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 Adieux déchirants etc. [libre]

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(#) Adieux déchirants etc. [libre]  Mer 23 Mar 2011 - 17:28

    Décidément, je ne comprendrais jamais Maman. Ça fait bien une semaine qu'elle prépare mes affaires, pour que tout soit niquel, que mes valises sont dans l'entrée, et voilà qu'elle me réveille à cinq heures du matin pour qu'on ne soit pas en retard. Histoire qu'on ai encore des choses à régler à la maison. Non, vraiment, je ne comprendrais jamais. Je ne sais pas, tout est en ordre, et il faut encore faire attention. C'est pas ma philosophie à moi. Enfin bon. Du coup je me suis levée, puisqu'il le faut bien ! Et il faut croire que Maman avait prévu de partir quelques jours. Oui, elle avait coupé l'eau. Et l'électricité. Super pour prendre ma douche... Il faut dire qu'au début j'ai eu la surprise d'avoir un jet froid sur ma peau délicate, jusqu'à ce qu'elle ferme définitivement le robinet. Puis dans le couloir, un calvers... Combien de mur je me suis pris ? Bref, ça m'a semblé louche quand même. J'avais choisi mes plus beaux habits la veille : Un chemisier jaune pâle accordée à une magnifique jupe orangée. Enfin, magnifique, ça n'est que mon point de vue. J'avais d'ailleurs encore passé plus d'une demi heure à lisser mes cheveux, la galère. Finalement j'en suis assez satisfaite.
    Le petit déjeuner s'est passé en quatrième vitesse. Un petit pain, un verre de lait, même pas de quoi me remplir le ventre et j'ai sauté dans la voiture. Vraiment, Maman devait avoir quelque chose d'urgent à faire. Mais comme d'habitude, je n'ai pas posé de questions. Elle l'aurait très certainement mal prit. Assise à la place du mort, je regardais le paysage défiler. En fait je regardais dans le vide, histoire d'éviter trop de questions. Je savais que j'allais pleurer, c'était évident. Et je préférais retarder ce moment le plus possible. Oui bon, ça n'a pas été des adieux déchirants comme dans les films, mais c'était assez triste tout de même. Ouais. Ça n'a pas prit beaucoup de temps d'ailleurs de faire le chemin. Une heure au grand maximum, et encore. Quand Maman s'est arrêtée devant l'école, j'ai frémis. Pas parce que c'était imposant - les écoles américaines étaient presque aussi grandes que celle ci, tout du moins en apparence - mais parce que j'ai réaliser que j'allais être seule. Oui, seule. La chose que je haïssais le plus au monde. J'aurais préféré partir en courant, mais bon, ça n'est pas des choses qui se font habituellement.
    Maman me sourit, d'un pauvre sourire blême et triste. Et elle m'ouvrit la portière. C'est à moitié endormie que je sortis ma valise du coffre, et la traînais devant le portail. Brr, un portail. Qu'est ce que j'aimais pas ça. Non plus. Je me retournais vers ma génitrice (oui, je commence à essayer de me détacher d'elle), et elle me tendis le petit papier avec inscrit le numéro de ma chambre et autres formalités.

    "M'man... Tu veux pas m'ouvrir le portail ? Nan, vraiment. J'aime pas ça. Imagine que j'arrive pas à l'ouvrir. La honte. Mais la Honte quoi, avec un grand H. Le premier jour. S'il te plaît, ne ruine pas ma vie Maman, aide moi à ouvrir ce portail."

    Elle avait prit l'habitude de ce genre de... Caprices si ont peut dire ça comme ça, et c'est amusée qu'elle tourna la poignée avant de m'embrasser. Elle allait me manquer. Moi aussi je lui manquerait. Oui oui, je lui écrirais tous les jours. Et elle me répondrait dès qu'elle recevrait mes lettres. Je crois que nous avons passer une bonne demi-heure avant de desserrer notre étreinte et que je ne m'engouffre dans ma nouvelle maison. Kobe High School. Bon, disons que le High School m'était familier alors, pour me rassurer. Mais en fait j'avais les jambes qui tremblaient. Je n'arrivait même pas à tenir ma valise que je fis tomber à plusieurs reprises. Il faisait beau, c'est vrai. C'est bien la seule chose qui, peut être, me remontait le moral. C'était vraiment... stressant. Ouais, il y a pas d'autres mots pour décrire ça. Et puis vint le moment où je pénétrais dans le grand Hall. Cette fois personne ne vint m'aider à ouvrir la porte, mais j'ai réussis. Quand même. C'était assez... Imposant. Là je peux le dire, ça m'a donner les choquottes. En plus il faisait vraiment frais là dedans, pour ne pas dire froid. J'étais complètement paniquée à l'idée de devoir trouver ma chambre toute seule. Alors j'ai fais quelque chose de vraiment pas courageux. J'ai posé ma valise par terre, et je me suis assise dessus. Et quoi ? J'ai attendue. Voilà, j'ai attendue. Que quelqu'un vienne et m'adresse la parole.
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(#) Re: Adieux déchirants etc. [libre]  Lun 11 Avr 2011 - 17:50

Je regardais la terre qui se rapprochait de plus en plus . J'avais du mal à garder mes yeux ouverts, cela faisait déjà 12h que j'avais quitté la France, il était 6h30 et je n'avais dormi que 4heures entrecoupées. Je me demandais comment j'allais faire pour garder les yeux ouverts en cours, et surtout si j'allais réussir à être à l'heure. Je parlais couramment japonais, malgré mon accent, mais je n'étais jamais allé au pays du soleil levant, et je savais que beaucoup de choses y étaient différentes, mais je ne savais pas vraiment lesquelles. Avant de partir, j'avais donc retiré les perles qui recouvraient l'une de mes mèches de cheveux, et je m'étais habillé discrètement : T-shirt blanc un peu large, pantalon noir et Converses® montantes noires.
L'hôtesse de l'air nous dit d'attacher nos ceintures, ce que je fis en me crispant légèrement sur mon siège, redoutant l’atterrissage.

Une fois descendu de l'avion et après avoir récupéré mes bagages, c'est à dire une demi-heure plus tard, vers 7h, je sortais de l'aéroport et trouva facilement un taxi. Je montais dedans après avoir déposé ma valise dans le coffre, je retirais mon gilet noir et ma besace que je posais à côté de moi, je m'attachais puis je regarda le paysage qui s'offrait à moi. Ça faisait un choc de le voir en vrai. C'était si beau ... Je me stoppa dans ma contemplation en sentant mon ventre me tirailler. Je fouilla dans ma besace pour en sortir une barre de céréales au chocolat et une brique de lait à la fraise. Je mangeais donc doucement, savourant ce moment en regardant la ville qui défilait.
Le taxi me déposa devant l'entrée de Kobe High School. Je le paya, mon père m'ayant envoyé un peu d'argent avant mon départ. Je remis mon gilet, sortis de la voiture, mis ma besace sur l'épaule, ferma la portière, alla chercher ma valise, puis m'arrêta devant le début de ce grand chemin. Je regardais l'ensemble en vérifiant bien que c'était le bon nom qui était écrit sur le mur, puis j'avança. Je ne savais pas trop où aller, j'allais vers le bâtiment blanc qui semblait être l'école. Je m'arrêta devant la porte d'entrée pour jeter mes emballages et respirer un bon coup, essayant de ne pas stresser encore plus. Après 5 mins de bataille mentale, je poussa enfin la porte du bâtiment avec ma grosse valise. J'étais dans un grand hall, et je ne savais où aller, je n'avais aucune information. Devais-je aborder quelqu'un ? Chercher le bureau du principal, du CPE, ou aller à la salle des professeurs ? Je me posais encore d'autres questions quand je vis une fille dans un coin. Elle était assise sur une valise. Voulais-ce dire qu'elle venait d'arriver ? Où peut-être qu'elle s’apprêtait à repartir ? J'hésitais à aller la voir. J'avais surtout peur qu'elle ait du mal à me comprendre avec mon accent français. Je m'approcha doucement d'elle en tirant ma lourde valise et lui demandait :


<< Excuse-moi, tu es nouvelle ? Je viens d'arriver, et je ne sais pas où aller ..>>

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