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 Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}

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(#) Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Mer 9 Fév 2011 - 17:19



Par la porte ouverte de l'appartement se déversait un flot de sons plus ou moins appréciables par le voisinage. C'était assez brutal, mais rythmé, de quoi donner de la motivation à ceux qui n'en ont absolument pas. Traversant le salon depuis la salle de bain jusqu'à sa chambre, Rinka augmenta un peu plus le volume sonore d'un geste rapide, agitant la tête tout en essayant d'attacher à peu près correctement sa longue chevelure noire, ignorant totalement le dérangement qu'elle pourrait causer. Elle s'en foutait, de toutes façons. La motivation, elle l'avait, mais c'était encore plus excitant en musique.
Pénétrant dans la pièce qui avait été la sienne pendant quelques mois, Rinka posa son regard vert émeraude sur le carton grand ouvert sur son lit. À l'intérieur trônaient déjà quelques bricoles, les plus lourdes surtout. Des pompes, des magasines, entre autres, jetés là dedans à la va-vite parce qu'il fallait bien commencer par quelque chose.

Rinka n'appréciait pas spécialement les déménagements, elle s'était trop souvent occupée de ceux des autres dans le passé. Transporter des cartons dans les escaliers, emballer, déballer, tout ça lui semblait encore plus barbant que pour la moyenne des gens normaux. C'était surtout l'aspect rangement qui devait l'agacer d'ailleurs, puisqu'il n'était pas question d'aller bien loin aujourd'hui. Quelques portes à côté, même étage, même appartement à quelques détails près.
C'était un décision du patron. La concierge de Kobe High faisait partie du programme d'optimisation de l'espace mis à disposition du personnel de l'école, et devait aller occuper une place libre dans l'appartement numéro quatre, la population du sien étant déjà grandement réduite.
Dean, l'infirmier, venait de moins en moins souvent. Si l'on écoutait les rumeurs, il aurait une relation avec un des professeurs et passerait de nombreuses nuits chez lui. C'était dommage, en un sens, le premier contact entre Rinka et lui avait été plutôt bon, et il n'avait rien contre les chats... A croire que lui s'ennuyait en sa compagnie. On ne pouvait pas lui en vouloir, Rinka était loin d'être bavarde... Quand aux autres, Noriko et Soki, ils agissaient en véritables fantômes. Parfois, le soir, on pouvait deviner quelques traces de leur passage dans l'appartement. Mais 90% du temps, Rinka les croisait seulement à Kobe High.

Saisissant ses vêtements un à un pour les plier de manière approximative et les mettre dans la carton, la jeune femme poursuivit l'emballage au rythme de la musique, profitant de ses derniers instants seule. Elle savait, à force de le voir dans le couloir de l'immeuble, que Nathanaël Adams était plus souvent chez lui qu'aucun des autres colocataires que Rinka avait pu avoir. Elle n'avait en revanche jamais aligné plus de deux mots à son attention et avait quelques doutes quand à son amabilité. Il n'y avait qu'à regarder la tronche du mec en question, il avait tout du mauvais garçon, bien loin de la platitude du visage de Soki et l'air constamment fatigué de Noriko.
On aurait pu croire que Rinka appréhendait ce déménagement, et mettait de la mauvaise volonté à plier bagages pendant que les autres étaient sensés travailler. Mais ce n'était pas le cas. D'une part, parce que Nathanaël était gaulé comme un dieu, ce qui lui permettrait de se rincer l'oeil à chaque fois qu'il sortirait de la douche, et surtout parce que s'il y avait bien une chose que Rinka appréciait, c'était le changement.

Fermant son premier carton, Rinka l'attrapa entre ses bras, bandant les muscles nerveux qui les longeaient, et transporta le tout dans le couloir pour aller le déposer non loin de la porte de son futur appartement. Elle manqua de se casser la gueule en trébuchant sur le chat, qui feula et bondit quelques mètres plus loin, toutes griffes dehors, plongeant tête baissée dans les jambes d'un nouveau venu. Qu'il était con ce chat.
La jeune femme se redressa, une main plaquée contre le mur pour s'y retenir et grognant en prévision de la chute de l'homme qui venait à peine d'entrer dans le couloir. Se passant rapidement une main dans les cheveux elle les attacha à nouveau, avant de réajuster son débardeur blanc. Sans s'excuser des maladresses du félin dont elle était la propriétaire, cela dit. C'était Rinka, après tout, la politesse incarnée.



Dernière édition par Rinka Adaichi le Sam 23 Avr 2011 - 21:20, édité 1 fois
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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Mer 9 Fév 2011 - 19:00



    Bon ce coup ci il faut que je le gère. Le dernier colocataire j'ai tout fait glandouillé et il est partit. Finalement tout mes colocataires se sont fait la malle et il y en a même que je n'avais jamais rencontré c'est pour dire. Je dois être insupportable à jouer du piano tout le temps la nuit ou alors je dois avoir la poisse tout simplement. Quelle merde, ils peuvent pas avoir un peu de respect pour moi ? L'autre prof de physique chimie là, je disais rien quand il corrigeait ses copies en insultant ses élèves et en jubilant de la leçon chiante qu'il donnerait le lendemain. C'est vrai il était fou ce prof ! En plus il avait donné un nom à son instrument, sa stupide guitare se nommait Lucy et c'était sois-disant l'amour de sa vie. Comme c'est malheureux. Enfin bref ce colocataire là et moi on a jamais plus s'entendre et rester dans la même pièce plus de cinq minute. Quand aux autres, inconnus au bataillon, alors quand on m'a annoncé que j'allais avoir de nouveau habitants dans l'appartement j'ai d'abord était un peu réticent avant de me dire que ce ne serait pas plus mal un peu de renouveau, avec ceux là essayons de faire en sorte que cela se passe bien et mettons notre mauvaise humeur au placard au moins le temps des présentations et des premiers jours de cohabitation. Un nouveau surveillant venait d'arriver au pensionnat se nommant Noeru Kurosaki, il y avait aussi le nouvel infirmier tout fraichement débarqué Akito Chéplutrokoi il avait un nom compliqué et moi les noms japonais j'ai déjà du mal à les retenir mais alors quand ils sont compliqué faut même pas me demander... Je n'avais pas encore rencontré ces deux là mais il y en avait une que j'avais déjà rencontré, c'était la concierge, étant une collègue on était obligés de se croiser plusieurs fois par jours et c'était non sans honte que je ne me retenais pas de la mater presque abusivement. Elle se nommait Quelque-chose Adaichi, impossible de remettre la main sur son prénom mais bon ce n'est pas grave j'aurais le loisir de le lui redemander lorsque nous vivrons ensemble. Quand on m'avait annoncé ça j'avais d'abord cru à une mauvaise blague de quelques collègues mais quand j'ai sut que même un ancien colocataire avait du déménager pour les mêmes raisons que la concierge j'y avais cru et je n'attendais plus qu'une chose maintenant : que la bonnasse débarque chez moi. Bon d'accord j'admets c'est pas sympa de la qualifier comme ça mais c'est pas de ma faute si elle est juste trop jolie quoi. Quelle chance j'ai, je vais en faire des jaloux dans le personnel... J'espère ne pas avoir trop de concurrence dans l'appartement quoi que j'ai pas encore vu la tronche des deux autres guignols alors on verra bien.

    En prévision de tout ces changements, je devais au moins faire le grand ménage dans l'appartement parce que bon c'est pas que c'est pas top d'accueillir des gens dans un appart' en bordel mais en plus étant un tantinet maniaque sur les bords moi personnellement je ne supportais pas ça. J'avais passé tout la mâtinée à tout nettoyer de fond en comble et à tout bien ranger afin que la nouvelle arrivante puisse prendre ses marques assez facilement sans se dire que ce n'est qu'un vieil appart' de mâle dominant. Adieu la belle odeur de testostérone !
    Une fois que j'eus fini tout ça je voulus me mettre au piano pour patienter, en effet c'était mon jour de congé et je n'avais rien à faire alors autant faire quelque chose qui ferait passer le temps plus vite. J'aimais pas les congés parce que ça faisait une journée de plus où je me faisais royalement chier sans aucun but précis. Au moins à Londres il y a des tas de choses à faire ! Merde alors. Mais alors que j'étais partis sur ma lancé le son de la musique voisine augmenta considérablement au point de me faire chier comme pas possible. Même avec un casque, impossible de se concentrer sur ma propre musique, enfilant donc rapidement une chemise qui traînait par là et sans prendre le temps de la boutonner je sors de chez moi pour me rendre deux appartements plus haut où je tombai nez à nez avec une belle femme occupée dans ses cartons. Mon entrée aurait été fracassante si ce putain de chat ne se trouvait pas dans mes pattes et manqua de me faire tomber au sol comme une vieille crêpe. Me rattrapant moi aussi au mur je pousse un grognement bien viril et observe l'animal qui me regarde et miaule d'une façon à me dit ''Tête de gland'' ou un truc du genre. Super si cette bestiole appartient à la concierge je suis sûr que lui et moi on va s'entendre à merveille. Quel dommage, j'aime bien les animaux normalement mais là on part sur de mauvaises bases.

    « Putain de chat... »

    Je me redresse et passe une main dans mes cheveux en poussant un long soupir. Mes yeux se posent sur la belle femme devant moi. Fais chier c'est quoi son putain de prénom déjà ? Tant pis, jouons la carte du professionnalisme.

    « Hum, vous êtes Mlle Adaichi je suppose ? Mister Adams, nous allons vivre ensemble... J'ai entendu la musique et je me demandais ce qui se passait. »




Dernière édition par Nathanaël Adams le Lun 4 Avr 2011 - 18:44, édité 1 fois
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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Jeu 10 Fév 2011 - 19:40


Depuis qu'elle était levée Rinka préparait soigneusement la manière avec laquelle elle se présenterais à ses nouveaux colocataires lorsqu'elle les croiserait. Sans aller jusqu'à prévoir mot pour mot ce qu'elle allait dire, elle s'imaginait plutôt lancer une ou deux vannes et réclamer de l'aide pour économiser ses forces (que son travail de concierge pompaient déjà en grand partie). En revanche, elle n'avait pas pensé à prendre en compte le facteur « chat » dans ses prévisions. Ayant veillé à rester adroite pour ne pas provoquer de catastrophe, elle avait oublié que le félin roux appréciait particulièrement la mettre dans des situations inconfortables en foutant la merde où il passait. Manquer de faire tomber Nathanaël n'était donc pas un bon moyen de faciliter la tâche à sa maîtresse.
Légèrement mal à l'aise donc, elle se racla la gorge et secoua légèrement la tête, navrée de cette rencontre peu plaisante. Le Chat fila et disparut dans l'appartement de Rinka, la porte toujours grande ouverte en vomissant les notes brutales de la musique poussée à fond par la jeune femme. Deuxième point noir sur la sale face du destin. Elle qui pensait que chacun vaquait à ses occupations au pensionnat pendant qu'elle préparait son déménagement, se rendait soudain compte que, non, elle n'était pas seule au monde en cette belle matinée de Juin (quoi que n'ayant pas vu la couleur du ciel elle n'était pas vraiment sûre non plus qu'il fasse beau ce jour là).

-Ouais... Il se passe pas grand chose, aucune raison de s'affoler. C'est juste la musique qui est un peu forte, j'pensais être seule à l'étage.

Se grattant la tempe distraitement en affichant un air vaguement désolé, Rinka détourna le regard pour regarder la porte de son appartement, qu'elle devrait bientôt cesser d'appeler ainsi d'ailleurs. C'était étrange de ce dire que cet endroit si familier ne serait plus sa demeure d'ici quelques heures. Dès lors qu'elle aurait sorti toutes ses affaires de là, elle n'y serait plus chez elle. Tout en sachant d'ailleurs que tant que ses affaires ne seraient pas installées chez Nathanaël, elle n'y serait pas chez elle non plus.
Tournant à nouveau ses yeux vert sur l'Apollon en face d'elle, et inclinant légèrement la tête comme pour mieux se rendre compte de la chance qu'elle avait, elle tendit la main droite avec la volonté évidente de serrer celle de son collègue et futur camarade d'appartement. Histoire de rattraper un peu le coup et d'avoir l'air sympathique. Juste pour le début. Il aurait l'occasion de la détester à l'avenir, et cet étrange regard intéressé qu'il posait sur elle risquait de devenir mauvais et haineux. Ah, les joies de la colocation !

-Par contre, ça te dérange si je t'appelle pas Nathanaël ? Parce qu'honnêtement, c'est loin d'être évident à prononcer.

Pinçant légèrement les lèvres pour retenir l'esquisse d'un sourire moqueur, la brune au regard pétillant termina là sa phrase de crainte d'ajouter une connerie sur le prénom de son interlocuteur. Elle se savait très bien capable de se foutre de la gueule de ses parents, ou d'inventer un surnom débile qu'on ne trouvait que dans les sitcoms américaines. Et elle se rendait bien compte qu'elle n'avait pas besoin de ça pour passer pour une débile aux yeux de l'anglophone.


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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Jeu 10 Fév 2011 - 21:27

    Rinka. Son prénom me revint enfin, c'est comme si lorsque sa voix s'était élevée au dessus de cette musique assourdissante la mémoire me revenait soudainement. Toujours est-il que la donzelle se nommait donc Rinka et sur ce coup là j'espérais réellement ne pas me tromper. Son ton et sa façon de parler était beaucoup plus familière que la mienne et aussi je me disais que peut être je pourrais me montrer un peu plus décontracté avec elle. Après tout nous allions bientôt vivre ensemble alors je pourrais la tutoyer et l'appeler par son prénom. La saleté de bestiole rousse, bien contente d'elle vient de s'enfuir vers d'étranges contrées encore jamais visitées. En fait non c'était juste l'appartement de la belle concierge. Faut dire, c'est son ancien appart' maintenant, la bestiole suivrait elle aussi ? Tant que c'est la femme qui s'occupe du félidé ça ne me dérange pas, j'espère juste que les deux autres mâles de l'appartement ne trouverons rien à y redire. A première vu, même si ils trouvaient quelque chose à y redire, il semblerait que Rinka ait les moyens de leur faire peur. Vous savez, celle femme elle a un de ces truc qui fait qu'elle impose le respect en même temps qu'elle fait fantasmer les hommes comme moi qui aiment les femmes de caractère. Je l'ai déjà vue engueuler un gamin une fois dans les couloirs et je peux vous dire qu'il faut pas lui chercher la merde à celle là. Du moins moi je ne m'essayerais pas trop souvent à la titiller.
    Je regarde un peu la pièce derrière la jeune femme et constate que tous les appartements de cet immeubles sont identiques. C'est vraiment pas original, à part la disposition des meubles qui est différente chez nous je ne vois pas du tout ce qu'il y a de différent. Les chambres sûrement étant donné que chacun la personnalise à son envie.

    « Nope, t'es pas seule, c'est mon jour de congé et... Justement je préparais ton arrivée. »

    Dis-je en reportant mon regard noir vers ses iris émeraudes. Je cligne des yeux et observe à nouveau ses yeux. C'est amusant, elle est typée Japonaise mais ses yeux sont verts. Sûrement des lentilles comme une autre fille à l'école que j'avais vu une fois avant d'aller à la salle de musique. En fait je m'en fiche un peu parce que je n'apprécie pas trop tout ces artifices que nombreuses filles utilisent. J'avouerais que cela la met magnifiquement bien en valeur et lui donne un regard félin presque hypnotisant, il faut dire que la concierge n'est pas non plus une de ces minettes superficielles. Loin de là.
    J'observe tous les cartons sur le sol et je soupire. Tout cela se retrouvera chez moi dans pas longtemps. Bien que la solitude commençait à être assez pesante je dois avouer que je m'étais habitué au calme ambiant. Je devrais dire adieu au silence et à la joie de se promener nu dans l'appartement le Dimanche matin. Quoi que, si elle est là cela ne me dérange pas de me balader à poil par contre je ne garantis pas la sérénité de tout mes membres. Un sourire taquin se pose sur mes lèvres à cette pensée mais la voix de ma future colocataire m'extirpe de mes songes très intéressants.

    « Appelles-moi comme tu le sens, tant que c'est pas un truc niais genre, mon canard en sucre. J'sais bien que certaines ont envie de me goûter mais faut pas pousser le bouchon. »

    Je souris, amusé par ma bêtise. Le jeu commence maintenant. J'ai envie de tester ma nouvelle colocataire et je voudrais apprendre à la connaître en la taquinant, quel humour aurait-elle et surtout quelles étaient ses limites ? C'est toujours bon à savoir lorsqu'on vit avec quelqu'un non ? Je me gratte les abdos sans vraiment me rendre compte que ma chemise est grande ouverte en fait , je suis surtout pas pudique alors bon, c'est pas comme si ça allait réellement me déranger. Je passe ma langue sur mes lèvres puis relève le visage, gardant la main posée sur mon ventre.

    « Alors c'est aujourd'hui le jour J nan ? J'suppose que j'vais devoir t'aider à ramener tout ça au numéro 4 maintenant... ? »

    Je mets mes mains dans mes poches et observe à nouveau les cartons. Je me demande quelle chambre elle choisira et surtout comment ça se passera à l'avenir.



Dernière édition par Nathanaël Adams le Lun 4 Avr 2011 - 18:44, édité 1 fois
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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Dim 13 Fév 2011 - 21:57



Il n'y avait sans doute pas plus fervente militante contre la niaiserie que Rinka. Si les Bisounours et les Teletubbies la faisaient vomir, la miévritude de certaines répliques amoureuses lui donnaient plutôt des envies de meurtre.
Pourtant avant même qu'elle ne puisse émettre la moindre critique à propos des surnoms débiles, assez fréquents en couple et donc entre personnes vivant sous le même toit, avant même de penser à ce dégout que lui inspirait l'amour depuis quelques temps, elle esquissa un sourire moqueur et lâcha une de ces répliques totalement irréfléchies qu'elle avait le don de poser quand il ne fallait pas :

-C'est pas vraiment le canard que j'aurais envie de goûter personnellement.

Comme suspendu, le temps laissa résonner les paroles de Rinka pile au moment où la musique cessait. Fin du CD, mauvaise coïncidence, et son regard brillant d'amusement n'était pas pour démentir cette facette qu'elle laissait légèrement apparaître. Glissant les yeux sur le torse dévoilé par la chemise de Nathanaël, elle haussa légèrement les sourcils et resta dans une sorte de contemplation pendant quelques secondes. Apollon était assurément gaulé comme ça, dans l'antiquité. Là s'arrêtaient les connaissances de la concierge sur l'antiquité, mais elle en vint presque à regretter de ne pas mieux connaître cette divinité.
Remarque, elle avait Nathanaël maintenant, rien à battre d'Apollon.

-Bon on verra ça plus tard, on aura tout le temps d'approfondir le sujet j'crois.

Elle s'empara du carton du dessus, et désigna l'autre, plus lourd, à son futur colocataire afin qu'il le porte également pour l'aider à s'installer, comme il venait si justement de le souligner. Et alors qu'elle allait se diriger vers l'appartement numéro quatre, le sien bientôt, elle vit du coin de l'oeil un éclair roux qui se précipita dans sa direction, trempé comme s'il avait fait un plongeon dans la cuvette des toilettes.
Rinka poussa un juron, tenta de chasser l'animal du pied et manqua encore de se casser la gueule. Elle essaya alors de l'effrayer en criant, testant les limites de ses cordes vocales et offrant finalement un spectacle très proche de celui d'un singe.

Au moins c'était clair. Nathanaël avait eu le droit à un échantillon complet de sa future colocataire : l'égoïsme, pour avoir foutu sa musique à fond sans tenir compte des éventuels voisins. La vulgarité, grâce aux insultes allégrement lancées au félin. La perversité par ses sous-entendus. Et le ridicule pour couronner le tout. Manquait la violence, mais ça ne saurait tarder, les sautes d'humeur de Rinka étaient assez connues pour qu'il soit au courant après tout.

-Nate, ça te va ? Comme dans cette série, là... un truc américain.

Nate était plutôt beau gosse dans cette série. Du genre à plaire à toutes les minettes maquillées jusqu'aux genoux et dont les jupes frôlaient la nudité. Mais surtout ce Nate, d'après ce qu'elle avait comprit (car elle ne regardait qu'un épisode sur cinq à peu près) se tapait toutes les nanas. Et donc ce Nate là, le pion, pourrait très bien se taper Rinka pour mieux coller à son rôle, ça ne la dérangerait absolument pas. Elle s'y prêterait avec joie même.
Elle entra dans l'appartement numéro quatre, resté ouvert puisque le locataire était juste à côté. Et se rendant directement dans le salon Rinka y posa son carton. Ça avait de la gueule, dans le genre déco d'hôpital on pouvait difficilement faire mieux. Niveau sobriété et rangement parfait, rien à redire. Et elle n'aurait pas été surprise de voir que le sol était désinfecté deux fois par jour.

-C'est l'infirmier qui a fait... ça ?



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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Lun 14 Fév 2011 - 22:11

    Vivre avec cette femme risquait d'être beaucoup plus amusant que prévu. Je m'étais toujours dis que vivre avec une femme devait être d'un ennui mortel. Tout simplement parce que je ne connaissais que les clichés de la femme en les voyants à travers toutes ces minettes que j'ai pu sauter au fil des années. Désolé si je vous choque mais c'est vrai, elles étaient toutes plus bêtes les unes des autres et pire encore, elle se maquillaient tellement qu'elles auraient pu intégrer un cirque. D'ailleurs... Petite parenthèse sur le maquillage chez les femmes, c'est amusant comme les jeunes l'utilisent pour se vieillir et comment les femmes plus mûres s'en servent pour se rajeunir. Je vous dis pas le nombre de lendemains où j'ai eu des sacrées surprises dans mon lit au réveil. Enfin bref, toutes ces femmes étaient habillées de façon très vulgaires qui ne les mettaient même pas en valeur et elles étaient fan de magasines exclusivement féminins... Sérieusement c'est quoi ces conneries ? Après on se demande encore pourquoi je me suis tapé un mec au lycée. Il n'y avait rien de mieux.
    Je suis amusé par ses paroles me contente de lui lancer un regard brulant suite à sa réplique qui était lourde de sous-entendus le timing était bon, j'avais tout entendu et comme elle avait parlé un peu fort à cause de la musique qui venait de s'arrêter je ne pouvais m'empêcher de rire un peu. Je ne me moquais pas d'elle au contraire elle me fascinait encore plus et devenait de plus en plus intéressante. Attendez je sais pas si vous vous rendez compte du truc les mecs mais je vais quand même emménager avec une bombe qui vient de me balancer qu'elle aimerais bien me goûter ! Moi qui était réticent à l'idée de vivre avec une femme maintenant j'adhérais totalement et j'étais même prêt à la ramener tout de suite chez moi afin de lui faire visiter plus profondément. Sans aucun sous entendu non à peine.

    « Pour ce qui est de ce que tu peux goûter, attend d'avoir fini de ramener tes affaires au numéro quatre. On verra après. »

    Mon sourire taquin est à nouveau présent et je lui fait un léger clin d'œil puis je me penche pour aller chercher le carton qu'elle m'a désigné. Il est bien chargé et pèse son poids mais c'est pas non plus comme si c'était très lourd. Je le soulève aisément et retourne dans le couloir où je vois Rinka en train de faire une drôle de chorégraphie avec son chat. J'observe la scène sans bouger, ne sachant pas si je dois rire ou l'aider. Je me dis qu'elle est une grande fille et qu'elle peut gérer son chat seule après tout. Une fois que le chat fut décidé à laisser sa maîtresse tranquille je m'autorise à rire légèrement et je m'approche de ma nouvelle colocataire, murmurant à son oreille alors que je passe près d'elle.

    « Je ne savais pas que tu savais danser. Et Nate ça me va, même si je ne connais pas. »

    C'est vrai que je ne regarde jamais la télévision, je ne savais même pas qu'il y avait des séries Américaines qui passaient ici sur la télévision Japonaise. Ce doit être sur des chaines que je ne connais pas. En tout cas je suis content que ma solitude prenne fin avec une personne aussi agréable que Rinka. Oui sérieusement je sens que je vais bien délirer avec elle et si au passage je peux me la faire ce serait le pied. Je la suis jusqu'à l'appartement et je pose le carton à côté du sien avant de m'étirer et de me cambrer les mains posées sur mes reins. Je me mordille la lèvre, c'est vrai que j'ai peut être fait un peu fort au niveau du ménage cette fois-ci, l'appartement était vraiment nickel mais je voulais faire bonne impression à cette nouvelle venue, après tout souvent les filles aiment la propreté et moi aussi... Enfin à ce point c'était peut être abusé. Je me gratte l'arrière de la tête et je hausse les sourcils.

    « Bah j'avais rien à faire ce matin... J'ai tout lavé mais je te rassure cet appartement est habité par trois mec t'attends pas à ce que ce soit tout le temps propre... »

    Je hausse les épaules et je retourne dans son appartement sans ajouter aucun mot. J'ai envie d'en finir vite avec ces vas et viens. Parce que c'est pas ceux là que je préfère faire. J'entre dans son appartement et j'attrape deux cartons posés les uns sur les autres mais le chat décidément pas copain avec moi revint à la charge et se mit dans mes pieds en feulant tout ce qu'il savait. Je lui grogne dessus et je le repousse du pied avant de revenir un peu plus lentement vers mon appartement pour y poser les cartons. C'est déjà ça. J'observe mon appartement et pose ma main sur l'épaule de la demoiselle pour lui intimer de me suivre. Je l'amène vers des portes et ouvre celle qui m'appartient. Celle de ma chambre. Elle est assez sobre, une grande armoire pleine de vêtements, un petit clavier, des papiers, des cahiers, des crayons un peu partout, une chambre banale quoi.

    « Là c'est la mienne, dis-je pour commencer, puis je désigne les autres portes, Tu choisiras laquelle de chambre toi ? »

    Je laisse la porte de ma chambre ouverte et me dirige vers la cuisine, elle devrait connaître les lieux, nos appartement sont similaires au niveau de l'architecture. J'ouvre le frigo et je sors deux bières, je lui en tend une en souriant.

    « J'ai vite soif personnellement. On peut faire une pause pour boire un coup et on reprend ou tu veux tout finir tout de suite ? »




Dernière édition par Nathanaël Adams le Lun 4 Avr 2011 - 18:43, édité 1 fois
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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Ven 18 Fév 2011 - 15:57


Rinka avait toujours préféré la compagnie des hommes à celle des femmes. Bien que l'on puisse trouver quelques demoiselles assez masculines dans leur façon d'être (et elle était ce qu'on pourrait dire l'exemple parfait de cette tendance à gueuler aussi fort qu'un mec), rien ne valait leurs bonnes vieilles blagues et leurs sous entendus pas si ambigus.
Un homme ne cherchait pas midi à quatorze heures. Quand il a envie de baiser, ça se voit entre leurs jambes, ça sent la testostérone et ça s'entend clairement car ils hésitent rarement à le faire savoir à la principale concernée. Un homme ça ne fait pas tout un fromage pour un paquet de clope vide abandonné depuis deux jours sur la table basse. Un homme ça sent la sueur, ça rote, ça pète, et tout ça sans complexe ni prise de tête. Voilà pour les préjugés et les lieux communs de la société dite « moderne » qui a l'air de toujours considérer le mâle comme une créature préhistorique et non évoluée. Rinka n'était pas spécialement évoluée non plus dans ce genre, et avait peut être raté la case «féminité» à la naissance, ce qui lui permettait de se sentir étrangement plus proche des garçons que des filles. Avoir évolué dans un monde machiste avait sans doute un peu aidé par la suite.

Après avoir déposé un nouveau carton dans le salon de l'appartement, et fouillant distraitement dans sa poche pour en tirer son téléphone, la concierge consulta l'heure et se dit qu'elle pouvait effectivement faire une pause de deux minutes, le temps qui lui était nécessaire pour s'enfiler une bière. Elle prit la canette de bière que lui tendait Nate, sans faire cas du contact (forcément) entre leurs mains, et bu quelques longues gorgées en allant jeter un œil aux chambres encore libre. Il y en avait trois autres, dont une coincée entre une salle de bain et la cuisine. Hors de question qu'elle dorme là : si l'accès à la bouffe était plus rapide, elle aurait sans doute le droit aussi aux divers bruits des personnes s'activant dans ces pièces. Mauvais plan donc. Restait deux chambres à côté l'une de l'autre, à la suite de celle de Nathanaël.

-J'vais prendre celle du milieu là.

Posant la main sur la poignée et ouvrant la porte pour jeter un œil, elle sentit le chat lui filer entre les jambes et trottiner jusqu'à l'intérieur. Puisque lui aussi avait l'air d'être satisfait, ce serait donc là. Juste à côté de celle du surveillant.

-Comme ça je t'aurais à l'oeil.

Un sourire moqueur s'afficha sur son visage et elle termina sa bière, la posant sur la table de la salle à manger pour ensuite empiler les cartons les uns sur les autres et pousser le tout jusqu'à sa nouvelle chambre donc. Elle grogna légèrement en affrontant le poids de ses propres affaires, et banda ses muscles en poussant un peu plus fort. Quelques injures enfin ponctuèrent l'arrivée des cartons dans la pièce, et revenant dans le salon elle se frotta le front, essoufflée par l'effort.

-Y'a... Y'a encore la sono à prendre. Tu viens avec moi s'teuplait ?

Rinka réajusta une nouvelle fois son débardeur en songeant qu'elle aurait tout le temps plus tard de faire quelques suggestions niveau déco. Ne serais-ce que quelques babioles sur les étagères, ou des photos... Tiens c'était pas con ça.
Une lueur amusée au fond des yeux, la concierge quitta l'appartement et se rendit dans le sien avec son idée saugrenue bien enfouie au fond de son esprit. L'ancien appartement n'était non plus dingue, niveau déco, mais il faisait carrément plus vivant. Le numéro quatre au contraire donnait l'impression d'héberger une nonne.
Nouvelle idée étrange traversant le cerveau non moins étrange de Rinka. Elle regarda son colocataire du coin de l'oeil, et l'espace d'un instant l'imagina en fervent religieux. À sa grande surprise ça lui allait comme un gant. Le dos de la main sur les lèvres la jeune femme retint un rire nerveux et s'occupa plutôt de débrancher sa chaîne, attrapant les enceintes à bras le corps pour ensuite retourner à nouveau de l'autre côté du couloir et les y installer. Ces allez-retours commençaient à la lasser, et son haut blanc semblait s'humidifier au rythme de ses efforts physiques.

Encore un dernier voyage et ça serait finit. Soupirant, elle inspecta une dernière fois sa chambre, dans tous les coins, piqua un paquet de brioche dans le frigo et prit sa plante verte sous le bras pour enfin quitter ce qui fût, brièvement, son ''chez-elle''.
Revenant dans le salon de Nate, elle largua la brioche sur la table basse et posa la plante au sol. Un genre de truc touffu et bien vert qui ne demandait pas trop d'attentions, juste un peu d'eau tous les deux jours. Elle avait même oublié le nom de l'espèce, elle s'en foutait, elle trouvait juste ça joli. Un léger sourire aux lèvres elle se souvint de son escapade avec Dean à la jardinerie, et du temps qu'elle avait mit à se décider. Elle voulait une plante carnivore, ou un cactus, mais avait dû se rabattre sur cette chose au nom compliqué.

Quittant ses souvenirs Rinka reprit pieds dans la réalité et se laissa tomber dans le canapé en soupirant. Elle s'étira comme un chat, et réprima un bâillement, cherchant vaguement son nouveau pote du regard en se demandant s'il savait faire les massages aussi bien que Dean.
Pourquoi elle en revenait toujours à lui ?

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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Lun 21 Fév 2011 - 17:17

    Je souris tout en buvant ma bière assez rapidement, j'ai toujours eu la descente facile mais pour ce qui était de tenir longtemps à ce rythme c'était une toute autre chose. Fort heureusement pour moi je revenais vite à la réalité et arrivait à garder un minimum d'esprit même en étant bourré. Mon métier faisait que je devais être responsable. Hnnn... je ne le suis pas vraiment. Un grand sourire s'afficha sur mon visage quand je vis quelle chambre elle avait choisi, et ses remarques étaient d'autant plus amusantes. J'espère vraiment que l'on va continuer à bien s'entendre tous les deux parce que jusqu'à présent tout s'était plutôt bien passé, la fille canon était une fille avec un sens de l'humour parfaitement délectable et d'ailleurs il n'y avait pas que ça qui était délectable chez elle. Je me mord la lèvre en la regardant sans même m'en rendre compte, c'est peut être un peu déplacé pour un mec qui n'a pas fini de s'habiller mais là j'en ai rien à faire, je profite de mon petit plaisir visuel.

    « Tu sais... C'est mon métier de surveiller alors ce serait plutôt à moi de jeter un œil dans ta chambre... »

    Je lui fais un petit clin d'œil et m'appuie nonchalamment contre un mur afin d'être toujours axé de façon à pouvoir observer ma nouvelle colocataire sous toutes les coutures. Et alors que je continue de boire, elle, elle a déjà terminé son breuvage et commence à mettre tous les cartons amenés vers sa chambre. Ses efforts m'offrent une vue magnifique sur son postérieur et je crois que même Vénus n'en avait pas un si beau. Pourquoi s'attarder sur des chimères ? Rinka elle, elle est belle est bien vivante et avec un de ces cul... Si je ne me contrôlais pas je crois que mes mains seraient déjà dessus, avec un tel spectacle comment est-ce que fais pour garder une telle distance avec elle ? Peut-être que je ne veux pas l'effrayer tout de suite, faire durer la tentation c'est pas mal non plus ? Je veux aussi peut-être m'assurer de ne pas me faire rejeter à la fin. Merde quoi ce serait trop bête de vivre sous le même toit que cette nana et de ne pas pouvoir en profiter !
    Quand elle revint ma canette était vide et je la posait sur la table du salon avant de hocher la tête, elle n'avait pas beaucoup d'affaires en fin de compte, elle n'était pas comme toutes les filles qui auraient déjà trois cartons de fringues, cinq de cosmétiques et quatre de photos et souvenirs et magasines en tout genre. Les clichés de la gente féminine sont parfois un peut trop ridicules.

    Sans ajouter un mot je me dirige dans son appartement et débranche la sono, j'accumule les câbles et les objets en pile avant de porter le tout en grimaçant, ça pèse son poids ce genre de trucs. Sans porter attention à la belle je retourne vers mon appartement et pose la sono dans un coin libre, près d'un meuble qui contient déjà un grand nombre de CDs divers, on aurait pu croire que la place était faite exprès pour cela elle rentrait pile poil. Mais en en posant la machine au sol celle ci s'est prise dans ma chemise et l'a déchirée, je m'en rend compte alors que je me relève et que je vois qu'un bout de tissus est resté au sol. Je grogne, retire la chemise et la laisse tomber sur une chaise, elle sera abandonnée là quelques temps, j'ai d'autres choses à penser là.
    Je me retourne et trouve la belle affalée sur le canapé, un petit sourire en coin je viens m'asseoir près d'elle enfin le plus juste serait de dire que je me penche au dessus d'elle, toujours pas pudique, être à moitié nu avec une femme ne me dérangeait absolument pas. Je la fixe droit dans les yeux, j'aime vraiment bien ses yeux vous savez, même s'ils ne sont pas naturels, le vert est une couleur que j'apprécie particulièrement.

    « Et.. C'est maintenant qu'on est sensés faire plus amples connaissances non ? »

    Je me redresse afin de ne pas l'oppresser, j'attends un signe, une faiblesse, n'importe quoi pour pouvoir lui sauter dessus. Si ça se trouve cela n'arrivera jamais mais j'aime tellement jouer à ce genre de jeux là que cela ne me perturberait même pas. L'acte en lui même c'est pas mal mais courtiser la jeune femme avant c'est encore plus drôle, excitant et mouvementé. Mais je me lève, je ne compte pas rester sur ce canapé, je croise les bras sur mon torse nu et je l'observe, ma langue passa lentement sur mes lèvres plus par habitude que par provocation ou alors la provocation devenait une habitude mais bon.

    « Oh et... si t'es du genre a faire des cauchemars la nuit, frappe à ma porte je me ferais un plaisir de te réconforter au lit. »

    Je ricane légèrement et je me retourne, me rendant à la cuisine pour ouvrir le placard à bonbons dedans j'attrape une sucette à la cerise que je fourre dans ma bouche après avoir ôté le papier qu'il y avait autour. Miam que c'est bon ces saloperies.




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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Lun 21 Fév 2011 - 20:09


Le regard intense de Rinka resta longuement fixé sur le visage de son nouveau colocataire, comme pour mieux en imprimer les traits sur sa rétine. Ou pour éviter de poser les yeux ailleurs, ce qui serait inconvenant vu qu'il s'était entièrement débarrassé de sa chemise. Et sans compter le fait que son pantalon lui moulait parfaitement le boule, laissant voir qu'il avait ce qu'il fallait où il fallait.
Se retenant d'ailleurs de venir tâter ses muscles abdominaux ou de suivre le chemin des dames, elle se redressa en même temps que lui, sourire aux lèvres, pour se passer une main dans les cheveux avec une fatale négligence. Ce jeu qui prenait doucement place entre eux n'était pas pour lui déplaire. Depuis quelques temps ses ébats avaient prit une nouvelle tournure, et une peu de distraction serait la bienvenue.

-Plus ample connaissance ? Comme savoir ce que j'aime manger le soir ? Tout, du moment qu'il n'y a pas trop de légumes. Je suis pas trop difficile, je crois.

Un nouveau sourire s'étira sur le visage de la concierge, qui songea avec un brin d'amusement qu'en réalité, elle n'avait aucune idée de ce qu'elle aimait ou non vu qu'elle se nourrissait essentiellement de pâtes. Peut être qu'elle aurait dû le prévenir de ses piètres compétences en la matière, pour qu'il ne s'imagine pas lui confier les tâches culinaires. Mais elle avait envie, quelque part, de paraître un peu moins incapable qu'elle ne l'était. Elle arriverait bien à préparer une fois le dîner pour se la péter, non ? Les mecs ne peuvent pas résister à de la bonne bouffe.
De toutes manières, elle savait certainement mieux s'y prendre que lui. Des pâtes et le problème serait réglé, vu qu'il ne devait pas manger beaucoup d'autres choses d'ordinaire.

Se redressant en même temps que lui, et frôlant une épaule nue de son bras qui l'était tout autant, elle s'éloigna de quelques pas pour jeter un œil à l'une des salles de bain, dont la porte donnait sur le salon. C'était en tout points similaire à ce qu'elle avait eu jusqu'à présent dans son autre appartement. L'ancien.
Refermant la porte et feignant de ne pas voir le petit bout de langue séduisant qui parcourait les lèvres de Nate, la jeune femme s'ébouriffa un peu plus les cheveux et continua son tour du propriétaire, observant les magasines, les éventuels babioles posées ça et là, jusqu'à finalement rejoindre son coloc' dans la cuisine.

-Stock de sucette ? Pas mal. Mais tu cache quoi d'autre dans tes placards ? Quoi d'autre de plus intéressant, je veux dire.

Elle évita volontairement le sujet des cauchemars. Ça, c'était un peu moins drôle, car les nuits de Rinka étaient loin d'être toujours rose. Elle avait vu par le passé certaines choses trop marquantes pour la laisser en paix, et avait elle même commis des actions qu'elle se pardonnait difficilement. Parfois, sans prévenir, des images revenaient et lui rappelaient à quel point sa vie était merdique, lui faisant craindre d'être toujours roulée dans la merde comme si elle n'était bonne qu'à fréquenter les caniveaux.
Mais ça n'arrivait pas si souvent. Et la journée, trop occupée à s'affairer aux quatre coins du pensionnat, elle oubliait ces menus soucis.
Saisissant une sucette à son tour avec son audace habituelle, elle tenta d'en ôter le papier, le visage concentré sur sa tache. Elle pesta à voix basse, tourna la sucette dans tous les sens en tirant du mieux qu'elle pouvait, mais celle-ci semblait bien récalcitrante et pas vraiment décidée à se faire manger.

-Pourquoi je tombe sur les pires à chaque fois putain...

Persistant toujours dans sa démarche elle recula pour s'appuyer contre le frigo, comme si cet appui pourrait lui permettre d'arriver à ses fins, et les sourcils froncés elle s'acharna sur le papier plastifié comme s'il s'agissait du plus gros défi de sa journée. Pire que le déménagement. Pire que de ne pas se jeter sur Nathanaël.



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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Ven 25 Fév 2011 - 16:49

    Lorsqu'elle s'appliquait, Rinka était encore plus belle. Il était rare pour moi de trouver une femme vraiment belle. Je disais souvent qu'elle était bonne, baisable, mignonne, jolie. Mais belle, ce mot faisait très rarement partit de mon lexique. Si mes parents m'entendaient parler maintenant ils s'en mordraient les doigts de l'éducation de bourge qu'ils m'ont fourni avec de nombreux précepteurs pour de diverses matières en plus de mon école privée catholique. Mon dieu en y repensant j'ai de l'urticaire. Toujours est-il que Rinka me fascinait, la voir se concentrer sur ce petit bout de papier qui semblait vouloir lui résister la rendait vraiment intrigante. Elle qui semblait si provocatrice me semblait maintenant comparable à une jeune enfant qui a du mal à maîtriser ses petits doigts. J'hésitais entre rire et venir l'aider, j'évitais tout de même de me moquer d'elle, elle pourrait mal le prendre et je n'avais pas envie de la vexer tout de suite.

    C'est pourquoi je me suis approché d'elle, un peu trop près peut être mais j'aimais la sentir près de moi et la dominer par ma grande taille. Je glissait mon doigt le long de son bras restant silencieux pour l'instant et puis de toute façon j'avais ma sucette dans ma bouche alors je ne pouvais pas parler. Arrivé au bout de son bras je saisit la sucrerie entre mes doigts et je la lui prit. D'un geste vif mais précis j'arrachais le papier résistant puis digne du gentleman que je savais être je lui tendit la gourmandise avec un petit clin d'œil malicieux. Ne la libérant pas pour autant je restais près d'elle, appuyant mon avant bras sur le frigo je la fixait en silence me délectant du goût de cerise qui se diffusait dans ma bouche. N'aimant pas rester silencieux trop longtemps dans ce genre de situation je ne tardait pas à reprendre la parole.

    « Si tu parle des placards de la cuisine il n'y a que de la nourriture. C'est moi le cuisinier ici. » Pour accompagner les gestes à la parole je lui désigne les placards de la cuisine, puis je reporte mon attention sur elle, ne cachant pas mon amusement. « Pour ce qui est du reste de l'appartement... Ce ne sont pas des placards mais les tiroirs de ma chambres sont intéressants... »

    Je laisse suspendre ma phrase dans l'air. Riant intérieurement. Dans mes tiroirs il n'y a que des préservatifs de toutes sortes différentes, ceux avec du goût, ceux qui sont colorés, ceux qui sont fluorescent et même certains qui ont des formes bizarres. Non pas que j'aime ça mais souvent je laisse la partenaire le choisir et pour plaire à mes nombreuses partenaires il faut un choix plus large. Cela me paraît évident. Même si parfois ces partenaires ont de drôles de goûts et m'ont souvent joué de mauvais tours. Je me souvient d'une soirée particulièrement douloureuse avec une jeune femme violente... Elle a d'ailleurs oublié ses menottes dans cette même table de nuit. Je grimace en y repensant me disant que ce genre de plaisirs n'étaient pas vraiment pour moi. Je n'aime pas la douleur mêlée à la sexualité, sauf peut être les morsures qui sont mon point faible mais ce n'est pas encore la même chose.

    Je voyais bien qu'elle était presque autant attirée par moi que moi je l'étais par elle. Je remis ma sucette en bouche après avoir parlé et je la fixait à nouveau. C'était peut être déplacé voir presque indécent mais je m'autorisais quand même à laisser glisser mes yeux sur le corps ravissant de cette jeune femme. Je pourrais vivre de caresses et de paresses, les femmes me rendent fou, je ne sais résister à des beautés pareilles mais l'envie de jouer est tout de même plus forte que tout. Je glisse ma main le long des flancs de la belle aux cheveux noirs en approchant mon visage du sien, je veux juste la faire languir alors que j'abandonne ma sucette en la posant sur le comptoir à côté. Je caresse doucement ses hanches tout en la regardant dans les yeux. Pour certaines c'était une véritable torture, je voulais voir ses réaction, provoquer un peu plus. Je serais peut être allé plus loin si une chose ne venait pas de se planter dans mon mollet. Des griffes de chats. Sursautant et poussant un cri je me recule, secouant la jambe pour virer ce putain d'animal.

    « Ah putain mais dégage saleté ! »

    Je me baisse et je choppe l'animal par la peau du cou avant de le repousser. Celui ci a bien évidemment eut le temps de faire ses griffes sur mes avant bras et un peu son mon torse avant que je ne l'envoie valser. Je pousse un grognement sourd en constatant les dégâts puis je me retourne vers ma colocataire et lui dit.

    « Je crois qu'il n'aime pas trop que je touche à sa maîtresse... »




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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Lun 28 Fév 2011 - 16:14


Est-ce que le félidé avait pressentit la catastrophe imminente ? Est-ce qu'il avait vu dans le regard de Rinka s'allumer cet appétit qui la poussait souvent à dépasser les limites des convenances pour obtenir l'objet de sa convoitise ? On était en droit de le supposer, les animaux ont un sixième sens qu'on a tendance à oublier. Et rien ne valait l'intervention d'un fidèle compagnon pour se sortir d'une impasse.
Figée, toujours collée contre la porte du réfrigérateur, Rinka observait Nathanaël se débattre avec la boule de poils et de griffes. Elle se mordit les lèvres et se passa fébrilement une main sur le visage, alors que dans sa poitrine son cœur reprenait un rythme à peu près normal. Les efforts invisibles qu'elle avait fourni pendant quelques secondes pour rester de marbre face à l'avancée sensuelle de son colocataire l'avaient ébranlée.

-Merde...

Pourquoi était-elle incapable de se tenir ? C'était pas bien compliqué pourtant, de considérer les hommes autrement que comme des bêtes ou des objets. Si elle devait vivre en colocation avec Nate elle avait intérêt à trouver une solution. Se taper un mec c'est bien, surtout quand on ne le revoit pas. Mais savoir l'affronter le lendemain et le surlendemain c'est une autre histoire. Le caractère de merde qu'avait Rinka la poussait à croire qu'elle serait incapable de vivre en compagnie d'un coup d'un soir, tant et si bien qu'elle commençait à penser à ne pas y goûter.

-Merde.

Mais comment garder ses distances avec un canon comme lui ? Même avec les avants-bras lacérés il avait assez de sex appeal pour provoquer une émeute de femmes en chaleur. Peut être d'ailleurs que c'était pour ça que le chat lui avait sauté sur la jambe. Trop sexy, le Nate, même le félin mal léché ne pouvait pas lui résister.

-T'as du désinfectant, un truc comme ça ?

Rinka sorti enfin de sa profonde réflexion en s'écartant du frigo, glissant la sucette à l'orange dans sa bouche tout en se dirigeant vers l'une des salles de bain pour en fouiller les placards. Revenant ensuite dans le salon elle fit signe au grand blessé de s'assoir sur le canapé, et s'installant elle même sur l'accoudoir elle entreprit de tamponner plus ou moins délicatement les griffures rouge vif avec un peu d'alcool à 90°. Rien de mieux pour soigner une blessure, même si ça arrache.
La jeune femme adressa un sourire contrit et légèrement moqueur à son colocataire, compatissant avec la douleur qu'il devait ressentir car elle-même en avait fait l'expérience plusieurs fois.

-On fini par s'y habituer, ça ira.

Prenant garde à bien minimiser les contacts entre elle et Nate, la concierge délaissa volontairement les griffures sur son torse. Elle l'évitait, et ça se voyait, peut être qu'il serait assez intelligent pour comprendre et pour se maîtriser. Car il n'y avait aucun doute, elle ne le laissait pas indifférent. La colocation s'annonçait difficile, et intéressante.
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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Sam 5 Mar 2011 - 14:08

    Je sais pas si c'est parce que je touchais de trop près à sa maîtresse ou si ce chat à réellement un problème dans sa tête qu'il m'a sauté dessus, mais en tout cas il ne m'avait pas loupé. Heureusement qu'il ne m'avait pas griffé le visage. Je grogne douloureusement, même si je suis résistant, les griffes d'un chat, ça ne fait jamais du bien. Surtout que le chat était arrivé pile au mauvais moment. Sérieusement. Quoi que au final ce n'était pas si mal qu'il soit intervenu maintenant, je n'aurais pas voulut que ma nouvelle colocataire pense que je ne désire que lui sauter dessus. Bon ok c'est un peu vrai mais quand même... Je vais vivre tout les jours avec elle alors j'aimerais qu'au moins la première journée je puisse bien me tenir et bien me comporter.
    Le désir était cependant monté en moi et maintenant quand je posait mon regard sur elle je ne pouvais m'empêcher d'être un peu troublé en repensant à mes mains qui glissent le long de son corps, à ce moment là j'étais envoûté, comme si je n'étais pas moi-même. Je savais qu'elle n'était pas une fille facile, elle n'en avait pas les allures mais je n'avais pas pu m'empêcher d'essayer quand même. Disons que les circonstances avaient fait qu'un esprit bizarre s'était emparé de moi et je lui avait sauté dessus. T'ain.. C'est bien moi ça, je me lance, mais après j'assume pas et je me cherche des excuses afin de me sentir mieux.
    Tournant la tête vers elle, je hoche la tête, la laissant aller chercher ce qu'il faut pour désinfecter ces petites plaies qui saignent un peu. C'est surtout bien rouge. Je me suis toujours demandé pourquoi les griffures de chat mettaient plus de temps à cicatriser que les griffures des autres animaux. C'est vrai quoi, les félins ont-ils un truc dans leurs griffes qui fait que les dégâts qu'ils infligent mettent plus de temps à disparaître ? On se croirait dans un mauvais MMORPG.

    Obéissant à la belle brune, je vint m'asseoir sur le canapé, attendant sagement mes soins. Je ne disais rien, je n'avais rien à dire de toute façon. Que pouvais-je ajouter maintenant ? Elle n'avait pas répondu à mes avances, mais je savais que je lui plaisait. J'étais peut être allé un peu trop vite pour elle. Gêné, j'évitais de la regarder pour ne pas m'emporter à nouveau. Lorsqu'elle appliqua l'alcool sur ma peau, un long frisson me parcouru et je serrais les dents en grognant légèrement. Fronçant les sourcils je soupirais ensuite en me disant que les chats étaient vraiment des plaies. Enfin surtout celui-ci. La cohabitation risque d'être difficile. Je finis quand même par lever les yeux sur elle et je vis son sourire un peu moqueur. Je lève les yeux au ciel mais je ne tarde pas à reposer mes yeux sur son visage. Comment je vais faire pour vivre tranquille en me disant que dans la chambre à côté, sous la douche à côté, dans la cuisine à côté, il y a ce petit bout de femme qui s'agite et qui vit. Ouaw ma main droite risque de prendre cher.
    Je détourne enfin le regard. Une fois qu'elle a fini. Je regarde les griffures sur mon torse et voyant qu'elle ne risque pas de le faire je lui prend l'alcool des mains et je me soigne par moi même, le corps parcouru de quelques spasmes parce que ça piquait quand même. Une fois cela fini je repose la bouteille sur la table et je me lève pour aller rechercher du réconfort au près de ma sucette que j'avais abandonné dans la cuisine. Le goût sucré me consola rapidement et je ne tardais pas à retrouver mon sourire. Je revint vers ma colocataire.

    «  Ta bestiole est un vrai tigre... Je crois qu'il aime pas qu'on fasse connaissances. »

    Je ris un peu. Je m'y autorise après ce long silence qui avait été lourd pour nous deux je pense. Je n'ose plus être très près d'elle. Cependant j'ai encore envie de jouer au fond de moi. Je passe une main dans mes cheveux en même temps que je croque dans le bonbon au goût cerise. Je l'avale et ma langue fait tourner agilement le bâton dans la bouche. Je le saisit et le jette dans la poubelle.

    «  C'est bête parce que moi je m'amusais bien... Pas toi ? »

    Je pose mon regard dans le sien, cherchant à la provoquer, attendant des réactions. Après tout elle était chez elle maintenant, elle pouvait faire tout ce qu'elle voulait elle aussi. Histoire de pousser un peu plus la provocation, je m'approchais au fur et à mesure d'elle, ne me lassant pas de la voir troublée par mes actions. Chassez le naturel et il revient au galop.




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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Mar 8 Mar 2011 - 18:00


Chassant une mèche brune qui lui chatouillait le visage, Rinka adressa un regard légèrement méprisant à Nathanaël tout en répondant d'une voix légèrement tendue, comme agacée :

-Non, pas moi.

Suivant les mouvements de son nouveau colocataire de ses yeux émeraude, la jeune femme ne bougea pas d'un pouce, une main négligemment posée sur la hanche et l'autre glissant le long de son flanc pour pendre mollement dans une posture droite quoi que décontractée.
Elle ne se laisserait pas impressionner si facilement. Elle ne le laisserait pas poser sa marque sur elle comme si elle était déjà sa propriété. Rinka n'était la propriété de personne, c'était elle qui décidait des orientations de sa vie. Autant donner les règles tout de suite quitte à brusquer un peu ce mâle imbu de lui même.

-J'ai passé l'âge pour ce genre de gamineries.

Ses sourcils déterminés se froncèrent légèrement alors qu'elle bombait la poitrine pour se donner plus d'importance tout en fixant les yeux de Nate sans ciller, histoire de ne pas laisser son regard couler vers son torse éraflé et nu. Il était clairement attirant cela ne faisait aucun doute. Mais Rinka n'était pas en manque, tout comme elle n'était pas de ces femmes qui sautaient sur tout ce qui était doté d'un pénis. Les hommes, elle les gagnait quand elle en avait envie, et celui qui se tenait en face d'elle prenait un peu trop les devants. Ça n'était pas drôle.
Tant pis si après ce genre de réplique Nathanaël la prenait pour une coincée ou une psychorigide. Tant pis s'il se lassait d'elle, s'il trouvait meilleure proie ailleurs. Il était hors de question que Rinka lui cède en dépit de sa propre fierté.

-On va en profiter pour mettre deux trois choses au clair, ok ? Ma chambre, c'est MA chambre. Pas un moulin ni un dortoir. Quand je passe cette porte...

Elle désigna la porte en question d'un index tendu, droit et déterminé.

-...quand je ferme cette porte c'est comme si je n'étais plus là, c'est bien comprit ? Et c'est pareil pour toi.

Elle réajusta à nouveau son débardeur, songeant qu'il était peut être un peu trop petit maintenant. Etrange car elle n'avait plus vraiment l'impression de grandir. Un mauvais passage en machine peut être... Cela lui fit penser à un autre point qu'elle voulait mettre au clair le plus tôt possible, et elle reprit la parole :

-Quant aux tâches ménagères, c'est pas parce que je suis la concierge du bahut qu'il faut que ça soit moi qui me tape tout. Ici j'suis juste une femme, j'suis pas une concierge, pigé ? J'ai pas d'ordres à recevoir de toi non plus, ni quoi que ce soit dans ce genre, et on va s'organiser pour tout ce qui est ménage et compagnie.

A mesure qu'elle parlait Rinka gagnait toujours plus en assurance, ce qui transparaissait de manière évidente dans son regard. Dean ne l'avait pas habituée à des traitements particuliers à cause de sa profession et de son rôle au sein du pensionnat, et rien ne prouvait que Nathanaël serait différent. Mais cette tension, ce désir qu'il y avait entre eux devait être maîtrisé avant que ça ne tourne au drame. Ça finissait trop souvent mal, entre Rinka et les hommes, pire qu'une mante religieuse parfois elle les faisait fuir par son caractère de chien. Et cela ne devait définitivement pas arriver à Nathanaël. Parce qu'il allaient être obligés de vivre ensemble longtemps malgré leurs éventuels différents, alors autant minimiser ces derniers. Et puis surtout, s'embrouiller avec un beau morceau comme lui relevait de la folie pure.
Quoi que rien que pour le plaisir de finir entre ses bras elle irait bien se battre au corps à corps avec lui... C'était une idée à creuser. Rinka savait tout aussi bien pousser les gens à bouts.
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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Dim 20 Mar 2011 - 17:09


    La situation changea du tout au tout. Je ne vis pas le coup venir mais ma nouvelle colocataire venait de se refermer sur elle même. Ou alors elle me montrait enfin sa vraie nature après avoir joué avec moi. Je ne savais pas ce que c'était mais je repassais dans la phase d'observation, je ne l'avais pas encore cernée et je pense que cela mettra beaucoup plus de temps que je ne l'aurais imaginé.
    Décidé à rester de bonne humeur, je l'écoutais sagement, et de toute façon je n'avais pas vraiment le choix au final, elle s'imposait comme ça, elle posait ses valises et étiquetait ses ordres un peu partout dans l'appartement. Je n'aimais pas ça, mais alors vraiment pas ça. Je vivais presque seul ici jusqu'à maintenant et d'un coup je me retrouve avec deux nouveaux colocataires. La rencontre avec la première semblait s'être bien déroulée mais elle prenait un tournant qui commençait réellement à m'irriter. Qui plus est, je suis susceptible. J'ai donc tendance à prendre les remarques pour moi et à facilement me vexer. Autant vous dire tout de suite que cette teigne vient de me vexer. Avançant dans le salon je tournais un peu autour d'elle jusqu'à arriver vers la chaise où j'avais abandonné les morceaux de ma chemise. Je ne la quittait pas du regard alors qu'elle continuait encore et encore de parler. Mon retour à la cuisine fut rapide, ainsi je jetais les lambeaux dans la poubelle pour enfin reporter totalement mon attention sur la jeune femme. Refroidi et visiblement agacé je me mis à soupirer longuement avant de lever les yeux au ciel.

    « Tu me fais quoi comme cirque là au juste ? »

    Je hausse les épaules et la regarde d'un air assez hautain, afin de lui montrer à quel point je la trouvait ridicule de jouer à un jeu pareil. Croisant les bras sur mon torse, je repris.

    « Non mais sérieux, tu crois vraiment que tu peux débarquer dans l'appartement d'un mec et de lui dire tes exigences ? Surtout qu'au niveau des tâches ménagères... je sais pas si tu as vu mais c'est niquel ici ! Alors je ne me débrouille pas trop mal tout seul. »

    Évidemment je ne dirais pas que j'ai suivit des tutoriels sur internet pour savoir faire le ménage parce que je n'ai jamais eut le besoin de faire tout ça, j'avais toujours quelqu'un qui faisait ça à ma place lorsque je vivais chez ma mère ou mon père. On était assez riche pour s'autoriser quelques domestiques. Et le ménage n'a jamais été mon truc. Cependant je suis maniaque de la propreté et j'ai vite remarqué en vivant ici que l'appartement ne se laverait pas tout seul. J'ai dû m'y mettre moi même.
    Je me déplace encore pour me rendre vers ma chambre où la porte était encore ouverte. Juste pour prendre un t-shirt bleu, l'enfiler et revenir dans la pièce principale afin de m'asseoir sur l'accoudoir d'un fauteuil.

    « Ta chambre. Je ne vois pas l'intérêt que j'aurais à y entrer sérieusement. J'ai la mienne et elle me convient parfaitement pour ce que j'ai à y faire. »

    Ma voix est elle aussi plus assurée, elle pense faire la maligne mais je ne suis pas le genre de mec qui croit tout avoir gagné. Certes j'ai loupé mon coup avec elle mais c'est pas pour autant que je vais lui accorder une quelconque importance. Là, elle me faisait penser à ce genre de femmes qui aimaient se faire désirer, changer de sujet, faire la belle, et donner ses ordres. Je ne serais pas à ses pieds, je ne suis pas ce genre de mec qui pense que les femmes sont des déesses. Je ne suis pas un misogyne non plus. Je suis juste moi avec mes idées et mes façons de faire. Si nous devions cohabiter elle ferait mieux de ne plus prendre un ton pareil avec moi car sinon ça va très mal se passer.

    « Ne pense pas m'impressionner. C'est pas parce que je suis un mec que je suis un gros porc. Et n'essaye pas non plus de me donner des ordres. Je ne changerais pas ma façon de vivre parce que tu es là. »

    Je la fixe un peu plus durement. Je la trouve toujours aussi belle, et même si là je suis totalement opposé à ce que je pensais il y a quelques minutes.... Les femmes de caractère, j'aime ça. Et elle, elle semble avoir du caractère.


Dernière édition par Nathanaël Adams le Lun 4 Avr 2011 - 18:42, édité 1 fois
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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Dim 20 Mar 2011 - 20:30


La conversation commençait à prendre un ton particulièrement déplaisant. Rinka la sauvageonne avait encore frappé, et le mépris qui pointait dans chacune de leurs phrases illustrait à merveille l'incapacité qu'avait la jeune femme à cohabiter avec qui que ce soit. Elle avait bien trop de fierté pour ça. Elle manquait de tact, et de neurones, pour sentir quand il fallait s'arrêter.
En l'occurrence elle ne sentit rien du tout. À mesure que Nathanaël contredisait ses paroles, ses yeux s'écarquillaient d'une rage silencieuse difficilement contenue. Évidemment, de son propre point de vue, il comprenait tout de travers et ne faisait que s'opposer en bloc à tout ce qu'elle pouvait proposer. La preuve, si elle lui avait demandé quelques minutes plus tôt de venir dans sa chambre, il l'y aurait suivie sans hésiter alors qu'à présent il niait avoir une seconde imaginé y mettre les pieds. C'était typiquement masculin.

Se dirigeant vers le couloir sans adresser le moindre regard à son nouveau et terrible colocataire, Rinka ramassa le chat, boule de poils roux, ébouriffés, et tigrés de noir. Ses bras se refermèrent autours de lui pour le maintenir avec fermeté contre sa poitrine rebondie, l'empêchant de retourner faire ses griffes sur Nate.
Un nouveau silence désagréable s'installa dans l'appartement alors que Rinka se retenait difficilement de faire un commentaire ou de poursuivre cette conversation stérile. Vexée d'avoir été incomprise et jugeant quelques peux injuste la réaction du jeune homme, elle ne pouvait cependant pas nier qu'au moins ainsi les sous entendus n'étaient pas de mise. Il ne lui tournait pas autour, une certaine distance était respectée en raison de leurs fiertés mises en jeux. Tout cela tant et si bien que la concierge s'estimait grande gagnante de cette première phase de vie commune. Et comme il n'était pas question de prendre le risque de faire dégénérer un peu plus la situation, la jeune femme entra dans sa chambre.

-J'vais m'installer.

La porte claqua, non pas violemment mais sans non plus beaucoup de délicatesse.

Relâchant le chat pour le laisser vagabonder dans la nouvelle chambre (qui serait son domaine quand Rinka ne l'emmènerait pas avec elle au bahut), la brune indomptable s'attela à la tâche, ouvrant le premier carton pour le vider de son contenu sur le lit. Elle tria les affaires, ouvrit le placard, l'aménagea pour y glisser ses fringues et, comme chez Dean, se trouva bien pauvre en fournitures vestimentaires. Son ordinateur prit place sur le bureau, ses capotes dans le tiroir aux côté des paquets de clopes, et quand le travail fut à moitié achevé elle se laissa tomber sur le lit entre deux coussin pour y piquer un somme. Bref, normalement.
Mais le sommeil n'a pas la notion du temps. Au bout de près d'une demie heure, le chat grimpa sur la jeune femme avec prudence pour se nicher sur son ventre, le patassant soigneusement avant de s'y lover en faisant office de bouillotte. Quoi que Rinka n'avait pas besoin de lui pour se réchauffer : ses rêves étaient peuplés de quelques figures masculines particulièrement séduisantes qui semblaient vouloir lui imposer de faire un choix, déambulant, nus comme des vers, sur le tapis rouge de ses désirs.
Et le temps passa encore.

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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Lun 4 Avr 2011 - 18:52

    Je ne tente même pas de la retenir. Courir après les gens pour moi ce n'est pas vraiment mon truc et puis même, si elle veut tisser des liens elle viendra d'elle même. J'ai d'autre choses de prévues pour aujourd'hui. Après qu'elle soit allée dans sa chambre je suis resté quelques minutes au milieu de la pièce en train de regarder par la fenêtre, j'avais l'air idiot il faut se l'avouer mais bon. Personne ne m'a vu. Sortant de ma torpeur passagère je me suis dirigé vers la salle de bain présente près de ma chambre et j'ai pris une bonne douche assez froide. Là au moins j'étais sûr que mon corps entier était désinfecté de ce chat et aussi cela m'a permit de me libérer de mes envies qui s'étaient animées avec la présence plutôt risquée d'une femme dans cet appartement.

    Aussi, après cela je me rendis dans ma chambre pour me rhabiller et enfiler un t-shirt. Curieux, j'allais jeter un coup d'œil à la sono qui était près de la télévision maintenant, ce n'était pas un truc merdique. Ne sachant pas si ma colocataire pointerait à nouveau le bout de son nez aujourd'hui, j'allumais la radio en baissant le son pour ne pas la déranger et je partis en cuisine, j'avais en tête de faire un bon plat de pâtes pour fêter la venue de la jeune femme, nous serions apparemment seuls toute la journée, je ne sais pas encore quand est-ce que les autres aménageraient de toute façon... J'en fais toujours trop alors si ils débarquent à l'improviste il y en aura quand même pour eux. Enfin soit, il était peut être un peu tôt pour faire à manger mais vu que faire la sauce des spaghetti bolognaise soit même est assez long, je pense que m'y prendre à l'avance ne ferait pas de mal.

    Motivé, je sortais tous les légumes dont j'avais besoin et je les coupais tous assez agilement et rapidement en petits dés, je préparais la viande hachée, un peu d'eau, je mettais le tout dans une grande marmite et il ne restait plus qu'à laisser mijoter le reste de l'après midi. Ce soir ce serait parfait. Je rajoutais les épices et assez rapidement une douce odeur épicée réchauffait l'appartement que malgré la présence de la concierge je trouvais toujours aussi froid et hostile. Il manquait peut être de couleur ? De décorations ? Je ne savais même pas si j'avais le droit de repeindre ici mais de toute façon ce n'était que passager, j'espérais toujours m'en aller du jour au lendemain après que mon père m'ait légué sa fortune. Ainsi je retournerais à Londres et j'irais étudier ce que je veux plutôt que de moisir avec ce job pourri.

    Après avoir ouvert une fenêtre, fumé une cigarette, remué la sauce une nouvelle fois et engloutit deux paquets de chips, je me dirigeais en dandinant des fesses sous la musique d'un boys-band coréen et je vint toquer à la porte de ma nouvelle colocataire. L'ennui avait prit raison sur ma fierté.

    « Hey Rinka... ? Tout va bien ? T'es là dedans depuis un sacré bout de temps. Je me fais chier là.. Tu veux pas qu'on fasse un truc à deux ? »

    Je ne sais même pas combien de temps s'était écoulé depuis qu'elle s'était enfermée, mais là je n'avais plus rien à faire et je ne voulais pas vivre avec un fantôme non plus. C'est vrai quoi ça fait chier ça aussi. Attendant, derrière la porte je réfléchissais déjà à comment ne plus m'ennuyer au cas où elle m'envoyait chier royalement.


[HJ : Sorry, pas terrible, juste histoire de relancer le RP.]
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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Jeu 7 Avr 2011 - 18:42


La première chose dont Rinka eut conscience en s'extirpant plus ou moins rapidement du sommeil fut qu'il flottait dans l'air une douce et fine odeur de tomate. Dilatant ses narines comme pour s'imprégner de ce fumet affamant, elle constata ensuite avec une certaine surprise que son estomac ne gargouillait pas. D'ordinaire il lui en fallait peu pour l'animer et lui donner la parole ce qui avait pour conséquence de foutre Rinka dans des situations particulièrement embarrassantes.
Mais étant donné le poids presque mort (endormit, surtout) qui pesait sur sa bedaine, l'estomac avait beau faire tous les efforts possibles et imaginables il n'arrivait pas à produire ce son si disgracieux qui annonçait que c'était l'heure de bouffer.

-T'ain mais vire de là toi, t'as cru que j'étais un coussin ou quoi ?

Sans aucune délicatesse Rinka se redressa et délogea le félin roux et noir qui aurait bien poursuivit sa sieste. D'un geste machinal elle se passa une main dans les cheveux, alors que de l'autre elle tirait sur son débardeur qui avait la fâcheuse habitude de remonter au niveau du nombril. C'était le signe sans doute qu'elle devait aller se réapprovisionner en fringues pour éviter de ressembler à une clocharde (ou à une pute, surtout).

Lorsqu'elle entrouvrit la porte l'odeur de sauce bolognaise lui heurta les narines avec une telle force que ça en était presque écoeurant. Pas le genre d'odeur dont on avait envie au réveil, même après une... sieste ?

-J'suis restée combien de temps là dedans ?

Mécaniquement la concierge se tâta les poches dans le vague espoir d'y trouver son téléphone. Les gens de nos jours sont incapables de se débrouiller sans ces petites bêtes qui semblent utiles en toutes circonstances, y comprit pour donner l'heure (la fonction grille pain n'ayant pas encore été incorporée mais qui sait si un jour...). Mais ses poches étaient vides.
Loin d'attendre la réponse de Nate, Rinka se dirigea immédiatement vers la cuisine pour y fouiller et s'extasier devant la petite préparation de son colocataire. La sauce bolognaise ne faisait pas partie du quotidien de la jeune femme qui, en plus de ne pas être douée en cuisine, n'y connaissait rien en recettes étrangères. Sa spécialité (quand elle ne les faisait pas brûler) c'était les plats tout préparés.

-C'est toi qui a fait ça ? J'veux dire, tout seul ?

Ce serait un des plus beaux miracles de la vie de merde de Rinka : tomber sur un coloc doué en cuisine et capable de faire autre chose que de la salade de riz. Dean se débrouillait assez bien en la matière ma ses crises de flemme régulières obligeaient Rinka à aller acheter elle même sa bouffe (on ne fait pas pire qu'un infirmier comme colocataire, on ne le répètera jamais assez. Surtout si l'infirmier aime le rouge dégueu).
Quoi qu'il en soit, notre concierge préférée – en même temps c'est pas comme si il y en avait plusieurs dans le coin – eut la bonne idée de plonger son doigt dans la sauce afin de la goûter afin de s'assurer de sa qualité. Ce qui devait arriver arriva et la jeune femme poussa un cri bref et surpris lorsque son poignet toucha le bord du récipient brûlant (avant même qu'elle n'ai le temps de toucher la sauce bouillonnante de bout de l'index, ce qui aurait sans doute eu les mêmes conséquences sonores). Une flopée de jurons plus tard la jeune femme sorti de la cuisine en bousculant Nate et entra dans la salle de bain la plus proche, non sans crier sa douleur à qui pouvait l'entendre. Soit tout le voisinage à peu de choses près.



Dernière édition par Rinka Adaichi le Dim 17 Avr 2011 - 13:49, édité 1 fois
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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Mer 13 Avr 2011 - 14:11

    Je haussais les épaules en guise de réponse. J'en avais absolument aucune idée de combien de temps elle avait passé à roupiller dans sa chambre et je m'en fichais un peu. J'avais rarement les notions de temps mais de toute façon même si j'avais répondu elle ne m'aurait pas écoutée parce qu'elle s'était déjà rendue à la cuisine pour voir ce que je préparais. Elle semblait surprise, c'est si rare que ça un homme qui aime bien cuisiner ? En France la plupart des chefs sont des hommes et au Japon aussi d'ailleurs. Je haussais à présent un sourcil en la regardant de haut en bas comme si son préjugé était tout à fait débile. Du moins ce que j'en tirais c'était un préjugé du genre : lui il est trop beau gosse pour savoir réfléchir et cuisiner quelque chose. Et bah... si.

    «  Bah oui, tu veux que ce soit qui d'autre que moi ? »

    Je croise les bras sur mon torse et je l'observe s'approcher dangereusement de mon plat. Elle ne serait pas bête au point de mettre son doigt dans la sauce bouillante quand même ? Et bien il faut croire que si mais elle fut brulée par le plat avant d'être brulée par la sauce en elle même. Surprit par tant de vivacités d'un coup je ne réagis pas tout de suite et me laisse bousculer comme une pauvre merde. Je soupire et avec un sourire en coin je me dirige vers la cuisine pour prendre un petit sachet de glace avant de me rendre à la salle de bain où elle s'est réfugiée. Je lui tend la glace, ce sera plus efficace que l'eau froide.

    « C'est vraiment pas malin ce que tu as fais là. dis-je alors que j'ouvrais le placard à pharmacie à la recherche d'une crème contre les brulures. J'espère que c'est pas trop grave, mais touche pas à la bouffe quand c'est bouillant hein.. Ça vaut mieux pour ta survie... »

    Je prend la crème que j'ai enfin retrouvé et je lui intime de s'asseoir sur les toilettes pour que je puisse la soigner. Je n'étais pas un infirmier mais je connaissais les bases, surtout pour les brulures. Adepte de la cuisine et de tester de nouveaux plats venant d'un peu partout dans le monde je m'étais brulé une bonne dizaine de fois et parfois c'était vraiment pas beau à voir.
    Je m'agenouille devant elle et lui prend délicatement le bras pour inspecter la brûlure. En effet ce ne devait pas être agréable du tout. Elle était bien rouge et aurait certainement une belle marque. Le moindre frottement la ferait souffrir pendant un petit moment. Je grimaçais et retirait complètement la poche de glace pour appliquer consciencieusement et avec douceur la crème sur sa blessure.
    Elle allait surement se plaindre. Mais bon fallait pas laisser ça comme ça non plus. Après avoir mit la crème je me lève et j'ouvre à nouveau le placard pour prendre une bande et l'enrouler autour de son poignet. Dans quelques jours cela devrait aller mieux si elle continuait d'appliquer la crème. Je me lève pour aller me laver les mains puis tout en les essuyant je lui dit, un brin amusé.

    «  C'est la journée, on se blesse et on se soigne mutuellement... Notre cohabitation promet des merveilles très chère Rinka. »

    Je me permet un petit rire puis je la laisse là et je retourne dans la cuisine pour baisser le feu de ma sauce et la mélanger. L'ennui et le calme, c'était surement fini pour moi maintenant.
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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Dim 17 Avr 2011 - 13:48


Tout le monde s'accordera à le dire, Rinka était loin d'être une lumière, et les rares fois où elle était capable d'un semblant de vivacité d'esprit était quand il s'agissait de cul, où de frapper. Ce qui était parfois un peu la même chose, soit dit en passant. Bien que concierge de Kobe High School, elle n'en était donc pas moins violente et maladroite, créant presque autant de dégâts qu'elle en réparait. Cela dit, la connerie qu'elle venait de faire dépassait de loin tout ce dont elle avait été capable jusque là. Le fait qu'elle soit dans le brouillard à cause d'une trop longue sieste y était probablement pour quelque chose, mais les faits étaient là : elle venait de plonger bêtement la main dans un plat en ébullition.
Assise sur les toilettes en affichant une expression à mi-chemin entre la douleur et la honte, Rinka se laissait faire docilement par son colocataire. La pommade qu'il appliquait avec douceur était loin de lui procurer d'agréables sensations, mais se faire ainsi soigner par Nate n'était pas déplaisant, bien au contraire. Alors à mesure qu'il étalait la crème, elle esquissa un sourire et en arriva à la conclusion suivante : ils étaient fait pour s'entendre.

En effet, en plus d'être conne Rinka était particulièrement chiante. Elle avait un caractère de merde, raison de toutes les violences dont elle pouvait être capable, et s'amusait même à pourrir la journée des gens quand elle se faisait chier. Les râleries des autres étaient ses petits plaisirs quotidiens, et ne serais-ce que depuis qu'elle était à Kobe elle ne pouvait pas compter sur les doigts d'une main le nombre d'élèves qu'elle avait bousculé contre les casiers pour un oui ou pour un non. Et ce n'était pas un secret, elle agissait ainsi pour combler le vide intersidéral de son existence sans importance.
C'est pourquoi être soignée par un mec avec qui elle s'était engueulée quelques heures plus tôt était sans doute la preuve d'une amitié naissante. Peu de gens étaient capables de la supporter tout comme elle même ne supportait que peu de gens.

-Au moins les choses sont claires là. Ma connerie n'a d'égal que ton égo.

Son visage amusé se fendit d'un autre sourire à la fin de cette vanne gratuite qu'elle venait de lancer sans la moindre prudence. Est-ce qu'elle risquait de l'énerver encore ? Ça n'était pas le but en tout cas. Elle voulait terminer de détendre l'atmosphère en laissant s'installer un climat léger où tout serait à prendre au second degré. Pas la peine de faire un drame pour rien, ce n'était qu'une colocation. Pas un ménage à deux.
Ils n'étaient pas censés rester deux très longtemps d'ailleurs, puisqu'il restait encore deux chambres de libres. Le défit suivant ? Affronter l'arrivée des nouveaux qui viendrait peut être mettre en branle un équilibre précaire entre le pion et la concierge. Ou peut être qu'au contraire cela renforcerait les liens qu'ils étaient en train de créer.

Discrètement, craignant sans doute de se faire taper ou balancer par la fenêtre, le Chat pénétra dans la salle de bain en contournant Nathanaël pour venir sauter sur les genoux de Rinka et se frotter à elle en réclamant sa dose de caresses. Cette arrivée impromptue rappela à la jeune femme les attentes qu'elle avait quant à cette nouvelle vie qu'elle essayait de créer : de la stabilité et du confort social. Et c'était sans doute ce que pouvait lui offrir Nate à cet instant. Il avait beau être canon, il n'en était pas moins un homme comme les autres, et le seul peut être qui serait digne de s'entendre avec Rinka.

-On va manger ?

La jeune femme se releva, le chat dans un bras et l'autre, enduit de crème, pendant mollement le long de son flanc. Ses yeux luisaient de contentement et son estomac grognait d'impatience. Et de toutes façons, un repas était le meilleurs moyen de sceller une amitié.
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(#) Re: Putain que ce chat me pète ... [Nate] {Terminé}  Sam 23 Avr 2011 - 19:33

    L'ambiance était à nouveau plus détendu et moi j'étais amusé par le comportement de ma colocataire qui promettait d'être de plus en plus amusante au fil des journées. Quoi c'est vrai, c'est pas tout les jours qu'on tombe sur une cruche pareille, aussi maladroite que sexy, aussi autoritaire qu'excitante. Si je m'écoutais cela aurait pu être la femme idéale pour moi, mais ma conclusion fut beaucoup plus simpliste et bien plus agréable en fait au final, surtout sur la durée. Rinka serait une amie extraordinaire, bon je faisais un peu des plans sur la comète mais rien de très grave non plus j'avais juste un peu d'espoir de enfin m'entendre bien avec quelqu'un sans avoir de réel soucis. Toutes mes amitiés jusqu'ici s'étaient terminées sur des disputes, des bagarres ou alors tout simplement j'avais coupé les ponts. Je n'aimais pas trop m'attacher aux gens et je me méfiais de ceux qui devenaient trop vite sympathiques à mon goût où à ceux dont je risquait de m'attacher trop vite, Rinka faisait partie de cette dernière catégorie.
    A sa remarque, j'eus un petit rire et un regard complice vers lui. Je hochais la tête doucement et finissais de me relever pour aller me laver les mains dans le lavabo. Cette crème n'avait pas une odeur très agréable mais elle parviendrait sûrement à soulager la grande blessée.

    «  Mon égo est au moins aussi élevé que mon sex-appeal. »

    Ajoutais-je en m'essuyant les mains. Et modestie elle aussi se dévoilait au grand jour mais bon vu que j'avais rigolé en précisant cela je pense qu'elle allait comprendre que je continuais sur sa lancée. Restant ainsi léger, mettant dans cet appartement froid une ambiance assez chaleureuse. Mais voilà que l'angoisse me reprendrait bientôt, deux autres personnes allaient emménager dans cet appartement et cela briserait surement la bonne ambiance qu'ils essayaient d'instaurer. J'étais comme ça, lorsque j'étais avec une personne je pouvais me montrer tout à fait sympathique, par contre dès qu'une autre personne arrivait surtout si c'était un homme, je me montrais beaucoup plus hostile et méfiant. Par exemple, si le troisième arrivant de l'appartement était un homme, et sachant que j'étais déjà là avant avec Rinka, un peu comme dans une tribut de loups, je marquerais mon territoire et désirerais rester le mâle Alpha, avec Rinka comme Oméga. La loi de la jungle dans un appartement ? Oui certainement mais c'était un peu la loi du plus fort et c'était ainsi que je fonctionnais, j'avais un désir de contrôler et de maitriser les autres si fort que si je n'arrivais pas à faire ma propre loi je suppose que je partirais où alors je m'isolerais du groupe et tant pis pour l'amitié que je commençais à créer. Et le pire c'est que j'étais conscient de ce que j'étais.

    Manger était une très bonne idée, et ce serait une merveilleuse façon de conclure cette première journée en compagnie de la belle jeune femme. Je regardais son chat un instant puis je haussais un sourcil avant de sortir de la salle de bain pour aller m'occuper de la nourriture. Mine de rien j'avais faim moi aussi et avec mon appétit d'ours il y en aurait surement largement assez. Je remuais la sauce et mettais donc les pâtes à cuire. Pendant ce temps je mettais la table en même temps que je montrais à la nouvelle venue où se trouvait la vaisselle, les couverts, les verres. Et je finis même par montrer tous les placards en lui expliquant comment je rangeais la nourriture et que si elle voulait changer quelques petites choses elle en avait le droit si elle le prévenait. Et pour le reste, elle prendrait ses repères et s'imposerait petit à petit je suppose.

    «  Bien, nous pouvons passer à table. »

    Je préparais les deux assiettes et vint les poser sur la table du salon. Je m'asseyais et sans plus de commentaires je lui souhaitais un bref bon appétit avant de dévorer mon assiette très proprement. Je crois même que je me suis resservit deux fois de suite. J'espère que mon plat lui plaisait, en tout cas toujours est-il que cette première journée était véritablement agréable et que j'avais presque envie d'être le lendemain afin de recommencer comme aujourd'hui, mais en mieux.
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