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 Quand la nuit tombe... [PV : Valentine Levaland]

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(#) Quand la nuit tombe... [PV : Valentine Levaland]  Lun 27 Déc 2010 - 15:20

    Une nouvelle vie devait commencer aujourd’hui et sous son masque impassible de mec qui tire la tronche, Nathanaël était aussi excité qu’une petite puce. Il était loin de s’imaginer que sa première journée de boulot serait aussi ennuyeuse. En effet il était arrivé tôt au pensionnat et il avait dû remplir un tas de papier et faire des tâches bassement administratives afin qu’il se familiarise avec les lieux, qu’il connaisse un peu les noms des élèves et tout le reste. Lui, il s’attendait à un peu plus de pratique et d’amusement : gueuler sur des gamins qui courent, en foutre certain en retenue parce qu’ils l’ont regardé de travers et tous pleins d’autres choses vachement excitantes quand on y pense parce que le mioche là : il ne pouvait rien dire. S’il contestait son cas s’aggravait.
    N’aimant pas les gamins, il aurait pris un malin plaisir à tous les engueuler, tous autant qu’ils étaient mais non, il avait passé sa journée à voyager dans l’administration du pensionnat, remplissant des papiers et lisant d’autres afin de tout connaître sur le bout des doigts. Ouais cette première journée avait vraiment été l’une des plus emmerdantes. Encore heureux qu’il avait le droit de faire de nombreuses pauses pour aller fumer ainsi que boire du café parce que sinon il aurait démissionné dès le premier jour. En même temps il s’était donné tellement de mal pour arriver là qu’il ne reculerait pas tout de suite. Au moins jusqu’à sa première paye. Et puis si ça se trouve les autres journées de travail seront beaucoup plus excitantes et amusantes. Du moins il l’espérait.

    Le soir venu, pas mal de gens étaient déjà partis mais lui, il n’avait pas fini de remplir le dernier papier qu’il devait faire, il voulait absolument finir tout cela aujourd’hui pour ne pas s’ennuyer autant le lendemain et puis surtout être débarrassé de toute cette paperasse. On était que lundi, la semaine venait de commencer et il attendait déjà le week-end avec impatience. Lassé et énervé il remonta les manches de sa veste à capuche, dévoilant ainsi ses deux tatouages sur ses avant-bras et se passa une main dans ses cheveux courts. Il avait toujours détesté les tâches administratives, un vulgaire pion devrait pouvoir avoir une secrétaire pour pouvoir faire tout ça… Mais le pion était déjà une sorte de secrétaire pour le CPE alors… Au final cela reviendrait à prendre une secrétaire pour la secrétaire. Ridicule quoi.
    Lorsqu’il reposa son regard sur l’horloge il devait être vingt-deux heures et il décida tout de même d’arrêter de bosser pour aujourd’hui, tant pis il finirait demain. Il n’allait quand même pas passer sa nuit au boulot. Se levant donc, il alla fermer la lumière et la porte pour sortir mais animé par une curiosité étrange, au lieu de sortir du lycée il se dirigea vers le cœur de celui-ci et commença à errer dans les couloirs, une sucette à la cerise dans la bouche. Le jeune métis observait les couloirs dans le noir essayant de se familiariser avec les yeux et essayer en même temps de voir s’il n’y avait pas un mioche ou deux à engueuler. Autant abuser de son pouvoir tout de suite.

    « Qu’est-ce que tu fous là toi ? »

    Il avait parlé d’une façon assez audible pour se faire entendre de l’ombre qui venait de passer à l’autre bout du couloir. Avançant lentement, toujours sa sucette à la bouche et un petit sourire narquois au visage il s’approchait enfin de sa première cible. Qui que ce soit il comptait bien rattraper tout l’ennui qu’il avait subi aujourd’hui. Techniquement à une heure pareille les élèves n’avaient pas le droit d’être dans les couloirs, on verrait bien ce que cette personne aurait comme excuse…




Dernière édition par Nathanaël Adams le Ven 6 Mai 2011 - 21:24, édité 2 fois
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(#) Re: Quand la nuit tombe... [PV : Valentine Levaland]  Mar 28 Déc 2010 - 12:43

    Et voilà. Une fois de plus Valentine se retrouvait dans son lit sans pouvoir s'endormir. Naturellement, elle se doutait bien que ses camarades de chambre dormaient. Même si les cours étaient pesant, ils tenaient tous le coup. Mais Valentine savait qu'en plus de son petit problème psychologique, si elle n'avait pas un sommeil réparateur elle allait rapidement péter les plombs. Une fois de plus elle décida d'aller se dégourdir les jambes. En se levant discrètement de son lit, elle vérifia l'heure sur son portable. Il était plus de dix heures du soir, et c'était contre le règlement de sortir à cette heure. Mais bon, qu'est-ce qu'elle pouvait bien en avoir à faire du règlement ? Rien, naturellement, et désobéir ça donne souvent un peu d'adrénaline. Alors elle ne prit pas la peine de mettre ses chaussons, il faisait chaud, et simplement vêtu de son éternelle chemise de nuit bleu pastel elle se glissa par la porte de sa chambre sans un bruit, pour éviter de réveiller ses camarades.

    Et voilà Valentine était dehors. Elle n'alluma pas la lumière du couloir, elle commençait à le connaître. En déambulant dans ce couloir, elle arriva alors devant l'escalier qui descendait à l'étage d'en dessous. La nuit elle évitait de se retrouver au rez-de-chaussée, c'était tout ce qu'il fallait faire pour se faire prendre. C'est avec un sourire espiègle qu'elle prit le risque de descendre. Du bout de ses jolis petits pieds nus, elle descendit les marches. Plus elle descendait, plus elle allait vite. Arrivant dans le couloir, elle continua tout droit, puis à droite. Elle ne réfléchissait plus, à fond dans sa course dans la nuit. Et elle tomba nez-à-nez avec le distributeur de friandises japonaises. L'eau à la bouche, elle s'approcha de la machine et contempla les sucreries de l'autre côté de la vitre. Elle avait beau coller son nez sur la surface lisse et transparente, elle n'avait pas d'argent sur elle. Sa chemise de nuit n'avait pas de poche, et puis elle devait éviter le grignotage nocturne pour sa ligne. Mais elle en avait tellement envie. Les japonais avaient l'art de faire des friandises colorées, avec des goûts très divers, et qui faisaient vraiment baver la grande brune d'envie. Dans le doute, elle glissa des doigts dans le retour de pièces, pour voir si elle ne trouvait pas quelques yens à l'intérieur. Rien. Elle eut un petit soupir. Bon, elle ne mangerais pas ce soir. Elle rebroussa donc chemin. Et là, alors qu'elle traversait un couloir, un bruit retentit, une voix d'homme brisa le silence de la nuit.


    "Merde ..."

    Elle soupira de nouveau. Voilà elle s'était fait prendre. Elle n'avait plus qu'à aller en colle ... En tournant la tête vers celui qui l'avait interpelé, elle se rendit compte qu'elle ne connaissait pas sa tête. Hum ... Encore un nouveau surveillant ? Enfin, la silhouette qu'elle apercevait ne lui était pas familière. Alors elle tenta de se justifier :

    "J'arrive pas à dormir."

    Ça ne passerait sûrement pas. Mais bon, elle avait essayé, elle n'avait plus qu'à tenter ... le sourire d'ange ? En tous cas, elle ne ferait pas la bêtise de s'enfuir en courant, elle ne tiendrait pas la distance et son asthme la rattraperait.
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(#) Re: Quand la nuit tombe... [PV : Valentine Levaland]  Mer 29 Déc 2010 - 14:39

    C’était une jeune fille. Une élève aux cheveux courts noirs. De loin on aurait dit un garçon pourtant mais au vu de sa chemise de nuit bleue et de sa voix c’était bel et bien une fille. Au vu de son physique et de son allure elle devait être soit en troisième ou quatrième année, elle était plutôt mignonne mais son excuse n’était pas valable. Nathanaël baissa les yeux pour la regarder froidement. Il la toisa de haut en bas mais ne dit rien pour l’instant se contentant de la regarder. Pourquoi un enfant ne trouvait-il pas le sommeil ? Elle devrait pouvoir dormir, le rythme des cours tout ça, ça les fatiguait ces mioches. Mais pas elle. Étrange. Plissant les yeux et pinçant les lèvres il la scrutait et observait le moindre de ses faits et gestes comme un lion affamé prêt à se jeter sur sa proie.

    « Tu ne devrais pas sortir pieds nus. Tu vas attraper froid. »

    Il eut un petit rire narquois avant de lever les yeux au ciel. Comme si la santé de cette idiote l’intéressait réellement. Un peu d’ironie dans ce monde stupide cela ne fait pas de mal après tout. Il s’était bien fait chier aujourd’hui et cette victime tombait à pic. Croisant les bras sur sa poitrine il sortit la sucette de sa bouche et passa sa langue dessus avant de la garder dans sa main afin de pouvoir s’exprimer avec un peu plus de sérieux. Il faut dire qu’il ressemblait à un gamin avec cette sucette dans la bouche ou alors cela enlevait un peu de froideur à son allure. Cela le rendait plus chaleureux ? Ce n’était pas à lui de juger cela, il était ici que pour s’amuser pas pour savoir s’il avait l’air cool ou non.
    Il la fixait toujours sévèrement avant de soupirer un peu las. Quelle punition pourrait-il lui donner ? Une heure de colle ? Des devoirs supplémentaires ? Copier plusieurs fois : je ne dois pas traîner dans les couloirs à pieds nus après le couvre-feu ? Hum allez savoir, il y a plein de punitions qui peuvent être amusantes à faire faire à une adolescente. Il avait d’autres pensées aussi comme lui donner une bonne fessée comme la mauvaise fille qu’elle était mais frapper les élèves était interdit. Et il ne voulait pas se faire renvoyer le premier jour de travail. Ce serait bête.

    « Il est exactement vingt-deux heures et dix-sept minutes. »

    S’il avait été sympa il l’aurait laissé partir en lui donnant un simple avertissement mais il n’était pas un type sympa, il préférait lui faire peur et s’amuser. Il aurait aussi voulu la voir supplier de ne pas lui donner de punitions mais ça, c’était peut-être un peu trop. Mais bon, c’est beau de rêver non ?
    Les gamins désobéissants, il les avait toujours détestés. Lui, il avait toujours été un élève modèle et pourtant il n’avait pas été épargné par les moqueries des autres élèves. Ceux qui étaient cool, ceux qui étaient populaires. Lui, il avait vite été catalogué juste à cause d’une rumeur. Rumeur vraie mais ça, on s’en fiche.

    « Ton nom et ta classe jeune fille. »

    En y repensant, elle ne devait pas le connaître. Elle ne devait pas savoir qui il était mais cela sautait aux yeux à vrai dire parce que la façon dont il lui parlait, son âge. Il était trop vieux pour être un élève, et n’avait pas du tout l’allure d’un professeur avec ses tatouages sur les bras et les mains ses piercings aux oreilles et son regard froid. Donc si elle avait un minimum de jugeote il saurait que Nathanaël est un surveillant. Cela lui épargnait les présentations. Parce que bon ce n’est pas que ça le faisait chier ça aussi mais un peu quand même.

    « Tu préfères quoi ? Une heure de colle, un rapport au CPE, ou une bonne fessée ? »

    L’homme à la couleur de peau pain d’épice eut un petit rire moqueur et remit la sucette dans sa bouche alors qu’il enfonçait ses mains dans ses poches. Cette gamine avait-elle du caractère ?



Dernière édition par Nathanaël Adams le Ven 6 Mai 2011 - 21:24, édité 2 fois
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(#) Re: Quand la nuit tombe... [PV : Valentine Levaland]  Mer 29 Déc 2010 - 19:41

Valentine n'avait rien contre les surveillants. Dans son lycée en France, elle avait sympathisé avec plus d'un pion. Avec celui-là c'était plutôt mal partit. Elle avait deviné immédiatement que c'était un nouveau surveillant. Il était beaucoup trop âgé pour être un élève, même en prépa. Et puis qui pourrait se permettre de l'interpeler ainsi sans posséder l'autorité nécessaire ? Il avait un regard froid, beaucoup trop froid qui mettait la demoiselle mal à l'aise. Il fit une remarque sur ses pieds nus, elle ne rebondit pas dessus, elle s'en fichait de ce qu'il pouvait penser, et puis elle était plutôt préoccupée par le fait qu'elle se soit fait prendre en train de faire une bêtise. Et il rigolait d'elle. Son petit cœur avait mal, elle serrait fort son poing gauche, enfonçant ses ongles rongés dans sa peau. La douleur la rassurait avec une chaleur que se propageait dans son bras. Elle put alors observer cet homme qu'elle ne connaissait pas.

Il était assez grand, pas clairement typé asiatique, il devait être métisse, comme la plupart des gens dans cette école. Il avait les cheveux coupés courts et noirs et des yeux tout aussi sombres. Il avait relevé ses manches qui laissaient apparaître d'impressionnants tatouages. Hum. Bon de toute façon Valentine ne jugeait jamais au premier regard. En tous cas, lui avait l'air d'apprécier sa capture et aussi d'apprécier la sucette qu'il avait en bouche. Rien qu'en le regardant, la grande brune en salivait, le goût de sucre excitant sa langue. Et il profitait de sa position de force, lui rappelant l'heure tardive, dix heures dix-sept ... Elle était sorties bien plus tard la dernière fois ... Elle aurait du attendre le sommeil de tous les surveillants. C'est en soupirant, la tête baissée, et la queue entre les jambes comme un petit chien qu'on réprimanderait qu'elle répondit à sa première question,, qui portait sur son identité. Sa voix était légèrement tremblante à cause du stress que lui avait soudainement causé le pion, et moins douce :


"Valentine Levaland. 3ème année."

Elle n'avait pas à cacher qui elle était, puisque de toute façon elle était assez repérable dans le lycée. Par son style vestimentaire un peu décalé, son attitude que les autres trouvaient un peu étrange des fois. Par contre elle ne savait pas si elle était repérée par les profs. Et voilà que les surveillants allaient entendre parler d'elle ... La célébrité l'attendait donc ici aussi ? Il lui parla alors d'un rapport au CPE, oh pire que tout, si sa mère venait à apprendre qu'elle se promenait la nuit ... Ça ferait un beau carnage. De toute façon, l'homme en face d'elle, qui semblait vouloir s'amuser elle l'humilier, pourrait faire ce qu'il voulait d'elle, elle n'aurait rien à redire, elle n'était qu'une élève. Elle se maudissait d'avoir été aussi imprudente, à nouveau les émotions affluèrent un peu trop vite dans son petit cœur et son esprit, son œil gauche manqua de laissait échapper une larme tellement il s'humidifiait, tout comme son homologue droit. Elle se haïssait d'être aussi sensible, aussi faible dans un moment où elle ne devait pas faillir. Valentine appuya alors son poing gauche sur sa maigre poitrine et répondit au pion d'une voix qui se voulait assurée, avec une moue ennuyée :

"La fessée c'est moins long non ?"
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(#) Re: Quand la nuit tombe... [PV : Valentine Levaland]  Dim 2 Jan 2011 - 19:33

    Cette gamine elle semblait avoir la trouille totale de Nathanaël, et ce comportement le rendait bien heureux lui qui commençait seulement à s’amuser avec elle. Pour lui ces élèves étaient tous des petits jouets. Comme chaque être humain en fin de compte. Ils avaient tous été mauvais avec lui et bien là c’était à son tour de rire d’eux tous et ils paieraient tous pour ça. Elle serrait son petit poing, elle était mignonne énervée ainsi. Les deux sentiments semblaient se mêler en elle, peur et colère. Tout cela à cause du surveillant. Le métis était aux anges et ne cessait de sourire, sa sucette à nouveau dans sa bouche il se délectait de son petit goût sucré et acidulé à la fois. Sa langue passait sur la boule avec insistance alors que son regard toujours aussi froid, inspectait la gamine comme si elle était une condamnée à mort.
    Il avait donc vu juste elle était en troisième année. C’était rare une fille aussi grande pour son âge, du moins parmi les Asiatiques, Nathanaël en croisait que très rarement. Valentine, puisque c’était son nom, restait tout de même une jeune adolescente très jolie. Il lui fit un sourire qui se voulait presque tendre avant de tourner autour d’elle comme un chasseur qui traquait sa proie. Il réfléchissait toujours à ce qu’il pouvait lui faire faire. Il avait fait des propositions et sa réponse le fit rire un peu. S’arrêtant derrière elle, il posa une main sur ses fesses et vint murmurer à son oreille.

    « Seulement je n’ai pas le droit de te battre… Ce serait bête que je me fasse virer le premier jour de boulot. »

    Il retira sa main et lui fit un petit clin d’œil en revenant face à elle. Il tenait sa sucette entre deux doigts et l’observait encore. Il eut l’idée d’un petit jeu. La prenant par le bras, il l’emmena dans un autre couloir qui était un peu plus reclus dans l’école, un coin ou pas grand monde ne passait à part les habitués de cet endroit évidemment. Il l’avait remarqué tout à l’heure lorsqu’il avait pu s’autoriser une petite balade dans les couloirs. Là il ne risquerait pas d’être dérangé par d’autres mioches somnambules ou par d’autres surveillants ou divers professeurs. Sa victime ce soir c’était Valentine et personne d’autre. Il la lâcha et la plaqua contre un mur, son sourire malsain toujours présent sur ses lèvres. Elle aurait soit peur, soit elle se débattrait. Il était habitué à ça, il aimait bien pousser les gens à bout, juste voir de quoi ils étaient capables, les mettre dans des situations gênantes juste pour connaître leurs caractères, leurs peurs… Leurs faiblesses. Il se nourrissait de la haine et de la peur à son égard. Ou au contraire parfois les gens se laissaient faire et dans ce cas-là il en profitait et abandonnait sa victime bien trop fade pour mériter beaucoup plus d’attention. Se penchant à nouveau à son oreille et la dominant par sa grande taille il alla murmurer.

    « Pourtant moi ça ne me déplairait pas.. Tu la mérites vraiment cette fessée… »

    Histoire de la titiller un peu plus il vint mordiller son cou avant de la lâcher complètement et de reculer de trois ou quatre pas, se tenant droit devant elle, retenant un rire moqueur. Sarcastique. Il remit la sucette dans sa bouche. Il haussa un sourcil et soupira.

    « Tu as cinq minutes pour t’expliquer, me dire ce que tu comptais faire là maintenant, pourquoi et donne moi deux bonnes raisons de ne pas te punir et de ne pas avertir le CPE de tes sorties nocturnes. »

    Il alla près d’elle et s’appuya contre le mur d’une façon nonchalante. Cette gamine saurait-elle le sortir de son éternel ennui ? Il espérait toujours qu’elle s’affirme et qu’elle ne se laisse pas abuser de cette façon. Mais les humains sont tellement stupides que bloqués par leurs peurs ils se laissaient faire dans n’importe quelle situation. Il pourrait violer n’importe qui et ça ne se saurait pas… Heureusement qu’il n’était pas un psychopathe… Enfin pas complètement.



Dernière édition par Nathanaël Adams le Ven 6 Mai 2011 - 21:23, édité 2 fois
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(#) Re: Quand la nuit tombe... [PV : Valentine Levaland]  Mer 12 Jan 2011 - 22:36

L'adrénaline n'était toujours pas redescendue. Oui elle avait peur, mais son goût pour les situations dangereuses la mettait dans tous ces états, et finalement elle n'avait pas si peur que ça. Mais la situation ne l'amusait pas du tout, elle était même plutôt en colère la Valentine. Ce surveillant avec sa sucette, qui tournait autours d'elle tel en oiseau de proie, la mettait en rogne, il se moquait d'elle grâce à son statut de supérieur de la demoiselle. Décidément, vraiment, elle avait raison de ne plus accorder sa confiance aux hommes, ces être définitivement inférieurs aux femmes ... Non ! Elle ne devait pas avoir de pensées négatives sur des gens, tous les gens ont un potentiel aimable, même cet homme qui semblait vraiment vouloir prendre du plaisir en faisant jouer de sa supériorité. D'accord il était plus grand qu'elle, plus vieux qu'elle, et plus haut hiérarchiquement, mais ça ne lui donnait pas tout les droits, et surtout pas celui de ... porter la main à ses fesses ... Ça elle l'avait cherché, elle n'y porta pas vraiment d'attention. Et, oui, c'est triste à dire mais ce n'était pas la chose la plus exceptionnelle qui puisse lui arriver, elle était habituée à se qu'on lui claque les fesses à longueur de temps en France ...

Le surveillant confirmait ensuite ses pensées: il était bien nouveau, c'était sa première journée donc il était normal qu'elle ne l'aie jamais croisé. Ça faisait une tête de plus dans sa liste des gens à sympathiser avec par intérêt ... Non ! Elle ne faisait rien par intérêt, voyons, une gentille fille comme elle ... Ah voilà qu'il lui faisait un clin d'œil, en temps normal elle aurait répondu avec un grand sourire, mais dans cette situation de soumission évidente, elle s'abstenait. Et il retira enfin sa main de son élégant postérieur. Bien. Mais elle sentit de nouveau la main, mais sur son bras cette fois. L'homme l'entraînait contre sa volonté vers un autre couloir. Un frisson parcouru le bras de la demoiselle, de l'endroit où il touchait sa peau, jusque dans son cou. Non, vraiment elle n'aimait pas ça. De nouveau elle sentit le même frisson, qui fusa droit vers son cœur. Il se rapprochait d'elle, ce n'était pas le contact physique qui lui déplut, qui la froissa, qui la mit en rogne ; ce fut cette excitation déplaisante qu'elle ressentit, qui venait du fond d'elle-même. Non ! Plus jamais elle ne ressentirait autre chose que de l'amitié pour un homme. Et voilà qu'elle se retrouvait à ressentir des émotions beaucoup trop fortes juste parce que cet homme qu'elle ne connaissait que depuis quelques minutes venait lui parler dans l'oreille. Valentine était furieuse, elle bouillonnait de l'intérieur, non pas contre le surveillant, non, elle ne pouvait pas éprouver de haine contre qui que ce soit. Mais elle se détestait en cet instant. Elle avait envie de frapper, d'essayer de se débattre, cracher. Et pour ces envies, son cœur qui tambourinait dans sa poitrine elle voulait sortir de son corps et s'enfuir en courant, très loin. Elle était à deux gouttes de laisser échapper ses larmes de rage, de folle, et l'homme en rajouta une couche en lui mordillant le cou. Fulminant intérieurement, elle était prête à repousser celui qui la faisait ressentir toute cette haine qu'elle détestait.

Mais il s'écarta. Et ce fut comme une respiration après une apnée pour Valentine. Ça lui permit de ramener son visage à quelque chose de plus fière, elle ne rougissait pas facilement, elle n'avait pas pleuré. Ses lèvres étaient sèches, elle n'avait pas ouvert la bouche depuis un moment qui lui avait paru durer une éternité. Son cœur battait encore à un rythme très élevé, même pour la grande brune allergique au sport. Et là il lui adressa la parole à nouveau, elle avait cinq minutes pour s’expliquer, tenter de justifier sa présence dans les couloirs à une heure aussi tardive et aussi deux raisons. Deux, elle retint le chiffre. Elle s'était calmée, elle avait réussit à dominer sa tempête intérieure, à ne pas la faire éclater, elle qui dormait depuis si longtemps. Et elle peut réfléchir enfin. Le nouveau surveillant était vraiment étrange, il n'était pas naturel d'agir ainsi en présence d'une élève. Valentine était intriguée, aussi la demande de l'adulte lui sortit complètement de la tête, ainsi que sa situation et ce qui venait de se passer. Elle préféra lui demander avec sa voix toute naturelle, penchant dans les graves d'une manière un peu enrouée, et d'un japonais tout à fait poli et pesé :


« Mais vous, qui êtes-vous ? »
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(#) Re: Quand la nuit tombe... [PV : Valentine Levaland]  Mer 19 Jan 2011 - 14:11

    L'ambiance était tendue? Nathanaël aimait ça. Il sentait que la jeune fille le détestait à l'instant présent. Qu'elle le haïssait et qu'elle avait envie qu'il arrête son petit manège tout de suite. Bien évidemment qu'il arrêterait, ce genre de jeux ne sont jamais amusants bien longtemps. Tout deux dans ce couloir, si maintenant quelqu'un était arrivé il aurait trouvé cela suspect. Oui en effet leur position était plus qu'évocatrice et surement que cela aurait valu le renvoi immédiat du nouveau surveillant. C'est peut être pour ça que ce dernier se recula et laissa un espace correct entre lui et la jeune fille. Le visage qu'elle avait était beau, entre l'enfant et la femme encore. Tout comme son corps, qui était d'ailleurs plus qu'appréciable. Elle avait de l'assurance, et du caractère cette gamine. C'était intéressant. Oui au moins il n'allait pas se faire chier a devoir rattraper ses gourdes pour ne pas que la gamine fonde en larmes. Il l'observa longuement, légèrement énervé par le fait qu'elle ne réponde pas à sa question. Cependant il était vrai qu'elle avait le droit de connaître son nom, ainsi il fait une légère révérence avec son habituel sourire en coin.

    « Nathanaël Adams, pour vous servir Milady. »

    Il lui fit un clin d'œil avant d'avoir un ricanement narquois. Comme si il allait vraiment la servir. Cette phrase toute faite était juste là pour décorer, ça faisait toujours un certain effet lorsqu'un homme se présentait ainsi. L'anglais n'en était pas à sa première fois avec ce type de phrase et au fil des années il avait sût les apprécier mais il s'avère que parfois elles sont drôlement ridicules.

    « Enfin, vous servir... Tout est relatif Miss Levaland. »

    Il passait sa langue sur la boule de sa sucette qui était toujours dans sa bouche. Ce goût était véritablement délicieux. Il ne paraissait peut être pas sérieux. Elle n'avait pas répondu à sa question et les cinq minutes étaient à présent écoulées. Il croisa les bras sur son torse et la fixa hautainement, presque avec dégoût. Il n'aimait vraiment pas lorsque les élèves désobéissaient. Il n'étaient que des élèves, ils étaient là pour essayer de faire quelque chose de leur cerveau et de leur avenir. Alors ce n'est pas une gamine de seize ans qui commencerait à lui poser problème. Sa voix était froide, légèrement rocailleuse et ses yeux noirs fixaient la pensionnaire comme s'il attendait une quelconque réaction de sa part.

    « Et bien les cinq minutes sont passées. Tu seras collée mercredi après midi. Ça t'apprendra à te lever la nuit. »

    S'approchant à nouveau d'elle, il la regarda longuement avant de lui faire un grand sourire. Les formalités étaient remplies elle devrait retourner dans sa chambre mais la curiosité du métis l'empêchait de la laisser faire. Quelques questions le titillaient encore.

    « Dis moi maintenant pourquoi tu t'es levée, à part pour l'excuse du manque de sommeil. Ce n'est pas valable. »




Dernière édition par Nathanaël Adams le Ven 6 Mai 2011 - 21:23, édité 2 fois
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(#) Re: Quand la nuit tombe... [PV : Valentine Levaland]  Dim 30 Jan 2011 - 19:23

La petite révérence et le "Milady", ça la détendait. Sûrement à tord, elle se sentait respectée. Elle aimait juste ces marques de galanterie. Il s'appelait Nathanaël Adams, il n'était donc pas forcément d'origine japonaise, il avait sûrement de la famille occidentale. Il était métisse et Valentine trouvait que les mélanges étaient vraiment une bonne chose, chacun était alors unique et c'était aussi une preuve que les différentes cultures pouvaient se mélanger. Elle-même avait hérité des yeux sombres de sa mère japonaise, et de la voix forte de son père breton. Lui avait un physique particulier et un caractère qui était assez spécial. Il aimait dominer et ça se voyait. Il rappelait à la demoiselle qu'il était son supérieur, qu'il ne la servirait pas. son regard se faisait hautain. Ce regard donnait à la jeune fille le sentiment de ne pas être appréciée, et vraiment, elle n'aimait pas ça. Que quelqu'un la déteste, elle ne pouvait pas le supporter. Son assurance vacilla un peu mais elle refit surface quand il lui annonça qu'elle était collée. Collée, elle, pour la première fois de sa jeune vie. Ça ne l'émouvait pas plus qu'un mouvement de sourcil qu'elle eut avant de demander au surveillant :

"Et ça consistera en quoi ? J'ai jamais été collée. Vous serez là ?"

Si c'était lui qui se chargeait de la surveiller, elle n'en aurait pas fini d'être rabaissé par Nathanaël. En France elle s'était toujours arrangée pour ne jamais être collée, non pas qu'elle n'avait jamais fait une bêtise, mais le tout était de ne pas se faire prendre. Et là elle s'était fait prendre, elle allait assumer. A sa grande surprise, il lui sourit. Un grand sourire qui ressemblait un peu au sien, quand elle était en état. Comme par réflexe, elle afficha ses dents à l'homme qui lui faisait face, comme elle faisait depuis des mois, sans vraiment de sentiments. En plus il lui demandait la vraie raison de sa présence nocturne dans les couloirs. Valentine eut un moment de silence, car elle avait déjà répondu à cette question. Mais s'il en voulait d'autre ...

"Vraiment, j'ai du mal à dormir en ce moment."

Et s'il n'était pas satisfait, elle n'aurait plus qu'à rentrer dans sa chambre pour s'allonger, pour une très longue nuit.
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(#) Re: Quand la nuit tombe... [PV : Valentine Levaland]  Jeu 3 Fév 2011 - 19:16

Désolé je me met à écrire à la première personne parce que je préfère. J'espère que cela ne te dérange pas.

    Je réfléchis pendant qu'elle me parle, en quoi consisterait sa punition ? C'est vrai je viens de la coller mais à vrai dire je ne sais même pas quel genre de travail elle aura à faire. Quoi que il y a peut être une idée qui me vient. Je lui sourit un peu, j'aime bien sourire, je souris trop peut être. Allez savoir. Je laisse planer le silence, cela m'amuse de la voir me regarder ainsi en attendant une réponse. Elle, elle n'est pas satisfaisante elle ne m'amuse pas beaucoup mais je suppose qu'elle ne m'aime pas vraiment, elle doit m'en vouloir de m'acharner sur elle mais bon il fallait bien que j'ai une première victime au moins une fois dans ma vie. Pas de chance c'était tombé sur elle.
    J'aurais pu attendre de m'être familiarisé avec les lieux, j'aurais pu attendre d'être de bonne humeur avant de venir côtoyer les étudiants mais non, c'était mon premier jour, j'étais de mauvais poil et je m'ennuyais à mourir. C'était un enchaînement de faits divers qui avaient fait que j'en étais là maintenant. Quitte à faire un métier pourris, autant essayer de s'amuser un minimum non ? Moi ça me paraît logique.

    « Tu devras me faire une dissertation sur le sommeil et ses avantages. Ça te fera les cheveux. »

    Je reste silencieux et enfonce la sucette à la cerise dans ma bouche. Ma langue passe sur le bonbon et je me délecte du goût. Puis je croquais dans le bonbon avant de sortir le bâton de ma bouche. Je le regarde tristement puis je le jette dans la poubelle juste à côté de nous deux. Reposant mes yeux noirs sur elle j'ajoute d'une voix chaleureuse.

    « Bien évidemment que ce sera moi qui te surveillerais. »

    Elle restait sur sa position du ''Je n'arrive pas à dormir'' et bien oui quoi si elle arrivait pas à dormir je n'allais pas insister plus longtemps. Bon et bien ce n'était pas tout ça mais j'en avait déjà marre de ça. Qu'allais-je faire d'elle au juste ? Je n'en savais rien. Il faut que je réfléchisse rapidement afin qu'elle ne m'échappe pas. Devrais-je la laisser en paix et lui ordonner de retourner à sa chambre ou alors continuer de lui parler et devenir sympathique avec elle ? Oh j'ai une idée, ce pourrait être amusant ça. Me redressant sur toute ma hauteur je la contemple et fini par sourire à nouveau en montrant mes dents. Un vrai sourire à la colgate vous voyez le genre ? Je hausse les épaule et soupire un peu las.

    « Bon, j'ai remplis mon rôle de grand méchant surveillant. T'as pas sommeil je suppose allez viens je te paye un chocolat chaud. »

    De toute façon elle n'avait pas le choix. Je devais me mettre les élèves dans la poche tout en me faisant respecter. Ainsi peut être que je réussirais plus vite à quitter cet établissement de misère. Je pose ma main dans son dos et l'incite à avancer avec moi vers la machine à café qui est située au bout de ce gros couloir il me semble. Je l'emmène en silence et m'arrête devant la dite machine.

    « Tu le veux ce chocolat ? »

    Je lui sourit gentiment. Il faut bien se forcer parfois à être gentil avec les gens. Je ne peux pas continuer à terroriser cette petite...




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(#) Re: Quand la nuit tombe... [PV : Valentine Levaland]  Dim 13 Fév 2011 - 22:56

Rien que le fait d'entendre le mot "dissertation", la perspective d'aller en colle lui paraissait vraiment ennuyeux. Elle allait bien devoir le faire, elle savait qu'elle l'avait mérité, elle devait assumer. D'une voix monotone et respectueuse, elle acquiesçait docilement à ce que lui annonçait le surveillant :

"D'accord ..."

De toute façon, qu'elle soit d'accord ou pas, c'était pareil. Mais elle savait bien que le sommeil était bon pour la santé, au final c'était vraiment inutile les colles ... Le surveillant avait terminé sa sucette, et il lui répondit que c'était lui qui la surveillerais. Ça ne la dérangeait pas, il avait l'air gentil, comme toutes les personnes que Valentine rencontrait, mais il n'avait pas une mauvaise tête. D'ailleurs il lui sourit, ce qui contrastait avec ses premières expressions de dureté et d'amusement. Par automatisme, elle lui répondit par un même sourire, l'enjoué, celui qui sert à charmer les gens pour qu'ils soient gentils avec elle. Et là elle entendit Nathanaël prononcer le mot "chocolat chaud". Les yeux de la jeune demoiselle s'agrandirent et se mirent à briller. Le chocolat, sous toute ses formes, elle aimait, elle adorait, elle adulait. Alors là, le surveillant venait de passer d'un coup dans le camps des gentils. Elle se laissa guider sagement vers la machine à café dont les boutons brillaient dans le noir. Comme un papillon, elle était attirée par la lumière et surtout les mots qu'elle lisait. Elle reconnaissait la lecture japonais du mot "chocolat", une des premières choses qu'elle avait su lire quand elle s'était attaqué aux alphabets phonétiques de la merveilleuse langue nippone. Avec un grand sourire, elle répondit immédiatement avec un ton enjoué :

"Oh oui ! J'adore le chocolat !"

Ah oui, là elle n'avait plus du tout envie de dormir, même elle le pouvait. La motivation du chocolat, chez elle c'était automatique, on lui parlait de sucre, elle voulait en manger. Et puis le chocolat chaud ça fait du bien, ça réchauffe et ça rassure. Elle en buvait depuis toujours, et ne pouvait plus s'en passer, un peu comme une drogue. Mais depuis qu'elle était au Japon, elle en buvait de moins en moins car les japonais avaient une façon de faire le chocolat chaud différente de celle de son père bien français. Son père lui manquait vraiment, au-delà de cette histoire de chocolat chaud.
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(#) Re: Quand la nuit tombe... [PV : Valentine Levaland]  Jeu 17 Fév 2011 - 12:04

    Les dissertations avaient toujours été des devoirs assez ennuyeux, surtout pour ceux qui n'avaient pas l'âme d'un littéraire. Et même certains littéraires trouvaient cela un peu redondant et rébarbatif une dissertation. A part quand on tombe sur un excellent sujet et qu'il y a beaucoup de choses à dire. Évidemment là sur le sommeil qu'est-ce qu'on pouvait dire de réellement intéressant sur un plan littéraire ? Et quels exemples citer ? Si elle y arrivait elle était vraiment forte. Évidemment elle ferait tout ça pour rien car je ne donnerais pas son devoir au professeur de Japonais, je le lirais et je le garderais ou je le jetterais, il ne serait donc pas noté, elle aurait fait ce travail juste pour me faire plaisir de l'avoir punie après qu'elle se soit levée la nuit... Surtout que des élèves qui se lèvent la nuit il doit y en avoir beaucoup, et elle en faisait partie. Elle était juste tombée au mauvais endroit au mauvais moment, comme la Mata-Hari. Sauf que Miss Levaland n'était pas une espionne de la première guerre mondiale pour les Allemands. Et qu'elle ne se fera certainement pas fusiller ici même dans ce couloir. Juste qu'elle était tombée au mauvais endroit au mauvais moment. Ouais cherchez pas mes références sont un peu suspectes parfois. Je la regarde toujours, s'en est presque indécent mais j'aime regarder les gens surtout quand je leurs parle et que je les impressionne. Je dois certainement l'impressionner du haut de mes un mètre quatre vingt quinze. En plus sans me venter je ne suis pas une allumette, j'ai quand même quelques muscles bien visible... Alors... Une petite fille m'a déjà dis que j'étais un géant tout plein de muscles c'était mignon parce qu'elle n'avait pas peur de moi, elle disait que cela était rassurant. Je n'aime pas les adolescent car ils sont tous des gamins à mes yeux mais, les enfants, eux je les apprécie beaucoup. J'aime leur vision du monde, leur façon de penser et d'agir, ils savent s'amuser avec un rien et leurs valeurs ne sont pas comparables aux nôtres. Tendis qu'à l'adolescence ils deviennent tous des petits cons qui refusent toute autorité quelle qu'elle soit. Et je sais de quoi je parle, je suis passé par là et moi aussi j'ai été un petit con, j'ai fais beaucoup de conneries en commençant par les tatouages sur mes avants bras qui sont à présent visible grâce au fait que j'ai remonté mes manches. Puis les tatouages sur mes mains... Le DEATH écrit sur mes doigts et j'en passe... Ensuite je me suis percé les oreilles moi-même, ça aussi c'était une erreur. Mais j'assume toutes mes erreurs et tout ce que j'ai fais pour décevoir mes parents, j'assume car j'ai gardé les tatouages ainsi que les piercings à mon oreille. J'évite de trop les montrer, je ne m'affiche pas avec car je n'en suis pas fier mais au moins j'assume. Et cette jeune fille assumait elle aussi sa bêtise de s'être levée la nuit car elle n'avait pas cherché d'excuse, j'avais beau l'avoir menacée elle ne m'a rien trouvé d'autre a dire que le fait qu'elle n'avait pas sommeil. Et elle semblait sincère. Moi j'aime la franchise, c'est rare chez ces détritus de l'humanité que sont les adolescents. C'est peut être ça qui à penché en sa faveur et qui a fait que mon côté lunatique maladif s'est réveillé pour faire devenir un peu plus aimable avec elle au point de lui sourire gentiment et de lui offrir un chocolat chaud.

    Devant la machine, j'insère les yens dans la fente et j'appuie sur le bouton ''Chocolat gourmand'' le liquide coule lentement et je reste silencieux. Je ne dois pas trop me lier avec les élèves, après ils vont tous croire que je ne suis qu'un glandeur de première qui ne trouve rien d'autre à faire que de s'amuser avec les pensionnaires. Un petit bip se fait entendre et le chocolat termine de couler. Je me penche pour le prendre et je le lui tend en plongeant mon regard dans le sien. N'ajoutant pas un mot je remet des pièces dans l'engin qui commence à me préparer un café corsé noir et sans sucre, comme à mon habitude. Moi qui aime les choses sucrées, le café est la seule chose que je peux prendre sans sucre au niveau des boissons. Quoi que le thé encore...

    « Après ça tu partiras dans ta chambre et tu tâcheras de dormir. »

    Je n'aime pas faire la paperasse. Je viens d'y penser alors que mes lèvres se délectent du breuvage noir. Pour la coller je devrais remplir des papiers et prévenir le CPE ainsi que le rajouter dans son dossier, prévenir ses parents donc envoyer une lettre et puis trouver une réelle bonne raison pour la coller, car un bon nombre d'élèves ont dû se balader dans les couloirs et croiser des surveillants sans rien se prendre. Je suis un fainéant, je n'aime pas la paperasse. Mais j'aime bien embêter le monde aussi. Un nouveau sourire malsain se dessine sur mon visage et mon regard malicieux glisse sur elle.

    « Tu seras collée deux heures au fait. Une heure c'est bien peu pour m'écrire tout une rédaction qui je l'espère sera pleine de mots d'amour à mon égard... Hnn ? »

    Je soupire. Tant pis pour la paperasse, je le ferais ou je demanderais à un collègue de le faire, peut être mon colocataire, c'est un nouveau lui aussi j'arriverais peut être à le manipuler pour qu'il me fasse la paperasse en prétextant qu'il y a mieux à faire. Oui, je le sens bien comme ça, et si cette jeune fille ne fais pas bouger les choses je risque fortement de m'ennuyer et de la planter là me contentant de la coller avec un sujet de merde.


Dernière édition par Nathanaël Adams le Ven 6 Mai 2011 - 21:22, édité 1 fois
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(#) Re: Quand la nuit tombe... [PV : Valentine Levaland]  Lun 2 Mai 2011 - 22:33

La chaleur que le gobelet transmettait à Valentine était rassurante. La peau des mains de la jeune fille en souffrait un peu, de cette chaleur brûlante, mais elle était habituée, car la demoiselle mangeait toujours très chaud. Le premier réflexe de Valentine fut bien sûr de lécher avec le bout de sa langue la mousse qui s'était formée sur le dessus de la boisson. Puis elle souffla sur le liquide, ne voulant pas se brûler la langue. Elle ne voulait pas retourner dans sa chambre et s'ennuyer à regarder le plafond. Elle allait donc gagner du temps, ne buvant pas son chocolat, elle répondit plutôt au surveillant qui venait de se servir un café :

"Si vous y tenez, à la place de cette dissertation, je peux vous écrire un lettre d'amour."

Et elle en était capable. Toujours sincère, elle avait maintenant pour projet d'écrire à Nathanaël plutôt que de faire une dissertation. De toute façon, elle était quasiment sûre qu'il n'avait pas le projet de la remettre à un professeur, alors elle était tranquille. Et puis l'idée de devoir faire une dissertation en japonais, qui devait donc être truffée de kanjis, ça ne l'enchantait pas. Elle ait déjà pardonné au surveillant de l'avoir surprise, ce n'était pas très étonnant, puisqu'il lui avait offert un chocolat chaud. Du statut de méchant surveillant, il était alors propulsé dans le camps des gentils. Il pouvait donc s'estimer heureux, Valentine lui est dévouée. Le regard assez étrange qu'il lui adressait ne la dérangeait plus et il rayonnait d'une aura bienfaisante. Elle en oubliait presque que non, ce n'était son nouvel ami, mais bien un nouveau surveillant. Si elle n'avait pas eu un gobelet de chocolat chaud dans les mains, elle lui aurait fait un câlin, mais bon ... Avec son sourire tout mignon et tout gentil qu'elle montrait très rarement ces jours-ci, elle lui demanda :

"Mais dites-moi ... C'est quand même pas pour coller les élèves que vous faites ce boulot ? Si ?"

Voilà, comme il était dans le camps des gentils, elle voulait faire connaissance avec lui, en restant polie quand même, comme elle avait appris à le faire en arrivant au Japon. Depuis qu'elle habitait à Kobe, elle s'était vraiment calmée, elle n'avait fait aucune bêtise, elle était une jeune fille exemplaire. Bien sûr au bout d'un moment, elle va éclater, c'est pour ça que ses médicaments sont là. Elle avait aussi trouvé dans la société japonaise un équilibre qui l'apaisait. Le seul problème était peut-être les provenances diverses des étudiants de ce lycée, ils avaient donc chacun une culture différente et bien sûr ils étaient tous libérés à différents stades, mais dans sa chambre ils étaient plutôt rangés, et elle allait sans doute finir par s'ennuyer.
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(#) Re: Quand la nuit tombe... [PV : Valentine Levaland]  Lun 9 Mai 2011 - 18:43

    Cette petite était bien surprenante. Plus je la regardais et plus je me demandais à quoi elle était en train de jouer. Lunatique je l'avais d'abord effrayé ce qui avait fonctionné, puis je m'étais mit à être gentil, juste pour me jouer encore un petit peu plus d'elle. J'avais ensuite augmenté sa punition pour avoir transgressé le règlement et à présent je lui offrais tout simplement un café ou un chocolat chaud. Ainsi, elle ne montrait aucune résistance et ne faisait aucune protestation face au jugement qui lui était fait. Elle se permettait même de blaguer avec moi, mais de nouveau renfermé je me suis contenté de la regarder sévèrement. J'étais un surveillant et non son pote. Ce n'est pas parce que je me montrais sympathique qu'elle devait se permettre de se comporter ainsi avec moi. Elle me devait le respect et devait même me craindre. Bon je me prenais un peu pour plus puissant que je n'étais mais c'était à peu près ça. Au lycée on craignait les surveillants, on ne voulait pas qu'ils nous surprennent, on avait peur qu'ils nous punissent. On les détestait et on crachait sur leur dos en essayant de faire courir des rumeurs sur eux. Dans mon école il y avait le surveillant nommé Régis, c'était un Français et il était ici depuis quelques années déjà. Par son style vestimentaire et ses manières de se tenir nous nous étions amusés à faire croire à tout le monde qu'il était homosexuel. Il a vite été repoussé par tous les élèves et plus aucun ne le respectait. Le pire dans tout cela c'est qu'il était vraiment homosexuel car une fois je l'avais surprit en train de regarder abusivement un jeune homme qui passait dans la cours.

    On ne sait pas ce qui se passe derrière le rideau. Nous ne voyons pas la partie immergée de l'iceberg. Nous pouvons constater parfois certains faits que notre imagination florissante ne cesse de modifier et d'aggraver. C'est un fait. On ne pouvait rien contre les rumeurs, et c'est en pensant à ça là maintenant tout de suite que je me disais que je ferais mieux de rester secret et éloigné des élèves. Je ne voulais pas que l'ont me fasse la même chose qu'à Régis. A force de harcèlement par ses élèves il avait démissionné. Et aujourd'hui je ne sais pas ce qu'il est devenu. Toujours est-il que j'ai plus de caractère que lui mais je ne prendrais pas le risque de faire parler de moi dans ces couloirs.
    C'est pourquoi je suis de nouveau si distant avec cette mademoiselle Levaland. Française elle aussi. Me penchant sur elle, je me décide tout de même à lui répondre avec mon petit accent Londonien qui ne me quitte jamais.

    « Oh bien sûr que si mademoiselle, j'adore torturer les élèves c'est bien connu. »

    Je lui sourit, un sourire moqueur. Puis je me redresse et je finis le café d'une traite. Elle m'a retenu bien assez longtemps, je suis fatigué et je veux rentrer chez moi. Alors je jette le gobelet dans la poubelle et je m'étire avant de reposer mon regard perçant sur elle. Comment les élèves ont-ils évolués maintenant ? Ils n'ont plus les mêmes valeurs, ils n'ont plus les mêmes façon de penser ni d'agir, ils sont tellement bizarre vis-à-vis des adultes. Ils sont sans cesse en train de se rebeller, ils ont un esprit contradictoire beaucoup trop poussé et ça... C'est vraiment insupportable.
    Je commence à faire quelques pas dans le couloirs, je me retourne vers elle et je m'incline poliment.

    « Tachez de finir ce chocolat chaud rapidement mademoiselle Levaland, je n'aimerais pas qu'un de mes collègues me prenne ma proie. Je vous attendrais mercredi après midi en colle, ne soyez pas en retard. »

    Je lui fais un clin d'oeil et je me met à rire en même temps que je m'enfonce dans la pénombre des couloirs pour sortir du bâtiment. La plantant là. Ah ce métier me plairait, je le sens. Maintenant je rentre chez moi pour m'endormir comme un bébé...
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