ci pleurait et pas qu'un peu ! Ne sachant pas vraiment comment le consoler, chose qu'il souhaitait absolument faire, Kô lui lâcha la main et fouilla dans son sac, qui soit dit en passant contenait la Caverne d'Ali Baba tout entière, pour en sortir un paquet de mouchoir qu'il tendit ensuite à l'inconnu.


Dernière édition par Kôjiro Usami le Lun 23 Aoû 2010 - 16:38, édité 2 fois
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(#) Re: Les trois méchants cochons et le gentil petit loup [Pv Nao]  Mer 7 Juil 2010 - 11:31

J’ai trop courue je crois, il n’y avait plus rien derrière moi.
J’avais peur il me semble, mais de quoi…
J’ai courue, sans me retourner. Fuyant les ombres du passé.


Tu creuses l’écart par ta course folle. Tu cours et ne te retournes surtout pas. Tu fuis l’affrontement, les soucis. Les souvenirs. Plus rien de ce qui t’entours ne t’intéresses vraiment. Plus rien n’a assez d’importance. Perdu. Encore une fois ton cœur se bloque, tes souvenirs reviennent. Pas besoin de ça. C’était censé être calme aujourd’hui, sans ennui. Sans ombre au tableau. Juste une journée banale, ou l’ennui domine, où tout et plats, sans valeurs. Rien ne se déroule jamais comme tu le veux. Cet inconnu dont tu tiens toujours la main ralenti. Tu n’as même pas remarqué le mal qu’il a eu pour te suivre. Il semble fatigué. Par ta faute. Tu ne comprends rien à tes actions. Agir ainsi c’est tout bonnement ridicule. Pourquoi ? Cette question revient de plus en plus. Tu ne contrôles aucune de tes actions, cela t’agace. Tu ne sais pas non plus pourquoi tu t’es mis à pleurer. T’en es-tu seulement aperçu ? Tu relèves la tête vers cet inconnu dont tu ne sais rien et pour qui pourtant tu as agis inconsciemment. Tu as pris des risques inutiles pour lui. Encore maintenant, pourquoi l’as-tu embarqué avec toi. Il te tend des mouchoirs. Tu aurais préféré qu’il ne te rappel pas tes pleures. Qu’il ne voit pas que ces souvenirs qui reviennent. La bagarre n’était qu’un déclencheur. Une façon de faire revenir ces choses que tu souhaitais oublier. Tu tournes la tête vivement. Tu ne pleurs pas. C’est faux ! Tu es fort toi, tu n’es pas de ces gens faible qui pleures quand les douleurs reviennent. Tu ne crains rien, tu es fort. Tu t’en persuades. Rejetant son offre pour rejeter ta faiblesse. Tu n’es plus sur de toi et porte tes idées sur autres chose. Tu t’ignores, encore une fois. Et pourquoi t’aide t-il ? C'est toi qui pourtant as joué les justiciers suicidaires. C’est lui qui devrait aller mal. Pas toi. Il semble presque serein, trouves même le temps de faire attention a toi. N’aurait-il pas comprit ? Depuis combien de temps laisse t-il passer ça. Il ne faut pas. Pourquoi ce laisse t-il marcher dessus. Il ne doit pas. Ça finira par être de pire en pire. Tu le sais ça. Ils vont le blesser, le détruire. C’est toujours la même chose. On ignore tout, on accepte. On ne fait pas attention. Jusqu’au moment, où on ne peu plus faire demi-tours. Il ne faut pas qu’il arrive jusque là. Tu ne connais pas l’étendu de ses souffrances. Mes toutes ces ressemblances avec celles qui ont été tienne te pousse à voir en lui ce que tu as subis. Peu importe si vous ne vous ressemblez pas comme tu sembles le croire. Tu ne vois que cette souffrance. Peu importe qu’elle existe vraiment ou non.

Tu l’aideras toi. Tu ne laisseras pas faire cela. Non, ça ne peut pas durée. Tu le sais que ce n’est pas la première fois. Cela te pousse à agir comme tu le fait. Tout ira bien. Tu le protégeras. Maintenant tu es la. Que les voix se taisent. Chut. Peu importe ce qui peu arriver. Peu importe si il croit que c’est de toi que l’on se moque. Tant mieux. Tu ne veux pas que ces choses arrivent jusqu'à lui. Plus rien ne lui parviendra. On ne se moquera plus. Non, lui, lui il ne doit pas être détruit. Cela ne te ressemble pas. Agir pour les autres se n’est pas ton fort. Tu n’aimes même pas ça. Les gens ont leurs soucis, tu as les tien. Tu agis pour un autre que toi cette fois. Ou bien vois tu en lui tout ce qui a put t’arriver. C’est toi que tu vois. Tu veux le protéger, mais c’est pour toi que tu souffres. Tu ne veux plus entendre cette petite voix intérieur qui te rappel ce qu’il faut oublier. Tu veux te montrer fort. Affronter les démons. Ces démons qui sont les tiens. A travers quelqu’un d’autre, simplement pour ne pas s’en apercevoir. Pour que ce sois plus facile et pour croire que ce n’est pas en nous que les faiblesses dominent mais bien chez les autres qu’elles se dissimulent. Tu n’as conscience de rien, ni même de ces douleurs, de ces démons qui aux final malgré tout tes efforts n’appartiennent qu’a toi. Rien ne lui arrivera. Rien ne t’arrivera. Il faut juste être fort. Tu saisis sa main, frotte l’intérieur de celle-ci pour effacer ce mot d’excuse.

« Il n’en vaut pas le coup. Etre gentils avec eux croit moi ça ne sert a rien. »

Tu as préalablement séché les indésirables gouttelettes. Elles n’avaient rien à faire là de toute façon. Va –t-il bien ? Il semblerait. Tu t’inquiètes. Son êtas te préoccupe un peu trop. Si bien que tu ne souhaites pas le laisser. Tu ne sais pas quoi faire non plus. Que lui dire maintenant, après l’avoir entrainé ici. Te voila bien bête. Tu te frottes la nuque nerveusement. Changer tes habitudes te met mal à laisse. Tu n’as plus de repère. Te voila bien parti pour aider cette jeune personne. Ne sois pas idiot Nao. Et tu seulement capable d’y arriver.

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(#) Re: Les trois méchants cochons et le gentil petit loup [Pv Nao]  Mer 7 Juil 2010 - 18:23

    L'inconnu avait vraiment l'air spécial. Un peu comme dans un sachet de chamallows, tout le monde est blanc ou rose, mais en regardant bien, on en trouve un vert ou un bleu. Ainsi va la vie, chacun est unique, mais il y en a qui le sont encore plus que d'autres. En l'occurrence, Kôjiro l'est et l'a bien compris, son sauveur à l'air de l'être aussi. Etrange, peu commun, unique ? Il refuse le paquet de mouchoirs que lui tend Kô. Booh, tant pis pour lui. Le faux muet le regarde longuement, sans aucune discrétion comme à son habitude. Il a un joli visage, quel chanceux ! Hélas, il a tellement l'air d'aller mal ... Souffre-t-il ? Pourquoi ? Peut-on l'aider ? Comment ? Toujours trois tonnes de questions, presque jamais de réponse. Et s'il lui demandait, tiens ? Pourquoi pas ? Kôjiro était peut-être quelqu'un de candide et souvent bien trop franc, il savait pertinemment qu'une question pareille ne se posait pas. Encore moins lorsqu'on a une répartie de merde, aucune chance de se défendre et même un escargot bi-centenaire nous dépasserait à la course. On évite d'autant plus lorsque la personne en question pleure ou a pleuré. Ainsi donc, le jeune homme ne dit rien. En même temps, il n'avait pas vraiment l'intention de dire son premier mot aujourd'hui. Peut-être un jour. Mais pour l'instant ce n'était pas prévu au programme. D'ailleurs, il se demandait quelle voix il pouvait bien avoir. Suave et sensuelle ? Roque et cassée ? Fluette et timide ? Grave et qui porte ? Même par curiosité, il n'essayerait pas. Il n'avait jamais parlé, pourquoi le ferait-il maintenant ?

    Personne ne pipait mot, personne ne bougeait. Que faire ? Attendre. Ou parler. Ou attendre que l'autre parle. Oui, mais que dire ? «Tiens, il fait beau aujourd'hui ?», non. «Bon ben au revoir», ça va pas la tête ? «T'es mignon, mon poulet !», SANS BLAGUE ?! Vous voyez vraiment cela sortir de sa bouche ?! Ouf, vous m'avez fait peur ! C'est alors que Kôjiro se rappela le fait que l'inconnu lui était venu en aide, même s'il ne s'était absolument rendu compte de rien, il devait obligatoirement le remercier. Il voulut ensuite entamer la recherche de son carnet et d'un stylo quelconque lorsqu'on lui saisit la main. Le temps de relever la tête, le mot d'excuse qu'il avait écrit quelques minutes plus tôt aux trois voyous n'était plus là, le jeune adulte venait de le lui effacer.


    « Il n’en vaut pas le coup. Etre gentils avec eux croit moi ça ne sert a rien. »

    Un regard, un silence, le temps que l'information remonte jusqu'au moteur principal, le cerveau. Le visage de Kô s'éclaira doucement, depuis le début il n'avait pas eu de sentiment particulier encré sur celui-ci. Ses grands yeux bien ouverts, ses lèvres droites et serrées, inexpressif. Hors, à cet instant, après avoir stoppé la recherche dans son sac bandoulière, il arborait un léger sourire, très doux, celui-ci voulait dire «merci». La bouche légèrement étirée vers les oreilles, les yeux presque pétillants, il le remerciait de la plus belle façon qu'il soit, bien qu'elle reste très simple. Un sourire sincère.

{ Mais quel post naze, désolé >< }
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(#) Re: Les trois méchants cochons et le gentil petit loup [Pv Nao]  Sam 10 Juil 2010 - 19:56


Les démons qui sont mien doivent le rester. Je te protégerai du mieux que je le peux, pour que jamais toi tu ne subisses cela. Ce n’est rien ça va passer, c’est juste moi.

Oublie tout, oublie ma gentillesse. Je ne fais ça que pour moi.


Avez-vous déjà ressenti la souffrance. Avez-vous déjà subi les moqueries. Cette façon dont on vous regarde. On vous juge ou vous critique. On rie même de vos faiblesses. On dévoile ce que vous ne voulez montrez. Les voix s’élèvent encore, les rires font mal. On se renferme sur nous même pour protéger ce qui nous reste. Tout est perdu, tu es perdu. Tu as mal, tu ne comprends pas encore ce qui t’arrives. Tu veux juste qu’ils partent, qu’ils te laissent. Non pire, tu voudrais ne jamais avoir existé. Arrêtez ! Je n’en peux plus. Pourquoi ? Ma faiblesse, c’est juste ma faiblesse. Si j’avais étais fort. Rien ne serait arrivé. Tu voulais cacher au monde ce coté que tu détestes. La journée était presque tranquille. Puis ils sont arrivés. Tu t’es méfié. Tu n’as pas voulu les suivre lorsqu’ils t’ont dit de venir avec eux. Ils ne t’ont pas laissé le choix. La force est utile parfois. Te trainant dans les toilettes pour hommes du lycée tu as compris ce qu’il te voulait quand ils ont commencé a parlé de mensonge. On te balance au sol, deux te maintienne à terre. Tu as beau te débattre pleurer toutes les larmes de ton corps. Rien ne semble les arrêter. Tes cris ne parviennent à personne, ou bien personne ne souhaite les entendre… On te traite de sale menteuse, de salope et autre insulte qui font mal. Le troisième s’approche de toi cutteur en main, tu te débats de plus belle. On t’empêche de crier, de bouger. On ne te laisse que ta peur. Les rires sont de plus en plus forts. Il semble s’amuser. Pas toi, loin de là. Ta chemise est maintenant déchirée et laisse paraitre tes bandages. Bientôt on te les arrache. « Regardez ça les gars, c’est qu’elle est pas mal foutu en plus cette salope ». Tu ne peux plus rien cacher, leurs regards sont trop pesants. Non ! Tu ne peux plus supporter. Tu veux que tout s’arrête, tu veux disparaitre. Tu as hontes. Tu pleures encore. A quoi bon… Ils ont visiblement fini de s’amuser. Ils laissent leur jouet au sol, il ne bouge plus. Il ne pleurs plus faute d’avoir trop pleuré. Tu n’ose pas sortir, était-ce ça leur but, montrer a toute le monde ta faiblesse, ton secret. Tu ne sais plus quoi faire. Destruction.

N’abandonne pas Nao. Il faut continuer quoi qu’il arrive. Un cœur en miette, une dignité bafouée ? Il faut avancer, rester ne ferra qu’empirer les choses. Fait semblant d’aller bien, tout le monde ce portera mieux ainsi.

Tout, toujours fini par revenir. Les ombres d’un passé qu’on laisse sur le coté pour avancer reviennent forcement. La difficulté pour passer l’obstacle est toujours plus dure que prévu. On néglige la chose, on en subit les frais. Et les autres dans tout ça ? Tu les ignores. Tu ne vis que pour toi. Tu as appris à ne faire confiance à personne. Peu sont ceux a qui tu adresses la parole. Ça n’en vaut pas le cout. Bousculons les choses, créons une gène en toi. Tu te forces à t’ouvrir pour la première fois depuis trop longtemps. Tu as du mal. Etre gentil, ce n’est pas ton habitude. Mais la, il le faut. Cette fois tu ne reste pas indifférent. Il est fort, réussir à briser la carapace aussi facilement. Tout cela, par votre ressemblance. Pour le protéger tu dois passer par la. Le passé qui revient te brule lentement. Tu y arriveras Nao, soit forte.
Pour connaitre les souffrances, pour avoir connu la destruction tu veux à tout prix empêché à un autre que toi de les connaitre. Lui, qui est-il ? Tu ne sais pas. Tu ne sais pas son passé, tu ne connais pas son caractère, ses habitudes, sa façon de vivre. Tu as juste l’image d’un garçon qui, un jour ou l’autre se laissera détruire si tu n’interviens pas. Un sourire, doux, sincère. Que répondre a cela. Déstabilisation, manque d’habitude. La gentillesse. Tu n’en fais plus preuve, et tu ne la reçois plus.

Idiot, tu vas te faire marcher sur les pieds. Je t’aiderai. Excuse-moi, si je ne te souris pas. J’ai oublié les sourires sincères. Tu mérites mieux qu’un sourire de façade.

Qu’il te laisse encore un peu rester avec lui. Il pourra continuer encore à ignorer le monde si tu es a ses cotés. Il n’aura pas besoin de devenir froid. Pas vrai ? Il ne sera pas détruit, lui. Il ne faut pas. Dissipons un peu la gène. Chassons tes sentiments naissant. Pas de place pour l’affection.

« Nao, je m’appelle Nao. Tu viens de Kobe hight school, non ? »

De toute façon vu la distance entre ici et le lycée, c’était surement ça. Chanceux, il a même droit à ton vrai prénom. Pas ton nom de famille, pas ton pseudonyme. Nao. Cette fois c’est sur, tu ne suis pas tes habitudes.

{HRP: Niu gros post et parce qu'il y a un bout du passé de Nao. J'ai pensé que c'etait le bon moment pour le mettre j'éspere que ça te plaira.Niu, même si il y a pas beaucoup d'action. Si tu veux changer d'endroit aprés dit le moi ♥ Et puis la musique, j'ai pas l'habitude d'en mettre avec mais la ça fait classe \o/ bref }
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(#) Re: Les trois méchants cochons et le gentil petit loup [Pv Nao]  Lun 23 Aoû 2010 - 17:35

    Kôjiro était un jeune homme qui avait l'air naïf, facilement impressionnable et peut-être même parfois un peu à côté de la plaque. Ben oui, attendez ! Vous en voyez souvent, vous, des adolescents qui refusent de parler depuis leur naissance ? Si vous en connaissez au moins un, est-ce qu'il est efféminé ? Aimes-t-il le lait fraise, les cookies et se déguiser ? Trouve-t-il cela amusant et plutôt valorisant de s'habiller et de se comporter telle une fille l'espace d'un instant ? Laisse-t-il couler les insultes et les coups qu'on lui donne à cause de son mutisme, comme dans le proverbe qui dit « La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe » ? D'ailleurs, la bave du crapaud, à la limite on peut l'essuyer, mais les larmes et le fait que l'on vous tabasse quasi-quotidiennement, ça, ça reste pour la vie. Dans la mémoire, les souvenirs, dans le coeur. Hors, revenons à nos moutons, Kôjiro n'est absolument pas quelqu'un de naïf, il aime simplement le faire croire. Pour l'impressionner, il faut être une personne rare, avec un physique ou une personnalité peu commune. Et puis à côté de la plaque ... Tout le monde l'est un peu, non ? Personne n'est au top de sa forme vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept ! Le cerveau a besoin d'un peu de repos tout de même, ce serait fatiguant sinon !

    On papote, on papote et pendant ce temps, on ne suit pas ce qui se passe actuellement dans les rues de la ville de Kobe, tout proche de Kobe High School, entre nos deux chers protagonistes, Nao Hyuga et Kôjiro Usami !

    Ce dernier, toujours un léger sourire aux lèvres, profitait du moment de silence durant lequel Nao était dans ses pensées les plus sombres pour jeter un oeil autour d'eux. Il n'était jamais vu avant dans cette jolie ville qu'est Kobe et durant la course poursuite, il n'avait pas pu admirer les endroits dans lesquels ils étaient passés. Les yeux pleins d'étoiles, il regardait très attentivement tout ce qui l'entourait, comme s'il voulait enregistrer le tout dans sa mémoire, tel un robot ou un cyborg. Le temps était rayonnant, les deux jeunes se trouvaient dans une grande rue piétonne avec de temps à autres de délicieuses odeurs alléchantes. Ce qui ne manqua pas de rappeler à Kô qu'il avait un petit creux. Il se remplirait le ventre plus tard, son « sauveur » sortait de ses pensées et reprit la parole.


    « Nao, je m’appelle Nao. Tu viens de Kobe hight school, non ? »

    Oups, une question ! Et hop, on fouille dans son sac d'Ali Baba, à la recherche du calepin perdu et du précieux stylo l'accompagnant. Lorsque le carnet multicolore et le stylo à billes noir sont retrouvés, le jeune soit-disant muet s'empresse de répondre à son interlocuteur, qui a un merveilleux prénom que Kôjiro trouvera tout doux, en passant. Le mot fini, le carnet sera tendu vers Nao pour que celui-ci le saisisse et espérons qu'il réussisse à déchiffrer l'écriture enfantine de l'adolescent. Sauf qu'au dernier moment, l'auteur du court mot le reprendra pour ajouter une phrase ou plutôt une question à propos de la bagarre ayant eu lieu quelques dizaines de minutes plus tôt avec les trois brutes décérébrés.

    « Enchanté, moi c'est Kôjiro. Oui, je viens de là-bas, je suppose que toi aussi ? Tu n'es pas blessé, j'espère ? »

    Le calepin enfin entre les mains de Nao, Kô, toujours souriant, sortira un paquet de Pocky aux chocolats (les mi K dos japonais) de son sac bandoulière et après en avoir mis deux entre ses lèvres pour les maintenir sans les manger, il tendra le paquet au jeune homme pour lui en offrir, au cas où il aurait lui aussi une petite faim.


{ Joyeux anniversaire ♫
Et désolé pour ce nouveau post médiocre }
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Les trois méchants cochons et le gentil petit loup [Pv Nao]
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