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 Game over

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(#) Game over  Mer 4 Jan 2012 - 2:16


GAME OVER

« As soon as I saw his eyes, I wanted to challenge him. »





    Connaître les gens. Les découvrir. Les apprécier. S'attacher. Se lier. Amicalement ou amoureusement. Foutaises. Aimer les gens ? Pourquoi faire ? Et puis... elle était là, Andrea. Au milieu des moutons gris, noirs, bleus ou n'importe quelle couleur ! Pour elle, connaître les gens ne se résumait qu'à une seule chose : les analyser. Leurs moindres faits et gestes, leurs habitudes, leur façon de parler... Rire ou alors pincer leurs lèvres. Écouter, aussi, elle aimait bien ça. Pour la plupart, les gens disaient des conneries. Alors elle faisait simplement clique droit, puis supprimer. Ca lui évitait de s'encombrer l'esprit avec des fioritures. Tout ceci dans le but de sonder son ennemi. Car l'être humain était son pire ennemi. Elle était d'ailleurs son propre ennemi. Mais ça, c'était une autre histoire, avec d'autres personnes et d'autres mots, surtout !

    Rectification. L'ennemi potentiel. Tous n'étaient pas ses ennemis. Mais... avec elle, c'était un peu... pas de quartier. Laisser n'importe qui traverser les mailles du filet, c'était inimaginable. Elle était ainsi, la petite noiraude et, même si, les années passaient, elle ne changeait pas beaucoup ! Toujours cette même aura mystérieusement qui l'enveloppait de la tête aux pieds. Peut-être que le style vestimentaire n'en devenait que plus déluré parfois... mais déstabiliser les gens grâce à ça, ça la faisait jubiler. Les préjugés aussi, elle s'en délectait. Qui pouvait imaginer quels songes habitaient ce front ?

    Alors voilà qu'elle s'était déplacée... au Japon. Installée dans la chambre numéro vingt-et-un et pas un mot aux nouveaux colocataires, attention ! C'était un peu chiant, tout ça, pour elle. Connaître des gens ça demandait des efforts, aussi. Des prises de tête pour rien. Et, surtout, il fallait parler de soi en contre-partie. Mais en contre-partie de quoi ? Elle n'en avait pas envie, merde !

    Bien que le cadre fut très relaxant et d'une beauté incomparable... elle avait de la peine à se détendre. Elle qui avait voulu fuir son passé, sa vie londonienne et surtout une personne en particulier... elle se retrouvait un peu perdue au milieu des plages de sable fin ! C'était tout de même mieux que Londres et ses rues grisées, c'était un fait. Tout semblait vouloir signifier zen, au Japon. Après tout, peut-être que ça ne lui ferait pas de mal. Tant qu'on lui foutait la paix, elle n'en demandait pas plus.

    Ainsi, cette journée s'annonçait ensoleillée, comme les précédentes. Elle se passa une robe flanelle sur le corps et des sandalettes de la même couleur blanchâtre. Elle dénoua ses cheveux, laissant la longue traîne s'étendre jusqu'aux fesses. C'était samedi et il n'y avait pas de cours. La grâce matinée était de mise et c'est pourquoi elle était un peu fatiguée alors qu'il était déjà midi. Après un rapide dîner qui ressemblait plus à un déjeuner qu'autre chose, elle s'aventura dans les couloirs de Kobe High School. C'était un peu une fouine en son genre, aller à la découverte d'endroits inconnus. Car les endroits cachés étaient des trésors pour la simple et bonne raison qu'ils n'étaient pas fréquentés. Cette solitude, elle n'avait jamais su d'où elle la tenait. Mais certainement de pas très loin... ses parents, peut-être ?

    De plus, visiter l'école lui permettait ainsi de se familiariser un peu avec l'endroit. Prendre ses petites habitudes et tout ce joyeux petit bordel ! Le mal du pays ? Elle n'y songeait pas une seule seconde ! Pour elle le passé devait rester le passé. Un sujet tabou qu'elle n'avait pas envie d'aborder. Ni aujourd'hui, ni demain. Elle n'était pas prête à rendre visite à ses parents de si tôt.

    Absorbée par ses pensées, elle ne comprit pas très bien comme elle s'était retrouvée au dernier étage de l'établissement. Mais quoi de plus attirant qu'une porte placardée des mots suivants : TOIT - INTERDIT AUX ÉLÈVES. S'il y avait quelque chose d'encore plus attirant que les endroits cachés, c'était bien les endroits interdits. Braver l'interdit et tout ça. Elle n'était pas tant rebelle dans l'âme... mais elle avait besoin de solitude par-dessus sa solitude.

    Andrea poussa la porte avec une douceur sainte. Comme pour éviter de déranger quelqu'un. Mais en fait elle ne voulait pas briser le moment magique qui allait se dérouler devant elle. La vue imprenable depuis le toit ! Elle referma doucement la porte derrière elle. A peine fit elle trois pas... qu'il se montra déjà ! Dès qu'elle vit ses yeux, elle voulut le défier. En effet, le toit semblait déjà occupé. Alors se mobilisa sur place, regard haineux à souhait. Mais pourtant ses expressions faciales ne bougèrent pas. Neutre en apparence mais bouillonnante à l'intérieure... bientôt la bouilloire allait exploser et elle le sentait. Elle qui était plutôt fortiche en analyse... elle le sentait.

    Sa robe virevoltait un peu face aux légers coups de vents, ses cheveux s'entre-mêlaient. Penser à s'excuser de déranger ? Elle avait pas l'temps ! Et si c'était un surveillant ou professeur ? Il était géant (voilà de quoi la mettre mal à l'aise), donc il pouvait bien être adulte. Elle n'avait pas pris le temps de l'observer plus que ça. De toute façon elle s'en contre-fichait. Prof ou pas, elle n'en avait pas grand chose à faire, à vrai dire.

    « Fais un peu de place. »

    Ton monocorde, tirant quelque peu sur une voix grave. Pas agacée pour un sou et aucune agressivité. Comme si c'était une évidence, qu'il devait faire de la place et qu'il allait faire de la place. Ou même dégager, peut-être. Elle le sous-entendait un peu. Mais quelque chose ne lui revenait pas chez ce jeune homme et sa présence allait vite devenir étouffante.

    En tout cas, elle était un peu curieuse en attendant la réaction de Monsieur.






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(#) Re: Game over  Mer 4 Jan 2012 - 14:27




Game Over

Snake, are you OK ? Snake ? Snaaaaake !



La reprise des cours ne m'avait pas dérangé tant que cela. Après tout, j'avais eu la chance d'avoir un moment de répit avant de bien comprendre ce que pouvait être l'enseignement Japonais. Le même qu'ailleurs, à y réfléchir. Sauf qu'ici, les filles n'avaient malheureusement pas l'obligation de porter des jupes assez courtes pour qu'on puisse voir leurs sous-vêtements en penchant la tête habillement. Et de toute manière, il n'y avait pas tant que ça de japonaises. P'tet le revers de se trouver dans une école internationale qui me rappelait plus mon ancien lycée qu'autre chose. Juste la langue changeait. Au lieu du traditionnel Anglais, je me voyais obligé de réfléchir beaucoup plus pour rétorquer dans la langue du pays du soleil levant. J'aimais pas ça. Franchement, les joutes verbales étaient faites pour être rapides, claires et précises. Là, je devais à la fois chercher dans ma mémoire et mes connaissances si j'avais bien compris, avant de formuler bien lentement ma réponse dans ma tête, d'abord en Anglais, puis en Japonais. Je me retrouvai souvent à faire des erreurs donc, et j'avais presque eu envie de loger mon poing dans la gueule de ce con de Takashi, la dernière fois. Mais non. Pas encore. Je suis trop récent dans cet école, je dois pas m'en faire virer pour que mon con de père soit fier de me voir revenir dans ce con de pays. J'ai pas envie, juste par orgueil, d'y retourner. Et aussi parce que ça me ferait chier de changer à nouveau, et de revoir tous ces cons de noirs dans les rues. Quoi que.. A la place des noirs, j'ai des nains aux cheveux noirs et aux yeux plissés. Putain, j'aime pas les étrangers, c'est un fait.

Bref, les cours terminés, parce qu'ils avaient l'avantage d'être du matin et que je n'étais pas du tout surchargé en options et clubs, j'en profitais pour passer par ma chambre. Un rapide salut mon colocataire, histoire d'entretenir de bon termes alors qu'une guerre froide s'était installée entre nous. Bientôt, la course à l'armement. Mais pourquoi revenir au fait ? Pour prendre ma Psp. Quand je m'emmerde, et que j'ai personne à emmerder surtout, je joue. Comme le fric suit, j'ai à peu près tous les jeux qui me font envie. En ce moment, je me penche sur un vieux jeu, un tout pourri de la première Playstation. Pourri pour les gosses d'aujourd'hui, mais moi j'avais aimé à l'époque. Bon, c'est vrai qu'à y regarder de plus près, les graphismes font vraiment pitié. Mais pour l'époque, chapeau à Kojima. Metal gear Solid, premier du nom. J'me souviens que j'ai joué au second, pas top, mais que le trois est une tuerie. J'me voyais mal rapporter une énorme Ps2 avec la télé qui suit, alors pour l'instant, j'vais me contenter de ça. Hop, Psp et de la bouffe dans mon sac, histoire de pas crever de faim en jouant. Bien entendu, j'prends aussi mon I-phone. Et j'me change. J'me change parce que j'aime ça, et que j'ai l'impression d'avoir sué dans ces habits là. En plus, c'est ceux qui servent plus au cours qu'autre chose, qui font plus sérieux et bien habillé. Quand je prévois de jouer ou glander, j'aime bien me mettre en condition. Alors j'enfile un bermuda, parce que c'est plus pratique qu'un Jean déjà, et un T-shirt que j'aime bien parce qu'il est très con, et ample. Le truc c'est de pas prendre sa taille pour être sûr de pas être dérangé par le tissu. Bref, une vraie tenue pour glandeur du Dimanche, sauf qu'on est la semaine là. Me manque plus que les tongs, et j'peux aller à la plage.

Mais non, moi j'vais sur le toit. Parce qu'il fait frais là-bas, parce que c'est calme aussi. L'avantage de l'interdire aux élèves, c'est que la plupart respectent la règle. Pas moi, pas quand j'ai envie d'être tranquille et de ne pas voir du monde. Y'avait bien le parc, mais mettre mon cul dans l'herbe, c'est pas mon truc. C'est salissant, et je suis pas fan des bestioles. Le béton, c'est mieux déjà. En plus, j'suis sûr que j'aurai attiré du monde avec ma Psp au parc, et c'est pas du tout le but. J'adore quand même, mettre un panneau d'interdiction d'aller sur le toit, et en même temps, ne pas verrouiller la porte. Le directeur de cet établissement est un génie ! J'm'installe tranquillement et je commence à jouer. Vraiment agréable de pouvoir foutre le son à fond sans qu'un chieur vienne te demander de le baisser.

« Fais un peu de place. »

Ouais, non. J'ai rien dit en fait. De la place ? Sur un toit aussi grand ? La seule réponse mentale que mon esprit est capable de fournir : Lol. Juste trois lettres. Je relève péniblement les yeux vers celle qui semble avoir un égo tellement important qu'il lui faut un parking pour pisser. Génial. Je la regarde. Je réponds pas, je lui montre juste qu'elle me fait chier plus qu'autre chose à parler inutilement. A quoi ça servirait de lui répondre de toute manière ? Putain, elle fait chier. Elle m'énerve déjà même. Mais je tente de rester calme. Pour l'instant, tant que je le peux encore. Ma console va me servir pour ça, et buter du méchant aussi. Je rabaisse mes yeux sur le petit écran et je constate qu'un garde approche sur le radar. Putain, merde, trop tard. J'suis repéré. D'abord un, ça va, mais l'autre rapplique, et vite le commando de défense est appelé au secours. J'suis mort. La musique si particulière du game over résonne sur le toit et je prends une grande inspiration pour soupirer.

« Putain ! Tu fais chier là ! J'sais pas, va poser ton cul à cent mètre, tu me verras même plus ! » C'est l'anglais qui sort, pour le coup. Normal, j'suis frustré, j'ai pas envie de chercher comment formuler une phrase pour l'envoyer balader.

Alors je me lève, parce que j'suis un mauvais joueur en plus. Et de moi même, j'vais plus loin. J'vais la taper. Si je reste, je la cogne. Alors je préfère partir.

« Sale conne de merde même pas capable de respecter le jeu des autres.. Putain, connasse, tout ça pour se faire remarquer.. Vagin sur patte encore une fois.. » J'marmonne entre mes dents, pas spécialement pour qu'elle entende, mais juste pour déverser un peu de la colère qui vient de monter en moi. Bon, c'est reparti, j'recommence à jouer.


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(#) Re: Game over  Mer 4 Jan 2012 - 20:11



BUT I DIDN'T WANT HIM TO LOSE ONLY A PART OF THE GAME.





    Au risque que cela puisse paraître bizarre... effectivement la porte du toit d'une école était souvent ouverte. Malgré le fait que l'endroit ait été interdit, les professeurs et surveillants utilisaient souvent cet endroit pour fumer et ainsi oubliaient de verrouiller à nouveau en partant. Le pauvre directeur n'y était certainement pour rien dans tout cela... hm.

    Donc. Andrea était sur le toit. Face à un type. Ou plutôt une serpillière avec la touffe de cheveux blonds qu'il avait sur la tête. Le mec parfait, zéro reproche, zéro défaut. Mais putain qu'est-ce qu'il se croyait beau. M'enfin. Avec son look de snob, sa superbe PSP, en train de faire une partie d'un jeu présumé de guerre. Il était si captivé... est-ce que ça a dérangé la petite anglo-nippon de lui demander de faire de la place ? Pas le moins du monde. D'autant plus que le spectacle qui allait se dérouler devant elle n'allait être que d'autant plus délectable pour elle.

    Game over. Cette saloperie de musique sarcastique qui retentit quand la partie est perdue. Elle est sonore et souvent ce sont les mêmes deux, trois, petites notes enchaînées, ce qui accentue la colère. Oh oui... ce bruit, la noiraude ne le connaissait que trop bien ! Et il se fit entendre juste après qu'elle ait parlé. Mais ça n'était pas ça qui était délectable. Non. Ce fut la colère incontrôlable du jeune homme face à la demoiselle. Alors, je vais résumer. En gros, il a dit ceci : salope, va poser ton cul de sous-merde ailleurs. Mais... quelque chose de très surprenant s'était produit : il avait parlé en anglais. Et pas dans un anglais rafistolé à la japonaise avec un accent très comique. Non. Il s'agissait là de la vraie langue anglaise. Avec un accent qu'Andrea ne connaissait pas.


    Mais par contre ce genre de gars, elle connaissait bien ! Il était capable de lui foutre sur la gueule. Et, elle, elle savait qu'elle n'était pas de taille à rivaliser. Non seulement elle était bien plus petite en taille, ce qui confirma ceci lorsqu'il se leva pour se déplace toujours fulminant de colère. Mais en plus question force, elle savait très bien qu'elle ne pouvait pas se mesurer à lui. S'il lui foutait sur la gueule, alors elle serait sacrément bien amochée. Mais... était-ce ce qui arrêtait le genre de personne qui était Andrea Samuels ? Bien sûr que non. Elle était bien trop dérangée dans sa tête pour éviter ce genre de situation. Car... là il n'était plus question d'un jeu vidéo. Elle ne voulait pas qu'il perde seulement une partie. Mais bien la guerre. Qu'elle en ressorte estropiée ou pas, elle allait faire front. De toute manière il ne pourrait pas la tuer, il risquerait de tacher son beau polo. Bref.

    La serpillière s'en était donc allée essuyer sa défaite un peu plus loin. Alors, Andrea, stoïque face aux insultes se rapprocha doucement de lui. Il avait recommencé une nouvelle partie. Et... elle crevait d'envie de voir ce qui allait se passer si... par le plus grand des hasards il perdait une nouvelle fois... à cause d'elle. C'était une envie si brûlante qui la prenait du fond des entrailles. Pourtant, elle ne s'était pas levée du mauvais pied, non plus pas d'une humeur meurtrière. Et ça n'était pas son genre d'aller vers les autres, loin de là ! Et d'ailleurs ! En parlant de bizarrerie, pourquoi n'avait-elle pas pensé à prendre sa basse sur le toit pour jouer ? Il y a parfois des mystères de la vie inexplicables...

    Par-dessus son épaule, ou plutôt son coude car elle était trop petite, elle s'était immiscée sur le territoire ennemi. Elle violait son espace à lui, elle l'envahissait peu à peu, sans mot dire. Elle observait. Peut-être lui foutrait-il un coup de coude dans la gueule juste après que la musique de la fatalité ait retentit ? Peut-être avait-elle aussi envie de le tester un peu... de voir jusqu'où il était capable d'aller pour.... une partie de jeu vidéo... hm. C'est alors avec l'air le plus solennel qu'elle ait pu créer, qu'elle cracha quelques mots à tour. In english, of course.

    « C'est pas avec des poils brushingés et un foutu accent de j'sais pas où que t'arriveras à quelque chose ! Tu devrais aller voir au deuxième étage, je crois que j'y ai vu des traces de boue.... tu pourrais passer la serpillière avec ce qui te sert de cheveux. Ca serait aimable. Merci. »

    Sans oublier d'élargir son sourire et d'ajouter une note aiguë sur le merci, doublé de son accent anglais... le tout était sarcastiquement étouffant. La musique de la mort, sonnera-t-elle, ou pas ? Le jeune homme cognera-t-il, ou pas ?

    La suite dans notre prochain numéro : les serpillières sont faites pour essuyer ! Merci de votre fidélité, chers lecteurs, et bonne soirée !




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(#) Re: Game over  Dim 8 Jan 2012 - 19:34




Game Over

Fini de jouer.



J'suis un mauvais joueur. N'importe qui pourra vous le certifier. Surtout mon petit frère, en fait. Combien de fois il s'est pris mon pied dans la tronche, juste parce qu'il avait réussi à arrêter l'un de mes tirs au foot ? Combien de fois je lui ai jeté la manette à la tête parce qu'il avait gagné à un jeu débile sur la Wii ? J'sais pas. Il doit avoir la tête dure dans tout les cas. J'suis comme ça, né pour gagner, né pour réussir, j'ai du mal à envisager la défaite. Surtout à mourir comme un con comme ça, au début du jeu. J'dis pas, si c'était l'épreuve de la torture avec Ocelot, ou bien le fait de pas sauver cette conne de Meryl. J'aurai compris, vraiment. Mais mourir face à des putains de gardes aussi cons que boule de neige qui part en voyage en Afrique. Vraiment, ça m'enrage. Je sais que dans l'absolu, ça va rien changer. Je retourne juste au dernier point de sauvegarde et je recommence. Mais j'ai ma fierté merde ! Non, ce qui me fait le plus chier, c'est la raison. Même pas une quelconque incapacité à continuer le jeu, ou des réflexes qui auraient pu me manquer. Non, même pas. Tout ça à cause d'une putain de grognasse. Elle je l'aime pas et j'espère que je vais bien me souvenir de sa tronche pour continuer à ne pas l'aimer. En plus, elle revient à la charge là, même pas j'ai le temps de poser mon cul à terre, qu'elle tente de regarder ce que je fais, encore une fois. Putain, si c'est de la drague, elle est nulle à chier.

« C'est pas avec des poils brushingés et un foutu accent de j'sais pas où que t'arriveras à quelque chose ! Tu devrais aller voir au deuxième étage, je crois que j'y ai vu des traces de boue.... tu pourrais passer la serpillière avec ce qui te sert de cheveux. Ca serait aimable. Merci. »

Non, mais.. C'est quoi cette rétorque de merde ? Il est où le rapport avec mes cheveux là. Comme je sais que j'arriverai à rien avec une emmerdeuse pareille, je prends bien le temps de fermer la console pour la foutre dans mon sac, elle attendra pour une réponse. Déjà, elle parle Anglais, bon point pour elle, même si elle en a déjà des centaines de négatifs.

« S'pas mon boulot de faire celui d'un chien. Y'a des gens qu'on paye une misère pour ça, merci. »

Ouais, pas que je les défende, au contraire. Pas ma faute s'ils ont pas été assez bien éduqués, ou s'ils étaient trop cons pour avoir un niveau un peu plus élevé et pas en venir à nettoyer les sols comme travail dans la vie. On a beau dire qu'un métier et un métier, jamais je ne pourrai accepter quelque chose d'aussi dégradant. Je m'en bats les couilles en plus, moi mon avenir, je l'ai déjà rien qu'en claquant des doigts. C'est ça qui me fait sentir si supérieur par apport aux autres. Y'en a beaucoup qui savent pas tellement ce qu'ils vont faire de leurs vies et y'a les autres qui travaillent comme des malades parce qu'ils savent bien qu'ils pourront pas s'en sortir autrement. Moi j'suis fils de riche, donc riche, et je vais pas cracher dessus. J'aime ça, j'aime l'idée de pouvoir ne rien foutre de ma vie si je le souhaite, ou d'être soutenu à 100% si je souhaite ouvrir la plus grande boutique de sex-toy au monde. Quoi que je choisisse, j'aurai toujours de quoi le réaliser. Y'a qu'à voir le nombre de zero qui m'attendent sur mon compte en banque.

« Et sincèrement, qu'est ce que t'en as à foutre que je sois mal coiffé ? Tu vas me taper le ventre avec tes petites mains... Ouuuuh Regarde.. » A cet instant, je fais bouger légèrement mes jambes, mais mon visage lui, est vide, complètement blasé. « Je tremble. »

voilà, elle voulait de l'attention, elle en a maintenant. Après, elle va bien finir par le regretter. Du coup, je prends bien le temps de la regarder, de l'analyser rapidement. Pas moche, pas jolie, baisable quoi. Pas assez pour moi, et même, qu'on se retrouve tous les deux dans un lit après ça ? Non, ça serait lui donner la victoire. J'préfère encore ma main droite.

« T'as finis ? Tu veux que j'me foute à poil histoire que tu critiques la taille de ma bite aussi ? »



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(#) Re: Game over  Lun 9 Jan 2012 - 0:21



IT'S DARE.





    Il n'était pas drôle. Vraiment pas drôle. Déjà qu'il était con, alors qu'il soit pas drôle en plus. C'était... vraiment pas drôle pour la petite noiraude. Après la réplique provocatrice d'Andrea, le jeune homme s'empressa de ranger sa console. Il s'était probablement rendu compte que c'était peine perdue que d'essayer de jouer.

    « S'pas mon boulot de faire celui d'un chien. Y'a des gens qu'on paye une misère pour ça, merci. »

    Certes... mais encore ! Cette réponse introduisait la manière de penser du jeune homme. Erreur fatale qu'il venait de faire. Il s'était trahi en moins de cinq minutes. Qu'il était idiot. Un gosse de riche, évidemment. Son attitude laissait soupçonner ceci, ses vêtements aussi et sa façon de parler ne faisait que confirmer. Suite à ça il a dit des choses dénuées d'intérêt, alors je me permets de zapper un petit peu les passages soporifiques. D'ailleurs, Andrea à sûrement dû mettre ses oreilles sur OFF à ce moment-là, car deux secondes plus tard elle n'avait déjà plus en tête ce qu'il venait de dire. C'est dire à quel point il était bête. Quelques petits coups d'oeil furtifs, il l'observait. Pensait-il que c'était passé inaperçu ?

    « T'as finis ? Tu veux que j'me foute à poil histoire que tu critiques la taille de ma bite aussi ? »

    Après l'avoir balayée du regard de la tête aux pieds, il n’espérait tout de même pas qu'une invitation pareille resterait sans suite ? Statique et droite devant lui à présent, elle ne se priva pas de l'observer à son tour, sans une once de gêne dans le regard. Grand, il l'était, inutile de le répéter cent fois. Il devait bien faire deux têtes de plus que l'anglaise, mais ça n'était pas une raison pour qu'elle s'écrase. Un corps bien entretenu, évidemment, quand l'argent suit, les cours sportifs privés suivent aussi. Un style très classe, très propre, trop propre. A gerber. Des lunettes noires de forme carrée sur le nez, portées avec beaucoup de style. Oui, tout chez lui rapportait à la perfection. Mais justement, la perfection n'existe pas. Et quand bien même, il aurait beau avoir l'apparence d'Appollo (ce qui était loin d'être le cas), dès qu'il ouvrait la bouche, l'image en était anéantie, écrabouillée. Pierre par pierre il détruisait sa beauté naturelle avec une attitude ridicule. Attitude certainement provoquée par une douleur passée. Eh oui... de suivre papa sur son lieu de travail, ça pouvait être bénéfique, parfois. Mais le problème ? Là, tout de suite, Andrea n'avait ni le temps ni l'envie de jouer à la psychologue. D'autant plus qu'il ne le méritait vraiment pas.

    Un sourire moqueur une fois arrivée aux yeux du jeune homme. Regard qu'elle soutint avec force et vigueur. Elle n'hésita pas à durcir son regard. Puis, elle se posa sur le petit muret sur lequel il était au départ, assis, en train de jouer avec sa console.

    « J'en serais ravie. »

    En anglais toujours... mais avec un ton très détaché. Elle attendait donc le strip-tease. Il était évident qu'il ne retirerait pas le moindre bout de tissus. De toute façon, des bites, comme il le disait si bien, elle en avait déjà vu grandeur nature... alors elle ne paniquait pas pour ça. Ce qui pouvait être déstabilisant, étant donné la gêne manifestée par la plupart des femmes à ce propos d'ordinaire. Elle, ça ne lui faisait ni chaud ni froid. Elle n'était pas plus que ça attirée par ce gars, elle voulait juste le provoquer. Et peut-être qu'en définitive la situation était vraiment ennuyeuse, car elle savait qu'il n'en ferait rien.

    Mais quel problème psychologique y avait-il là, se demandait Andrea ! Ce pauvre garçon avait certainement reçu un choc psychosomatique violent pour se comporter ainsi. Il était probable qu'il se révèle intéressant à analyser, voilà pourquoi elle devait tout faire pour rallonger la conversation. Elle fit un L, avec son index et son pouce. D'abord le pouce était tourné vers le haut.

    « Mais tu sais ce qu'on dit... »

    Ensuite, l'index pointa vers le haut. Blague idiote utilisée pour définir la généralité de la taille du pénis chez un homme. Ce L signifie que dans le cas où la taille corporelle est petite, le pénis est grand et vice-versa. Versa-vice.

    « ...alors si ça ne te dérange pas de m'entendre rire aux éclats devant ta bite qui doit certainement être de la même taille que ton cerveau. Fais donc. »

    Andrea n'était pas idiote. Elle savait très bien qu'il avait dit ça pour d'autres raisons. Mais pour le moment... elle voulait jouer à la blonde. Hors de question de lui donner quelconque information. De plus, il était évident qu'il n'utiliserait pas sa force sur elle. Puisqu'il voulait à tout prix s'élever au dessus du monde par la force de sa cervelle. Mais... il ne savait pas qu'un pois-chiche c'est très petit et qu'en plus ça ne vole pas haut du tout. Mais le mieux ? Un pois-chiche peut facilement être écrabouillé.

    Purée de pois-chiche, ça fait un bruit super drôle durant l’aplatissement.





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« Invité »
(#) Re: Game over  Jeu 19 Jan 2012 - 15:25




Game over

J'pourrai bailler, mais c'est pas super poli. Lol.



Sincèrement, avec la tronche qu'elle se paye, j'avais pensé lui faire peur. Je genre de nana super douée pour faire chier son monde, mais qui panique à l'instant même où la discussion devient un peu trop sérieuse. Mais non, elle est tarée, tout simplement. S'pour ça que toutes les nanas sont que des occasions à baiser et rien d'autres. C'est toutes les mêmes. Faut toujours qu'elles me dégoutent. J'crois que j'pourrai jamais en avoir une auprès de moi pendant plus d'une semaine, avant de m'en lasser. J'préfère largement les plan cul, c'est moins chiant et au moins on est sûr de pas être redevable. Surtout quand on tombe sur une nana de ce genre. J'préfère largement passer du temps avec Joyce, même si elle est jeune, que de me farcir une nana avec qui je devrai être gentil et que je devrai écouter. C'est ça le problème le plus chiant des filles. Ça parle. Ça parle tellement que ça se rend pas compte de l'ennuie que ça engendre. Putain, c'est clair que je trouve ça super intéressant de savoir ce qu'à fait un chat pendant toute sa journée. Mais ouais, avec elles, même un cailloux sur la route pourrait avoir sa propre histoire.

« Tu m'ennuies. »

C'est vrai, tu m'emmerdes à vouloir toujours sur-enchérir alors que j'ai pas que ça à foutre. Tu voudrais que je m'énerve hein ? Tu voudrais que je pète un câble et que je t'insulte ? Non. Tout simplement parce que t'en as envie. Depuis le début, tu cherches juste à me faire chier, sans aucune raison valable. Je connais bien ce petit jeu, je le pratique quotidiennement. Alors j'ai décidé d'aller contre tes choix. Ton soumis, t'iras te le chercher ailleurs.

Sauvé par le portable. Il vibre dans ma poche. Je le sors donc. C'est le frangin qui appelle. Putain pour une fois qu'il me fait pas chier lui aussi. Je pointe donc mon index vers le haut, dans la direction de la nana, juste pour qu'elle la ramène pas trop. Et puis j'me retourne.

« Eh ! J'te dérange ?
Si tu savais..
Ah merde ! J'rappelle plus tard au pire.
Tu raccroches, j'engage un mec pour t'ouvrir le ventre.
...Ça va sinon ?
Le pays du soleil levant regorge de surprises, si tu savais !
Du genre ?
Du genre affreusement barbantes.
Les cours ?
Non.
Les nanas ?
Dans le mile petit frère.
..T'en as déjà fait pleurer une ?
Même pas.
Ouais, bon, tu me raconteras sur le pc, j'dois aller chier.
Oublie pas de t'essuyer. »

Rapide l'appel quand même, mais il a le mérite de me calmer, légèrement. J'me retourne donc nouveau et je la regarde. Encore. Non vraiment, pas intéressante pour un sou.

« Écoute, si tu veux jouer à celle qui est la plus méchante ultra dark, tu peux, mais adresse toi plutôt à la porte. Moi, j'en ai ma claque là. Essaie plutôt de me prouver que tu peux être assez intéressante et différente pour que je ne te classe pas dans la masse. Ça, c'est du défi. »

J'dis ça, et je pose ma main droite sur ma hanche. On va voir si elle est capable d'autre chose que de provoquer. C'est facile de le faire, ça s'apprend, ça se travaille, mais pas mal de personnes y arrivent au final. Maintenant, j'veux savoir si elle est autre chose qu'une coque vide et dénuée d'intérêt. Avoir une réelle personnalité, qui donne envie aux autres, c'est déjà beaucoup moins répandu. Bon, quand on s'appelle Sebastian et qu'on est aussi classe que moi, c'est presque une évidence.


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