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 Cours de Philosophie n°1 [OBLIGATOIRE]

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(#) Cours de Philosophie n°1 [OBLIGATOIRE]  Dim 8 Jan 2012 - 14:29

Citation :
Ces élèves sont priés de participer au cours, se passant le jeudi de 10h à 12h :

Dakota Grey
Hatsunosuke Shitsukoi
James Ericson
Kenta Akane
Lou Yomura
Misa Hoshina
Natsu Hiiragi
Neiry Amyas
Sebastian F. Roosevelt
Shun Ogawa
Soma Akane
Takuya Hachibana

PS : Tout élève ayant participé au moins une fois à ce cours auront leur nom barré ; les autres risquent la colle !


La sonnerie retentit. C’était l’heure. Une nouvelle aventure allait commencer. J’allai rencontrer mes nouveaux élèves, en ce jeudi. Je rencontrais presque les plus vieux élèves en premier. C’étaient les cinquièmes années, qui devaient être, d’après ce que j’ai lu dans mes documents que j’ai reçus ce matin, presque la vingtaine. Il va être difficile pour moi de m’habituer à des petites classes, car en France, le nombre d’élèves par classe ne se situe jamais en dessous de trente. Je me souvenais par ailleurs de ma promotion en seconde, où nous étions trente-sept. C’était difficile de vivre avec tant de personnes à la fois, surtout pour les professeurs qui se trouvaient à encadrer avec sévérité un nombre important d’énergumènes assez dérangés. Quelle belle vie, l’insouciance de l’enfance ! Cependant, il était temps à mon tour d’application ces règles de froideur et de terreur que mes professeurs avaient avant moi utilisées pour me faire apprendre tant de choses. Je me souviens même de ce monstrueux discriminant du trinôme du second degré : b²- 4ac ! Mais je ne me sens pas véritablement capable d’être aussi terrifiant que ma professeure de mathématiques, qui mettait un zéro dès que l’on avait fait faux à un exercice, parce que l’on ne l’avait pas fait !

Ainsi, à dix heures, je me trouvais face à mes premiers boucs-émissaires. Ils n’étaient en réalité pas beaucoup, mais je ne m’en occupais pas pour l’instant. Ils étaient assez calmes, peut-être parce que j’ai été habitué à faire pire… Je me dirigeais alors vers le tableau, écrivit mon nom et mon prénom en kanji, puis en hiragana, et j’ai commencé à inscrire en dessous une phrase, en anglais : « Social success is it a model of happiness ? (La réussite sociale est-elle un modèle de bonheur ?) ». Je m’étais ensuite retourné vers la salle de classe, et commença à parler calmement.

- Je me présente, Urata Takato, votre nouveau professeur de philosophie. Je ne ferais jamais l’appel, car même si je ne vous connais pas encore, je sais qui est absent, et surtout, je connaîtrais les retardataires. Par ailleurs, si l’un d’entre vous est en retard ne serait-ce d’une minute, il perdra cinq point au prochain contrôle.

J’avais déjà donné la couleur à mes élèves. Je serai strict, froid, et surtout ennuyeux. Je ne voulais pas qu’ils pensent que je vais les laisser m’amadouer juste parce que je suis nouveau et que je ne connais rien à cet endroit.

- Excepté cela, je vous présente comment je fonctionne. Je ne sais pas ce que vous avez fait durant vos cinq années ici, cependant, je sais précisément qu’en ce temps d’études, vous auriez dû apprendre assez de choses pour pouvoir vous débrouiller sur un sujet comme celui que je vous ai inscrit au tableau. C’est d’ailleurs le premier sujet que je donnerai à toutes mes premières classes, peut-être parce que c’était aussi le premier sujet que mon professeur de philosophie m’a donné lorsque j’étais à l’école.

Je me retournai vers le tableau, et commença à souligner les quatre mots les plus importants « modèle », « réussite sociale » et surtout « bonheur ». Puis j’entrepris la suite de mes explications.

- Tout ce que j’écrirais au tableau sera inscrit en anglais, car nous sommes tout de même dans une école internationale. Cependant, dois-je vous rappeler que tous les travaux que vous devez me rendre doivent être écrits en japonais ? Est-ce que quelqu’un pourrait me donner quelques philosophes célèbres qui pourraient nous éclairer dans la démarche que nous allons entreprendre pour répondre à ce sujet ?

Je faisais encore une fois face à un mutisme important. Je souris, gloussa un peu, ravala ma salive, comme pour supprimer mon stress, puis attaque mon public avec ironie :

- Personne n’a fait de philo durant quatre ans ? Remarquable. Savez-vous au moins comment répondre à une question de philosophie ? Je sens que vous allez passer vos deux premières heures à faire cette « dissertation » comme on le dit, en France.

J’avais peut-être encore l’espoir que quelqu’un sache quelque chose dans cette matière. Un infime espoir.


Dernière édition par Takato Urata le Sam 14 Jan 2012 - 22:22, édité 1 fois
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(#) Re: Cours de Philosophie n°1 [OBLIGATOIRE]  Lun 9 Jan 2012 - 0:03

Jeudi, 10h. Cours de philosophie.

«
Je lâchai mon crayon lorsque j'entendis notre nouveau professeur de philosophie entrer dans la classe. Discrètement, je cachai du coude le dessin que je venais de commencer. J'essayais de refaire sur ma feuille le paysage que je voyais par la fenêtre. Je n'étais toujours pas plus doué qu'avant mon arrivée à l'école, aussi celui-ci ne ressemblait à rien. Je levai la tête vers le professeur. Il était encore jeune, la vingtaine, et rien ne le distinguait à mes yeux d'un autre enseignant. Intrigué, je le suivis des yeux. Il inscrivit une phrase en anglais sur le tableau. Je trouvai cela curieux, mais je me tus. Je la déchiffrai. « La réussite sociale est-elle un modèle de bonheur ? » Plaisantait-il ? Pourquoi une telle question ? Je fronçai les sourcils. Cela ne me plaisait pas du tout.
L'homme se présenta. Immédiatement, il nous mettait dans l'ambiance. À peine faisait-il connaissance avec nous qu'il nous menaçait déjà de nous faire perdre des points. Et ce n'était pas peu que cinq points. Fort heureusement, j'étais déjà présent. Eh bien, tant pis pour les cinq points. De toute façon, je n'étais ni absent, ni en retard. Toutefois, M. Takato n'en avait pas fini. Voilà qu'il nous annonçait le programme de notre premier cours. Apparemment, l'inscription au tableau allait nous servir de sujet. Bien. Je regardai à nouveau celui-ci. Étrange matière que la philosophie : elle se pose des questions que personne ne se pose. Je me tapotai le menton avec le crayon. Il fallait faire une analyse de la question, du moins, je le supposais. Mais avant que je ne fisse quoique ce soit, M. Takato se retourna et souligna certains mots. J'en profitai pour glisser une feuille vierge au dessus de celle où j'avais tenté mon dessin. Le professeur s'annonçait sévère, et je n'avais pas envie de lui faire croire que je n'étais pas attentif à son cours. Je me redressai. Quelques explications pratiques suivirent. Je notai sur ma feuille « Copies en japonais ». C'était toujours bon à savoir. Et puis, c'était toujours mieux qu'une langue étrangère. Enfin, la première question de cours se fit entendre. Il nous demandait des noms de philosophes qui avaient un rapport avec le sujet. Ah.

Je n'étais pas un spécialiste de la philosophie. J'étais déjà tombé sur quelques livres de philosophes. J'avais quelques maigres connaissances, mais pas assez de références pour répondre à sa question. Je me taisais et penchai la tête sur le côté. Ce professeur était intriguant. Il se montrait strict, mais la manière qu'il avait de parler du sujet laissait à penser qu'il était passionné par la philosophie. Les grands penseurs étaient tout de même des personnes perturbées. Je ne dis pas que M. Takato l'était, mais il devait être influencé par eux. Effectivement, le professeur semblait nerveux.
Je perdis mon léger sourire lorsqu'il parla de "dissertation". Pourquoi nous parlait-il de cet exercice franco-français ? Avait-il l'intention de nous le faire pratiquer ? Il est certain que, lorsque j'avais décidé de venir à Kobe High School, je n'avais pas songé à l'aspect international de l'école en premier lieu. Je ne cherchais qu'à remplir ma vie. Quitte à parler du bonheur, je n'aurais alors pas parlé de réussite sociale. Non. J'aurais préféré qu'il nous demande si c'était le rôle de l'école. Et qu'aurais-je répondu ? Je l'ignore. Je n'aurais peut-être pas eu de réponse. Ç'aurait été embêtant, puisque la philosophie consistait à trouver une réponse.
À défaut, je notai le sujet après l'avoir traduit. Je regardai la question sans grand intérêt. Les philosophes ne savent pas ce qu'il y a de vraiment important dans la vie. La vie. Voilà un vrai sujet. Comment vivre. Pourquoi vivre. Il y a tant de choses que j'aimerais savoir. Et si la philosophie m'aidait ?
»
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(#) Re: Cours de Philosophie n°1 [OBLIGATOIRE]  Sam 14 Jan 2012 - 16:29

[J'espère que je ne répond pas trop tard.... .w.]

Jeudi. 9h59. Une fois n'était pas coutume et Takuya se dirigeait vers sa prochaine salle de cours. Pour une fois, il serait à l'heure. Tant mieux, il n'aurait pas d'ennuis ce jour-ci. Guilleret, il trottinait dans les couloirs, impatient d'entendre la sonnerie du midi pour enfin aller manger. D'ailleurs, que mangerait-il aujourd'hui ? Un sandwich ? Pourquoi pas ? Poulet alors ? De toute manière, il avait deux longues heures de philosophie pour y réfléchir. Et on ne pourrait rien lui reprocher de toute manière ! En effet, la philosophie était une matière où l'on réfléchissait. Et Takuya était bel et bien de réfléchir. Quoi ? Le sujet est imposé ? Il faut une réelle réflexion sur un sujet digne d'intérêt ? N'en demandons pas trop, je vous prie. N'oublions pas que Takuya est simple d'esprit. C'est à se demander comment il a réussit à aller en 5° année...

Quoi qu'il en soit, le jeune homme passa la porte, sourire aux lèvres, et ce, à l'heure s'il vous plaît. Il s'installa à sa place, attendant de voir son professeur apparaître. Il sortit sa trousse et des feuilles, comme tout élève studieux. En revanche, Takuya, lui, commençait à faire des pliages et des coloriages sur ses feuilles. Tout d'abord un avion de la China Southern puis un aux couleurs de Air France. Enfin... Ses pliages étaient dignes de ceux d'un petit enfant. Il s'était juste contenté de les colorier et d'écrire le nom de la compagnie en question. N'en espérons pas trop, je vous prie.

Evidemment, il n'avait pas vu ou entendu son professeur arriver et était encore en train de plier et colorier ses avions dont, à croire son grand sourire, il semblait fier. Toutefois, au milieu du silence une voix forte retentit. Takuya sursauta, lâchant ses avions au sol. Il déglutit, ramassant rapidement ses oeuvres d'art, espérant que l'homme qui se tenait devant la classe n'avait rien vu, puis les rangea dans son sac, prêtant attention à ce qui semblait être son nouveau professeur de philosophie. Il l'écouta, les yeux difficilement ouvert et regarda au tableau. La seule chose que Takuya avait compris dans ce sujet, c'était que ça parlait du bonheur. Ah... Et en plus il fallait citer des philosophes pour répondre à ce sujet ? Le jeune homme réfléchit. Confucius peut être ? Confucius était le seul philosophe qu'il connaissait. Et heureusement... Un homme aussi important. Chinois de surcroît. Il avait entendu son nom tellement de fois que ce soit à l'école ou dans sa famille. Avec un peu de chance cet homme-là avait certainement dit ou écrit des choses au sujet du bonheur. Quant à savoir quoi et si cela répondrait au sujet, c'était une autre histoire. Déjà, il connaissait UN philosophe et c'était beaucoup le concernant. Toutefois, n'exagérons pas, Takuya ne leva pas la main et se contenta de fixer son nouveau professeur silencieusement. Apparemment, ça ne serait pas facile. Peut être devrait-il sécher à l'avenir ? Il soupira, c'était probablement une mauvaise idée. Au pire, si ça devenait l'enfer, il s'amuserait peut être à regarder les filles présentes dans sa classe, essayant de voir à travers leur jupe, la forme de leurs cuisses et la couleur de leur culotte. Même si c'était peut être plus risqué que de sécher tout simplement les cours... Brave petite andouille Takuya.

Finalement, le jeune homme sortit de nouvelles feuilles, se demandant ce qu'il devait faire. Alors il croisa ses bras sur la table, fixant toujours son professeur et écoutant ses paroles, le tout sans s'endormir mais il ne put retenir un ou deux bâillements, dus à sa nuit passée à étudier les photos qu'il avait prises puis à en faire le tri. Il avait aussi dessiné ses futurs clichés imaginés dans sa tête folle. Mais son imagination lui avait pris ses heures de repos et il le payait à ce moment même. Il allait vraiment recevoir une heure de colle dès la première journée avec son nouveau professeur. Et c'était loin d'être glorieux.
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(#) Re: Cours de Philosophie n°1 [OBLIGATOIRE]  Dim 15 Jan 2012 - 22:28

La salle est restée très silencieuse. Il fallait dire que le calme était très stressant. Surtout pour le professeur, qui remarque qu’il se retrouve devant une salle désintéressée qui ne pense qu’au repas de midi. Il remarqua aussi que certains préféraient dessiner, d’autres regarder par la fenêtre, imaginant sûrement qu’il y avait des barreaux à ces fenêtres. Des barreaux invisibles, mais ô combien insupportables, car ils sont la preuve de leur captivité, proies à un monstrueux personnage qui va pouvoir les martyriser à sa guise.
Cependant, cela ne plaisait pas trop à Urata. Il adorait tellement lire ces grands auteurs philosophiques, et il désespérait lorsqu’il remarqua qu’aucun de ces élèves de s’intéresse réellement aux grands philosophes comme Jean-Paul Sartre ou Epictète. A se demander ce que le précédent professeur leur a réellement appris. Peut-être au moins le phi grec, symbole de la philosophie. Il fallait tout recommencer à zéro. Takato le savait réellement.
Il décida de s’asseoir sur son bureau, prit un prit un petit paquet de feuille, une vingtaine, tout au plus. Il ne savait pas par quoi commencer, alors il fallait un début à tout. Il ressortit un autre paquet de feuille, cette fois-ci, des feuilles A4. Il distribuait par contre celle-ci en expliquant que c’était le programme de l’année. Il s’aventura dangereusement avec une blague lorsqu’il précisa qu’il faillit prendre le même que les premières années, aux vues de leur peu de connaissance en ce domaine. Il se redirigea vers le tableau et commença à répondre à sa question :

- Il faut dire qu’il devrait être difficile pour des débutants à répondre à cette question. Surtout qu’à mon avis, vous avez été dans l’incapacité d’étudier des philosophes français comme le psychanalyste Jacques Lacan, un homme fou qui inventa même ses propres néologisme et faisait payer des consultations à… je ne sais pas… environ 70 000 Yens les dix minutes. Oui, c’était un monstrueux personnage.

Takato avait déjà remarqué qu’il avait trop parlé en dehors de sa question. Il se ravisa avec un sourire, et expliqua ce que pensait ce fameux psychanalyste :

- Vous devez peut-être n’en avoir rien à faire de cet homme, mais il pourrait vous aider à répondre à cette question important, autant en philosophie qu’en sociologie. Lacan pensait que l’homme en abandonnant son projet de vie, son idéal, ou son héros, il trahit son désir et donc se complaît à des biens matériels qui ne lui apporteront jamais une satisfaction pleine. Il ne pourra donc pas atteindre le bonheur. De ce fait, il ne serait pas faux de penser que l’homme, en recherchant à être un héros, en poursuivant un modèle, en traquant cette réussite sociale », ce rang de héros, il ne pourra pas atteindre le bonheur, parce qu’il abandonnera cette conception par la trahison et en se pervertissant. La réussite sociale n’est finalement qu’un modèle utopique du bonheur, inatteignable.

Urata Takato continua ainsi pendant une heure, à expliquer Aristote et sa philosophie du « Souverain Bien », Nietzsche et son pessimiste, du fait que l’homme ne peut pas être heureux car il a conscience de son passé et n’oublie jamais, contrairement aux animaux, ou encore la conception de Taoïsme et le non-agir. Après une heure, il expliqua que ce n’était qu’une préparation à la dissertation que toute la classe devait faire pour la semaine suivante, avec un sujet qu’Urata considérait comme extrêmement facile : « A-t-on raison d’être heureux ? ». Il sourit en entendant la sonnerie juste après qu’il ait donné le sujet, et permis à la classe de se reposer cinq minutes.
Urata était finalement content de son travail, ses élèves, même s’ils n’étaient pas vraiment actifs, ont été à l’écoute, ou semblaient l’être. Pour la seconde heure, le professeur proposa à ses élèves de commencer à travailler sur leur devoir. Il était disposé à les aider s’il le fallait, et si ses élèves le demandaient.

[Attention aux élèves en retard, le cours ne dure pas l'éternité, mais j'irai beaucoup beaucoup moins vite pour la seconde heure]
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(#) Re: Cours de Philosophie n°1 [OBLIGATOIRE]  Mer 18 Jan 2012 - 15:07

Neiry était arrivée après son autre cours, sans trop savoir pourquoi elle venait encore en cours. Mais bon elle n'avait plus vraiment envie de se faire remarquer. Elle se mettait généralement au fond regardait le cours, tentant par moment de prendre des notes mais sans jamais vraiment se distinguer d'un élève ou d'un autre. Bon peut être qu'on la remarquait quand elle entrait dans la classe par le fait qu'elle vienne toujours en cours avec sa guitare, mais que personne ne l'ait encore vu jouer une chanson. Étrange pourrez vous pensez, non c'était seulement un choix personnel.

- Je me présente, Urata Takato, votre nouveau professeur de philosophie. Je ne ferais jamais l’appel, car même si je ne vous connais pas encore, je sais qui est absent, et surtout, je connaîtrais les retardataires. Par ailleurs, si l’un d’entre vous est en retard ne serait-ce d’une minute, il perdra cinq point au prochain contrôle.

Bon okay il ne fallait pas qu'elle fasse craquer ce cours là, pas d'une seule minute. Mais d'ailleurs comment lui enlèverait il des points si elle avait moins de cinq. C'était une question qui lui trottait réellement dans la tête, mais c'était débile de lever la main pour poser la question. Ne pensez pas qu'elle partait négative à penser qu'elle aurait toute l'année moins de cinq. Mais sur une classe entière cela pouvait arriver, et bien entendu Neiry ne le souhaitait ni pour elle ni pour personne d'autre. Mais voilà comment elle réfléchissait en temps normal. Ne partageant jamais sa réflexion.

- Excepté cela, je vous présente comment je fonctionne. Je ne sais pas ce que vous avez fait durant vos cinq années ici, cependant, je sais précisément qu’en ce temps d’études, vous auriez dû apprendre assez de choses pour pouvoir vous débrouiller sur un sujet comme celui que je vous ai inscrit au tableau. C’est d’ailleurs le premier sujet que je donnerai à toutes mes premières classes, peut-être parce que c’était aussi le premier sujet que mon professeur de philosophie m’a donné lorsque j’étais à l’école.

Neiry regardait incrédule ce qui était écrit sur le table. Ces mots anglais qu'elle ne comprenait pour ainsi dire pas. Cela ne parvenait pas à former une phrase pour elle. Un lycée international certes, elle était venu ici parce qu'elle connaissait le japonnais non pas parce qu'elle savait parler anglais. Elle aurait appris l'anglais elle serait partie en Angleterre. Neiy baissa les yeux sur sa copie. Le professeur venait de laisser de côté une élève. La jeune fille ne savait pas s'il le remarquerait. Et si tel était le cas comment il le prendrait.
Son attitude laissait entendre qu'il le prendrait comme tous les autres, qu'il ne chercherait pas à comprendre. Qu'il supposerait juste qu'elle n'avait pas envie de bosser. Tous les profs se valaient. Et quand ils semblaient un peu mieux que la moyenne c'était juste pour vous faire plus de mal à la fin. Non Neiry ne s'expliquerait pas sur son problème. Elle ne répondrait pas aux questions de ce professeur de philo. Elle réfléchirait autant que possible. Mais sans jamais entrer en interaction avec qui que se soit. Ils étaient bien trop nombreux pour qu'elle parle en publique. Déjà à une personne son accent lui causait bien des tords. Non pas devant sa classe.

- Tout ce que j’écrirais au tableau sera inscrit en anglais, car nous sommes tout de même dans une école internationale. Cependant, dois-je vous rappeler que tous les travaux que vous devez me rendre doivent être écrits en japonais ? Est-ce que quelqu’un pourrait me donner quelques philosophes célèbres qui pourraient nous éclairer dans la démarche que nous allons entreprendre pour répondre à ce sujet ?

Bon bah elle était mal barrée, bonjour les 5 restons optimiste pour ne pas dire 0 =) !! Voir encore moins, à moins qu'il ait un peu de pitié pour elle... Qui sait, à ce compte là elle pourrait peut être venir tout le temps en retard. C'était après tout bon à prendre.

- Personne n’a fait de philo durant quatre ans ? Remarquable. Savez-vous au moins comment répondre à une question de philosophie ? Je sens que vous allez passer vos deux premières heures à faire cette « dissertation » comme on le dit, en France.

Était il Français pour être attaché aux valeur de ce pays, rien dans son nom ne le laissait entendre. Il avait peut être étudié en France alors... Qui sait. En tout cas plus il s'énervait ainsi à les rabaissait moins il avait de chance de voir un jour Neiry dire quoi que se soit. Pourtant la philo l'intéressait. Plus sa allait plus elle se détachait de ce cours... Et se préparait à toute les catastrophes.

- Il faut dire qu’il devrait être difficile pour des débutants à répondre à cette question. Surtout qu’à mon avis, vous avez été dans l’incapacité d’étudier des philosophes français comme le psychanalyste Jacques Lacan, un homme fou qui inventa même ses propres néologisme et faisait payer des consultations à… je ne sais pas… environ 70 000 Yens les dix minutes. Oui, c’était un monstrueux personnage.

Encore un qui n'avait rien comprit, il les rabaissait au lieu de chercher quel était leur problème. Chercher à les connaitre, savoir au moins s'ils comprenaient quelque chose. Neiry bouillonnait d’aversion pour son professeur, heureusement que l'heure touchait presque à sa fin...

- Vous devez peut-être n’en avoir rien à faire de cet homme, mais il pourrait vous aider à répondre à cette question important, autant en philosophie qu’en sociologie. Lacan pensait que l’homme en abandonnant son projet de vie, son idéal, ou son héros, il trahit son désir et donc se complaît à des biens matériels qui ne lui apporteront jamais une satisfaction pleine. Il ne pourra donc pas atteindre le bonheur. De ce fait, il ne serait pas faux de penser que l’homme, en recherchant à être un héros, en poursuivant un modèle, en traquant cette réussite sociale », ce rang de héros, il ne pourra pas atteindre le bonheur, parce qu’il abandonnera cette conception par la trahison et en se pervertissant. La réussite sociale n’est finalement qu’un modèle utopique du bonheur, inatteignable.

La dessus Neiry n'était pas d'accord. Un artiste se fait plaisir lorsqu'il joue sa musique lorsqu'il compose. Il ne cherche nullement à être un héros. Et si il pouvait ne rien faire d'autre de sa vie que sa musique il serait complètement heureux. La réussite sociale lui est imposer, et quoi qu'il fasse pour réussir il ne sera jamais pleinement heureux, car un artiste, a avant tout besoin de liberté. Et c'est la société qui nous donne se besoin d'exister par l'argent, nous donnant l'impression que la réussite nous rendra heureux. Mais réussir à l'école, avoir un boulot bien payé, ne nous apporte pas forcément le bonheur...
Pour preuve dans certains pays, les gens vivent sans eau potable, ne vont pas à l'école, non rien, et sont prêts à tous nous offrir quand on va les voir, et sont heureux. Il y a une différence entre calculer un PIB (Produit Intérieur Brut) et le PBB (Produit du Bonheur Brut).
De plus pourquoi voit on un taux plus important de suicide ou de consommation d'anti dépresseur dans les pays riches, où les gens réussiraient théoriquement mieux socialement ? Le Bonheur se distingue de la réussite sociale.

Oui Neiry venait de comprendre le sujet, mais jamais elle ne pourrait tenir un discours aussi long en japonnais, jamais elle ne pourrait le faire. Jamais elle ne lèverait la main... Jamais... Mais cependant on ne pouvait pas dire qu'elle ne réfléchissait pas, elle ne raisonnait pas. Bon elle aimait bien le faire en contre disant. Mais pour le coup elle avait du mal à se contre dire elle même sur ce point de vue là. Enfin bon ce n'était pas grave elle n'avait qu'à prendre en note ce que venait de dire le professeur. Au moins le nom de ce psychiatre fou. Au pire elle retrouverait la recherche qu'elle n'aurait qu'à intégrer à son devoir.

C'est donc ce qu'elle fit. Prenant une feuille et un stylo elle se mit à écrire les éléments principaux que venait de dire le prof, et sa propre réflexion avec seulement des mots clefs. Cependant elle les écrivait en italien. Sa langue natale, c'était bien plus facile pour elle. Les devoir elle les lui rendraient bien entendu en japonais.

« A-t-on raison d’être heureux ? ».
Bon nouveau sujet nouvelle réflexion nouvelle feuille.

La Feuille blanche. Neiry inscrivit en tout premier lieu le mot heureux. En dessous le mot Bonheur. Elle cherchait à le définir sans trop de réussite. Elle ajouta le mot sentiment. Et donc le mot coeur.

Elle y opposa le mot raison. Y ajouta l'esprit, la réflexion. Pour elle s'était des contraire

On ne choisit pas d'être heureux on le ressent. On ne réfléchit pas à son bonheur, ce n'est pas une création de l'esprit. Elle cherchait des contres exemples sans succès.
Il était peut être prêt à leur donner de l'aide. Mais Neiry n'était pas prête à le lui demander. Elle restait devant sa feuille presque totalement blanche fixant le professeur, cherchant se qu'il allait bien faire et si cela pouvait l'inspirer.
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(#) Re: Cours de Philosophie n°1 [OBLIGATOIRE]  Lun 19 Mar 2012 - 17:09

Puisque Takato semble avoir disparu, je verrouille.
Cela ne sert à rien d'avoir un cours inactif ^^

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