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 [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.

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(#) [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Dim 7 Aoû 2011 - 18:20

● Pour l'instant, je vaguais à mes propres occupations

Enfin les vacances. Un peu de calme et de détente surtout. Je n'aurai pas à craindre l'arrivée inattendue et sauvage de Yôma dans un autre pays, et surtout un île aussi paradisiaque. Je ne sus jamais réellement pourquoi l'école avait décidé de nous emmener à un tel endroit. L'île ressemblait plus à un centre touristique pour personne âges, couples récemment mariés ou riche familles, que d'un voyage scolaire pour les ados et jeunes gens que nous étions. C'était presque certain, les activités n'allaient pas être toutes culturelles, et certainement que notre escale en Australie serait bien plus vive en apprentissage qu'en divertissements. Mais je n'avais pas pas à m'en plaindre, un peu de détente après les examens d'étés ne pouvait pas me faire du mal, au contraire. J'allais pouvoir relâcher un peu la pression tant au niveau scolaire qu'émotionnel. Même l'idée de lézarder sur les plages pendant des heures me tentait.. Alors que j'avais du mal à supporter le soleil, et que ma peau cramait en moins de trente minutes si je n'avais pas d'écran total parsemé sur tout mon corps. Ma blondeur n'arrangeait rien, et si je ne protégeais pas ma tête et mes yeux, je me voyais rapidement pris de migraines et d'insolations plus qu'insupportables. Une expédition dans les pays froids et enneigés aurait été très bien accueillie par ma personne, mais encore une fois, je devais être l'un des seuls à penser ainsi. Les autres devaient se réjouir déjà du temps libre qui allait nous être accordé, et des heures qu'ils allaient pouvoir passer à parfaire leur bronzage, sans risquer de se prendre la tête avec une quelconque visite historique. Du matin d'ailleurs, nous étions allé sur un site de la seconde guerre mondiale, puisque l'île de Guam avait été témoin de la bataille aérienne entre le Japon et les État-Unis. Bien que notre guide semblait être assez hésitant sur certains détails, la visite de ce site m'eut plu fortement, et j'en ressortais grandi d'informations culturelles. Bien entendu, Edwin lui, s'impatientait déjà pour le zoo de l'après midi, activité bien plus attrayante pour l'enfant hyperactif qu'il était.

Et il n'était pas le seul, à mon grand malheur. Beaucoup, et surtout les plus jeunes, ne parlaient que de la visite au zoo qui allait se dérouler prochainement, comme si notre histoire, puisque la guerre avait été mondiale, était moins importante que de voir des bonobos se grattaient les fesses et en rire copieusement. Non, vraiment, je ne savais si un tel animal s'y trouvait, mais l'idée était là, et Edwin n'en pouvait plus de me parler de ce qu'il allait pouvoir y voir. Le repas du midi passa donc très rapidement. Je choisis un bento froid, puisque nous n'avions pas tellement le choix, et végétarien, pour ne pas trop charger mon estomac inutilement. Manger lentement avait toujours été primordial pour moi, mais lorsque l'on doit suivre un groupe, il est toujours de mise de se calquer au rythme commun, pour ne pas ralentir le tout. Quelques évènement anodins se passèrent, et certain tentèrent d'avoir une seconde ration, comme si la première n'était pas suffisante. J'avais pris l'habitude de ne plus réellement réagir à toutes ses broutilles, puisqu'elles étaient plus que quotidiennes à la Kobe High School. Étant un lycée international, les personnalités plus que divers s'y côtoyaient, et les caractères les plus forts étaient souvent ceux qui se démarquaient le plus. C'est sans plus d'agissements que je me dirigeai vers le zoo, profitant de la petite promenade en bus pour digérer et me reposer légèrement.

"Je pars de mon côté, amuse toi bien Dwini."

Dwini n'était pas un surnom que j'utilisai souvent. Il était trop affectif et bien trop enfantin pour lui à présent. Mais plus petit, et alors qu'on m'avait appris la venue de mon frère et de son prénom, je n'avais su le dire correctement, et avait gardé cette appellation pendant plusieurs années. Il était de plus en plus rare que je le nomme ainsi, puisque je n'avais pas envie qu'il pense que nous puissions être des frères proches et complices.. Mais j'étais bien, réellement bien et serein depuis que nous étions partis en vacances. Edwin n'avait pas à s'y habituer, et devrait certainement retrouver ma trop grande rigueur le soir même, lorsqu'il serait un peu trop énervé dans la chambre que nous partagions, à mon plus grand désespoir.

Et je voulais faire cette visite seul. Ou plutôt, j'avais désiré passer un peu de temps avec le surveillant si particulier qui nous accompagné. C'était sans compter sa popularité auprès des jeunes filles de notre établissements, et même des plus âgés. C'était comme s'il ne pouvait jamais être seul, et je me voyais mal aller lui quémander un peu de temps. J'allais avoir tout le loisir de le retrouver à un autre instant, au moins pour le remercier de son comportement plus charmant et admirable. Pour l'instant, je vaguais à mes propres occupations, m'arrêtant quelques instants devant le couple d'iguane dans son enclos, bien trop occupé à dormir pour se montrer sous un meilleur angle. Je ne pouvais que les comprendre, et certainement que j'aurai détesté être ainsi épié sans pouvoir y faire quelque chose, ou m'enfuir. Cela devait être bien embêtant et ennuyant pour eux de voir tant de visages passer, tant d'exclamations inutiles à leur sujet et tant de doigts pointés dans leur direction. Soit, ils n'avaient pas non plus l'air d'être les plus malheureux du monde, et devaient se satisfaire de la vie qui leur avait été offerte. Je passais ensuite devant plusieurs enclos, lisant toujours le petit panneau explicatif, qui était le plus intéressant pour moi. Simplement pour moi, j'avais l'impression. Beaucoup d'élèves ne faisaient que s'appuyer contre les barrières, à sauter comme des jouets à ressorts mal remontés.. Sans même prendre le temps de savoir à quel animal ils avaient affaire. J'en secouais la tête faiblement, tout en soupirant, me disant que je pouvais changer le monde, de toute manière. J'allais ensuite vers un enclos qui me parût bien attrayant, tant visuellement parlant que d'un point de vu didactique.

Les panthères noires. Mais à vrai dire, je regardais une autre sorte de félin, qui ne se rapprochait de l'animal simplement par ses formes élégantes et agréable à l’œil. Dakota, déjà présente à admirer la noble bête. J'eus quelques secondes d'hésitations, avant d'aller véritablement à sa rencontre. Il fallait dire que je n'avais pas été le plus courtois des hommes avec elle, et que j'avais dû esquiver nos rencontres, certainement à regrets. Mais à présent que mon humeur était bien plus agréable, et que ma compagnie se révélait bien plus aimable, je m'avançais vers elle, posant ma main contre le haut de la barrière.

"Même allongé, on sent la grâce que dégage cet animal, tu ne trouves pas ?" Je ne délogeai pas les yeux de la panthère endormie, de tout son long, au soleil, pour continuer sur ma lancée. "Et dire qu'elle est l'un des félins les plus rapides au monde. Bien dommage de la voir ainsi enfermée." Et je me décidais enfin à regarder en sa direction, pour voir ce visage qui m'avait étonnement manqué. Une légère gêne s'installa presque automatiquement, comme à chaque fois, et grâce à la chaleur, j'allais pouvoir excuser la teinte légèrement rougie de mes joues. "Je te prie de m'excuser de mon absence, ces derniers temps.. J'ai eu à gérer les examens, la présidence du Club, ainsi que l'arrivée de mon jeune frère. J'espère sincèrement que tu me pardonneras." Et pour aller avec mon incommodité, je me frottai légèrement la nuque de ma main gauche, comme si mon embarras n'était pas assez visible avec le timbre légèrement hésitant de ma voix.

Et comme pour lui rappeler ce doux moment lors de la soirée du concours, je m'approchai de son visage pour venir y déposer un rapide baiser sur sa joue. Je savais que je n'allais pas recevoir de gifle en retour.. Et ce petit moment d'affection particulière m'avait terriblement manqué. Étrange situation qu'une nouvelle rencontre avec cette demoiselle. Dakota me rendait encore plus joyeux.
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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Lun 8 Aoû 2011 - 2:11

En posant le pied sur l’île de Guam, je me suis rendue compte que je mettais plus de deux mille six cents kilomètres entre ma grand-mère et moi. Et ça, ça m’a fait un bien fou. Je peux dire que j’ai prévu de m’amuser cette semaine, et encore plus la semaine suivante. La plupart des activités proposées par l’école sont assez sympas puisque éducatives, même si je me doute que certains n’en ont strictement rien à faire. Et nos heures de liberté nous permettent d’aller nager ou bronzer pour les plus narcissiques d’entre nous. D’ailleurs je suis sure que ma camarade de chambre est pressée d’aller à la plage pour montrer son super bikini à la dernière mode. Franchement, le type qui a fait la liste des chambres mérite des baffes. De toutes les personnes avec qui j’aurais pu me trouver, je tombe sur la seule nana que je ne peux pas supporter, ça c’est sur. Elle représente tout ce que je déteste chez une fille. La cohabitation va être difficile et je pense qu’elle va finir enfermée dans le placard avant la fin de la semaine.

Mais pour l’instant, elle est loin de moi et tant mieux. Le lundi après-midi est réservé à la visite du Cushing Zoo qui avait l’air assez sympathique sur la brochure. Et évidemment en tant que nana précieuse et narcissique, ma camarade de chambre est déjà loin avec ses superbes amies gloussantes. Dire que je vais devoir la retrouver ce soir dans la chambre. Heureusement que les moins de dix-sept ans sont obligés de rentrer pour vingt-deux heures trente et que les autres ont plus de temps, parce que sinon je l’aurais déjà tuée. Déjà que ce matin – première matinée ensemble – elle a mis tellement de temps dans la salle de bain que j’ai cru qu’elle s’était noyée. Mais non. Dommage. J’ai quand même eu peu de temps pour m’habiller, heureusement que je ne suis pas du genre à passer dix ans dans la salle de bain. Un simple short court en jean et un débardeur noir, ainsi que mes baskets et j’étais prête. Un sac bandoulière pour mettre quelques affaires, c’était tout et c’était suffisant.

Là je suis seule et j’en profite un peu. Je n’ai pas pour habitude de faire des trucs en groupe et j’avoue que voir l’attitude de certains me dérange un peu. J’aime ma solitude, je m’y suis habituée. Les poufiasses qui gloussent et les gamins qui braillent, ça m’énerve. Mon grand-père m’a offert un appareil photo pour mon anniversaire, prétextant que le Japon recelait de choses magnifiques à voir et à partager. Aussi curieux que ça puisse paraitre, je ne l’ai inauguré qu’en posant le pied sur l’île. Ma première photo prise c’était le débarquement de l’avion. Je continue à user la carte mémoire en prenant les animaux dans l’enceinte du zoo. J’enverrais même les photos à Keira par email en rentrant à l’école.

Je me suis arrêtée devant les panthères noires, des félins que j’apprécie particulièrement pour leur intelligence. Je les observe, appuyée sur la rambarde juste devant le grillage et je prends quelques photos. Jusqu’à ce que j’entende quelqu’un s’appuyer sur la rambarde, juste à mes côté. Un coup d’œil et je reconnais Elliot, qui semble admirer les panthères lui aussi. Il trouve même dommage qu’elles soient enfermées ainsi. Mais au moins elles sont en sécurité, loin des braconniers et autres dangers de leur milieu naturel.

J’observe Elliot du coin de l’œil. Je ne l’ai pas vu depuis longtemps, depuis la soirée du concours en fait. Et je dois dire qu’il me manquait. Il s’excuse alors de son absence, m’explique qu’entre les examens, la gestion de son club et l’arrivée de son petit frère, il n’a pas eu tellement de temps à lui. J’ai entendu dire qu’un autre Livingston était dans l’école mais je n’ai pas encore eu le plaisir de le rencontrer. Je sais d’ailleurs qu’il partage sa chambre d’hôtel avec son frère ; drôle de coïncidence. Il ajoute qu’il espère que je vais lui pardonner. Même si les dernières semaines ont été un peu mouvementées de mon côté aussi, j’avoue que j’aurais bien aimé le voir un peu plus souvent quand même. Mais je pense que la fin de la soirée du concours nous est restée en tête et qu’aucun de nous n’a réellement voulu faire le premier pas. Et vu la gêne qu’il a maintenant, je me doute ce que cela devait être il y a quelques semaines. Je n’ai pas le temps de dire ou faire quoique ce soit qu’il s’approche de mon visage pour m’embrasser sur la joue, comme lors de la soirée. Je rougis instantanément, comme une collégienne en rut. Le fait qu’il fasse ça ici, devant d’autres personnes susceptibles de nous regarder, est assez surprenant. Mais je ne dis rien.

Je te pardonne. Je n’ai pas eu beaucoup de temps à moi non plus.

Je me retourne et m’appuie sur la rambarde, mon appareil photo dans les mains. J’observe certains élèves qui passent de cages en cages en poussant des cris et esquisse un sourire moqueur. On a l’impression que certains n’ont jamais été dans un zoo auparavant. Espérons que les autres excursions ne se passent pas de cette façon, je trouve les plus jeunes un peu bruyants.

Alors ? Prêt à aller te faire dorer au soleil, loin des cours et des livres ?

Souriante, je me retourne pour lui faire face. J’ignore s’il est du genre à se prendre un cocktail au bord de la piscine de l’hôtel où s’il préfère rester dans sa chambre et lire un livre. Mais je compte bien profiter de ces deux semaines puisque là, il n’aura aucune échappatoire, on sera ensemble pendant les prochains jours. Je passe la dragonne de mon appareil autour de mon poignet puis je m’approche d’Elliot en souriant. Je passe alors mon bras sous le sien, me rapprochant un peu plus de lui par la même occasion.

Ca te dirait qu’on passe le reste de la journée tous les deux ?




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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Lun 8 Aoû 2011 - 3:24

● Par contre, je ne connaissais pas les préférences de Dakota.

Dakota, la plus troublante des filles que j'eus le plaisir, ou non, de rencontrer. Moi qui m'étais toujours promis d'être le plus parfait des gentleman avec la gente féminine, je devais médiocrement avouer que j'avais été le plus ignoble des goujats avec elle. Pour la première fois de ma vie, je me plaisais à regarder une jeune femme. Pour la première fois, je ne devais plus détourner le regard quand c'était des courbes purement masculines qui attiraient mes yeux. Je n'avais pas à en être honteux, ou pas de la même manière, et cela me raviver le cœur et l'esprit de savoir que j'étais capable d'être normal, après tout. Je ne savais même pas si Père allait l'apprécier.. Et là n'était pas la question, grand Dieu non. Tout ce qui comptait à l'instant pour moi, et même si ce n'était qu'une bien égoïste pensée, c'était d'être également important pour elle, d'être la personne un peu plus particulière que les autres. Maintenant qu'elle était avec moi, et que j'avais repris ce délicieux contact avec elle, je me trouvais stupide et incohérent, de ne pas avoir cherché sa présence plus rapidement. Et ce n'était pas le soleil qui tapait ma tête et sa chevelure blonde, non loin de là. Bien lucide dans mes propos mentaux, je me faisais une joie de passer le reste de la journée en sa présence, tout comme elle venait de le suggérer. Fort heureusement, elle semblait tout aussi enclin à vouloir de ma personne, puisque je n'eus pas le temps de protester que mon bras fut capturé par le sien. Je devais bien avouer que j'avais eu un léger recule, presque imperceptible, étant donné qu'il n'était que de quelques millimètres. Mon bras s'était légèrement crispé, pendant quelques secondes, avant que je ne retrouve toutes mes commodités habituelles. La toucher n'était pas un problème, au contraire même, son contact me redonnait confiance en l'avenir, et faisait battre mon cœur un peu plus vite encore. Par contre, je ne me risquais plus à la regarder dans les yeux, certain de rougir de manière bien trop voyante pour cacher ma gêne un peu plus longtemps. J'avais l'audace de forcer mon regard en sa direction, sans bouger la tête pour ne pas me trahir. Dakota était habillée comme il se devait pour un temps pareil, et avait le chic pour ne jamais paraître vulgaire.. Ce qui me plaisait, bien entendu.

"Si c'est ainsi que je dois me faire pardonner, alors tu me verras fauter à de multiples reprises." Et je souriais, simplement, voir comme un imbécile heureux. Gardant son étreinte, je pris le premier pas, pour continuer la visite du zoo. Je savais les singes légèrement plus loin, et d'ailleurs, les entendais clairement. "A vrai dire, je n'ai pu m'empêcher d'amener de la lecture. Je veux bien tenter de faire bronze mon corps d'Anglais habitué à la pluie.. Mais pas en ne faisant rien."

C'était vrai, j'avais pris de la lecture pour les creux, pour les temps de pauses annoncés au programme. Je savais le lendemain réservé à la plage, et certainement que je n'allais pas supporter de rester toute la journée sans une activité stimulante pour le cerveau. Lire au soleil devait être bien agréable, si le bruit autour n'était pas trop encombrant. De toute manière, il m'était toujours possible de m’attabler à une terrasse, commandant de temps à autre des boissons rafraichissantes pour justifier la réservation de ma place. Par contre, je ne connaissais pas les préférences de Dakota. Si je comptais passer du temps avec l'Américaine - et elle n'allait pas vraiment en avoir le choix - alors je devrai aussi me plier à ses activités favorites et même à passer du temps avec les personnes qu'elle côtoyait au quotidien, au pensionnat. Je lui faisais confiance sur ce dernier point, et je pensais fortement qu'elle ne devait pas se lier avec des personnes trop étranges, ou trop extravagantes. Pour les activités, il y avait toujours des compromis, et à vrai dire, je me fichais du fond, quand j'avais avec moi la demoiselle. Voila, j'étais niais, niais et simplement bien, soupirant de bien être au lieu de tristesse, avançant d'un pas calme et serein, au lieu de craindre chaque rencontre. L'on pouvait même me qualifier de fier, tant j'étais combler d'être ainsi vu avec une personne aussi douce et gentille que Dakota. Loin de moi l'idée de parader, et d'en faire un objet, mais voila bien longtemps que je n'avais pas été si confiant et si...naturel. Je n'avais pas à feindre la normalité, je n'avais pas à faire semblant d'aller bien, puisque je l'étais. L’américaine ne devait certainement pas se douter de son pouvoir et de son influence positive sur moi.. Ce n'était pas réellement un problème, je voulais juste que tout cela continue, pour une fois.

"J'VEUX VOIR UN DRACAUFEU ! J'VEUX VOIR UN DRACAUFEU ! J'VEUX VOIR UN DRACAUFEU !"

Un rapide pas en arrière, quand l'un des plus jeunes participant du voyage manqua de nous percuter pour aller en direction des iguanes. J'en secouais la tête, les lèvres légèrement retroussées pour marquer mon incompréhension. Le petit Anglophone - puisqu'il s'était exprimé dans la langue de Shakespeare - à casquette, semblait clamer quelque chose d’incompréhensible.. Par moi en tout cas. Il me rappela Edwin par sa fouge, et je n'avais pas envie de passer mon temps à me préoccuper d'adolescents turbulents comme lui. Fort heureusement, et alors que ma tête avait suivi sa course tout naturellement, je repris la marche, m'en amusant plus qu'autre chose. Il était déjà bien loin, et allait à l'opposé.

"Eh bien ! " M'exclamais-je un peu plus vivement qu'à l'accoutumé. "Je ne sais pas ce qu'est un Dracoufet, mais ça doit être important pour mériter un tel enthousiaste." Et je lui souriais encore, resserrant légèrement le bras qui entourait le sien. "Pour ma part, je t’emmène simplement voir les primates.. J'espère que cela te conviendra."

Et nous continuions à nous déplacer simplement, à notre rythme. J'avais remarqué l'appareil photo qu'elle tenait depuis un moment, mais n'avait pas voulu me risquer à en parler, au risque de devenir la prochaine cible de ses prises. Non pas que j'allais refuser, mais je me savais simplement horrible sur les clichés de papier glacés. Savoir qu'elle possèderait des photos de ma personne m'alarmait également, mais comme pensé plus haut, j'allais devoir prendre sur moi, même un minimum, pour éviter de la froisser. Ce n'est qu'une fois près du nouvel enclos, que je me permis de la lâcher pour aller voir l'écriteau de renseignements sur l'espère présentée. Il s'agissait simplement du Macaca Fuscata, ou plus communément appelé "Le macaque Japonais". Il avait du être importé du pays du soleil levant pour que les nippons soient un peu familiers de ces bêtes. Légèrement décevant.

"Tu savais que ces petites bêtes étaient très friands des sources d'eaux chaudes ?" Et j'en étais le premier étonné, m'imaginant en train de ma baigner en compagnie de ces primates. L'idée m’arracha un sourire plus grand encore, ainsi qu'un plissement des yeux et des sourcils. Vraiment, ce que je pouvais être idiot à certaines de mes réflexions.
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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Mer 10 Aoû 2011 - 1:46

J’ai l’air niaise. Je me sens comme une adolescente pré-pubère qui vient d’être invitée par son premier petit ami. Et c’est à mille lieux de ce que je suis d’habitude. A croire qu’Elliot me rend différente. Je n’aurais jamais pensé m’accrocher au bras d’un garçon et l’inviter à passer le reste de la journée avec moi, et pourtant je viens de le faire. Je le redis, j’ai l’air niaise.

Heureusement, Elliot n’a pas l’air d’être contre l’idée de passer la journée en ma compagnie – et c’est tant mieux parce que je n’aurais pas vraiment apprécié de me prendre un vent. Je le suis tandis qu’il avance en direction d’un autre enclos situé un peu plus loin tout en m’expliquant qu’il a quand même pris de la lecture puisque même en bronzant il ne supporterait pas de ne rien faire. J’avoue que je reste un peu pareil. Tant qu’à se faire dorer la pilule au soleil, autant faire quelque chose en même temps afin de ne pas s’endormir. Lire ou écouter de la musique. Je sais que certains vont même aller jusqu’à se fabriquer des châteaux de sable. Je sais qu’il y a certains élèves du club de photographie parmi nous, je suis sure que ceux qui s’amuseront dans le sable finiront dans l’album de fin d’année. Ca promet d’être marrant.

Je suis sur le point de répondre quelque chose à Elliot quand nous sommes interrompus par un hurlement : quelqu’un veut voir un Dracaufeu. Je reconnais alors mon plus jeune colocataire – où plutôt sa casquette vu la vitesse à laquelle il passe devant nous – en train de courir vers des enclos un peu plus loin. Elliot semble un peu choqué par ce qu’il vient de voir mais prend ça à la rigolade, expliquant qu’il ne sait pas ce qu’est un Dracoufet. J’esquisse un sourire.

Pas un Dracoufet, un Dra-cau-feu. C’est un pokémon

Je me doute qu’Elliot ne doit pas jouer souvent à la console, et encore moins à Pokémon. Mais quand même, ne pas connaître le Dracaufeu. Où alors c’est parce que je côtoie trop Nitwit et que je commence à connaître tous les Pokémons. Nous continuons notre route vers un enclos un peu plus loin, celui des primates. Elliot me lâche le bras pour aller lire l’écriteau afin d’en savoir un peu plus sur les animaux face à nous. J’en profite pour faire fonctionner mon appareil photo vers la plus proche bêbête pendant qu’Elliot m’explique à quel point ces animaux aiment les sources chaudes.

Je profite du fait qu’il ne me regarde pas pour lever mon appareil photo vers lui et capturer son visage. J’essaye de faire ça sans qu’il ne me voie. Contente de ma photo, j’esquisse un sourire avant d’arrêter une famille qui passe juste devant moi pour leur demander – en japonais – s’ils peuvent prendre une photo. J’ignore si Elliot appréciera mais tant pis, autant essayer. Je laisse mon appareil au père de famille et je me rapproche d’Elliot en attendant la photo. C’est aussi une bonne excuse pour pouvoir me coller à lui en fait. Je réagis comme une adolescente. Une fois la photo faite, le père me tend mon appareil et je le remercie avant de jeter un œil vers l’écran, voir à quoi nous ressemblons. J’esquisse un sourire et tend l’appareil vers Elliot.

Tu vois, on est pas trop mal. On voit même les animaux derrière nous.

Je souris comme la niaise que je suis et me rapproche d’Elliot pour m’accrocher encore à son bras, me collant à nouveau à lui.

Les vacances ne sont pas terminées ; je suis sure qu’il y aura plein d’autres photos de nous dans cet appareil.
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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Mer 10 Aoû 2011 - 2:56

● Mes joues se mirent à virer à l'écarlate.

Mon ignorance, ou comment passer pour le plus parfait des idiots devant la jeune femme que j'ai convoité depuis un certain moment déjà. Dakota eut la gentillesse de me reprendre m'indiquant que l'animal envié par le jeune garçon n'était pas celui que j'avais cité.. Un Pokémon.. Je ne savais même pas ce qu'était cette chose. Soit, je n'allais pas en mourir non plus, et certainement que c'était l'un de ces trucs à la mode qui me passait particulièrement au dessus de la tête. Ne voulant pas passer pour plus bête encore, j'avais décidé de ne pas en rajouter, me concentrant sur nos nouveaux compagnons, les macaques. Étrange situation que de devoir parler de cette espèce animale à la demoiselle que je voulais à mes côtés.. Mais j'étais loin d'être un Don Juan, et le romantisme ne devait pas être l'une de mes qualités premières, également. Ce n'était pas des plus important. Dans tout les cas, j'avais une bonne semaine, un cadre plus qu'idéal et envieux, ainsi que de multiples occasions pour montrer mon côté beaucoup plus doux, sentimentale et romanesque. Notre emploi de temps, bien que convenablement chargé, me laisserait le temps de l'inviter au restaurant, par exemple. Mais pour l'instant, je parlais des macaques. A vrai dire, et si cela avait pu la faire rester à mes côtés, je me serai même engagé dans une discussion des plus loufoques comme les Pokémon chéris de l'enfant de tout à l'heure. Vraiment, même à ne rien comprendre, je préférai fixer ses douces lèvres tout en hochant la tête. Non, tout de même, j'avais trop de respect pour elle pour la considérer comme une cruche inintéressante une fois qu'elle ouvrait la bouche. De ce que je savais de l'Américaine, c'était qu'elle avait une certaine culture, et ne crachait pas contre de nouvelles connaissances. Tout cela me correspondait. Au contraire, je n'aimais pas les personnes fières de leur ignorance, se vautrant dedans sans même jamais chercher à s'améliorer.

Mais très vite, je déchantai. Me voila collé à Dakota, obligé d'être pris en photo, comme je le craignais tant. Je lâche un long soupir que je veux le plus discret possible, avant de tenter d'avoir la tête et l'air le plus appréciable possible. Déjà que je suis loin d'être photogénique, il a fallut que je sois pris par surprise. Génial, tout simplement du grand art. Bien entendu, je n'ai pas oublié de remercier la charmante famille qui m'a mit dans tout mes états. Mes joues se mirent à virer à l'écarlate, et je n'osai même pas regarder le résultat du cliché. Après plusieurs secondes d'hésitations et pour ne pas la vexer surtout, je jetai un regard sur l’appareil photo, avant de poser ma main sur le petit écran.

"Fort heureusement pour toi que ces appareils ne marchent plus à pellicules, et que je suis donc incapable de détruire cet immonde portrait !" Je n'étais pas réellement fâché, et cela se sentait dans ma voix.. J'étais juste.. Cruellement gêné. C'était la première fois que j'étais en photo avec une jeune femme et qu'elle n'était pas ma mère, ou une cousine proche. Ma gêne se vit également sur la photo prise, où j'avais l'air encore plus bête et ahuri que le jeune homme qui criait à s'en faire mal à la gorge. Après quelques instants, je retirai ma main, et soupirai, bruyamment cette fois. J'étais réellement laid. "J'aime particulièrement le macaque qui montre ses fesses juste au dessus de ma tête.. C'est comme si c'était un prolongement en fait.." Et je ne pus m'empêcher de faire une moue presque dépitée, constatant que ce petit détail me sautait aux yeux, à présent.

Ce qui me gêna encore plus, fut sa dernière phrase, avant que je ne m'exprime sur la photographie.. D'autres ? Encore.. Alors l'épreuve allait durer sur la longueur, comme un fil rouge que l'on trouvait éreintant. Maintenant que j'étais prévenu, j'allais pouvoir m'entrainer sur des faciès respectables à lui proposer, plutôt que mon air ridicule d'Anglais prit au dépourvu. Et je me détachai légèrement d'elle, pour avoir la place et l'aisance de sortir le plan du zoo de la poche arrière de mon pantalon. Après quelques instants à le scruter, tout en lâchant quelques bruits de personne qui réfléchi intensément, je la regardai, mon sourire revenu.

"Si j'en crois ce plan, nous ne sommes pas loin du coin restauration, ça te dirait donc d'y faire un tour, histoire de se rafraichir devant une glace.." Une glace.. C'était une bonne idée pour moi, mais je venais à me demander si elle le prendrait de la même manière.. Les filles étaient parfois bien susceptibles sur leur poids et donc, tout ce qui pouvait les amener à grossir. ".. Ou tout ce que tu veux d'autre ! Je-.. Je ne t'oblige à rien." Et voila que je fus gêné à nouveau, et que je pris le plan comme issue de secours pour qu'elle n'eut pas à le remarquer. Décidément, j'étais lamentable quand il s'agissait de m'exprimer en sa présence. Soit, maintenant que j'avais son approbation, je me risquai moi même à lui reprendre le bras pour avancer de nouveau. Une grande inspiration, et voila que j'étais de nouveau à ses côté, pas réellement à l'aise d'avoir du agir par mes propres moyens. J’espérai simplement que ma gêne ne fut pas totalement remarquée.

Et après quelques minutes de marches, où je fus bien plus occupé à regarder partout pour éviter de dire d'autres sottises, nous arrivions donc à la fameuse buvette, bien assaillie par plusieurs de nos camarades du pensionnat. Il y avait donc une attente plus où moins importante, et je plissais les lèvres, ne sachant pas quoi réellement prendre, tant je n'avais pas l'habitude de manger des glaces.. Ou que plutôt, celles enveloppées dans du papier plastique ne m'étaient pas vraiment familière.

"Je pense plutôt prendre l'espèce de gros tube qui s'enroule là.. Au fruit et à l'eau, ça devrait être rafraichissant non ?" A en croire l'affiche des plaisirs glacés, j'allais devoir commander un "Twister"..Quel nom étrange pour une glace.. Enfin, elle semblait être la moins étrange de toute.
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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Sam 3 Sep 2011 - 2:25

En m’entendant parler à Elliot, je me demande si je ne dois pas me foutre des baffes. J’agis comme ces filles que je ne peux pas supporter, un peu comme pourrait le faire ma camarade de chambre, cette poufiasse. J’imagine facilement comment elle doit se comporter avec les garçons et je déteste ça. Et c’est exactement comme ça que j’agis en présence d’Elliot. Je suis quand même accrochée à son bras. Accrochée ! Mais bon, je pense que c’est aussi un moyen pour moi pour le garder à mes côtés et éviter qu’il ne se sauve en courant. En m’agrippant à lui, je suis sure qu’il ne fuira pas rapidement si je dis un truc déplacé. Il regarde quand même la photo que l’homme a prise de nous deux, mais ne semble pas aimer. Il parle même de vouloir détruire la photo. J’esquisse un léger sourire en l’entendant faire un commentaire sur la photo, parlant du macaque derrière lui.

Au pire, on en refera une autre. Meilleure.

J’esquisse un sourire parce que je sais que ça risque de ne pas l’enchanter mais j’aime bien l’embêter aussi de temps en temps, c’est mon côté chieuse qui fait ça. Il s’écarte de moi le temps de sortir un plan de sa poche de pantalon puis le scrute à la recherche de quelque chose. Selon lui nous ne sommes pas loin d’un coin restauration, si bien qu’il me propose d’aller y faire un tour pour se trouver quelque chose à manger. C’est vrai que je ne suis pas contre manger – ou boire – quelque chose de frais. Elliot s’agrippe à mon bras avant de se mettre à marcher, laissant passer quelques minutes d’un long silence. Je pense que nous sommes tous deux gênés par nos attitudes respectives, qui n’ont pas l’air d’être habituelles pour nous. Du moins, je le ressens comme ça. Je n’ai pas l’habitude d’être agrippée au bras d’un garçon, encore moins d’un garçon comme Elliot, en plein milieu d’un zoo pendant un voyage scolaire qui plus est.

J’observe les autres élèves de l’école se diriger vers le stand de friandises et se pousser pour voir qui va arriver en premier, tout en regardant ce que le stand propose à manger de rafraichissant. Je ne connais pas la glace qu’Elliot a choisi de prendre et je ne sais pas ce que je vais choisir. J’observe le « menu » écrit en japonais mais traduit en anglais juste en dessous. Et tant mieux parce que j’ai du mal à déchiffrer les kanjis. J’opte finalement pour une glace à l’italienne, celles dans un cornet et demande deux parfums : menthe & chocolat. J’adore la menthe, et en voir proposé parmi les différents parfums me fait craquer. Je range mon appareil photo dans mon sac afin d’avoir les mains libres pour récupérer ma glace et je m’écarte du stand pour laisser passer les jeunes impatients. Je me rapproche d’Elliot tout en veillant à ne pas faire tomber ma glace et à la protéger des jeunes qui essayent d’accéder au stand.

Y’a-t-il quelque chose que tu voudrais aller voir en particulier ?
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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Lun 5 Sep 2011 - 1:50

● Je n'aimais pas le gâchis.

Au départ, j'avais pensé manger cette glace sur l'une des tables proposées avec des parasols et des bancs, un peu le genre de table que l'on voit dans les prairies pour picniquer, ou bien dans les parcs à thème. Mais non, et en nous y rapprochant d'un peu plus près, je ne pu que constater l'état dans lequel elles étaient, probablement à cause des touristes de la journée, et même de certain de mes camarades. C'était ainsi pour la plupart des personnes qui visitaient un lieu, une ville ou un autre pays. A partir du moment où ils payaient leurs déplacements et leurs visites, ils se sentaient vite permis de bien plus de choses qu'ils n'auraient du. Déjà, il y avait la propreté. Bien que les odeurs animales ne manquaient pas ici, ce n'était pas une raison pour rajouter du travail au personnel employé pour rendre le lieu bien plus agréable et sain à visiter. De plus, un papier qui s'envolait à cause du vent, pouvait se révéler dangereux pour les pensionnaires à poils ou à plumes, s'ils avaient l'occasion de le manger, sentant les restes d'odeur d'une barre chocolatée, ou fruitée, par exemple. Garder un lieu propre était l'une des bases pour moi, mais apparemment, il ne l'était pas pour tout le monde. Je voyais les poubelles déborder, ou bien des papiers jetés à terre, simplement. Même un enfant, accompagné de ses parents, venait de se permettre de balancer son pot de glace vide par terre, quand la mère n'avait pas voulu s'en occuper à sa place. J'en soupirai. Bien entendu, personne n'allait se précipiter pour aller le mettre dans un endroit plus adéquate, su était bien trop beau. Je me décidais donc à y aller, prévenant mon amie de mon départ de quelques instants. Il n'était pas bien difficile de trouver une poubelle disponible si l'on faisait quelque pas de plus

"Je te prie de m'excuser.. J'ai en horreur tout ce qui est en désordre, et toute la saleté en général." C'était vrai, et je préférai lui demander pardon pour un comportement qu'elle ne comprenait peut être pas, les Américains n'étant pas les plus réputés en guise de respect des autres. Non pas que je voulais la juger, mais je m'étais habituer à expliquer mon comportement, parfois bien décalé avec ceux de mon âge. Du moins, elle méritait d'en avoir des explications. "Menthe ? Audacieux, en bon Britannique que je suis, il est évident que c'est un parfum que j'affectionne tout particulièrement. Pour ce qui est de la suite de la visite, j'aimerai rester un peu au calme, le temps de finir tout cela, j'ai parfois du mal à allier plusieurs choses à la fois."

Et j'avais était bien trop rapide dans mon choix de glace, certainement. Je me retrouvais maintenant avec un pseudo délice rafraichissant, sûrement sur-dosé en sucre et en arômes artificiels. C'était de ma faute après tout, et je me décidais tout de même à la goûter. Et je devais paraître des plus idiots, pour couronner le tout. Une glace en forme de long tube, quelle idée grotesque une fois dans la bouche. J'en tournai légèrement le visage pour qu'elle ne puisse pas me voir ainsi, bien trop honteux. Parce qu'en plus de ne pas aimer la saleté, je n'aimais pas le gâchis, ou quand les personnes en voulaient toujours plus pour n'en garder qu'un quart, voir moins. Comme un enfant qui faisait une crise immense au supermarché, en compagnie de sa Maman, pour avoir les céréales qu'il avait vu dans une nouvelle publicité. Il y avait ensuite de fortes chances pour qu'il ne les aime pas, forçant le reste de la famille à finir son achat, ou bien à le jeter, comme la société d'aujourd'hui aimait tant faire. Je ne voulais pas avancer que tout ce surplus et ce était la cause des famines dans le monde, loin de là, mais la consommation d'un Écossais moyen était effrayante, si on la comparait à celle d'un Congolais, par exemple. Nous vivions dans une société de consommation accrue, de toute manière, et si mon acte ne pouvait pas y changer grand chose, je ne voulais pas me fondre dans ce moule de prodigalité. Et puis, même avec son excès de sucre, ma glace à l'eau en restant mangeable, voir agréable au palet. Ce qui me plaisait particulièrement, c'était la fraicheur qu'elle pouvait me prodiguer. Après, je savais que je n'allais pas devoir trainer à la manger, étant donné la chaleur du jour. Je sentais des gouttes d'eau sucrées et fruitées me couler sur les doigts, alors qu'il en restait encore plus de la moitié.

Nous nous étions retirés un peu plus loin, à l'ombre sous des arbres judicieusement placés. Comme je l'avais précisé plus haut, si nous avions repris notre visite, tout en mangeant notre glace, celles-ci auraient fondues bien plus vite, étant donné que nous aurions été distraits par tout ce qu'il y avait à voir. Mais je me servais de ma main de livre pour regarder à nouveau le plan, afin de poursuivre la visite, un peu plus tard.

"L'aquarium doit être sympathique à visiter non ? Comme il doit s'agir d'un lieu clos, il doit être climatisé, et l'on y sera bien mieux qu'ici.." Enfin, je parlais surtout pour moi même et mon incapacité à résister au soleil.

Et la glace n'en finissait plus de couler, maintenant. J'en avais partout sur ma main gauche, et tentait de la reculer le plus possible de mes habits pour ne pas les tâcher. Dakota avait été bien plus intelligente de choisir une glace en pot, elle était ainsi certaine de ne pas s'en mettre sur elle. Ah ! Les dames et leur sens pratique, voila ce qui me manquait réellement. Une fois que je l'eus finie, je sortais mon mouchoir de soie pour m'essuyer ma main, bien qu'un point d'eau eut été bien plus pratique.

"Et voila le revers de la médaille.." Disais-je en secouant ma main toute collante, avec le bâton de bois qui tenait la glace.
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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Ven 9 Sep 2011 - 0:58

Une glace n’est pas de refus de cette chaleur. Et à la limite c’est encore mieux qu’une boisson fraîche. Il y a longtemps que je n’ai pas mangé de glace italienne et je dois dire que ça fait plaisir d’en trouver dans un zoo sur une île au milieu du pacifique. Le dépaysement est total – même si on est dans un zoo – et j’apprécie de m’être inscrite au voyage scolaire finalement ; même si je n’étais pas particulièrement enchantée au début. Mais quand j’ai vu qu’Elliot était lui aussi dans l’avion, j’ai tout de suite pensé que ces deux semaines de vacances allaient être plus intéressantes que prévu. Et le fait de passer ma journée au zoo avec lui est quand même vachement sympa, d’autant que c’est la première journée des vacances. J’espère qu’elles continueront de la même façon.

Perdue dans mes pensées je ne remarque pas qu’Elliot n’est plus à mes côtés mais un peu plus loin sur le chemin en train de jeter quelque chose dans une poubelle sur le bord. Il revient en me demandant de l’excuser, précisant qu’il n’aime pas le désordre et encore moins la saleté. Je ne dis rien, me contentant d’acquiescer puisque je n’adhère pas non plus au bordel des autres. Difficile à vivre quand on partage sa chambre avec trois autres garçons tous plus bordéliques les uns que les autres. Je ne suis pas maniaque, mais j’aime les choses bien rangées quand même. Quand je n’ai pas à chercher pendant dix ans pour retrouver une chose dans une chambre.

Elliot répond finalement à ma question sur la suite des évènements. Il commente même mon choix de parfum pour ma glace, trouvant cela audacieux. Il me dit qu’il préfère rester au calme le temps de terminer de manger, ce qui me va parfaitement. Il est plus facile de garder sa glace en place quand on ne bouge pas et qu’on a toute son attention sur elle, que de la surveiller tout en marchant. D’autant qu’Elliot a choisi une glace tout à fait étrange, que je ne connaiss pas du tout. Un truc relativement long, coloré, mais qui a l’air hyper difficile à manger sans s’en mettre partout. J’esquisse un sourire en le voyant galérer un peu, mais je ne dis rien. Je profite du fait que nous soyons arrêtés sous des arbres à l’ombre pour m’adosser à la rambarde derrière moi. Même si j’ai de bonnes chaussures de marche, la chaleur ne m’aide pas vraiment, je commence à ressentir la fatigue dans les jambes. J’observe Elliot galérer en ouvrant le plan pour voir où continuer la visite ensuite. Il parle ensuite de l’aquarium du zoo, au frais. Je ne dis pas non à un peu de climatisation et à un endroit un peu plus sombre.

J’ai terminé ma glace et m’attaque au cornet, l’autre bonne chose. J’observe Elliot qui semble se faire attaquer par la sienne tellement elle lui coule sur la main, si bien qu’il finit par sortir un mouchoir pour s’essuyer un peu. J’esquisse un sourire, pensant que les garçons n’ont vraiment pas le sens pratique parfois, et ouvre le sac que je porte sur l’épaule depuis ma sortie de l’hôtel. Je ne sors jamais sans une bouteille d’eau sur moi, surtout par cette chaleur quand je sais que je vais devoir marcher. Souriant, je la tends à Elliot.

Avec ça je pense que ça ira mieux

Comme quoi c’est toujours utile d’avoir un sac avec tout un tas de truc dedans, même si je possède moins de trucs que la plupart des filles qui ont des sacs. Je ne me trimballe pas avec une boite entière de maquillage, mais j’ai une bouteille d’eau qui peut s’avérer utile en cas d’attaque de glace en bâtonnet. J’attends qu’Elliot la prenne avant de repositionner mon sac sur mon épaule.

Va pour l’aquarium alors, si tu n’as pas peur de te retrouver dans l’obscurité avec moi
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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Sam 10 Sep 2011 - 23:09

● Mais je ne connaissais pas réellement le langage des jeune.

Dakota avait quand même le don pour me mettre mal à l'aise.. Certainement qu'elle ne le voulait pas, mais l'effet était le même, et je me devais de cacher mes joues rougies par ses propos. Tout en me lavant délicatement les mains avec un peu de son eau, j'en profitais pour baisser ma tête, prétextant vouloir me concentrer sur mon travail. Bien sur que me retrouver seul avec elle était quelque chose qui m'angoissait particulièrement, mais tant que personne ne s'amusait à le formuler, alors je ne m'en formalisais pas tellement, ne le considérant pas réellement comme une peur concrète. Mais elle avait été clairement énoncée. Sur le ton de la plaisanterie de surcroit. C'était déjà bien assez compliqué de se vouloir sérieux, dans une telle situation, sans flancher à la moindre phrase un peu trop osée, ou bien au moindre geste un peu trop câlin. Je n'étais pas réellement à l'aise avec les relations humaines, et encore moins quand les sentiments venaient narquoisement s'en mêler. Il était certain que la jeune femme ne me laissait pas indifférent, après, et comme je n'avais jamais été attiré auparavant de la sorte -pour une demoiselle en tout cas - je ne pouvais pas vraiment me prononcer sur la nature de ce que je pouvais bien ressentir. La présence de Dakota me faisait du bien, mais elle me tiraillait l'esprit en même temps. Quand elle était à mes côtés, je voulais bien faire, je voulais faire en sorte qu'elle puisse passer la plus agréable des journées et avoir le plus positif des souvenirs sur ma personne. Chose bien égoïste en somme, puisque je voulais tout simplement lui plaire.

"Les hommes ne pensent jamais à tout ce qui peut être réellement pratique en sortie, c'est un fait.." Déclarai-je tout en secouant ma main mouillée et lavée, puis en lui rendant sa bouteille d'eau. "Merci, j'espère qu'il t'en restera assez pour la suite j'en serai fort accommodé si non."

Même avec elle, je ne pouvais changer ma manière de parler, et l'adapter à la situation. Certainement qu'elle n'avait pas envie de se croire en cours, à devoir parler le plus correctement possible. Mais je ne connaissais pas réellement le langage des jeunes, à par quelques bribes volées de la bouche d'Edwin, bien plus à l'aise avec son temps. Je n'allais pas non plus m'abaisser à lui demander des cours pour paraître plus cool à ses yeux ? Non, jamais. Si je devais adapter mon langage, alors je le ferai en apprenant seul, et Internet était une source certaine d'apprentissage. J'avais même mis du temps à comprendre ce qu'un "Lol" pouvait bien signifier, mais j'étais capable de l'utiliser à présent, même si je le trouvais bien trop vulgaire et inutile. Si l'on avait besoin de préciser qu'une chose nous avait amusé, et bien chaque langue avait assez de mots bien assez corrects pour l'exprimer, pour en venir à de tels raccourcis.

"Ah tiens, tu es tombée sur une bonne comparse de chambre ? Ils ont eu l’incroyable idée de mettre avec mon petit frère.. C'est.. Plus fatiguant qu'autre chose."
Dans un sens, je ne voulais pas recréer cette atmosphère pesante où l'on ne se parlait pas, se contentant de marcher dans le zoo. Quitte à le traverser pendants plusieurs minutes, autant tenter de créer une conversation agréable.

Je ne connaissais pas réellement le caractère de Dakota quand elle était avec d'autres filles. Peut être était-elle du genre à vite s'entendre avec les autres, et à vite raconter ce qui s'était passé dans sa journée. J'en déglutis rien qu'en y pensant. Deux jeunes filles, à se raconter leurs histoires de cœurs sous leurs couvertures, en jugeant de la beauté des prétendants. Je n'allais donc certainement pas être bien vu, puisque j'étais loin d'être de ce genre de jeune homme hautement populaire, qui faisait frémir le cœur de ses camarades de classe. Je pensais même ne pas être apprécié des autres pensionnaires. Toujours rigide, toujours en train de reprendre tel ou tel comportement que je ne trouvais pas assez bien. J'avais quand même trouvé le moyen de mettre mes mains dans mes poches avant de reprendre notre lente marche. Non pas que lui tenir le bras m'avait dérangé, mais c'était comme un réflexe pour ne pas devoir être proche de l'autre. Mais elle, en pensait-elle quelque chose ? Peut être était-elle en train de se demander si elle avait fauté, ou bien encore que je pouvais la trouver plus que barbante. Non, ce n'était pas le cas, et dans un geste brusque, je sortis ma main qui était de son côté, frôlant la sienne avec vigueur. Je devais faire quoi maintenant ? Lui prendre le bras à nouveau ? Dans la panique, la seule idée qui me vint, certainement parce que la plus rapide à réaliser, fut de lui prendre la main, simplement, comme pouvait le faire un couple en se promenant sur la plage.. Le couple qui se promenait sur la plage.. Non, je ne devais pas y penser. Je me redressais ensuite, bien droit, le regard bien en face et le haut du corps complètement figé. Je n'arrivais même pas à doser correctement la force de ma poigne, et devait certainement lui faire mal. Diantre, que je pouvais être stupide.
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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Ven 23 Sep 2011 - 0:16

Je sais que ma phrase peut-être mal interprétée et en un sens tant mieux. Non pas que j’espère qu’il va se passer quoique ce soit à l’intérieur de l’aquarium, mais je précise ainsi ce que je pense. Je ne suis pas douée pour les sentiments et je suis tombée sur un garçon qui est apparemment pareil. On a l’air de deux adolescents à leur premier rendez-vous, si bien qu’on peut paraître plus que maladroits parfois.

J’observe Elliot se battre entre ma bouteille et le reste de sa glace puis esquisse un sourire quand il me la rend. Il espère qu’il me restera assez d’eau pour terminer la journée. Sinon je tombe dans les pommes à cause d’une déshydratation et il me fait du bouche-à-bouche ? Je vois mon esprit vider la bouteille au sol et me colle une claque mentale pour me faire taire. Je souris discrètement face à mes conneries puis je range ma bouteille dans mon sac avant de suivre Elliot qui a repris le chemin vers l’aquarium.

Je ne suis pas d’une nature bavarde, je le sais. Je ne suis sans doute pas de la meilleure compagnie possible, je le sais aussi. Mais je suis comme ça. Je préfère rester discrète, observer les gens, que glousser en sautillant, accrochée au bras d’un quelconque garçon. C’est aussi un peu ce que je reproche à certaines japonaises que je croise, de coller à ce stéréotype qu’on voit dans les dramas, de jouer les nunuches face aux garçons. Bon, ça c’est dans quasiment tous les pays du monde, il y a toujours un nunuche ; une fille que tu as envie de secouer pour lui dire d’ouvrir les yeux. Mais curieusement, quand je suis avec Elliot j’ai envie de combler ce blanc pesant qui se trouve entre nos conversations. A croire que ma réserve et sa timidité collent bien ensemble, créant ce vieux blanc tout pourri. Mais lui fait des efforts, venant à me demander si je suis tombée sur une bonne colocataire à l’hôtel. Lui a été mis avec son petit frère. J’avais en effet entendu cela pendant l’appel des chambres la veille.

En un sens, tu as de la chance. Tu aurais pu tomber sur quelqu’un de totalement différent de toi. Comme un première année ennuyeux totalement ravagé du cerveau ou un gamin qui parlerait dans une langue inconnue, qui sortirait des « wesh » à tout bout de champ. Au final tu connais ton petit frère, c’est peut-être plus simple.

J’aurais moi-même préféré être placé avec quelqu’un que je connaissais, et que je supportais surtout. Si j’avais pu échanger la pétasse contre Nitwit qui n’avait pas eu de chambre lors de l’appel, j’aurais préféré. Au moins Nitwit ne passait pas son temps à se faire des manucures. Heureusement d’ailleurs.

On m’a collé avec une troisième année complètement nombriliste. Une nana qui a perdu quelques neurones en sniffant du dissolvant et du vernis pour les ongles. Une fille superficielle comme je les déteste. Heureusement que c’est juste pour une semaine.

Et Dieu sait que ça va passer lentement. Je n’ai pas vraiment envie de rentrer dans la chambre ce soir, et encore moins les autres soirs parce que je sais que la nana y sera et que je risque de lui coller une baffe avant la fin de la semaine. J’ai déjà survécu une soirée, même si ça n’a pas été de tout repos non plus. Mais je ne tiens pas tellement à me faire remarquer parce que j’aurais collé une baffe à ma colocataire. Ca ferait beaucoup trop plaisir à ma grand-mère.

Je suis dans mes pensées depuis tellement longtemps que j’ai un léger sursaut en sentant Elliot me prendre la main. Je dois dire que je suis surprise, je ne m’attendais pas du tout à ce geste de sa part, même si nous étions plutôt proches quelques instants avant. Et là, je me sens rougir – et surtout sourire - comme une adolescente pré-pubère, à croire que je ne contrôle plus mon visage quand Elliot se trouve à mes côtés. C’est flippant d’ailleurs. Je baisse la tête pour observer mes pieds, hésitant sur la marche à suivre après ça. Je sais que c’est irréfléchi et spontané de la part d’Elliot, comme ça pourrait l’être dans mon cas et qu’il ne doit pas faire ça souvent vu la force avec laquelle il me tient la main. Mais je ne dis rien, ne voulant pas non plus le vexer pour qu’il retire son geste. J’en profite même pour me rapprocher un peu plus, me collant contre lui, ma main toujours dans la sienne.

Ca te dirait qu’on fasse quelque chose tous les deux ce soir ? Jusqu’au couvre-feu ?
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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Sam 24 Sep 2011 - 14:10

● Et de toute manière, Dakota avait préféré me parler de sa camarade de chambre.

Parler. Parler était la meilleure des solutions pour palier à ma gène de plus en plus grandissante. Au moins, tant que je conversais avec l'Américaine, je ne pensais plus au fait que nous nous tenions la main, comme deux amoureux qui se baladaient sur la plage, tout en observant le soleil couchant. Non, en réalité, j'y pensais toujours, tout le temps, mais moins, et parler me permettait de ne pas lui serrer davantage la main et risquer de lui faire mal. Même, rien qu'en l'écoutant, j'arrivais à défaire lentement cette emprise que j'avais sur elle, sans pour autant la lâcher, bien entendu. C'eut été bien élevé de ma part de reculer après avoir osé un tel geste. Je ne voulais pas la froisser, je ne voulais pas qu'elle puisse penser que je regrettais mon geste. Ce que je déplorais surtout, c'était de l'avoir fait sans réfléchir, et surtout, en pleine journée, quand n'importe qui pouvait débarquer et nous surprendre. Je guettais d'ailleurs plusieurs visages, plusieurs carrures et plusieurs chevelures. Il n'était pas bon pour moi de croiser des têtes blondes. Izaki-san en aurait profité pour me taquiner encore plus, comme il le faisait déjà dans notre nouvelle chambre au pensionnat. Pire encore, je pouvais tomber sur cette teigne d'Edwin. Et si je rencontrais mon frère en compagnie de Dakota, alors j'étais perdu, complètement prisonnier de ses futures questions, de son assistance pour en savoir le plus possible. Je le voyais même nous coller pour le reste de la journée. C'était bien lui tout ce cirque. Je l'imaginais poser des tonnes de questions inutiles à Dakota, lui stipulant que notre Père ne serait certainement pas d'accord d'une telle idylle. A vrai dire, Edwin devait s'en ficher totalement de l'avis de Père. Mais il devait adorer me voir paniquer, et ne savoir que répondre. Vraiment, si Edwin pointait son nez de fouine dans ma journée, il la gâcherait, comme à chaque fois presque. Et puis, comme ce n'était pas fini encore, je pouvais également tomber sur Adams. Il ne se permettrait certainement pas de plaisanter sur la chose, mais tout de même, s'il venait à notre rencontre, je me sentirais particulièrement gêné, et d'autant plus de devoir lui en parler par la suite. Je devais faire des efforts avec lui, des efforts pour m'ouvrir et cesser de tout garder à l'intérieur de moi... Je n'avais nullement envie de m'étaler sur ma relation avec Dakota, que je trouvais bien trop personnelle.

"Tu ne connais pas Edwin pour avancer une telle chose.." Puis je m'arrêtais un instant, avant de reprendre, reconsidérant ce que je venais d'affirmer. ".. En fait, je pense que tu l'aimerais bien. Il est différent de moi, de part son comportement. Sinon, on dirait ma copie conforme à son âge, à quelques détails près." Puis je tournais légèrement la tête, pensant à diverses choses concernant mon jeune frère. "..Non, je n'aimerai pas que tu le rencontres, il serait bien capable d'avoir emporté avec lui des photos de moi quand..." Je me tus d'un coup, ne voulant pas ajouter que Mère avait, bien entendu, différents albums photos de moi jeune, dont une subtilement chipée par Edwin, où l'on me voit gaiment courir sur la pelouse de notre jardin, complètement nu. J'avais beau n'avoir que quatre ans à l'époque, je ne voulais en aucun cas qu'elle puisse la voir un jour. "..Laisse, ce n'est pas important."

Et de toute manière, Dakota avait préféré me parler de sa camarade de chambre, qui ne semblait pas lui convenir. Il était vrai qu'elle semblait bien peu recommandable, étant donné la description qu'elle en donnait. Typiquement le genre de fille que je ne supportais pas avoir en ma compagnie. Du genre à parler fort, et à parler pour ne rien dire de surcroit.. Ou alors discuter sur le prix des vernis à ongles était une dissertation si pertinente, que moi même je n'arrivais pas à atteindre un tel niveau pour le comprendre. L'idée me fit sourire. Sérieusement, comment des personnes pouvaient-elles être aussi superficielles ? Je ne comprenais pas cette envie de se satisfaire dans tant de frivolités. Après tout, sa jeunesse n'allait pas être éternelle, et elle allait bien vite se rendre compte que de penser ainsi n'était pas une fin en soit. La colocataire de Dakota était bien plus jeune que nous ne l'étions, et ce comportement pouvait encore disparaître, bien heureusement.

"Ils vont nous changer de colocataire à Brisbane ? C'est étrange."
Et si ce n'était pas le cas, l'Américaine allait devoir supporter l'adolescente une semaine de plus. "Tu devrais la laisser faire, après tout, tu n'as pas à la materner. Au pire, tu peux toujours passer le reste de ton temps ailleurs, elle doit aller se coucher plus tôt que nous non ?"

Et voila que j'engendrais une discussion bien plus délicate encore. Parler des autres, de ce qui nous déplaisait était plutôt aisé, mais parler de nous et des ébauches de projets que l'on pourrait avoir pendant ces deux semaines de vacances. Je ne pus m'empêcher d'en rougir encore, ne répondant pas tout de suite, bien trop gêné de devoir lui donner une réponse. Mettre des mots sur des idées était totalement différent que de les penser simplement. C'était rendre réel ce qui semblait n'être que de l'imagination, ou des suppositions. Moi qui était très terre à terre, je préférais alors l'hypothèse à l'expérience. De toute manières, nous arrivâmes à l'entrée de l'aquarium, et mes yeux se plissèrent de devoir s’habituer à une faible intensité de lumière. Ce qui était certain, c'était qu'il était bien plus agréable d'être dans un endroit climatisé que dehors. J'en soupirai légèrement, en profitant pleinement. Puis, et comme je ne voulais pas réellement répondre à sa demande, je l'emmenais, plutôt promptement, vers le premier grand bassin, où des étoiles de mer étaient collés contre la vitre.

"Tu savais qu'elles étaient parfois capable de régénérer totalement un bras qui leur aurait été coupé ? Impressionnant n'est ce pas ?" L'on devait sentir dans le timbre de ma voix que je n'étais pas à l'aise d'avoir esquivé la précédente demande. Mais elle était bien trop embarrassante pour l'Anglais atrophié des sentiments que j'étais, bien trop.
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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Mar 27 Sep 2011 - 16:33

J’espère secrètement que la semaine va passer très lentement, même si pour des raisons de colocation j’espère aussi qu’elle va passer vite. Je sais, je suis bizarre comme fille mais j’apprécie ce début de semaine à sa juste valeur – accrochée au bras d’Elliot – et j’ai envie qu’elle continue comme elle a commencé. J’ai juste à supporter ma pétasse de colocataire tous les soirs de la semaine. D’ailleurs Elliot vient à parler de la seconde semaine à Brisbane, se demandant si nous allons changer de colocataire, ce qui serait assez étrange. C’est vrai que les chambres ont sans doute été faites pour que nous gardions nos camarades jusqu’à la fin du voyage, mais je sais déjà que si je dois passer deux semaines avec l’autre, elle risque de ne pas être présente à l’appel devant le bus de retour. Je risque de l’étouffer avec sa précieuse couette d’ici la fin de cette semaine. Quoique … vu le genre de la nana, il serait facile de dire qu’elle s’était enfuie avec un gars de l’île pour vivre d’amour et d’eau fraîche. Ce serait malheureux pour ses parents, bien sur … Mais un enfant ça se refait vite, et la formule pour le faire est assez marrante.

Elliot me parle alors du couvre-feu, beaucoup plus tard pour nous puisque nous sommes plus âgés que les autres, ce qui est intéressant d’ailleurs. On peut se coucher à minuit tandis que les autres doivent être au lit vers 22h30. On nous laisse une heure et demi de plus pour faire autre chose, ce qui n’est pas négligeable. Bon, j’avoue qu’ils auraient pu faire en sorte que les plus vieux ne soient pas avec les plus jeunes, parce que ça limite quand même vachement ce qu’on peut faire en soirée. J’aurais préféré être avec une fille de mon âge, au moins on aurait pu faire quelque chose toutes les deux, même si je ne suis pas une adepte des trucs de filles.

« Aller se coucher plus tôt que nous » J’ignore ce qu’Elliot fait le soir entre le moment où son frère va se coucher et le moment où lui doit y aller. Peut-être qu’il lit ? Je l’imagine bien dans un fauteuil en train de dévorer un gros bouquin en anglais. Je dis ça, mais c’est exactement ce que j’ai fait hier soir. Mais de toute façon, peut-être que ce soir aucun de nous n’ira squatter un fauteuil pour lire. A condition qu’Elliot réponde favorablement à ma proposition. Mais j’ai conscience que ma phrase va être mal interprétée, même si à la base elle n’était pas censée devenir perverse. Mais en m’entendant la prononcer, je devine qu’elle a l’air de sous-entendre quelque chose et j’aimerais revenir en arrière pour m’empêcher de dire une telle connerie. J’attends de voir sa réaction. Je me doute qu’il ne va pas me proposer quelque chose de lui-même, j’ai même un peu peur qu’il ne me réponde que non, il ne veut pas. Mais il évite la question. Et curieusement, ça me fait sourire. Son absence de réponse me montre à quel point il est gêné. Je m’en doutais un peu, même si je pensais qu’il allait plutôt mal le prendre.

L’entrée dans l’aquarium s’est faite sans que je m’en rende réellement compte, mis à part par la chute de température et de luminosité. J’ai du mal à m’y adapter et je me laisse guider par Elliot qui m’emmène vers le premier grand bassin, celui des étoiles de mer, tout en m’expliquant qu’elles s’auto-régénèrent. Ces bestioles sont superbes, de couleurs magnifiques et les éclairages sur l’eau rendent le tout encore plus joli que ce n’est déjà. Je galère un peu puisque je ne veux pas lâcher la main d’Elliot, mais je fini par sortir mon appareil de mon sac. Je vois en baissant la tête que l’écriture sur mon t-shirt se voit encore plus dans un environnement sombre. J’esquisse un sourire et je lève mon appareil pour prendre la bêbête collée contre la vitre. Un joli fond d’écran de portable, un. J’observe celle que je viens de prendre en photo, un poil perdue dans mes pensées.

Tu croies qu’elles se rendent compte qu’elles sont observées toute la journée par tout un tas de gens étranges ?

Ca fiche la chair de poule – ça, et la température dans l’aquarium comparé à l’extérieur. De savoir que si ça se trouve, ces bestioles sont dans leur eau, en train de se dire que le mec qui les regarde à vraiment une sale tête.

J’ai jamais vraiment aimé les poissons dans les aquariums ; mais j’aime bien les regarder ici. On dirait qu’ils sont vraiment comme dans leur environnement naturel, même s’ils se font observer toute la journée.

J’esquisse un sourire et me tourne vers Elliot, arrêtant de contempler l’étoile collée sur la vitre.

Laquelle est ta préférée ?
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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Mer 28 Sep 2011 - 0:13

● Beaucoup me venaient à l'esprit d'ailleurs.

Qu'elles puissent se rendre compte si on les observait ou pas ? Dans tout les cas, elle n'étaient pas les seules à être observées et je devais dire que j'avais là un bien beau spectacle. Dakota était une fille agréable à regarder, de dos, elle avait un charme particulier de surcroit. Non, bien entendu, mon statut de gentleman faisait que je ne regardais pas plus bas que son dos, comme beaucoup l'auraient fait. Je n'étais pas tellement du genre à reluquer les autres, surtout sans leur dire. Mais là, maintenant, dans cette situation, je me voyais bien mal lui annoncer que les étoiles de mer avaient soudainement perdu de leur intérêt. Oui, maintenant qu'elle m'avait lâché la main pour prendre ses photos, je m'étais permis de me mettre en retrait, d'abord pour lui laisser avoir le champ libre, et pouvoir se mouvoir à son aise, et aussi pour pouvoir observer ses gestes et sa manière de faire. On ne se rendait pas forcément compte quand on était derrière l'objectif, mais il nous arrivait parfois d'esquisser des postures bien étranges pour parvenir à prendre le cliché parfait. Je n'attendais pas de l'Américaine qu'elle grimpe sur la rambarde pour pouvoir avoir un meilleur angle, mais tout de même, c'eut été plaisant de la voir se tordre pour arriver à prendre d'une des étoiles de mer un peu cachée dans le décor. Moi, je restai derrière, un sourire au bout des lèvres, les bras croisés à la regarder faire. Je n'étais pas du genre à aller dans l'action de toute manière, et je n'avais pas du tout la fibre artistique. Prendre de belles photos n'était pas une chose permise à n'importe qui, et j'étais bien gauche à cet exercice. C'était simple en fait, tout ce qu'il ne résultait pas d'un travail pur et dur m'était plus compliqué à assimiler. Il fallait compter dedans tout ce qui touchait à l'art. Seul la cuisine semblait s'être inclinée face à ma persévérance. A force d'essais et d'acharnements, j'avais réussi à devenir un assez bon cordon bleu, autant que ma réputation d'Anglais le permettait, en tout cas.

"Les animaux n'ont pas notre conscience. Tant qu'elle a de quoi vivre, elle se fiche bien de nous. C'est pour cela qu'ils ne sont pas contre la solitude la plus totale ou l'enfermement, ils ne réalisent pas réellement, tant qu'ils ont de quoi faire ce pourquoi ils sont nés : Faire perdurer leur espèce."

C'était plus une pensée sortit tout droit d'un livre en réalité. Je crois que Nietsche en a parlé en premier, de cette différence entre les animaux et les hommes. Bon, il est vrai que d'autres l'avaient fait avant, mais de manière bien plus absurde. Descartes, grand apprécié des occidentaux, disait que l'animal n'était qu'une machine qui ne ressentait rien, et que l'on pouvait à loisir le torturer, en ayant bonne conscience. Vil fou. Sincèrement, si un chien arrive à pleurer le départ de son maître, ce n'était pas pour rien. Soit, les mentalités avaient bien évoluées depuis, et bien heureusement d'ailleurs. Même si je n'aimais pas réellement tout ce qui se rapportait à la terre, et à la salissure, j'aimais beaucoup les animaux et la joie qu'ils pouvaient prodiguer aux hommes. Après tout, ce n'était pas pour rien que de nouvelles thérapies s'orientaient vers le soin à l'aide de nos amis les bêtes. L'animal était bénéfique pour l'homme, et malheureusement, le contraire se faisait de plus en plus rare.

"Je dirai qu'elles se ressemblent toutes. Celle du bas.." Que je montre en décroisant les bras rapidement, pour les croiser de nouveau ensuite. "J'aime bien sa manière de se mouvoir sur le sol rempli de sable."

C'était une question plutôt futile en fait, surement pour ne pas qu'un silence trop lourd ne s'installe entre nous. Il était vrai que le silence pouvait être bien dérangeant. Trop même maintenant. Au début, il avait presque été nécessaire, puisque nous étions incapable de nous exprimer sans bafouiller l'un et l'autre. Mais maintenant que l'atmosphère était bien plus détendue, et que nous parvenions à nous parler sans trop en rougir, il était bien plus agréable de se découvrir petit à petit, à travers différentes questions, plus ou moins pertinentes. Beaucoup me venaient à l'esprit d'ailleurs. Trop même. J'avais envie de savoir des choses des plus banales comme sa couleur préférée, le plat qu'elle pouvait le plus apprécier, ou encore, si elle était du genre à veiller tard le soir, plutôt que de s'endormir. Et puis, j'avais des questions bien plus sérieuses et plus personnelles aussi. J'aurai aimé comprendre la raison de sa venue au Japon et comment elle en était venue à parler cette langue si particulière pour les occidentaux que nous étions. Surtout venant de la part d'un Américaine. Les langues les plus apprises devaient être l'espagnol et le français, comme pour nous en fait. Et ça n'allait pas être avec une banale option et deux heures de cours par semaine qu'elle aurait pu se forger un niveau assez fort pour pouvoir venir au Japon. Non, vraiment, et Dakota n'avait rien de Japonais, physiquement parlant. Aussi, j'aurai aimé en apprendre plus sur sa vie d'avant, sur sa famille et sur le genre de vie qu'elle avait pu avoir. Bien sûr, si elle ne voudrait pas m'en parler, je serai le premier à respecter ce choix, étant bien pudique personnellement.

"Tu as déjà eu beaucoup de petits amis avant moi ?.." Et puis Bam. Une grosse claque mentale, l'une des plus grosse de ma vie. Pourquoi, dans les dizaines de questions qui me venaient à l'esprit, c'était celle là qui était ressortie à l'oral ? Je devais avouer qu'elle était revenue bien des fois, et que je craignais ne pas être à la hauteur.. Mais pourquoi n'était-elle pas restée bien au fond de ma tête, pour ne jamais en ressortir. J'en fus moi même choqué pendant une dizaine de seconde, complètement figé sur place. Déjà, il y avait le sens de la question, et puis, il y avait cette fichue manière de le dire. Avant moi... Avant moi.. Je sous entendais clairement ce que je n'avais pas envie de lui demander depuis le début de la journée, voir, depuis la soirée du concours. Avant moi. Qu'est ce que je pouvais être idiot !

"Je..euh.. C'est que.. Je.. Je voulais dire que.. Je.. Quelle est ta couleur.. préférée ? Oui.. C'était ça.. La couleur..Tu vois.." Bien sûr, ça n'allait pas être mon air paniqué, mes bras qui balançaient dans tout les sens et mon air de panneau Stop qui allaient aller dans mon sens.
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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Mer 28 Sep 2011 - 1:14

J’aime beaucoup la bleue collée sur la vitre juste en dessous de celle que je viens de photographier. J’aime sa couleur si originale et si jolie. Elliot lui me dit qu’il préfère celles du bas, car il aime sa façon de se mouvoir sur le sol. Mais il précise que de toute façon elles se ressemblent toutes. Ce qui est un peu vrai quand même. Je retourne à la contemplation de l’étoile de mer collée sur la vitre. Au final elle est avec des camarades, elle ne doit pas être si malheureuse que cela. Je réfléchi à ce qu’Elliot vient de me dire sur la conscience des animaux. C’est vrai qu’elle doit être bien dans son aquarium avec tous ses potes, à se coller et baver contre les vitres. Peut-être même qu’elle parle un langage que seul ses camarades étoiles de mer comprennent aussi, et qu’au final elles se moquent de nous, qui sommes là à les observer et à les mitrailler avec nos appareils. Elles n’ont sans doute pas la même conscience que les humains, mais elles doivent quand même ressentir notre présence, non ?

Connaitre les préférences d’Elliot m’aide à en savoir un peu plus sur lui, même si c’est très léger. Mais j’aimerais en connaître davantage. J’ai l’impression que j’en sais que très peu depuis que nous nous sommes rencontrés, même si j’ai plus tendance à savoir comment il va réagir que savoir à quoi il pense, ce qu’il aime, ce qu’il veut faire. Mais j’ai les deux prochaines semaines pour essayer d’en savoir le plus possible. Le reste viendrait plus tard. Et puis, il valait mieux pas tout savoir d’un coup non plus, garder un peu de mystère sur l’autre. Il y a des choses que je ne tiens pas à dire tout de suite à Elliot, et même dans dix ans, il en sera hors de question. Il vaut mieux garder certaines choses pour soi, même s’il a vu certains aspects de ma personnalité que j’aurais préféré garder. Il m’a quand même vu mettre un coup de pied dans les noix d’un gars, lors de notre première rencontre. Il sait que je ne suis pas une tendre. Au moins maintenant, il est au courant.

J’observe toujours les étoiles de mer dans leur environnement. Je m’attends à ce qu’elles fassent quelque chose, mais une étoile de mer passe quand même beaucoup de temps à roupiller fixée à la vitre. Elles sont jolies, certes, mais loin d’être très actives quand même.

Je m’apprête à demander quelque chose sur elles à Elliot, qui se trouve derrière moi, quand il me devance, me posant une question à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Est-ce que j’ai eu beaucoup de petits amis avant lui ? La question me déroute, sur le coup je ne sais pas comment l’interpréter, je ne sais surtout pas si j’ai bien entendu. Je me retourne vers lui d’un coup, l’observant en me demandant s’il se moque de moi ou pas. Mais vu son visage, il a l’air d’avoir sorti cette phrase sans avoir réellement réfléchi. C’est surtout le « avant moi » qui me choque légèrement. Ca signifie qu’il se voit comme mon petit ami, ce qui me fait légèrement sourire et rougir en passant. Je ne m’attendais pas du tout à cela, si bien que je baisse la tête pour cacher ma gène, trouvant soudainement mes baskets très intéressantes. Je l’entends bafouiller, indiquer qu’il voulait en fait savoir quelle était ma couleur préférée. Je me mets à rire légèrement, voyant qu’il galère à essayer de s’expliquer. Je m’appuie alors à la rambarde derrière moi tout en réfléchissant.

Des petits amis je peux les compter sur les doigts de mes mains. Les sérieux, sur les doigts d’une seule main. Je n’étais pas la fille la plus populaire du lycée, mon fort caractère et ma franchise passaient avant mon physique, surtout pour les garçons qui savaient que j’avais tendance à taper ce qui se trouvait à ma hauteur avec mes genoux. Je dois dire aussi que j’avais un père très protecteur envers moi et que la plupart des garçons avec qui je sortais ne passaient jamais la porte de la maison si mon père n’était pas là. Ils avaient bien trop peur de lui pour oser me toucher. Le seul qui avait réellement osé c’était Chad, mon cavalier au bal de promo. Il était en dernière année, j’avais un an de moins que lui, ça c’était terminé comme c’était censé le faire. Mon père ne l’avait jamais su. Chad m’avait plantée en apprenant la mort de mon père et ses penchants pour la drogue. Ca faisait partie des choses que je ne voulais pas qu’Elliot sache de suite.

Ca dépend de ce que tu appelles “beaucoup”.

Je lève les yeux vers Elliot qui se trouve à présent face à moi. C’est vrai que ça dépend des gens. Pour certains n’avoir eu dans sa vie que deux ou trois personnes, ça parait peu, alors que pour d’autres c’est un grand chiffre. J’ignore ce qu’Elliot voit par “beaucoup”.

Je n’ai pas un énorme tableau de chasse si c’est ça que tu veux savoir. Je ne suis pas le genre de fille qui collectionne les petits amis. Mais avant toi, il n’y en a pas eu énormément.

Je souris puis m’éloigne alors de la rambarde pour me rapprocher d’Elliot jusqu’à me recoller à lui, lui reprenant le bras.

Quand à ma couleur préférée c’est le bleu. Le bleu comme celui-ci.

J’esquisse alors un sourire tout en pointant du doigt l’écriture sur mon t-shirt. Je sais qu’il peut faire peur à certains, mais j’ai toute une collection de ce genre de t-shirt avec des écritures et des motifs débiles. Ils font partie d’une collection que je me suis fait faire quelques mois avant de venir au Japon. Keira m’en avait d’ailleurs offerts quelques uns, veillant à choisir elle-même le motif et le texte sur certains t-shirt. Je dors avec l’un des siens à l’hôtel d’ailleurs.

Et puisqu’on en est aux confidences, je te retourne les questions.

Après tout, ça reste quand même sa question à lui, et j’aime l’idée qu’il me réponde aussi. Je peux ainsi essayer d’en savoir un peu plus sur lui, sans être trop brusque dans mes questions. Quoique, lui avait été direct, même sans le vouloir.
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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Mer 28 Sep 2011 - 16:49

● Il fallait se tromper pour réussir à bien faire.

C'était incroyable de voir mon comportement changer en fonction de la personne en face de moi. J'étais bien plus froid, distant, strict et sévère lorsque je parlais à Edwin. Après, il était mon plus jeune frère, j'avais donc une relation plus particulière avec lui qu'avec un simple camarade. Mon caractère faisait également qu'il m'exaspérait la plupart du temps, puisque lui était presque totalement à l'inverse. Après, j'étais bien plus renfermé et introverti face à une autorité quelconque. Non pas que je fusse timide de demander mon chemin à un policier, ou des conseils à l'un de mes professeurs, mais j'avais toujours cette retenue et ce respect que l'on m'avait enseigné. Pour moi, une personne plus âgée méritait déjà un certain respect naturel. Ensuite, cela dépendait également de sa fonction, de sa manière de s'exprimer avec les autres, et de ses capacités. La place sociale ne jouait pas vraiment alors, car que je pouvais haïr un bourgeois qui ne savait ni se tenir, ni se comporter en société, et au contraire, éprouver de l'admiration pour un sans abri doté d'une culture hors pair. Bien entendu, il était assez rare de croiser l'un et l'autre, mais je restais persuadé que les cas n'étaient pas inexistants. Voila, je connaissais à peu près chacune de mes réactions face à un type de personne, comme je pouvais être incroyablement doux avec les enfants, preuve était avec ma sœur cadette, et plus récemment, la fille de notre directeur. Et pourtant, je ne savais comment me comporter face à Dakota, qui éveillait des sentiments nouveaux en moi. C'était comme découvrir des terres vierges de toute humanité. Et pour un homme qui aimait prévoir à l'avance, j'avançais à l'aveugle, butant encore de nombreuses fois. Mais comme on me l'avait inculqué tout au long de ma courte existence, il fallait se tromper pour réussir à bien faire. L’Américaine n'avait donc pas tellement de chance, j'allais être bien maladroit avec elle, puisque le sentiment d'amour m'était alors inconnu jusqu'alors.

Et j'allais devoir faire avec. en plus de devoir contrôler cette gêne. Bien entendu, j'avais pris le temps de l'écouter, mais elle ne me renseigna pas tellement. J'aurai aimé avec un chiffre, que je n'espérais pas être un nombre. Non, selon elle, elle n'en avait pas eu tellement.. Mais comme elle le soulignait bien, qu'est ce cela signifiait ? Les Américains avaient pour réputation de voir gros, et de minimiser ce qui semblait quelque chose de conséquent pour les autres. Pour eux, une voiture de type standard était en fait un véhicule assez encombrant et imposant, quand nos voitures anglaises devaient ressembler à des jouets pour enfants. Alors peut être que pour elle, dire qu'elle n'eut pas beaucoup d'autres petits amis, revenait à me sous entendre qu'ils se comptaient par dizaines ? Rien que l'idée me donna froid dans le dos, si bien que je mis ma main gauche dans ma poche, afin de l'occuper avec mon mouchoir. Vraiment, s'ils étaient autant, alors certainement que j'allais paraître des plus idiot à côté, à ne savoir que faire. Je savais bien que je devais me laisser porter par mes émotions, sans chercher à me rapprocher à un savoir théorique.. Mais quand même, ça serait bien difficile pour moi.

"Le bleu est une jolie couleur, avec de nombreuses nuances.." Ce que je venais de dire était stupide en soi, puisque n'importe quelle couleur avait son lot de nuance. En réalité, je me concentrais juste sur ce que je regardais, et c'était l'écriture sur son haut. "J'aime particulièrement le orange, si cela t'intéresses de le savoir." Et puis, je restais les yeux fixés sur les lettres. Simplement, sans réfléchir.

C'est alors qu'irrémédiablement, vint le retour de ma question. Il n'allait pas être difficile d'y répondre, puisque je ne m'étais jamais aventuré sur un tel terrain. J'en fus légèrement confus, même s'il ne s'agissait en aucun cas d'une compétition. Et pourtant, je me trouvais à être mal à l'aise de devoir lui avouer une telle chose, comme s'il s'agissait d'une honte. Je savais que ce n'était pas le cas, et qu'au contraire, il fallait mieux attendre et grandir en maturité, au lieu de s'enticher de la première personne venue. Mes sentiments avaient été retardés de surcroit, à cause des pensées aliénées que j'avais pu avoir envers l'un de mes camarades de classe. Bien entendu, ce devait être pour moi ma crise de l'adolescence, une manière comme une autre à l'esprit de se rebeller. Comme je ne pouvais pas le faire extérieurement, mon corps avait alors agit d'une manière bien peu commune, en se sentant faussement attiré par celui d'un autre homme. Toutes ses inepties étaient loin maintenant, à mon plus grand plaisir, et je me retrouvais à fortement apprécier la compagnie de Dakota, comme le véritable homme que j'étais. C'était un soucis en moins à gérer, une gêne que je ne vouloir pas voir apparaître en plus de tout le reste.. Je ne voulais pas non plus penser aux récents évènements, qui n'avaient fait qu'accentuer mon dégout envers l'homosexualité.

"Moi ? Je.." Commençais-je en étant légèrement plus timide que je ne l'aurais souhaité. Mon incommodité prenant le dessus. "Je n'ai jamais personne de la sorte avant. J'ai été éduqué dans les établissement uniquement fréquentés par d'autres garçons, et je dois bien avouer que je n'étais pas du genre à me promener en ville pour faire de nouvelles rencontres. Et puis, ça n'a jamais été une priorité pour moi, je n'étais pas près, je pense." Ou comment lui avouer que je n'étais pas doué de tout.
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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Lun 3 Oct 2011 - 18:04

Elliot préfère sans doute le orange mais il semble tout aussi attiré par le bleu sur mon t-shirt. J’ignore si c’est la couleur ou ce qui se trouve dessous mais je préfèrerais la seconde option. Au moins ça prouverait qu’Elliot est un garçon comme les autres. Je ne dis rien, préférant attendre qu’il réponde à ma seconde question. Je ne m’attends pas à ce qu’il m’énumère les prénoms de ses diverses conquêtes, mais j’attends qu’il soit un minimum explicatif quand même, comme j’ai pu l’être moi-même. Même si mon « énormément » n’était pas vraiment une réponse très détaillée non plus. Mais je ne veux pas lui faire peur en lui donnant un chiffre précis. Si le chiffre s’avère trop bas à son goût, ou au contraire beaucoup trop haut ? On ne sait jamais comment l’autre peut réagir sur ce coup, je préfère donc rester un peu évasive.

Et c’est là qu’il me dit qu’il n’a jamais eu personne puisqu’il a toujours fréquenté des établissements pour garçons. Je n’ose même pas imaginer ce que c’est d’être forcée d’aller à l’école uniquement avec des gens du même sexe. Peut-être que si j’étais allée dans une école privée non-mixte, j’aurais fini par devenir moi aussi une pouf. Ca faisait froid dans le dos de m’imaginer en mini-jupe, maquillée comme une pouf, à glousser devant les garçons. Ah non, je pense que j’aurais fini par me couper les cheveux et me travestir pour aller dans un établissement pour mecs. Elliot continue en m’expliquant qu’il n’était pas du genre à sortir en ville pour faire de nouvelles rencontres, ce que je comprends tout à fait puisque moi-même j’ai arrêté ce genre de chose il y a quelques temps. On peut dire que je me suis renfermée mais quand on voit le genre de personnes qu’il y avait dans mon ancien lycée ; on se dit que c’est normal de pas vouloir les côtoyer. Mais quand même, aucune fille. Elliot est plutôt mignon, je ne comprends pas que même une quelconque sœur d’un quelconque ami ne se soit pas déjà jetée sur lui.

Et maintenant tu penses que tu es prêt ?

J’esquisse un léger sourire. En un sens j’espère que oui. Parce que même si on a l’air niais tous les deux actuellement, j’aime passer du temps en compagnie d’Elliot et que j’espère que ça continuera encore longtemps. Même sans forcément parler de « couple », je pense qu’on s’entend relativement bien et qu’en tant que handicapés des sentiments tous les deux, on s’en sort pas trop mal pour le moment.

Je tire légèrement sur son bras pour le faire avancer, il y a des gens derrière nous qui veulent regarder les étoiles de mer collées à la vitre et il y a d’autres animaux qui nous attendent, notamment les tortues de mer qui sont un peu plus loin. D’autant que la fraicheur de l’aquarium était appréciable quand nous sommes entrés, mais là je commence à avoir un peu froid, surtout que j’ai pas grand-chose sur le dos.

Comme tu m’as offert une glace, une après-midi très sympa et que tu es toujours très gentil avec moi, ce soir je t’invite quelque part. Tu choisis, mais je veux faire quelque chose avec toi, ce soir.

Comme il a évité de me répondre la fois précédente, j’espère que là il est coincé et qu’il va me donner une réponse.
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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Mar 11 Oct 2011 - 15:21

Mère avait toujours espéré que je me sociabilise un peu plus.

Est-ce que j'étais prêt à être en couple avec une jeune femme ? Techniquement parlant, je n'avais ni tares, ni rien qui pouvait m'en empêcher.. Mais j'étais bien trop maladroit, et j'avais bien trop peur surtout. Ce qui me plairait en réalité, ce serait de continuer ainsi, de se voir, de s'apprécier sans y mettre les formes et les mots. Ce n'était que des termes après tout. Qu'est ce qui allait bien nous empêcher de nous fréquenter, si l'on ne se déclarait pas officiellement ? C'était bien plus difficile de l'accepter une fois que c'était concret, et je n'avais pas réellement besoin d'une pression supplémentaire. Pour moi, tant que les concernés étaient d'accord, et savaient bien où ils en étaient, ce n'était pas la peine de prévenir le monde entier. Le fait que je lui tienne la main ou le bras, était une preuve suffisante non ? Mon comportement avec elle également. Jamais je m'étais permis d'agir ainsi avec une autre personne, et encore moins de baiser la joue d'une autre. Peut être était-ce un peu trop peu pour elle, mais je me voyais mal l'embrasser devant tout ce monde, et même en particulier. J'allais avoir besoin de temps certainement, de temps pour mettre mes idées en place, et du temps pour savoir quoi faire, sans trop la peiner. J'étais prêt pour moi même, et pour elle, mais je n'étais pas forcément prêt pour les autres. Tout cela se voulait bien trop ardu pour moi. Les sentiments l'étaient de toute manière, puisqu'ils ne pouvaient pas s'étudier et s'apprendre comme une bataille historique.

"Je le suis." Étrangement, j'avais été bien sûr de moi, direct, sans trembler ni hésiter une seule fois. Elle ne voudrait pas d'un homme qui ne savait même pas répondre à une simple question, et je me devais de lui montrer une certaine volonté de ma part.

Une chose était sûre et certaine, Dakota était une personne têtue. Du moins, quand elle désirait savoir quelque chose, elle ne reculait pas devant un pseudo changement de sujet pour me laisser croire que j'allais gagner. Non, et si je pouvais être bien fort à ce jeu, les jeunes femmes l'étaient particulièrement plus encore. Et elle ne dérogeait pas à la règle. Sortir avec elle ce soir n'était pas un problème en soit, c'était tout ce que ce rendez-vous, presque galant, allait engendrer. Je voyais déjà Edwin me poser des milliers de questions, pour ensuite aller faire une gaffe quand il aurait notre mère au téléphone. Mère avait toujours espéré que je me sociabilise un peu plus. Elle disait qu'une adolescent devait vivre pour lui également, et que je pouvais me permettre à quelques écarts de conduite. C'était comme si elle s'en était inquiétée pour moi. Peut-être avait-elle pensé que je puisse être malheureux de n'être jamais sorti avec une fille.. Mais elle avait tord. Bien entendu, il m'était bien compliqué de parler de mes sentiments, et j'aurai pourtant dû lui avouer que d'être seul ne me dérangeait pas le moins du monde, au contraire. Les autres, quand ils s’aperçoivent qu'une personne aime être solitaire, s'inquiètent rapidement pour elle. Comme si l'on ne pouvait pas aimer la solitude, sans cacher une profonde tristesse, ou une angoisse. Il est vrai que je répondais à certain de ces critères, mais ce n'était en aucun cas à cause du fait que je puisse être seul. Non, je préférai être seul, c'était ainsi bien plus facile de gérer ma vie et de répondre aux attendes de Père. Père d'ailleurs, avait toujours apprécié me voir prendre cette voie. Je l'avais même entendu un soir, alors que j'allais me chercher à boire, rassurer ma mère, lui stipulant que je trouverai une bonne femme, en temps voulu. Il avait toujours tant de projets pour moi, que l'idée de me voir perdre mon temps à fricoter à droite et à gauche devait lui paraître totalement absurde. Heureusement pour lui, j'étais de son avis.

Dakota avait réussi à modifier tout cela, à son échelle bien entendu. Ce n'était pas comme si je m'engageais dans quoi que ce soit, puisque nous n'étions qu'au prélude de notre hypothétique relation. Néanmoins, je devais me comporter comme on me l'avait toujours appris. En Gentleman. De toute manière, même si l'Américaine ne me plaisait guère, il aurait été mal vu de refuser une telle invitation. Ce n'était absolument pas le cas ici.

"Sortir ce soir tu dis ? C'est une bonne idée."
Lui répondis-je tout en continuant notre route dans l'aquarium du parc animalier. "Pouvoir échapper à la turbulence d'Edwin ne pourra m'être que bénéfique de surcroit." C'était un argument comme un autre, bien que je puisse comprendre qu'elle en vienne à malle prendre. Dire que l'on accepte une soirée pour échapper à son petit frère, il y avait mieux comme réponse. ".. Et passer du temps avec toi me ferait bien plaisir.." Et là, comme à chaque fois que cela devenait un peu plus personnel, je me sentais presque obligé de détourner légèrement le regard, le timbre de ma voix bien plus bas, également. C'était bien difficile de devoir avouer de telles choses à voix haute, bien que je les avais pensé pendant de longues minutes auparavant.

Et pour me rattraper, ou plutôt, tenter de changer de sujet à nouveau, je regardais ma montre, fronçant les sourcils en constatant que le temps passait bien trop vite. C'était amusant d'ailleurs. Une heure avec Edwin aurait parût comme l'éternité dans ce parc, et là, c'était comme si je venais d'y entrer.

"Je pense que nous devrions regagner l'entrée à présent. Je n'aime pas être en retard." Et je préfère être en avance, même largement. Les animaux n'étaient qu'un prétexte de toute manière, et parler, même en attendant les autres qui mettraient plus de temps à regagner le bus, était une idée envisageable. Si j'arrivais avant mon frère, je pouvais également lui demander de s'asseoir à mes côtés pour la route du retour.

Spoiler:
 
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(#) Re: [Zoo] Balade au zoo et joyeuses retrouvailles.  Dim 6 Nov 2011 - 16:55

Je me doute que ma proposition va avoir du mal à passer. Puisqu’Elliot a déjà esquivé la question la première fois, je pense qu’il va tout faire pour essayer d’y échapper à nouveau. Je dois passer pour une espèce de folle qui veut – par tous les moyens – passer une soirée avec lui. Une sorte de groupie en fait. Mais même pas. J’apprécie beaucoup Elliot et même si ce n’est pas forcément pour que ça évolue entre nous ; j’apprécierai passer du temps en sa compagnie ce soir, voir même d’autres soirs de la semaine s’il le souhaite. N’étant pas d’une nature très sociable, il est quand même rare que j’invite des gens à passer une soirée avec moi. On peut se dire que c’est là une sorte de privilège, même si je n’ai pas la prétention de dire que je suis de bonne compagnie. Mais Elliot ayant l’air aussi réservé que moi sur certaines choses, je pense qu’on peut s’entendre là-dessus.

Je ne lui tends pas une embuscade, même si on peut le penser en m’entendant lui proposer de passer une soirée avec moi ; et en voyant mon attitude envers lui à l’instant. S’il veut refuser il le peut ; mais j’avoue que je préfèrerai qu’il accepte. Déjà parce que je suis sure que je passerais une soirée sympathique mais aussi parce que cela me donnerait un prétexte pour ne pas retourner dans ma chambre et ne pas voir ma pétasse de colocataire narcissique. Vivement l’Australie d’ailleurs, qu’on me change de chambre. Je pense qu’Elliot doit avoir à peu près le même souci de chambre que moi, même si son colocataire n’est autre que son propre petit frère. Apparemment l’entente entre les deux n’est pas si bonne que cela puisqu’Elliot m’explique que passer la soirée avec moi lui permettra d’échapper à son frère. Et que passer du temps avec moi lui ferait plaisir. D’une pierre deux coups donc. Je me doute que ce n’est pas simple pour Elliot d’avouer ce genre de choses mais je ne dis rien, me contentant juste d’un petit sourire. Je ne propose rien en rapport avec ce soir, je préfère le laisser choisir afin qu’il soit un peu plus à l’aise plutôt que de lui imposer quelque chose qui ne lui plairait pas forcément. Je propose la soirée, il choisi l’animation. Au moins comme ça tout le monde sera content, du moins je pense.

Puis vient l’heure de rentrer. Je n’ai même pas remarqué que l’heure était déjà si avancée et que nous devions retourner au bus afin de rentrer à l’hôtel. C’est Elliot qui m’en fait la remarque après avoir consulté sa montre. C’est vraiment passé vite en comparaison d’une après-midi à vadrouiller seule. J’ai apprécié passer ces quelques heures en compagnie d’Elliot ; même si au final on n’a pas tant visité que ça. Mais j’ai quand même quelques photos dans mon appareil, dont une d’Elliot qu’il n’a même pas vu. Peut-être que je lui montrerais plus tard. Ou pas. La, ça fait groupie…
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