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 Pour un reste de coulis de fraise. [Harima]

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(#) Pour un reste de coulis de fraise. [Harima]  Mar 15 Fév 2011 - 14:18


● L'amour ? Pas pour moi !

Nouveau lycée pour nouvelle vie. Changer, encore et toujours. De toute manière, je ne suis pas de ce genre de personne salement ennuyantes qui cherchent toujours la stabilité, et que le moindre petit changement dans leurs habitudes les effrayent. Non, autant sentimentalement qu'en général, le changement me fait du bien, il me permet de me sentir réellement vivant, et de ne pas m'installer dans une routine bien trop vite agaçante et lassante. Bon, surement que j'ai du revoir mes plans avec l'arrivée de Yaruki dans ma vie. Ouais, ce con de Japonais trop orgueilleux et bien trop sexy pour être viable.. Franchement, moi, tomber amoureux. Grâce à lui, ou à cause d'ailleurs, j'ai pu découvrir les joies d'une réelle relation, les disputes débiles, la jalousie presque maladive quand un ou une autre s'autorisaient des agissements qui ne me plaisaient pas. Que du bon en somme.. Non, quand même pas, il y avait cette petite étincelle débile dont parlent les films pour vieille l'après midi. Ouais, l'envie de le revoir, de changer en mieux pour lui, l'envie de l'avoir dans mes bras constamment, de le protéger, je le chérir, de lui dire que je l'aime... Dégoûtant, et si l'on m'avait dit que j'aurai été ainsi avec une personne, il y a un peu plus de 5 mois de cela, surement que je lui aurais ri au nez, avec mon air méprisant. L'amour ? Pas pour moi ! Évidement que non ! Bien sur, c'était sans compter sur le destin et sa manie de se mêler des croyances des personnes, de son obsession à leur prouver qu'ils ont tords.

Et le pire maintenant, reste surement qu'il était parti loin de moi, pour un certain temps. Con de danseur obligé de respecter ses contrats de merde. Une tournée mondiale dans une espèce de troupe de je-sais-pas-quoi ? Même ce putain d'amour n'a pas su faire en sorte de me rendre assez égoïste pour l'en empêcher. Mais je m'en mords les doigts, le cœur lourd de devoir m'endormir seul le soir, de penser à lui sans pouvoir le toucher et lui faire l'amour. Putain de drogue qu'il l'était, me sevrer d'un coup, comme ça, pire que de la cruauté. Alors rester au même endroit, dans notre appartement, avec nos affaires.. Non, vraiment, ça n'a pu être possible. J'ai eu assez de chance de me faire engager ici assez rapidement, changer de ville, d'air d'habitudes.. C'était surement ce qu'il me faudrait pour tenir sans lui. Ouais, je suis devenu une putain de tapette qui pense à son mec tout le temps, mais j'ai encore la fierté de le cacher, de faire le mec détaché qui se fiche de tout et n'importe quoi, de faire celui qui se moque des codes de conduites et encore plus de ceux des sentiments. Bien entendu que je vais lui être fidèle, mais mon égo me conduit à avoir toujours le même comportement avec les autres, incapable d'être comme je suis avec lui. Saleté de Yaruki, t'as intérêt à revenir vite.

Pour l'instant, je dois surtout aller me présenter au directeur, lui signaler ma présence et ce genre de connerie. Les Japonais sont bien trop polis pour que j'en sois un véritablement. Il allait me dire quoi de toute manière ? Me présenter un élève pour tester mes compétences ? La bonne blague. Non, vraiment, c'était juste de la formalité administrative de merde, le genre complètement inutile qui arrivait tant à me faire sortir de mes gonds. Si j'avais su freiner ma consommation de cigarette avec Yaruki, j'avais du reprendre de plus belle à son départ, enchainant les paquets la journée, ne trouvant que ce moyen là pour me calmer et tenter de penser à autre chose sans que ça me submerge totalement.

"Putain de journée de merde." Annonce-je à moi même en me frottant le côté du crâne, la clope au bec.

Un gros soupire, je suis à l'entrée de ce nouveau lycée. Même pas besoin de me chercher un logement apparemment, non, il est fourni. Tant mieux ! Ca de moins à faire, plus de temps pour tenter de l'avoir en vidéo-conférence sur le net. Ouais, j'suis une vrai chiffe molle maintenant, et ça m'énerve de plus en plus, ça me met sur les nerfs pour un rien, et c'est les autres qui doivent le subir. Il a l'air cool cet endroit quand même, c'est clair, éclairé, et les élèves ont pas l'air du genre à venir me faire chier pour un oui ou pour un non à l'infirmerie. J'essaie de me rassurer, de me donner une bonne raison d'avancer les mains dans les poches dans ces couloirs sans faire demi tour et repartir à l'appartement. Par contre, c'est pas forcément bien indiqué. Faut aller où là ? Je suis déjà allé trop loin ? Et au fait, ils sont où leurs uniformes aux gosses dans les couloirs ? M'ouais, y'en a plus de la moitié qui ont pas une tronche de Japonais déjà.. Mais où je suis tombé ? Ils ont tous l'air assez débiles en fait, et je ne vais pas m'arrêter pour demander mon chemin à un groupe de fille qui glousseraient en me voyant. C'était pas le moment, vraiment pas. Mais y'a ce garçon la bas, un peu plus loin, il a l'air assez moche pour pas avoir trop d'amis et pour être assez humble devant un adulte. Je m'avance donc, finissant la dernière bouffée de cigarette que je jette ensuite dans une poubelle à proximité.

"Eh p'tit, t'as l'air de t'ennuyer, alors tu vas devenir mon guide et me conduire là où je veux, compris ?"

Surement qu'il allait me répondre qu'il avait mieux à faire, qu'il n'avait pas envie, ou je ne sais quelle excuse bidon pour ne pas devoir m'aider, mais j'étais l'adulte, et il se devait de me respecter, d'accepter si j'insistais légèrement. Un de mes sourcils se leva légèrement, et mes yeux l'inspectèrent rapidement. Pauvre adolescent, il est moche, ça doit pas être facile tout les jours.
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(#) Re: Pour un reste de coulis de fraise. [Harima]  Mar 15 Fév 2011 - 18:16



    "Monde de Merde"

    La réplique culte de l'homme le plus classe du monde, ce bon vieux george, avait il raison? Assurément, ce monde était pourrit, et moi, moi j'étais pas près de l'aider à s'en sortir, j'en avais rien a foutre que les pandas soient une espèce en disparition par exemple. Franchement, ces pauvres connards avaient qu'a baiser et ils en seraient pas là. J'en avais rien a foutre non plus de toutes ces conneries d'écologie.
    Autre chose, l'amour. Ha, l'amour l'amour l'amour... Je n'avais jamais rencontré le grand "A", seulement des petits "q", heureusement ces derniers bougent et ça permet une bonne distraction. Je n'étais pas casanova mas j'avais traîné avec un milieu ou être vierge, ça , comme le dis les dj'eunes "craint à max!". Mais jamais je n'avais euh ces "doki doki" dont nous parle les mangas. Au moins j'avais échappé à l'attitude niais des amoureux, la bouche en coeur et les scènes dignes d'amour et beauté.
    Franchement, ces scènes qui dégoulinaient d'amour, de bonheur et de bizounorus attitude me donnait envie de gerber mon bento dans une poubelle en faisant un remake de l'exorciste.

    Enfin, comme je le disais donc j'étais ce qu'on appel un solitaire, une sorte de lucky luck du cœur si ce n'est que je ne tirais pas plus vite que mon ombre. J'avais pris le trajet pour les cours, réfrénant mon envie de cigarette compulsif mais surtout à cette envie de rester dans mon lit avec trois grammes de cocaïne directement envoyé au cerveau via mes narines dans un rail digne du trajet de l'orient-express. J'avais pris pour vêtement ce qu'il y a de plus simples, un bon vieux sweet à capuche et poche kangourou noir avec imprimé au dos "No Way", un pantalon genre baggy et mon sac en bandoulière. Il m'aurait suffit de crier "No Futur" et on aurait put me prendre pour un anarchiste.
    Je suis donc là,n dans les couloirs, à travers la vitre de la fenêtre, je peux voir la cours, les gens qui s'amuse, j'ai envie de rien, envie de me coucher, ouais, ça serait bien ça, genre une bonne grosse maladie et je reste au lit, genre une semaine, une bonne grosse sommeil à rien foutre. Ca serait le pieds, le kiff totale. Bordel ouais ça me fait bien plaisir! Je suis sorti de ma torpeur par...
    Un village people? Non je déconne, encore que. Je tombe sur un "adulte", avec une couleur de cheveux hideuses, encore un qui fait plus attention à son apparence qu'à sa vrai nature. J'aime pas ça les narcissiques, je les trouves insipide. Enfin bref, il m'adresse la parole pour me dire :


    "Eh p'tit, t'as l'air de t'ennuyer, alors tu vas devenir mon guide et me conduire là où je veux, compris ?"

    Euh Non? Manque de chance, quand je vois sa gueule de pervers sexuel en manque d'enfant, je me dis que le "non" n'est pas la réponse approprié, je me contente d'hocher la tête un petit peu avant de répondre :

    -Comme vous le souhaitez monsieur. Cependant.... Je suis assez "nouveau" ici.

    Allez, trouve-toi quelqu'un d'autre, genre une jolie fille hein, déjà que le fait que tu me parles ça fait que les autres élèves me regarde, j'aime pas ça. Sans déconné, suffit de me regarder pour savoir que j'ai un problème avec mon visage fin de junkie. Allez, tu prends tes deux jambes et tu vas les amener plus loin, pas vrai?

    Je souris gentiment à Akito, ho que oui je suis un faux-cul ou celons votre verbe un manipulateur, allez regard de beau sourire de plus loin!
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(#) Re: Pour un reste de coulis de fraise. [Harima]  Mer 2 Mar 2011 - 14:09

● Ouais, c'est un peu débile de se dire que l'on ne doit pas décevoir les autres.

Ah ! Se moquer des autres ! Un passe-temps tellement sain et enrichissant. Si la nature a fait les moches, des débiles, les pas malins, les déformés et les femelles, ce n'est pas pour rien. Non, c'est pour permettre aux gens comme moi d'en profiter, d'en rire et de constater à quel point ils ont eu de la chance, rien qu'au tirage de la génétique. Bien souvent, il était mal vu de se moquer de son prochain et beaucoup de vieilles fables et contes pour enfants racontaient qu'il fallait aimer la différence, qu'il fallait l'accepter et la prendre comme une chance de s'ouvrir au monde. M'ouais, c'est bien beau tout ça et c'est aussi bien amusant et attendrissant de remarquer que le petit gros et moche devient amis avec tout le monde à la fin de l'histoire et qu'il se fait apprécier comme il est, avec ses défauts, et ses qualités.. Mais la vie, elle, elle ne fait pas de cadeau. Je suppose d'ailleurs que ce lycée devait avoir son lot de parias. On ne peut le nier, les gosses sont les pires pour se moquer des autres, pour les pointer du doigts en rigolant méchamment de leur différence. Ouais, les ados sont les pires, tout simplement parce que dans leur soif d'anti-conformisme débile, ils aiment que tout soit carré, que tout soit normal et que tout leur ressemble. Il n'y a pas plus conformiste qu'un tas de viande humain en plein changement hormonal. Non, pas plus. Même ces saletés d'anglais pouvaient se révéler être beaucoup moins étroits d'esprits. Les adolescents ont leurs codes, leurs manières d'agir et de définir les choses. Ils pensent toujours que ce qu'ils font ou écoutent sont forcément mieux que tout. Ouais, et le mieux de tout, ils sont sensibles, fragiles et près à faire n'importe quoi si on sait les titiller là où il faut.

Presque trop simple alors que de batailler avec eux. Mais moi je suis lâche et j'aime particulièrement la simplicité. Comme avec lui là, le moche. C'est presque en m'étonnant qu'il ne m'a pas refusé son aide, presque. Très vite tout s'explique. Un mal aimé, un solitaire et peut être même le genre de gosse à avoir une tare cachée qui lui empêche d'avoir des amis. Surement en a-t-il des imaginaires, comme le genre de gamin un peu dérangé qui pourrait penser qu'un ami animal et pas vivant serait capable de régler ses soucis de sociabilité. Après tout il doit être content que l'on s'intéresse à lui, que l'on ait décidé de venir le voir plutôt qu'un autre. Ouais, je dois même lui donner un peu de fierté, gonfler un peu son égo qui doit être si faible. Mais ça, c'est ma grandeur d'âme, ou plutôt ma capacité à trouver les parfaites victimes.

Et comme pour le rassurer un peu plus, je répond à son sourire, m'avançant ensuite pour poser ma main contre son dos, pour l'entrainer dans ma marche.

"Ah, c'est l'infirmerie que je cherche et je te laisse deviner pourquoi. Je suis quasiment sur que tes neurones vont savoir trouver le lien."
Dis-je en m'esclaffant sans trop forcé sur mon rire. Certaines personnes peuvent être tellement susceptibles parfois..

Et j'espérais tellement y être seul. Ouais, je n'avais pas du tout envie pour l'instant de me frotter au reste du personnel, à l'autre infirmière qui devait avoir mis ses marques, avoir ses habitudes et ses repères. Moi aussi j'en ai, et j'ai également ma propre ma manière de travailler.. Loin de moi l'idée d'être mauvais dans mon emploie, bien au contraire, je l'aime bien trop pour faire une connerie de merde et risquer de prendre la porte. Yaruki compte sur moi, pendant qu'il s'amuse comme un con à se dandiner partout dans le monde. Ouais, c'est un peu débile de se dire que l'on ne doit pas décevoir les autres, et encore plus quand cette personne est si chère à vos yeux.

Soit, au détour d'un couloir, et puisqu'il ne semble pas si bavard que ça, je décide de reprendre la parole, préférant toujours parler que de les laisser les choses se passer. C'est quand même vachement chiant le silence, quand on y pense. Ouais, c'est assez stressant, et j'aime pas trop l'idée qui se mette à penser. Trop penser pour les ados, c'est jamais quelque chose de bon. Ils ont des idées bizarres, ils jugent d'une manière tellement excentrique que même un gaijin occidental n'aurait pas idée de penser. Franchement, les adolescents sont tellement compliqués parfois, qu'ils en ont forcément bien plus intéressants.

"Et c'est quoi ton p'tit nom ? Parce que je sais pas trop, mais normalement, t'aurais du te présenter à moi non ? Allez, je t'en veux pas, j'irai juste voir dans les dossiers si t'as pas un truc bizarre à cacher à tes petits camarades.. Une allergie au latex peut être ?"

Encore une fois, je ris, c'est tellement drôle de les embarrasser. Il va penser quoi ? Que je ne suis qu'un gros con, un connard qui s'amuse sur le malheur des autres ? Bah oui, il aurait pas tout à fait tord en même temps !
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(#) Re: Pour un reste de coulis de fraise. [Harima]  Dim 6 Mar 2011 - 9:50


    Pauvre connard.
    Un adjectif qui s'appliquait certainement aussi bien à moi qu'a ce type avec sa coupe de dandy et son air de village people en puissante. J'avais en sainte horreur ceux qui se la racontait, qui pensait que la vie n'était qu'une monde de bisounours ou les balles étaient des fleurs et qu'on mangeait des friandises en chantant et faisant la ronde tous ensemble.
    Il était l'archétype typique du gars qui n'avait jamais eut de problème, probablement une bonne éducation, aux vue de ses vêtements pas forcément de beaucoup d'argent, mais une vie assez simple pour se permettre d'être sarcastique malgré son visage difforme et indigne.
    Le genre de type qui dégueulait de narcissisme. J'en étais sûr, il devait se sentir irrésistible pour tout le monde. Oh, n'y voyait pas de jalousie, j'avais eut quelques petites amies, j'avais eu des amis, mais j'avais décidé d'un commun accord avec mes habitudes de toxicomane de me séparer d'eux. Je faisais ce qu'on appel le mort, pas de nouvelle, rien. Certains devaient me penser au fond d'un caniveau, une aiguille plantée dans la peau ou plus simplement déjà dans un sac plastique, attendant la venu d'un légiste pour établir les causes de la mort évidente "overdose.
    En pensant à ça ma main gauche frôla la pliure de mon bras droit dans lequel j'insérai ces aiguilles porteuses de mort et de bonheur chimique. Je retournais sur terre quand l'inconnu me souffla :


    "Ah, c'est l'infirmerie que je cherche et je te laisse deviner pourquoi. Je suis quasiment sur que tes neurones vont savoir trouver le lien."

    Bien ma chance, un infirmier, le genre de type qui crame toujours quand quelques chose ne va pas. C'était l'infirmier de ma dernière école qui avait compris que j'étais un drogué accro. Sauf que majoritairement les infirmiers sont des humanistes, cette bonne vieille idée de sauver le monde. Lui semblait plus un pauvre connard. Enfin, je ne comptais pas y aller de si tôt là-bas.
    J'avais commencé à marcher dans les couloirs pour chercher l'infirmerie, instinctivement, j'avais sorti mon paquet de cigarette pour regarder combien il en restait. Quatre, pas une de plus, pas une de moins. Puis j'avais sorti mon écouteur de musique qui était enfouit dans mes vêtements et m'apprêtait à combler ce silence pesant par de la musique quand la voie de l'inconnu résonna une nouvelle fois, grinçante, énervante. J'avais envie de lui faire fermer sa bouche à coup de batte de base-ball.


    "Et c'est quoi ton p'tit nom ? Parce que je sais pas trop, mais normalement, t'aurais du te présenter à moi non ? Allez, je t'en veux pas, j'irai juste voir dans les dossiers si t'as pas un truc bizarre à cacher à tes petits camarades.. Une allergie au latex peut être ?"

    Je m'arrêtais alors, le regardant émettre son petit rire de hyène, on aurait dit même un gloussement de dindon. Je le laissais finir de rire et lâchais simplement, d'une voix dépourvus d'émotion de rage ou autre chose :

    -La politesse, Monsieur, aurait été que vous vous présentiez étant donné que vous êtes venu vers moi.

    Je marquais une courte pause clignant une fois des yeux mettant l'un de mes écouteurs dans mes oreilles. Je n'avais pas encore allumé la musique et ajoutais :

    -Je m'appel Kitano Sensei...

    Je m'inclinais légèrement en signe de respect comme il était de rigueur dans notre pays en présence d'une personne "supérieur" a vous et ajoutais alors en allumant mon lecteur de musique, cherchant quelques choses à écouter , ne le regardant même plus pendant une fraction de second avant que mes yeux délavés ne se lèvent pour le regarder une nouvelle fois :

    -Je n'ai pas d'allergie au latex monsieur. Cependant, si vous regardez mon dossier comme souhaitez le faire, vous lierez que j'ai fait une cure de désintoxication pour consommation de stupéfiants dit "drogues durs".
    Vous venez de gagnez dix minutes de recherches et de lectures.


    Et bim, dans ta gueule, voilà la bombe dans ta face, allez mange pauvre connard avec tes vêtements lisses, ta coupe de justin biber et son sourire niais colgate. Tu viens de tomber sur le mauvais numéro qu'en a rien a battre alors vas y, crache ton venin, j'en étais blasé avant même que tu ne commence.
    la musique se mit en route, lente, mélancolique...


    ♫Change your heart.....
    Look around youuuuuu. Change your heart....It will astound youuu....
    I need your loviiiiiiiin'. Like the sunshine ♪♫


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(#) Re: Pour un reste de coulis de fraise. [Harima]  Lun 4 Avr 2011 - 16:51

En général, les jeunes nippons n'étaient pas des rebelles

Comme mon travail me plaisait, et tellement plus encore. Vraiment, voir des gens faibles, ou des adolescents en quête de réponses à des questions débiles et dénuées d'intérêt, doucement fragilisés à cause de leurs hormones.. Un réel plaisir que de les fréquenter, et plus si affinité. Ca me rappelait mon ancien emploi. En réalité, c'était surement mieux d'avoir changé d'établissement, puisque le mec que j'avais charmé se trouvait trop collant, et bien trop naïf et maladroit pour garder le secret de notre folle nuit dans mon appartement, encore vide à l'époque. Je savais bien que je devais choisir mes proies avec intelligence, flairer ceux qui n'allait pas me dénoncer quand j'allais les lâcher, ceux qui étaient assez fragile pour se laisser faire, même quand on venait piétiner leur fierté, encore et encore. Ceux là étaient parfait. S'ils étaient mignons en plus, c'était encore plus agréable. J'avais été pourvus d'yeux à la naissance, c'était bien pour en profiter non ? Et j'avais toujours aimé les belles choses, j'avais toujours tant apprécié reluquer des belles fesses biens formées, et un visage qui ne me laissait pas de marbre. Bien entendu, et maintenant que j'étais en couple, mon regard avait changé. Il était toujours présent, il se posait toujours sur les formes avantageuses d'un corps d'homme, le plus souvent, mais il n'en concluait pas les mêmes choses. Quand mon moi d'avant était en perpétuelle chasse, mon moi du présent se contentait juste du spectacle qui s'offrait à lui, fantasmant de temps à autre sur les coups de bassin que j'aurai pu donner à telle ou telle paire de fesses..Si.. S'il n'avait pas été là. Ouais, et même si je l'avais accepté, ça pouvait devenir lourd, quand ma main n'arrivait plus à me satisfaire. Moi et ma grande gueule, moi et mon caractère de merde qui me poussait toujours à tout contrôler.. J'étais complètement soumis à sa volonté, et bien que j'en râlais souvent intérieurement, j'adorais ça, j'aimais, je m'en délectais même.

M'arrêtant avec ma petite et frêle victime, je l'écoutais d'une oreille, l'esprit un peu ailleurs, vagabondant ici et là, comme s'il m'ennuyait déjà, je regardais et inspectais les couloirs, pour en juger de leur propreté. Les bâtiments Japonais étaient toujours assez bien entretenu, en générale, mais c'était un réflexe du à ma profession surement, puisqu'il nous arrivait de juger un endroit au nettoyage qu'il lui été accordé. Rien à redire ici, ou presque, pas plus sale ou propre qu'ailleurs, les toiles d'araignées ne décoraient pas encore les murs, les sols étaient propres, et aucune mauvaise odeur ne se dégageait des murs ou bien de l'air. Un bon point. J'avais toujours eu un sens olfactif assez développé, et j'avais donc assez de mal avec les mauvaises odeurs, étant vite incommodé par ses dernières, me voyant pris de nausées bien plus rapidement que la moyenne.

Kitano ? Il devait s'agir de son nom de famille, ce qui était plus que suffisant comme information. Il semblait bien encré dans nos mœurs encore, puisque j'eus même le droit à un salut des plus correct, me voyant forcé de rétorquer d'un léger coup de tête. C'était l'avantage d'être un adulte dans un monde de mineur, c'était toujours à eux de se trouver polis et respectueux, quand je pouvais avoir un peu plus de liberté de mouvements et de paroles. Il débita ensuite un flot de connerie, m'indiquant qu'il était un ex toxicomane, ou du moins, qu'il avait fait en sorte de ne plus l'être. M'ouais, première rencontre adolescente, et je tombais déjà sur un cas. Un mythomane ? Le genre de gamin qui se veut intéressant tant sa vie se veut monotone ? En général, les jeunes nippons n'étaient pas des rebelles, et très peu sortaient des sentiers battus. Lui semblait bien trop banal pour ce genre de chose, et bien trop trouillard surtout. Surement que Papa n'aurait pas apprécié que son fils, sa descendance, ait un comportement de jeune junkie américain. Ouais, un beau menteur qui se veut réclamer de l'attention de la part d'un quelconque adulte, et certainement que mes collèges de travail avaient déjà du avoir affaire à lui.

"Oh tu sais, les règles de politesse, ça a jamais été mon truc.." J'en souriais déjà, relevant la tête vers le plafond. ".. Et pour mon nom, tu le verras sur ma blouse quand tu me supplieras de te donner ta dose en médoc parce que t'auras replongé hein.."

Et j'en riais de nouveau, il était drôle ce gosse à vouloir se sentir important en s'inventant une histoire trash et exagérée. Surement qu'à sa prochaine prise de parole, il se justifierai avec son passé douteux, son père alcoolique, sa mère pendue avec des nouilles.. Ouais, le genre de chose typique d'un enfant qui pense que faire naître de la pitié chez les autres, ça peut être plus qu'intéressant.. Mais non. Je connaissais les névrosés, les réels, ceux qui ne pouvaient vivre seuls à cause de leur mentalité dérangée. Ma propre sœur faisait parti de ses gens si dépendants des autres, et pourtant si dangereux pour eux. Alors ça ne m'amusait pas tellement, ou pas trop longtemps. Vouloir se créer des problèmes sur le plan psychologique était vraiment quelque chose que je n'appréciais pas, voir pire encore.

"Bon allez p'tit, on arrête de rire de ça, et on se dirige tranquillement vers l'infirmerie." Je faisais bien d'en parler, puisque l'écriteau qui indiquait son emplacement venait de pointer son nez. Et dans un geste vif, j'attrapais son poignet, le serrant fortement. "On va vérifier si t'es accro hein. Les p'tits merdeux dans ton genre, j'apprécie que moyennement. T'as plutôt intérêt à avoir les veines en mauvaise état."

Et je l'entrainai dans mon infirmerie, ne lui laissant pas le choix de refuser. Il allait crier ? Et à quoi bon, j'étais l'adulte, l'infirmer, il me suffirait de sortir mon jargon incompréhensible pour me donner raison. Un jeu d'enfant en somme.
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