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 Le nouveau pion est dans la place [pv Nono]

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(#) Le nouveau pion est dans la place [pv Nono]  Mar 8 Fév 2011 - 18:24

    Noeru Kurosaki. 24 Piges. Pion à Kobe…....

    Vous avez peur ? Nan ? (…) pourtant vous devriez ! La tyrannie ça m’connait, c’est même mon credo ! (muahaha)

    Bref, où j’en étais déjà ? Ah oui… Divorcé depuis peu et pas près de se recaser de si tôt ! Père d’une fille en bas âge qui vit chez sa mère et que je n’ai (malheureusement) le droit de voir seulement en fonction du bon vouloir de sa chère maman ou plutôt en fonction de la consistance de mon portefeuille, soit combien je suis prêt à verser dans le mois pour voir ma gosse... Soyons réaliste.

    Je n’ai jamais eu beaucoup de chance aux jeux de hasard, pour choisir mes partenaires encore moins, ce qui explique surement pourquoi ma femme m’a trompé puis ensuite quitté, et tout cela je le dois uniquement à mon frère ainé qui m’a toujours piquait tout ce qui comptait le plus pour moi… C’est « grâce » ou plutôt devrais-je dire « à cause » de lui qu’je n’ai plus aucune confiance en la gente féminine. Désolé, j’veux bien être sympa mais non plus y’a pas écrit « idiot » sur mon front ! Je ne prête pas ma femme, il n’y a pas d’ouverture possible à la discussion ! Et cela, même à mon frère ou à qui que se soit d’autre d’ailleurs. Je ne suis pas un individualiste mais y’a quand même une limite à ne pas franchir et pour le coup il l’a plus que franchit.

    Je ne vous cache que je ne suis pas surveillant par guetté de cœur ! Je ne fais pas ce métier par plaisir mais tout simplement parce que j’ai besoin de frics et d’un job stable pour l’instant. Il faut bien faire avec ce qu’on a… Je ne pouvais tout de même pas rester toute ma vie au chômedu, surtout à mon âge (xD) Après c’est comme tout, l’homme a sans cesse besoin de trouver du bon dans son malheur, même quand il n’y a en pas. Surement pour se remonter un peu le moral... Je ne déroge pas à la règle. Pour moi c’est de pouvoir me défouler sur les élèves qui n’ont aucun respect pour eux-mêmes ou pour autrui, qui perturbent les cours pour se rendre intéressant devant leurs potes, qui dégradent le matériel pour laisser des messages bateaux qui n’servent à rien, qui embêtent les filles pour qu’on les prenne pour des hommes et j’en passe… Pour tous ces mioches là, j’ai envie de leur dire : Travaillez à l’école si vous ne voulez pas finir comme moi, c'est-à-dire un vulgaire pion qui travaille pour pouvoir voir sa fille un week-end sur deux. J’vous assure, ça n’a rien d’épanouissant au long terme… Il y a également le fait de passer de l’autre côté de la barrière, de pouvoir voir tout ce que l’on ne s’imaginerait pas étant qu'un simple élève. Ayant déjà bossé dans des écoles, je sais de quoi je parle. Les directeurs mariés qui s’envoient en l’air avec leurs secrétaires, les enseignants qui se prennent des cuites et qui fument des substances illicites en plein milieu de la journée avant d’aller en cours ou bien encore les profs qui sortent en secret avec leurs élèves, on ne voit pas ça que dans les séries télévisées américaines mais bien au contraire, c’est eux s’inspirent de la réalité !

    Pour mon premier jour à Kobe, je n’ai pas fait d’effort vestimentaire particulier… Une T-shirt noir, une chemise par-dessus, un jean foncé et des baskets. Il m’a fallut une matinée pour me familiariser un peu avec les lieux ainsi que quelques élèves agités et professeurs de l’établissement… Étant de nature extravertie, je n’eu pas trop de mal à m’intégrer dans la masse. À peine arrivé, je fus appelé à monter dans une classe pour aider un jeune professeur qui était dépassé par ses élèves, qui apparemment n’arrêtaient pas faire des bruits d’animaux depuis le début du cours… Je fis des menaces, du style que si je devais être ramené à revenir, des heures de colles aller tomber un samedi matin, etc. Les préventions habituelles en quelque sorte. Par ailleurs, je fus surpris par l'efficacité de celles-ci m'enfin du moment que ça marche, moi ça m'va ! Puis en début d’après-midi, on me confia une poignée d’élèves collés que je devais surveiller… Autant dire tout de suite que j’ai passé ma journée à rabâcher : « Ah ouais ?! Ben ton carnet alors ! » ou encore « Toi là ! (...) Oui toi ! Ton Carneeeet !».

    En milieu d’après-midi, je profitai de ma pause pour m’isoler, loin de toute cette agitation. Je me rendis sur le toit, censé être interdit aux élèves, pour me détendre un peu en fumant ma première clope de l’après-midi que j’avais attendu jusqu’à présent. Je pris un malin plaisir à jeter mon bâton de réglisse, que j'avais mâchouillé toute la matinée, à la poubelle et à allumer ma cigarette devant le panneau « interdit de fumer (ici) » que quelqu’un avait prit soin d’accrocher sur le mur. À quoi sert les interdits si ce n'est pour les franchir ? Je m’appuyais contre la barrière, penchais en avant pour admirer la vue imprenable sur… sur des bâtiments et des bâtiments. Youuhou, super –-‘
    Je commençais à me perdre dans mes pensées quand tout à coup un bruit me sortit de mes rêveries. Je tournis la tête instinctivement en direction du son qui était parvenu à mes oreilles, en me demandant d’où pouvait provenir tout ce raffut…



Dernière édition par Noeru Kurosaki le Lun 28 Mar 2011 - 11:23, édité 3 fois
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(#) Re: Le nouveau pion est dans la place [pv Nono]  Jeu 10 Fév 2011 - 13:37

[HRP ~ PV Nono (lol 888D)]

Aujourd'hui c'est mon tout premier jour à Kobe. J'ai 20 ans et ch'uis en prépa littéraire. En m'présentant devant tout le monde ce matin pendant la première heure de cours j'ai sentit que j'étais en train de littéralement me liquifier. Et dire que j'm'étais dit qu'il fallait que j'ai l'air cool et marrante, comme ça les gens auraient envie de me connaître. Ouais tu parles... Tout le long de ma piteuse présentation j'ai été totalement obsédée par une seule et unique chose : Mon accent ! " Est ce qu'il entende mon accent ? Est-ce que j'ai bien prononcé ce mot là ? Lui là devant, il a fait une tête bizarre quand j'ai donné mon nom..." Enfin bref, c'était lamentable, j'm'en remet pas.
Du coup je n'ai pensé qu'à une chose, aller me fumer une cigarette ! La clope c'est l'alliée de ma vie, mon anti-stress miraculeux... Je sais que c'est mal mais vous n'arriverez pas à me faire croire qu'il y a ne serait-ce qu'une personne au monde qui n'ait pas un vice caché ! Je les connais trop bien moi ces gens biens sous tout rapports, qui n'ont qu'une idée en tête : Plaire, plaire et plaire. Plaire à tout prix, jusqu'à même se mutiler le visage et le corps. Si vous ne m'croyiez pas regardez tous les adeptes que la chirurgie esthétique à fait en quelques décennies...

Moi mon vice c'est la clope, je m'en cache pas... Bon en faite, en tout honnêteté je suis censé avoir arrêté. Oui oui, je sais c'est nul. Mes parents sont persuadés que je ne touche plus à aucune drogue que ce soit et en grande partie c'est vrai. Même l'alcool j'en ai plus bu une goutte depuis des lustres. Mais une p'tite clope de temps en temps... Alors oui c'est vrai je suis allée dans cette épicerie hier soir histoire de garnie le frigo de ma chambre de quelques grignotages divers et variés, j'aime bien avoir toujours quelques chose à manger sur moi, on ne sait pas ce qui peux arriver... Imaginons que la cantine soit en grève ( non c'est stupide, les japonais ne connaissent pas la grève, et quand ils font grève ils se contente juste de mettre un brassard "en grève" autour de leur bras, ça c'est de la rebellion les gars !) mais même, imaginons que je me perde dans une forêt ou quoi, bah je serai bien heureuse d'avoir des barres de chocolat sur moi. Et pour les cigarettes, ben ils en vendaient dans l'épicerie. Des "black Stones" à la cerise, comme dans le célèbre manga que j'adore. Evidemment j'ai craqué, j'en ai acheté un paquet pour voir le goût que ça avait. Bah vous savez quoi ? Ca a un goût de clope... Haha ! Mais au lieu de l'habituelle odeur âcre de la cigarette, c'est une odeur de cerise qui se répend. Du coup j'ai l'impression de fumer un encens mais peu importe ! Après ce paquet là j'arrête pour de bon. Oh bien sûr j'pourrais arrêter maintenant mais j'ai pas l'coeur à jeter un paquet à peine entamé à la poubelle. Vu le prix qu'il m'a coûté, j'en aurais presque pleuré quans j'ai du allignée la monnaie sur le comptoire.
C'est marrant quand même ces épiceries japonaises, on y trouve de tout, y avait même des portables. Y en avait un déjà tout décoré, avec des oreilles de chat ! Des oreilles de chat bon sang ! Bon pas des vraies rassurez vous, mais des toutes petites oreilles pointus molletonnée et douce à souhait xD Bon j'avoue, ce portable aussi je l'ai acheté... mais ils n'ont pas qu'à proposer autant de choses dans cette épicerie, moi j'ai toujours eu la fièvre acheteuse... et rigolez pas avec ça, c'est une maladie comme une autre. Nous dans nos superettes de quartier bah y a des fruits, des légumes, des aliments de base quoi, pas de quoi vous déclencher une fièvre acheteuse... là-bas, on dirait la caverne d'ali baba. La prochaine fois que j'y retourne, promis je me mettrais des oeillères. Bref, j'ai donc acheté ce chat-portable et en fait il est tellement ridicule que j'ose pas le sortir en public. En plus il clignote de partout quand quelqu'un m'appelle ou quand je reçois un sms, on dirait une guirlande de noel...

Bref, revenons-en à la cigarette. Ce matin j'ai osé demandé à un type qui sentait la clope à trois kilomètres à la ronde de m'dire s'il ne connaissait pas un coin où je puisse fumer une cigarette sans me faire attrapper par un surveillant, ou par un prof, ou encore par le directeur puisqu'il y a des panneaux partout stipulant qu'on a absoluement pas le droit de fumer dans l'établissement, encore moins dans les toilettes ou dans le parc qui borde l'école. Il m'dit " Ouais t'as vu, y a l'toit, là-bas y a jamais personne, tu seras tranquille". Je le remercie, et donc après le déjeuner de midi je me rend sur le toit pour me délecter d'une cigarette, un café à emporter à la main. Tout le monde boit du thé ici... moi j'en peux plus de boire du thé, ça n'a même pas de goût, non y a pas à dire, le café c'est ce qu'il y a de mieux, avec le chocolat chaud aussi. Enfin remarquez que je suis la seule folle alliée qui boit un café, en plein mois de juin, avec la chaleur qu'il fait... Mais ce que le benêt de ce matin à oublier de me dire c'est que normalement le toit est interdit aux élèves... Alors à cause de lui ch'uis en double infraction, je fume, et de surcroît dans un endroit où je n'ai même pas le droit d'être. Bon je l'ai bien vu le panneau "interdit au élèves" mais j'allais quand même pas rebrousser chemin. Ca aller me prendre quoi de fumer mon encens ? 5 min pas plus. Je décidais donc d'enfeindre le règlement... à peine arrivé et déjà hors la loi, super !

Je poussais donc la porte qui menait au toit, un peu difficilement avec mes deux mains prises, fallait pas renverser mon café en plus. Je ne m'avancais pas trop vers la grille, j'ai toujours eu peur du vide, et préférais donc rester près de la porte. Je posais ensuite mon café à mes pieds avant d'allumer une de mes black stone à la cerise. La première bouffée me fit toussoter mais à la deuxième ce fut l'extase. Il faisait chaud mais un vent paisible rafrîchissait l'atmosphère. Je fis un pas de plus pour avoir une meilleur vu d'ensemble sur le paysage, malheureusement ce fut le pas de trop. Je renversais mon café en shootant dedans. Du café encore bouillant m'éclaboussa la jambe, ce qui me fit bondir en poussant un cri avant de buter dans la vitre de la porte juste derrière moi. Il y eut un fracas de verre qui se fissure... Je me retournais pour voir les dégâts. La vitre était belle et bien dans un sale état. C'est à ce moment là que j'ai paniqué.... "J'fais quoi ? J'fais quoi ? Je vais me faire renvoyer, mais j'veux pas, c'est mon premier jour" T_T
Pas le temps de me poser plus de questions... Des pas derrière moi me firent sentir que quelqu'un se rapprochait. Je courrais aussi vite que mes jambes me le permirent me planquer derrière le transformateur électrique (pas dedans hein, ch'uis pas suicidère ^^) me croyant à l'abri de tout regard, quand soudain, l'horrible portable chat se mit à sonner dans ma poche, avec toutes ses lumières et son son strident. Alors là c'est clair, j'étais grillée !
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(#) Re: Le nouveau pion est dans la place [pv Nono]  Dim 13 Fév 2011 - 16:04

    Me pensant seul, le bruit me fit légèrement tressaillir sur place. J'étais gêné, un peu comme un enfant prit sur le fait, la main dans le sac. Je tournais instinctivement la tête vers cette "symphonie" de sons, si désagréables à mes oreilles sans pour autant pouvoir apercevoir quelque chose à cause du mur. Je cru reconnaître le bruit d'une porte qui grince, puis peu après un cri strident suivit d'un grand fracas... Une baston peut-être ? Décidément, j'ai le chic pour me trouver au bon/mauvais endroit, au bon/mauvais moment, moi !
    Pendant ce temps, (ni vu, ni connu) j'expulsaic illico-presto, avec le pouce et l'index, le mégot de cigarette que j'avais encore en main, dans le vide qui se trouvait devant moi puis jeta un rapide coup d'œil pour voir si elle n'avait attérit sur personne. (Il manquerait plus que ça ! À noter une entorse au règlement et maintenant ça --') J'eus un petit pincement au cœur en balançant la clope que je venais à peine d'allumer... C'est pas dans mes habitudes ça.
    Passons, avec un peu de chance, personne ne m'aurait vu. Il manquerait plus que je me fasse virer dès le premier jour, tiens ! Ayant élliminé toutes preuves de ma culpabilité (ou presque... :twisted:), je me dirigea d'un pas pressé vers tout ce grabuge. En deux temps trois mouvements, j'étais arrivé sur les "lieux du crime", mon regard se posa machinalement sur la porte endommagé puis je détournais le regard vers le sol. Une "marre de café" (aaah quel jeu de mot, j'arrive encore à me surprendre des fois Cool lol) se divisant en plusieurs cours d'eau, se présentait à mes pieds et à quelques mètres de là, une cigarette en train de se consumer à même le sol... La premier pensée qui me traversa l'esprit fut - Bon sang, les p'tits saligauds, ils se sont barraient ! Qu'est ce que je fais maintenant ? - Je n'eus pas le temps de me pencher davantage sur la question car bientôt une musique de portable se fit entendre. J'analysais un instant la situation en me demandant d'où cela pouvait-il bien provenir et me rendit compte rapidement que ce bruit et ces lumières émanaient du "transformateur électrique" ou plu justement de « derrière ». Je fus consterné de voir refléter l'ombre de la personne sur le sol en raison de la position du soleil, essayant tant bien que mal de se dissimuler derrière cette machine...

    * Je rêve.. c'est quoi ça ?! Les jeunes d'aujourd'hui alors ! Même pas fichus de bien s'planquer --' C'est plus ce que c'était ! De mon temps, on était doués pour déjouer la surveillance des pions et passer entre les mailles du filet, 'fin j'sais pas moi mais à sa place ça ferait un moment que j'me serais tiré d'là en vitesse (...) Mon pov' Kurosaki, tu t'arranges pas non plus avec l'âge ! T'es encore en train de te parler à toi même et à te ressaser les souvenirs du passé. Moi qui pensais que c'était « un truc » réservé aux vieux uniquement... Mon gars, la solitude t'atteint plus que ce que je croyais. Tu deviens gâteux... *

    - Eh ! toi là, "La guirlande électrique sur patte", c'est l'pion qui te parle ! Sors de là si tu veux pas aggraver ton cas...

    Quelques secondes s'écoulèrent, je cru distinguer un marmonnement de mécontentement puis "le présumé coupable" sortit de sa cachette. Il en ressortit alors une sublime jeune fille... Quelques indices (comme par exemple son sac d'écolière) laissaient penser qu'elle était étudiante à Kobe. On pourrait traduire ça comme étant de la misogynie (je prends le risque) mais je m'attendais à des personnes du sexe masculin, comme quoi des fois on peut avoir des préjugés en se basant sur pas grand chose. Je fus donc un peu surpris de voir apparaître une gamine, et mignonne par dessus le marché.

    - Alors j'attends, c'est toi qui a fait ça ? (...)

    Elle s'approcha de moi pour me faire face.
    Des flots de paroles sortirent de sa bouche. Je la laissais s'exprimer mais n'y prêta pas vraiment une oreille attentive... En résumé, ça ressemblait à quelque chose du style : « Je suis désolé, je ne l'ai pas fait exprès (bla,bla,bla) Je ne peux pas rembourser tout de suite, j'ai pas d'argent etc., ne dites rien s'il vous plait, je ne veux pas me faire renvoyer etc., c'est mon premier jour ici, je ne connais pas encore très bien l'établissement, nia-nia-nia et nia-nia-nia ». Alors, c'est pas mieux comme ça ? Allons direct à l'essentiel au lieu de tourner autour du pot. De toute façon, les élèves rabâchaient plus ou moins toujours les mêmes discours. À les écouter, c'est jamais d'leur faute ! Je l'interrompis dans son monologue interminable puis prit la parole en baissant la tête...

    - Dans ce cas, c'est pas grave... Alors comme ça, t'as pas les moyens de payer ? Pov' petite. Mais c'est bien, t'es honnête au moins ! (...)

    Je redressais la tête pour la scruter des yeux puis afficha un sourire agaçant avant de reprendre d'une voix moins sympathique :

    - Mais qu'est ce que t'as cru que j'allais dire, hein ? La vie c'est pas tout rose, les gens ne sont pas nécessairement gentils, idiote (...) J'veux pas dire mais ça commence à faire beaucoup : dégradations des locaux et du matériels, entorce au règlement pour être monté sur le toît sans autorisation et avoir fumer une subtance illicite, et en plus de ça t'as essayé d'me rouler en te dissimulant derrière un transformateur électrique, te mettant par la même occasion en danger ! Tu viens à peine d'arriver et tu cherches déjà les ennuies ? Ça ferait tâche dans ton dossier tout ça m'enfin on peut toujours s'arranger... Puisque t'as pas d'argent et que t'as l'air de regreter, tu paieras en nature !

    Il laissa un temps d'arrêt puis esquissa un sourire en coin avant de poursuivre d'un air moqueur :

    - À commencer par éponger tout ce café parterre et me faire le plaisir d'me jeter ce mégot à la poubelle.

    * Pff ouais bien sûr, il ne manquerait plus que ça soit moi qui m'y colle. Oh ch'uis pas la bonne de service moi ! J'ai pas que ça à faire passer mon temps derrière les élèves à ramasser leurs cochonneries, j'ai bien assez de mon rôle de "gardien d'enfants"... *

    - Au fait, donnes moi ton nom...
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(#) Re: Le nouveau pion est dans la place [pv Nono]  Jeu 17 Fév 2011 - 16:28

Je me faisais aussi petite que possible derrière le transformateur qui me servait de planque. Recroquevillée, mes bras enserrant fortement mes jambes, la tête enfouie dedans. J'avais même arrêté de respirer. Je sentais la chaleur du soleil dans mon cou sans me douter une seule seconde que la personne avait déjà remarqué mon ombre projeté sur le sol. Comme dans un film expressionniste allemand, l'ombre annoncée déjà le sinistre à venir !
La sonnerie stridente du portable chat venait de briser tout espoir de pouvoir par un quelconque subterfuge me sortir de l'impasse où je m'étais moi-même jetée, comme de la chair fraîche jetée en pâture au lion ! Si une infime chance avait subsisté dans ce fiasco, les lumières du portable chat venaient de l'anéantir. Maintenant on pouvait dire que le fiasco était totale ce qui ne m'empêcha pas de sursauter telle un poisson frétillant hors de son bocal par manque d'oxygène en entendant cette voix masculine m'interpeller :

- Eh ! toi là, "La guirlande électrique sur patte", c'est l'pion qui te parle ! Sors de là si tu veux pas aggraver ton cas...

Et merde un pion !

J'avais bredouillé ces paroles pour moi-même et très franchement mieux valait qu'il ne les entendit pas.. Mais de vous à moi, quelle chance y avait-il pour qu'une autre personne avec une guirlande clignotante en guise de téléphone se trouve dans le coin ? Aucune très clairement. Mon sang ne fit qu'un tour, mon coeur jouait du tambour dans ma poitrine et il s'en donnait à coeur joie même. J'étais probablement livide et des sueurs froides perlées sur mon front et sur ma nuque. Comme une condamnée je me levais et avançais vers mon destin dans le couloir de la mort... et j'dramatise à peine ! Le pion se dressait là devant moi, il m'attendait de pied ferme. J'observais son charmant visage et me surprenais à rougir ! Moi rougir ! Allons donc... Mais s'il fallait que je sois fustigée, j'aimais autant que ce soit par un bel inconnu, monstre au traits d'ange qui n'allait faire qu'une bouchée de mon cas ! Il fût surpris en me voyant, en tout cas ses yeux s'allongèrent en deux soucoupes, me scrutant avec une suspicion non dissimulée ! Quelle impolitesse de fixer quelqu'un de la sorte tout de même... Qu'on soit d'une beauté arrogante ou non ne changeait rien à la chose !

- Alors j'attends, c'est toi qui a fait ça ? (...)

Mentir, ou ne pas mentir ? Bah de toute façon ça ne pouvait pas être quelqu'un d'autre que moi vu qu'il n'y avait aucune autre idiote dans le coin. J'aurai pu dire que certes moi j'étais ici, parce que j'avais voulu m'isoler pour piquer un somme et qu'en aucun cas je n'avais commis d'actes répréhensibles impliquant un tel carnage mais je préférais jouer la sincérité. Ce pion là m'inspirait la confiance en plus, et pas seulement parce qu'il était beau... Nan c'était autre chose, vous savez, il avait c'truc que les gens qui ont ou ont eu beaucoup de soucis ont, cette légère barre sur le front, à peine visible pourtant, mais qui à moi me saute aux yeux, malgré la frange et malgré cette air bougon, je pouvais la percevoir, et aussi étrange que ça puisse paraître, c'est cela qui m'inspira confiance parce que je l'ai moi aussi cette barre sur le front ! Et je ne sais que trop bien toute la souffrance qu'elle implique ! Je m'avançais jusqu'à lui tout en me lançant dans des explications vaseuses :

" Je... Je suis réellement désolée pour ça, je ne l'ai pas fait exprès... Je ne comptais pas rester plus de quelques minutes vraiment mais le café... pis tout à coup, enfin... puis la vitre... Euh, oui bref, elle s'est brisée par accident mais je vais la rembourser, ne dites rien s'il vous plaît. Je ne peux pas rembourser tout de suite, j'ai pas d'argent parce que j'ai tout dépensé pour acheter ce téléphone portable bizarre... C'était stupide, je sais mais ne dites rien s'il vous plait, je ne veux pas me faire renvoyer ! Et c'est mon premier jour ici, je ne connais pas encore très bien l'établissement, on m'a dit qu'en venant ici je n'risquais pas grand chose, j'le jure c'est la première fois qu'je l'fais, mais j'le referais plus, je..."

Le surveillant ne la laissa pas finir son explication, très embrouillée il faut bien l'reconaître...

- Dans ce cas, c'est pas grave... Alors comme ça, t'as pas les moyens de payer ? Pov' petite. Mais c'est bien, t'es honnête au moins ! (...)

Ah ! Enfin quelqu'un qui reconnaissait l'importance d'être honnête dans ce monde. C'est vrai, pourquoi toujours inventer des conneries comme si ça pouvait réellement changer quelque chose d'inventer un mensonge, on sait trés bien que la vérité finit toujours par éclater ! Mais elle avait quand même noté qu'il avait dit cette dernière phrase sur un ton légèrement ironique, et Nausicaa n'arrivait pas à savoir ce que cela impliquait. Et ce que ça voulait dire qu'elle était exemptée de toute réprimande, et punition pour tous ce qu'elle venait d'faire. Ca semblait un peu trop simple... Le sourire narquois qui s'afficha sur le visage du surveillant la fixa pour de bon, il n'avait absoluement pas l'intention de la laisser s'en sortir comme ça. Elle allait en baver maintenant c'était sûr et certain... Quel air sadique quand même ! Elle se décomposa littéralement.

- "Mais qu'est ce que t'as cru que j'allais dire, hein ? La vie c'est pas tout rose, les gens ne sont pas nécessairement gentils, idiote (...)"
Idiote ? Elle prit un air renfrognée. "J'veux pas dire mais ça commence à faire beaucoup : dégradations des locaux et du matériels, entorce au règlement pour être monté sur le toît sans autorisation et avoir fumer une subtance illicite, et en plus de ça t'as essayé d'me rouler en te dissimulant derrière un transformateur électrique, te mettant par la même occasion en danger ! Tu viens à peine d'arriver et tu cherches déjà les ennuies ?" Effectivement dit comme ça y'avait de quoi la faire renvoyer définitivement. Tout l'accablait et comme une brave cruche elle avait avoué son crime, pensant que ça pourrait jouer en sa faveur, quelle idiote, il l'avait bien analysé. Mais comment aurait-elle pu savoir qu'elle était probablement tombé sur le pire des surveillants de ce lycée. D'ailleurs que faisait-il lui même sur le toit ? Attendait-il sagement que des élèves stupides se jetent dans la gueule du loup pour pouvoir mieux les cueillir ? "Ça ferait tâche dans ton dossier tout ça m'enfin on peut toujours s'arranger... Puisque t'as pas d'argent et que t'as l'air de regreter, tu paieras en nature !"

Elle le regarda droit dans les yeux en fronçant les sourcils... Comment ça en nature ? C'était quoi ce petit "sourire en coin" ? Que croyait-il qu'elle était prête à faire pour n'pas se faire renvoyer ? S'il attendait des quelconques faveurs de sa part, il se mettait le doigt dans l'œil ! Et si c'était de l'argent qu'il attendait d'elle ? Il pouvait toujours attendre, elle était fauchée comme les blés. Ah et cette façon de laisser un suspense entre chaque phrase... c'était absolument désagréable !

- À commencer par éponger tout ce café parterre et me faire le plaisir d'me jeter ce mégot à la poubelle.

Un soupir de soulagement irrépressible s'échappa de la poitrine de la jeune femme. Et elle se surpris à sourire, à rire nerveusement même. Ce garçon avait l'air d'être un sacré farceur et avec la peur qu'il venait de lui faire c'est sûr qu'elle se retiendrait de fumer la prochaine fois que l'envie lui prendrait ! Elle s'abaissa immédiatement pour réparer sa bêtise. Par contre elle n'avait rien pour nettoyer... Elle sortit donc un mouchoir en tissus de son sac et commença à éponger le café à présent froid sur le sol. Elle jeta le mégot dans le gobelet qui contenait le café tantôt et essora le café du mouchoir en tissus au dessus de celui ci et ainsi de suite... Autant dire que c'était pas très pratique, mais elle avait peur qu'il n'change d'avis donc elle faisait aussi vite qu'elle pouvait.

- Au fait, donnes moi ton nom...

Elle releva la tête et hésita un instant... Son nom n'était pas commun pour une japonaise, c'est l'moins qu'on puisse dire, il s'en souviendrait facilement.

- Wood...

Elle ne donna pas son patronyme entier... Que comptait-il en faire en plus ? Le noter quelque part pour lui envoyer ultérieurement sa lettre de renvoie peut-être ! Non, il ne pouvait pas faire ça ! Elle se releva brusquement pour lui faire face, en tortillant nerveusement son mouchoir en tissus tâcher de café entre ses doigts.

-Ecoutes... tez. Je vous jure que j'vais rembourser pour la vitre, s'il vous plaît, je ferais ce qu'il faut pour trouver de l'argent, mais dîtes que c'est le vent qui a fait ça, c'est possible ! Je n'essayes pas de vous corrompre ou quoi que ce soit (enfin si mais bon xD) mais vous vous rendez compte, je vais être renvoyée, quel établissement acceptera d'me reprendre après ça ? J'le jure, je regrette vraiment !

Bon elle n'avait clairement pas l'air sûre d'elle... mais tant pis, foutu pour foutu, autant tout tenter, elle prit un air plus séduisant avant de poursuivre :

- Vous avez parlé d'un arrangement tout à l'heure... Qu'attendez-vous de moi ? Mais je tiens à vous dire que j'ai 20 ans, je ne suis pas une gamine stupide comme vous semblez l'croire, je suis juste monter ici pour fumer un cigarette. J'en avais besoin d'accord... On m'avait dit qu'il n'y avait jamais personne ici donc c'est pour ça que... Mais je ne peux pas me permettre de m'faire renvoyer alors, allez-y, j'vous écoutes.
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(#) Re: Le nouveau pion est dans la place [pv Nono]  Lun 21 Fév 2011 - 17:56

    Wood, mmh.. sympa comme nom. Si ma mémoire ne me faisait pas défaut, ça signifit « bois/forêt » en anglais. Elle ne devait pas venir d'ici... D'ailleurs son accent « bizarre » confirmait mes dires. C'était un nom court et facile à retenir, ça changeait des noms Japonais difficiles à se rappeler, surtout quand on a un problème pour retenir les noms et les visages, comme moi quoi... Gros handicape quand on est surveillant, j'vous l'dis moi ! C'est pas pour rien que je donne souvent des surnoms aux gens. Qu'elle ne me dise pas son nom en entier m'interpella un peu. J'esquissai un sourire, n'insistant pas d'avantage. Elle m'avait donné son nom sans broncher, c'était déjà bien mais encore fallait-il qu'elle ne m'ait pas donné un faux nom par crainte d'avoir des ennuis. Ca serait normal qu'elle essaye de sauver sa peau, je peux le comprendre, m'enfin tout me laissait croire dans sa façon d'agir, qu'elle m'avait dit la vérité sur son identité. Dans l'pire des cas, une fille pareil, ça s'oublie pas ! Je la reconnaîtrais sans difficulté...

    J'arquai les sourcils quand je la vis me faire face, d'un air décidé. Décidée à quoi ? ça... J'écoutai jusqu'au bout ce qu'elle avait à dire sans l'interrompre. Ses propos de « corruption » en tentant de me convaincre de dire à l'administration et à mon supérieur que l'auteur « impitoyable » de tout ce souk n'était qu'autre que le vent, me faisaient rire intérieurement. Qui me croirait ? Et puis c'était quoi cette coalition contre le vent ? J'étais tout de même impressionné par son cran et sa détermination à ne rien lâcher pour obtenir ce qu'elle voulait. Je ne manquai pas de remarquer l'air « séduisant » qu'elle avait prit avec moi pour poursuivre. Était-ce pour m'amadouer ? « L'arrangement de tout à l'heure, qu'attendez-vous de moi ?, j'ai 20 ans, je ne suis plus une gamine...» J'étais septique. Ça faisait mal d'être pris par mon propre jeu. Je ne savais pas comment interpréter tout ceci... Après un temps de réflexion je me raclai la gorge avant de prendre la parole pour lui répondre.

    - Qu'est ce que tu m'chantes là ? (…) Un sourire satisfait s'afficha sur mon visage. Bon, ça va pour cette fois. Je veux bien passer outre et faire comme-ci je n'avais rien vu, j'ai pas envie que tu te fasses renvoyer de l'école par ma faute mais je ne fais pas ça bénévolement, sache-le. Je vais rembourser la vitre que t'as cassé et en contre partie tu m'aideras, seulement si j'te le demande, pendant tes temps de pauses et après les cours, c'est assez clair ?

    * Et voilà que maintenant j'me mets de connivence avec les élèves... Mais bon, on va dire que ça arrange tout le monde. Ça lui sert de leçon et en même temps ça me rend service. En ce moment, ils sont en manque de personnel et par conséquent on nous a confié plus de tâches à effectuer, comme par exemple s'occuper du parc. Ça ne me dit trop rien de ratisser des feuilles et de devoir m'occuper des fleurs hum... *

    - Bon sur ce, je dois y aller, j'ai du travail. Finis de nettoyer tout ça et va en cours. Et ne ramasse pas les bouts de verres parterre, compris ? Je m'en occuperais moi même plus tard, j'ai pas envie que tu t'fasses mal et que tu dises après que c'est de ma faute ! (…) Allez, à bientôt Miss Wood !

    Je souris d'un air narquois avant de partir sans lui laisser le temps d'en placer une (chacun son tour =p). J'allais vaquer à mes occupations habituelles de l'après-midi. Arriva l'heure fatidique et tant attendu par des milliers d'élèves (y compris moi), la sonnerie retentis, annonçant la fin des cours. Je m'attardai un peu dans mon bureau, finissant ma partie de jeu de cartes en ligne (ça bosse dure hein x)) pour éviter le troupeau d'élèves déchainés qui sortaient du lycée pour vite rentrer chez eux, rejoindre leur bande d'amis en ville pour faire une partie de karaoké, regagner leurs bus, se bousculant parfois entre eux pour avoir les places assises ou je ne sais quoi... J'vous jure pas ! Passé 10 minutes, j'éteignis mon ordinateur avant de passer un rapide coup de balai, règlementaire, dans la pièce. Pendant que je camouflais sous le meuble toute la poussière que j'avais accumulé dans l'unique but de gagner du temps afin de rentrer plus vite chez moi, quelque chose à l'extérieur attira mon attention. Je m'approchai de la fenêtre en forçant sur mes yeux et reconnu de loin « la fille du toit ». Elle était entourée de trois autres garçons du même âge qu'elle, dont deux qui la tenait pour l'empêcher de bouger, du moins c'est ce que ça laissait paraître de là où j'étais. Elle semblait avoir des ennuies... Je fronçai les sourcils en soupirant, puis sortis de mon bureau pour me diriger vers eux sans me faire remarquer. Arrivé à leur hauteur, je brandis mon balai (avec écrit en gros sur la barre en métal « propriété de l'école ») que j'avais embarqué avec moi sans m'en rendre compte (Autant qu'il serve à quelque chose nan ?), le pointant en direction d'un des gars puis souris d'un air menaçant.

    - Hé vous... Qu'est ce que vous faites à mon larbin ?!

    Mon arrivée dû dissuader car les deux jeunes hommes qui tenaient « Miss Wood » la lâchèrent et prirent la fuite. Je ne me mis pas à les poursuivre, ni à essayer de les retenir. Il ne m'intéressait pas, je n'avais qu'une envie : rentrer chez moi et surtout pas perdre mon temps avec des sales mioches après mes heures de travail. « La fille du toit » demanda au dernier des garçons qui lui était resté de lui rendre son portable. Ah alors c'était ça... Ils voulaient lui prendre son téléphone qui ceci dit en passant, était plus qu'étrange avec des espèces oreilles de bestiole. Pff, en plus ils ont des goûts de filles... Boah, j'espère pas ! Ça devait surement être pour la petite-amie de l'un d'entre eux ou alors peut-être sa petite sœurs, à moins qu'ils veuillent le revendre. Enfin, ça ne justifiait en rien leur geste et puis qui plus est, 3 contre 1 (une fille en plus) ils n'ont vraiment aucune fierté c'est gars là... C'est ce qui arrive souvent aux p'tits nouveaux. Le bizutage, c'est pas d'aujourd'hui. Pour peu qu'ils ne viennent pas d'ici et qu'ils n'aient pas leur langue dans leur poche, ça vire très vite à la confrontation. Je passai au dessus de l'une de mes épaules le balai que j'avais dans la main...

    - T'inquiète, il va te le rendre et plus vite que ça ! Le Binoclard est quelqu'un de compréhensif ! N'est-ce pas ? (…) À moins que tu n'veuilles que je convoque tes parents et écoper d'une exclusion de 3 jours, hm ?

    Le binoclard : - Euh, oui. J... Je te le rend ! Désolé... N'appelez pas mes parents s'il vous plait !

    * Finalement, je commence à bien aimer mon boulot, ça fait du bien de se sentir respecté ! x) *

    - Allez, circule ! (...avant que j'te bouscule => C'est dans "Mulan", on voit les références... lol)

    Le garçon rendit le portable à sa propriétaire, puis partit un peu désorienté et "vénère" en direction du portail avant de me lançer un regard style « ça ne se passera pas comme ça, je n'ai pas dit mon dernier mot ». Je le regardai s'éloigner en me servant de mon balai comme d'un appuie...

    * Décevant... *

    - C'est qui ce type ? Il joue les bourreaux ? Puis je me tournai vers « la jeune fille du toit » avant de reprendre. Ça va aller Miss Wood ? Y'a pas de casse cette fois-ci ? Un léger sourire amusé s'afficha sur mon visage. Décidément, t'as l'chic pour t'attirer des ennuies toi ! (...)
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(#) Re: Le nouveau pion est dans la place [pv Nono]  Lun 28 Mar 2011 - 16:44

Peut-être hésita-t-il quelques instants en entendant mon nom. Certes, "Wood" n'est pas un nom des plus usités au Japon, et pour cause, ça n'est pas un nom japonais mais le pensionnat accueillait des étudiants de toutes nationalités confondus, le surveillant devait en avoir l’habitude, c’est pourquoi il passa rapidement à autre chose. De toute façon je ne lui avais pas donné mon prénom, ce qui fait qu’il galèrerait un peu plus pour me retrouver ... Mais si ça s’trouve, il voulait simplement connaître mon nom parce qu’ je l’intéresse ? Nan tu te fais des idées ma pauvre Nausicaa ! N’empêche, je ne comptais pas lui donner aussi facilement, car ce n’est pas que mais je n'avais absolument pas envie de recevoir ma lettre de renvoie à la première heure demain matin c'est pourquoi, armé de mon air le plus séduisant je me décidais enfin à lui proposer un deal... Subtilement bien sûr ! Il n'était absolument pas question de faire dans la démesure, ni d'être trop directe au risque de rallonger un peu plus la liste de mes motifs de renvoi.
Le jeune surveillant eut l'air surpris de me voir entrer dans son jeu. « Bah alors ? On n’veut plus jouer Mr le surveillant ? » J'imagine qu'il avait voulu profiter un peu des privilèges que lui donne son statut de surveillant pour m'effrayer ou me donner une leçon, mais qu'il ne s'attendait pas une seconde à me voir agir de la sorte. Il faut dire que ce lycée était pourvu de son lot de "jeunes gamines timides" rougissant à la moindre parole, au moindre effleurement. Moi, avec ce que j'avais vécu par le passé, ça n'était absolument pas mon genre de faire la prude ! Je plantais donc mon regard dans le sien, masquant mon hésitation intérieure pour afficher une confiance et une arrogance de façade, mais à ma grande surprise, il prit mes allusions à la légère... voir même à la rigolade. Avais-je l'air aussi peu crédible que ça ? Je l'écoutais surprise :

- Qu'est-ce que tu m'chantes là ? (…) Bon, ça va pour cette fois. Je veux bien passer outre et faire comme-ci je n'avais rien vu, j'ai pas envie que tu te fasses renvoyer de l'école par ma faute mais je ne fais pas ça bénévolement, sache-le. Je vais rembourser la vitre que t'as cassé et en contrepartie tu m'aideras, seulement si j'te le demande, pendant tes temps de pauses et après les cours, c'est assez clair ?


Alors là j’étais sous le choc pour ne pas dire autre chose… Déjà il avait carrément zapper mes avances et puis l'aider, nan mais je suis pas mère Theresa mon p’tit… En quoi pourrais-je lui être utile en plus, moi qui ne suis même pas capable de tenir un café sans le renverser. Et puis il ne semblait pas être intéressé par un "paiement en nature" donc que voulait-il au juste ? Je comptais bien le lui demander mais...

- Quoi ? Mais je...

- Bon sur ce, je dois y aller, j'ai du travail. Finis de nettoyer tout ça et va en cours. Et ne ramasse pas les bouts de verres parterre, compris ? Je m'en occuperais moi-même plus tard, j'ai pas envie que tu t'fasses mal et que tu dises après que c'est de ma faute ! (…) Allez, à bientôt Miss Wood !


- Non mais atten... La porte claqua derrière lui... dez... ><

Il se volatilisa en un battement d'aile... J'avais quand même eut le temps de capter son petit sourire… bien plaisant d’ailleurs. Nan mais quoi ? C’est vrai qu’il était plutôt mignon ce p’tit surveillant, ça ne me dérangeait pas tant que ça de lui être redevable même si ça me laissait songeuse… Décidément ce garçon m'intriguait mais au moins s'il disait vrai je ne me ferai pas virer. J'allais chercher dans le placard de ma salle de cours de quoi nettoyer ma gaffe, sans tenir compte de ses recommandations quant aux bouts de verre jonchant le sol. Je n'étais pas si manchote que ça, et puis lui aussi pourrait bien se couper en les ramassant et à choisir, mieux valait que ce fusse moi. Après tout j'étais la responsable.
Je descendis donc dans ma classe. Les élèves qui me virent entrer pour m'accaparer le balai et la pelle de la classe me regardèrent d'un air mitigé, à la fois curieux et moqueur... Sans doute se demandait-il en quoi avais-je besoin du matériel de ménage de la salle et l'un d'eux trouva même drôle de me surnommer « sa boniche »... C’était un gars à lunettes que j’avais déjà remarqué parce qu’il n’avait de cesse de casser certains élèves de notre classe qui n’osaient pas répliquer… Trop timides pour s’affirmer sans doute mais en s’en prenant à moi il n’avait pas choisi la bonne cible ! J’pensais pas que même en classe prépa je serai amené à côtoyer ce genre de personnage mais on dirait qu’y en a qui n’évolue pas ! Peu importe, je ne comptais pas me laisser insulter par l’autre binoclard sans réagir :

- Une boniche ? Tu sais il serait grand temps de se réveiller, on est au XXIème siècle, le temps des boniches est révolu pauvre attardé !

Nan mais oh ! Sur ce je quittais la pièce et remontais sur le toit pour y faire le nettoyage qu'on m'avait demandé. Une fois ma tâche accomplie je retournais sans plus attendre dans ma classe car les cours allaient reprendre et je ne tenais pas à arriver en retard. Je m’étais assez faite remarquée comme ça pour aujourd’hui ! Je suivis les cours sans grand intérêt… J’avais désactivé le son de mon portable et j’envoyais quelques SMS, et surfais sur internet pour faire passer le temps. J’avais bien remarqué les regards peu avenants que me lançait « le binoclard » à l’autre bout de la classe mais j’avais décidé de l’ignorer plutôt que de continuer à me confronter bêtement à lui. De toute évidence c’était ce que je pouvais faire de plus intelligent. Il finirait bien par se trouver une autre victime ! La sonnerie de fin des cours retentit enfin ! Ouf ! Le prof nous avait laissé une liste impressionnante de livres à lire pour l’année et rien qu’à la regarder ça me filer le cafard. Mais pour l’heure j’allais oublier tous ce qui avait un rapport de près ou de loin avec les cours et me préoccuper plutôt de mon estomac qui criait famine depuis ce midi !! Je marchais donc d’un pas rapide vers la sortie quand soudain quelqu’un enserra mon poignet et m’attira dans le parc. J’essayais de me débattre mais deux autres personnes se collèrent à moi, chacune d’elles me tenaient fermement un bras et je fus donc contrainte à les suivre. J’avais beau leur crier de me lâcher, rien n’y faisait, et personne ne semblait non plus vouloir me prêter main forte… Les gens ne sont vraiment pas très solidaires ici !
Je n’avais encore jamais vu les deux garçons qui me tenaient les bras, en revanche je n’eus aucun mal à reconnaître le garçon de ma classe avec qui j’avais eu une altercation un peu plus tôt… Il se tenait devant moi avec ses petites lunettes dont les verres reflétaient les derniers rayons du soleil, et son air sadique.

- Alors comme ça je suis un attardé mh ?

Il releva mon menton avec son index, et me défia du regard. Je tenais mon portable à la main et celui-ci sonna, me faisant sursauter (pourquoi fallait-il qu’il sonne toujours au mauvais moment celui-là !). Le garçon en entendant la sonnerie me le prit instantanément des mains.

- Qu’est-ce que c’est qu’ce machin ? Confisqué !
ria-t-il…

Ses débiles de copains rigolèrent en cœur avec lui, évidemment, un cerveau pour trois, rien d’étonnant !

- Ça suffit, rends-moi ça, et vous relâchez-moi bandes de gros débiles !!

BAFF ! / Je mis quelques secondes à réaliser que je venais de me prendre une gifle… Ma joue était endolorie et des larmes commençaient à couler de mes yeux ! Pas vraiment parce que j’avais mal, c’était surtout parce que je me sentais humiliée…

- J’vais t’apprendre à nous respecter moi ! Aller ! Maintenant excuses-toi !

- « Je… » Je n’avais pas du tout envie de m’excuser, c’était encore plus rabaissant… mais je n’avais pas vraiment le choix, je commençais même à avoir un peu peur. « Je suis d… »

Hé vous... Qu'est-ce que vous faites à mon larbin ?!

« Mon larbin ? 0o » Cette voix, elle m’était familière… Tout de suite, les deux garçons qui me retenaient prisonnière me relâchèrent et s’enfuirent en courant. Dès qu’j’eus les mains libres et sans réfléchir je tendis la main en m’adressant au binoclard qui avait osé me gifler, la voix encore tremblante.

- R… Rends-moi mon téléphone !


- T'inquiète, il va te le rendre et plus vite que ça ! Le Binoclard est quelqu'un de compréhensif ! N'est-ce pas ? (…) À moins que tu n'veuilles que je convoque tes parents et écoper d'une exclusion de 3 jours, hm ?

Le binoclard : - Euh, oui. J... Je te le rends ! Désolé... N'appelez pas mes parents s'il vous plait !

Nan mais pincez-moi ! Je rêve ! Quel minable, même la pire des nunuches n’oserait pas parler comme ça… « N’appelez pas mes parents » mais où était passé le gros dur qui voulait se faire respecter il y a deux secondes ?! Devant l’pion il la ramenait moins… Enfin bon, il m’avait rendu mon portable sans broncher, c’était déjà ça. Il finit par s’enfuir comme les deux autres, mais tout me laissait croire que je n’avais pas finis d’entendre parler d’eux.

- C'est qui ce type ? Il joue les bourreaux ? Ça va aller Miss Wood ? Y'a pas de casse cette fois-ci… Décidément, t'as l'chic pour t'attirer des ennuis toi ! (...)

Je regardais le visage souriant et angélique du pion qui venait de me sauver la vie avec comme seul arme un… balai. D’ailleurs il était appuyé contre celui-ci avec nonchalance, et ne semblait pas du tout prendre conscience de ce qu’il venait de faire pour moi. Je l’observais avec mes yeux humides et je ne sais pas ce qu’il me prit à ce moment-là mais je m’avançais jusqu’à lui et le pris dans mes bras. Je me collais à lui autant que je le pus. Je respirai son parfum, qui était vraiment agréable, puis quelques larmes coulèrent encore sur mes joues… Je n’avais pas eu une journée facile et cette étreinte même à sens unique me faisait du bien, mais pour ne pas que ça devienne plus gênant que ça ne l’était déjà je décidais de l’écourter. Si je m’étais écouté, j’aurai pu rester des heures contre lui mais je ne voulais pas abuser… On pourrait avoir des ennuis si quelqu’un nous voyait en plus c’est pourquoi à contre cœur je le relâchais enfin. Je relevais les yeux vers lui, c’est qu’il était grand quand même et ne pus retenir un sourire en voyant son air à la fois embarrassé et stupéfait…

- Merci d’être intervenu ! Je ne savais pas quoi faire pour me débarrasser d’eux…

Je posais une main sur ma joue qui me faisait encore mal. Puis d’un revers de main, essuyais mes dernières larmes, en reniflant un peu… Pas très glamour pour le coup.

- Maintenant on peut dire que je vous suis doublement redevable… Je vous aurai bien invité au resto pour vous remercier mais je suis totalement fauchée, par contre je peux vous préparez quelque chose à manger ! Je vous jure que je ne suis pas une catastrophe culinaire… On peut aller chez moi si vous ne voulez pas éveiller les soupçons de votre petite amie. Enfin j’dis ça mais peut être que vous êtes célibataire ? Dans ce cas-là on pourrait aller chez-vous, ça serez plus discret pour notre petit arrangement… (xD)

Tout en disant cela, je sortis un petit miroir de mon sac pour arranger mon maquillage qui avait dû un peu couler… Moins catastrophique que ce que j’avais imaginé mais une retouche était quand même nécessaire. Une fois satisfaite, je refermais mon poudrier… Mais au fait, il ne m’avait pas dit son nom !

- Vous… euh… Vous vous appelez comment au faite ?


Dernière édition par Nausicaa Wood le Sam 2 Avr 2011 - 22:35, édité 1 fois
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(#) Re: Le nouveau pion est dans la place [pv Nono]  Ven 1 Avr 2011 - 18:46

    Je n'avais pas été spectateur de toute la scène mais peu importe... En arrivant sur place j'avais deviné entre autre ce qu'il s'était passé, sans que quiconque ait besoin de me le préciser. Quand même, ils choisissaient toujours leurs moments ceux-là ! Ils ne pouvaient pas mettre à exécution leurs plans foireux en dehors des heures de cours ? Nan, ça s'tramait pendant que j'étais occupé à autre chose et pire même... à la fin de ma journée, au moment où j'allais enfin pouvoir quitter l'bahut et rentrer chez moi ! Si ça c'était pas fait exprès pour me saper l'moral... À croire que depuis que j'étais arrivé à Kobe en tant que surveillant, j'étais abonné aux heures sup' ! (...) Malgré qu'ils aient réussis à échapper à ma vigilance, j'étais intervenu juste à temps pour mettre le « hola ». À force de passer plus de temps au lycée que chez moi, à devoir surveiller les élèves en permanence, je devais avoir développer une sorte de sixième sens pour détecter les petits malins dans leurs genres...

    Une fois seule avec elle, je regardai la demoiselle, qui n'était pas tout à fait décidée à me répondre... Elle avait les yeux encore humides et me fixer sans dire un mot. Je n'aimais pas tellement le fait d'être observé... et puis ce silence... Je repris donc la parole d'un air enjoué:

    - C'est quoi cette têt... ? (tête)

    Quand soudain, la jeune élève me prit dans ses bras. Je sentis son étreinte se renforcer autour de ma taille. J'étais assez surpris par sa réaction ce qui devait surement se lire sur mon visage et dans ma gestuelles... C'était peut-être bête mais je ne savais pas où poser mes mains, ni quelle attitude je devais adopter face aux circonstances car je n'avais tout simplement jamais était confronté à ce genre de situation. J'arrivais à sentir son cœur battre à tout allure dans sa poitrine... Pendant un instant, j'étais comme qui dirait absent, mon regard était dans le vide, puis, au moment où je sentis mon T-shirt s'humidifier à un endroit défini, du fait certainement de ses larmes, je baissai les yeux en direction de la jeune demoiselle, ne distinguant qu'une chevelure... Finalement, c'est d'une main hésitante que je posai sur le haut de sa tête, que j'essayai d'avoir une gentille attention à son égard. C'était parfois préférable de ne rien dire que de vouloir s'exprimer à tout prix avec des mots. Il suffisait juste de montrer qu'on était là et qu'on était attentif aux besoins de l'autre. Ce n'est qu'après que la jeune fille me relâcha...

    « Merci d’être intervenu ! Je ne savais pas quoi faire pour me débarrasser d’eux… »

    * c'est vrai ? Mh, alors comme ça je suis un héros... Cool (…) Ce n'est pas le moment de plaisanter... Boah, je sais que je n'en ai pas l’étoffe, je suis réaliste... et de tout façon, je n'ai pas la prétention de vouloir en devenir un. Les « héros » ça m'a toujours foutu la gerbe... *

    - P... pas d'quoi, je n'ai fait que mon boulot. Et puis ce n'était qu..que trois fois rien tu sais ^^'

    Pourquoi je bégayais moi ? Ce n'était pas dans mes habitudes... Je passai ma main libre derrière ma tête, un peu embarrassé et stupéfait par l’enthousiasme que la jeune fille me portait. Un rire m'échappa en l'écoutant parler, surtout la dernière phrase qui était assez ambigu et que je ne savais comment interpréter. Je n'savais pas si elle plaisantait, je m’efforçais de le croire. Je repris donc la parole pour lui répondre. Si j'étais célibataire ? Oui, même divorcé et père d'une gosse en bas âge... mais je me passerais bien de lui donner les détails de ma vie intime plus que chaotique, je préférais garder ça pour moi, du moins pour l'instant. Je n'aimais pas parler de moi, ni être au centre des attentions. J'avais toujours du mal à parler de ma vie passé. Et d'ailleurs, j'en gardais encore une blessure ancré en moi, qui n'avait pas eut le temps de bien cicatriser. Enfin, je ne savais pas si je devais répondre à cette question personnelle et si mon titre de « surveillant » m'en donnait la possibilité... Oh et puis après tout, j'étais en dehors de mes heures de travail, je n'avais donc de comptes à rendre à personne !

    - Nan je.. j'ai personne qui m'attend à la maison... ^^

    Ça c'était d'la réponse ! (...) Un peu évasive mais en même temps qui répondait d'une façon détournée à la question. Ça en disait long et en même temps pas assez... D'un autre côté, de lui sortir cash une phrase toute faite, du genre : « oui, je suis célibataire et libre comme l'air ! », ça n'le faisait pas, mais pas du tout alors ! On tombait dans le cliché de base là... ça faisait le gros dragueur, bien lourd, qui essaye d'être toujours dans l'coup ! Après tout, ce n'est pas ce que je voulais... J'étais surveillant et elle était « mon » élève, il y avait une limite à ne pas franchir. C'est pour cela que quand celle-ci me proposa d'aller manger un bout, j'y réfléchissais à deux fois avant de donner une réponse. Mais bon, il était juste question de « manger » et puis s'était pour me remercier, on ne faisait rien de mal. Elle était nouvelle dans cette établissement, tout comme moi d'ailleurs, j'allais en quelque sorte l'aider à se sentir mieux et contribuer plus facilement à son intégration.

    Bref, après avoir pesé le pour et le contre dans ma tête, j'acceptai finalement son invitation. Mais malgré tout, je doutais fortement que tout le monde approuve et soit de cette avis. Il n'était quand même pas commun qu'un pion et son élève se voient en dehors du lycée... Aller chez elle, impliquait d'aller dans les dortoirs de Kobe, et pareil de mon côté, y'avait de grandes chances pour qu'on tombe sur mes collègues de boulots puisque certains étaient aussi mes coloc'. Il restait encore mon petit studio de 20m², situait à côté du centre-ville. Mais il était tellement en désordre... Une vaisselle de plusieurs jours accumulés - de quoi faire peur à n'importe qui - sans parler de ma bibliothèque de magasines un peu équivoques... Je ne pouvais tout de même pas l'emmener dans un endroit pareil ! Je pris donc une décision, tout en la regardant se refaire une beauté...

    - Je n'en doute pas une seule seconde, et puis ça ne peut pas être pire que moi ! Mais le truc c'est que si quelqu'un du lycée nous voit ensemble, j'ai bien peur qu'il voit ça d'un mauvais œil (...) Mh... je sais ! J'connais justement un resto' sympa pas trop loin d'ici, le patron est une vieille connaissance à moi... Je t'invite pour cette fois ! (...) Ah oui, au fait je m'appelle Noeru Kurosaki. T'as qu'à m'appeller « Monsieur Kurosaki » ou « Maître », à toi d'voir !

    Un sourire espiègle s'afficha sur mon visage avant que je ne m'avance de quelques pas en direction de la sortie, puis je m'arrêtais et je me tournais vers la jeune fille...

    - Bah alors ? ... Tu viens ?


Dernière édition par Noeru Kurosaki le Dim 3 Avr 2011 - 12:36, édité 3 fois
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« Invité »
(#) Re: Le nouveau pion est dans la place [pv Nono]  Dim 3 Avr 2011 - 11:37

Alors que je m’étais collé à lui pour dissimuler mes larmes, humidifiant dans la foulée son T-shirt, le surveillant avait posé une main sur ma tête, comme on le ferait avec un enfant pour le rassurer. C’était un geste hésitant certes, mais plein de bienveillance et qui me réconforta un peu.

J’avais cependant pris le soin d’écourter cette étreinte pour ne pas paraître suspecte aux yeux des autres élèves qui pourraient nous remarquer. Il n’était pas question de donner l’occasion à certaines personnes moins bienveillantes justement, d’agrandir leurs listes de ragots, ou autres bruits de couloir.

- P... pas d'quoi, je n'ai fait que mon boulot. Et puis ce n'était qu..que trois fois rien tu sais ^^'

Sa façon de s’exprimer en bégayant légèrement, me fit sourire. En réalité, ça m’amusait beaucoup de réussir à déstabiliser « mon supérieur », et cela même si c’était d’une façon minime, et qu’il gérait la situation avec brio. Après tout, c’est lui qui avait commencé lors de notre première rencontre sur le toit. Et puis il ne m’avait toujours pas expliqué en quoi il pensait que je pourrais lui être utile, même si moi j’avais déjà ma petite idée sur la question. Mais au final, pour le moment, il m’avait été beaucoup plus utile à moi, que l’inverse. Qui sait ce que ces sales types auraient pu me faire s’il n’était pas intervenu ? J’ai déjà eu faire à ce qu’on pourrait nommer, « le mauvais côté des hommes ». Les êtres humains peuvent se montrer très cruels parfois envers leurs congénères et avoir des réactions disproportionnées si on les compare aux éléments déclencheurs… Vous faites une simple remarque à quelqu’un, et ça se termine à l’hôpital. Enfin j’avais évité de peu ce genre de catastrophes et cela ne me disait rien d’épiloguer sur ce sujet pendant cent sept ans, à présent j’avais mieux à faire, et j’avais déjà bien assez gaspillé de temps comme ça, dans des querelles inutiles. Si bien que j’omis volontairement de parler de la gifle que mon « bourreau » m’avait donné, pour éviter d’avoir à rédiger un rapport ou autre futilité dans le genre qui de toute évidence ne changerait rien aux faits.

Sans plus attendre, je proposais donc à mon sauveur de lui concocter un petit plat, pour le remercier de son intervention. Par là même, ça me donnait l’occasion d’en savoir un peu plus sur sa vie privée… S’il était en couple par exemple ? Au vue de sa réponse il m’apparut que « non ». M’enfin ce n’est pas parce que « personne ne l’attendait à la maison » qu’il était forcément libre comme l’air. Pourtant à bien y réfléchir tout ça ne me concernait pas vraiment, j’étais simple élève ici, et rien d’autre. Ce n’était pas censé être dans mes attributions que de tenter d’en savoir plus sur la vie d’un des membres du personnel de l’école. J’étais là pour mener à bien mes études et non pour mener une enquête… Néanmoins, je me posais quand-même pas mal de questions à propos de notre nouveau surveillant. Comment je savais qu’il était nouveau ? J’avais tout simplement réussi à glaner cette information-là auprès des autres élèves. En effet tout comme moi, il était nouvel arrivant dans l’établissement. De ce point de vue-là au moins on pouvait se comprendre… ça n’est jamais simple d’être le petit nouveau après tout.

Tandis que je défendais mes talents culinaires tout en me repoudrant le nez pour estomper les traces de maquillage qui étaient apparues avec mes larmes, j’observais l’hésitation sur le visage du jeune surveillant, et compris bien vite qu’il était en pleine réflexion. J’avoue que la décision n’était pas simple à prendre car si quelqu’un nous voyait manger ensemble cela pourrait être lourd de conséquence. D’un côté rien n’interdisait non plus ce genre de chose, et il ne fallait pas voir le mal partout.

- Je n'en doute pas une seule seconde, et puis ça ne peut pas être pire que moi ! Mais le truc c'est que si quelqu'un du lycée nous voit ensemble, j'ai bien peur qu'il voit ça d'un mauvais œil (...) Mh... je sais ! J'connais justement un resto' sympa pas trop loin d'ici, le patron est une vieille connaissance à moi... Je t'invite pour cette fois ! (...) Ah oui, au fait je m'appelle Noeru Kurosaki. T'as qu'à m'appeller « Monsieur Kurosaki » ou « Maître », à toi d'voir !

Alors ça, si je m’y attendais… J’avais proposé cela en étant persuadé que le surveillant, en bon pion qu’il était, allait refuser mon offre. J’espérais qu’il dise « oui » évidemment, mais disons que dans mon esprit il y avait 99% de chances pour qu’il décline mon invitation. Comme quoi même avec une chance de réussite proche du ras des pâquerettes, on peut toujours avoir la victoire. Mieux que ça même, vu qu’il m’invitait à manger en tête à tête avec lui, m’évitant par-là même une grosse angoisse car se proposer pour faire la cuisine est une chose, la réussir en est une autre. N’oublions pas que cuisiner c’est un métier et que ce n’est donc pas donné à tout le monde de réussir, d’autant plus quand le stress vient s’ajouter à la difficulté. Enfin bref, c’était plutôt cool et dans l’histoire je me sentais gagnante pour le moment. J’avais toujours était un peu distante avec les gens plus jeunes ou du même âge que moi parce que j’estimais ne pas leurs ressembler. Je ne parle pas de l’aspect physique bien-sûr, mais plutôt du fait qu’on n’ait pas les mêmes délires, ou sujets de conversations. J’avais besoin d’entretenir des discussions avec des gens adultes qui pensent à autre chose qu’à la feinte qu’il pourrait mettre au point pour tricher à la prochaine interro de mathématique par exemple ! Et là, on m’en apportait l’occasion sur un plateau d’argent, alors évidement je sautais littéralement de joie les deux bras levés tandis que mon visage prenait une expression malicieuse…

Il finit aussi par me donner son prénom et son nom. Par contre en entendant le mot « maître », je grimaçais presque instantanément… Et puis quoi encore ? Il pouvait toujours espérer mais jamais Ô grand jamais je ne lui ferai le plaisir de l’appeler « maître », lui ou quelques hommes que ce soit d’ailleurs… Hormis, si c’était un professeur et qu’il n’y a pas le choix, ou encore si le gars était un avocat mais autrement c’était niet ! Je ne manquais pas de noter le sourire espiègle qui c’était affichait sur le visage de Noeru pendant qu’il terminait sa phrase… Evidemment il me taquinait encore ! Et de toute façon je ne me voyais pas l’appeler « Mr Kurosaki », et encore moins « maître » en dehors des heures de lycée. Une fois la journée fini, on pouvait quand même bien se relâcher un peu. Pendant que je réfléchissais à ça il s’était un peu avancé :

- Bah alors ? ... Tu viens ?
- Je… J’arrive !

Je courrais un peu en mode fille, c’est-à-dire à 2km/heure, pour le rattraper et marchais donc à ses côtés. J’avais décidé de ne choisir aucune des deux propositions qu’il m’avait faites pour le nommer.

- Dites Noeru-san, je croyais que le titre de « sensei » était réservé seulement aux professeurs ? Je ne crois pas me tromper, alors, à moins que vous ne deveniez mon professeur, je ne pense pas vous appeler un jour comme ça…

Je lui fis un clin d’œil avant de poursuivre :

- Merci de m’inviter au fait, c’est vraiment gentil, je voulais vous remercier et finalement c’est vous qui… Enfin bref, ça me fais vraiment plaisir de manger avec vous !


Vu les circonstances, je ne savais plus si je devais continuer de le vouvoyer ou pas. Après tout il ne devait pas être beaucoup plus âgé que moi, et nous étions en dehors des dictats de l’école vu que les cours étaient terminés et que nous étions tous deux comme deux amis qui s’en vont manger ensemble ! Mais j’avais un peu peur qu’il le prenne mal. Mieux valait une situation plus propice, ou qu’il me le propose de lui-même, ce que je voyais assez mal arriver tout de suite.

Finalement, nous arrivâmes très vite devant le restaurant. En fait celui-ci était à quelques mètres de l’école, mais dans des ruelles un peu dissimulées, et traditionnelles comme on en rencontre beaucoup plus rarement de nos jours, celles-ci ayant laissées la place à des gratte-ciels, des autoroutes, des buildings et autres supers constructions. Le personnel du restaurant était très accueillant et le chef qui était derrière le bar, se déplaça pour saluer Noeru et lui serrer la main, en souriant, ce qui rétrécie davantage ses yeux qui étaient déjà très rieurs. Il me salua également et retourna derrière les fourneaux tandis que sa femme nous installa à une table et nous donna la carte. De là où on était, on pouvait parfaitement voir le chef qui exécutait ses plats sous le regard des clients.

- C’est très joli ici ! J’ai toujours voulu manger dans un restaurant traditionnel comme ça !


Pour un japonais pur souche ça pouvait paraître idiot, il n’empêche que pour moi qui avait vécu presque toutes ma vie aux USA, le Japon était encore un puits de mystères, et cela bien que sois tout de même ma 3ème année passée ici. À cette heure-ci il y avait déjà du monde et de bonnes odeurs s’échappaient de toutes les tables. Je feuilletais le menu sans parvenir à arrêter mon choix sur quelque chose, tout me faisait envie… Surtout que la cantine du pensionnat n’était pas merveilleuse et que la bonne nourriture commençait à sérieusement me manquer… Finalement je décidais de consulter l’avis de mon hôte :

- Je n’arrive pas à me décider… Une suggestion peut-être ? ^^
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(#) Re: Le nouveau pion est dans la place [pv Nono]  Mer 6 Avr 2011 - 20:41

    Je la regardais d'un air amusé en la voyant sauter de joie les deux bras levés avec un air malicieux...

    * C'est quoi cette tête encore ? On dirait une petite fille... Tout ça parce que je lui offre le repas, ce soir *

    Que je devienne son professeur, et pourquoi pas ? Mais prof de quoi, hein ? de "langue" peut-être ? ... trêve de plaisanterie ! Bien que l'idée qu'on m'appelle "sensei" ne me déplaisait pas des moindres - C'est vrai, y'avait d'quoi kiffer nan ? - il n'y avait pas de raison pour qu'on me donne ce titre là... Et oui, il y avait une grande marge entre "vouloir" et "avoir" ce qu'on veut !

    M'enfin à l'entente de son nom : Nausicaa Wood, je me dis tout de suite que ça n'sonnait pas tellement Japonais... Sans compter son accent, il ne fallait pas être devin pour voir qu'elle n'était pas d'ici. Du coup, je m'étais dit qu'elle ne connaissait peut-être pas toutes nos coutumes, peut-être était-elle un peu ignorante sur notre culture, voir ne connaissait rien de nos pratiques de politesse... Apparemment, ce n'était pas le cas. Même si elle avait répondu ça d'un ton hésitant, elle avait quand même l'air de savoir de quoi elle parlait. Tant pis pour ma vanne vaseuse qui aura prit fin avant même d'avoir vu le jour (xD), ça m'apprendra à charrier mes élèves.

    - Et t'as bien raison ! (...) Je plaisantais bien sûr, en dehors des cours, tu peux même m’appeler "Noeru" tout simplement.

    Puis, il observa la jeune fille le remercier de l'inviter...

    - Y'a pas d'quoi ! Mais... T'inquiète, je te ferai payer pour tout ce que je fais pour toi ! Justement à ce sujet, j'ai plein de tâches à te faire faire demain... Exprime-moi plutôt ta reconnaissance en travaillant ! dis-je sadiquement en affichant un sourire narquois.

    Aussitôt dis, aussitôt fait, nous voilà désormais au restaurant...

    Nous primes place à une table. J'observais la jeune fille qui regardait la carte, elle avait l'air de ne pas savoir quoi choisir parmi tous ces choix ; elle s'extasiait devant tout et n'importe quoi, sa réaction me fit sourire... Je ne pris pas la peine de regarder le menu, étant un habitué des lieux, je n'avais même plus besoin d'y jeter un œil... À peine la jeune fille eut fini de me poser sa question, que le patron arriva pour prendre notre commande. Il avait des petits yeux rieurs, avec des lunettes et un espèce de torchon d'une couleur uniforme, mit comme un bandana sur la tête. La trentaine. Il était habillé d'une chemise blanche et d'un tablier à fleurs...

    - Patron, une suggestion à faire à la d'moiselle ?

    Le patron : Oui, je te conseille mon "ragoût de boeuf", c'est une de mes spécialités. Il est sur le menu mais c'est vrai que c'est le plat le plus cher...

    - Bah voyons ! (...) Je tournais la tête vers la jeune fille en faisant comme-ci le patron n'était pas là. Remarque, c'est l'un des rares plats de ce restaurant que je recommanderais moi-aussi !

    Le patron : La ferme ! (...) Hum, si j'ai bien compris, tu invites cette jeune fille ? Et bien, qu'est ce qui t'arrives ? T'es malade ? ça ne te ressemble pas...

    - EEEh, arrête de faire comme-ci c'était si surprenant que ça ! dis-je en prenant un air vexé et un peu gêné...

    Le patron s'adressa à nouveau à la jeune fille, se baissant vers elle comme-ci il parlait à une enfant, tout en souriant, ne faisant pas attention à moi...

    - Mais c'est lui qui offre aujourd'hui alors commande ce que tu veux ! En plus vous avez le restaurant pratiquement à vous tous seuls, il n'y a pas grand monde ce soir... dit-il en posant du saké sur la table et une cruche d'eau pour Nausicaa (et oui, pas d'alcool en semaine pour les étudiant(e)s, c'est la règle ! =p)

    - Bon, dans ce cas, 2 plats de tes "spécialités" alors...

    Le patron acquiesça puis repartit vers les cuisines, derrière ses fourneaux pour nous préparer sa "spécialité". Pendant ce temps, après quelques verres, je défiai Nausicaa à une partie de Mah-jong. Je m'instorais dès le départ un handicape : boire, boire et... et re-boire du saké toute la soirée. Puis, nous mangeâmes tranquillement en papotant de tout et de rien comme le ferait deux amis mais tout en ne franchissant pas les limites du déraisonnable. Nous étions quasiment les premiers arrivés et nous voilà les derniers dans le restaurant, encore présents même après sa fermeture... Il commençait à se faire tard, je réglai la note puis nous remerciâmes le patron du restaurant et sa femme avant de partir...

    Le patron : T'es vraiment saoul Noeru ? (...) Merci de le raccompagner jeune fille, c'est très aimable à toi... Il a de la chance de t'avoir ! Kurosaki à l'air pas mal ivre, alors surveille-le bien. Et un conseil, ne deviens surtout pas comme lui ! ...Faites attention à vous ! Rentrez bien !

    * C'était pas censé être moi qui la raccompagne chez elle, et non l'inverse ? ... *

    - Nan ça va. J'étais bourré jusqu'à tout à l'heure... Mais ça va mieux. Merci Patron... ^///^

    J'avais le visage un peu rouge mais je tenais quand même assez bien l'alcool... du moins, j'arrivais à marcher normalement. Une fois dehors, je proposa pour clore cette soirée en beauté de s'acheter des glaces en guise de dessert, dans la supérette du coin ouverte 24h/24. J'entrainai Nausicaa avec moi et nous partîmes en direction du magasin qui se situait à deux pas d'ici.
    Je marchais au bord du trottoir comme un écolier... Nausicaa me disait de descendre de là parce que c'était "dangereux". Elle semblait impliquée dans sa tâche, tout droit désignée, pour me raccompagner chez moi saint et sauf, étant donné qu'il n'y avait qu'elle et que nous allions dans la même direction : Kobe. Mais avant ça, la glaaaace !

    - Pas question ! Si je tombe, je meurs ! (...) Le trottoir, c'est le paradis. En bas, c'est l'enfer, alors si je tombe, je meurs ! (...) Regarde, je peux marcher les yeux fermés !

    Bon, finalement, j'étais peut-être un peu plus saoul que ce que j'pensais... Mais l'étais-je vraiment ? (...) Une fois que je vis la supérette, je me mis à courir... Et oui, tout à coup je me fichais bien du "paradis" et de "l'enfer", tout ce qui comptait c'était ma glace !

    - J'vais prendre [c'est quoi ta glace préféré ? Very Happy], t'as pas l'droit de copier !
    [...]

    Une fois nos glaces achetés... ne me demandez pas comment... mais nous nous retrouvâmes dans un parc d'enfant, à priori désert, à 23h passé, assis en " L" (elle d'un côté et moi de l'autre) en haut d'une cage à poule, nos glaces à la main...J'avais perdu toute notion du temps. Tout ce que je savais c'est que je n'avais pas envie de rentrer tout de suite. Mais peut-être que la jeune fille, elle, avait envie de rentrer ou avait des choses importantes à faire... Je regardais en l'air, tout en mangeant ma glace.... Après quoi, ce n'est que quelque instant après que je rompis ce silence en prenant la parole.

    - T'as... euh, t'as quelque chose qui presse "à la maison" (au dortoir de Kobe) ? des devoirs ou... ?
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(#) Re: Le nouveau pion est dans la place [pv Nono]  Mer 13 Avr 2011 - 13:32

Je marchais à côté du surveillant, le sourire aux lèvres en me disant que finalement ma soirée s’annonçait bien. J’avais assez peur de me retrouver seule dans le dortoir que je partageais avec d’autres élèves, avec qui je n’avais pas encore eu l’occasion de tisser des liens. Et puis sans parler de ça, ça me faisait clairement du bien de sortir du lycée, d’oublier un peu les cours et la pression qui va avec, pour me concentrer sur autre chose, ou plutôt ne plus me concentrer sur rien... juste savourer l’instant présent sans me préoccuper de la bonne attitude à avoir, c'était exactement ce dont j’avais besoin.

La journée avait était riche en émotions pour moi, et en tant que nouvelle arrivante dans cette école, je m’étais déjà fait pas mal remarquée. Ce n’ai pas exactement l’idée que je m’étais faite de ma première journée, mais le fait de sortir en charmante compagnie ce soir, partager un bon repas, quitter ma peau de lycéenne me faisait relativiser les choses. J’espérais qu’il en soit de même pour celui qui avait eu la gentillesse de m’inviter à partager sa soirée. Moi j’avais conscience que le travail de surveillant devait être difficile. Gérer tout un tas d’élèves réfractaires aux règles, et qui n’ont aucun respect pour ceux qui ont la mission de les faire appliquer. Il n’y a pas à dire, pour être surveillant il fallait avoir les épaules solides. Se rendaient-ils au moins compte ces élèves-là, que sans les surveillants ça serait l’anarchie au sein de l’établissement ? Il n’y avait qu’à voir comment les garçons de ma classe m’avaient traités juste parce qu’ils n’avaient pas appréciés que je les remette à leurs places ! On vit dans un drôle de monde quand-même… Moi en tout cas, je comptais bien lui témoigner ma gratitude même si j’ignorais encore comment j’allais m’y prendre.

- Et t'as bien raison ! (...) Je plaisantais bien sûr, en dehors des cours, tu peux même m’appeler "Noeru" tout simplement.

Va pour Noeru alors ! Ça m’arrangeais bien d’ailleurs car même si d’appeler un « supérieur » par son prénom, et simplement par celui-ci, était considéré comme une familiarité au Japon, pour moi qui avais vécu la plus grande partie de ma vie aux États-Unis, c’était quelque chose qui me paraissait naturel. On n’avait pas toutes ces marques de respect « chez-moi », et j’avais l’impression que ça créer une sorte de barrière supplémentaire entre moi et les autres. Question d’habitude sans doute !

- Y'a pas d'quoi ! Mais... T'inquiète, je te ferai payer pour tout ce que je fais pour toi ! Justement à ce sujet, j'ai plein de tâches à te faire faire demain... Exprime-moi plutôt ta reconnaissance en travaillant !


J’observais le petit air rusé qu'il avait prit pendant qu'il disait cela. Il me faisait penser à un petit renard xD Et j’avais l’impression de ne pas être pas au bout de mes surprises avec lui mais je décidais de m’en tenir là pour le moment. J’aurai d’autres occasions de lui demander en quoi consistait « cette aide ». On arriva assez rapidement dans ce fameux restaurant, qui a première vue m’avait beaucoup plus ! Surtout la décoration traditionnelle. Mes yeux balayaient la carte du menu inlassablement, j’avais envie de goûter à tout ! J’adorais vraiment la nourriture japonaise et comme je n’avais pas souvent l’occasion d’aller au restaurant il fallait que je choisisse bien ! J’interrogeais Noeru, qui à son tour demanda son avis au maître des lieux ! Ouah, le chef cuistot en personne allait nous conseiller ! Quelle chance…

- Le patron : Oui, je te conseille mon "ragoût de bœuf", c'est une de mes spécialités. Il est sur le menu mais c'est vrai que c'est le plat le plus cher...

- Bah voyons ! Remarque, c'est l'un des rares plats de ce restaurant que je recommanderais moi-aussi !


Le patron qui avait de tous petits yeux rieurs les ouvrir grands en entendant cela. C’était assez amusant de voir ces deux-là ensemble, ils semblaient s’entendre comme chiens et chats, tout en s’appréciant mutuellement. C’était une relation qui ressemblerait à celle d’un père et de son fils, ou plutôt d’un grand-père et de son petit-fils xD

- Le patron : La ferme ! (...) Hum, si j'ai bien compris, tu invites cette jeune fille ? Et bien, qu'est ce qui t'arrives ? T'es malade ? ça ne te ressemble pas...

- EEEh, arrête de faire comme-ci c'était si surprenant que ça !

Moi j’espérais bien que ça soit le cas et qu’il n’invitait pas tout un tas de fille au restaurant. J’avais l’impression d’être une privilégiée même si c’était sans doute un peu exagéré. Il ne fallait pas être visionnaire pour comprendre que Noeru était assez généreux avec les autres, et sans forcément connaître les gens. La preuve avec moi. Enfin il semblait y avoir une contrepartie tout de même sur laquelle j’avais peu d’information pour le moment. Malgré mes interrogations, je n’oubliais pas pour autant de jeter un œil au fameux « ragoût de bœuf » que le patron nous avait suggérer sur la carte. Effectivement c’était le plat le plus cher, mais aussi le plus long à préparer car la viande devait mijoter durant plusieurs heures. Il avait dû le préparer tout l’après-midi… ça donnait envie en tout cas. Mais sachant que c’était le plat le plus cher du restaurant je me voyais mal le commander. Le patron se tourna vers moi et s’abaissa pour être à ma hauteur comme s’il avait voulu s’adresser à une petite fille. J’étais certes encore au lycée, mais en classe prépa, j’avais donc depuis bien longtemps dépassé ce stade-là. Mais peu importe, je le trouvais très gentil, et rit un peu à ce qu’il me dit.

- Mais c'est lui qui offre aujourd'hui alors commande ce que tu veux ! En plus vous avez le restaurant pratiquement à vous tous seuls, il n'y a pas grand monde ce soir...

Il posa ensuite du saké et une carafe d’eau à côté de moi… Apparemment la carafe d’eau m’était destinée, et c’était un peu frustrant d’être privé d'alcool, mais c’est vrai que le règlement de Kobe disait bien que ses élèves ne devaient pas boire en semaine pendant qu’il séjournait à l’internat. Et de toute façon, vu que le saké était quand-même un alcool fort, mieux valait pour moi qui n’avais pas bu d’alcool depuis un long moment que je m’abstienne. Pas grave, j’avais une autre idée en tête en plus.

Je comptais bien extirper au surveillant des infos sur l’aide à laquelle j’étais apparemment promise. Je commençais donc directement à remplir son verre de saké. En général c’est les garçons qui essayent de souler les filles mais justement il était temps de renverser la vapeur !

Il nous commanda finalement deux ragoûts de bœuf qui furent absolument délicieux ! Et nous fîmes une partie de mah-jong, un jeu très populaire au Japon auquel j’avais le grand malheur d’être nulle. Noeru était doué en plus à ce jeu, et même ivre il réussissait à me battre… Ah la honte >< D’ailleurs je n’avais pas à beaucoup insister pour le faire boire, c’est qu’il avait la descente facile le petit, autant dire que la bouteille y passa assez vite ! xD Tout comme le temps qui défila à une vitesse folle lui aussi, et l’heure de la fermeture arriva presque brutalement, alors que je remarquais que nous étions les derniers clients encore présents. Je passais donc le bras gauche de Noeru autour de mes épaules pour le soutenir un peu, car il avait beau claironner qu’il se sentait bien, et que « naaan chuis pas bourré d'abord! » le patron et moi étions loin d’être dupes. Notre « petit Kurosaki » était complètement fait, le patron me demanda de faire bien attention à lui et de le ramener. Je lui en fis la promesse, et je comptais bien la tenir même si ce n’était pas gagné d'avance.

D’ailleurs je ne croyais pas si bien dire. Alors que je le tenais fermement, le soutenant pour marcher en pensant que c’était utile, je le vit se redresser d’un bond, il proposa qu’on aille s’acheter des glaces. Une glace à cette heure-ci ?... Était-ce bien raisonnable ? Pas vraiment le temps que me poser la question que je le vis déjà partir joyeusement vers la supérette. Je me mis donc à le courser, hors de question qu’il échappe à ma surveillance !

- Naaan ne cours pas, tu vas tomber… Je me mis à sa hauteur en essayant de le tirer un peu par son T-shirt pour qu’il ne marche pas au bord du trottoir… "C’est dangereux de marcher si près du bord… Tu pourrais tomber sur la route, et il y a des voitures, elles vont t’écraser ! Descends de là !" xD

- Pas question ! Si je tombe, je meurs ! (...) Le trottoir, c'est le paradis. En bas, c'est l'enfer, alors si je tombe, je meurs ! (...) Regarde, je peux marcher les yeux fermés !


- Qu'est ce que c'est que cette histoire ? Viens par là j’te dis…

Ah il m’écoutait enfin, ça y est j’avais réussi à le convaincre ! Il faut dire que j’étais convaincante avec mon histoire de « voiture ». Il descendit donc du trottoir mais repartit aussi vite. C'est avec stupeur que je le vis partir en courant, ne faisant même pas attention aux voitures ! « Quoi ? Nan ! Noeeeeruuuu reviiiiiiiiiiiens- làààà ! » xD Je ne me laissais pas distancer et lui courrais après en le menaçant de le laisser se faire renverser par une voiture si c’était comme ça (vive la menace xD). Il y avait encore des gens dans les rues qui nous observaient d’un air réprobateurs. Mais ça m’était bien égal. Quand je rejoins enfin Noeru devant le stand de glaces, complètement essoufflée, n’étant pas une grande sportive, il était en train de mirer les différents parfums de glaces à sa disposition.

- J'vais prendre [c'est quoi ta glace préféré ? ], t'as pas l'droit de copier !

Ah bah mince, j’allais prendre la même chose que lui en plus, bah j’arrive jamais à me décider moi c’est pas d’ma faute ! Mais bon vu qu’il m’avait déjà grillée…

- D’accord mais il en va de même pour toi alors, tu ne pourras pas me copier. D’ailleurs choisis en premier comme ça tu ne seras pas tenter !

« Bien joué Nausicaa » me dis-je mais je changeais vite d’avis quand Noeru commença à annoncer tout un tas de parfums différents… Impossible de faire tenir tout ça sur un cornet, on allait finir par se retrouver avec une dizaine de glaces pour deux. Il fallait que je détourne son attention…

-« Oh Noeru regarde le parc là-bas ! On pourrait y faire un tour… Ils ont des cages à poules, comme quand on était petits !

Par chance pour moi, ça fonctionna, comme pour le trottoir un peu plus tôt, il se désintéressa de la glace pour regarder en direction du parc. Le vendeur quant à lui m’interpella.

- (Vendeur)Dîtes, vous vous décidez ou pas ? Vous n’êtes pas les seuls clients.

Je regardais autour de moi et ne vis personne à part nous… Bon ok xD Mais je préférais ne pas faire de remarques. Je fouillais mes poches pour en sortir rapidement quelques pièces
.
- Donnez-nous ce que vous voulez pour ce montant-là…
^^

- (Vendeur) En plus faut choisir pour eux maintenant, bah allez tenez vos deux glaces, une au chocolat, une à la fraise… et dites, votre petit copain part sans vous on dirait hahahaa !

- Que… quoi ?

Je me tournais, et effectivement il n’y avait plus de Noeru à mes côtés, jetant un coup d’œil au loin, je le vis partir avec sa démarche joyeuse vers le parc ! Oo Je remerciais rapidement le vendeur pour les glaces, et partit en courant en direction du parc à mon tour… Heureusement qu’il était un peu éclairé parce que j’étais loin d’être rassuré. J’appelais plusieurs fois « Noeru » avant de le retrouver perchait en haut d’une cage à poule. Sans attendre je commençais à grimper. Autant dire qu’avec les deux glaces dans la main c’était impossible. Je lui confiais donc les cônes pour plus de faciliter en lui précisant bien que s’il en faisait tomber un, ça serait le sien xD

Enfin installé, je récupérais ma glace en le soupçonnant d’avoir goûté aux deux pendant que j’étais occupée à grimper. Il avait dû préférer celle au chocolat vu que je me retrouvais avec celle à la fraise. C’était justement un de mes parfums préférés avec la framboise aussi, donc j’étais plutôt contente ! Je reprenais doucement mon souffle en dégustant ma glace assez vite pour ne pas la laisser fondre. Tout était assez calme, et après tout ce qui venait de se passer, c’était agréable de savourer ce moment de silence.

- T'as... euh, t'as quelque chose qui presse "à la maison" (au dortoir de Kobe) ? des devoirs ou... ?

Quoi ? Il voulait déjà rentrer… Pas question, on n'avait même pas finit nos glaces. Certes des devoirs, j’en avais, j’aurai pu m’avancer dans la lecture du bouquin que j’avais à lire pour la semaine prochaine par exemple, mais je n’avais vraiment pas la tête à ça, et pas non plus l’envie de rentrer. J’étais bien là, je voulais rester aussi longtemps que possible. Je m’empressais donc de mentir xD

- Nan, aucun devoir à l’horizon… On n’ est pas submergé par les devoirs en ce moment. De toute façon j’ai pas de motivation pour ça ce soir ^^

Pour autre chose oui, mais pas pour les devoirs, comme beaucoup d’étudiants en fait! J’observais Noeru qui regardait en l’air en mangeant sa glace, il avait un air enfantin à cet instant-là qui me fit sourire, il avait d’ailleurs un peu de glace sur le nez. J’avançais mon bras, et effleurant son nez avec mon pouce, je la lui enlever.

- Désolé ! ^^ T’avais un peu de glace au bout du nez… Je mis mes jambes dans le vide, et les fit balancer doucement avant de poursuivre. « J’ai pas envie de rentrer… »

J’abusais sans doute un peu mais j’avais pas envie que cette soirée se finisse aussi vite. Pourquoi les bonnes choses passent-elles toujours plus vite que les mauvaises ? C’est injuste.
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(#) Re: Le nouveau pion est dans la place [pv Nono]  Mer 27 Avr 2011 - 8:52

- Nan, aucun devoir à l’horizon… On n’est pas submergé par les devoirs en ce moment. De toute façon j’ai pas de motivation pour ça ce soir ^^

* C'est marrant, à chaque fois qu'on leurs demandent à ces jeunes, comme par hasard ils n’ont jamais de devoirs ! Mais... qu'est-ce que je radote moi encore ? Même en dehors de l'école je reste en mode "pion" maintenant (xD)*

Pas de devoir hein ? Même-si celle-ci n'en avait pas réellement, ça ne voulait pas dire pour autant qu'elle n'avait rien de mieux à faire. Ça ne démontrait pas non plus qu'elle n'en avait pas marre de passer la soirée avec un pion de son lycée. Voir les deux. Je m'étais montré peut-être un peu trop entreprenant, la mettant dans une position inconfortable et ne sachant plus comment faire, elle se sentait peut-être obligé d'accepter mon invitation pour ne pas me vexer... Je ne sais pas, c’était une possibilité après tout. Même si à l'origine, s'était-elle qui m'avait invité à manger un morceau, pour me remercier, la situation avait fait que c'est moi qui l'avais finalement emmené dans le resto de l'une de mes connaissances pour nous éviter de croiser quelqu’un de l’école susceptible de nous reconnaître... mais le contrat ne stipulait pas non plus qu'on doive passer toute la soirée ensemble. Alors il se pourrait qu'elle se soit senti obligé de rester avec moi, par acquis de conscience, se disant que c'était plus prudent de me surveiller (les rôles s'étaient inversés) dans mon état alors qu’au fond peut-être qu'elle aimerait rentrer pour vaquer à ses occupations ou se reposer tout simplement... Après tout, ce n'était pas le week-end, y'avait cours demain pour elle et de mon côté, je bossais moi aussi. Mais j'avais l'habitude de me coucher tard étant un grand nerveux et spécialiste des speed-datings, ce n'était pas rare que je me couche vers les 2 - 3 heures du mat', donc ça ne changeait rien pour moi... mais pour Miss Wood, c'était peut-être autre chose... Je la voyais bien avoir un quota d’heures de sommeil à respecter sans quoi elle ne serait plus que l'ombre d'elle-même, écopant par la même du surnom de "Marmotte" par ses proches (...) Ok j'arrête là, ça sent peut-être un peu trop le vécu à mon sens... Enfin, il fallait que je me montre un peu plus responsable pour ne pas qu'elle se sente forcé de quoique ce soit... Après tout c’était moi l’adulte ici et il valait mieux économiser ma salive et ne pas sortir trop de bêtises, ni paraitre trop insistant, c'est pour cela que je ne répondis qu'un simple "Hm..." presque inaudible, regardant en l'air et mangeant ma glace en silence...
J'étais plongée dans mes pensées quand soudain je vis une main, puis un bras, qui n'était autre que celui de Nausicaa, entrer dans mon champ de vision. Elle m'effleura le bout du nez avec son pousse, pour m'enlever la glace qui s'y était invité. C'est alors que je penchais la tête vers la jeune fille, la bouche légèrement entrouverte, pour le moins déconcerté... Il est vrai que j'étais quelque peu "déstabilisé" bien que j'essayais de le cacher. Ça m'arrivait souvent ces temps-ci... trop souvent même à mon goût d'ailleurs. À croire que tout prenait une ampleur démesurée. Mais pourquoi ? L'alcool était le coupable tout désigné ! Oui c’est ça, ça devait être à cause de l’alcool (...) Je me repris avant qu'elle me prenne pour un débile pour de bon, et lui répondit :

- Ah euh... Beh merci, c'est très gentil d’ta part! J'aurai pas eu l'air malin moi tiens à me balader avec de la glace au chocolat sur le bout du nez, dis-je en laissant échapper un rire pour détendre un peu l'atmosphère, tout en l'observant du coin de l'œil balancer doucement ses jambes dans le vide. Quand je l'entendis dire qu'elle n'avait pas envie de rentrer, je tournai la tête vers celle-ci qui regardait ailleurs à ce moment-là, pour l'observer... Alors finalement j'avais tout faux depuis le début ? Elle se plaisait ici, en ma compagnie et ne voulait pas repartir tout de suite. Finalement je ne devais pas être aussi barbant que ça... c’était bon à savoir ! (Cool) Bon, je m'emballais peut-être un peu trop vite, il fallait se rendre à l'évidence, je n'y étais peut-être en rien là-dedans, et si ça s'trouve elle ne voulait tout simplement pas rentrer tout de suite à Kobe... et je pouvais la comprendre. En effet, c'était agréable de souffler de temps à autres et de prendre un peu l'air... Et d'ailleurs en parlant de rentrer, quelle heure était-il ?! Je regardais furtivement ma montre avant de constater que l'heure du couvre-feu de Kobe avait été largement dépassé ! Arf/ C'était bien ma vaine, tout ça c'était de ma faute, j'aurais dû surveiller l'heure... C'était impardonnable en tant que surveillant, je connaissais tout ça, alors que la jeune fille elle, avait une excuse… Beh oui, elle était nouvelle dans l'établissement et n'avait certainement pas encore eu le temps d’assimiler toutes les règles de l’établissement, même si forcément elle devait l’avoir signé et vraisemblablement lu ce réglement. Enfin je n’étais pas dupe et je savais bien que bon nombre d’élèves ne se donnaient pas cette peine. Ce n'est pas nouveau ce genre de choses, et on sait bien que tous les pensionnats ont un couvre-feu, mais encore-là elle avait dû se fier à moi. M'enfin bon, tout ça pour dire que c'est moi qui n'avais pas assuré pour le coup, je ne pouvais donc pas la blâmer...

- Miss Wood... Je marquai un temps d'arrêt ...ma mission est de te ramener saine et sauve. Notre ennemi commun a été le temps et notre problème actuel est que Kobe est fermé maintenant, ses grilles ne se rouvriront pas avant demain matin (...) J'ai pas fait attention à l'heure, désolé... Je suis embêté, j'ai pas pensé à prendre les clés du pensionnat avec moi en plus et donc ce que j'te propose c'est qu'on aille chez moi. Je me sens un peu responsable de toi même si on n'est pas au lycée, je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose, surtout que c'est un peu de ma faute ce qui nous arrive... Je te conduirais demain à l'école et j'expliquerai la situation à l'administration, tu n'auras pas d'ennuis. Ça te vas comme ça ? (...) Bon, voit le bon côté des choses... "Tu ne vas pas rentrer" à Kob... Laughing

Soudain, un bruit des plus étranges, provenant des buissons en face de nous, se fit entendre dans l'obscurité, ne me laissant pas l'opportunité de terminer ma phrase... Je pris un air inquiet. Quelques choses approchait, c'était indéniable... Qu'est-ce que ça pouvait être ? Un clochard ? Un malade mentale ? Un tueur en série ? Pire que ça... Un monstre ?! (...) Le suspense ne dura pas car après quelques secondes, un chat (noir) errant dans l’coin sortit d'là en miaulant comme un dératé. Il prit d'ailleurs peur en nous voyant car il partit en courant à vive allure...
Ouf ! Finalement la "créature maléfique" n’était en fait qu’un jeune chat peureux qui s’était enfuit comme le p’tit trouillard qu’il était (xD) Je lâchais un rire nerveux, m'étant attendu à toutes autres choses de nature plutôt horribles, je pouvais être soulagé à présent, bien que je me disais que je regardais peut-être un peu trop la télévision et les films de science-fiction… Ça commençait à me monter à la tête décidément. Un grand vent glacial vient tout à coup nous gifler le visage, et secouer notre pauvre cage à poule qui avait déjà du mal à supporter le poids des deux grands gamins que nous étions. (Quoi surtout moi ? J'vois pas ce que vous voulez dire…) Sitôt je lâchais la glace que je tenais pourtant fermement dans ma main, et qui s’écrasa de ce fait au sol et faillit même me faire perdre l'équilibre ! Nausicaa aussi apparemment puisqu'elle s'était accroché entre temps à ce qui se trouver autour d'elle - en l'occurrence moi - pour ne pas tomber, à moins que ce soit parce qu'elle avait eu peur ? Dure à dire, tout s'était passé tellement vite...

- Ah j'ai fait tomber ma glace, marmonnais-je (...) Rassures toi, ce n'était qu'un chat et un peu de vent... y'avait vraiment pas de quoi s'étonner comme ça ! Ha ha !

C’est l’hôpital qui se foutait de la charité ? Nan mais je ne pouvais pas avouer que j’avais flippé à cause d’un frêle chaton et d’un peu de vent. J’ai ma fierté d’homme j’vous signale quand-même… Je descendis de la cage à poule en me laissant retomber sur mes pattes, tout en me tenant à une des barres... simple précaution. Je m’époussetais rapidement les mains puis me tournais vers la jeune fille.

- Bon... Il est grand temps de rentrer maintenant ! dis-je en ouvrant les bras vers elle. Allez, dépêche-toi ! Saute ! dis-je en affichant un sourire discret. Elle me regarda alors d'un air interrogateur et surpris, se demandant surement si j'allais la rattraper, puis évoqua l'hypothèse que j'avais peut-être l'intention de m'écarter au dernier moment et de la laisser tomber. Un rire m'échappa. Je lui souris en lui répondant d'un air moqueur : Ha ha ! Comment t'as su ? (...) Je rigole, ça va... Je te promets de t'attraper, alors t'inquiètes pas ! (...) Saute ! N'aie pas peur ! ajoutais-je d'un ton doux, comme si c'était une évidence. Ha ha ! En plus... On voit ta culotte Miss Wood !, rétorquais-je pour la décider à sauter.
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(#) Re: Le nouveau pion est dans la place [pv Nono]  Mer 18 Mai 2011 - 14:36

Laisser un pion se balader avec de la glace au bout du nez toute la journée, se promenant ainsi dans tout le lycée, ignorant pourquoi les élèves rient tous sur son passage… Hm ? Mais en voilà une idée séduisante. Cependant, on était en pleine nuit, il n’y avait donc pas d’élèves dans le lycée et d’autre part Noeru était un garçon bien, je ne l'aurais donc pas laissé comme ça, mais les autres surveillants, pourquoi pas ?

- « Mais de rien. »

Le silence c’était installé dans le parc où nous nous trouvions, mais ce n’était pas désagréable, bien au contraire même… Il s’agissait d’un de ses silences salvateurs qui se jouent parfois entre deux personnes, quand les deux parties s’emploient simplement à profiter de l’instant présent sans fioritures et sans avoir besoin de meubler par des stupides paroles pour se sentir à l’aise.

Moi et lui, perchés en haut de notre cage à poule, comme deux enfants qui refuseraient de se coucher trop vite pour pouvoir terminer leur partie de jeu-vidéo… En haut de cette structure, les pieds balançant dans le vide je me sentais en dehors du reste du monde et du temps. Je ne pensais plus aux devoirs qui m’attendaient, ni aux personnes de ma classe qui n’avaient pas été des plus accueillantes à mon égard, ni à l’égard des autres nouveaux cela dit en passant. En effet, depuis que j’étais arrivée c’est à peine si on m’avait adressé la parole… C’était très étrange pour moi puisque dans mon lycée aux Etats-Unis, dès qu’un petit nouveau se pointait, il devenait automatiquement un véritable objet de foire, mais il est vrai que c’était dans une petite ville et les gens n’étaient donc pas habitués à voir de nouvelles têtes tous les jours. Mais ce qui pour moi était réellement insupportable à Kobe c’est que certaines personnes de ma classe se montraient dédaigneuses et affichaient un mépris à peine voilé pour des camarades de classe qu’ils ne connaissaient pas et à qui ils n’avaient même pas pris la peine d’adresser une simple parole. Faire l’effort de parler à quelqu’un, c’est certain, c’est plus difficile que de le mépriser sans le connaître. Enfin ce n’est pas ça qui allait me faire renoncer à mes études mais je trouvais que ce genre de comportements plombaient juste l’ambiance, et ne servait à rien.

J’étais néanmoins une fille solide, et heureusement pour moi, les épreuves que j’avais affronté à l’adolescence m’avait forgé une carapace qui me permettait d’ignorer les bassesses de certains. Le monde est peuplé de mauvaises personnes, il faut s’y résoudre et faire avec.

Noeru prit tout à coup la parole, je l’avais vu regarder discrètement sa montre l’instant d’avant et j’imaginais déjà que ce qu’il allait dire sonnerait la fin de cette petite escapade. Mais la façon dont il avait tourné les choses m’amusa grandement, et je ne pus refréner un rire. On était dans « Mission Impossible », le film ! Et là il était indéniable qu’on avait dépassé l’heure du couvre-feu, et pas qu’un peu d’ailleurs, on ne pouvait donc pas retourner à l’école. J’étais folle de joie à l’idée de ne pas rentrer à l’internat, mais je gardais mon calme. Après tout, j’allais vite fait bien fait retourner au lycée dès le lendemain, mais c’était agréable de se dire que ça n’était pas pour tout de suite et que j’avais la soirée pour moi… J’étais encore plus impatiente de découvrir l’endroit où vivait mon nouvel ami… Ami ? Était-ce le bon terme à employer pour qualifier notre relation ? En général, les élèves, les pions, les professeurs gardent entre eux des relations strictement professionnelles… mais là, j’avais l’impression que je pouvais discuter, rire, partager un repas avec lui comme-ci nous étions des élèves de la même classe. Ça m’avait manqué depuis le début de ma scolarité ici… Il ne termina pas sa phrase, mais je lui répondis malgré tout :

- « J’accepte la mission ! »
dis-je en brandissant ma glace déjà bien entamée. « Merci de ne pas me laisser à la rue… »

Avec mon autre main je tentais de garder l’équilibre en tenant fermement une des barres de fer qui nous supportaient. Voyant que l’attention de Noeru semblait porté sur autre chose, je décidais de tendre l’oreille à mon tour et quand un bruit suspect se fit entendre en provenance des buissons, j’abaissais mon bras, et tenta de me dissimuler derrière le surveillant, je me collais donc un peu à lui, et observa le buisson par-dessus son épaule. Qu’est-ce qui se cachait là-dedans ? Pourvus que ça ne soit pas un détraqué ! Refoulant ma peur pour garder les yeux ouverts, j’attendais que « ce truc » dissimulé dans les taillis se décide à sortir. Heureusement la vérité fut rapidement faite sur cette mystérieuse présence lorsque qu’un chaton sortit brusquement du buisson pour aussitôt s’enfuir aussi rapidement que ses petites pattes le lui permirent. « Oh mais naaaan reviens p’tit chat ! » J’aurais pu le garder avec moi à Kobe, dans ma chambre… bon peut-être que mes colocataires n’auraient pas été d’accords avec ça, et peut-être qu’ils se seraient plain à cause des poils auxquels un bon nombre de gens sont allergiques, mais ce petit chat avait l’air tellement mignon… Je m’apprêtais à quitter mon perchoir pour tenter de le rattraper quand une bourrasque impressionnante vient remuer notre pauvre cage à poule, et nous par la même occasion. Je lâchais ma glace, et m’agrippa à Noeru aussi fermement que possible, en le serrant au cou, l’étranglant certainement par la même occasion.

J’observais nos deux glaces à présent au sol en me disant que ça aurait pu être nous à leurs places. Finalement je relâchais le surveillant, et marmonna un bref « désolé ». C’était la moindre des choses, je venais de m’agripper à lui comme une grosse trouillarde… Je l’observais descendre de la cage à poule, et quand il fut au sol je me fis la remarque que c’était quand même un peu haut. C’était peut-être à cause de l’obscurité, ou du vertige, mais je me demandais maintenant comment j’allais descendre de là-haut sans me casser une jambe, ou sans subir le même sort que nos cônes glacés. Méfiante, je repliais même mes jambes, les rabattant vers ma poitrine au cas où le surveillant ait l’idée de tirer dessus pour me forcer à descendre. D’ailleurs il ne tarda pas à me demander de descendre… Ou plutôt de « sauter ». Comment ça « sauter » ? Je levais un sourcil interrogateur… Non pas question, je n’étais pas suicidaire d’abord. Et qui me dis qu’il me rattraperait. Il allait peut-être s’écarter au dernier moment et même me laisser m’écraser au sol comme une crêpe et je me casserais probablement une jambe, ou les deux, et après il me laisserait ici, et je me ferais dévorer par les chats de gouttières. O_O

- « Non… je… Je suis bien ici finalement, je vais restais là et… Quoi !! Ma culotte… on la voit ? »

En constatant que vu la manière dont je me tenais c’était une possibilité, et que même s’il n’avait dit ça que dans le but de me faire descendre, à présent son regard était interrogateur il baissa les yeux suite à ma question. Je supposais donc qu'il avait maintenant à l'esprit de vérifier si on voyait réellement ou pas ma culotte ce à quoi je m'opposais vivement...

- « Regardes pas ! Sinon t'es qu'un pervers ! »

Tout en disant cela, je tirais sur ma jupe et tenta de me remuer pour changer de position. Comme il fallait s’y attendre, vu ma manière désordonnée de me mouvoir, je perdis l’équilibre et m’écrasais sur ce pauvre Noeru qui au vu des yeux ronds qu’il fit avant que je ne m'étale sur lui, ne s’attendait pas à me voir débouler aussi vite. Nous nous écrasèrent donc tous deux sur le sol, néanmoins ma chute fut amortis par le jeune homme. Je me redressais vivement pour ne pas continuer à l’écraser, puis m'agenouilla à côté de lui, me confondant en des excuses brouillonnes.

- « Rien d’cassé ? Vraiment j’suis désolée… j’voulais pas, je… et désolé de t’avoir traité d’pervers, j’le pensais pas c’est euh… le stress ! Et sinon rien d’cassé ? Euh non ça je l’ai déjà demandé… mais… sinon ça va ? »

Tais-toi Nausicaa… Tais-toi. Ça vaut mieux. U_U
Je relevais la tête en me mordillant la lèvre, et me figea en apercevant le petit chaton de tout à l’heure, tout près de nous, en train de prendre des lampée de glace. Posant directement ma main sur la bouche de Noeru pour l’empêcher de parler, et faisant doucement pivoter sa tête avec mon autre main pour lui montrer le petit félin en pleine dégustation, je le relâchais doucement et me mit à ramper lentement, très lentement même vers le chaton qui ne semblait pas m’avoir remarqué. Arrivée tout proche de lui, je m’immobilisais quelques instants avant de le prendre vivement dans mes bras.

- « J’t’ai eu !!!... Eh ! Mais aie ! Arrêtes de gigoter comme ça petite terreur, tu me griffes… »

Le petit diable ne se laissait pas faire, mais j’avais protégé mes mains dans les manches de mon gilet, pour éviter que ses griffes, ou ses petits crocs ne me blesse. Finalement, il se calma, et m’observa avec ses deux grands yeux ronds semblables à des billes. Je m’approchais de Noeru qui lui était toujours assit par terre.

- « On peut l’emmener avec nous ? Il est vraiment trop mignon ! »

Je m’agenouillais à nouveaux à côté du surveillant, en lui souriant gentiment. Le petit chat ronronnait à présent et semblait même s’endormir, à l’aise dans la chaleur de mes bras. Ne le laissant pas répondre, j’enchaînais :

- « On y va ! »


Mine de rien, j’étais pressée de découvrir à quoi pouvait ressembler l’antre d’un pion…


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(#) Re: Le nouveau pion est dans la place [pv Nono]  Mer 6 Juil 2011 - 18:18

    Elle avait accepté ma proposition... Brave petite ! Remarquez, mon studio était loin d’être un palace mais c’était toujours mieux que les bancs durs du parc. M’enfin, j'avais tellement l'habitude de tomber sur des élèves récalcitrants, qui se fichaient pas mal de ce qu’on pouvait bien leur dire ou penser d’eux et qui par pur esprit de contradiction faisaient tout l’inverse de ce qu’on leur disait, qu’au bout du compte j’étais surpris quand on montrait aussi peu de résistance... D'autres s'en seraient donnés à cœur joie pour me casser les pieds, en inventant des mensonges plus gros qu’eux, du genre, "il m'a enlevé", "il m'a séquestré", "il a bu et a essayé de me violer", ou bien encore "vous pouvez vous la garder votre heure de colle, j’ne la ferais pas !"... j'en avais tellement entendu que je n'étais plus choqué de rien. Ces élèves se donnaient bien du mal pour faire de ma vie un enfer. Pourquoi ? Telle était la question… Est-ce que le dicton « Qui aime bien châtie bien » pouvait entrer en ligne de compte ? Mouais, ça ça restait à voir quand même ! Qui plus est, je ne croyais plus au père noël depuis bien longtemps alors...
    Tout cet acharnement… C’était pour me faire renvoyer ? Pour que j’ai des ennuis avec l'école ? Quand bien même, dans l'éventualité que j'me fasse viré, il y aurait automatiquement quelqu'un -probablement plus sévère que moi - pour me remplacer c’était donc un mauvais raisonnement... Si seulement ils pouvaient mettre autant d’énergie et d’entrain dans leurs études, il y aurait beaucoup moins de problèmes dans cette école.

    "Non… je… Je suis bien ici finalement, je vais restais là et…" Finalement j'avais peut-être parlé un peu trop vite. Je me sentais quand même responsable d'elle et je n'avais aucune envie d'avoir des histoires avec le pensionnat, alors je me devais de veiller à ce qui ne lui arrive rien, au moins jusqu'à demain matin, quand on retournerait à l'école. Si elle ne voulait pas bouger de cet endroit et rester perchée en haut de sa cage à poule toute la nuit, cela signifiait donc que j'étais coincé ici avec elle, condamné à rester dans le parc malgré le froid et la fatigue qui se commençait à se faire ressentir. Tous les prétextes devenaient alors bons pour bouger de là "Quoi !! Ma culotte… on la voit ?" Bingo ! Elle était tombée dans le panneau. J'avais dit cela pour la décider à descendre, sans avoir regardé si ce que je disais été vrai... Instinctivement, je m’apprêtais à vérifier mes dires quand soudain Miss Wood tomba de la cage à poule en tentant de changer de position et s’écrasa sur moi. En fin de compte, celui qui était le plus écrasé de nous deux dans l’histoire, c’était quand même moi ! Je me redressais en m’aidant de mes coudes pour m’assoir, tout en écoutant les excuses un peu brouillonnes de mon interlocutrice, ce qui eut pour effet de me faire sourire. Au moment où j’allais me faire un plaisir de répondre à Miss Catastrophe ambulante, elle mit sa main sur ma bouche pour m’empêcher de parler et finit par me montrer le chat qui était en train de manger la glace tombait parterre un peu plus tôt. Je la vis commencer à s’approcher du chaton, très, très doucement… Qu’avait-elle l’intention de faire au juste ? Je n’osais plus bouger et me contentais de la regarder s’approcher du félin. Soudain, elle se jeta sur lui pour l’attraper. Le chaton ayant probablement peur, tentait de se débattre mais finalement, Nausicaa réussit à le calmer. Elle s’approcha de moi avec cette boule de poil dans les bras… Était-ce une ruse pour m’amadouer ? Elle ne me laissa pas le temps de dire quoique ce soit et enchaina avec un « on y va ! », comme si de rien n’était.

    - QUOI ? On emmène ce chat avec nous ?! (…) M…Mais euh… tu es sûre ? Ses maîtres le cherchent peut-être, dis-je tout en me relevant. J'époussetais ensuite mes vêtements tout en constatant qu’ils étaient tâchés de terre et de traces d’herbe verdâtres. Je lâchais un soupire.

    * Boah, c’est pas grave, j’me changerai en rentrant… De tout évidence, une douche me ferait le plus grand bien je crois ! *

    Je rejoignis la jeune fille qui entre temps s’était relevé elle aussi et avait commencé à avancer de quelques pas avec son petit chat blottis tout contre elle, comme-ci c’était son bébé.

    * Ahf, les filles… Elles deviennent toute gagas dès qu'il y a un petit bébé animal dans l'coin. Il y a 5 minutes de cela, j’étais le centre de l’attention, j’me faisais plaindre et on se souciait de mon état et maintenant c'était comme-ci je n’existais plus. Tss, maintenant y’en a plus qu’pour le chat. Alala… Lui par contre, y s’en faisait pas dans les bras de Miss Wood, y’en a qui ont de la chance ! *

    Je m’approchais quelques secondes de son chaton pour mieux le voir à la lumière des lampadaires, il était si… si mignon. C’était comme un charme magique qui faisait qu’on ne pouvait pas résister à ces petites boules de poils vivantes. Je me redressai quand mon nez et mes yeux commencèrent à me gratter…

    - On dirait qu’il t’a déjà adopté. (…) C’est vrai qu’il est mign… A-A-ATCHOUUM ! éternuais-je en mettant mon bras devant ma bouche. Désolé, j’ai dû attraper froid… Bon, prend-le mais évite d’approcher ce sac à puces trop près de moi, d’accord ? (…) Allons-y, il se fait tard…

    Nous prirent donc le chemin du studio, ce n’était pas très loin… Nous nous y étions rendus en une vingtaine de minutes. Une fois devant la porte, je sortis les clés de ma poche pour l’ouvrir. Une fois que ce fut le cas, je laissais entrer mon invité avant moi. Un peu de galanterie n’a jamais tué personne à ce que je sache… J’allumais la lumière puis referma la porte dernière moi à l’aide de mon pied. Je m’approchais de la table basse pour planquer les quelques magazines - disons... « Subjectifs » - qui trainaient dessus avant d’ajouter :

    - Désolé pour le désordre, je n’attendais pas de la visite… Je m'arrêtai puis mon regard se posa sur la jeune fille. Euh, mets-toi à l'aise, fait comme chez toi ! (…) Attends, je vais te faire une petit visite guidée des lieux, ça va être rapide... Donc ici c’est le salon... ce n’est pas très meublé mais ça m'suffit, y’a juste ce qu’il faut : un canapé, une table basse et une télé. Par-là (La grande ouverture sans porte), ça mène à la cuisine. La porte là-bas, c’est ma chambre, c’est là où tu dormiras cette nuit, et à côté c'est la salle de bain. Dis-je tout en accompagnant mes paroles de gestes visant à lui indiquer les pièces au fur et à mesure. Voilà… C’est petit ici mais on s'y sens bien et puis, c’est toujours mieux que rien. Tu ne risques pas de te perdre au moins ! dis-je sur le ton de la plaisanterie. Ah ! Il doit y avoir des journaux dans le coin pour TON chat… C’est toi qui l’a amené, c’est toi qui t’en occupe hé hé ! (…) Euh, avec tout ça je ne t’ai même pas proposé à boire… Je marquais un temps d’arrêt. Tu trouveras tout dans le frigo ! Ajoutais-je en affichant un grand sourire narquois. D’ailleurs, j’aimerais bien un thé, Larbin.

    Je partis dans la chambre et en revins quelques minutes après. Je m’approchais de Nausicaa pour lui tendre un T-shirt large et un pantalon de survêtement trois fois trop grand pour elle, un peu logique puisqu'c'était le mien et que je n'avais pas le gabarit d'une fillette moi.

    - Tiens si tu veux, ça pourra te dépanner pour cette nuit. Désolé, je ne porte pas de pyjama… Je n’ai que ça à te proposer. Je suppose que tu veux prendre une douche pour te débarbouiller. C’est par-là, dis-je en indiquant la direction de la salle de bain. Tu trouveras tout ce dont tu as besoin dans les placards, en attendant j’vais faire ton lit. Il te faut autre chose Miss Wood ?
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(#) Re: Le nouveau pion est dans la place [pv Nono]  Lun 1 Aoû 2011 - 12:54

- QUOI ? On emmène ce chat avec nous ?! (…) M…Mais euh… tu es sûre ? Ses maîtres le cherchent peut-être…

J’observais la petite boule de poils endormie contre ma poitrine, respirant calmement emmitouflé dans la chaleur de mes bras… Je ne pourrais jamais, Ô grand jamais, l’abandonner ici, dans un parc désert ou des chiens errants ne feraient qu’une bouchée de lui qui était siii petit ! Où de méchants gros matous allaient l’embrigader dans leurs bandes et où des enfants pourraient lui jeter du sable et des cailloux ! Nan le pauvre… Et puis si ses supposés maîtres l’avaient laissé tout seul ici, c’est qu’ils ne devaient pas être assez attentifs, voilà tout ! Un véritable mélodrame en somme était en train de se mettre en place dans ma tête, je me tournais donc vers Noeru et dit d’une voix suppliante « On va pas l’abandonner ici… » Surtout que je me sentais capable de m’occuper de ce chaton et ça ferait une petite présence sympathique dans la chambre… Oui, parce qu’on ne pouvait pas dire que c’était la grande amitié entre mes colocataires et moi-même. Il n’y avait pas de tensions certes mais il n’y avait pas non plus de complicité entre nous, donc même quand la chambre étaient remplie je parvenais quand-même à m’y ennuyer. Avec Newton… ça serait une histoire ancienne. Sans vraiment y faire attention je venais d’ailleurs de baptisé ce chaton, après tout Newton c’était un prénom parfait pour ce petit minet et en plus ça m’était venu tout seul !

Finalement le pion s’approcha et quand ses yeux se posèrent sur Newton, je sus instantanément qu’il serait incapable de lui résister, d’ailleurs il en avait déjà la larme à l’œil ! Oh ! C’était tellement touchant un garçon sensible au charme animal… Même s’il se mit à éternuer –sans doute pour dissimuler son émotion- puis qu’il enchaîna en traitant mon Newton de « sac à puces » Naméoh ! Il était évident qu’il le portait déjà au fond de son petit cœur de pierre. D’ailleurs il accepta qu’on l’emmène avec nous sans discuter – « C’est vrai on peut l’emmener ? Oh merci ! » je sautillais de joie sur place, prudemment malgré tout pour ne pas réveiller notre nouveau compagnon. – « Tu verras on va se faire minuscules ! On ne te dérangera pas, promis. » Bon… Je n’en étais pas sûre à 100% en fait parce que j’étais tellement excité à l’idée de découvrir l’appartement de Noeru que je m’avançais un peu. S’il avait pu lire dans mes pensées il m’aurait sans doute prise pour une folle mais j’avais envie d’en apprendre plus sur lui. C’était une envie presque aussi irrésistible que l’était Newton lui-même ! – « Tu n’feras pas de bêtises hein Newton ? » chuchotai-je à l’intention du principal intéressé.

Durant le court trajet menant à l’antre du surveillant, nous discutâmes de tout et de rien mais surtout du lycée. Je donnais mes impressions sur la nourriture de la cantine… Ce n’est pas qu’elle était mauvaise mais les assiettes de poissons crus et autres spécialités japonaise étaient toujours un peu surprenantes pour moi qui avais été élevée à la mode américaine. Quand on discute le temps passe plus vite c’est bien connu et d’ailleurs, sans que je ne m’en rende compte nous étions déjà arrivés à destination. Noeru me laissa entrer la première dans l’appartement. Quand il alluma la lumière, Newton se réveilla un peu et miaula… Il était curieux de découvrir les lieux lui aussi et il s’agitait dans mes bras. Quant au surveillant il s’était précipité vers la table basse pour ranger les quelques magazines qui y trainés tout en s’excusant du désordre ce qui me fit sourire. Surtout quand je repensais à l’état de ma chambre à Kobe qui était en réel bazar alors qu’ici tout semblait à sa place et propre. Comme quoi tous les garçons ne sont pas allergiques au ménage. Tandis que Noeru poursuivit en me faisant une visite guidée des lieux et qu’il prépara une litière pour le chaton, je me défis de mes affaires. Je posais mon téléphone sur la table basse et mon sac de cours au sol, puis je rangeai à l’intérieur de celui-ci mon gilet car il faisait bon dans l’appartement comparé à dehors et je n’en avais donc plus besoin. Je déposais ensuite Newton sur le journal mais il n’y resta pas 10 secondes, préférant se jeter sur la petite babiole qui était accrochée à mon sac. Il parvient même à la décrocher et à se planquer avec sous le canapé. – « Newton non… vilain chat ! » protestai-je à mi-voix en m’approchant du canapé… Finalement j’abandonnais la partie et lui laissais mon gri-gri en me dirigeant vers le coin cuisine quand Noeru me proposa de me servir à boire… puis il ajouta à l’intention de son larbin qu’il aimerait bien une tasse de thé. Vu qu’il n’y avait que lui, moi et Newton dans la pièce c’était forcément pour moi. Je regardais son petit sourire narquois en plissant les yeux. Nan mais et puis quoi encore ! – « Je suis pas… » Trop tard ! Il avait disparu dans la chambre. Bon après tout je pouvais bien faire ça pour lui… surtout que j’étais tellement nulle en préparation de thé que je ne lui faisais pas un cadeau… Je l’obligerai à tout boire jusqu’à la dernière goutte pour le punir haha !

Une fois mon thé terminé, il avait comme d’habitude une étrange odeur de brûlé. – « Raah encore râté ! Il serait temps que je m’inscrive à un club de cérémonie du thé hein Newton… » Le petit débrouillard était monté sur le plan de travail pour voir ce que je faisais. Je lui grattouillais le sommet du crâne… lui aussi devait avoir soif. Je m’approchais donc du frigo pour y chercher du lait mais les photos collées sur ce dernier attirèrent mon attention. Sur chacune d’elle il y avait Noeru et une petite fille à ses côtés, vu leur ressemblance sa devait être sa petite sœur. C’était mignon… En entendant la voix de Noeru derrière moi je m’écartais brusquement et lui sourit comme-ci de rien n’était. Je pris les vêtements qui était à vue d’œil bien trop grands pour moi et le remercia, un peu étonnée tout de même qu’il n’ait pas de vêtements appartenant à ses anciennes conquête à me proposer ( Wink) enfin d’un autre côté c’était rassurant. C’est vrai qu’un passage dans la salle de bain ne serait pas du luxe vu comme j’étais poisseuse. – « J’te remercie, j’ai tout ce qu’il me faut… » Je pris Newton et lui colla dans les bras : « Mais je crois que Newton n’aime pas rester tout seul… Tu veux bien rester avec lui pendant que je me lave... » dis-je en souriant malicieusement : « Oh et je t’ai fait du thé, il faut le boire avant qu’il soit froid… » Sur ce je partis dans la salle de bain laissant les deux petites canailles entre elles.

En voyant mon reflet dans le miroir je faillis avoir une crise cardiaque… c’était quoi ces brin d’herbes dans mes cheveux et ces traces noires sur mon visage ? Une vraie souillon ! Je me dépêchais de me débarrasser de mes vêtements et pris une bonne douche bien chaude en utilisant des produits que je trouvais sur l’étagère métallique fixée au mur. C’était des shampoings et gels douche pour garçon mais ça n’avait aucune importance. Une fois bien propre je m’emmitouflais dans une serviette et comme je ne trouvais pas de sèche-cheveux je me contentai d’attacher ma chevelure en faisant une queue de cheval. Je piquais un peu de crème hydratante à Noeru et humais le parfum que je trouvais dans ses affaires… c’était plus fort que moi, j’adorais fouiner. Je terminais par m’habiller en serrant à fond le cordon du pantalon de survêtement pour qu’il tienne et le retroussant en bas pour pouvoir marcher. Quant au T-shirt il me faisait presque une robe mais au moins je serai à l’aise pour dormir… Je sortis doucement de la pièce embrumée, mes yeux se posèrent alors sur le surveillant qui regardait la télé avec Newton endormie sur lui, étendu comme un pacha. Y en a qui ont de la chance… Ça aurait bien mérité une photo mais j'avais laissé mon téléphone sur la table ! Je m’approchais donc d’eux et m’assit à côté de Noeru. – « C’est meu-gnon ! Alors vous vous amusez bien tous les deux… Vous regardez quoi ? » dis-je en portant mon regard vers mon portable que je pris discrètement. Comme ci de rien était j'activais le mode photo et prit une photo l'air de rien. Je le rangeai ensuite dans ma poche... pratique ce pantalon au final !

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Le nouveau pion est dans la place [pv Nono]
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