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 -Est-ce que vous allez bien, Miss ? [P.V Dean Onwara et Rashad Ota]

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(#) -Est-ce que vous allez bien, Miss ? [P.V Dean Onwara et Rashad Ota]  Dim 27 Juin 2010 - 13:05

« Et voici ta ville ma chérie… ! » annonca Jack Holmes à sa fille dans un sourire étincelant.
Fantine étouffa un grognement. Elle ne considérait pas « Tokyo » comme « sa » ville mais plutôt comme une ville appât. La jeune fille avait en effet constaté que son père était loin d’être le seul Irlandais a avoir trouvé du travail ici. D’ailleurs il y avait aussi des Belges, des Allemands, des Français, des Italiens et des Corses. Une véritable mégalopole ! Fantine pensa que ce « job » avait intérêt à être à la hauteur des changements qu’il demandait. Elle n’en était pas sur du tout. Sinon, les gens ne se précipiteraient pas de la sorte. Furtivement, elle chercha ses bagages dans la soute de l’avion et retira sa valise d’un geste sec. Elle s’en arracha un ongle. Sans prêter attention au monde qui peuplait l’aéroport et en prenant bien soin de ne pas regarder le paysage, elle se dirigea vers le guichet le plus proche d’elle. Quand ses parents la rejoignirent éssoufflés, elle s’était assise sur un banc et faisait la moue. Une moue qui se transforma en grimace. Fantine passa une main dans ses cheveux d’un geste fébrile comme à chaque fois qu’elle était angoissée. Elle faillit presque se boucher les oreilles lorsquelle comprit ce que l’hôtesse leurs disait « Avez-vous fait un bon voyage… ? » Est-ce qu’elle se fichait du monde ? Jack, Christiane et Fantine avaient été sérrés les uns contre les autres et obligés de supporter les fumeurs qui enfilaient cigarettes sur cigarettes…

-« Allons Fan-Fan essaye d’être un peu plus joyeuse, en plus tu n’es là que pour une semaine ! » lui sermonna sa mère.
En effet, dans une semaine elle prendrait le train pour Kobe. Au japon, la rentrée scolaire est au mois d’avril. Une semaine à voir son père partir de 6h00 du matin pour rentrer à point heure. Fantine devait aussi aider sa mère a installer les affaires dans une nouvelle maison située dans un quartier dont elle avait oublié le nom… Quelle importance après tout ? Elle n’y vivrait pas de toute facon. Elle au moins aurait une chambre dans sa nouvelle école et suivrait un rythme régulier de travail. Tandis que le taxi, qui devait les conduire a cette fameuse « maison si jolie et charmante », hurlait contre deux motards qui bouchaient la circulation elle se demandait si elle devait réviser un peu son Japonais pendant cette semaine. Elle avait les bases mais n’était pas certaine de pouvoir maintenir une conversation. De ce qu’elle avait pu entendre, il y avait beaucoup de formules de politesse et elle allait mélanger les termes « Bienvenue » et « Merci de prendre soin de moi ! » Elle pouffa de rire. Peu de temps avant le départ elle avait emprunté à la bibliothèques quelques mangas shojos et repéra quelques phrases qui lui seraient utiles comme ces deux-là… Fantine espérait tout de même que les élèves de Kobe étaient conscilliant. Lorsque la route se trouva plus libre la voiture effectua encore quelques virages avant de sa garer sur un parking bordé de bâtiments en béton.


[1 Semaine plus tard]


*Aller Fan un petit effort tu peux te lever ! Ho hisse ! * Fantine consulta sa montre dans un baillement. De nouveau elle allait partir. C’est aujourd’hui qu’elle prenait le train en partance pour Kobe. Elle fit pivoter ces jambes de façon à ce qu’elles pendent au dessus de son lit. En tatonnant, elle chercha ces vêtements. Rien de trop voyant, elle préferait être à son aise. Elle enfila vite sa chemise à rayures écossaises son leggin gris préféré et ses baskets puis descendit dans le salon. Un mot l’attendait sur la table du salon. « Nous sommes allés visiter le futur bureau de ton père ; ne t’inquiètes pas nous te retrouvons à la gare. Bisous. Maman ! » Elle froissa le papier en reniflant et entreprit de se servir du thé. Elle n’avait jamais eu autant de déplaisir à prendre son petit déjeuner. En général, il se déroulait avec des conversations animés sur les matchs de hearling et les prix montant des nouvelles sociétés. Normalement, sa mère lui aurait recommandé de prendre des bottes en caoutchouc et un ciré mais au Japon le temps était clément. Il n’y avait pas de raison pour qu’il même si dans la tête de Fantine un orage se préparait. Elle remonta donc dans sa chambre prendre une douche, ranger ses affaires et faire son lit. Ces cheveux se montraient encore plus lisses que d’habitude et pour aujourd’hui elle abandonna l’idée de leur donner de la masse. Les clefs ! Oh ! Où Christiane les avait-elles rangées ?!


Dans le train,, elle laissa libre court à ses émotions. Les larmes coulaient, coulaient, coulaient...
Rien ne pouvait les arrêter. Les adieux avaient été émouvants. Christiane ne voulait pas lâcher Fantine et la couvraient de baisers et de mises en garde, inquiète. Elle lui promettait de lui écrire deux fois par semaine, même trois si elle le voulait. Fantine contesta car elle sentait que sinon elle ferait tout pour rester avec ses parents. En ce qui concernait Jack, ses réactions furent plus modérées, il se contentait de lui donner la liste des différentes choses qu'elle pouvaient faire las-bas et d'être un minimum cordiale malgré le fait qu'elle soit étrangère. Il viendrait la voir et lui montrerait ses nouveaux projets...
D'un revers de main elle essuya ses joues. Ses yeux étaient rouges. Elle enfouie sa tête dans sa veste et s'endormit bien vite en rêvant à l'Irlande...
Lorsqu'elle se réveilla, le train s'était arrêté. Elle se débrouilla dans bien que mal pour demander la destination de son école au contrôleur. A la fin de son explication il ajouta :
- Est-ce que vous allez bien, mademoiselle ?
Elle ne répondit pas. Se contenta de suivre le chemin indiqué, comme d'habitude.

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(#) Re: -Est-ce que vous allez bien, Miss ? [P.V Dean Onwara et Rashad Ota]  Mer 30 Juin 2010 - 12:31

C’était un jour normal et banal dans la vie de notre jeune infirmier. Après avoir soigné quelques cas apparemment désespérés de vouloir sécher les cours, il était sortit de l’établissement, jugeant bon de s’acheté à manger, à boire et à fumer. Il passa donc, tout d’abord, à une boulangerie du coin afin de chopper un casse-croute. Tout en mangeant, et continua son chemin jusqu’à l’une des nombreuses superettes que contait la ville. Là, il s’acheta une canette de café et repartie en direction de la gare. La gare ? Ouais la gare. C’était un endroit souvent intéressant et Dean avait toujours voulut y aller, dès fois que l’architecture serait jolie à regarder. De plus, dans les gares il faisait frais et généralement il y avait des bureaux tabac où il pourrait s’offrir son tant désiré paquet de Mild Seven.

N’ayant aucun mal à trouver le bâtiment- avec toutes les indications, impossible à le rater, où alors il fallait vraiment être aveugle …-, Dean se retrouva bien rapidement devant la porte et franchi le seuil. S’arrêtant au milieu du hall, il leva le regard vers le plafond, prenant soin de garder la bouche fermer. Tournant plusieurs fois sur lui même, il tenta de graver les moindres recoins, les moindres courbes et formes dans son esprit. Ayant une mémoire visuelle très développé, Dean aimait découvrir des nouvelles choses et les fixer dans sa tête. Ainsi, souriant, il abaissa à nouveau le regard et se retourna à la recherche d’un bureau tabac. En apercevant un en face, un peu plus loin, il se remit en route, non sans faire attention où il allait. Il percuta une personne. Heureusement que l’infirmier ne venait que de démarrer, de ce fait la collision était sans gravité. De plus, ayant jeté sa canette et le reste de son pain dans une poubelle non loin de l’entrée, il eu les mains libres, afin de retenir la personne, pour pas qu’elle tombe.

« Désolé …» dit-il furtivement, relevant son la tête et l’inconnu.

Son regard tomba sur une jeune fille. Dean abaissa ses mains et la lâcha doucement, gardant ses yeux rivés sur elle. Il pencha légèrement la tête sur le côté, avant que son regard ne dévie sur le sol. Elle avait une valise. On n’avait donc pas besoin d’avoir bac + 5 pour en déduire avec logique qu’elle venait d’arriver dans la ville. Hm. Dean fronça légèrement les sourcils et releva ses yeux vers le visage de la jeune fille. Puis, se rendant compte que son regard pouvait en mettre plus d’un mal à l’aise, il l’adoucit légèrement et esquissa un sourire, se reculant légèrement

« J’espère que je ne t’ai pas fait mal » dit-il d’une voix qui se voulait rassurante, bien qu’il sache pertinemment que rien ne pouvait lui être arrivé. Il abaissa à nouveau son regard vers la valise de la jeune fille « hm … » sa voix se brisa. Cette petite était une parfait inconnue, qui sait ce qu’elle était venue faire ici. Peut-être qu’elle venait voir de la famille ? Peut-être qu’elle n’était que de passage et qu’elle ne voulait que se dégourdir les jambes avant de repartir sur le champ. Tant de cas possible que Dean ne jugea pas important de lui demander de l’aide. Il se contenta donc de lui sourire gentiment

« Tu m’excuseras, j’ai quelques petites courses à faire »

Il désigna le bureau tabac et se dit inconsciemment qu’il était quand même débile …
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(#) Re: -Est-ce que vous allez bien, Miss ? [P.V Dean Onwara et Rashad Ota]  Jeu 1 Juil 2010 - 0:48

La rentrée, c'était pour ce jour-là. Bien que la majorité des élèves arrivent ce jour-là, les chambres étaient ouvertes aux nouveaux venus peu avant. Rashad Ota avait donc pris place dans ces appartements la veille. Il avait déjà tous rangés dans sa petit armoire et son lit avait été fait avant sa venu, lui tendant les bras. Le lit n'était pas super confortable, on pouvait sentir les ressorts à travers les matelas et la housse de couette grattait un peu, mais Rashad avait quand même trouvé le sommeil. Il venait de passer sa première nuit là-bas. Il s'était réveiller avec une petite boule au ventre. Ce premier jour dans cette institue lui posait plus de problème que prévu. Il alla se préparer dans la salle d'eau.

Les études n'étaient pas son trucs, mais si c'était pour éviter son père, ça pouvait vite le devenir. Le jeune homme c'était levé très-tôt ce matin. Pour aller voir le soleil et surtout pour pouvoir respirer l'air frais. Hier, à la télé, ils avaient annoncés une journée très chaude, alors pourquoi ne pas profiter du dehors tant que ça reste respirable ? Enfin, respirable, du moins tant que le jeune âgé de 16 ans n'avait pas allumé un cigarette. Il avait tout de même tout prévu pour contrecarré les rayons brulants du soleil. Une chemise blanche légère, dont les manches étaient remontés jusqu'au avant bras et un pantalon très légers lui aussi. Il s'était assis sur le trottoir devant le grand entré de l'école. Il avait partagé son petit-déjeuner avec les quelques pigeons qui attendaient un des seuls gestes clément que Rashad était prêt à faire. Peut-être parce qu'il n'était pas vraiment réveillé. Il n'avait personne à qui parler ou à qui donner des ordres. Il ne vit qu'une personne quitter du bâtiment avec un peu d'argent dans la main.

Au bout d'une demi-heure à être seul, les élèves commençaient à arriver. Il adressa la parole à quelque charmante fille en leur faisant un sourire charmeur. Peut-être que l'une d'entre elle pourrait servir une de ces nuits. Tous munit d'une grosse valise, ils étaient impressionnés de l'immensité du bâtiment. C'était le moment pour Rashad d'aller un peu plus loin. Une envie de s'échapper des cours pouvaient le prendre et être vu par des potentiels camarades de classe qui auraient pu le dénoncer. Il décida d'aller au premier endroit que lui indiquerait une pancarte. Il leva la tête. « Gare ». Ce n'était pas le meilleur moyen pour se cacher là-bas, mais il y avait de quoi passer le temps entre tous les magasins de souvenirs.

Il arriva après cinq minutes de marche rapide. Il entre directement dans une de ses boutiques et toucha un peu à tout. Il sorti après avoir cassé quelque chose, personne ne remarqua, il le laissa comme ça, où il était. Il alla dans le hall et vit deux personnes se rentrer dedans. Ca le fit plus sourire qu'autre chose. Il se mit à marcher derrière l'homme qui venait de s'excuser. Il se frotta le visage, se retourna pour ne pas perdre la fille du regard. Il passa sa main sur l'épaule de l'homme, de façon à se faire remarquer.

Excuses-moi.

Rashad s'arrêta et passa sa main dans ses cheveux, histoire de laissé passé un peu d'air. L'air commençait déjà à être moins respirable, surement à cause des machines et toutes les personnes rassemblés ici. Il eut l'occasion de regarder de plus prêt à qui il parlait. Il avait l'air de se prendre au sérieux, un peu trop au goût de Rashad. Il était plus grand que Rashad, du moins en âge, le jeune homme devait lui montrer au moins un peu de respect. Mais dommage pour Dean, le mot respect ne faisait pas partie du vocabulaire de Rashad Ota.

Si tu veux mettre la main sur cette créature c'est une étrange manière de t'y prendre. Peut-être aimerai tu quelques conseils d'un maitre en la matière ?

Ou peut-être était-ce dommage pour Rashad ?
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(#) Re: -Est-ce que vous allez bien, Miss ? [P.V Dean Onwara et Rashad Ota]  Ven 2 Juil 2010 - 10:17

Ouch… Fantine eût beaucoup de mal à trainer sa valise dans la gare, elle suait sang et eaux et avait des crampes aux pieds. Bien évidemment, le monde étant bien trop occupé à s’occuper de ses petites affaires, personne ne la remarqua. Ces gens, ils se ressemblaient tous. Ils venaient tous d’être quittés où de quitter une personne chère à leurs yeux. Des mines tristes et creusées par la fatigue, songea Fantine. Il faisait chaud. Elle s’essuya le front décollant une mèche de ses cheveux et repris sa course en serrant ses bagages avec nervosité.
Beaucoup de choses s’étaient produites ces derniers temps. Un concours de circonstances pour être plus précis. Une crise économique entrainait une nation au bord du gouffre ce qui contraignait ses habitants à fuir. C’était bel et bien une fuite que l’on masquait derrières des promesses. La promesse d’un emploi, de travail acharné récompensé, sous prétexte que LE Japon deviendrait la puissance la plus reconnue et qu’en participant à cet effort, l’Irlande et l’Europe entière d’ailleurs seraient admirées. Tu parles ! Il fallait bien trouver un moyen pour contrer la baisse de régime…
l'Irlande s’était malgré elle précipitée dans ce guet-apens…
Enfin… s’était bien ce que Fantine espérait mais en réalité, ne s’était-elle pas offerte volontairement pour avoir une chance de revendiquer la liberté contre l’Angleterre ? C’était absurde ! Quitter une prison pour se faire prendre dans une autre…vraiment …

BOUM.
Un gros choc. Fantine se senti soudain hébétée. Elle cligna des yeux, que c’était-il passé… ? Elle fût projetée un peu en arrière par l’impact et se plia en deux par réflexe pour protéger son visage. Lorsqu’elle releva la tête, elle découvrit l’identité de son « agresseur ». Elle comprit alors pourquoi l’impact de la douleur avait été aussi grand. L’homme était de haute stature, assez massif autant que Fantine puisse en juger et… il la regardait.

« Désolé » entendit-elle dans un murmure. Il n’avait pas vraiment l’air de l’être mais Fantine préférait ne pas relever. Il s’excusait c’était déjà ça. Avait-il remarqué qu’elle était étrangère ? La jeune fille s’en voulue d’avoir une telle curiosité mais elle devait savoir si elle pourrait se fondre dans la masse des japonais. Heu comment dit-on déjà…voyons…
- Non, non, la faute est à moi…je veux dire pour moi…

Pitoyable. Elle soupira intérieurement. C’était une langue difficile… « Comment pourrai-je me faire comprendre ?... ». Fantine chercha dans ses souvenirs une formule qui désignait la confusion mais rien ne lui venait en tête, justement. Elle jeta un nouveau regard à l’homme devant elle. Il n’était pas moche à regarder. Ses cheveux tombaient légèrement sur son front, d’un reflet brun, ils accentuaient le bleu de ses yeux. Ses traits fins se démarquaient de tous les garçons qu’elle avait connus jusqu’à présent. Elle crue aussi voir un sourire narquois se peindre sur ses lèvres. L’imagination… ? Non. Son cœur manqua un battement. Inconnu avait repéré sa valise. Ses doigts se crispèrent davantage. Alors l’homme se détourna de l’objet et lui dit :
« J’espère que je ne t’ai pas fait mal ».

- Ça ira…je crois…
Etais-ce une bonne réponse… ? Fantine n’était elle-même pas convaincu de la vérité de ses propos. Ça cognait très fort dans sa poitrine. Pourquoi est-ce que au fond d’elle-même, elle pensait que ce type qu’elle venait de rencontrer pourrait peut-être l’aider… ? Lui poser une simple question ne coûtait rien… Allons… Fantine inspira un grand coup… Elle tressaillit. Il regardait de nouveau fixement la valise. C’était perdu. Elle l’entendit racler sa gorge dans un « Hm » significatif. Il réfléchissait. Prions pour qu’il n’en vienne pas à la conclusion qu’elle-même avait tirée. Elle était une immigrée. Mais c’est impossible ! Il y a des tas de raisons qui font que des gens prennent le train ! Ce qu’elle était stupide !
Soudain il sembla prêt à dire quelque chose, puis se ravisa pour finalement lancer :

« Tu m’excuseras, j’ai quelques petites courses à faire »
Ah. Des courses. Bien. Il avait des courses à faire.

- Je vous en prie monsieur… Pardon !
Pourquoi s’excusait-elle maintenant ? Elle n’avait rien fait de mal. En fait cela voulait dire : « Excusez moi de ne rien pouvoir vous dire…. » Curieusement, elle sentait que lui aussi se sentait coupable de quelque chose qui n’avait rien à voir avec cette bousculade.
Déjà, il partait en direction du bureau de tabac qu’il lui avait désigné. Fantine fît un pas en avant pour le rattraper mais elle vît qu’un autre garçon qui marchait derrière lui, lui touchait l’épaule. Celui-là aussi la fixait. Elle était intriguée. Non, non ça n’est pas le moment….
- Dîtes… les apostrophât-elle suffisamment fort, Est-ce que vous savez où se trouve le lycée de Kobe… ?

Les dés sont jetés à présent.
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(#) Re: -Est-ce que vous allez bien, Miss ? [P.V Dean Onwara et Rashad Ota]  Lun 5 Juil 2010 - 9:00

[que ce soit claire: Dean est encore nouveau au lycée, il n'a pas encore cette réputation de "pervers gigolo" qu'on lui attribuait autre fois. Je tenais juste à le préciser, pas qu'a l'évocation de son métier vous vous fassiez des idées ^^]

Un gamin. Dean avait horreur des gamins. D’autant plus si ces gamins lui faisaient la morale. Oh qu’il aurait adoré lui envoyer son points dans la gueule et le frappé jusqu’à le voir recouvert de sang, soufrant et demandant pitié. Mais non. Dean n’était pas du genre violent. De toutes manières, ce jeune homme était un parfait inconnu aux yeux de notre adulte. Ainsi l’infirmier n’avait aucun droit de le frapper. Mais la condition pour laquelle il voulait en venir aux mains, n’était-elle pas suffisante ? Hm, sans doute. Ce jeunot l’avait tout même implicitement traité de sale-pervers-pedobear, non ? Si si. Ainsi donc, il se retourna, bien forcé de ne pas laisser passer cet incident. Affichant un sourire, qui, bien que forcé, était quand même un sourire, il fixa le jeune homme.

« Créature dis-tu ? » dit-il tranquillement « hm … » il jeta un coup d’œil vers la jeune fille qui les observaient l’air de ne pas comprendre ce qui se passait, avant de reporter son attention sur l’inconnu « tu devrais quand même savoir qu’on ne parle pas ainsi des filles. Et puis, crois-tu réellement que j’ai des leçons à recevoir de gamins merdeux de ton genre ? Je ne crois pas non. De plus, entre toi et moi, je crois plutôt que, conte tenu de l’écart d’âge – avouons-le, tu ne fais pas plus de 14 ans- c’est moi qui suis le plus expérimenter dans ce domaine. »

Il avait parlé à voix basse, de façon à ce que seulement le petit merdeux l’entende et avait ponctué ses paroles d’un clin d’œil avant de s’être redressé. Reculant d’un pas, il abaissa son regard, prenant la permission d’observer sans discrétion l’inconnu.

La première chose qu’il put remarquer était la couleur de ses yeux. Verts. C’était assez rare et donnait un tout autre charme que les yeux bleu ou marron. Soit. Ses yeux, brillant telles deux émeraude, avaient un air malicieux ? Hautain ? Sans doute les deux. Encadré de cheveux bruns lui cachant partiellement la vue, son visage était carré. Il ne devait pas être bien commode. Mais n’allons pas faire de préjugés. Ainsi, ce jeunot avait exactement ce charme qui n’avait aucun effet sur notre adulte. Oui, il avait apparence plutôt banal et, bien que Dean craquait souvent pour les beaux yeux, le caractère était tout de même le plus important. Certes, il ne connaissait pas réellement ce gamin, mais pour le peu qu’il le connaisse, il pouvait déjà en tirer quelques conclusions hâtives et pour le moins désagréable.

Quoiqu’il en soit, une voix, plus féminine cette fois, retint son attention. Sortant de ses pensées, il leva doucement le regard saphir qui se posa sur la jeune fille de tout à l’heure. Dean l’interrogea du regard, l’écoutant attentivement. Lorsqu’elle eu finie, une sourire se dessina sur ses lèvres et il se redressa d’avantage.

« La Kobe High School, tu veux dire ? » demanda-t-il d’une voix enjoué « J’y travail en tant qu’infirmier » il sourit puis jeta un regard vers le bureau tabac « hm, laisse moi juste acheter un truc et je t’y accompagne »

Il lança un regard neutre au gamin, puis se détourna et se dirigea en grande enjambé vers ladite direction. Dean s’acheta rapidement ses deux paquets de Mils Seven, avant de retourner vers les deux jeunes gens. Il s’arrêta devant eux, les jugeant rapidement. Puis, d’un coup de tête vers la sortie, il signifia à l’inconnue qu’il était prêt et que, si ça lui chantait, ils pouvaient y aller.

« Et toi, le merdeux ? »
dit-il a l’attention du concerné « T’es aussi au lycée là-bas ? »
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(#) Re: -Est-ce que vous allez bien, Miss ? [P.V Dean Onwara et Rashad Ota]  Lun 5 Juil 2010 - 14:12

Avant qu’elle ne demande la situation de sa nouvelle école, elle vît que le jeune homme qui s’était glissé derrière l’homme lui donna une tape dans le dos et commença à lui parler en ouvrant grand la bouche comme si il s’apprêtait à lui faire une déclaration. Mais elle savait que ce n’était certainement pas une déclaration d’amour parce que les yeux du trouble-fait (faute d’autres mots) semblaient chercher la petite bête et pour cause il riva son regard sur Fantine. Qu’est-ce qu’elle n’aurait pas donné pour savoir ce qu’il disait… De taille moyenne, un visage à forme carré (ce qu’elle trouva singulier) et une coupe de cheveux au vent qui lui permettait de se passer les mains dedans. Elle esquissa un sourire. Ce garçon devait être amusant. En tout cas, il ne faisait pas rire son interlocuteur qui chuchotait avec un air sévère. Fantine remarqua que ni l’un ni l’autre ne paraissaient impressionnés par la prestance qu’ils émanent, contrairement à Fantine qui venait de poser sa question.

« La Kobe High School, tu veux dire ? » lança l’homme joyeusement à la surprise de la jeune femme. Elle ne s’attendait pas à un tel changement de ton de la part de quelqu’un qui se voulait autoritaire à peine quelques secondes plus tôt. Elle ne s’en formalisa pas, sensible au fait qu’il connaissait visiblement l’école vu qu’il corrigea la faute de Fantine au sujet de son nom.

« J’y travail en tant qu’infirmier ». Infirmier. Ainsi donc, elle allait pouvoir cerner un peu mieux le personnage en sachant sa profession. A dire vrai, c’était la première phrase qu’il avait dite sans confusion et cela rassurait notre amie qui à présent se sentait capable de dialoguer, elle aussi. Comme si ce frein qui en elle s’était bloqué, braqué vis-à-vis de cette nation c’était un peu desserré, lui permettant ainsi de répondre au sourire de « l’infirmier » qui ajouta : « hm, laisse moi juste acheter un truc et je t’y accompagne ». Fantine rougit. Ferait-il vraiment ce geste pour quelqu'un qu’il ne connaissait pas ? Raisonnablement, oui puisqu’il y avait son travail là-bas, mais tout de même, il ne lui avait demandé aucune explications, ni de se présenter, ce qui était de la politesse au japon… réalisa Fantine scandalisée par son erreur. Il fallait se rattraper ! Pour la deuxième fois, il fila en direction du bureau de tabac laissant à peine le temps à Fantine de bredouiller :

- Merci, c’est très gentil à vous !

Elle tenta de s’incliner, mais ne voulant pas être extravagante, elle se ravisa.
L’autre garçon toujours là regardait dans le vide, il semblait absorbé par la foule. Fantine s’approcha timidement de lui (mais pas avec discrétion car sa valise à roulette faisait un boucan du diable) le scruta un moment, le laissant à sa contemplation, puis s’exclama vivement :

- J’espère que je ne vous ai pas apporté d’ennuis… ?

La nervosité dans ces propos trahissait son accent Irlandais. Elle ne s’inquiéta pas plus que ça, étonnamment, ce « type » était décontracté. Décidément, la langue Nipponne lui posait des problèmes.

Elle sursauta quand l’infirmier revînt. Que… Qu’avait-il à l’observer ? Est-ce possible qu’il ait changé d’avis ? Pourvu que non… Fantine fût rassuré et indigné quand elle entendit qu’il appelait le jeune garçon aux yeux verts « merdeux » pour lui demander si lui aussi faisait partit de Kobe High School. Ne vous étonnez pas que Fantine sache retranscrire ce terme. Comme tous les adolescents de son âge, la première chose qu’elle tenta de mémoriser en japonais sont ses mots vulgaires. Elle avait donc bien retenue la leçon. L’infirmier indiqua la sortie de la gare, Fantine naturellement suivit le geste de la tête hésitant à se ranger à son côté, de peur que cela semble malvenu. Finalement, elle prit place entre les deux garçons. Les engelures sur ses doigts meurtris lui faisaient moins mal.

Dos à l’infirmier elle dit enfin la phrase qui lui brulait les lèvres en mal où en bien :

- Je…Je m’appelle Fantine. Heu…Holmes, Fantine Holmes.
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(#) Re: -Est-ce que vous allez bien, Miss ? [P.V Dean Onwara et Rashad Ota]  Ven 30 Juil 2010 - 22:14

On continue sans Rashad. @Fantine: désolé pour cette réponse merdique ._____. j'ai honte de moi.

Pas de réponse. Le merdeux était vraiment irrespectueux. Indigné, Dean s’en détourna et posa son regard sur la jeune fille. Tant pis pour lui hein ? Au moins il récoltait une jolie fille. L’infirmier esquissa un sourire en direction de l’inconnue et s’apprêtait à parler, lorsqu’elle lui coupa la parole, se présentant comme étant une certaine Fantine Holmes. Comme Sherlock ! Trop bien, une britannique ou anglais, tout au moins. Dean pourra enfin reparler un peu dans sa langue maternelle. Faut dire que, certes il aimait beaucoup la langue japonaise, mais l’américain commençait tout doucement à lui manquer. Il esquissa alors un gentil sourire et s’approcha de la jeune fille, lui tendant la main

« Dean Onwara, pour ma part » sourit-il en lui serrant la main.

Il abaissa ensuite son bras et lui prit sa valise sans lui demander son avis. Bah ouais, fallait être un minimum galant dans la vie, non ? Ainsi, tirant la valise de la jeune fille derrière lui, ils se mirent en route, sortant de la gare dans la chaleur peu soutenable de l’été Japonais. Dean se passa la main dans ses cheveux et soupira doucement, avant de porter son attention sur Fantine. La regardant, il sourit à nouveau et prit à son tour la parole

« D’après les consonances de ton nom, on est pas obligé d’avoir bac + 10 pour en déduire que tu n’es pas asiatique » ‘d’après ton physique non plus, se garda-t-il d’ajouter « Anglaise ? » demanda-t-il, sa curiosité ayant prit le dessus.
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(#) Re: -Est-ce que vous allez bien, Miss ? [P.V Dean Onwara et Rashad Ota]  Sam 31 Juil 2010 - 14:19

Aucun problèmes. Vu que la moitié de mon post s'adresse à Rashad, tu ne pouvais que répondre sur ce qui te concerne ^^

« Dean Onwara, pour ma part ».
Fantine demeura un instant saisit d'étonnement devant la spontanéité de la réplique. Elle pensait l'infirmier réservé, comme elle d'ailleurs, puisque jusqu'alors il ne lui avait parlé qu'avec des mots choisis avec soin. Loin d'en être intimidé, elle se dit avec plaisir qu'au moins un des deux ne seraient pas coincé.
Dean. Elle en connaissait un seul en Irlande, c'était l'épicier de son village natal à Neul : Dean Finnegan. Elle se retint de rire en comparant l'homme qu'elle avait sous les yeux et ce vieil hurluberlu barbu, buveur de cidre. Onwara se distinguait largement ne serait-ce que par sa posture. Fantine exerça une légère pression sur les doigts de l'homme quand il lui tendit sa main, sans trop d'insistance. Elle lui rendit son sourire qu'elle jugea édenté par un incline-ment de tête maladroit.

Quand elle redressa son visage, quelques mèches folles lui barrèrent le front de manière insolente, elle ne remarqua donc que quelques instant plus tard que Dean avait prit les devants, sa valise en main. Prise au dépourvue, elle se mit à balbutier :

- Onwara-San... Non...vous n'êtes pas obligé... peux me débrouiller seule... Je n'ai pas l'air... bonne condition physique !


Dieu ! N'y avait-il pas de discours plus minable...? Il finirait par penser que Fantine n'avait pas l'habitude de se faire aider et la prendrait en pitié. Mieux vaut ne rien ajouter, si elle veut garder un minimum de fierté.

Ils marchèrent donc un moment sans rien dire. La jeune femme n'osait pas le déranger dans effort voyant qu'il soupirait. C'est vrai que, pensa t-elle la chaleur dense se faisait sentir et son rythme commençait à ralentir. Ses jambes devenaient lourdes à porter. Vivement, elle se rabroua. Et lui, alors il tenait sa valise en plus ! "Pourquoi est-ce que fais ma difficile d'un coup ?" Elle n'allait tout de même pas faire la bêtise de croire qu'elle pouvait se reposer sur lui, non ?

La sortant une nouvelle fois de ses conciliabules, Dean lança, engagé :

« D’après les consonances de ton nom, on est pas obligé d’avoir bac + 10 pour en déduire que tu n’es pas asiatique »

- Touché ! accusa-t-elle dans un français approximatif. Un réplique entendu dans un film qu'elle avait apprécié.
Elle ne chercha pas à comprendre pourquoi elle avait sortit ça, mais il semblait que Dean avait un enthousiasme naturel communicatif.
« Anglaise ? »

- Irlandaise. Plus précisément de Gallway. Vous y êtes déjà allé, en Irlande, je veux dire...? Vous semblez...comment dire...voyageur...? Enfin...je sais ce n'est pas très difficile de deviner que je ne suis pas japonaise de part mon look. Je ne doit pas paraître "normal". J'ai un peu peur de ce qui est hors-normes en fait...
avoua-elle

Fantine piqua un fard. Est-ce que quelqu'un voit une cohérence dans ce qu'elle vient de dire ?
Si Dean ne s'enfuit pas à toutes jambes, c'est qu'il est un sain !
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(#) Re: -Est-ce que vous allez bien, Miss ? [P.V Dean Onwara et Rashad Ota]  Lun 2 Aoû 2010 - 19:02

C’était mignon. Vraiment mignon. La jeune fille qui avait pourtant l’aire réservé et pas vraiment extravertie, se révéla être une adolescente qui avait la parole facile. Ainsi elle lui expliqua exactement d’où elle venait. Galway. Même si elle n’avait pas précisé avant qu’elle était irlandaise, Dean aurait put le deviner de lui même. Car oui, dans sa vie, Dean avait énormément voyagé. Il était nés dans le Dakota du nord, mais ses parents étaient du genre voyageur et l’avaient donc à chaque fois emmené avec. Ainsi donc, il s’était retrouvé à Fielding, Wellington et Auckland en Nouvelle Zélande, puis l’année d’après à Perth en Australie. Mais, durant l’année de ses 15 ans, ils étaient partis pendant les deux mois des vacances d’été en Angleterre. Là, il avait découvert Londres, Cambridge et Oxford, avant de partir pour l’Irlande où ils avaient habité à … Galway. Une jolie ville très typique de l’Irlande.

Mais ce fût la deuxième partie des paroles de la jeune fille qui avait retenu son attention. Avoir l’air d’un voyageur ? Hm. Ah ouais ? Comment ? Pourquoi ? Soit, elle ne se trompait pas, c’était sûr. Et puis, Dean aimait bien les gens qui osent le questionner. Mieux vaut ça qu’être trop réserver. Alors, affichant un sourire sincère, il hocha une fois la tête en signe d’approbation :

« Je me demande vraiment comment tu as pus deviner que j’étais du genre à voyager … » il coula un regard vers elle peut reprit calmement « mais je suis effectivement déjà allé en Irlande et plus précisément à Galway. » Il se redressa et reporta son regard vers l’avant « à vrai dire, je me suis déjà retrouver un peu partout dans le monde, étant donné que mes parents adoraient voyager et je n’hésitais pas à les suivre »

Il lança un regard à la jeune fille puis désigna une rue à droite et s’arrêta devant le passage pour piéton. Dean avait décidé de les faire passer par un des parcs de la ville, étant donné qu’il y avait là un stand où il pourrait se prendre une bière bien fraîche. Ainsi, il ne laissa pas le choix à la jeune fille que de le suivre. De toute manière, c’est lui qui portait sa valise, donc si elle n’avait pas envie de la perdre de vu, autant qu’elle reste collée à lui. Soit, il traversa la route, emprunta un petit chemin et entra dans le parc. Tout en gardant son silence, il se dirigea vers la petite cabane et s’y arrêta devant. Il déposa la valise sur le sol et fouilla dans la poche arrière de son pantalon.

« Une bière, fraîche, si possible » dit-il en souriant à l’attention du vendeur. Puis, se tournant vers Fantine, il l’interrogea du regard « tu veux quelque chose ? » Oui, il était près à lui payer un coup, étant donné comment il faisait chaud.

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(#) Re: -Est-ce que vous allez bien, Miss ? [P.V Dean Onwara et Rashad Ota]  Mer 4 Aoû 2010 - 19:12

[HRP Very Happyésolé pour ce post bizarre ! Si un truc te choques dis-moi !]

« Tu veux quelque chose ? »
- Un verre d’eau, s’il vous plait, Onwara-San.

Les deux jeunes gens, quoique Fantine ne puisse estimer exactement l’âge de Dean, s’étaient assis à une table dans un parc de Kobe. Ils n’avaient pas beaucoup marché, mais l’oppression de la foule dans gare augmentait la chaleur déjà quasi insoutenable. Pourtant, il n’était même pas midi.

Fantine observa autour d’elle. Pour sur, il y avait beaucoup d’immeubles à Kobe. 3 millions d’habitants à loger, voila qui devait coûtait cher. Prévenance oblige, Fantine avait passé sa semaine à Tokyo en s’informant à propos de la culture Nippone. Elle avait déjà visité pas mal d’endroits dans la capitale, dont les lieux de cultes et certaines entreprises comme Sony Ericsson. La technologie n’étant pas un sujet qui la passionne, elle se fichait un peu de savoir comment sont fabriqués les téléphones portable dernier cri. En revanche, elle fût sidérée lorsqu’on lui expliqua que les Japonais vivaient de ce marché qui, pour l’entreprise de Tokyo comptait 8000 employés et un taux de croissance annuel de 43% ! Pour le coup, elle s’abstiendrait de critiquer le paradoxe japonais entre les coutumes traditionnelles et l’évolution constante de leur production !
Même si, (il fallait qu’elle trouve une critique à faire), les logements serrés les uns contre les autres, gâchaient le paysage, selon elle. Les couleurs assez pâles, aussi, sans éclats….

Un brise s’éleva, agréablement et Fantine en profita pour relevé les manches de sa chemise. Faite d’un tissu léger, elle n’empêcha pas la jeune fille de transpirer. Elle reporta son attention sur Dean tandis que le vendeur lui tendait sa bouteille en la gratifiant d’un sourire aimable. Toujours cet expression de sérénité sur son visage. Même quand il parlait, elle ne percevait pas la moindre fausse note dans sa voix au timbre chaud. Pour ne pas dire…sensuel. Fantine cacha son visage dans ses mains. Que venait-elle de penser … ? « Il faut toujours que tu mette un mot bizarre sur un fait, espèce d’idiote ! » Dans la bouche de Fantine, « sensuel » voulait dire justement sans… jugement…avec sincérité quoi ! Et zut ! Mieux valait répondre à son interrogation : " Je me demande vraiment comment tu as pus deviner que j’étais du genre à voyager … » de manière compréhensible. Elle apprit tout de même avec plaisir qu’elle avait vu juste.

Ils se ressemblaient, d’un certain point de vu. Sauf qu’elle, ses connaissances venaient des voyages de son père, et non de ses propres expériences. Elle réfléchit quelques secondes, renversant sa tête en arrière et posant son index sur ses lèvres, par habitude.

- Par principe_ mon principe, commença t-elle en appuyant sur "mon",quelqu'un qui accueille une étrangère, même si c'est par accident, elle se mit à rire doucement, est une personne qui possède un certain savoir vivre, et..., elle marqua une pause et baissa les yeux sentant que les larmes montaient, mon père dit que le bon sens ne s'apprend que par les voyages et la découvertes d'autres langues, sans ça l'esprit reste fermé...


Dernière édition par Fantine Holmes le Mar 17 Aoû 2010 - 20:49, édité 1 fois
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(#) Re: -Est-ce que vous allez bien, Miss ? [P.V Dean Onwara et Rashad Ota]  Mar 17 Aoû 2010 - 20:24

Un verre d’eau ? Un simple verre d’eau ? Mouais, de toute manière c’était une fille, Dean aurait été plus étonné si elle avait voulut une bière ou une autre boisson alcoolisé. Soit, il prit sa bière et donna le verre d’eau à Fantine, avant qu’ils n’aillent s’installer à une table non loin. Ainsi installé, Dean prit une longue gorgé de sa bière et la déposa sur la table. Silencieux, il en profita pour observer d’un peu plus près la jeune fille, lorsque celle-ci prit la parole.

On pouvait souvent juger les gens rien qu’en les écoutant. Le choix des mots de quelqu’un de cultivé était bien différent de quelqu’un qui avait vécu des choses cruelles ou encore de quelqu’un qui avait eu une vie tout à fait normal. La culture générale s’apprend à la file des années. Cette jeune fille avait quoi, 15 ans ? Peut-être 16 ans ? Voire 17 ? Il avait toujours été difficile pour notre adulte de définir réellement l’âge d’une personne. Mais Fantine avait l’aire de quelqu’un de bien. En plus d’être mignonne, sont choix de mots était intéressant et donnait l’impression d’avoir une façon bien à elle de penser. M’enfin. Elle disait que son père dit un jour que ce n’est qu’en voyageant qu’on peut acquérir un certain savoir vivre. Dean hocha doucement la tête et s’avança, posant ses avant bras sur la table.

« A vrai dire, je ne me suis jamais penché sur la question, mais … » il esquissa un sourire « ton père à sans doute raison. Comme dit auparavant, j’ai énormément voyagé durant ma jeunesse et il est vrai que, sans ses voyages, j’aurais sans doute l’esprit plus fermé. J’ai acquis pas mal de connaissance en me penchant plus sur l’histoire et le passé de chacun des pays visités. Mais je pense que c’est surtout le fait de faire la rencontre des différents habitants qui font ce que je suis maintenant. » Il marqua une pause et attrapa sa bouteille de bière qu’il fit tourner entre ses mains « je veux dire par là. J’ai rencontré énormément de gens et j’ai découvert l’hospitalité de ce qui n’avaient presque rien et vise versa. » Il releva son regard vers la jeune fille et lui adressa un sourire « désolé, je m’emporte facilement quand il s’agit de raconter des bons souvenirs … »

Il attrapa sa bouteille de bière, la porta à ses lèvre et bu quelque gorgé tout en observant la jeune fille.
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