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 A Pirate's Arrival [Libre]

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(#) A Pirate's Arrival [Libre]  Mer 29 Sep 2010 - 8:46


    Mes cheveux roussissaient de l'orangé du matin. Alourdis de ma guitare en bandoulière, de l'étui rigide de mon piano sans pieds et de mon sac de voyage léger, les talons de mes bottes résonnants d'un rythme franc sur les quais, j'avançais vers le moment de mon entrée à Kobe. Une pointe d'angoisse perlait sur mon souffle précipité par la marche rapide. En plus du stress que m'aurait naturellement créé l'entrée à la prépa, je vivais une insécurité à devoir me refaire une vie dans un lycée complètement japonais à l'autre bout du monde. L'idée, au départ, ne me plaisait pas et ne semblait toujours pas en accord avec mon corps qui, malgré mon apparente confiance en moi-même, s'amusait à faire frétiller mon coeur comme un poisson-bêta prêt à tuer. Desserrant mon écharpe de laine fine d'une main, je glissai l'autre vers la ceinture de ma jupe où émergeait le tissu fripé d'un bandana de soie mauve lustré. Voilà. Avec mes bottes au genou, mon bandana, mes yeux ombrageux et mon unique boucle d'oreille en or piquée à mon oreille droite, j'avais tout du parfait pirate.


    La petite route dessinée de la limite du quai jusqu'au lycée zigzaguait derrière l'étendue pure de la plage. Il était encore trop tôt pour que quiconque vienne se prélasser sous le soleil et réchauffer son teint. À cette heure du matin, la marée haute descendait; ma procession m'offrait l'opportunité de mesurer du coin de l'oeil les centimètres de sable perdus par les vagues à chaque fois que l'une d'entre elles revenait lécher la plage. L'eau m'apparaissait si limpide et belle pour la baignade. À peine ma première journée entamée que je projetais déjà de partir, une fois le premier jour de congé venu, avec le Dystopia et tremper mes orteils en haute mer. Les futures rencontres qui s'offraient à moi me permettraient peut-être de tomber sur des collègues de classe intéressés à faire un tour en mer avec moi. Naviguer en solitaire apportait du repos au coeur et à l'esprit, mais mes souvenirs de New York, du pont foulé de copains de classe, me revenaient enveloppés d'une mousse joyeuse. Honnêtement, qui dirait non à une balade gratuite sur le Pacifique?


    Le toit de l'école sortait du ciel en bas-reliefs au-dessus des arbres. La plage sur ma droite s'était égarée au commencement d'une petite forêt. Malgré mes inquiétudes, je ne pouvais nier que Kobe s'illustrait jusqu'à présent comme un véritable petit paradis. La plage. Le quai. Mon bateau à portée de main…Restait seulement à voir si les chambres auraient la même prestance.


    Mon pied força la porte du Grand Hall à s'ouvrir à la volée d'un coup de botte précis. Sans m'arrêter pour admirer la décoration plus que convenable, je girouettai entre les corps d'étudiants amassés en troupeaux dans la salle. Mes talons claquaient bruyamment sur le parquet alors que je soupirais de ne pas apercevoir d'ascenseur. J'en aurais bien profité avec tous les trucs que je trimballais derrière moi. Mes épaules, écarquillées par mes instruments et mon sac de voyage, se fendaient en leur milieu. Je ne sentais plus la plante de mes pieds… ou plutôt, je pouvais en discerner chaque centimètre carré par le degré d'intensité de leur pincement. Le vert de mes yeux se salit du rouge de la fatigue. La nuit blanche sur le Dystopia, passée à divaguer au sujet du passé, me rattrapait finalement. Prochain objectif: trouver ma foutue chambre et y choir, morte pour quelques heures.


    Au fond du Hall grimpait un escalier menant aux étages et aux chambres, comme l'indiquait si gentiment une jolie pancarte suspendue. On m'avait bien élevée, je n'allais tout de même pas refuser les conseils de cette sage pancarte soulignant l'arrivée prochaine de la fin de mon insomnie. Ou l'arrivée soudaine d'un mini chemin de croix; ledit escalier et l'ascension incertaine de mon piano. Celui-ci, dont le poids était tout juste tolérable sur sol plane, venait d'acquérir assez de points d'expérience pendant le trajet pour enfin se payer le don de m'immobiliser sur la cinquième marche. Au moment où je laissai ma tête couverte du bandana se pencher sur mon épaule gauche et mes mains se poser sur mes hanches afin de mieux évaluer la situation et chercher un moyen de gravir cet escalier du démon, un jeune homme aux cheveux gris cendré s'arrêta à quelques pas de moi, un sourire en coin sur les lèvres.


    Un rapide tour du Hall du bout des yeux me confirma qu'il était véritablement le seul à porter attention à mes déboires d'Escalier VS Pirate. Il tombait bien, j'avais justement besoin d'une seconde paire de mains… d'allure fortes… comme les siennes... Mon regard s'attarda avec intensité sur lui, mes yeux s'ouvrant très grands pour ne rien manquer de l'apparition et mes lèvres entrouvertes de surprise. Des iris noirs perçants à m'en chavirer le coeur. Une chemise blanche, déboutonnée au col, enfilée sur son torse athlétique. Moi qui adorait les chemises blanches, et les beaux gosses (mais surtout la combinaison des deux), je l'aurais bien entraîné avec moi pour une visite privée de mon Dystopia, où de ma chambre, si l'entité «bienveillante» assise sur son nuage m'accordait le droit d'arriver à la trouver.


    Me ressaisissant et chassant de deux ou trois battements de cils mes pulsions, je réajustai la ganse de ma guitare puis celle de mon sac de voyage sur mes épaules. Une grimace accompagna mes mouvements; les muscles de mes trapèzes jouaient de crampes à force d'y faire peser mes bagages. Je le fixai en esquissant un sourire amusé. Machinalement, je lui adressai la parole en anglais:


    "- Are we gonna stand here all day? I could use a hand to carry my piano up these damned stairs. \\ Allons-nous rester ici toute la journée? J'aimerais bien un coup de main pour transporter mon piano en haut de ces foutus escaliers. -"






***Le prochain post est réservé à Shiki Senri. Par la suite, le Sujet sera pleinement libre!***


Dernière édition par Clara Wolfe le Jeu 14 Oct 2010 - 3:21, édité 1 fois
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(#) Re: A Pirate's Arrival [Libre]  Jeu 30 Sep 2010 - 2:04

    La porte de la limousine se referma, tandis que je la poussais doucement en remercient mon chauffeur privé de m’avoir reconduit à l’entré du campus. Je ne voulais pas du tout arrivé devant la porte avec la présente limousine, craignant de me faire immédiatement identifier en tant que fils de riche. Je n’étais pas pressé et je n’avais besoin de rien pour partir ma nouvelle réputation en cette école. Prenant d’une main mon sac en bandoulière que j’avais acheté, je le levai sur mon épaule droite. J’avais déjà aperçut une belle plage et traversais déjà une belle forêt qui entourait l’école. Le vent balayait le petit chemin bien entretenu qui menait à l’école, soufflant dans mon dos comme s’il eut tenté de m’aider à avancer. Je n’étais pas gêner, mais bien stressé. J’avais pour ainsi dire, peur de devoir vivre le même enfer qu’à mon ancienne école, il s’agissait pour moi d’un nouveau départ et cette fois, je ne désirais pas le merder. J’avais tant changé que si j’eus croisé un ancien élève de mon école, celui-ci n’aurait jamais pu me reconnaître. Mes cheveux habituellement noir et courts étaient à présent longs et teints d’une couleur s’apparentant très adroitement au blanc, éméchés vers les cieux. Comme le port de l’uniforme n’était pas obligatoire ici, je portais désormais une chemise à manche longue, ouverte de 2 boutons au niveau du torse, laissant entrevoir une petite chaîne avec un crucifix. Pour les pantalons, j’avais laissé tomber le beige, adoptant plutôt le noir, ainsi qu’un style de pantalons ajusté à merveille, cousu sur mesure, rattaché à la taille par une ceinture rougeâtre.

    Je n’avais pas beaucoup de stock sur moi, si ce n’était que d’une valise de grosseur moyenne, posée sur le sol, à mes pieds, accompagné d’un tas de couverture, dans lequel était dissimulée mon arme de kendo, une petite épée en bambou. J’avais prévu quelques vêtements pour me permettre un peu de variété, un petit jeu de shogi portable, ainsi que les outils de toilettes nécessaires à l’entretien du corps. Soupirant une dernière fois en entendant le bruit du klaxon de Matsuda, le chauffeur de mon père, j’entrepris de faire les premiers pas en direction de ma nouvelle demeure. Le petit chemin serpentait sur quelques mètres, avant d’arriver droit devant un grand portique, d’où s’échappait un intense brouhaha. Les habitués se préparaient, vaquant à leurs occupations, avant de devoir commencer les cours. Perdu dans cette immense masse d’être humains, je frayai mon chemin les yeux constamment à l’affut de jolie fille, tous aussi différente les unes que les autres. De plus en plus, je répondis aux regards interrogateurs par de beaux sourires, attendant de comprendre ou je me situais en ce moment et ou je devais me rendre.

    Il me fallut un bon 5 minute, avant de décider à demander à un garçon d’environ mon âge ou pouvait bien se trouver le dortoir… Lequel déjà ? Je sortis mon petit papier puis d’un regard jovial, je plongeai à nouveau mes yeux dans les siens, annonçant que je cherchais la chambre cinq. Mon interlocuteur sembla un moment songeur, puis m’indiqua un escalier à proximité, qui devait sans aucun doute m’amener aux chambres. Son livre de biologie en main me confirma cependant qu’il ne ferait pas partit de mes classes. Car en effet, j’étais en littérature, comme je l’avais désiré. Mes notes ayant été excellente tout au long de ma vie de collégien, il ne pouvait pas vraiment en être autrement, j’avais été accepté. J’avais plutôt hâte de pouvoir noter la différence entre la mentalité des élèves, leurs aptitudes, leurs diversités, ainsi que les différences entre les professeurs. En fait, c’était précisément ceux-ci qui m’intéressaient le plus. De quoi auraient-ils l’air ? Un peu perdu dans mes pensées, je bousculai maladroitement une jeune fille de troisième qui tomba par terre. Gêné, je m’excusai immédiatement, puis de ma main droite, je lui fournis mon aide pour qu’elle se relève. D’abord choqué, elle me dévisagea, pour prendre un air de stupéfaction devant mon sourire charmeur et mes excuses sincères. Son charmant visage s’empourpra tandis qu’elle secouait la tête en cherchant un moyen de m’exprimer sa négation.

    « Je vais bien, Gomen, c’est ma faute !! Je... Bonne journée »

    Elle partit en courant, me laissant, l’air ahurit. Drôle de réaction ? Je repris à nouveau ma marche, puis trouvai finalement le fameux escalier qui montait aux dortoirs (enfin, quelques-uns ?). À peine arriver à celle-ci, que je remarquai une jeune et jolie jeune fille d’environ mon âge, tentant, de peine et de misère, de monter une guitare, ainsi qu’un étui a piano. Un petit sourire moqueur s’afficha d’Abord sur mon visage, amusé par la situation. Étrangement, personne ne semblait daigner l’aider. Posant mon arme de kendo enveloppée sur mon sac, tenant en équilibre par les ganses, je pris la décision de me porter au secourt de cette nouvelle. Après tout, il fallait bien se serré les coudes entre nouveau, sans compter le fait que malgré son air étrange, elle semblait spéciale. En fait, elle n’avait rien de japonais, peut-être venait-elle d’ailleurs ? L’air étrange que je venais de mentionné était en fait tiré de son habillement particulier, constituer d’une grosse pair de bottes de cuir, surmonté au dessus des genoux d’une petite jupe courte rayé. Sa chevelure étincelait d’une couleur caramel impossible à retrouver de façon naturel dans ce pays, couvert au sommet par un petit bandana. Lui rajouter un simple œil de pirate, en aurait fait un véritable pirate des mers comme les décrivaient les livres.

    Lorsque j’arrivai à son niveau, je m’amusai a admirer un moment ses iris vert, tandis qu’elle me dévisageait d’un air étrange. Je lui fis un de mes plus beaux sourire et m’apprêtai à lui proposer mon aide, lorsque sur un ton plus ou moins cassant, elle prit les devant, en m’enjoignant fortement de l’aider a monter son piano en haut des escaliers. Je n’avais pas trop de difficulté avec l’anglais, après tout j’en suivais des cours avancés depuis longtemps à cause de mes enseignements privés, payé par mes parents fortunés. Aussi lui rebondis-je dans le même langage, sans crainte de me ridiculiser.

    « Sure, i was about to ask if you were needing help… // Mais bien sûr, j'étais sur le point de te demander si tu avais besoin d'aide ». Continuant le reste en japonais : « Mais j’espère pour toi que tu sais aussi parler en Japonais ! »

    Un nouveau ricanement me fit vibrer, tandis que je ramassais de ma main libre l’étui de son piano. J’étais loin de posséder une force herculéenne, mais je n’étais pas faible pour autant. Sans peine, je levai l’étui, amorçant la monter des marches en lui faisant signe de me suivre. Puis d’une autre voix un peu plus hautaine, je me présentai.

    « Je me nomme Shiki Senri, nouvel étudiant en prépa de littérature, pleased to meet you, what’s your name ? // Ravis de re rencontrer, quel est ton nom ? »
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(#) Re: A Pirate's Arrival [Libre]  Mer 6 Oct 2010 - 5:41


    Du Japonais. Yeux qui clignottent. Houla, j'étais plus rouillée que je ne le croyais. Lentement, je retournai sa phrase dans ma tête pour comprendre qu'il acceptait de me donner unn coup de main. En effet, il s'avançait déjà vers l'étui de mon piano et le soulevait sans avoir l'air de faire un effort. Pincement de jalousie en fixant sa main se refermer autour de la poignée de métal. Moi aussi je le soulevais facilement, avant de rencontrer l'Escalier. Ricannant un peu en lui répondant sous l'effet de ma naîve lenteur à déchiffrer ses mots, je lui répondis dans un Japonais cassé par mon accent américain:


      « Oui, bien sûr que je parle Japonais. Quelle nouille j'aurais été de venir étudier dans un lycée japonais sans en parler un seul mot. Je suis simplement un peu rouillée et déstabilisée, je ne m'étais encore jamais retrouvée devant un vrai japonais et son vrai accent. »


    Je sautillai de marche en marche à ses côtés jusqu'à atteindre le plat de l'étage avec lui. Il gagnait des points: plus grand que moi, assez gentil pour porter un truc trop lourd, et encore mystérieux. Les gens en qui on arrive à voir trop rapidement sont ennuyeux. C'est dans la découvertes des affinités et dans la confrontation des idées que naissent les plus belles amitiés.


    Le sol maintenant horizontal lui permettrait de faire rouler l'étui à piano sur ses petites roulettes, ou de me le rendre pour que je ne perde pas toute fièrté. J'indiquai mon intention de reprendre mon bagage musical en tendant ma main vers la sienne tenant la poignée. À ce moment, le beau garçon m'adressa à nouveau la parole, délaissant son air amusé pour un masque de suffisance qui me fit grimacer d'un sourire sournoi. S'il voulait jouer au plus cool, il ne pouvait pas mieux tomber; entrer dans ce petit jeu serait un délice.


      « Je me nomme Shiki Senri, nouvel étudiant en prépa de littérature, pleased to meet you, what's your name? // Ravi de te rencontrer, quel est ton nom? »


    Alors il était dans la même classe que moi, quelle coincidence! Il ne manquait plus que sa chambre soit la même que la mienne et… Enfin bref, je devais lui sembler étrange à le fixer de mes grands yeux verts pétillants d'or tout en me faufillant des histoires romanesques à travers le cerveau. Heureusement qu'il ne possédait pas le don de lire les pensées, autrement il aurait déjà pris ses jambes à son cou. Je plaindrais quiconque restant coincé dans le réseaux synaptique contenus dans ma tête. Dans tous les cas, Shiki et moi avions de fortes chances de nous rencontrer à nouveau. Je m'empressai de lui répondre, en Japonais, bien évidemment, en roulant des yeux sur le même ton blasé et cool qu'il avait employé plus tôt:


      « Clara Wolfe. Je suis charmée de faire ta connaissance, Shiki Senri. Tu te présentes comme on déroule un tapis rouge, avec tes grands airs, c'est mignon. Je vais devoir m'y faire puisque nous risquons de partager quelques cours ensemble; je suis également inscrite en prépa littéraire… Dis-moi, t'es nouveau comme moi, mais tu connais le coin? On m'a logée Chambre Huit et je n'ai aucune idée d'où ça peut être sur cet étage, le gentil panneau d'affichage au-dessus de l'Escalier ne voulait pas en dire plus…Tu m'aides à chercher? »


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