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 Il pleut bergère ♪

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(#) Il pleut bergère ♪  Sam 21 Jan 2012 - 21:27

« Il pleut bergère ♪ [Fe Shun] »

Arthur s’habituait de jour-en-jour à son nouvel environnement. Et ce n’était pas que l’école qui changeait, mais bel et bien les traditions, les règlements, l’environnement et même l’air qu’il inspirait chaque jour. Cela devait faire deux jours désormais qu’il se trouvait à Kobe, et il venait de terminer sa première journée de cours. La matinée fut très fatigante, notamment car il dut enchaîner cinq heures de cours, et si ce n’est l’Histoire-Géographie, il s’ennuya le reste du temps. Ce n’était pas un très grand scientifique depuis petit, même dans son pays natal, plus maintenant qu’il devait comprendre la langue nippone en plus de la matière. On ne pouvait pas appeler ça une difficulté supplémentaire parce qu’il comprenait grosso modo le japonais, mais il n’arrivait toujours pas à raisonner autrement qu’en français. De surcroît, dans une matière comme la Physique ou la Biologie qu’il n’aimait pas, Arthur ne faisait aucun effort. Durant toute la douce matinée au niveau météo, il s’exila donc au premier rang, à droite de la classe, tout seul. De toute manière celui-ci se sentait trop mal pour écouter le cours, préférant vaquer à ses pensées sans penser aux conséquences. Désormais, il ne travaillait plus que les matières qu’il aimait. Considérant inutile celle qui ne lui servirait pas en Prépa Littéraire. L’adolescent se reposait sur son intelligence précoce pour réussir les examens qu’il fera tout-au-long de l’année, mais ça ne servirait assurément pas sur le long-terme pour ces matières qu’il snob. Il ne voyait plus l’intérêt d’étudier dedans. Cela ne l’empêchait pas pour l’instant d’avoir des bonnes notes.

Puis, pour cette première journée, il se sentait un peu mal dans sa classe. Personne ne lui parla et il ne parla à personne. Même si le garçon n’estimait pas avoir besoin de quelqu’un, cela le vexa quand même. Il ne pensait pas vraiment que sa vie serait mieux qu’ailleurs, Arthur se laissait beaucoup trop marcher sur les pieds. Après la sonnerie, son ventre grommelant, il alla immédiatement manger et du subir sûrement le bizutage du nouveau, du moins ce qui s’appelait comme ça en France, puisqu’un croche-patte le fit brillamment s’éclater au sol dans son repas. Il se releva digne et peu touché par cela, même si cela lui avait fait beaucoup de peine une fois encore. L’adolescent se sentait une fois de plus humiliée, ce n’était pas la première fois, fallait-il souligner, mais il le prit particulièrement mal aujourd’hui. Il mangea ce qu’il put manger en en reprenant un peu et refusa les aides éventuelles des surveillants. Après cela, il passa un temps dans sa chambre (même s’il se perdit un temps avant de la retrouver), et pleura. Ces colocataires n’étaient pas là, tant mieux, ils se seraient sûrement moqués. Arthur était quelqu’un de très émotif et d’instable depuis quelques semaines, et le pire, c’était qu’il faisait du déni à ce propos. Celui-ci ne se rendait pas compte qu’il se tuait tout seul ; qu’il devenait son propre bourreau à force.

Le moral un peu zappé, malgré une journée qui commençait bien, le garçon décida de faire un tour dehors pour se changer les idées. Il marchait la tête baissée, plongé dans ses pensées, jusqu’à ce qu’il atteigne la cour puis le parc. Cet endroit respirait la nature et une euphorie qu’il ne pouvait expliquer. Le moral remonté, il s’assied dans l’herbe observant inlassablement les nuages gris menaçants qui s’approchaient. Un orage allait bientôt éclater, et de la pluie aussi. Être au milieu des arbres dans ses conditions n’était pas vraiment judicieux, mais il s’en fichait pas mal. La douce brise de vent (qui devenait de plus en plus forte), l’air frais, il revint dans le Lycée une demi-heure plus tard tandis que la pluie commençait à tomber et ruisseler.

Il devait avoir pris froid, parce qu’Arthur sentait sa gorge piquânte, et son nez bouché. Rah, Arthur devait tomber malade aujourd’hui. Quoi de mieux pour s’intégrer et commencer une année ? Le garçon tenta de retourner dans sa chambre mais finit par se perdre une énième fois. Il ne se faisait toujours pas à cet endroit. Finalement, celui-ci revint sur ses pas et rentra dans la salle commune, pour trouver un répit temporaire. Il n’y avait pas grand monde, sûrement tous en éducation sexuelle. Il fit bouger la table sans faire exprès, et, gêné, se posa sur un fauteuil. Les bruits de la pluie saccadée se faisaient de plus en plus entendre. Arthur était un peu ébouriffé, ses cheveux humides. Parfois, il enviait la popularité et la beauté naturelle de certains lycéens. Il se trouvait tellement pathétique. L’adolescent soupira mais semblait surmené, stressé et malade, vu de l’extérieur.


Dernière édition par Arthur Auray le Jeu 2 Fév 2012 - 6:42, édité 1 fois
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(#) Re: Il pleut bergère ♪  Lun 30 Jan 2012 - 19:01

Je m'excuse de l'attente Arthur, j'ai été un peu surchargé ces derniers temps. J'espère que mon post te suffira. S'il y a un soucis, dis le moi surtout.


J’attends toujours le lundi avec impatience même si j’aime beaucoup mes week-ends que je passe au petit konbini où je travaille. Mais le lundi signifie le début d’une nouvelle semaine, la reprise des cours et l’apprentissage de nouvelles choses. Certains élèves sont dépités de savoir qu’ils doivent se lever le matin pour retourner en cours et ce pour les cinq jours qui suivent ; mais moi je suis plutôt content de me dire que je dois aller m’assoir en cours. Je suis un élève sérieux qui attend toujours le lundi avec impatience.

Le lundi matin est synonyme de cours de mathématiques et de français. Où d’espagnol selon la semaine. J’aime les langues étrangères, les apprendre, les parler ; mais je n’apprécie pas tellement l’espagnol. J’ai du me mettre sérieusement à l’apprendre en arrivant dans cette école, je ne le pratiquais pas à mon ancien lycée de Tokyo. En revanche, nous avons des cours de français que j’apprécie tout particulièrement, même si mon niveau dans cette langue est un peu plus élevé que celui de ma classe. Mais cela est uniquement du au fait que je me passionne pour ce pays qui m’attire depuis que je suis enfant et que je mets toute ma volonté dans l’apprentissage de cette langue depuis des années. J’aime ce qu’on voit de Paris et de la gastronomie française dans les livres qu’on trouve. Je sais aussi que les Japonais aiment bien ce pays et surtout cette capitale et j’espère vraiment qu’un jour je pourrais y aller moi aussi.


Le lundi il y a aussi une heure de libre juste avant de manger, ce qui permet de pouvoir se rendre à la cantine avant l’arrivée de tous les autres élèves et de pouvoir trouver une place tranquille, à l’écart de l’agitation quotidienne. J’aime bien le lundi puisque je peux manger en révisant ou simplement en ouvrant un bon livre. Je suis assez solitaire comme garçon, appréciant quand même la présence de mes camarades mais uniquement de façon modérée. Je n’apprécie pas vraiment toutes ces filles qui gloussent et tous ces garçons qui essayent de bien se faire voir à leurs yeux, je préfère prétexter une révision de dernière minute pour manger seul, devant mes livres.

Une des choses que j’apprécie aussi dans cette école c’est le temps livre que nous pouvons avoir l’après-midi si nous décidons de ne pas suivre les cours optionnels. Oh je sais qu’en tant qu’élève assidu, je devrais suivre tous les cours optionnels mais je n’apprécie que moyennement les cours du lundi après-midi. Education sexuelle suivi de cuisine. Même si j’aime assister aux cours de cuisine qui me permettent d’apprendre pas mal de choses qui pourront me servir plus tard, je n’aime pas vraiment les cours d’éducation sexuelle, qui sont là, selon moi, uniquement pour assouvir les questions perverses de mes camarades. Je me doute bien qu’avec tous ces adolescents portant des vêtements de tous les jours, parfois extrêmement courts pour certaines filles, il est normal de devoir leur enseigner toutes les choses de la vie. Mais je considère qu’il n’est pas vraiment normal de mélanger les sexes et les âges dans ce genre de cours. De plus, je ne suis pas vraiment concerné par toutes ces choses.

Je préfère passer mon lundi après-midi dans la bibliothèque, au calme. Mais aujourd’hui il n’y a rien de calme dans cet endroit. Des premières années sont en train d’étudier en groupe et sont plutôt bruyants, ce qui me force à me retrancher jusqu’à la salle commune, ma chambre étant prise par mes colocataires. Il y a peu de monde à cette heure-ci, les autres élèves préférant suivre les cours optionnels ou aller en ville plutôt que de rester dans l’école. Je remarque cependant un élève recroquevillé dans un fauteuil, seul. Il me semble l’avoir déjà vu, mais j’ignore où. Il n’a pas l’air en bon état ; les cheveux mouillés et un peu pale. Les cheveux clairs, les yeux marrons, il n’y a pourtant rien d’asiatique dans ses traits ; ce qui ne m’étonne pas dans cette école. Il a l’air jeune, fragile même, beaucoup plus jeune que moi. Mais surtout, il a l’air déprimé. Je sais que je ne dois pas me mêler de la vie des autres, que parfois certaines personnes – comme moi – préfèrent rester seules en cas de problèmes mais ce garçon ne vient pas d’ici et en tant que senpai, je me dois quand même de l’encadrer.

- Excuse-moi de te déranger. Est-ce que tout va bien ?

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(#) Re: Il pleut bergère ♪  Dim 29 Avr 2012 - 11:24

Je grelottai. J’avais sûrement du prendre froid encore une fois. Ma santé était des plus fragiles. En tous cas, étant donné que ça ne faisait même pas une semaine que j’étais à Kobe, je ne savais plus où se trouvait ma chambre. D’un côté, je ne préférais pas y retourner. Je ne connaissais pas trop mes camarades, mais, je ne les aimais quand même pas. Je ne suis pas quelqu’un de très sociable. Ce qui explique sûrement le fait que je n’ai jamais eu beaucoup d’amis. De toute manière, je ne ressentais pas le besoin d’en avoir. Peut-être ces temps-ci un peu plus que par le passé, mais je ne vois pas trop ce que ça peut m’apporter. J’ai un côté assez introverti. Bien entendu, je ne renie pas les relations amicales, mais je ne cherche pas à en avoir. M’a-t-on dit que c’était très bénéfique. Ça doit sans doute être vrai. En France, je ne fréquentais qu’une seule personne qui comptait réellement pour moi. Personne ne pouvait comprendre à quel point elle me manquait… Là, maintenant, tout de suite. Je me sentais désemparé. Peut-être que ce n’était pas une si bonne idée d’aller au Japon… Là-bas, tout me paraît tellement différent. Les coutumes, les traditions, et même la météo. Je ne comprends qu’une fois sur deux quand on me parle. Le plus compliqué, c’est sans doute de ne pas trouver les mots pour répondre. Mes notions de japonais sont limitées malgré les cours. J’ai espoir que dans deux – trois mois, ce problème soit enfin réglé, mais en attendant, je dois composer avec des phrases bizarres.

C’est toute une accumulation de problèmes qui rendent ce séjour au Japon insupportable ; pesant pour mon moral. Les changements concernant l’heure où la langue ne me dérange pas, mais le fait de ne pouvoir parler à personne me pèsent. J’ai beaucoup de soucis personnels, et je n’en ai jamais parlé à personne. Je me contente de rester sur un fauteuil en me parlant à moi-même. Encore heureux que je ne parle pas à voix haute sinon on me prendrait pour un fou. Dans le cas présent, la salle commune n’était, de toute façon, pas très remplie. Et puis, personne ne me comprendrait. Je parle français d’instinct. Le lycée international de Kobe High School possède une diversité de langage impressionnant, mais il y en a tellement que je n’en trouve aucun qui me correspond. Drôle d’ironie. Je ne remarquai pas immédiatement qu’un grand garçon m’aborda. On me parlait tellement peu souvent que je pensais toujours que l’on ne s’adressait pas à moi. Au cas où, je relevai quand même ma tête. Il était grand. Assez beau gosse, je devais avouer. Néanmoins, je ne l’avais jamais vu. Il ne devait pas être en première année – en même temps, c’est logique –, mais en prépa ou je ne sais quoi. En attendant, ce qu’il me demanda n’était pas bien compliqué et je compris du premier coup. Bon, je me suis quand même interrogé sur la nature du dernier mot de la phrase déclarative.

Enfin. Pourquoi me posait-il cette question ? Personne ne me posait ce genre de questions à part certaines personnes. Dans tous les cas il fallait répondre. Ce garçon dut remarquer mon teint ou mes frissons, je m’efforçai pourtant à les cacher, allez savoir pourquoi. « Euh… Non… Je suis perdu et je ne savoir plus où être ma chambre. » Quelle fâcheuse manie d’oublier de conjuguer les verbes au présent. Je trouve le passé composé plus simple que le présent. Au cas où, je tentai de placer une phrase en français pour ne pas qu’il me prenne pour un attardé. « J’ai du tomber malade. Je parle très mal japonais, je ne connais personne et je ne sais plus où est ma chambre. Alors je reste là. Merci de t’inquiéter pour moi… » J’étais un peu gêné en prononçant cette phrase. Les chances pour qu’il la comprenne me paraissaient dérisoire. Mais je ne pouvais pas mieux exprimer ma pensée qu’en français. Je rajoutai un « Gomen » pour qu’il puisse bien comprendre mon embarras, une moue souriante sur le visage. Ce sourire, je l’utilisais toujours quand ça n’allait pas, pour minimiser mes problèmes.

PS : Désolé pour le retard.

Spoiler:
 
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Invité
« Invité »
(#) Re: Il pleut bergère ♪  Dim 13 Mai 2012 - 0:21

Certaines personnes préfèrent rester seules, c’est peut-être le cas de ce garçon. Mais il a l’air tellement perdu et déprimé que je ne peux pas me résoudre à juste passer mon chemin comme certains autres élèves pourraient le faire. Dites que c’est sans doute parce que j’aime me mêler de la vie des autres, mais ce n’est pas cela du tout. Même si je suis plutôt solitaire comme garçon, je n’aime pas vraiment laisser les gens comme ça, quitte à me faire remballer si je viens demander ce qu’il se passe, voir proposer mon aide. Que voulez-vous, je suis un garçon serviable quand même.

Je ne connais pas le niveau en japonais du garçon face à moi mais la phrase que j’ai utilisée est quand même relativement simple et je sais que, de toute façon, pour entrer dans cette école il faut savoir comprendre et se faire comprendre. Je l’écoute galérer un peu à me répondre avec des mots simples, qu’il écorche pourtant. Il ne doit pas apprendre le japonais depuis longtemps et en plus il a quand même un fort accent. Pas comme certains de mes camarades anglophone, mais plutôt comme un européen. Un français peut-être ? Il m’est déjà arrivé d’en entendre parler japonais – ou tout du moins essayer de parler japonais – et parfois leur accent est assez marrant. Ce jeune garçon a à peu près le même genre, malgré la légère hésitation dans les mots.

Il me le confirme en prenant le français pour continuer à me parler, sans doute que c’est plus facile pour lui et heureusement, je le comprends. J’ai un bon niveau, même si je pense que je serais peut-être un peu perdu dans une conversation avec de vrais français, qui parlent vite, mais c’est comme ça qu’on apprend. Il m’explique qu’il est perdu, qu’il ne sait plus où se trouve sa chambre et qu’en plus il ne connait personne ici.

- Ne t’inquiètes pas pour ton japonais, tu finiras par y arriver. Tu es à l’étage des chambres, elles sont juste à côté. Je peux t’y emmener si tu veux.

J’écorche des mots mais je sais que j’arrive quand même à me faire comprendre.

- Le meilleur moyen de rencontrer des gens, c’est d’aller leur parler, pas de rester ici tout seul.

Je m’assois alors dans le fauteuil à côté de lui, parce que je ne compte pas le lâcher de suite, il ne m’a pas l’air en très bonne forme quand même.

- Moi c’est Shun, je suis en cinquième année. Et toi ?


Italique = français
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