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 [Appartement 5] Lorsque la Reine est échec....et mat.

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(#) [Appartement 5] Lorsque la Reine est échec....et mat.  Ven 9 Sep 2011 - 23:39

[>> Les Terrains]


Rester calme. Ne pas craquer. Continuer à avancer en silence sans lâcher un seul mot. Et surtout sans le regarder. Ce n’était pas le moment de jouer à la petite fille qui fond en larmes. Mon chemisier refermé, je les effaçai d’un geste rageur mais elles revenaient encore, traitresses. Je parvins heureusement rapidement jusqu’à l’appartement. Forteresse de silence et de protection qui me faisait aspirer à un peu plus de sérénité. Des ordres ? Et lui alors il ne s’était pas permis de m’en donner depuis tout à l’heure ! S’il croyait que j’allais docilement me laisser faire il pouvait aller se faire foutre ! On ne domptait pas un animal sauvage comme ça. Surtout quand ce mode de vie est ancré en elle depuis des années. C’était comme me demander de retirer ma peau pour changer. C’était impossible. Pour le moment. Est-ce que je lui en voulais ? Un peu oui sans doute. Mais c’était à moi que j’ en voulais le plus. De ne pas avoir pu faire face, me défendre et mettre à Akio la raclée qu’il méritait pour montrer à Soma que je n’étais pas faible comme il le croyait. Car j’en étais certaine, c’est comme ça qu’il me voyait. D’un autre côté aurait-il tort…..

Jusqu’à présent je ne lui avais toujours montré que les mauvaises parties de ma personne… Ma faiblesse, mes pleurs, mes peurs….comment alors voir une femme forte dans cela. Je préférai ne pas répliquer et aller m’enfermer dans ma chambre. La soirée était déjà assez gâchée sans qu’en plus elle découle sur une dispute…..J’introduisis la clef dans la serrure et entrai, jetant un regard à l’intérieur avant d’entrer en laissant la porte légèrement entrouverte. Signe que Soma pouvait entrer. Mes deux colocataires étaient sortis pour la soirée, ils m’avaient prévenue et le troisième était un fantôme donc aucun risque. Bien puisqu’il savait qu’il pourrait entrer je n’allais pas m’attarder et fonça directement dans ma chambre après avoir retiré mes bottes. J’entrai en trombe, la porte se refermant aux trois quart et donnai un coup de bras dans le premier objet posé sur l’un des meubles de la chambre : à savoir mes trois katanas –dans leur fourreau évidemment – posés là en décoration. Les armes se répandirent sur le sol, l’une d’elle sortant un peu du fourreau, donnant la vision de sa lame claire et tranchante. Lui couper le corps avec cette lame…faire couler son sang…

Ca serait encore une mort trop douce et rapide pour cet homme. Je le tuerai moi-même, c’est son orgueil que j’allais réduire en poussière. Mais un jour où je serai seule avec lui. Il ne fallait pas que Soma soit dans les parages. Sinon quelque chose me dit qu’Akio devinerait tout évidemment mais aussi qu’il ne pourrait s’empêcher d’intervenir. Et c’était une affaire que je devais régler seule. M’asseyant sur mon lit, je pris ma tête entre mes mains, essayant de me détendre un peu. Allez ça allait passer, tout cela ne serait plus qu’un cauchemar et on en parlerait plus…..Facile à dire……J’étais à bout de nerf……J’entendis son pas entrer dans la chambre. Mais ce n’est pas cela qui me fit bouger. Ce fut le son du papier près de moi. Relevant la tête, j’aperçu le magazine dont il parlait. Mes yeux s’écarquillèrent en le voyant sur ce magazine alors que ma main s’en saisissait pour l’approcher. Je l’écoutais à demi. Travail, carrière, métier….article….Ouvrant cette revue en tremblant un peu, je lu avec attention ce fameux article. Déglutissant en même temps avant de la refermer, ma main restant comme bloquée dessus.

J’eus un sursaut en sentant sa main, n’ayant même pas sentis qu’il venait de s’installer près de moi. Mes yeux restant fixé sur ce papier glacé qui me renvoyait son image. J4écoutais sans écouter. Tout était là, résumé devant moi. Lui en tenue de jeu. Un magazine, prouvant sa célébrité. La carrière qu’il a là-bas. Et le magazine. Anglais. Un pays loin, très loin du Japon. Doucement, un sourire résigné, presque triste et faible apparus sur mes lèvres.


-C’est mon jour de chance…..à ce que je vois…..J’ai un salaud qui n’en peut plus de me persécuter tant qu’il peut……Et j’apprends le même jour…..que l’homme que j’aime……a son temps compté dans ce pays……et à une vie qu’il rejoindra dans un autre en le quittant….

Ma main lachai doucement la revue qui tomba silencieusement au sol. Je n’avais pas autre espoir. Une carrière aussi importante pour qu’on en parle dans un magazine ne pouvait que l’appeler à revenir là-bas et pour longtemps. Mes larmes revinrent. J’avais peur. Cette fois c’était visible. Pas d’Akio non là c’était bien fini. Mais pour soma. Peur de le perdre, de le voir partir. Je n’y connaissais rien, je ne savais pas comment était sa carrière, comme elle s’était construite, ce qu’il en était actuellement….Cependant….j’avais peur qu’il s’en aille….Je voulais qu’il me rassure, qu’il me dise qu’il ne partirait pas…..ou qu’on ne se séparerait pas, que je viendrais avec lui s’il faut….N’importe quoi, juste pour que je sache que l’on resterait ensemble. Le sentant me prendre contre lui, j’eus enfin une réaction et enlaçai sa taille, posant mes mains dans son dos en me jetant presque contre lui, comme je pus du moins, de sorte que nous fûmes bientôt allongé en travers du lit, moi serré contre lui, répandant doucement mes larmes dans son cou. Je serrais mes lèvres, voulant éviter de laisser ma voix trahir mes pleurs, mais mes larmes violentes montraient bien que toute cette peur dont il parlait était belle et bien réelle en effet.

Je restai ainsi contre lui un long moment, jusqu’à ce que mes larmes se calme au contact de sa personne et de ses bras. Je repensai alors à ce qu’il m’avait dit. Je murmurais plus qu’autre chose, les réponses que je voulais lui donner.


-Ton passé m’intéresse. Au fond, je ne connais rien de toi. Même si nous sommes ensemble. Et en même temps…Je ne veux pas savoir….Parce que si j’apprenais l’existence de celles qui t’ont fait du mal, je crois que j’irais moi-même leur arracher le cœur. Pour leur montrer ce qu’elles t’ont fait. Tu me trouve peut-être trop protectrice, mais cette histoire avec Akio était mon affaire. Et…..je sais que je prends beaucoup de responsabilité….Mais pas uniquement parce que je suis plus âgée….Parce que je t’aime……Je t’aime et je veux te protéger….J’ai appris à me défendre moi aussi….Ce n’est pas parce que je suis une femme qui ne t’a montré que ses faiblesses……que je te suis inutile….

Voilà ce dont j’avais peur. Etre la femme bien gentille qui attend que son compagnon rentre à la maison. Ce fameux cliché. Ou la jeune femme incapable de faire quelque chose par elle-même. Qui au final devenait plus un poids qu’autre chose. Je ne voulais pas être un poids pour lui….Jamais…Je finis par me relever, essuyant mes larmes en évitant de le regarder et me levai, allant récupérer un sac et une serviette de bain avant de finalement me décider à l’affronter et à le regarder.

-Je vais prendre une douche rapide…….Fais comme chez toi, personne n’est là….


Je quittai la pièce et me dirigeai alors vers la salle de bain, y entrant et fermant la porte. Je sortis mon gel douche et shampooing de mon sac. Comme on était plusieurs j’évitais de trop laisser trainer mes affaires, histoire que les colocataires retrouvent une salle de bain propre lorsqu’il l’utilisait. Mettant l’eau très chaude, je retirai mes vêtements et m’y glissai, fermant les yeux et prenant soin de ne pas mouiller mes cheveux. Cela faisait un peu de bien quand même…..J’y restai un bon quart d’heure, me lavant bien sûr mais essayant de me détendre surtout. Parce que vu la tension que j’avais eu aujourd’hui….Sortant après avoir coupé l’eau, je me séchais à l’aide de la serviette que j’avais amenée, enfilant mon shorty, qui se trouvait dans mon sac. Oui toujours avoir des sous-vêtements de rechange au cas où. Puis j’observais mes vêtements. Et si je passais directement ma tenue de nuit, à savoir mon corsaire noir et le débardeur ? Ca m’évitais les bandes et de toute manière ça m’étonnerai qu’on ressorte… ;En tout cas moi pas. Sauf que je ne les avais pas avec moi. Pliant les autres vêtements, je mis les sales à laver et pris ma serviette, la mettant autour de ma poitrine et l’attachant, du moins la coinçant avant de sortir. Bon….maintenant fallait que j’entre….Non pas dans cette tenue !! C’est alors que j’eus une idée. J’entrouvris la porte, n’ayant pas vu Soma dans une autre pièce et tendis ma main en restant bien cachée derrière.

-Soma, je n’ai pas pris mes vêtements de nuit, tu peux me les passer ? Ils sont sous mon oreiller c’est facile.

Et je me mis à attendre. Jusqu’à ce que j’ai l’éclair de lucidité qui me traverse le cerveau. LE T-SHIRT !!!!!!! Il était aussi sous l’oreiller !!! Je vous explique. Souvenez-vous il y a quelques jours, lorsque je me suis mise en couple avec notre cher petit chat. Nous avions gentiment joué avec une orange qui avait giclée sur son t-shirt, qu’il avait retiré et mis dans son sac. Eh bien moi je l’avais discrètement récupéré et caché. Je dormais chaque nuit en le serrant contre moi, respirant ainsi le parfum dont il était imprégné. Le parfum de Soma oui évidemment…..Sauf que je le cachais justement….eh bien sous mon oreiller….Là je n’avais plus le choix, hors de question qu’il découvre ça ! C’était bien trop gênant ! Ouvrant la porte à la volée, je me jetais presque sur son bras, voyant qu’il tenait déjà quelque chose de noir et ressemblant à des vêtements à la main.

-Soma non !!!!

AIE !!! Saleté de cheville ! Oui parce que cette garce n’était pas totalement guérie et faisait encore des siennes. Et quand ? Bah là maintenant justement….Je parvins à prendre son bras mais ma cheville ne me soutint plus, me faisant m’affaler complètement sur lui. Du coup, je me retins à lui et l’entrainai dans ma chute. Je me retrouvai allongée sur lui, ma main tenant encore son bras. J’aperçus le fameux t-shirt non loin et m’ne emparai vivement, me redressant pour me mettre assise et mettre ma main et le t-shirt derrière mon dos. Bon…..Maintenant il allait falloir….Que je trouve une bonne excuse…

-Je…je pouvais le faire moi-même….

Ah bien, alors là Rei chapeau. Dis-moi t’es prof de quoi et t’as fait combien d’année d’étude ? Parce que là vu le niveau de la réponse….Bon, faisons l’air de rien. De ma main libre, je ramassai mon débardeur et corsaire qui avait volés parterre et à proximité heureusement, la main toujours dans le dos. Et maintenant problème : j’allais devoir me lever sans m’aider de mes mains qui étaient occupées, sortir face à lui en masquant le vêtement que je lui avais emprunté et qu’il ne devait pas voir et ouvrir et fermer la porte de la chambre pour partir. Et quelque chose me disait…..que ça n’allait vraiment pas être simple….
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(#) Re: [Appartement 5] Lorsque la Reine est échec....et mat.  Lun 19 Sep 2011 - 23:59

J'étais assis, et je fixais ma compagne. C'est sur c'est un moment délicat, je pense ne pas avoir assez de mot pour décrire la situation actuelle d'ailleurs. C'était complexe autant pour elle que pour moi car la sur le coup je n'avais pas fait preuve de beaucoup de tact, et je lui avais annoncé de but en blanc. Il faut dire que nous les Akane, ne sommes pas connus pour tourner autour du pot. Sauf que la c'est spécial. Je sais que je suis amené tot ou tard à repartir en Angleterre, ma vie est la bas, je le sais. Mais j'aime le Japon, j'aime mon pays, j'aime Rei, mais malheureusement, j'aime aussi le football. J'y ai consacré du temps et énormément d'investissement, j'ai sacrifié ma jeunesse et ma vie de famille pour en arriver la, j'ai récolté la gloire, l'argent et l'honneur, mais aussi l'envie, la colère et la tristesse. J'ai quitté très tôt le berceau familial pour partir la bas, j'ai été recruté très tôt, et je suis un des rares jeunes Japonais, avec certains de ma génération, à avoir percé à l'étranger.

C'est pour ça que je bosse dur, très dur tout les jours, car ça fait partie de mes obligations. Bref je serrais la mains de ma compagne qui avait laissé le magasine tomber, elle pleurait. Je la regardais, et je caressais sa main, elle prit la parole par la suite après m'avoir envoyé sur le lit. Elle pleurait fortement, et j'étais étonné de sa réaction je dois l'avouer, car toutes celles qui ont su pour ma situation, ne se sont jamais mis dans cet état. J'étais heureux quelque part de ses larmes, ça prouvait beaucoup pour moi. Je caressais les cheveux de la jeune femme et je ne la coupais pas. Une fois que je sentis que je pouvais reprendre la parole, je le fis, d'une voix calme et douce, comme toujours.


"Ne dramatise pas, pourquoi tu te projettes toujours aussi loin. Je ne suis pas parti, je ne compte pas partir de suite non plus, ce n'est pas prévu, j'ai un accord avec mon club. Je suis la pour l'équipe nationale espoir, et j'en ai encore pour un moment. Mais c'est sur un jour je devrais partir, mais nous verrons à ce moment la ou toi et moi nous en sommes, je ne peux pas prévoir le futur, si tout vas bien et que je suis amené à partir, je te ferais surement une proposition, c'est certains même. Mais nous n'y sommes pas encore, je veux profiter simplement de l'instant présent, sans me prendre la tête."

Je regardais la jeune femme et je le relevais son visage en larme, je séchais ses larmes et je lui déposais un baiser sur les lèvres, suite à cela je la fixais sans la lâcher des yeux.

" Et non tu n'es pas inutile, loin de la, ce n'est pas parce que tu m'as montré tes faiblesses que tu dois te voir comme ça. On a tout notre temps non ? Tu as tout le temps de me montrer qui tu es, je ne suis pas pressé, donc ne te prends pas la tête, et vie l'instant présent d'accord ? Ne crois pas que je suis faible, j'ai vécu pas mal de choses déjà du peu de bougie que j'ai donc ne t'en fais pas pour tout et pour rien."

Je lui fis un sourire, et une étreinte chaleureuse, j'essayais de la rassurer, je me met à sa place, si on m'annonçait ce genre de choses, je ne sais pas comment je réagirais, mais une chose est sur, si je suis toujours avec Rei au moment ou je repartirais en Angleterre, c'est que mon flair ne m'aura pas trompé, et que c'est enfin la bonne, et la je lui proposerais de partir avec moi, car je peux aisément assumer pour nous deux, au moins le temps qu'elle trouve un emploi, si elle veut travailler bien sur. La connaissant de toute façon, elle ne voudra pas vivre à mes crochets ... Pas grave, si elle paie en nature ... En parlant de ça, la jeune femme s'était relevé et était parti prendre une douche, c'est vrai qu'à cause de l'autre con, elle n'avait pas pu, je l'avais presque oublié lui. Si il fait le malin, de toute façon j'en parlerais à Ryo onii-chan et Kenta-chan, je sens qu'ils ont besoin de se défouler ces temps ci, et moi aussi ! Bref j'écoutais ma compagne et je faisais comme chez moi, de toute façon parti comme la soirée est partie, je vais dormir ici, puis qu'elle ne pense pas que je vais rester sage ...

J'ai pas oublié ce qui s'est passé sous la douche, j'ai grave les crocs la c'est mort ! Enfin j'enlevais mes chaussettes et je m'allongeais sur le lit tranquillement, j'avais ramassé mon magasine que je lisais à nouveau. Les critiques des médias fusaient sévères, j'étais habitué depuis le temps, mais c'était irritable quand même. "Enfant" "Gamin" "Immature" sont les mots qui m'ont énervés. Je claquais le magasine sur la table de chevet et je reposais ma tête sur l'oreiller, je soufflais un grand coup, pendant ce temps, les minutes s'étaient écoulés et Rei était revenu. Elle était en serviette d'ailleurs et me demandais de lui passer ses vêtements de nuit sous l'oreiller sur lequel j'avais ma tête. Je m'exécutais docilement mais sans savoir pourquoi, au moment ou j'avais ma main sur le tissu qui semblait être un maillot, la jeune femme m'avait bondit dessus, me faisant sursauter au passage, et m'avait attrapé le bras. Elle s'excusait d'un ton nerveux, puis ramassais en même temps ses affaires, et ce qui était sous l'oreiller. Mais elle avait les mains dans le dos, et je suis pas con, vu son ton et sa tête, elle me cachait un truc. Je la fixais curieux, puis je lui dis.


" Tu me fais quoi la ? Tu me caches un truc, montre moi ....... Ou je viens le chercher "

La jeune femme était en position assis, je m'approchais d'elle, puis je passais mon doigt sur ses lèvres. Je la fixais et mes lèvres venaient flirter avec les siennes, sans l'embrasser, je sais qu'elle est sensible à ça. Elle aime les baisers, et moi je suis un gamin. Je la fixais et me reculait puis ma voix s'éleva, taquine.

" Si tu ne me montre pas ... Plus de baiser de toute la soirée Mademoiselle ... "

Je lui fis un sourire, me rapprochant doucement ... Je mettais ma main sur sa taille, cherchant le coin de la serviette qui la retenait attachée. Je le trouvais aisément puis d'un ton pseudo menaçant je lui dis.

" Si tu me montre pas dans la seconde qui suit, je tire dessus ... Et la je sais pas ce que je vais te faire ... Je suis pas toujours docile Rei-chan, tu le sais ... "

Puis je faisais mine de tirer doucement sur la serviette pour la faire glisser, je voyais déjà la naissance de ses seins, et je ne le cachais pas, ça m'excitait comme situation. J'étais curieux de voir ce qu'elle cachait, et je le saurais ... Foi de Akane.
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(#) Re: [Appartement 5] Lorsque la Reine est échec....et mat.  Sam 1 Oct 2011 - 22:42


L'eau chaude m'avait fait du bien. Il avait détendu mes muscles même si ceux de mon esprit ne semblaient pas enclins à me laisser tranquille. Je sentis de nouveau de l'eau salée s'échapper de mes yeux. J'étais stupide je sais, il ne partirait pas dès le lendemain comme un voleur. Mais j'avais peur. Depuis que j'avais vu mes parents m'être retirés l'un après l'autre, étant impuissante, j'avais constamment peur de perdre tout ce qui m'étais précieux et vital. Et Soma était bien aujourd'hui le seul et unique objet d'affection que je redoutais de plus ne plus de perdre. Nos âges éloignés, même si ce n'est que de peu, cette relation de professeur à élève qui pouvait nous coûter cher si nous étions découverts, cette rencontre que j'avais faites avec son frère et qui ne faisait que me donner des angoisses à l'idée de recroiser cet homme....sans oublier la nouvelle donne qui venait d'entrer dans ce jeu......Au fond, il était tout et je n'étais rien. Il avait tout et je n'étais rien pour lui....Non, je ne doutais pas des sentiments qu'il avait pour moi, aucunement.....Mais regardez-le, jeune, beau, célèbre et talentueux. Qu'est-ce que je suis à côté....Une travestie qui n'assume pas sa féminité et une prof de langues mortes qui ne sont utiles à personne.....Nos mondes n'étaient pas comparables....

Voilà pourquoi j'avais fondu en larmes sous cette eau brûlante, en me remémorant les paroles qu'il avait prononcées quelques instants plus tôt. Alors qu'il me tenait dans ses bras. Je me projetais dans l'avenir parce que j'avais peur du présent et de ses souffrances. Je préférais anticiper les douleurs avenirs plutôt que d'attendre comme une ignorante le coup de poignard. Enfin....De toutes manières, dans les deux cas, elles arriveraient bien plus vite que prévu. Je coupais l'eau, me séchais, enfilait le fameux shorty et la serviette avant d'interpeller Soma à travers la porte, ne laissant apparaître que mon bras qui attendait les fameuses affaires. « Et la ce fut toute ma connerie qui se mit en avant. », pour reprendre une expression bien connue. Ou plutôt qui s'était mise en avant quand je captai que le t-shirt qu'il ne devais PAS voir était SOUS l'oreiller. J'avoue que pour le coup je n'avais pas vraiment pensé à ma tenue, l'important étant de sauver ma réputation d'une tache de « fille guimauve qui pique les affaires de son copain ». Ni une ni deux je lui avais sauté dessus, agrippé le bras et parvins après une jolie chute sur lui à tenir fermement le t-shirt au niveau de mon dos, hors de portée de ses jolis petits noeilnoeils. Oui sauf que vous savez ce que c'est un chaton. Oui un bébé chat d'accord...Mais ça joue !!!! Ca aime jouer !! Et là monsieur le pervers -ne nous voilons pas la face c'est ça qui le motivait je vous dis ! - commença à gentiment me faire de douteuses insinuations quand à mes chances de survie en étant entière....


-Plus de baiser.....J'ai passé 23 ans de ma vie sans en avoir alors une soirée de plus ou de moins.....

Pas faux, j'étais dépendante mais en même temps je le renvoyais dans sa chambre et je n'avais plus le supplice de Tentale face à moi jusqu'à demain....Cependant c'était en effet prendre le risque de ne plus le recroiser avant deux autres semaines....Dur....

-N..non mais...qu'est-ce que tu me fous là!!!

Calme-toi Rei, je t'en supplie calme-toi, c'est pas le moment de péter un plomb !!!! Surtout pas !!!! Premièrement, arrêter la descente aux Enfers : de la main libre plaquer la serviette au niveau de ma poitrine et la bloquer. Non mais ! Bon....Il me cherchait, il allait me trouver et avoir la surprise de sa vie ce sale petit vicieux ! Et il ne saurait pas ce que j'ai dans la main par dessus le marché ! Je fermai les yeux. Allez, concentre-toi Rei, c'est un douloureux moment à passer. Surtout pour lui mais bon, ça on en parlerait plus tard.....Allez, maintenant fini de jouer les petits effarouchées, de toute manière en cas de soucis, tu as tes cheveux pour te planquer.....Heureusement que j'avais pensé à mettre un shorty moi je vous le dis....

-Alors c'est comme ça.......

Je tendis ma main et bloquai son t-shirt sous ma jambe, de sorte qu'il ne me la pique pas avant de poser mes mains sur ses hanches, souriant doucement -mais de manière pas très saine. Me penchant en avant, mes lèvres vinrent effleurer doucement les siennes, sans les toucher pour autant.

-C'est vraiment très vilain de jouer comme ça avec moi chaton.....

Chacun son tour de jouer...Je glissai doucement mes mains sous son haut, mes doigts venant effleurer sa peau avant que l'une de mes mains ne remonte, lentement, pour....venir prendre ses cheveux. Et oui tu croyais que j'avais oublié ce détail sans doute.....Faisant doucement ployer son cou je vins y perdre mes lèvres pour y déposer plusieurs baisers, me vengeance même de ces deux semaines de souffrance et d'ennui avec un suçon assez appuyé au creux de son épaule, à la base du cou. Il s'amuserait à expliquer ça à ses camarades tiens....Puis, ce fut ma langue qui décida de s'amuser avec la chair chaude, faisant le chemin inverse pour glisser jusqu'à son oreille avant que je ne la mordille. Ma main caressais toujours délicatement ses cheveux pendant que l'autre s'était arrêtée sur son ventre, mon corps étant collé étroitement au sien. Je relâchais doucement son oreille, murmurant dans un sourire.

-Il me semble que la dernière fois.....c'est toi qui n'en pouvait plus sous mes caresses.....surtout de cette chère amie....

Je ponctuais ma phrase d'un petit coup de langue dans son cou. Souvenez vous lors de notre première fois...Cette jolie langue qui est mienne était allée s'occuper d'une chose bien sensible chez notre petit chat et qui avait craqué en premier...hum hum....Alors j'avais bien le droit de m'amuser un peu non ? Je me redressais un peu, ma main relâchant ses cheveux pour se saisir de ses lunettes et les lui retirer, allant les mettre sur la table de nuit juste derrière lui avant de se poser sur sa joue. Je penchais alors mon visage, venant prendre ce qu'il me refusait depuis un petit moment, à savoir ses lèvres. Je laissai en même temps ma langue jouer avec la sienne. C'était la première fois que j'avais l'initiative de ce « genre » de baiser. Mais j'avais bien compris à quel moment ils étaient surtout arrivés lors de notre première fois, et donc logiquement ce qu'ils induisaient. Je relâchai doucement ses lèvres, me redressant pour être assise, ma main se retirant de sa joue, l'autre de son flanc, souriant.

-C'est cela....que tu veux....?

Doucement, ma main s'éleva et vint se poser sur ma serviette, au niveau du premier pan sur ma poitrine. J'en saisis le bout et commençai à le tirer doucement, lentement pour la laisser un peu apparaître au milieu de ma crinière blonde qui la cachait tout de même. La phase la plus compliquée se jouait. Mon autre main s'était discrètement saisie du t-shirt sous ma jambe. Je tirais alors qu'un coup sec sur la serviette, de sorte qu'elle reste devant moi avant qu'elle ne se retrouve sur son visage pour le cacher -ôter les lunettes de Soma juste avant me permettait de lui retirer un peu de vue!- et je me levai rapidement, lui tournant vite le dos. Oui car là si on calcule bien je n'avais plus qu'un shorty sur le corps. Enfin, sans compter le t-shirt que je plaquais sur ma poitrine, puisqu'il s'était déplié quand je l'avais saisi. Une fois relevée je me dépêchais alors d'aller vers la porte pour sortir. Car je savais une chose : si je ne filais pas d'ici, j'allais me faire bouffer......et il ne fallait pas compter sur lui pour me laisser m'en sortir vivante....
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(#) Re: [Appartement 5] Lorsque la Reine est échec....et mat.  Ven 24 Fév 2012 - 18:59

HRP: désolé de l'attente, et de la piètre qualité du post, mais j'ai pas su faire mieux pour l'instant, je me rattraperais, promis :)

La garce .. oui je pense qu'il n'y a pas d'autre mot. J'ai beau être intelligent et vif d'esprit, quand il s'agit de femme, je me fais toujours avoir comme un gamin. Et la c'est le cas de le dire, je me suis fait avoir en beauté, et surtout en 3D. Imaginez le tableau, ça fait deux semaines que je n'ai pas mon vu ma demoiselle, elle m'a aguiché grave dans la douche, j'ai marché sur trois jambes depuis tout à l'heure, j'ai réussi à me calmer mais la elle revient à la charge ! Bon c'est vrai je l'ai cherché mais quand même elle est pas obligé d'aller jusqu'à me faire un suçon dans le cou ! Comment je vais expliquer ça moi ?? Je vais me faire chambrer encore ... Et harceler aussi ... Tiens je devrais peut etre en jouer ça lui calmera surement ses ardeurs ... Enfin j'ai pas vraiment envie qu'elle les calme ... Paradoxal tout ça mon cher Soma.

Bref je me laissais faire par la jeune femme qui connaissait tout les mécanismes pour me faire plier, que ce soit le jeu de caresse dans les cheveux, qui soit dit en passant est le bouton OFF chez moi, puis me harceler le cou, m'embrasser comme elle le fait ... J'espère qu'elle est consciente qu'à un moment donné, je ne suis qu'un homme, et que je vais avoir envie d'assouvir certaines pulsions. Enfin je pense qu'elle l'a compris vu le tableau qu'elle m'offrait. Le moins que l'ont puisse dire c'est que même sans mes lunettes, j'avais une vue imprenable ! L'extase totale. Enfin je vécu ce qu'on appelle plus communément l’ascenseur émotionnel ! Ma libido était au top et d'un coup allez savoir pourquoi je me prends une serviette dans la figure, et je vois ma compagne détaler en courant de la chambre. Suis je si peu attrayant ? Enfin je me doutais qu'elle me cachait quelque chose, et malgré qu'elle savait comment m'amadouer, j'allais tout faire pour savoir ce qu'elle me cache.

Je poussais la serviette d'un coup, j'en profitais pour apercevoir sa silhouette en shorty avec rien au dessus ... Fiouuuuuuuu il fait chaud la d'un coup ! La jeune femme était donc sorti de la pièce, je me relevais à mon tour, saisissait mes lunettes, et c'était parti pour une course poursuite dans l'appartement. Une chance que j'avais des bonnes jambes, et surtout de bonne main. La jeune femme était encore dans le couloir quand je bondis d'un coup dans son dos, la plaquant contre moi, j'en profitais pour que l'une de mes mains bloque sa taille, et l'autre agrippe un de ses seins. J'étais au paradis la d'un coup !! Enfin je glissais ma tête dans son cou, que je harcelais par la même occasion de baisers, puis que je gratifiais d'un suçon ... Elle allait devoir expliquer ça à ses collègues !! Ah Ah Ah ... Et bah non ! j'avais oublié qu'elle ne portait que des cols roulés ... Fait chier ... J'allais devoir trouver autre chose ... Ma voix vint près de son oreille puis lui suscura de façon grivoise.

" Allez ... Tu es sur que tu ne veux pas me dire ce que c'est ? "

Je léchais son oreille délicatement, puis avec ma force, je la faisais reculer de façon a ce qu'elle comprenne que j'allais la ramener dans la chambre en la trainant si il le faut.

" Sinon je risque d'être méchant ... Très méchant ... "

Mouais pas crédible sur le coup ... Enfin bon je pouvais pas la forcer non plus, mais Dieu que cette scène me plaisait !! Je tenais le paradis entre mes, enfin ma main ! Oui façon primaire de voir la chose, mais pas grave, Rei est ma petite amie, je suis son petit ami, on s'aime, c'est normal ce genre de chose non ? Puis bon, il faut avouer, j'aimais bien ce petit jeu autour de cette objet mystérieux qui attise ma convoitise, car je pouvais m'en mettre pleins la vue en meme temps ! trop bon !
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(#) Re: [Appartement 5] Lorsque la Reine est échec....et mat.  Lun 12 Mar 2012 - 21:23


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(#) Re: [Appartement 5] Lorsque la Reine est échec....et mat.  Ven 30 Mar 2012 - 9:43

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« Invité »
(#) Re: [Appartement 5] Lorsque la Reine est échec....et mat.  Lun 16 Avr 2012 - 13:17

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[Appartement 5] Lorsque la Reine est échec....et mat.
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