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 L'air d'embarras se marquant sur son visage

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(#) L'air d'embarras se marquant sur son visage  Sam 3 Sep 2011 - 18:31



Avec Nathanaël Adams

• C'était un samedi. A neuf heures, pour être précis. Il sonnait à peine l'alarme du réveil que Jonathan ouvrit les yeux. Dehors, il faisait clair mais malgré le soleil, une lourdeur grise s'abattait sur sa fenêtre. C'était néanmoins son impression. Trop ébloui par la lumière du jour, Jonathan se redressa calmement, lentement mais avec hargne. Il voulait se lever car il avait horreur de rester là à ne rien faire, sauf en journée. Rester au lit ne sert à rien. Ça vous énerve, vous fait réfléchir sur le passé, sur ce que vous avez fait la veille, bref : une connerie. Ainsi, il arracha presque ses draps d'un geste soudain, avant que son corps ne se soulève sur lui-même avec aisance. Jonathan sait se réveiller. Il n'est pas un zombie qui doit émerger durant trois quart d'heure. Et comme tous les jours : l'envie de café au lait très sucré se fait sentir.

Puis, détaillant la chambre - Oui parce qu'il pourrait très bien être dans une autre, de chambre- , il se mit en quête de vêtements potables. Aujourd'hui, il n'y a pas de cours pour lui. Ce n'est pas pour autant qu'il faut se mettre en training ! Et puis c'est moche un training. C'est flasque, y a de l'air, ça vole, ça flotte. Un vrai [baraki] en puissance, pour Jonathan. Il ramassa rapidement une chemise pourpre, une paire de chaussettes, un pantalon éventuellement propre et enfila le tout sans tarder. L'envie de sortir devint plus forte.

Jonathan ouvrit sa porte, encore torse nu tandis qu'il tenait sa chemise et il humait l'air d'un air absent. Oui, ça sentait le libre, le seul, le vide. Personne ne trainait dans les couloirs. Et pour cause. Le soleil devait être trop attirant pour les laisser à l'intérieur. Ainsi, Jonathan descendit des marches, regagnant la cuisine à pas de loups afin de substituer un biscuit ou deux. C'était tout ce qu'il mangeait au matin. Après, c'était trop. Jonathan enfila sa chemise d'un geste dédaigneux. Après tout, repassée ou pas, quelle différence cela fait ? Mais le temps de se poser cette question, il ouvrit la porte menant à l'extérieur et le soleil le berça d'un large rayon chaud, sur son visage. Il ne put s'empêcher de faire quelques pas en direction de la cour en béton, posant ses semelles de converses dessus pour rejoindre un banc tranquille. Pas un homme, pas une femme. Qui était en ces lieux, hormis lui ?


Dernière édition par Jonathan Shizumei le Dim 4 Sep 2011 - 22:04, édité 2 fois
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(#) Re: L'air d'embarras se marquant sur son visage  Sam 3 Sep 2011 - 22:31

    Il y avait moi.

Ce n'était peut être pas la meilleure attitude à avoir mais j'avais fini par abandonner. Si tôt le matin, deux jeunes filles se battaient dans leur chambre afin de régler un différent à propos de sous vêtements ou d'autres choses en tout genre. Des broutilles mais les lycéennes sont toutes des gamines superficielles je crois parce que, arriver au point où elles en sont arrivées... Faut être sérieusement atteint. J'avais tenté de les raisonner avec un collègue mais elles étaient coriaces, on a bien lutté pendant un quart d'heure avant de réussir à au moins les faire taire. Pendant cinq minutes. Après quoi elles reprirent de plus belle. Lassé, je vins à quitter les lieux, laissant mon collègue régler cette histoire chez le CPE, je n'avais pas de temps à perdre avec leurs chicanes d'adolescentes, j'avais besoin d'un bon gros bol d'air parce que sinon je crois bien que je finirais pas exploser. Mince aujourd'hui ils ont pas cours les gamins, et ils sont quand même obligés de me faire chier comme ça ? Remettant en place ma chemise blanche sur un jean sombre je me rendis donc dans le hall, faire un petit tour histoire de vérifier s'il n'y avait pas d'autres embrouilles avant de me diriger vers la cour.

Et en ce lieu, c'est là que je vis ce petit blond pour la première fois. Au premier abord il me semblait d'un élève parfaitement comme les autres qui profitait simplement du beau temps. Sous le soleil, ses cheveux prenaient une teinte dorée qui était semblable aux jolies boucles blondes des princesses que l'on voit dans les dessins animés populaires. D'ailleurs, mon imagination fertile habilla presque automatiquement cet élève d'une robe rose à paillettes avec des voiles et des volants partout et à cette pensée je ne pu m'empêcher de rire. Je devais passer pour un fou à rire comme ça tout seul, voir pour un con mais bon, au moins ça me faisait du bien de rire un peu après l'énervement qu'avaient provoqué les deux jeunes filles en mon être. J'étais un impulsif et un impatient, alors si on commence à me saouler je ne cherche pas bien longtemps avant d'exploser et de crier voir frapper. Pourtant je n'aime pas la violence et pour un futur professeur je me devais de faire attention à mes réactions avec les élèves.

Pourtant, je n'avais pas vraiment le look de l'emploi. J'avais une allure de vieux rebelle qui s'habille de façon classe. Mes cheveux étaient noirs souvent en bataille et très peu coiffés, j'avais toujours une barbe de trois jours et un petit bouc. A mes oreilles je disposais de deux piercing et mes avant bras étaient tatoués en plus de mes mains. Qui plus est je portais toujours des vêtements assez chers et classieux comme des pantalons droits et sombres avec une chemise dont je repliais les manches et que je laissais ouverte de quelques boutons. Avançant vers cet élève, j'usais de mes talents de surveillants pour retrouver son nom du premier coup. En même temps je trichais, j'avais un trombinoscope des élèves que je révisais chaque soir afin de mémoriser les noms de chacun, je n'avais aucun mérite.

« Shizumei Jonathan. Je me trompe ? »

Cette question était stupide je savais parfaitement que j'avais raison, je ne me trompais que très rarement et plus j'étais ici plus j'apprenais et retenais des noms rapidement. Sans même demander la permission je vins m'asseoir à côté de lui et j'esquissais un petit sourire malicieux. J'étais peut être un peu lourd comme surveillant mais au moins j'étais proche des élèves et je n'avais aucune gêne à aller les voir et à me mettre à parler avec eux comme si de rien n'était. Tout comme maintenant.

« Il fait beau n'est-ce pas ? Ça fait un bien fou, ce soleil... »

Tout en disant cela je levais mes yeux noirs vers le ciel, levant une main que je mettais devant mes yeux afin de ne pas trop m'éblouir. S'il faisait si beau si tôt c'est qu'on aurait une très belle journée aujourd'hui. Cependant un détail me tracassa, cet élève n'avait il rien à faire pour être là si tôt dans la matinée ?

« Tu n'as pas d'activités de club ce matin ? Beaucoup d'élèves en font... »

Je reposais mon regard sur lui et le fixais longuement. Je faisais peur à beaucoup de personnes en es abordant ainsi, pourtant je n'étais pas aussi méchant que je voulais le faire paraître.
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(#) Re: L'air d'embarras se marquant sur son visage  Dim 4 Sep 2011 - 9:45



Avec Nathanaël Adams

• A peine s'était il assit qu'il eut ce réflexe, celui de prendre son livre favori : Les chevaliers d’Émeraudes. Jonathan était dingue de cette série. Il entamait sa lecture d'un doigté plutôt féminin. La reliure de cuir bleu glissait sous ses doigts et l'envie de dévorer trois chapitres supplémentaires se fit sentir. Il se sentait seul et cette sensation l’inondait de bonheur. Pas de chamailleries ni de potes pour vous encombrer l'esprit que vous avez besoin d'y voir clair ! Les décisions sont toujours mieux prises quand vous êtes seuls, de toute manière. Ainsi, relisant quelques phrases précédemment lues de la dernière fois, il se concentra. Puis, une voix grave le tira de sa rêverie et comme la plupart des gens, il releva les yeux en direction de sa provenance. il découvrit le visage de Nathanaël, dur et sévère mais à la fois énigmatique. Jonathan eut un sentiment étrange en le voyant, tel un élève surprit à une mauvaise action. Mais il savait très bien qu'il avait tout à fait le droit d'être là, avec son livre. Seulement, le voir débarquer ainsi sur le banc, d'un air des plus amicaux lui paraissait étrange. Il était plutôt rare qu'un éducateur, ou surveillant, daigne adresser la parole à un élève, comme ça. Sauf pour lui réprimander le fait d'être seul et sans surveillance.

Jonathan le regardait, le fixant de ses iris bleus. Ce qu'il était bizarre, cet homme ! Il vient, il s'installe, il parle. Comme un ami, comme un... Je ne sais pas. En tout cas, il lui parlait et sans avoir eu le temps d'ouvrir la bouche, il récita son nom sans fautes.

« Shizumei Jonathan. Je me trompe ? »

Il en rougit un brin. Il ne connaissait que quelques femmes en ces lieux mais pas grand chose. Bon d'accord, c'est un surveillant, il était normal que celui-ci connaisse son nom. Néanmoins, la surprise fut présente. Jonathan regardait le sol devant lui, hochant le visage.


« En effet. »
Et lui, c'était Nathanaël Adams. Il le savait. Pourquoi ? Oh, une simple curiosité qui l'a poussé à se renseigner. Après tout, ce n'était pas une question d'attirance ni d’intérêt. Il était vrai que cet homme avait ce quelque chose mais... Juste un sentiment qui donne confiance. Rien de plus.

« Il fait beau n'est-ce pas ? Ça fait un bien fou, ce soleil... »

Sur ces paroles, Jonathan ne rajouta rien. Il était chaud, le soleil. C'est tout. Lui était habitué à vivre à l'intérieur, constamment, à guetter l'extérieur. Alors le soleil...

« ... »

« Tu n'as pas d'activités de club ce matin ? Beaucoup d'élèves en font... »

Beaucoup sauf lui. Se retrouver en public était un problème de bien-être. En effet, les clubs n'étaient certes pas la source d'inspiration pour lui. Surtout lorsque vous êtes entourés d'une bande de crétins pas fichus de réfléchir correctement trente secondes. Non pas que Jonathan était misanthrope, juste... Réaliste. La connerie des hommes était une évidence et que ce soit dans un club ou autre. Il se contentait de les saluer, de satisfaire leurs questions, mais rien de plus. Jusque là, Nathanaël restait dans cette catégorie, évidemment mais... Un quelque chose le distinguait de ces hommes. Il semblait si curieux, honnête et direct que cela déstabilisait Jonathan, chaque fois que le surveillant venait le voir. C'était peut-être son assurance de lui-même qui lui faisait rendre compte de sa propre vulnérabilité.

« ... Je n'aime pas les foules. Alors, non. Nathanaël. »




EDIT ELLIOT : Les Rps sont à poster terminés.. Ce qui est logique dans un sens.. Tu peux facilement sauvegarder ta réponse ailleurs si tu n'as pas le temps de l'écrire entièrement. Ici, il faut que le message soit posté et terminé, puisque ton partenaire ne va pas venir vérifier toutes les cinq minutes si tu as édité ton message.. Si le Rp n'est pas terminé d'ici ce soir, cette réponse sera supprimée.


Réponse de l'écrivain : J'avais l'intention de le prévenir lorsque celui-ci serait terminé. Merci.

Edit 2 parce qu'un seul ça suffit pas : Merci de ne pas prendre ce qui te convient uniquement, ce n'est plus à refaire, point. On a toujours l'intention de, maintenant, je peux pas le sucer de mon pouce.
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(#) Re: L'air d'embarras se marquant sur son visage  Lun 5 Sep 2011 - 11:12

Taciturne. C'était le premier mot qui me venait à l'esprit pour décrire le comportement de Jonathan Je l'avais déjà croisé plusieurs fois dans les couloirs mais je crois que c'est bien la première fois que j'entends sa voix et pourtant je peux vous dire que je suis un surveillant qui est plutôt appliqué à la tâche et qui derrière ses airs sévères aime bien passer du temps avec les élèves. Il n'est pas rare de me croiser en soirées avec eux ou encore de boire un verre avec l'un d'eux un samedi soir. Mais Jonathan il restait quelqu'un de très mystérieux et distant. Je n'avais jamais vraiment cherché à l'approcher mais maintenant qu'il était seul je pensais que c'était l'occasion rêvée. Il était rare qu'un garçon aussi mignon que lui reste seul pourtant mais bon que voulez vous, s'il est un solitaire comme il vient de me le dire je n'irais pas non plus le contre-dire avec mes paroles stupides. Quoi que, j'étais un mec plutôt bavard dans mon genre alors il m'arrivait souvent de sortir des conneries histoire d'amuser la gallerie. Ce n'est pas pour autant que je ne sais pas me montrer calme et sérieux quand il le faut. C'était mignon la façon dont il avait rougit lorsque je lui avais adressé la parole, c'était peut être un de ces élèves timides qui préfèrent s'isoler en espérant que personne ne leur adresse la parole ou ne leur cherches des noises parce qu'ils sont les proies idéales. J'avais connu ça en étant un peu plus jeune que lui.

Je m'étirais bruyamment et m'appuyais confortablement contre le dossier du banc, continuant de regarder le ciel, adorant sentir la chaleur du soleil pénéter mes pores. Si je restais trop longtemps cependant mon teint pain d'épice naturel risque de devenir marron et ça suit un peu moins avec mes vêtements mais bon, c'est pas grave. Mon teint caramel charmait beaucoup les jeunes femmes c'est pour ça que je faisais attention l'été à ne pas trop m'exposer pour ne pas finir en tartine grillée. Je sortis de ma poche deux sucette à la cerise, j'en tendis une au blond pour savoir s'il en désirait une puis je mis l'autre dans ma bouche, restant silencieux un petit moment avant de reprendre la parole, cherchant à faire une petite conversation.

« J'ai appris une fois que les blonds étaient plus sensibles au soleil, tu risques pas d'attraper mal en restant là ainsi exposé ? »

Je passais ma langue sur mes lèvres, sentant le goût de la cerise dessus. Je me rendais petit à petit compte de la bêtise que je venais de dire mais je n'aimais pas trop les silences prolongés sauf quand j'étais en train de faire de la musique. Sur mon piano, je désirais le plus grand silence, ne faisant plus qu'un avec l'instrument je laissais mes doigts me guider et parfois même ma voix s'élever pour ajouter le chant au morceau. Mais sinon j'étais quelqu'un de bavard qui devait se sentir obligé de toujours faire la conversation avec les gens que je rencontrais. J'étais gêné par un adolescent qui savait aussi bien garder le silence et je ne saurais pas dire si ma présence le dérangeait ou non car en fait à la base il était en train de lire un livre que je n'avais jamais lut mais dont on m'avait beaucoup parlé alors je ne pouvais pas lancer de conversation là dessus non plus.

« Tu sais quand j'avais ton âge, ou un peu plus jeune je restais aussi toujours tout seul. J'aimais pas les gens et je me rends compte que... Je les apprécie pas beaucoup plus aujourd'hui en fait. »

Mais comment expliquer de manière pas trop naze que finalement j'étais qu'un mouton et que c'était aussi mon job que de faire chier les élèves en leur tapant la discution lorsque je les voyais seuls parce que je trouvais ça louche ? Je m'installais finalement en tailleur sur le banc, mes mains posés sur mes chevilles alors que je me délectais du goût de ma sucette avant de reprendre ce que je disais.

« Mais j'ai finis par me résoudre à aller parler à tout le monde qui pourrait provoquer un petit peut ma curiosité. Et en travaillant dans une école, j'suis obligé de cotoyer plein de gens. C'est pas toujours la joie car par mal me prennent pour un idiot fini. »

Je haussais les épaules et j'eus un petit rire avant de poser mon regard sur lui, tournant donc la tête afin de le fixer un long moment.

« Mais c'est tellement plus simple de faire comme ça que de m'ennuyer seul dans mon coin. Tu trouves pas ? Au moins je me distrais. »

Je ne savais même pas pourquoi je lui racontais tout ça. Je m'ennuyais en fait et j'avais besoin de me détendre. Ouais ce devait être quelque chose dans ce genre là parce que je ne voyais rien d'autre. Ah oui, il avait suscité un peu mon intérêt et ma curiosité, mais ça c'est un détail.
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(#) Re: L'air d'embarras se marquant sur son visage  

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