Partagez | 
 

 On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité
« Invité »
(#) On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Ven 21 Jan 2011 - 8:08

La nuit avait beau être calme, réconfortante, elle pouvait aussi être source de nombreux malheurs, de vieilles réminiscences qu’on aurait préféré oublier … Dans l’une des chambres de l’internat du lycée de Kobe, une jeune femme, calme en apparence, cauchemardait encore. Toujours persécutée par les mêmes souvenirs, les mêmes images, les mêmes personnes. La même époque. Son adolescence, pendant laquelle elle avait mal, assez mal tourné. Cette nuit, ce n’était pas son ancienne bande qui la hantait, mais plutôt la fin de toute cette histoire. La fin d’une ère, le début d’une autre, soignée à coup d’antidépresseurs en tout genre, nourrie à base de plats d’hôpitaux plus qu’infects, et autres du même style. Venons-en donc à ses songes …

Kazumi voyait la scène à travers ses propres yeux, se voyait agir, comme si elle s’y trouvait, comme si elle n’avait plus fait qu’un avec son passé. Elle se tenait debout, à priori dans son ancienne chambre. Les bras le long du corps, elle fixait son reflet dans le miroir. Ses cheveux bruns étaient emmêlés, coupés de manière irrégulière, comme si on les lui avait arrachés, qu’ils avaient cassé au beau milieu de la longueur. Son maquillage, de l’eye-liner noir tout autour de l’œil, avait coulé, s’était abimé ; sous les larmes, sous les coups probablement. Sa joue droite avait enflé. Elle venait bel et bien de se faire passer à tabac … Au sol, à côté d’elle, trainaient les vêtements qu’elle avait ôté à peine rentrée, avant que ses parents ne la voient. Ils étaient dans un piteux état, salis et déchiquetés.

Lentement, les yeux toujours vitreux, quelques larmes coulant par moment, elle baissa le regard sur son reflet. Elle avait les bras écorchés, de l’épaule jusqu’au coude, et même sur l’épaule, comme si elle avait été trainée. Une bonne partie de son corps était recouverte d’hématomes, notamment dans le bas de son dos. Et à chaque geste qu’elle faisait, elle avait atrocement mal. Elle se sentait mal, sale, honteuse, stupide, et tout un tas d’autres sentiments tout aussi négatifs. Rapidement, elle cacha ses vêtements, enfila un pyjama, se démêla les cheveux, et se coucha avec une poche de glace à appuyer sur sa joue. Inutile d’encore générer tout un drame …

Et elle se réveilla en sursaut, dans sa chambre d’internat, le cœur battant, une sévère migraine guettant. Successivement, elle se leva, passa une main dans sa longue chevelure turquoise pour s’assurer de sa présence, de posta face au miroir de sa penderie, et contrôla tout, jusqu’au moindre détail. En guise de pyjama, elle portait un débardeur rouge sang, et un short noir moulant. Elle avait ôté son maquillage la veille au soir, son visage n’était pas tuméfié, ses bras étaient indemnes, en revanche, dans le bas de son dos, certains hématomes étaient encore bien présents. Kazumi soupira. Elle savait très bien à quoi correspondait la scène qui venait de repasser dans sa tête. Elle le savait plus que bien … Elle ferma les yeux, essayant de contrôler ses larmes. Comme si c’était arrivé la veille, elle s’en souvenait très bien, trop bien. C’était ce fameux jour où tout avait basculé. Après une énième engueulade avec la clique, ils l’avaient tabassé, avant de …

Et elle ne fut plus en mesure de contenir ses larmes. Y repenser était insupportable. Si seulement elle pouvait tout oublier … Mais c’était impossible, à moins qu’elle ne soit droguée à longueur de temps, comme à l’hôpital. En fait ce n’était pas le mal de crane qui guettait, mais elle avait la tête qui tournait, comme si elle allait faire un malaise … Sans même faire attention, elle se rassit sur le lit le plus proche, bien qu’il fut occupé. C’était ça ou s’effondrer par terre et être conduite aux urgences médicales le lendemain matin, de toute façon. Au bout de quelques minutes, épuisée tant physiquement et mentalement, elle finit par s’assoupir dans ce même lit, sans même s’être rendue compte qu’elle n’avait rien à y faire.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Ven 21 Jan 2011 - 16:07

La nuit était tombée, enfin, c’était le moment que préférait Kuragari, l’heure ou tout le monde dormait ou presque, la nuit s’était l’éveil d’un autre monde. Les racailles sortaient de leur tanière, les aventuriers de la ville fourbissait leur attirail et s’élançait à la découverte des quartiers dans l’obscurité, les gens n’étaient plus les même sous la couverture des ténèbres, c’était ça qu’adorait le brun. Les rencontres fortuites, que ça soit avec des filles qui pouvait se terminer en petit tête à tête sympathique, ou avec des mecs, soit ça virait en bagarre, ou bien ça allait picoler tranquille, et le sommeil me direz vous ? On s’en fou, l’Heikichi pouvait très bien dormir en classe.

L’importance de l’heure n’était que futilité, et donc Kuragari faisait semblant de dormir, tourner sur son coté droit, les yeux mi-clos, fixant le rebord de sa fenêtre. Vêtu d’un simple bermuda, l’Heikichi se fichait pas mal qu’on voit ses cicatrices ou son tatouage, le fait que c’était tabou au japon ne le dérangeait pas plus que ça. Kura attendait patiemment que dans la chambre ils soient tous endormit, pas besoin d’un mêle-tout qui lui aurait demandé ce qu’il comptait faire en s’habillant avant de filer à l’anglaise. Surtout la turquoise avec qui il avait déjà eu un accrochage, celle la pourrait forcément ne rien dire, et puis le balancer, même si au départ c’était Kuragari qui l’avait cherché, et le méritait probablement, l’idée de se faire engueuler par les surveillants ne lui plaisait pas trop.

En parlant de la turquoise, cette-dernière semblait en plein cauchemar et risquait de réveiller tout le monde. Bien que n’étant pas vraiment intéressé par elle et ce qu’elle avait vécu, bien que le brun l’ait appris malgré lui, Kuragari se demandait comment ça devait être d’avoir vécu ça. Il en avait déjà entendu parler plusieurs fois, avait connu une fille qui avait déjà subit se genre de chose, sauf que voila, la jeune femme qui partageait la chambre avec Kura’, semblait avoir été violée plus d’une fois. Dans ses souvenirs, sa connaissance avait parlé d’un sentiment d’être salie, d’un profond sentiment de persécution car quoi qu’il arrive, c’était quelque chose qu’elle ne pourrait jamais oublier. Cette fille était toujours en déprime et semblait prendre panique au moindre geste violent, ce qui avait conduit l’Heikichi, aider de son frère, à un peu calmer tout les mecs qui étaient agressif avec elle. En repensant à tout ça, Kura’ s’en voulait un peu de la manière dont il avait traité la musicienne.

Kuragari sortit brusquement de ses pensées au moment ou la dite musicienne se réveilla en sursaut. Ses yeux était désormais ouvert et fixait la turquoise qui se dirigeait vers le miroir, proche de son lit et examina son reflet, la seule chose dont l’Heikichi put être sur dans l’obscurité, c’est qu’elle regarda ses hématomes dans le dos, ça lui donnait un indice quand à l’origine de ces bleus et le cauchemar. Puis ce fut un moment étrange pour le jeune homme, la turquoise se mit à pleurer un court moment, mais suffisamment pour renforcer le mal-être de Kura’. Se sentant con, il tourna le dos et essaya de dormir, le tatoué n’avait plus la tête à faire la fête, ses paupières voilèrent ses yeux bleus et il attendit que le sommeil vienne le prendre. Sauf que le destin en avait, encore une fois, décidé autrement.

Kuragari rouvrit brusquement les yeux en sentant une présence dans son dos, encore plus lorsque la dite présence tira un peu la couverture et se calla bien confortablement dans le lit. Tournant légèrement la tête, juste assez pour voir ce qu’il se passait, Kuragari put apercevoir la musicienne vautrée dans son plumard, presque collée à lui, lit d’une personne oblige, et apparemment elle ne s’en était pas rendue-compte. Si Kura’ ne l’avait pas entendue cauchemarder, ni vue pleurer, il se serait contenter de la pousser au sol en grognant. Mais la, avec ce qu’il savait, qu’il avait vu et entendu, c’était un peu trop pour lui. La poussant doucement du coude, il murmura.

« Hey tu t’es trompée de lit. Retourne dans le tiens, si tu veux je t’aide à y retourner, machin.»

Kuragari ne bougea pas plus, mais resta concentrer sur la présence de la Turquoise dans son dos, il avait subtilement glisser une allusion au fait qu’il ne connaissait pas son prénom, après tout, il fallait connaitre ses amis, et encore plus ses ennemis, bien que le terme « ennemi » ne soit peut-être pas le mieux indiqué pour parler de la jeune femme qui squattait la moitié de son pieu.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Ven 21 Jan 2011 - 19:33

Bien qu’assoupie, Kazumi était incapable de retrouver le sommeil. Elle avait peur qu’en fermant les yeux trop longtemps, d’autres images ne lui reviennent, beaucoup plus violentes que les précédentes. Et, pas totalement réveillée non plus, l’adolescente n’avait pas remarqué qu’elle s’était glissée dans un lit qui n’était pas le sien, mais qui était occupé de surcroît. Lentement, elle releva la couette au niveau de son visage, pour essuyer ses larmes dedans. Il lui fallut un certain temps avant de retrouver son calme et un rythme cardiaque normal. Comment allait-elle encore supporter ces cauchemars, aussi horribles soient-ils ? Quand parviendrait-elle enfin à oublier cet épisode désastreux de sa vie pour se focaliser sur le présent ? Lui faudrait-il se venger, les massacrer un à un, les démolir, ou encore les envoyer entre quatre planches pour qu’enfin elle puisse retrouver un semblant de bien-être mental ? Elle n’en savait rien. Quoiqu’il en soit, depuis sa sortie de l’hôpital et la suspension de son traitement médical, elle allait à nouveau mal. La moindre contrariété lui montait à la tête, et elle ne supporterait pas de vivre comme ça encore longtemps.

Mais le pire de tout, c’est que personne ne s’en rendait compte. Les gens sont tous stupides. Il suffisait de leur dire qu’on allait bien, de lancer des sourires forcés, pour que tout le monde y croie. Parce que plus personne ne cherche à comprendre. Il peut vous arriver la pire des choses, on vous plaindra pendant un temps, puis finalement on s’en moquera comme de l’an 1940. Parce que chacun à sa propre vie à gérer, et que comme eux, il faut savoir avancer. Mais parfois, c’est impossible. Pas aussi vite, en tout cas. Il fallait le temps à Kazumi de reprendre une vie normale, loin de tout ça, le temps de réapprendre à vivre au contact des autres sans soupçonner chaque personne qu’elle croisait d’être un violeur ou un pédophile … Elle finirait par s’en rendre malade, et ce n’était définitivement pas la bonne solution à ce genre de situation.

Songeuse, elle se retrouva ramenée à la réalité par un coup de coude. Elle se retourna vivement, pour savoir qui avait osé s’infiltrer dans son lit en pleine nuit. Et elle se retrouva nez à nez avec … Ha, c’était quoi, déjà, son nom ? Mais il était inutile de chercher, elle ne connaissait tout simplement pas son nom. En revanche, elle le connaissait de tête. Ils avaient discuté une fois, ou plutôt s’était engueulés jusqu’à en venir aux mains. Et, de rage, la guitariste lui avait lancé au visage qu’elle avait été violée, et qu’il ne serait jamais en mesure de comprendre ça.

« Hey, tu t’es trompée de lit. Retourne dans le tien, si tu veux je t’aide à y retourner, machin. »


« Machin » grommela. Non mais c’était quoi, cette appellation péjorative ? Même en ne connaissant pas son prénom, il aurait pu trouver plus flatteur. La jeune femme lui tourna à nouveau le dos, et ferma les yeux, avant de murmurer d’une voix presque inaudible ;

« C’est pas Machin, mais Kazumi. Et je suis pas tellement en état de retourner dans mon lit, j’ai des vertiges. Si je te gêne, t’as qu’à prendre mon plumard. »


Et elle lui arracha son oreiller, avant de plonger la tête dedans et de l’entourer de ses bras, comme elle le faisait quand elle ne voulait plus rien savoir ni rien entendre. Ce n’était vraiment pas le bon moment pour lui chercher des poux dans la tête, si telles étaient ses intentions.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Ven 21 Jan 2011 - 20:08

Celle la c’était la meilleure de l’année quand même. Déjà que l’année en question était nulle à souhait aux premières augures, il fallait en plus que Kuragari s’engueule avec une jeune femme qui partagerait sa chambre et comble de tout, elle arrivait à lui faire avoir des remords quand à ses paroles envers elle. Puis bon, la nuit même, ou justement Kura’ voulait faire le mur et se tirer du bahut, histoire de passer ses nerfs sur une bande de crétin, allé boire un verre, ou tout simplement passer la nuit avec une fille dans un lit. Sauf que quand il pensait à passer la nuit dans un lit en compagnie d’une fille, l’Heikichi ne pensait pas du tout à se retrouver dans son propre plumard avec la turquoise comme compagnie !

C’est donc après que la pauvre demoiselle ait cauchemardé une bonne partie de la nuit, elle s’était mise à pleurer un court instant, obligeant le tatoué à reporter à une autre nuit son escapade nocturne, tout simplement parce qu’il était un peu démoralisé par cette histoire. Les viols l’avaient toujours dégouté, et celle de la turquoise ne faisait pas exception, même s’ils ne s’appréciaient pas mutuellement, c’était le genre de chose qui pouvait rendre l’Heikichi hystérique et lui donner l’envie de massacrer des gens. Enfin bref, ce n’était pas de son ressort, Kuragari ne se mettrait pas à chasser ce ou ces types, surtout qu’il ne connaissait rien de cette jeune femme et même pas son nom. Ha si elle venait de lui donner son prénom parce que le « machin » ne lui avait pas plus, sauf que le reste de la phrase ne plut pas non plus à Kura’.

Bon ok, Kura’ voulait bien concevoir que Kazumi ne soit pas en état de retourner dans son lit, mais de la à lui-même se bouger, feignasse comme il était, fallait pas trop y compter. Sauf qu’apparemment, bien décidée à squatter jusqu’au bout, la turquoise lui piqua le seul et unique coussin du lit et se planqua dedans, l’entourant de ses bras, comme pour mieux se l’approprier. Le geste rapide et surtout, imprévu laissa le brun perplexe. Après coup il se redressa, prenant appui sur ses avant bras et fixa la silhouette de Kazumi dans l’obscurité, les yeux plissé. Dans un soupir résigné, Kuragari tourna le dos à la squatteuse et utilisa son bras gauche replié comme oreiller de substitution, grommelant une réponse à l’attention de sa voleuse de coussin.

« Et puis quoi encore…profite en, ça sera la première et la dernière fois que tu atterris dans mon plumard. »

Il ferma les yeux avant de finir la phrase, se mit à bailler sans discrétion et chercha le sommeil. Chose facile à dire mais pas simple à faire quand on doit partager le peu d’espace qu’on possède avec une personne qu’on apprécie pas forcément et que la réciproque est de mise. Puis faut dire ce qui est, dans la tête d’un jeune homme de dix-huit ans, quand on est à coté d’une fille plutôt jolie, on a des envies, des envies que Kura se hâta de réprimer dans un fond de sa tête. C’était pas demain la veille qu’il penserait de nouveau à se taper Kazumi et encore moins la laisser squatter son lit ! Non mais ho…

« …bonne nuit quand même Kazumi. »

Ca c’était la manière qu’il avait d’essayer de s’excuser, en bon gros balourd qu’il était. Puis bon, c’était peut être un con impulsif et assez chiant, Kuragari n’en restait pas moins une personne qui pouvait se montrer polie et conciliante, surtout dans ce genre de situation.
Bref, la situation pouvait être pire, Kazumi pourrait se mettre à hurler, à le cogner, à pleurer sur son épaules ou encore d’autre chose, ce qui n’était pas le cas heureusement, la nuit sera peut être longue, mais pas trop contraignante.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Sam 22 Jan 2011 - 20:30

Kazumi était vraiment mal. Pas au plus bas, mais mal, c’était un fait. Au plus mal, elle aurait été droguée aux médicaments, et dormirait d’un sommeil de plomb, tandis qu’ici, elle était réveillée au milieu de la nuit. Rattrapée par ses souvenirs, par son passé … Finalement, par tout ce qui avait fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Une jeune femme complètement paumée sur le plan des relations humaines, qui fait tout pour faire bonne figure mais qui au fond ne parviendra jamais à faire abstraction de son passé. De telles épreuves, c’était trop lourd à porter pour une seule personne. Et quoi qu’on dise, quoi qu’on pense, tout le monde s’en moque. Car telle est la nature humaine : égoïste. Les êtres humains ne pensent qu’à eux-mêmes, à leur réussite personnelle, à maximiser leur profit et satisfaire leurs intérêts. Si seulement elle avait quelqu’un à qui parler …

La guitariste gardait toujours la tête dans son coussin, jalousement, jusqu’à ce que les dires du propriétaire du lit qu’elle squattait la « réveille ». La première et dernière fois qu’elle attérirait dans son plumard … Bah tiens, comment pourrait-elle en profiter, de toute façon ? Il n’était surement que deux heures du matin, mais elle était bien incapable de retrouver le sommeil. A l’idée de replonger dans ses éternels cauchemars, elle était terrorisée. Inutile de rêver, jamais elle n’oublierait tout le mal qui lui a été fait. Les insultes, les coups, les humiliations … Et tout le reste. Et alors que ses larmes recommençaient à couler, Kazumi remarqua qu’elle tremblait légèrement. Ses réminiscences lui glaçaient le sang. Littéralement. Malgré la température ambiante et son pyjama, elle était gelée. Par la tristesse ? La douleur ? La solitude ? Ou simplement tout ça à la fois ?

Ressortant la tête du coussin, elle regarda quelques instants le jeune homme qui lui tournait le dos. Finalemet, elle ne savait rien de lui, et dès leur première rencontre, ils avaient réussi à s’incendier, et même à en venir aux mains. Comme si Kazumi n’avait jamais changée, comme si lorsqu’elle ne se réfugiait pas derrière le masque de la lycéenne gothique qui emmerde son monde, l’ancielle elle ressurgissait. Lentement, elle se cala contre le dos de l’adolescent, ses larmes coulant toujours légèrement, et passa même un bras autour de sa taille, sans vraiment y réfléchir. Le regard dans le vague, d’une voix triste, elle murmura ;

« S’il te plaît, enlace moi … »


Elle n’en pouvait plus de cette solitude, de sans cesse rejeter les autres, ou être rejetée. Tant pis si elle ne le connaissait que peu, voire pas du tout. Cette nuit, plus que jamais, elle ne voulait pas être seule. Elle avait dit ça sans réflechir, mais elle avait besoin d’affection … Et peu importe la prise de tête de l’autre fois, elle avait juste besoin qu’on se soucie d’elle. Mais elle n’y croyait même pas. Inévitablement, il l’enverrait paître, et dans l’obscurité de la chambre, ses larmes coulèrent davantage. Pour tout, pour rien.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Dim 23 Jan 2011 - 0:10

Deux heures du matin, la nuit risquait d’être longue, très longue pour Kuragari dont le lit s’était retrouver envahi par Kazumi, la musicienne aux cheveux turquoise qui avait débuté la relation de colocataire avec l’Heikichi de manière brutale. Le bras gauche replier en guise d’oreiller, vu que le coussin officiel avait été volé par la squatteuse, Kura’ essayait de trouver le sommeil, mais en vain, bras inconfortable, présence à ses cotés qui le perturbait, aucune envie de dormir à vrai dire, le tout donnait une incapacité à trouver le sommeil. Demain, le tatoué dormirait en cours à tout les coups, à quel cour par contre ça restait à savoir, mais on pouvait toujours parier.

Kuragari s’imaginait déjà ce qu’il ratait dans la ville, les bastons, les boissons, les filles…quoi que coté fille, ça aurait pu être pire, Kazumi aurait pu être moche, et ce n’était pas le cas. Malgré ça, Kura’ regrettait de ne pas être sortit ce soir, pourtant il avait le sentiment que c’était un peu une bonne chose qu’il soit resté ici, pas pour lui, mais pour quelqu’un d’autre, la turquoise en l’occurrence. Le fait que le tatoué laisse la musicienne squatté son plumard, c’était un peu comme une façon de se faire pardonner, d’ailleurs c’était ça, l’oreiller, le lit, le reste, c’était une manière de s’excuser de l’avoir pourrie lors de leur première rencontre. Peut être qu’à l’avenir ils seront au minimum bon colocataire.

Essayant de faire le vide dans sa tête, Kuragari eu l’impression de sentir Kazumi bouger, ou plutôt trembler, de froid ou bien de peur, la musicienne tremblait légèrement et ça dérangeait le brun. L’idée de l’engueuler lui effleura l’esprit, mais encore une fois, l’envie du ‘pardon’ revint à la charge, et Kura’ se contenta de mordre sa lèvre inférieure et garder son calme. Soudain, ce fut comme une décharge électrique, le tatoué sursauta de manière quasi imperceptible lorsque la turquoise se plaça contre son dos et alla même jusqu’à passer un bras autours de sa taille. Ses yeux bleus descendirent sur l’endroit ou devrait se trouver le bras de Kazumi, bien que dans le noir il ne pouvait pas voir grand-chose et la surprise se figea sur le visage de l’Heikichi lorsque la voix de la musicienne se fit entendre, il croyait avoir rêvé, mais au vu des gestes de la squatteuse, ce n’était pas une hallucination.

Il se passa un long moment avant que Kuragari ne prenne une décision, mitigé quant à ce qu’il allait faire. Kura’ hésita entre deux possibilité, l’envoyer à la merde et lui dire qu’il ne fallait pas trop abuser de sa patience, ou faire ce qu’elle demandait, sans broncher, ce qui n’était pas en accord avec son caractère. La seule femme qui pouvait obtenir de Kuragari ce qu’elle voulait dans l’instant, c’était sa mère et en parlant de sa mère, une chose qu’elle avait enseignée à son fils lui revint soudainement en mémoire, de toujours se montrer gentil avec les filles qui avaient du chagrin. Pourquoi maintenant, à cet instant précis cette phrase ressurgissait ? Elle aurait pu faire son come-back plus tôt, ou jamais. Mais non ce soir, quand la turquoise pleurait dans son dos en lui demandant gentiment de l’enlacer, c’était pas une mauvaise chose en y repensant. Se tournant en grognant légèrement, Kura’ se mit sur le dos et passa son bras droit autours de la musicienne, la tirant jusqu’à lui de manière à ce qu’elle pose sa tête sur son torse.

« Ca te va comme ça ? »

Il fixait le plafond avec intensité, sa main restant immobile dans le bas du dos de Kazumi, au dessus des fesses par contre, faut pas non plus le prendre pour un pervers fini. Kuragari essayait donc de faire comme si la présence de la turquoise ne le dérangeait pas, mais bon, à vrai dire, un petit peu, pas que l’idée qu’on les retrouves comme ça au matin le dérangeait. Juste qu’après leur engueulade, tout ça faisait un peu mauvais film d’amour. Amour…berk ce mot provoqua presque un tremblement nerveux chez Kura’, qui heureusement arriva à se contenir. Afin de mieux se place, il fit revenir son autre main sur l’épaule de Kazumi, l’enlacer complètement sans vraiment le vouloir, laissant un soupir discret quitter ses lèvres, Kuragari se mit à caresser machinalement du pouce, l’épaule de la musicienne, sans s’en rendre compte à nouveau.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Dim 23 Jan 2011 - 1:43

Depuis qu'elle avait demandé à son colocataire de l'enlacer, Kazumi n'avait plus prononcé le moindre mot. Seules les respirations des deux adolescents brisaient le silence désormais, et la musicienne craignait de faire le moindre bruit. Comme si trop tard, elle s'était aperçu que cette requête n'avait rien à faire là. Pourquoi avait-elle demandé ça, qui plus est à lui ... Il l'enverrait promener, à coup sur, et avec un peu de malchance, la virerait de son lit à coup de polochon ou de pantoufles. Durant les quelques instants qui suivirent, elle restait immobile, son bras droit toujours passé autour de la taille de l'adolescent, sentant la chaleur de sa peau, qui devait probablement contraster avec la sienne. En effet, Kazumi était toujours glacée, par tous ces mauvais souvenirs qu'elle voudrait tant oublier. Qu'elle voudrait n'avoir jamais vécus ... Si on lui donnait la chance de revenir en arrière et d'éviter tout ça, elle irait sans la moindre hésitation. Mais là n'était pas la question, cette nuit-ci ...

Elle tremblait toujours légèrement, elle avait besoin d'être rassurée. C'était assez paradoxal en un sens, puisque les responsables de son traumatismes étaient des mecs. Mais de tout Kobe, sur un coup de sang, il était le seul à savoir pour son passé ... Par conséquent, il était le seul chez qui elle puisse chercher du réconfort, non ? La lycéenne ne tenait pas à ce que tout l'établissement scolaire sache qu'elle avait été manipulée, battue, violée ... Elle ne voulait pas de la pitié de crétins qui ne la connaissaient même pas. Elle ne voulait pas de pitié du tout. Simplement enfin passer à autre chose, à se focaliser sur le présent, peut être même sur l'avenir, sans sans cesse repenser au passé. Tourner la page une bonne fois pour toute, ou même l'arracher, et changer de livre.

La guitariste sursauta légèrement, lorsque celui dont elle squattait le lit se retourna et l'entoura de l'un de ses bras pour l'attirer contre lui. Un léger sourire, un sourire triste, se dessina sur ses lèvres, lorsqu'elle se cala bien contre lui, et blottit sa tête dans le creux de son cou, contre sa peau nue. Son bras droit resta autour de sa taille, tandis que son bras gauche restait contre son flanc. Pourquoi avait-il cédé à sa demande, au vu des relations peu amicales qu'ils entretenaient jusqu'alors ? Enfin, quelle importance ... Inutile de se prendre la tête, cette nuit n'était pas la bonne pour ça. Kazumi se détendit un peu, la surprise ayant eut tendance à la crisper, et, sans s'en rendre compte, passa même sa jambe droite au dessus des jambes du jeune homme. Les cauchemars ne resurgiraient pas, du moins pas cette nuit. Même si elle ne le connaissait que trop peu, dans ses bras, elle se sentait bien ... Et lorsqu'il lui demanda si ça allait, elle acquiesça silencieusement. En sentant la main du jeune homme caresser son épaule dénudée, puisqu'elle ne portait qu'un débardeur, elle frissonna. Cependant, cela ne lui déplaisait pas ... Au contraire, elle se blottit un peu plus contre lui.

Ses larmes se faisaient moins nombreuses, mais celles qui coulaient encore atterrissaient directement sur le torse de son voisin de chambre. Qu'importe. Elle resserrait un peu plus son étreinte, tel un enfant qui serre sa peluche un peu plus fort dans ses bras. Elle ne savait pas quoi dire, et, fermant les yeux, elle se contenta d'un simple "Merci" à voix basse. En ces heures tardives, elle n'était pas très douée pour faire la conversation.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Dim 23 Jan 2011 - 14:34

Deux heures trente du matin, et ça continuait d’avancer, les cours était dans quelques heures et Kuragari aurait probablement les yeux au milieu de la figure en allant en classe, mais quelle idée de vouloir être gentil avec Kazumi tout d’un coup. Kura’ pouvait retourner la question dans tout les sens, il ne trouvait pas la réponse, pourquoi aujourd’hui, avec cette fille précisément ? Ca lui était déjà arrivé d’être pire avec une nana et ne s’excuser que bien plus tard quand les remords l’avaient complètement bouffer. Peut être le fait que la turquoise se soit faite violée et que le tatoué soit au courant, sa culpabilité n’en était que renforcée, ouai surement ça.

Kuragari s’était positionner aussi confortablement que possible, autant pour lui que pour Kazumi, ça ne le dérangeait pas vraiment qu’elle dorme sur lui, la tête calée au creux de son cou, le bras droit toujours autours de sa taille. Sur le coup, Kura’ pensait faire office de peluche, ça se confirma dans sa tête lorsque la turquoise passa sa jambe droite au dessus de celles du tatoué et se blotti le plus possible contre lui, ayant carrément la poitrine qui s’écrasait un peu contre la peau nue du jeune homme. Ce dernier s’en fichait pas mal, il voulait juste dormir lui, rien de plus, vraiment rien de plus, aucunes arrières pensées.

Continuant à caresser l’épaule de Kazumi avec son pouce, de manière presque mécanique, Kuragari espérait qu’elle retrouve rapidement le sommeil comme ça, mais quelque chose le dérangeait au final et il ne savait pas trop dire quoi. Ce fut un frisson de la demoiselle qui lui mit la puce à l’oreille. La turquoise avait la peau glacée, elle était gelée, c’est seulement maintenant que le tatoué s’en rendait compte, la peau blanche de Kazumi était vraiment froide, la pauvre devait surement être frigorifiée, pourtant il ne faisait pas si froid dans la chambre, mais qu’importe. Kura’ chercha quoi faire pendant quelque seconde et se rabattit sur la solution banale.

Retirant sa main gauche de l’épaule de la musicienne, Kuragari se redressa un peu, murmurant un « attend… » à l’attention de Kazumi, avant d’aller récupérer l’oreiller un peu plus loin de sa main libre, et le glisser sous sa tête. Une fois cela fait, il se remit à la position initiale, donc la turquoise qui avait la tête posée au creux de son cou, et remonta un peu la couverture jusqu’aux épaules de la turquoise, autrement dit, ça lui arrivait un peu au niveau du torse à lui. Une fois bien mis, Kura’ sentit quelque chose d’humide sur sa peau, et ça devait faire un petit moment que c’était la, il ne pouvait bien sur pas voir, mais passer ses doigts dessus et après gouter pour en être sur, ça il pouvait. La proximité avec le visage de Kazumi, que ses doigts effleurèrent en allant chercher le truc froid, le gout salé, ça ne pouvait être que des larmes. La pauvre musicienne pleurait encore, ou était occupée à se calmer.

« Calme toi, rien ne pourra t’arriver ici. »

Kuragari voulait paraitre rassurant, même si ce gros balourd n’était pas très doué pour ça. Essayant de se montrer sincère, il ajouta des petites caresse amicale dans le bas du dos de la musicienne et de nouveau sur son épaules, afin de la réchauffer un peu aussi, bien que dans le dos Kura’ y allait avec douceur, enfin la douceur dont cette grosse brute était capable, de peur de lui faire mal au niveau des hématomes. Sur le coup, le tatoué se sentit encore plus peluche que jamais et si son frère apprenait ça, à tout les coups Ishimaru se payerai sa tête, ça c’était sur.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Dim 23 Jan 2011 - 19:38

Aussi surprenant que cela puisse paraître, oui, Kazumi se sentait mieux depuis qu’elle était blottie dans les bras de son voisin de chambre. Dès qu’elle se sentait seule, abandonnée, tout le mal qui avait été fait jusqu’à présent resurgissait brusquement, dévastant le peu de tranquillité qui régnait alors dans son esprit. Ses démons, les chaînes du passé, guettaient la moindre faille dans son esprit pour s’infiltrer, et tout balayer sur leur passage, à chaque fois que s’en présentait l’occasion. Laissant derrière eux une adolescente blessée, qui n’était plus intéressée par rien, ni personne, et qui de ce fait était capable de rester prostrée des heures dans son coin, Evanescence passant en boucle sur son baladeur MP3. Evanescence était un terme bien vaste. Pour mieux s’enfoncer dans sa dépression, le morceau « Lithium » était tout simplement parfait. Ou encore « Pieces », de Sum 41. Quand elle se trouvait déjà bien bas, elle n’avait même plus la force de remonter la pente. Du moins, pas toute seule. Toute motivation la quittait, ne laissant que le désespoir, comme les autres nuits, lorsque même dans le monde des songes, elle revivait éternellement ses vieilles séances de torture, si on peut appeler ça comme ça.

Malgré tout, elle restait congelée. Les images qui avaient défilé devant ses yeux une heure plus tôt, voire moins, avaient été beaucoup trop violente pour elle. Et surtout, trop réalistes. Car oui, tout cela était bel et bien arrivé. Combien de temps cela avait-il duré, ce jour là ? Tout l’après-midi, peut être … Mais quand celui que vous aimez vous manipule, et fait le nécessaire pour que sa clique vous batte, vous humilie, et vous passe dessus, vous perdez toute notion du temps. Seul un sentiment prime dans ces moments : L’envie profonde de mourir, là, tout de suite. Et ce désir se poursuit encore un long, très long moment après tout cela … C’est ainsi qu’elle en était arrivée à essayer de se jeter sous un train en marche, à vouloir se jeter par une fenêtre du cinquième étage, ou encore à essayer, tout bêtement, de se pendre. Mais dans le cas présent, les méthodes violentes avaient toutes échouées. Soit parce qu’un ange gardien veillait sur elle, soit parce qu’elle n’avait pas eu le courage, ni la force d’aller au bout de sa pensée. Comment était-elle arrivée à l’hôpital, me direz-vous ? Après avoir avalé une dizaine de comprimés de Lexomil, ainsi que deux ou trois verres d’un alcool fort quelconque.

A ces pensées, ses pleurs reprirent. Elle était pitoyable, à ainsi pleurer dans les bras d’un autre lycéen, mais qu’importe … Ses bras autour d’elle la réchauffaient, la réconfortait. Pour la première fois depuis longtemps, elle ne se sentait plus complètement seule. Enfin, quelqu’un se souciait un temps soit peu d’elle … Elle aurait tant voulu croire à ses paroles, tout comme lui semblait y croire en les prononçant. Mais voilà, il y a certaines choses qu’on ne peut pas oublier en claquant des doigts. Où qu’elle soit, quoi qu’elle fasse, la musicienne se sentirait toujours un minimum en danger. La sécurité, elle ne savait plus ce que c’était.

« Si seulement t’avais raison … J’aimerais tellement y croire. Mais quand on a vécu tant de mauvaises choses, quand on n’arrive pas à se détacher du passé, qu’on y repense sans cesse, il n’y a plus grand-chose à espérer … »


Et ces mots-ci, par contre, elle y croyait. Elle soupira. Si seulement elle avait l’occasion de connaître autre chose, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie, que la douleur et la violence … Et, quelques secondes, cette pensée la fit réfléchir. Et si c’était précisément ce qu’elle recherchait ? Qu’enfin, elle parvienne à se détacher un minimum des souvenirs désastreux qu’elle avait eu au contact d’autres garçons ? Elle s’était légèrement redressée sur son bras gauche, et le distinguait dans la pénombre, et, distraitement, sa main droite caressa son torse, du bout des doigts. Au toucher, elle sentait quelques cicatrices … Manifestement, elle n’était pas la seule à avoir fait des conneries, même si elle ne tenait pas à savoir ce qu’il avait bien pu faire. Lentement, ses doigts arrivèrent à son visage, et, avec une lenteur démesurée, elle les laissa glisser sur son front, sur sa joue, sur son menton, jusqu’au creux de son cou. Et elle s’immobilisa, avant de prononcer à voix basse, d’une voix éteinte ;

« Dis moi … Est-ce que tous les mecs traitent les filles comme de vulgaires objets ? Est-ce que tous les mecs sont des connards ? Ou bien c’est seulement moi qui ait tiré le mauvais numéro … »


Puis elle se tut. Inconsciemment, elle avait rapproché son visage du sien, comme pour mieux le voir malgré l’obscurité ambiante, sans succès. Peut-être avait-elle simplement besoin qu’on lui prouve que tout le monde n’est pas comme ça …
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Dim 23 Jan 2011 - 20:10

Kuragari n’avait jamais voulu faire dans le social, tout simplement parce qu’il n’y était pas à l’aise, ses contacts avec les gens se bornaient à des échanges de coups, des fêtes ou on pintait comme des Belges, ou encore des coups d’un soir avec une fille, bref des contacts toujours brefs. Il n’y avait que la famille qui pouvait se targuer de voir le jeune homme sous un autre jour, sa mère avait un total contrôle sur lui, leur relation était presque fusionnelle, Kura’ aimai sa mère plus que son père, pas qu’il n’aimait pas ce-dernier, juste que contrairement à lui, elle connaissait les réticences des gens à cause des différences physiques. Ishimaru était toujours la quand son frère avait des emmerdes et vice-versa. Et après, plus rarement du moins, les amis rencontré à l’ancien établissement scolaire, ceux la pouvait aussi dire qu’ils avaient connu un autre Kuragari, plus ouvert, plus sympa, pas cette espèce de brute d’aujourd’hui qui voulait cogner tout ce qui bougeait et sauter toute les filles un tant soit peu mignonne et digne d’intérêt.

Trois heures moins le quart et Kuragari faisait toujours office de gros nounours pour jeune femme blasée de la vie qui avait souffert. L’Heikichi n’aimait pas jouer le bureau des pleurs, encore moins pour une personne avec qui il avait eu des accros, en général, c’était « qui t’as fait du mal ? » on trouvait le coupable, on lui faisait cracher cinq ou six dents, on l’humiliait et le tour était jouer. Ici la situation n’était pas pareille, Kazumi avait subit un viol, mais multiple une bande d’il ne savait combien de personne lui étaient passé dessus pour une raison inconnue, enfin en général, pas besoin de raison, certains mec sont des crevures. Ce n’était pas le premier cas d’abus sexuel que rencontrais le brun, mais la dernière fois, il connaissait la fille, le mec et ce n’était pas dur de trouver le coupable. Ce dernier avait fini à l’hôpital au même titre que le tatoué, la bagarre avait fini à coup de chaise et tesson de bouteille, l’une des cicatrices du brun datait d’ailleurs de ce jour la. Même si Kazumi le lui demandait, et si Kuragari acceptait, trouver ces types et leur faire payer ne serait pas facile, voir carrément impossible.

Le visage pencher vers la jeune femme, Kura’ écouta ce qu’elle répondit à ses paroles qui se voulaient rassurante. Désespoir, peur, sentiment d’insécurité et de persécution, tout ces sentiments émanaient de ses paroles, ce que son amie abusée ressentait en général, jusqu’à ce qu’elle trouve enfin un mec bien qui la traitait comme une princesse. Kuragari soupira légèrement et serra la turquoise un peu plus contre lui, comme on voudrait rassurer un enfant qui à peur du noir. L’espoir est le premier pas vers la déception, c’était l’une des phrases que le tatoué aimait bien, même si elle était carrément déprimante, mais quand on espère rien, on n’est pas déçu. Et il comprenait parfaitement ce que voulait dire la musicienne par ses derniers mots.

L’Heikichi voulu répondre, mais Kazumi se mit à bouger un peu et il se tut, ne sachant pas quoi dire en définitive. Kuragari la sentit se redresser sur son bras, et se dit qu’elle regardait vers lui, enfin c’est ce qu’il pensait. Ensuite il sentit la main droite de la turquoise se balader un peu sur son torse, effleurer quelques une de ses cicatrices, dont celle qu’il avait gagné en allant massacrer un violeur. Kura’ la laissa faire, silencieusement, ses yeux suivant inutilement le trajet prit par la main de la musicienne, passant par son front, sa joue et son menton avant de finir dans son cou, de manière évoquant quelqu’un qui voulait embrasser une autre personne et la garder à portée, pour prolonger le contact.

« Les gens sont tous des connards, mais à différent degré. Je suis un connard d’un autre genre. Je cogne peut être les filles si elle me cogne, mais je n’irais jamais en forcer une pour…ça. »

Kuragari sentit le souffle de Kazumi tout proche, son visage ne devait pas être loin du sien, deux trois centimètres à tout casser. La proximité des deux et le silence qui s’abattait soudain rendait l’ambiance étrange, Kura’ repensait au fait qu’il y a deux minutes la pauvre fondait en larmes, ça lui serra le cœur quelques secondes, savoir qu’elle pensait que derrière chaque mec se trouvait un malade mental, ça devait être horrible. Peut être dans le but de lui prouver le contraire, ou tout simplement parce qu’il en avait envie sur le moment même, voir afin qu’elle se taise, Kuragari approcha doucement son visage de celui de la turquoise, sa main gauche venant doucement se poser sur sa joue avant qu’il ne l’embrasse. Juste de la tendresse qui n’avait peut être rien à faire la, mais c’est tout ce qu’il pouvait lui offrir en ce moment. Le gout salé des larmes qu’avaient versé Kazumi se répandit doucement dans la bouche du tatoué alors que ses lèvres dansaient doucement sur celles de la musicienne, guettant le moindre signe de rejet qu’elle esquisserait.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Lun 24 Jan 2011 - 11:41

Kazumi avait toujours eu le chic pour tirer le numéro perdant, et s’attirer des ennuis, c’était un fait. Tout particulièrement à l’adolescence. Tout ça parce qu’elle voulait s’affirmer, comme toutes les filles de son âge, montrer qu’elle était capable de choisir toute seule. C’était sans compter sur le fait qu’elle tomberait amoureuse d’un de ces voyous, qu’elle aurait des rapports avec lui, entre les agressions, les vols, les conneries en tout genre. Et surtout, sans ce dire que ce même type jouerait avec ses sentiments, lui briserait le cœur, la manipulerait uniquement pour satisfaire ses intérêts personnels. Et finalement, le jour où la pauvre naïve avait enfin ouvert les yeux, le jour où elle avait compris qu’il ne l’aimait pas, et qu’il ne l’aimerait probablement jamais, sa vie avait basculé. Son petit monde utopiste avait viré à l’enfer sur Terre. Tous ceux qui comptaient pour elle l’avaient abandonnée au fur et à mesure, à cause de son attitude et de ses fréquentations douteuses. Et finalement, lorsqu’elle voulu régler ses comptes avec cette bande de crétins, elle était à mille lieux de se douter qu’ils la détruiraient, tant physiquement que moralement. Jamais elle n’oublierait le piteux état dans lequel elle s’était retrouvée, avec sa longue chevelure brune massacrée, son visage tuméfié et son corps recouvert de bleus, salis par une bande de crétins … L’adolescence n’était-elle pas censée être la plus belle période de la vie d’un individu ? Ici, c’était tout le contraire.

Quoi qu’il en soit, elle se sentait déjà plus légère. Comme si le fait de parler de sa peine allégeait celle-ci, ne serait-ce qu’un peu. Garder tout ça pour elle devenait impossible, c’en était trop pour ses frêles épaules. Personne ne devrait avoir à vivre de telles horreurs … Il avait osé jouer avec ses sentiments, celui qui resterait à jamais en quelque sorte son premier amour … Elle s’était interdit de penser son nom, jusqu’au jour où elle parviendrait à l’oublier. Mais qu’importe, elle n’en serait pas moins brisée. Lorsqu’elle parlerait de son adolescence, elle n’aurait rien à mentionner, elle mentirait. S’inventerait une vie banale, loin de tout ça, et elle ne pourrait pas en être fière.

L’adolescente restait pendue aux lèvres du lycéen, peut-être avait-il raison. En chaque être humain sommeil un connard, mais toujours d’un genre différent. Il y avait les connards comme ceux précédemment cités, puis ceux qui savaient modérer leur connardise … Comme lui, peut-être. Si ça se trouve, lui, était normal. Malgré leur coup de gueule de l’autre jour, si ça se trouve, il était quelqu’un de bien. Enfin, quelle importance. Il ne faut rien attendre des gens pour ne pas être déçu en retour, c’est bien connu. Ne rien attendre de personne, ne rien espérer, c’était la dure réalité de la vie.

Sa main droite était toujours dans le cou du jeune homme, elle sentait son souffle tout proche. Ce n’est qu’à cet instant qu’elle réalisa qu’elle avait sensiblement approché son visage du sien, et, avant d’avoir eu le temps de se reculer, elle sentit sa main se poser sur sa joue. Un instant, elle se figea. Non, elle ne rêvait pas, c’était bien réel, alors comment se faisait-il que … Elle n’eut pas le temps de finir de s’interroger, que déjà elle sentit ses lèvres contre les siennes. C’était bel et bien la réalité, ils s’embrassaient … Tendrement, qui plus est. Le contraste était marquant, entre la violence de ses propos lors de leur première rencontre, et s a douceur durant ce baiser. La jeune femme ne réfléchissait plus, ne pensait plus à rien, et passa au dessus de lui, une jambe de chaque côté de lui, tout en prolongeait le baiser. Rapidement, sa langue partit goûter ses lèvres, tandis que d’une main, elle caressait ses cheveux. Un instant, elle décolla ses lèvres des siennes, avant de susurrer à son attention ;

« Alors montre moi que tu n’as pas besoin de m’y forcer … Montre moi ce que c'est, quand c'est voulu ...»


Elle ne le connaissait pas, et au fond, pour l’heure, elle s’en moquait. Elle délaissa ses lèvres pour embrasser doucement sa joue, en allant lentement jusqu’à son oreille. Quelque chose en elle lui disait qu’il ne la rejetterait pas, et elle avait tant besoin de ça … D’enfin se rendre compte qu’il n’y a pas que de la violence dans ce monde, et d’enfin être traitée avec respect … Par ce simple baiser, il avait réveillé un instinct primaire, longtemps resté caché chez Kazumi. Ne serait-ce qu’un minimum, elle avait envie de lui, cette nuit, dans cette chambre d’internat. Le reste ne comptait plus, pour le moment.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Lun 24 Jan 2011 - 12:13

Bien que n’étant pas sortit à l’extérieur pour ses habituelles activités nocturne, Kuragari se sentait un peu mieux. Oubliant le fait qu’il avait peut être raté quelque chose d’amusant au dehors. Sa mère avait toujours expliqué le bien-être qu’on ressentait lorsqu’on aidait une personne qui se sentait mal, ce qu’avait fait Kura’ depuis le début de cette nuit agitée. Sans vraiment le vouloir au départ, il s’était mit à rassurer Kazumi, lui faisant oublier une partie de son passé tumultueux pour quelques heures, peut être plus. Malgré tout cela, au vu des réactions des deux personnes l’une envers l’autre, le tatoué ne regretterait peut être pas d’être resté ce soir, même si ce qui se passait était la dernière chose à laquelle il avait pensé.

Pour un raison inconnue, même pour lui, Kuragari avait embrassé Kazumi. Son bras droit autours de ses épaules, sa main gauche lui caressant la joue avec douceur alors que ses lèvres restaient soudées à celles de la turquoise. Le gout des larmes de la musicienne fut éphémère et le baiser dura plus longtemps que l’aurait cru l’Heikichi. Comme si c’était juste pour qu’il n’ait pas raison, la jeune femme ne l’avait pas repoussé, au contraire, elle répondait au baiser avec une certaine envie. Sans séparer leur lèvres, Kazumi passa au dessus de lui, ayant désormais une jambe de chaque coté de lui, libérant ainsi son bras droit qui redescendait doucement jusqu’à la taille de la musicienne, sa main rencontra le tissu du débardeur rouge de la turquoise et s’y immobilisa. Kuragari sentit la langue de la jeune femme venir caresser ses lèvres quelques instant, avant qu’elle ne rompe le baiser et ne lui demande implicitement de lui faire l’amour, de lui montrer que le monde n’était pas rempli que de violeurs.

Suite à ces mots, Kazumi embrassa sa joue et remonta doucement jusqu’à son oreille. Hésitant sur le coup, car ce n’était pas la le but rechercher par le brun à la base, il se laissa vite aller à l’envie de l’union charnelle, la fusion entre deux corps qui se désiraient mutuellement. Sa main gauche quitta la joue de la musicienne pour aller se perdre sous son débardeur, caressant le dos de la turquoise avec des gestes emplis de sensualités. De sa main droite, il entreprit de passer sur les cuisses blanches de la jeune femme, essayant de la mettre en confiance, enfin plus qu’elle ne l’était déjà au vu de ses réactions. Laissant échapper un soupir de bien-être pendant que la musicienne s’occupait de son oreille, Kura’ pensa brièvement à ce qu’il en découlerait le lendemain. Comment réagirait la turquoise après avoir couché avec lui ? Mais sur le moment, la question fit bien vite place à autre chose, de plus primaire et basique, l’envie de quelqu’un.

Ne voulant pas se faire repérer par les autres habitant de la chambre, Kuragari se dit que la position assise avec Kazumi à califourchon sur lui n’était pas très discrète. Le jeune homme cessa donc ses caresses un instant pour attraper le bas du débardeur, et commencer à le remonter avec douceur, dévêtissent la jeune femme, la laissant seins-nus. Après lui avoir ôté son haut, Kura’ reposa ses lèvres sur celles de Kazumi, l’embrassant toujours avec tendresse, ne voulant pas être trop brute. Toujours avec une lenteur préventive, le tatoué passa son bras gauche autours de la taille de la musicienne et la garda contre lui, pendant qu’il basculait sur la droite, en prenant appuis sur son bras droit. Passant avec douceur au dessus d’elle, sans rompre le baiser pour autant. Une fois la manœuvre terminée, Kura’ garda son appuis sur son avant-bras droit, et caressa les flancs de Kazumi avec la main gauche, il rompit le baiser quelque instant, afin de lui murmurer.

« Si ça ne va pas, dis le moi. Je m’arrêterais. »

Kuragari attendit qu’elle réponde avant de reprendre le baiser, laissant cette fois-ci sa langue découvrir les lèvres de Kazumi, cherchant à rencontrer une partenaire de jeu. Son bassin se mouvait lentement contre celui de la turquoise alors que le désir montait en lui, cette nuit peut être, il ferait l’amour avec elle. Peut-être ça serait la première et dernière fois, peut-être pas, Kura’ n’allait pas lui courir après. Comme il le disait si bien à chaque fille qui voulait sortir avec lui : « Je ne suis pas un mec stable, j’attire la merde comme cette-dernière attire invariablement les mouches. Tu seras malheureuse avec moi, donc cherche mieux. » C’était pour ça qu’il n’avait encore jamais connu de relation durable, parfois des amies voulaient rester partenaire au lit avec lui, mais sans plus, le brun ayant tendance à les encourager pour trouver un petit ami sympathique.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Lun 24 Jan 2011 - 12:58

Pour la première fois depuis bien longtemps, Kazumi redécouvrait ce qu’était la tendresse. Et pas celle qu’ont, par exemple, des parents vis-à-vis de leur enfant, ou encore la fausse tendresse de ce sale con qui ne cherchait qu’à la mettre dans son lit, avant de la jeter comme un vulgaire objet dont il se serait lassé. Non, cette tendresse-ci était bien réel, l’adolescente le ressentait à chaque geste, à chaque caresse. La sensation de ses lèvres contre les siennes était étrangement agréable … Et, bien qu’elle n’y eut jamais pensé auparavant, la réalité lui sauta eux yeux, à les lui crever. Jamais un garçon n’avait été doux avec elle jusqu’à cette nuit, comme toute femme peut le mériter. Jamais on ne l’avait traitée avec le respect qui lui était naturellement du. Alors cette nuit, elle en profiterait au maximum … Sans se demander si c’était la première et la dernière fois que ça arrivait, sans se soucier de la manière dont elle réagirait vis-à-vis de lui à la fin de cette nuit. Tout ce qu’elle voulait, c’était oublier toute sa peine, sa douleur, quitte à s’abandonner dans les bras de quelqu’un qu’elle connait à peine. Qu’importe, ils auraient tout le temps de faire connaissance plus tard.

En sentait sa main sur sa joue, elle avait réalisé que ses larmes avaient enfin cessé de couler. Enfin, elle arrivait à se focaliser sur autre chose que ses cauchemars. Tout ce à quoi elle pensait, c’était au moment présent, à ce qui allait certainement suivre, et à rien d’autre … Lorsque le brun commença à caresser son dos, Kazumi comprit qu’elle avait eu raison, il ne la repousserait pas. Ce qui signifiait qu’il avait certainement aussi envie d’elle. Quoi qu’il en soit, la guitariste ne ferait plus la même erreur. S’il venait à la blesser, elle arrêterait tout, sans le moindre préavis. Mais s’il était un minimum intelligent, il devrait s’en douter. Le contact de sa main sous son débardeur la fit frissonner de bien-être, tout comme lorsqu’il caressa ses cuisses. Peut-être aurait-elle du avoir peur, c’aurait été une réaction normale au vu de son passé, mais elle n’avait pas envie que ce moment cesse. Sans vraiment s’en apercevoir, elle croyait tout de même à ses paroles. Ici et maintenant, il ne pourrait rien lui arriver … Il ne lui ferait rien, qui plus est en connaissance de cause. Non, il ne s’y risquerait pas.

Lorsqu’il cessa un instant ses caresses, l’adolescente aux cheveux turquoise l’observa malgré la pénombre, se demandant ce qui se passait. Et, sans broncher, elle le laissa lui ôter son débardeur, qui de toute manière se serait tôt ou tard retrouvé au pied du lit. Pour la suite des événements, elle n’en aurait certainement pas besoin. Tout compte fait, la pénombre l’arrangeait bien. Elle avait beau être à moitié nue, elle n’avait pas à complexer à cause des quelques marques de coups restant sur son corps. Celles-ci l’auraient probablement gênée, c’était vraiment laid à voir. Mais elle n’eut pas le temps de continuer à y penser, puisque l’adolescent repris le baiser, et, avant qu’elle n’ait eu le temps de s’apercevoir de quoi que ce soit, c’est désormais elle qui se trouvait en dessous. Puis le baiser reprit. Sans le vouloir, elle commençait à légèrement appréhender. C’était normal, après tout, après ce qu’elle avait vécu … Mais ses paroles la rassurèrent. Il se souciait tout de même d’elle, et arrêterait si besoin est. Elle lui répondit, en tâchant de dissimuler le peu d’appréhension dans sa voix ;

« Je te le dirai, mais sois doux avec moi … »


Plus jamais elle ne voulait qu’on la violente comme auparavant. S’il respectait ce qu’elle voulait, bien évidemment, elle aurait confiance en lui. Et elle passa son bras droit autour de ses épaules, son bras gauche autour de sa taille, et reprit le baiser avec douceur, allant même jusqu’à l’embrasser à pleine bouche, tout en caressant son dos. Elle soupirait légèrement en sentant son bassin bouger contre le sien, et fit de même, son propre désir s’accentuant. Continuant ses caresses, elle descendit sa main droite jusqu’à son bermuda, et passa sous le tissu, commençant à lui caresser lentement les fesses. Et elle attendait de voir ce qui allait se passer, laissant le brun prendre l’initiative. Parce que finalement, elle-même ne savait pas réellement comment s’y prendre lors de rapports consentis et « normaux » …
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Lun 24 Jan 2011 - 13:49

L’ambiance tendue qui existait entre Kazumi et Kuragari semblait avoir disparue, totalement évaporée après le réconfort que le tatoué apporta à la jeune femme. Les deux jeunes gens semblaient à présent se respecter mutuellement, les tensions s’étaient annihilées d’elles même et la passion l’avait remplacée, enivrant la musicienne et le rebelle, leur donnant envie l’un de l’autre, oubliant les vieilles rancunes et ne faisant même plus attention au fait qu’ils ne connaissaient rien l’un de l’autre. Bien que Kura’ connaissait, malgré lui, une partie du passé de la turquoise, probablement la plus douloureuse partie. Mais qu’importe en l’instant présent tout ceci n’avait plus sa place, passion, envie, douceur, tendresse et respect, c’est tout ce qui était important.

Kuragari maintenant au dessus de Kazumi, prit dans un baiser passionnel ou leur langue se mêlait l’une à l’autre dans un ballet sensuel, exécutait des gestes lents et doux, essayant de respecter la demande de la jeune femme. Chacun de ses mouvement était difficile, car n’ayant pas l’habitude de tant de précaution, certes Kura’ n’allait pas comme une brute avec les filles au moment de l’acte, mais faire autant attention n’était pas parmi ses habitudes. Le tatoué ne savait rien de la manière de faire l’amour à une fille qui avait subit un viol, pourtant il restait confiant, le fait que Kazumi se laisse faire malgré qu’elle ne connaissait strictement rien du jeune homme avec qui elle allait peut-être coucher.



L’envie grandissante du jeune homme ne cessait de grimper, les mouvements du bassin de Kazumi contre le sien, ses léger soupirs, ses caresses. Tout cela ne faisait qu’inciter le brun à continuer, montrant par la qu’il s’y prenait bien malgré toute ses craintes. Les préléminaires duraient depuis un bon moment, lorsqu’on est en plein dans le tumulte des désirs mutuels et de l’envie du corps d’une personne, on ne voit pas le temps passer et Kura’ dissémina baiser, caresses et mordillement sur la poitrine de Kazumi pendant un bon moment. S’arrêtant parfois pour remonter l’embrasser passionnément, avant de reprendre ses doucereuses activités dans le cou et sur le buste de la turquoise. Kuragari sentait que le moment était bientôt la, et il décida de voir si la musicienne se sentait prête.

Cessant doucement tout mouvement, Kuragari embrassa tendrement Kazumi avant de se redresser avec lenteur, laissant ses mains glisser jusqu’au sous-vêtement moulant qui était le dernier ‘rempart’ de la musicienne. Le saisissant doucement, Kura’ le fit doucement glisser, laissant largement le temps à la turquoise de lui dire ‘stop’. Ce qu’elle ne fit pas. Le tatoué, ôta son bermuda et se colla à la jeune femme une fois qu’ils furent nu tout les deux, reprenant ses baisers pour la rassurer. Prenant appuis sur ses avant-bras, Kuragari se redressa de nouveau légèrement, et chercha à croiser le regard de Kazumi, bien que dans l’obscurité régnante, il pouvait rêver le pauvre.

« Je vais y aller doucement…ça va ? »

Par cette phrase il attendait l’autorisation finale de la part de Kazumi, lui indiquant qu’elle se sentait suffisamment en confiance pour coucher avec lui.


Dernière édition par Kuragari Heikichi le Ven 28 Jan 2011 - 15:35, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Lun 24 Jan 2011 - 19:46

Et c’est dans ces moments bien précisément, que la jeune femme se rendait compte qu’elle ne savait pas grand-chose de la vie. En tout cas, pas d’un point de vue normal. Les adolescentes de son âge avaient déjà presque toutes eu un copain, un vrai, que la relation soit stable et durable ou pas. Bon nombre d’entre elles avaient couché avec celui-ci, l’avait certainement même refait de nombreuses fois, appréciant réellement ces instants d’amour. Tandis que Kazumi, de son côté, n’avait été capable que d’attirer un mec qui se moquait d’elle, jouait avec ses sentiments, lui faisait croire qu’il l’aimait sincèrement. Tout ça pour mieux commettre ses actes de délinquance juvénile, et accessoirement pour tirer son coup quand l’envie lui prenait. Elle n’avait pas eu de chance, vraiment pas. En tout cas, c’est ce dont elle essayait de se persuader. Dans le fond, les choses sont toujours beaucoup plus complexes qu’elles n’y paraissent. Malheureusement.

Désormais, elle parvenait à peu près à se laisser aller à ses envies, et savourait pleinement le baiser qu’ils échangeaient. Elle en profitait comme jamais elle n’avait profité d’un baiser. C’était si différent de ce qu’elle avait connu … Ici, il n’y avait aucune brutalité, rien que de la douceur, comme elle le lui avait demandé. Jamais elle n’avait connu ça, et ça avait tendance à la déstabiliser. Le baiser durait toujours, passionné, tandis que le brun accentuait par instant ses caresses, ce qui eut le don de la faire légèrement soupirer, tout comme ses baisers dans son cou et sur sa poitrine. Sa respiration s’était sensiblement accélérée, l’envie de lui ne la quittait plus. Du bout des ongles, elle griffait légèrement le haut de son dos, ses flancs, caressa par moment sa chevelure, durant de longues minutes. Elle avait perdu toute notion du temps.

Mais alors qu’elle croyait se sentir prête, l’appréhension, un soupçon de peur aussi, reprit le dessus. Précisément lorsqu’il lui ôtait son short, et virait son bermuda au passage. Kazumi s’était figée un instant. Et lorsqu’il s’était à nouveau collé à elle, son corps chaud réchauffant le sien, elle essayait de reprendre les baisers, comme avant, mais n’y arrivait pas. Une certaine retenue s’était à nouveau imposée à elle. C’était trop tôt … Elle avait encore besoin de temps, pour vraiment se sentir en confiance, pour surmonter cette peur. Il fallait qu’elle la surmonte, elle en avait besoin … Sinon, elle aurait à tout jamais le souvenir de n’avoir été qu’abusée, et elle ne saurait pas vivre avec. Qui le pourrait ? Lorsque le brun lui demanda s’il pouvait y aller, une boule se forma dans la gorge de Kazumi, qui s’empressa de détourner le regard, ayant oublié que seule la pénombre régnait ici. Elle respirait péniblement, l’envie et la peur se mêlant en son être. Prenant une profonde inspiration, elle répondit d’une voix qui se voulait naturelle, sans pour autant y parvenir ;

« Attend encore un peu, laisse moi le temps … On a toute la nuit devant nous, ne me presse pas. »


Encore une fois, ça se confirmait. Livrée seule à elle-même, elle n’avait pas changé. Si elle ne se bottait pas le cul, elle resterait à tout jamais Kazumi, l’adolescente qui a peur de tout depuis qu’une bande de connard a abusé d’elle, tant physiquement que mentalement. Elle poursuivit à voix basse ;

« J’ai envie de toi, crois moi. Simplement, peu importe avec qui, c’est pas facile pour moi de … De me laisser aller. Tu comprends ce à quoi je veux en venir, n’est-ce pas ? Mais il faut absolument que je parvienne à oublier … Je tiens pas à passer ma vie bloquée là-dessus, aide moi à oublier … »


C’était bien clair. Implicitement, elle lui avait clairement demandé de lui faire l’amour, d’enfin lui faire oublier les horreurs qu’elle avait vécu. Qu’enfin elle puisse aller de l’avant, sans avoir peur du moindre garçon qu’elle croise … De sa main droite, avec laquelle elle caressait la chevelure du jeune homme, elle l’attira à elle, et reprit le baiser, doucement, en prenant son temps, tandis que de sa main gauche, elle caressait ses flancs, son dos, avec une infinie douceur, l’incitant à faire de même.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Lun 24 Jan 2011 - 20:23

Trois heure et quart du matin, la nuit n’était toujours pas terminée pour les deux personnes réveillées dans la chambre numéro deux de l’établissement scolaire de Kobe. Kuragari était toujours occupé à réconforter Kazumi, même si désormais cela avait prit une autre tournure. Si on les voyait maintenant, on penserait plus à un couple qui s’apprêtait à couché ensemble. Alors qu’en fait, c’était deux jeunes personnes qui se détestaient il y avait moins de vingt-quatre heures de cela, et maintenant, Kura’ essayait de prouver à Kazumi que les gens n’étaient pas tous des connards, bien que la manière de le prouver pouvait sembler un faux-prétexte à beaucoup, le tatoué lui-même se demandait s’il le faisait pour prouver quelque chose à la turquoise ou juste parce qu’il avait envie d’elle et pas plus.

L’état des choses avait bien avancé pour Kuragari. Kazumi semblait totalement libérée de sa peur en ce moment même, elle se trouvait nue, contre Kura’ qui l’embrassait et la caressait, mais après quelque instant, avant qu’il ne lui demande si elle était prête pour ‘sauter le pas’, il lui semblait que la musicienne avait comme de l’appréhension, que la terreur revenait au galop, ses baisers n’étaient plus aussi passionnés qu’avant, comme si on la bloquait. Kazumi lui demanda d’attendre un peu, qu’il lui laisse le temps, qu’ils avaient toute la nuit devant eux. Justement ils n’avaient pas toute la nuit, dans quelques heures, qui sait si un des autres habitants ne se réveillerait pas pour aller pisser ou tout simplement réviser.

Kuragari acquiesça silencieusement et n’insista pas, se montrant plus patient avec elle qu’il ne l’aurait été avec une autre, après tout ce qu’elle avait vécu, c’était compréhensible. Comme si elle craignait que Kura’ la repousse après ça, Kazumi se justifia auprès de lui, disant qu’elle avait bel et bien envie de lui, mais que ce n’était pas facile de se laisser aller après ce qu’elle avait vécu. La musicienne rajouta qu’elle voulait connaitre autre chose que ces souvenirs là, elle voulait les oublier et les remplacer par d’autre, plus agréables, demandant à l’Heikichi de l’aider dans cette tâche. C’est un peu ce qu’il essayait de faire depuis tout à l’heure, de manière inconsciente, mais c’était ça, donner à Kazumi une autre idée du monde qui l’entourait.

« Je comprend. On ira à ton rythme, ne t’inquiète pas. »

A peine eu-t-il finit sa phrase que la turquoise l’attira à elle, l’embrassant de nouveau avec tendresse, reprenant ses caresses doucereuses. Kuragari répondit aux demandes silencieuse de Kazumi et laissa ses mains parcourir de nouveau son corps, caressant les hanches, le bassin, les cuisses, parfois les seins et les épaules. Kura’ sentait la chaleur de son corps qui contrastait avec la froideur qui émanait de celui de la musicienne, mais c’était nettement moins glacé que tout à l’heure, leurs corps était collé l’un à l’autre, et pour le moment, rien ne semblait vouloir les déranger dans ce petit moment intime qui, malgré la présence d’autres élèves endormit, n’était qu’à eux seuls.

L’envie de Kuragari était au maximum, lorsqu’il l’avait vue pour la première fois, il ne se serrait pas douter qu’il désirerait Kazumi pour une nuit, et pourtant le brun l’avait vue en sous-vêtement le premier jour, sans le vouloir, mais c’était fait, et son corps était séduisant, malgré les bleus et la blancheur de sa peau. Kura’ continuait à prodiguer ses caresses à la turquoise, sa langue jouant sensuellement avec celle de sa partenaire, bougeant parfois son bassin contre celui de la musicienne, attendant qu’elle se sente enfin prête pour aller plus loin.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Mar 25 Jan 2011 - 20:03

Les mains de la musicienne continuaient à parcourir le corps de l’autre, à le découvrir, sans jamais s’en lasser. Parfois, du bout des doigts, elle suivait l’une de ses cicatrices d’un bout à l’autre, évitant de se demander d’où elles venaient. Peut-être avait-il lui aussi souffert … Si ça se trouve, en un sens, ils n’étaient pas si différents l’un de l’autre. C’était surement pour ça que Kazumi n’avait pas peur, avec lui, ou alors très peu et de manière justifiée. C’est ce qu’elle se disait … Après lui avoir fait part de ses craintes, elle n’avait plus envie de fuir, de tourner le dos, de rester bloquée dans le passé. Il était grand temps qu’elle passe à autre chose, qu’enfin elle découvre le plaisir de s’abandonner dans les bras de quelqu’un de son plein gré, même sans être avec cette personne. C’était nécessaire, elle n’en pouvait plus de repenser à ses expériences désastreuses. Il lui fallait du neuf, là, tout de suite, malgré sa peur ou son appréhension. Elle n’avait pas à avoir peur, pas avec lui … Il l’avait dit lui-même, il irait à son rythme, il se soucierait d’elle si jamais ça n’allait pas. L’adolescente n’avait pas à avoir peur. Bien que longtemps elle n’ait plus été en mesure de croire les paroles d’un homme, cette nuit au moins, elle voulait y croire. Tant pis si au matin, le retour à la réalité était brutal. Elle s’en moquait pas mal.

Au contact des mains du brun sur son corps, son appréhension finit par partir aussi vite qu’elle était venue. Comme si finalement, elle n’avait pas de raison d’être. En tout cas, ni ici, ni maintenant. Sous ses caresses, sa peau s’enflammait, le désir ne cessait de grimper, tout particulièrement lorsqu’il s’attardait sur ses cuisses ou ses seins. C’était une sensation délicieuse, et un nouveau soupir de plaisir quitta ses lèvres, alors qu’elle s’attardait sur ses fesses et dans le bas de son dos. Jamais elle n’avait autant apprécié le contact physique avec un garçon, probablement parce que les autres n’avaient fait preuve d’aucune douceur, focalisés sur leur plaisir personnel. Oubliant même que faire l’amour, ce n’est pas que recevoir, mais aussi donner, à juste mesure. Enfin, si on pouvait appeler ça faire l’amour. Parce que dans le cas d’un viol, toutes les appellations étaient justes : sauter, tirer son coup, baiser, mais certainement pas faire l’amour. Pour la simple et bonne raison qu’il n’y en avait pas.

Kazumi voulait aller plus loin, elle en avait réellement envie désormais. Doucement, elle attrapa la main droite du brun de sa main gauche, et le guida dans ses caresses, s’attardant sur ses seins, puis sur ses hanches, avant de guider sa main plus bas, au niveau de son entre-jambes. Rompant le long baiser passionné qu’ils échangeaient, et retournant lui griffer légèrement les flancs, elle murmura à son oreille ;

« Je m’inquiète déjà moins qu’avant … »


Et songeant à ce qui n’allait pas tarder à se passer, elle espérait naïvement que la nuit ne se terminerait jamais.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Mar 25 Jan 2011 - 20:30

Trois heures et cinquante-sept minutes. Les deux étudiants étaient toujours collés l’un à l’autre, par leurs lèvres, leur corps, leurs caresses, leurs murmures et soupir de plaisir. Cette nuit, Kuragari avait l’impression qu’il n’allait pas juste, faire l’amour à une fille. C’était plus que ça, comme s’il délivrait Kazumi de quelque chose dont il n’avait pas conscience, en même temps, comment le pourrait-il ? Jamais Kura’ ne pourrait savoir ce qu’elle avait subit, ni même le comprendre, c’était quelque chose que personne ne pouvait partager avec la musicienne, excepté ceux qui l’avait violée, sauf qu’ils devaient en retirer une certaine fierté, cette bande de chacals. Plus il y repensait et plus le tatoué se disait que l’être humain était abominable dans l’absolu, parfois il regrettait d’être un homme parmi les autres.

Oubliant ses pensées négatives pour se concentrer à nouveau sur la jeune femme qui s’offrait lentement à lui en cette nuit de réconfort, le brun suivit chaque caresse qu’elle lui prodiguait, redécouvrant son corps d’une autre manière. Bien qu’il n’était plus puceau depuis longtemps, Kuragari redécouvrait une autre manière de faire l’amour, comme si ça remontait au début, comme si c’était la première fois de Kazumi et la sienne également. Ses gestes étaient prudents et lent, essayant de ne pas effrayer la turquoise, cela lui donnait l’impression de découvrir le corps d’une femme pour la première fois, sans pour autant oublier comment faire. De l’autre coté, il sentait les mains de la musicienne le caresser, voyager sur son corps d’un bout à l’autre, sentant parfois une de ses cicatrices s’électrisé au passage des doigts de Kazumi, comme si elle se mettait soudain à dire « Hey j’suis la ! Tu m’as pas oublié j’espère !? Il y a deux ans, le coup de couteau dans le dos que tu as esquivé de peu, c’est moi ! » Chacune de ses cicatrices qu’effleurait la jeune femme se déroulait comme un petit flash back rapidement ensevelit par le torrent d’émotion qui régnait en maitre pour le moment. Passion, désir, tendresse, compréhension…tout cela allait et venait, partant lorsqu’un souvenir douloureux revenait et revenant plus fort pour à nouveau submerger Kuragari dans un océan de désir et d’envie.

Kura’ fixa la turquoise dans la pénombre lorsqu’elle stoppa le baiser, attendant une phrase, voir un mot. Peut être un ‘stop’. Il pensait déjà qu’elle n’oserait pas aller plus loin, la peur l’étreignant, mais Kuragari savait d’avance qu’il ne s’en offusquerait pas. Si jamais c’était le cas, le tatoué dirait que ce n’était rien, qu’il comprenait et la garderait dans ses bras pour la nuit, afin qu’elle soit rassurée. L’idée qu’il ne fasse que ‘préparer’ le terrain pour un autre qui réussirait à s’attirer la confiance de la musicienne ne le dérangeait pas, au moins son sentiment d’avoir fait une bonne action demeurait. Sauf que ce ne fut pas une demande d’arrêter qui émana de la turquoise, mais carrément un encouragement à aller plus loin. Prenant la forme de la main de Kazumi qui guida celle de Kura’ sur les parties sensibles de son corps, jusqu’à son entre-jambe. Ajoutant qu’elle ne s’inquiétait plus autant qu’au départ.

Préférant ne pas répondre, Kuragari répondit à la demande implicite et silencieuse de la turquoise. Il voulait qu’elle soit pleinement ouverte à lui, et qu’elle ne souffre pas une seule fois.

Kuragari sentait que la confiance de Kazumi se renforçait au même tire que sa méfiance et sa peur s’amenuisait. Ses gestes étaient plus confiant, plus sur, malgré cela on aurait dit qu’elle allait faire l’amour pour la première fois. Si elle n’avait pas guidé la main de Kura’ à son entre-jambe et si la musicienne n’avait pas raconté son histoire sur un coup de colère, le brun se serait attendu à trouver un Hymen sur son chemin lorsqu’il lui aurait fait l’amour. Mais ses doigts ne rencontraient aucune résistance en elle. Rompant un moment le baiser, le tatoué s’approcha de son oreille, léchant le lobe, murmurant des mots doux et rassurants, puis mordillant le cartilage, avant de revenir l’embrasser tendrement. Prévention avant tout, Kuragari tira un tiroir de sa table de chevet de sa main gauche et sortit le petit bout de sécurité en caoutchouc qui s’appelle préservatif, une fois que Kazumi sera prête, tout ira plutôt vite.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Jeu 27 Jan 2011 - 20:12

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Jeu 27 Jan 2011 - 20:59

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Sam 29 Jan 2011 - 11:03

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Sam 29 Jan 2011 - 13:24

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Sam 29 Jan 2011 - 19:30

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']  Sam 29 Jan 2011 - 20:02

Revenir en haut Aller en bas
 
On ne fait pas une croix sur le passé, on vit avec. [PV Kura']
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kobe High School :: Hors RPG :: Poubelle :: Archives des rps :: Anciens rps-
Sauter vers: