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 Non mais y'a du niveau !

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(#) Non mais y'a du niveau !  Ven 2 Déc 2011 - 16:15



● Putain, mais pourquoi il lui ressemble autant ?

Ah ! L'idée de devoir partager mon boulot avec un autre. En fait, ça ne m'enchante pas énormément. J'aime pas devoir faire avec les manies et les habitudes des autres. Déjà, c'est jamais aussi bien que ce que je fais moi même, normal, c'est pas par moi. Ensuite, faut devoir faire avec un autre caractère, et s'il est aussi fort que le mien, on va pas se supporter. J'ai déjà à faire avec une hystérique complètement tarée à l'appartement, et un con d'étranger aussi intelligent qu'une louche de cuisine. Et encore, je soupçonne la louche d'avoir plus d'intérêt que lui. Le seul à se tenir tranquille, c'est le troisième. Déjà, il est discret, et ensuite, il cherche pas la merde tout le temps. Non, mais c'est quoi ce caractère de merde ? Et cette manière d'ados attardés qu'ils ont de se tourner autour les deux autres. J'crois que je vais finir par forcer la porte d'un autre appartement, un vide de préférence, pour plus avoir à me coltiner les boulets. J'ai ce besoin d'être seul, parce qu'ils me saoulent. Même les gosses me saoulent plus qu'avant. Y'a un mois de cela, j'aurai certainement bien rigolé du mec qui est venu geindre dans mon infirmerie parce qu'il venait de s'ouvrir le genoux en voulant s'enfuir face à une surveillant qui l'avait surprit à se masturber dans le parc de l'école.. Mais même pas, je l'ai écouté – à moitié même – je lui ai donné de quoi aller mieux et j'ai fais en sorte de le faire partir le plus rapidement possible de ma salle. Il me fait chier, tous les autres depuis me font chier. J'crois que c'est le contre-coup Yaruki ça. Saleté de merde, qu'est-ce qu'il a eu à me faire aller dans une histoire remplie de sentiments. J'savais bien que c'était pas pour moi ça. Maintenant, je dois faire avec, j'dois vivre en pensant à lui chaque jour, et putain, ça fait chier. J'espère que je vais assez vite le haïr assez pour ne plus voir sa gueule le matin quand je me regarde dans le miroir de la salle de bain. Il m'a abandonné comme un lâche pour poursuivre sa carrière, j'vois pas pourquoi je devrai encore espérer son retour.

Mais le nouveau n'a rien à voir avec ça, et il a même pas à savoir que j'aime bien quand ça passe par derrière. Le Japon est pas encore assez ouvert pour que je le clame. C'est pas une honte, je le sais, mais je préfère juste éviter les mauvaises surprises. Si j'tombe sur un con de vieux homophobe, j'risque de passer des journées encore plus merdiques, à côtés des soirées à chier qui m'attendent à l'appartement. Génial. J'aurai aimé que ça soit une nana d'ailleurs, j'arrive mieux à les cerner, j'arrive mieux à les embobiner pour qu'elles soient moins chiantes. C'est plus facile de faire avec une paire de sein qu'avec une paire de testicule on dirait. Ça doit être pour ça que je suis en retard d'ailleurs. J'me suis levé plus tard, et alors que j'entends correctement la sonnerie du réveil de mon portable tous les jours, fallait que je la rate aujourd'hui. C'est mon inconscient qui me dit que j'ai pas du tout envie de le rencontrer le nouveau, ou bien le destin qui veut me faire comprendre que c'est qu'un connard, et que je ferai mieux de feindre la maladie. Alors je traine, depuis ce matin je traine. J'ai fais tomber mon bol de riz en voulant le mettre sur la table, j'me suis même pris une merde de chien sous le pied histoire de me faire râler un peu plus. Dans les couloirs, y'a eu ce professeur qui est venu me demander d'intervenir auprès d'une classe pour leur parler de la sexualité. Et puis quoi encore ? C'est pas mon boulot ça et avec moi, ils rentreraient tous dans les ordres tellement ils en seraient dégoutés. Faire un cours de sexualité à des jeunes qui ne pensent qu'à ça déjà. C'est comme demander à un chien d'aimer remuer la queue -sans jeu de mot tendancieux-. Inutile. Il m'a fait perdre dix minutes de mon temps, et m'a rendu encore plus en retard. Passablement énervé aussi. Génial, moi qui doit penser à calmer ma mauvaise humeur, j'arrive devant mon infirmerie avec une matinée de merde.

« Bon ! On m'a pas communiqué votre nom. » Annonce-je tout en ouvrant la porte, et envoyant l'homme de dos. « Ketsudanryoku Akito, infirmier premier du nom. » Et je m'incline à la Japonaise, parce que c'est la base, parce que c'est mon pays et que je l'aime.

Je me relève ensuite, histoire de l'observer un peu mieux. Et là je déglutit. Putain, c'est quoi cette tronche ? Pourquoi il lui ressemble tellement ? Merde, j'ai pas envie de travailler avec son sosie. J'veux l'oublier et voilà que je vais devoir me coltiner son sosie tous les jours ? Non, ça va pas le faire, pas du tout. J'crois que je vais péter un câble et l'assassiner à coup d'aspirine. Je fais un pas en arrière, ou plutôt, je m'appuie sur ma jambe gauche, près à m'en aller. Putain, mais pourquoi il lui ressemble autant ?
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(#) Re: Non mais y'a du niveau !  Dim 4 Déc 2011 - 17:15

[HJ : Wah... J'ai intérêt à assurer T^T ! Au fait j'écris à la 3ème personne, ça te dérange pas ?]

Eeeeet... Non. Ce sera pas encore pour aujourd'hui. Natchi était resté les bras tendus vers sa dulcinée mais non, elle l'avait encore habilement évité d'un léger revers des hanches et s'était enfuie dans la salle de bain, un léger sourire en coin pour avoir réussis avec brio à échapper à son compagnon qui arborait à présent une mine on ne peut plus déconfite. Aaaah, les femmes... Toujours à cacher leur émoi, pas vrai ? Enfin, ça, c'était l'excuse que s'était échafaudé le nouvel infirmier histoire de ne pas trop entacher son ego.
Néanmoins remit de la fuite, l'homme se retirait avec lenteur de ses couvertures et lorgna en direction du réveil. Eh merde, c'était déjà presque l'heure de partir au boulot. Il était flemmard, ça n'avait jamais changé, mais maintenant qu'il s'était installé avec Yui, il avait sûrement secrètement espéré que ce ne soit pas le cas. Pas "déjà", en fait. C'est vrai, quoi, qu'y avait-il de meilleur dans une journée que la chaleur des couvertures à enlacer sa petite femme (aux attributs plutôt agréables, soit-dit en passant) ? Bon, la petite femme en question ne se laissait jamais faire, mais quand même !
Natchi soupira. Bon, allez, courage, on respire et on y va ! C'est reparti pour un tour, la vie continue, on se bouge le cul et on sort du lit ! On se grouille de se laver, on s'habille, on s'enfile un café au point de s'en brûler les intestins et on se rend compte qu'on a oublié les clés... Bref, une matinée comme les autres jusqu'à ce que Yui repasse sous son nez. Le brun serre les dents, s'approche de la porte de sortie (volée à la jeune femme qui était sur le point de sortir aussi) et lui lance un affectueux "A plus tard, mon lapin ! J'passerais sûrement plus tard te le répéter devant tes élèves, te voilà prévenue !" avant de s'enfuir à toutes vitesses hors de l'appartement, histoire d'éviter de se prendre un livre volant ou il-ne-savait-quoi d'autre au passage.
Bien entendu, il n'en fut rien et tout se déroulait sans encombres jusqu'à ce qu'il atterrisse sans se rappeler comment dans un des couloirs de l'établissement scolaire, un mini plan à la main histoire de pas se gourer de porte et de pas trop passer pour un con dès les premiers jours, sachant qu'il ne connaissait encore personne. Si il ne savait plus comment il avait atterrit là, c'était, d'une part, parce qu'il était tête en l'air. Toujours à se rappeler comment il avait convaincu Yui d'habiter avec lui, comment il s'était promit de ne plus regarder les autres femmes... Mais chassez le naturel, il revient au galop... Il se rendit alors compte avec horreur qu'il suivait inconsciemment une des lycéennes depuis plus de 10 minutes et l'avait perdu au détour du couloir en question. Heureusement qu'il était relativement à l'heure, il se serait arraché les cheveux s'il avait raté son entrée à son "nouveau" travail...

- Qu'est ce que je peux être con...

... Et le voilà qui se frappe le front à s'insulter. Il n'arrivait pas à s'y faire quand il sortait tout seul : il est en couple, maintenant, finit les heures à se cacher comme un gros pervers à surgir devant les élèves avec un poème, une rose ou même un simple stylo qu'il s'amusait à donner aux filles et qu'il se reprenait dans la tête deux secondes après. Il fallait se calmer sur les farces maintenant et éviter de mettre son petit "canard en sucre" en colère... Ou pas. Mais à peine commençait-il à plancher sur une nouvelle connerie à lui faire qu'il se rendit compte qu'il avait sûrement fait peur à la moitié des élèves qui traînaient par là, écoutant ses pas s'étendre en un écho solitaire et triste dans le couloir. Étrange.
Un petit détour sur lui-même et l'écriteau de l'infirmerie apparait alors, accrochée sur cette précieuse porte qu'il franchirait certainement en douce dans une heure pour aller s'en fumer une et baver sur les jupes courtes de quelques une de ces petites pé... Lycéennes respectables qui, d'ailleurs, ont beaucoup de goût pour les fringues. C'est pas grave, se pardonne-t-il quand même, c'est juste le temps de se faire à sa nouvelle condition. Natchi s'approche donc de la porte, clés en mains, l'actionne, referme derrière lui et... Se retrouve aussitôt dégoûté. Il fit quelques pas attristés mais pas moyen, la classique pièce blanche qui pue est de retour... Et dire qu'il devait partager ça avec des collègues, ça promet !

- Pfff j'vais le faire. J'pensais pas pouvoir mais là c'est pas possible autrement. J'vais la coller là, cette saloperie d'horloge à paillettes. Rien à carrer des collègues, hors de question que je travaille dans une cellule de prison.

A peine avait-il fermé la bouche qu'il entendit des bruits de pas derrière la porte. Oh merde, le collègue doit sûrement se pointer aussi, du coup... Il ne l'avait même pas prévu. Le trentenaire se surprit à espérer qu'il ne l'ait pas entendu et fouilla la pièce du regard, quitte à plonger sur le côté pour trouver une connerie à faire, histoire de marquer le coup... Parce que, oui, Natchi aime les premières rencontres tout en surprise (il finit souvent le nez en sang, bizarrement), mais là il n'eut pas le temps et tournait ostensiblement le dos à la porte, se sentant vraiment con, là, pour le coup.

- Bon ! On m'a pas communiqué votre nom, balance un étranger dans son dos. Ketsudanryoku Akito, infirmier premier du nom.

Ah. Natchi aurait voulu commencer le dialogue mais son manque d'idées et son air hagard (heureusement qu'il lui tournait le dos) l'en avait empêché. Tant pis, une autre fois. Cependant, lorsqu'il daigna enfin montrer son visage, "l'infirmier premier du nom" semblait perdre toute couleur. Natchi haussa les sourcils, surpris.

"Oh non, pria-t-il au plus profond de lui-même, pourvu qu'il ne m'ait pas entendu tout à l'heure... Je plaisantaiiiiis... Eh, vieux, reviens à la viiiiie, j'te jure j'vais pas ramener d'horloge à paillettes... J'crois même que Yui l'a jeté alors respire..."

Toujours sans voix, le myope esquissa un minuscule petit pas, histoire de se donner du courage et se présenter à son tour... Mais voilà que l'autre recule d'un pas. Assez désarçonné, le trentenaire décide néanmoins de briser un peu le malaise.

- Euuuh... Hummm, reprit Natchi, ne pouvant empêcher le sang d'affluer sur son visage, rouge comme une tomate, Mogami Natchi, enchanté.

Il osa une brève courbette à son tour et supportait à peine de respirer, se sentant quand même mal à l'aise de la gêne qui semblait s'être emparé de son collègue. Néanmoins, il fallait se calmer et reprendre comme si de rien n'était. C'était un compagnon de travail, point barre, il n'allait certainement pas se faire chier à comprendre ce qui pouvait l'avoir gêné en rentrant... En plus, avec un peu de chance, il allait sûrement le lui balancer sur un coup de rage. Natchi était même presque sûr d'avoir deviné ce qui devait le bloquer comme ça, de toutes façons. C'est pas à cause de ce qu'il avait dit, mais sûrement parce que c'est un maniaque du ménage, un de ces tarés qu'on voit à la télévision qui se baladent avec des dizaines de paquets de mouchoirs et de gants en plastiques et qui osent à peine toucher la clenche de leur porte sous peine de choper une maladie imaginaire. Il avait d'ailleurs sûrement dû salir la poignée de la porte en entrant avec ses mains pleines de microbes et puis voilà. Maintenant il va péter sa crise, nettoyer la porte avec une serviette désinfectante et faire comme s'il n'existait pas.

- Bon bah voilà, continua le myope. Maintenant, tout ce que j'espère, c'est qu'il y a une machine à café pas loin et que les élèves sont facilement influençables.

Un coup d’œil vers la fenêtre et c'est la pression qui s'envole. On prend les mêmes et on recommence, le seul truc qui change c'est que là, il a un collègue...
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(#) Re: Non mais y'a du niveau !  Mer 7 Déc 2011 - 16:32

● J'étais là le premier et j'ai pas envie qu'il touche quoi que ce soit.

De tous les Japonais du pays, il fallait que je tombe sur le seul clampin sosie de mon ex. Super, génial, j'ai tellement de chance que je devrai aller me promener dans la rue, je suis certain de me prendre un Kotatsu tombé du ciel, venant de nul part. Pire encore, si je sors de cette infirmerie, un élève va péter un câble tout en étant plus armé qu'un militaire pour me buter. Vraiment, je sais que je suis pas quelqu'un de particulièrement bon au quotidien, mais devoir me farcir cette tête tous les jours, c'est un poil abusé quand même. Déjà, infirmier, c'est un job de nana. Je le sais, j'étais quasiment le seul mec de ma promo. Fallait qu'il y ait un autre seul ahuri pour décider de suivre ces études dans un pays aussi traditionaliste que le Japon, et je l'ai devant moi. Je pense que je vais passer un peu plus de temps à prier au temple les semaines prochaines, histoire d'avoir les dieux avec moi pour une fois. J'sais pas, p'tet que si je le fais sérieusement, il se prendrait un truc sur la tronche, ou bien un élève aura la bonne idée de lui brûler sa belle blouse blanche pour lui faire peur. J'compte sur leurs problèmes psychologiques d'adolescents perturbés pour de faux pour une fois. J'ai pas envie d'avoir un collège, mais si ça m'enchantait au début, histoire d'avoir moins de boulot, je viens de changer d'avis, clairement. Déjà, il va pas travailler comme je le fais, ça va m'énerver qu'il change ma disposition des choses, ma façon de faire. En plus, je suis plutôt du genre à bien aimer contrôler ce que je fais, et j'ai pas envie que ça change. J'ai pas envie d'être complètement à l'ouest quand un gosse viendra me réclamer je-ne-sais-quoi, tout ça parce qu'il aura été reçu par l'autre. Et puis y'a mes affaires merde ! C'est mon bureau, j'étais là le premier et j'ai pas envie qu'il touche quoi que ce soit. Faudrait d'ailleurs qu'il fouille pas aujourd'hui, parce que j'ai pas envie de lui expliquer ce qu'il y a sur les Cd's gravés dans le second tiroir de mon bureau. Putain, faut que je trouve une clé, j'ai pas envie de me priver de mes petites séances de cinéma quand j'ai rien à faire, j'ai pas envie qu'il empiète sur mon territoire. J'sais pas, il n'a qu'à aller se foutre dans la cave de l'autre conne de concierge, c'est cool comme bureau ça.

« Machine à café en salle des profs, sinon tu payes directement dans celle pour les gosses, à toi de voir. » Bien entendu, j'vais pas lui dire qu'il y en a une directement dans l'infirmerie. J'ai pas envie de partager. D'abord, c'est la mienne, et puis c'est mon café aussi. Il peut très bien s'en payer une si l'envie lui prend. J'espère qu'il ne l'a pas vue d'ailleurs, parce que moi je la vois d'où je suis. Pas discret le gars, mais tant pis, je suis pas non plus réputé pour être quelqu'un d 'agréable. « Tu comptes pas faire des trucs bizarres hein ? J'sais pas, installer tes affaires personnelles, vouloir repeindre la pièce en rose ? C'est mon infirmerie, t'es juste là en locataire. » En théorie, non, il a autant de droits que moi, mais j'suis pas sûr qu'il soit au courant, et en plus de ça, je suis là depuis plus longtemps que lui. J'suis comme un chien qui défend son territoire. Mon territoire.

Alors pour appuyer mes propos, je le contourne et je vais m'assoir à mon fauteuil, pour lui montrer qui commande, je m'installe tranquillement, à l'aise, je prends mon temps. La politesse voudrait que je lui indique où trouver quoi pour qu'il ne galère pas trop quand il sera seul, mais j'ai pas envie, il l'a pas demandé de toute manière. Et ça sera cool s'il galère à trouver une compresse quand un de ces cons d'élèves se sera fait bobo au genou. Après, j'aurai la meilleure réputation des deux, c'est pas plus mal.

« Je suppose que tu commences pas là tout de suite hein ? On t'a juste demandé de venir voir comme ça se passait ? C'est simple, tu fais comme j'ai toujours fait et ça sera cool. J'aime pas changer mes habitudes. » C'est faux, j'aime bien. J'aime bien quand ma vie rentre pas dans une routine de merde avec toujours les mêmes choses. Si j'étais honnête avec moi, j'devrai même être bien content qu'il soit là, parce qu'il va changer ma routine justement. Mais je suis pas honnête, j'suis un chieur con et égoïste et c'est bien quelque chose qui ne change pas chez moi. J'pourrai être plus gentil aussi, mais il a pas de chance, c'est le sosie de mon ex. J'vais être de mauvaise humeur à chaque fois que je vais le voir. C'est pas sa faute, je le sais bien, mais je ne peux pas m'empêcher de penser à tous les désagréments que ça va engendrer. Moi, pensant à lui alors que je cherche du contraire, moi espérant encore de le voir revenir, d'avoir un appel, je sais pas, un signe de vie. J'ai pas envie d'être une sorte de loque encore totalement accroc. Je le suis plus, j'ai pas envie de l'être. Putain, je suis en train de me rendre compte que je l'aime encore.
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(#) Re: Non mais y'a du niveau !  Ven 9 Déc 2011 - 17:17

Natchi haussait les sourcils à mesure que le collègue arrivait enfin à s'exprimer. C'est quoi son... Problème, au juste ? Au départ, il semblait simplement avoir un pet de travers, mais, au pire, c'était encore jouable. Là, il devenait plutôt froid et un peu trop catégorique pour que ça soit de la pure maladresse due au stress de la première rencontre. Dire que c'était son premier jour, le brun à lunette avait déjà envie de retourner dans sa chambre et pioncer le reste de la journée... Ah, non, il avait promit à Yui de passer la faire chier devant publique plus tard. Bon, soit, il faudra faire avec. Néanmoins, le "premier du nom" se voulait on ne peut plus sérieux et joignit le geste à la parole, le contournant rapidement et s'installant définitivement à son bureau, son derrière bien cloué à sa chaise tel un chien prêt à mordre si Natchi osait lever la main... Et sincèrement, le pauvre myope avait envie de rire. C'est vraiment sa veine, ça, où qu'il aille, il était sûr de tomber sur des culs pincés ou des gamins. Non pas que ça soit désagréable, il s'amusait bien à emmerder les deux, mais il avait aussi quelques réserves quant aux nombreuses heures passées à trouver comment se venger. C'est vrai, quoi, une mauvaise blague en entraîne une autre et c'est l'escalade, il fallait toujours rivaliser, trouver encore mieux que la fois précédente. Bon, là, personne ne le connaissait alors il pouvait se permettre de ressortir deux ou trois vieilles bouffonneries mais merde, quand on est habitué à innover, on ne se contente pas de reprendre les mêmes et recommencer ! C'est de l'art, quoi, c'est du sérieux, cette affaire... Mais il s'était égaré et avait finit par ne plus écouter un traitre mot des pourtant très courtes interventions orales de son collègue.

- ... Et ça sera cool. J'aime pas changer mes habitudes.

- J'ai une putain d'envie de clope, là... Va encore falloir que je sorte, fait chier.


Natchi avait bruyamment soupiré en regardant distraitement au travers des carreaux de la pièce. Il n'était pas vraiment en train de s'ennuyer, d'ailleurs, provoquer, il adorait ça, mais les règles, lui, il n'a jamais su les assimiler et franchement, quand on travaille à deux, c'est dans les deux sens alors il pouvait se les garder, ses réserves. De plus, il ne faisait qu'observer, au pire aider au début, histoire de choper le rythme et de se familiariser avec le programme informatique de l'école (qui doit d'ailleurs sûrement s'apparenter à celui de son ancien établissement mais il s'en foutait, il feindrait l'ignorance et gagnerait facilement 2 jours à se tourner les pouces). C'était la cool attitude, il avait juste à s'assoir et regarder son collègue signer des papiers de dispenses de cours aux élèves qui séchaient, c'était pas la mer à boire. D'ailleurs, lui aussi en avait marre d'être debout. Il chopa alors la chaise destinée aux élèves (les passages éclairs, en somme) et prit place en plein centre de la pièce, lorgnant avec curiosité son collègue.

- OK, c'est cool, finit par répondre Natchi. En gros, j'vais passer la journée à te regarder, parce que, je pense, j'peux pas deviner comment tu as toujours bossé, moi. Enfin, j'dis ça comme ça. J'ai toujours aimé qu'on me regarde, personnellement, je sais pas si c'est le cas de tout le monde... Ça te déranges pas, au moins ?

C'était une pure provocation. De toutes façons, y avait longtemps qu'il n'avait pas causé d'engueulades ni même profité d'une situation quelconque pour créer encore plus d'histoires douteuses. Après tout, avec Yui, il avait commencé comme ça alors pas de raisons que le collègue le haïsse à vie s'il l'emmerdait maintenant... Si ?

- Apprends-moi mon métier, vieux, ça m'dérange absolument pas de perdre deux jours à rien foutre.

D'un côté, il voulait faire passer ça pour du sarcastique... Mais c'était la pure vérité. Il avait vraiment pas envie de commencer à bosser tout de suite et puis la perspective de bosser avec un mec qui rigole quand il se brûle (du moins, c'est ce qu'il pouvait en juger)... Enfin bon, autant mettre les points sur les "i", il n'était pas non plus venu là pour se foutre dans un coin de la pièce à espérer qu'on ait besoin de lui. Si l'autre avait décidé de le faire chier, il faudra bien qu'il s'attende à recevoir la même, c'est tout. Il jouerait sur les mots, comme d'habitude.
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« Invité »
(#) Re: Non mais y'a du niveau !  Mer 28 Déc 2011 - 22:28

● J'espère qu'il est homophobe.

C'est vraiment compliqué pour moi d'être sérieux. Surtout sur le long terme. Je sais l'être quand je travaille, quand je dois expliquer un truc à un gosse...Et encore, j'ai aucune patience, je finis toujours par lui gueuler dessus ou par prendre un ton sarcastique. C'est comme ça. Mes parents m'ont toujours appris à accepter le caractère que les Dieux avaient voulu me donner. Ouais, c'est facile à dire. Je rentre dedans, je me fiche du reste et je fais tout pour qu'on ne remarque jamais mes faiblesses. D'ailleurs j'en ai pas. Pour le commun des mortels, Akito est une personne forte qui ne faiblit jamais, qui gueule au lieu de parler et qui s'en sort toujours parce qu'il préfère agir que réfléchir.. Ouais, pas toujours, mais il ne montre jamais quand il sent que sa volonté le quitte. J'suis un putain de mec quand même, j'vais pas me laisser aller à penser à tout ce qui ne peut pas fonctionner correctement dans ma vie. Non, réfléchir, c'est pour les nanas.. Quoi que, pour moi, la réflexion la plus intense qu'elles peuvent produire, c'est d'arriver à faire des menus équilibrés et variés pour toute la semaine. Travail de femelle ça, et personnellement, j'y arrive pas. J'crois qu'en temps de guerre, j'aurai plus été le guerrier qui fonce avec ces soldats, quitte à en perdre plus de la moitié, plutôt que celui qui étudie son ennemi, les lieux de la bataille, le temps qu'il fait... Etc, j'suis nul en stratégie, et c'est pour ça que je suis nul aussi au jeu de Go. Alors j'vais faire pareil là. J'vais lui répondre jusqu'à qu'il comprenne qu'il n'aura jamais le dernier mot, et qu'il perd son temps à surenchérir ainsi. Il est con en plus, il me défie sur un terrain que j'aime plus que tout.

« Tu veux me mater ? Ouais, bof, ça me gène pas. Tant que la prochaine étape c'est pas toi et moi dans un lit.. » Lui lâche-je tout en relevant la tête, m'arrêtant quelques secondes dans ma lancée. Je le fixe, je prends bien le temps de fixer ce visage que je connais déjà. Mon regard se porte plus particulièrement sur son œil droit...C'est étrange de le voir valide. « .. Désolé, mais je connais déjà comment les traits de ce visage se plient quand le propriétaire jouit. » Comme toujours, je ne peux m'empêcher d'avoir ce sourire d'emmerdeur au coin des lèvres. Au moins, on peut pas me reprocher de tirer la tronche à longueur de temps.

Autant rentrer dans le vif du sujet. Il est gay ? Non, trop peu le sont, et même, trop peu ont les couilles de l'assumer au merveilleux pays des nouilles instantanées et des cerisiers en fleur. J'espère qu'il est homophobe. Ça serait cool, un putain de connard avec la tronche de Yaruki, mais homophobe. Là, j'ai un orgasme.

Et puis je me lève, parce que faire semblant de ranger des papiers, c'est bien joli, mais ça se capte assez rapidement. J'suis déjà certain de me ridiculiser dans l'heure qui va suivre, autant retarder l'immanquable. Les mains dans les poches, je reste debout. On a pas à s'apprécier non ? C'est pas dans les closes de mon contrat ? C'est pas une obligation pour que je sois bien payé à la fin du mois ? Il fume. C'est déjà un bon plan ça. J'sais que c'est interdit de fumer à l'intérieur, à cause de lois débiles pour protéger les gosses.. Alors que c'est bien les premiers à être les plus dérangés de ce côté.. Mais j'm'en tape. Parfois j'ai trop la flemme pour aller dans la cour, et parfois ça me fait du bien de quitter ces murs pour aller prendre l'air. J'ai aussi l'avantage d'aller me balader sur le toit si l'envie me prend. J'comprends pas pourquoi il est interdit aux élèves d'ailleurs, c'est rare qu'ils décident de faire un truc comme ça. P'tet qu'un con a décidé de sauter y'a quelques années, et qu'ils ont peur que ces cons de gosses de riches viennent à en faire une mode. Je le dis toujours, et même si je me répète : Y'a pas plus con qu'un Ado.

« Tu fumes, je fume. Et là, j'ai pas envie de sortir pour fumer justement. Je suppose que tu vas pas aller courir à l'administration pour leur avouer mon terriiiible délit hein ? » Je suppose que non. Ou il serait bien con. J'ai toujours cette ancienneté qu'il n'a pas et comme je ne me suis pas tellement fait remarquer jusqu'à présent, je suis encore quelqu'un de respectable aux yeux du Directeur. J'ai même pris soin de son infernal gosse pendant le voyage scolaire. Alors j'attends pas sa réponse, et je vais ouvrir la fenêtre pour m'en allumer une. Ça fait du bien de pouvoir décompresser en tirant dedans d'ailleurs. Je m'appuie contre le rebord de la fenêtre tout en soupirant et en regardant le ciel sans une réelle raison de le faire. « Ah. Pourquoi t'as décidé de travailler dans un lycée ? Pas courant pour un mec de choisir cette voie. » Commencer à échanger tout en fumant, généralement, ça fonctionne plutôt pas mal.
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« Invité »
(#) Re: Non mais y'a du niveau !  Mer 11 Jan 2012 - 16:59


- ...Tant que la prochaine étape c'est pas toi et moi dans un lit...


Natchi était relativement ouvert d'esprit. C'est vrai, après tout, les autres pouvaient faire ce qu'ils voulaient, lui, temps que ça ne le concernait pas, il s'en fichait royalement. Oui, mais voilà, depuis qu'il était entré dans cette pièce, il avait senti un rejet, un sentiment un peu étrange et s'était heurté à un phénomène bizarroïde. Il n'avait jamais connu un tel malaise auparavant, et même s'il en avait connu de pires, il devait quand même avouer en son fort intérieur que là, c'était une grande première. Il était d'ailleurs resté pendant un long moment sans battre ne serai-ce qu'un cil, tellement il ne pigeait rien à ce qu'il venait de se passer. Attendez, on récapitule, là le virage a quand même été un peu trop sec pour l'infirmier... Il venait juste de lancer une pique, un truc tout petit qu'on pouvait balayer d'un revers de main (au sens propre comme au figuré, en plus), et il s'était attendu à n'importe quelle réponse du style "vas voir ailleurs si j'y suis" ou même un silence gêné... Mais là c'était quand même fort. "Tant que la prochaine étape c'est pas toi et moi dans un lit..." Non mais d'où qu'il sort un truc pareil ?! Et puis c'est quoi, cette façon de le reluquer ? Ok, il avait dit qu'il aimait bien qu'on l'observe mais il disait pas ça comme ça... Pis merde, le v'là qui lui sort des propositions bizarre ! "Attends, mec, j'étais juste sarcastique, c'est pas le moment de dire des conneries pareilles...", pensait-il. Il refusait cependant de le prendre au sérieux et dû mettre son mal en patience pour essayer de digérer et comprendre ce qui suivait.

- ... Désolé, mais je connais déjà comment les traits de ce visage se plient quand le propriétaire jouit.

Natchi sentait que ses sourcils allaient finir par disparaitre si il continuait à les lever ainsi. Non mais là c'est du grand délire, il nous pète quoi, l'autre ? Il va pas bien dans sa tête ? Pis merde, même s'il avait été une femme, c'est pas non plus la fête quoi... Faut arrêter la fumette, vieux... Et puis d'abord qu'est ce que ça vient foutre là ? Le nouveau avait juste signalé sa flemmardise, trois fois rien, et l'autre il lui raconte des trucs bizarres ! C'est un langage codé ? Une façon de lui dire qu'il était homophobe ? (Après tout, c'était encore bien possible...). Fallait-il le rassurer ? Oh mais en fait, Natchi n'y comprenait encore moins de choses qu'à la première apostrophe. Il songeait même être devenu débile entre deux battements de cils... Et voilà que le collègue se lève pour s'en cramer une à la fenêtre. Quant à l'homme à lunettes, qui n'avait pas osé se lever, plus parce qu'il savait pas si l'autre allait finir par lui sauter dessus qu'autre chose, il le suivait toujours silencieusement du regard et fronça d'un coup les sourcils quand il balança sa dernière réplique qui n'avait mais alors plus AUCUN sens. "Je suppose que tu vas pas aller courir à l'administration pour leur avouer mon terriiiible délit hein ?"
- "D'où ça sort, ça ? On s'est pas compris, mec, je crois. Pourquoi vouloir à tout prix se rabaisser ? On est pareil, vieux ! Arrêtes ton charabia, qu'est ce que t'as contre moi ?"... Mais le trentenaire ne faisait que le penser. Il ne le connaissait pas encore assez bien pour dire ça à voix haute. De plus c'est le premier jour, on va quand même éviter les effusions de sang, quoi... Mais, de toutes façons, Akito (son nom était trop long pour que l'infirmier ne le mémorise) était vraiment trop space pour se permettre d'être familier maintenant. Non pis merde, c'est quoi ce boulet ? Natchi venait de lui dire qu'il fumait aussi... Il avait juste appréhendé de savoir si LUI, là, à la fenêtre en train de le narguer, allait LE balancer s'il osait fumer dans l'enceinte de l'école... Et puis POURQUOI est ce qu'il ne peut pas le saquer, d'abord ? En plus il fallait qu'il soit vulgaire et un peu sourd... Ou con ? Oui, con, plutôt.

- Ah. Pourquoi t'as décidé de travailler dans un lycée ? Pas courant pour un mec de choisir cette voie.

- Ah c'est bon t'es redevenu normal ?, lança Natchi en finissant par se relever. Nan mais sans blagues, j'ai bien cru que t'allais finir par me sauter dessus... J'sais pas si tu parles comme ça à tout le monde mais faut faire gaffe, vieux, t'as des homophobes un peu partout dehors hein... J'sais bien que c'est pas un crime mais écoutes, même si t'avais été une femme, j'aurais dit non, tu vois ?

Il se mit à rire, plus pour évacuer son stress qu'autre chose et sortit une clope. Allez, on s'détend, de toutes façons si l'autre devait dénoncer quelqu'un, ils seraient deux à s'excuser. Mais Natchi réfléchissait toujours à cette façon étrange de parler... "Pas courant pour un mec de choisir cette voie"... Mais toi aussi, t'es un mec, non ?... Non ?.... NON ?

- Attends, t'es pas un mec ?!, s'exclama Natchi en perdant presque sa cigarette sur le coup de l'émotion. Moi qui comprenait que dalle à ce que tu me mouftais depuis un moment, j'avais finit par penser que... 'Fin voilà quoi... Putaaaaain autant pour moi, à ce niveau là faut vraiment que je repasse chez l'ophtalmo moi...
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(#) Re: Non mais y'a du niveau !  Sam 14 Jan 2012 - 11:22

● Il me fait la morale en plus.

Il me fait doucement rire quand même. A sa place, je lui aurais déjà sauté à la gueule. J'oublie souvent que les autres n'ont pas mon impulsivité, et que la plupart du temps, ils préfèrent se retenir et se contenir au lieu de taper à la première occasion. Faut dire que c'est souvent le cas au Japon, déjà. Combien d'employer aurait envie de cogner son patron ? Plus de la moitié je suppose. Au pays du soleil levant, on est tous des frustrés, bien trop formatés à devoir se taire et subir. J'ai choisi de ne pas suivre cette voie. J'ai choisi de ne pas me la fermer quand un con me bouscule dans la rue, ou quand je suis pas satisfait d'un abonnement où j'ai souscrit. C'est chiant souvent, et on me dévisage pas mal de fois quand je gueule dans un magasin.. Mais c'est rare qu'on en vienne me faire chier en tout cas. Mais lui, l'infirmier deuxième du nom, il doit être comme les autres. Un peu moins quand même. J'pense qu'il faut avoir un grain pour travailler dans ce genre de lycée pas du tout aux normes nippones. Pleins d'étrangers plus cons les un que les autres, des chambres mixtes et même pas d'uniforme.. C'est ces cons d'ados mâles qui doivent râler si les nanas doivent pas se mettre en jupe.

Ouais, j'm'en tape. Tout ce que je vois, c'est qu'il décide de fumer aussi. Bonne chose de faite, je pourrai continuer à fumer à l'intérieur si j'en ai envie. J'arque un sourcil quand il me demande si je suis redevenu normal.. Nan, là j'essaie d'être calme, donc forcément, je suis pas dans mon état naturel. Il fait chier à vouloir me formater le con. Il me fait la morale en plus. Génial. Qu'est-ce qu'il en a à foutre si je décide d'assumer que j'aime entendre les gémissements d'un mec plutôt que ceux d'une nana ? C'est mon choix. Que ça engendre des bagarres et des coups sur ma gueule, je vois pas en quoi ça le concerne. J'ai des couilles, autant le prouver.

J'éclate de rire. Il capte rien le con. Voilà que je passe pour un travesti maintenant. Putain, moi avec un vagin ! Plutôt crever ! Il est con ou quoi ? Il a pas capté la pomme d'Adan et l'absence de graisse mammaire ? J'en peux tellement plus que je préfère jeter ma clope par la fenêtre, même si elle est pas terminée. Sincèrement, quel con. Putain, en tant qu'infirmier, j'suis capable de flaire le mec ou la femelle à des kilomètres.. Il dormait pendant les cours d'anatomie ?

« Ouais ouais ! » J'essaie de reprendre mon calme, mais c'est compliqué. Putain, qu'il est con quand même. « J'suis qu'une conne de femelle qui a la tronche d'un mec.. » Là, je m'approche de lui, doucement, jusqu'à me retrouver à quelques centimètres de lui. Je le fixe, exprès pour attirer son regard sur mon visage et sur rien d'autre. De ma main droite, je déboutonne discrètement le bouton de mon pantalon. « Tellement que.. » J'lui prends la main, trop rapidement et trop sèchement pour qu'il puisse y faire quelque chose. « J'suis tellement une nana que j'ai un pénis, tu saisis ? » Et là, pour allier la parole au geste, je lui fais bien toucher la partie en question. De ce que j'ai pu comprendre, les mecs c'est pas tellement son truc. J'attends de voir sa réaction quand il aura réaliser qu'il en aura touché une autre que la sienne. Même pas dessus mon sous-vêtement, ça risque de la choquer. J'aime.
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(#) Re: Non mais y'a du niveau !  Lun 16 Jan 2012 - 17:29

Ah bah non. A vrai dire, Natchi se doutait que faire le con irait mal pour lui. Mais non. Il a foncé tête baissé et voilà, maintenant, l'autre connard est en colère. Bah, fallait bien se douter que ça arriverait à un moment ou un autre... Et puis bon, c'est vrai, si cet espèce de débile mental avait réfléchit trois secondes à ses questions tout aussi connes que lui, il n'aurait pas eu ce genre de remarque en bout de phrase. Mais le pire, dans l'histoire, c'est que le nouveau ne se doutait pas trois secondes que ce mec serait un adversaire de taille, dans le sens plus ou moins bête qu'il ne réfléchissait pas avant d'agir... Tout comme lui, d'ailleurs. Les conséquences de leurs actes, chez ces mecs-là, ça n'existe que pour ceux qui ont une conscience. Au delà, ça sert à rien. Et puis il fallait bien s'en douter qu'un jour il croiserait le chemin d'un illuminé du ciboulot. Natchi était trop confiant, c'était même sans doutes là ses plus grosses faiblesses en matière d'idioties. Il n'avait pas vu venir la suite, et pourtant il était à peu près sûr qu'à la même situation, il aurait fait pareil... Ou pas. Pas à ce niveau, faut pas déconner... Ou peut-être que si ?... Mais il était persuadé que ce mec n'était pas aussi vicieux que ça, qu'il avait une grande gueule et qu'il savait à peine s'en servir correctement... Eh bah il faudra faire avec... L'aut'con à la fenêtre, là, qui s'approche d'ailleurs bizarrement de l'infirmier, semblait AU MOINS être assez franc pour ne pas être qu'une grande gueule... Et le myope sentait au plus profond de ses entrailles qu'il n'allait pas du tout aimer ce qu'il avait en tête, craignant même qu'il était vraiment sérieux sur ses conneries d'homosexuel.

Quand l'action se produit, Natchi n'avait pas osé bouger un pouce. "Non, arrêtes, ce con est pas assez... Pas assez con pour ça. Il bluffe"... Et dire qu'il avait choisit de soutenir son regard. Il sentait la colère lui monter au nez, il songeait même qu'à force d'approcher sa tête comme ça, il allait finir par lui bouffer le siens. Non mais sérieux, depuis quand on accueille les nouveaux comme ça ? On est plus au temps des bizutages, redescends un peu de ton piédestal de premier enfoiré de la classe... Cependant, le temps que le trentenaire comprenne ce qu'il se passe, le voilà la main dans le pantalon de l'autre. La première pensée qu'il a à cet instant c'est "Tiens, il a de drôles de trucs dans la braguette..." jusqu'à ce que son cerveau refasse l'allumage. Non, il a pas osé... Mais non, il a pas osé ! Mais voilà, le temps de bouger un doigt tellement il comprend plus la situation et c'est la main libre, la gauche qui part la première. Geste de survie ou pas, elle s'était animée d'elle-même et s'était prise le visage de l'autre empaffé en face avec son sourire merdique. "Et puis d'abord, sourire quand tu fais une connerie d'attardé sadique, c'est tout un art, alors recommences". Le plus vieux des deux l'avait mauvaise, c'était devenu le jeu du "au plus vicelard la victoire". - "T'inquiètes vieux, je me vengerais plus tard". C'était franchement pas violent, en plus, son geste, mais suffisamment pour lui permettre de récupérer son bras. Il s'attendait même à un "Tu frappes comme une fille" mais le temps de percuter que l'autre frapperait aussitôt, il ne sentit presque pas la douleur du coup reçu, ni même vraiment percuté où c'était réellement placé sur le moment : il n'avait eu que le temps de voir un éclair blanc, et il avait choisit de se réfugier aussitôt à l'autre bout de la pièce, s'échappant à vive allure, sentant seulement à ce moment là qu'il avait encore sa cigarette complètement écrasée contre son poing, encore fumante mais inutile.

- TEMPS MORT !, hurla Natchi sous le coup de l'émotion. Deux secondes, on va pas déjà commencer comme ça. Laisses-moi le temps.

... Le temps de reprendre son souffle. C'est qu'il avait répliqué fort, ce con. Il se rappelle alors brièvement qu'il était venu là pour aider Yui, qu'il avait promit de ne pas faire le con, pas dès le premier jour. Alors il tends une main, histoire de montrer à l'autre excité que merde, c'est bien gentil de se détester, mais là c'est l'boulot, y a des gosses dehors et l'infirmier n'avait absolument pas envie de se faire remarquer comme ça. Il espérait qu'au moins, sur ce sentiment, ce serait réciproque... Et puis zut, il n'y avait pas lieux de sortir de ses gonds comme ça pour une histoire de filles. Ok, il avait poussé la plaisanterie un peu loin, mais de là à ce que l'autre s'y mette aussi, c'était fort. Pis bon, si Natchi pouvait AU MOINS comprendre un broque de ce qu'il baragouinait, ils en seraient pas là. Foutus échappés de l'asile.

- Excuses-moi, marmonne le trentenaire, encore essoufflé tout en se débarrassant des débris de sa clope, songeant que ça, au moins, ça lui couperait l'envie de recommencer de ci tôt. Ça te va ? Je m'excuse. Sérieux, je sais même pas pourquoi je dis ça mais j'le fait. Et d'ailleurs, je sais pas c'que j't'ai fait pour que tu t'emballes comme ça mais écoutes, j'suis pris, ok ? Et puis faudra songer à consulter, sérieux ! Ensuite, tous tes trucs bizarres, tu les gardes pour toi, j'suis pas dans l'coup. En plus, si je peux me permettre, le mythe du fantasme sur les infirmières, ça s'applique qu'aux infirmières, justement ! Me sautes pas dessus comme ça, bordel de merde ! Et si ça te plait pas, vas voir ailleurs, j'suis pas de ce bord et c'est pas à toi que j'ai à rendre de comptes.

Natchi marqua une pause, conscient qu'il radotait. Il sentait qu'il fallait se calmer, que c'était franchement pas ça qui pouvait le faire chier à ce point, d'autant qu'il était plus sadique que ça dans ses habitudes. Si il avait été libre de tous ses mouvements, il aurait attrapé la perche dans le sens littéral du terme et lui aurait fait prononcer des mots magiques. Mais non, il fallait se retenir, AU MOINS LE PREMIER JOUR, d'une parce qu'il l'avait promit et de deux parce que la vengeance serait plus douce encore. Alors il se redresse du mieux qu'il peut et regarde son collègue d'un oeil mauvais... Parce qu'il l'a mauvaise, là.

- Ça t'arrives tout le temps le besoin de sauter sur les gens comme ça en leur faisant tâter tes membres ? 'Spèce de taré.

Il avait perdu le fil de ce qu'il voulait raconter. Là, la priorité numéro un, c'était de se stériliser les mains. Vite. Non pas que ça soit siiiii dégueu, à vrai dire l'idée même, il s'en foutait. Mais le principe, bordel de merde, c'était qu'on ne touchait pas les autres mecs ni les autres femmes, d'ailleurs. Alors il peut faire ce qu'il veut, l'aut'connard, c'est pas lui qui va le satisfaire.
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(#) Re: Non mais y'a du niveau !  Mar 31 Jan 2012 - 13:13

● Il fait chier.

Une chose est sure et certaine, si il a la même gueule que mon ex, il n'en a pas du tout le caractère. C'est une tapette. Le genre de mec qui me dégoute tant on pourrait leur mettre un vagin entre les cuisses. Putain. Yaruki, au moins, il avait du répondant, et il n'agissait pas comme une conne de femelle. Non, jamais il ne m'aurait foutue une gifle...UNE GIFLE ! Y'a pas plus féminin comme coup ! Sérieusement, il aurait pu au moins prendre un peu de ses couilles pour me mettre un coup de poing dans la ventre, un coup de boule, je sais pas moi. La gifle fait mal. Elle me fait mal uniquement parce que je me rends compte qu'il est totalement différent de son sosie. Alors la ressemblance s'arrête à sa tronche, et jamais je ne pourrai revoir le mec que j'ai aimé à travers lui. Il fait chier. Quitte à venir me faire chier avec une tronche pareille, autant le faire à fond non ? Maintenant, je vais simplement le détester comme les autres, je vais simplement lui pourrir la vie pour avoir eu la malchance de lui ressembler. Quel con. P'tet que j'aurai pu m'entendre avec. J'aurai fini par lui expliquer, et on aurait rit autour d'un verre avec des anecdotes amusantes. Ouais, ce genre de chose. Mais là, il m'insupporte, avec ses grands airs, avec son envie de me faire comprendre que je suis que de la merde. Comme s'il était plus mature et réfléchit parce qu'il est capable de s'excuser. Quel con, vraiment, un pauvre con.

Alors j'en ai plus rien à foutre, il mérite plus me jeu, il mérite plus mon attention. J'me voilà la face, je vais devenir complètement idiot et irréfléchi.. Encore plus qu'avant. Je sais qu'il me laisserai jamais indifférent pourtant, mais j'ai pas envie de m'en rendre compte, j'ai pas envie de l'entendre et de le comprendre.

« T'as un lavabo et du savon au fond à gauche. »

Ouais, je l'ai bien vu que ça le démange de se laver les mains. J'arrête pas de les regarder, ses mains. Il panique. Putain, t'as touché un pénis à travers le tissus d'un sous-vêtement mec, c'est pas la mort. J'comprendrai jamais ceux qui font tout un plat d'une petite chose. C'est comme si j'allais pleurer dès que ma main touchait la poitrine d'une nana. Sérieusement, c'est qu'un bout de peau, je lui ai pas demandé de me masturber. J'me casse. Je retourne à ma fenêtre avant de péter un câble, comme toujours. Ça serait plutôt con de se prendre un avertissement à cause du petit nouveau pas assez ouvert d'esprit. Mon pied cogne le mur, à défaut de pouvoir cogner dans son mollet. Fait chier, je l'insulte entre mes dents, je peste parce que j'agis comme un connard et je me cherche encore des excuses. C'est de sa faute, c'est toujours de la faute des autres de toute manière.

« Ouais, j'ai un problème avec le sex. J'aime ça, j'en redemande. J'ai pas pu me contrôler, tu comprends, t'es tellement bandant comme mec. »

Il comprend l'ironie au moins ? Il m'énerve. J'ai envie de le taper, je sers les poings, j'me mords l'intérieur de la joue pour m'empêcher de lui sauter dessus. J'devrai prendre des cours de contrôle de soi. Je devrai ouais, dans une autre vie, avec un caractère moins fort.
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(#) Re: Non mais y'a du niveau !  Dim 5 Fév 2012 - 15:54

Natchi ne se fit pas prier deux fois, il était déjà en train d'actionner l'eau du robinet à la seconde réplique. Son oreille droite avait même eu un léger tressaut quant au ton employé, se demandant s'il fallait reprendre ou laisser tomber. Il en avait déjà marre, à vrai dire. Journée de merde. C'était sans doutes un de ces jours où il ne faut absolument pas sortir de son lit. Soupirant néanmoins tout en grimaçant à mesure que l'eau gelée lui glaçait les mains, il choisit de ne pas relever la remarque. Bah, quitte à jouer sur ce terrain là, temps que ce ne sont que des mots et qu'il ne lui sautait pas à nouveau dessus, ça ne le regardait pas. Il pouvait faire ce qu'il voulait, après tout, s'il était encore en train de bosser ici, c'était sûrement parce qu'il ne touchait personne en général... Du moins pas les élèves. Faut pas non plus oublier que c'est une école avec des élèves étrangers... Mais le nouvel infirmier pensait qu'au moindre problème, il y aurait eu des rumeurs ou des plaintes. Bien qu'il ne s'était pas particulièrement informé là-dessus, il pensait qu'une personne l'aurait prévenu ou même laissé entendre quelque chose... Alors c'était peut-être un test. C'était la seule conclusion à laquelle il pouvait penser... Parce qu'il voyait franchement pas pour quelle autre raison cet empaffé le ferait chier. Ainsi, le myope reprend une respiration normale et chasse de son esprit toute idée tordue. Oh oui, bien sûr qu'il va se venger, après tout ce n'était pas nouveau qu'il était rancunier. Yui était très bien placée pour le savoir... Faut dire qu'il lui en avait fait baver, à cette pauvre femme. Il eut même un petit sourire songeur rien qu'au souvenir de ses hurlements quand elle se faisait encore piéger. Certes, ça devait pas être très drôle pour la littéraire, mais il conservait cela comme de très bons souvenirs... Certainement qu'il aimait cet espèce de sentiment de puissance, il ne savait pas trop. Sans doutes irait-il l'emmerder dans quelques temps, juste histoire de l'entendre à nouveau crier. Peut-être allait-elle à nouveau l'agresser à coup de livres dans la tête ? Oh, attendez, elle ne sait pas viser.
Un petit bruit non loin le ramène à la réalité. Ah oui, c'est vrai. Avant de partir sur un autre champ de bataille, peut-être valait-il mieux finir ce qu'on avait déjà commencé ? Et si ce mec était comme lui ? Au fond, du moins, il pensait que changer sa stratégie d'approche ne lui ferait pas de mal. Il avait raté son entrée, après tout, alors autant essayer de reprendre du début...

- Ouais bon, reprend l'infirmier en s'essuyant les mains, retirant ses lunettes au passage à cause des éclaboussures causées par une trop forte pression dans le robinet, rendues inutiles. Mis à part ça, pourquoi as-tu choisit de devenir infirmier, toi ?

Il s'était redressé, ses lunettes dans sa poche. Certes, il y voyait moins bien mais il n'arrivait pas à essuyer ses lunettes sans qu'elles gardent ces traces d'eau qui empiraient encore sa vue...
L'infirmier tenta de fixer son collègue sans trop ciller. A dire vrai, il ne s'était pas encore totalement calmé lui-même : il se mordait la joue à mesure qu'il réfléchissait. Il savait qu'il était inutile d'espérer un retour à la normale, mais il sentait que, sans trop savoir comment ni pourquoi, il énervait le collègue au plus haut point. En jouant sur un tout autre niveau, peut-être parviendrait-il à reprendre le dessus... Donc en jouant plus fin, peut-être que le score final serait meilleurs. Tout était dans l'approche... Au pire, si Akito recommençait à péter un plomb, lui-même partirait faire un tour avant que ça ne se gâte trop. De toutes façons, il était persuadé que l'autre serait bien soulagé de ne plus le voir, et il en était de même pour lui. Néanmoins, il fallait qu'il soit sûr de quelque chose, alors autant se calmer, penser à autre chose et attendre. C'était ce qu'il savait faire de mieux, de toutes façons. Attendre.

- Je suis plutôt curieux, termina Natchi tout en esquissant l'air le plus innocent qu'il pouvait.

Il n'avait jamais été particulièrement convainquant, Yui lui avait même fait remarqué que ses sourires avaient toujours été quelque peu désagréables... Sans doutes parce qu'il avait d'autres plans en tête pour elle, là c'était différent.
Il songeait aussi qu'il devrait sûrement réinstaller ses bons vieux jeux d'échecs... Mais c'était sans compter sur l'humeur de sa compagne. Bah, il lui expliquerait, après tout elle avait le droit de savoir... Ce serait même plutôt judicieux qu'elle sache tout, histoire de s'assurer qu'elle ne s'en approche pas. "Bah on verra ça, ce n'est pas pressé". Encore une fois, tout se décidait sur le score de fin... De plus, le brun voulait prouver qu'on pouvait être sadique sans être pervers ou vicieux, ce qu'il s'acharnait d'ailleurs à expliquer à ses anciens collègues de boulot, à l'époque. On peut faire chier les gens avec des trucs très simples. Le tout c'était d'être patient.
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(#) Re: Non mais y'a du niveau !  Sam 18 Fév 2012 - 18:21

● Ça a du bon de passer pour le pervers de service parfois.

Curieux ? Mon cul ouais. Tu cherches juste un moyen pour te foutre de moi une fois de plus, avec tes grands airs et ta tronche qui me revient pas. Je sais qu'il faut que je fasse des efforts et que j'aurai beau gueuler pendant des heures, il allait pas partir pour autant.. Mais quand même. Putain. J'ai toujours préféré travailler seul. C'est aussi pour ça que je recherche toujours des jobs où je n'aurais pas à travailler en équipe. C'est ma faute aussi, ouais, j'aurai du peut être postuler dans une école moins grande, avec moins d'élèves et surtout pas avec des gajins à tous les coins de couloir. Peut être quand dans une école de campagne et de village, j'aurai été le seul infirmier et je n'aurai pas à m'accommoder avec les manières de faire d'un autre. Peut être ouais, sauf que c'était impossible pour moi de travailler en campagne. Déjà parce que l'esprit rural, je l'ai pas. Faut s'occuper soi même et aimer la nature et les animaux. Moi, j'peux bien trouver des chiots mignons dans une vitrine d'une animalerie, mais ça s'arrête là. Je suis trop une catastrophe ambulante pour m'occuper d'un autre être vivant. Si ma tarée de soeur avait été normale, elle aurait déjà des enfants à notre âge. Et ben moi je suis certain qu'elle ne me les aurait jamais confié. Autant donner un katana directement au gosse, ça risque d'être moins dangereux pour sa vie. Assez contradictoire quand on pense que je suis infirmier, mais ça, je le fais pour la paye à la fin du mois. J'ai un but. Élever des cochons et des poules, à part pour les bouffer, je vois pas l'intérêt. Et puis, y'a rien à faire à la campagne ! C'est mort, faut se taper dix bornes pour boire un verre.. Ce qui veut dire qu'on devra se taper dix bornes au retour, sans la voiture parce que bourré et les chemins de campagne, ça fait pas bon ménage. Les mentalités évoluent moins vite aussi et je risquerai de peiner grave pour me trouver un mec à prendre juste pour un soir. J'ai pas envie d'être chassé par les autres parce que je suis l'incarnation du mal où je ne sais quoi d'autre. Vraiment, la campagne, c'est pas pour moi.

Enfin bref, à la base je devais juste lui donner mes motivations pour avoir choisi un job de nana. J'perds toujours en crédibilité quand on sait que je tiens tellement à mes couilles et à ma virilité. Mais j'dois bien avouer que c'est à cause de ma timbrée de soeur que je suis là, juste parce que j'avais envie de mieux comprendre pourquoi elle est devenue comme ça. Je savais que si je faisais de la psychologie pure, j'allais complètement péter un câble. Et puis, passer le reste de ma vie à écouter les pleurs et les gérémiades des autres, très peu pour moi. J'préfère largement entendre les cris d'un gosse à qui je viens de foutre de l'antiseptique et qui trouve que ça pique fort.


« Parce que je trouvai ça cool de pouvoir aider les autres, mais que j'avais pas du tout le niveau pour devenir médecin. Je me voyais mal paser dix ans de ma vie à faire des études aussi. J'aime bien ce qui est actif en général. Même si y'a plus palpitant que de guérir les blessures des gosses. »

Ouais, c'est un mensonge. Si je suis gentil avec lui, voir aimable si vraiment j'ai que ça à foutre, c'est pas pour autant que je lui dois la vérité. Vraiment, et que le directeur vienne à savoir que j'ai des gens internés dans ma famille et surtout dans ma famille proche, j'ai pas tellement envie que ça se sache. C'est pas encore assez ouvert ici pour pouvoir se vanter d'avoir des tares dans la famille. Au pays du soleil levant, il faut toujours montrer le meilleur de soi même. C'est pas comme en occident, on fait pas l'apologie du malheur ici.

« Mais ça me va. C'est tranquille, bien payé et en plus j'vais avoir un peu plus de temps libre maintenant que t'es là. Y'a pas que du mauvais en fait. »

Je le regarde pas. Surtout pas. Si je vois sa tronche, je sais que je vais repenser à Yaruki et que ça va m'énerver. Je le sais. Je sais que je vais devoir éviter de le croiser et que comme nos emplois du temps vont être complémentaires, ça sera pas bien difficile. Ça me va tant qu'il reste dans l'ombre et tant qu'il essaie pas de détruire tout ce que j'ai fais depuis mon arrivée. Les gosses y réfléchissent à deux fois avant d'entrer dans l'infirmerie. Moi ça me fait moins de boulot tout ça. Ça a du bon de passer pour le pervers de service parfois. Après, j'dis pas que j'ai des connes de groupies qui viennent me voir juste pour frémir à l'idée que je vais leur toucher l'épaule. Mais ça passe. Tant qu'il joue pas au gentil infirmier tout mignon, j'suis sûr que ça va pouvoir le faire. Avec de la distance, beaucoup de distance.

« T'es libre mec. J'suis certain que t'as pas envie d'être derrière mon cul comme tu l'as déjà dit. Va boire un coup, jouer aux machines à sous, j'sais pas. J'tiens la journée. J'pense qu'on verra avec le directeur pour gérer nos emplois du temps. »


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