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 Je suis là, me voilà. [PV Shun]

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(#) Je suis là, me voilà. [PV Shun]  Lun 16 Avr 2012 - 1:34

Je m'appelle Erica et j'ai dix-sept ans. Vraiment, je suis une fille banale. Rien que physiquement, je suis brune, comme beaucoup. Pareil, mes yeux son bleus, c'est simple, je ne cherche pas à me démarquer ou à attirer l'attention sur moi de quelque façon que ce soit. Je travaille bien à l'école, j'ai toujours bien travaillé à l'école, c'est quelque chose de plaisant, de nécessaire. J'ai eu une enfance, j'ai grandi, j'ai eu des amis. J'ai appris des choses, comme le japonais, et je continue d'en apprendre chaque jour. Il existe des gens que j'aime, puis d'autres que j'apprécie moins. J'ai fait des choix, certains que j'ai regrettés, puis acceptés. Parfois je me suis mal comportée, j'en ai voulu à ceux qui ne le méritaient pas, je me suis excusée, j'ai été pardonnée. J'ai mûrit. J'ai vécu, j'ai été heureuse.
Mais bientôt, je vais mourir.

Oui, je suis une fille banale, mais j'ai cette épée de Damoclès qui plane, comme un vautour, prête à fendre mon front. C'était aussi normal d'avoir du mal à l'accepter, ce n'est pas différent des autres, ça. Tout le monde aurait souffert comme moi. Maintenant, ça va mieux, un peu. Ça me fait étrange par moments, quand je me concentre sur mon corps, et que j'ai l'impression de sentir les roues de l'engrenage s'enclencher l'une dans l'autre, traversant mes chairs. Parfois, j'imagine un tic-tac qui se répercute la haut, dans ma tête, tout bas, dans mon ventre.
La chorée de Huntington va dégénérer et mon corps, et mon cerveau. Petit à petit, je ne serai plus capable d'utiliser mes membres de la même manières. J'aurai ce qu'on prendra pour des tocs, des mouvements répétitifs, comme ça. Puis je serai encore plus triste que dans ces instants ou je réfléchis trop, j'oublierai des choses, je serai quelques chose, quelqu'un de différent. Ils parlent de démence. Ils donnent dix ans après le premiers symptômes. Ça me fait peur.

Mais je crois que là, ce qui m'inquiète le plus, c'est ce portail en face de moi. Ça faisait longtemps que je n'avais pas eu cette boule dans le ventre, et cette gorgée serrée. C'est le portail de Kobe High School, qui est juste là, devant moi. Derrière, quelque part, il y a Shun, cet ami que je connais depuis si longtemps déjà. Oserai-je dire qu'il est ma seule ligne directrice ? Je n'en sais rien, pour l'instant. Je sais qu'il m'a écoutée, que je l'ai écouté, que l'on s'est parlés, que l'on a vécu un peu tous les deux. Et c'est ça dont j'ai vraiment envie : vivre.

Je vais mourir, c'est vrai. Nous vivons tous en sachant cela. Moi, ce sera plus tôt. Moi, je sais quand ça arrivera. Moi, je vais souffrir longtemps, très longtemps avant. J'ai été en colère, très en colère, j'ai refusé la vérité, j'ai crié à l'injustice. Mais aujourd'hui, j'ai ma valise à la main, j'ai mon regard droit, et un sourire sur le visage. Je suis prête à commencer quelque chose de nouveau. Quelque chose de grand. Quelque chose de plus grand que n'importe qui, parce que maintenant, je sais prendre le meilleur dans la vie. Je n'ai plus peur.
Je crois que je suis heureuse.

Je n'ai qu'une envie. C'est respirer l'air frais de Kobe, avaler cette boule qui hante ma gorge, ne plus hésiter, et partir vivre, avec vous, avec toi, Shun. Je veux poser cette main sur le portail et le franchir, je veux poser mes pieds par ici et donner mon sourire par là-bas.
Alors, je le fais. J'y vais.
Je vais vivre mes derniers rêves.
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(#) Re: Je suis là, me voilà. [PV Shun]  Jeu 19 Avr 2012 - 18:38

Il y a une chose que j’attends impatiemment tous les jours, c’est l’heure à laquelle je me rends à l’accueil pour voir si j’ai du courrier. Les lettres de ma grand-mère sont un petit plaisir hebdomadaire mais celles d’Erica le sont encore plus. J’aime voir sa délicate écriture sur l’enveloppe et être impatient de déplier la feuille. Elle a toujours quelque chose à me raconter et j’ai toujours de quoi lui répondre. Cela fait plus de six ans que l’on s’écrit quasiment toutes les semaines et je ne m’en lasse jamais. Elle a été ma première correspondante et je n’ai jamais osé en chercher une autre. Dès ses premières lettres son caractère m’a plu et le fait qu’elle ait perdu sa mère nous a un peu rapprochés. Elle connait quasiment tout de moi, elle est même la seule à savoir pour mon « petit problème », même mes grands-parents ne sont pas au courant. Elle a eu une petite période de déprime quand elle a apprit qu’elle avait la même maladie que sa mère et j’avoue que j’aurai préféré faire autre chose que de lui écrire à ce moment là ; mais finalement mes lettres ont réussi à lui remonter le moral. Du moins c’est ce que je me dis.

Je viens de sortir de l’accueil avec sa dernière lettre dans la main. La femme dans le bureau plaisante toujours quand je viens chercher mon courrier, elle ne comprend pas qu’un « garçon comme moi » puisse encore écrire à des filles à l’étranger alors qu’il y a autant de filles dans cette école. Je crois qu’elle ne comprend pas que les filles ne m’intéressent pas vraiment, surtout dans cette école. Les études passent avant tout, cela a toujours été le cas. Je n’ose pas ouvrir la lettre directement dans le hall, je préfère le faire tranquillement dans ma chambre quand mes colocataires sont absents ou bien dans un endroit où je peux être seul, ce qui est assez difficile dans cette école quand même.

Je m’apprête à monter dans ma chambre quand la porte du hall s’ouvre. Je ne suis pas d’une nature très curieuse et j’ignore pourquoi j’ai tourné la tête à ce moment là d’ailleurs. Mais je la vois, là, dans le hall de mon école. Erica. Je pense être victime d’hallucinations. Peut-être que je pense la voir parce que je tiens sa dernière lettre dans mes mains. Mais en tout cas je ne bouge pas pendant plusieurs secondes (où minutes, j’avoue avoir perdu la notion du temps là). Je dois vraiment avoir l’air bête figé comme ça dans le hall à fixer une nouvelle venue – peut-être même que je bave - mais je ne suis pas sur de ce que je vois face à moi.
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(#) Re: Je suis là, me voilà. [PV Shun]  Ven 20 Avr 2012 - 15:11

Il n'y avait aucun doute. Une nouvelle vie commençait véritablement pour moi. Quand j'ai vu son visage, juste là, en face de moi, je n'ai plus eu aucun doute. Je n'aurai jamais cru un jour encaisser une telle vague de bonheur.

Bien sûr, ça ne se voyait pas comme ça. Une de mes mains accrochée à ma valise, l'autre replaçant une mèche de mes cheveux, je m'étais stoppée. Ma bouche, face à la surprise, avait la forme d'une bulle, et je ressemblait davantage à une nouvelle statue destinée à la décoration qu'à une nouvelle élève. Quand j'y repense là, je devais vraiment avoir l'air stupide. Le pire je crois, c'est que Shun me voyait dans cette posture pétrifiée et ridicule. Je suis vraiment soulagée de ne pas avoir rougit, ça m'aurait définitivement discrédité.
Quand on s'est vu, comme ça, sans faire exprès, ni l'un ni l'autre n'étant prêt, on est resté un moment sans bouger. Même si je venais au Japon avec l'intention de le voir, je crois que jamais je n'aurai pu me préparer au choc de la rencontre. Les mots sont beaux, les images belles. Mais rien, non, rien n'aurait pu être à la hauteur de sa présence physique. Oui, il était là, juste là.

J'ai lâché ma valise en plein milieu du hall, et perdant son équilibre, elle s'est écrasée contre le carrelage dans un bruit sec et clinquant. Mes pas aussi on fait beaucoup de bruit quand je me suis jeté sur lui. Je sais que je n'aurai jamais du faire ça, que les japonais ne sont pas aussi tactiles que les occidentaux, que montrer une telle marque d'affection dans un lieu public, alors que c'est la première fois que l'on se rencontre vraiment, ce n'est pas très bien vu. Mais, je ne pouvais rien y faire. Je venais d'arriver un long voyage en avion, dans un nouveau pays, avec un seul véritable repère : cet ami. Alors, non, je n'ai pas réfléchi quand j'ai fait ça. Mais j'étais vraiment bien là, quand je l'ai serré fort dans mes bras, un long moment.
Puis, je réalisai enfin que mon geste était probablement déplacé. Vivement, j'esquissai un pas en arrière et replaçai encore un brin de cheveux qui cacher mes joue qui rosissait. Mes yeux papillonnèrent à droite, puis à gauche, puis droit sur lui. Enfin, je lui fit un sourire.

« Bonjour Shun ! »

Je rêvais de le lui dire pour de vrai, et non plus en différé, à travers les lettres, les vidéos. Mais quand même, il avait très peu de réaction. Mes yeux se portèrent sur sa main, et son attitude pris tout son sens.

« Ah ! J'ai compris. Tu n'avais pas reçu ma lettre, c'est ça ? »

Je lui sourit encore une fois.
J'étais heureuse.
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(#) Re: Je suis là, me voilà. [PV Shun]  Ven 27 Avr 2012 - 15:30

Je suis sur que je bave. Je suis figé comme une statue en plein milieu du hall, peu sur de ce que je vois face à moi. C’est impossible, elle ne peut pas se trouver là. J’ai une tumeur au cerveau et j’hallucine, c’est ça. Elle me l’aurait dit si elle comptait venir me voir. Elle semble tout aussi surprise que moi pourtant. Sans trop réaliser, je la vois lâcher sa valise qui tombe au sol avec un bruit sourd, puis s’avancer vers moi. Je crois que jusqu’à ce qu’elle me serre comme ça dans ses bras, je pensais vraiment qu’elle n’était pas réelle, qu’elle était juste le fruit de mon imagination. Mais elle est là, dans mes bras, et comme un imbécile je ne sais pas quoi faire sur le coup. Jamais une fille ne s’est jetée comme ça dans mes bras. Je reste surpris quelques secondes avant de me décider à lui rendre son étreinte, un peu timidement. Je ne suis pas à l’aise avec les contacts physiques.

Elle se recule finalement, ce qui est quand même dommage parce que ça devenait sympathique. Je l’observe quelques secondes pendant qu’elle rougit. Ca la rend encore plus mignonne qu’elle ne l’est déjà et ça me fait sourire. L’avoir réellement en face de moi est très différent, même si j’apprécie énormément ses lettres et ses vidéos, je crois que je préfère l’avoir face à moi, même si je suis plus timide face aux gens. Et quand elle prononce mon nom, je me sens tout bizarre. C’est étrange à dire, surtout pour un garçon de mon âge, mais c’est réel. Je ne réagis pas, je crois que je suis toujours un peu sous le choc. Je dois vraiment avoir l’air niais comme ça. Je remonte mes lunettes sur mon nez, signe de gène, puis je baisse les yeux vers la lettre que je tiens dans mes mains.

- Je … je viens seulement de l’avoir, je ne l’ai pas encore ouverte.

J’esquisse un sourire avant de relever les yeux vers elle.

- Je dois la lire tout de suite où tu préfères m’expliquer toi-même ce qui t’amène ici ?

Et là je me rends compte que si elle est inscrite dans cette école, je tiens sans doute la dernière lettre qu’elle m’écrira. En un sens c’est assez triste mais ça veut dire que je la verrais tous les jours pendant les prochains mois, vu qu’on a le même âge et qu’on sera donc dans la même classe. A moins qu’elle ne soit là uniquement pour de simples vacances et dans ce cas je ne la verrais plus mais j’aurais toujours ses lettres.

- Dis, ton inscription est officielle ou tu viens juste pour des vacances ?

Pitié, faites qu’elle soit inscrite officiellement dans cette école. Je pense que je n’arriverais pas à lui dire au revoir à la fin des vacances.
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(#) Re: Je suis là, me voilà. [PV Shun]  Jeu 3 Mai 2012 - 23:45

Je viens de me rappeler de quelque chose. C'est vraiment bête, c'est loin d'être extraordinaire. Je le savais déjà, je l'avais déjà remarqué mais là, c'est un peu différent. Un peu. Je m'en suis aperçue quand il a replacées ses lunettes sur son nez, comme ça, du bout des doigts, ses iris déviant sur le côté. Quand il a replacé ses lunettes, j'ai regardé tous ses gestes sans savoir pourquoi. J'ai fait attention au moindre détail qui le composait. La teinte claire de sa peau. Ses cheveux me rappelèrent le chocolat. Je me surpris même à me faire la remarque qu'ils avaient l'air très doux. Son parfum. Et puis, quand il a remonté ses lunettes, j'ai regardé à travers les verres, et j'ai vu ses yeux.
Vraiment, Shun était très beau.

S'en rendre compte comme ça, le prendre de plein fouet, sans raison aucune, c'est vraiment fort. Cette évidence m'a assommée. Ça n'a pas dû durer longtemps, quelques brèves secondes probablement, quelques secondes ou les engrenages de mon esprit s'entrechoquaient sans cohérence. C'était juste un fait irrévocable.
Bien sûr, je l'avais déjà remarqué sur les vidéos que nous nous envoyions. Je peux même affirmer que sa délicatesse se ressentait dans son écriture. Je le savais un jeune homme séduisant. Mais là, c'était un peu, un peu différent.
Toujours droite devant lui, j'ai violemment rougit. Heureusement que mes joues étaient encore pourpre, j'aurai été gênée qu'il le remarque.

Je me sens un peu désolée d'avoir débarqué soudain, comme ça, dans son école, et puis un peu dans sa vie. J'ai envie de lui expliquer pourquoi j'ai fait ça, pourquoi j'ai quitté mon pays et débarqué dans le sien, pourquoi j'ai abandonné tout ce que j'avais là bas, pour retrouver tout ce que j'ai ici. Mais je n'arrive pas vraiment à trouver les mots, je crois que je suis impressionnée. Et j'ai un doute, un doute soudain, fulgurant, dérangeant.
Et si je n'étais pas la bienvenue ?
Mon regard se voile un peu, sa dernière question me semble ambiguë. J'hésite à ce que je dois répondre. Je voulais venir ici, auprès de lui, et être heureuse. Mais lui, qu'en est-il de ce qu'il de ce qu'il ressent ? Si jamais. Si jamais j'étais une gêne.

Mes mains se nouent derrière mon dos, un peu embarrassée, je n'ose plus le regarder dans les yeux. Je me mâchouille la lèvre, hésitant à formuler ma question. Mais, je relève les yeux, et j'essaie de le regarder cachée derrière mes cils. Non, je détourne le regard.

« Dis moi Shun. Toi, qu'est-ce que tu préférerais ? Que... Que je sois juste là pour les vacances, ou... Ou bien pour un moment ? »

Je prie très fort. J'aimerai qu'il dise ce que je veux entendre. J'aimerai juste, juste que Shun soit heureux de me voir. Parce que moi, je suis littéralement folle de joie d'être en face de lui.
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(#) Re: Je suis là, me voilà. [PV Shun]  Sam 12 Mai 2012 - 23:16

Je crois que je vais garder cette lettre fermée jusqu’à ce qu’Erica reparte. Cela me fera une sorte de souvenir jusqu’à la prochaine lettre, si elle se remet à m’écrire après son départ. Départ qui se fera dans plusieurs années je l’espère. Ou peut-être jamais en fait. J’ignore pourquoi mais le fait de la voir face à moi à changé un petit quelque chose en moi. C’est totalement différent que de la voir sur l’ordinateur ou de lire ses lettres, elle est là. En vrai. Devant moi. J’ai encore du mal à y croire. J’ai toujours cette impression que je vais me réveiller et que tout ceci n’aura été qu’un rêve, pourtant je l’ai tenue dans mes bras l’espace de quelques secondes.

Je l’observe pendant qu’elle cherche quoi me répondre. J’espère franchement qu’elle va me dire que sa valise contient suffisamment de vêtements pour l’année scolaire entière. Elle est tellement jolie quand elle se tient comme ça, légèrement embarrassée, osant à peine me regarder, les joues encore un peu rouges. Je ne sais pas pourquoi je pense à ça sur le moment, mais j’ai toujours trouvé Erica très belle, même à quatorze ans. Pourtant les filles ne sont pas ma priorité et à dix-huit ans je ne peux pas vraiment dire que j’ai un énorme passé amoureux. Je n’en ai pas du tout d’ailleurs. J’avais une « copine » pour la décoration dans mon précédent lycée, mais c’était uniquement parce que j’étais premier de ma classe et que la jeune fille cherchait quelqu’un à qui tenir le bras pendant les intercours. Nous étions plus des amis qu’autre chose et maintenant que j’y pense, je crois que je n’ai jamais pensé que cela puisse devenir autre chose entre elle et moi. Je me souviens à peine de son visage tandis que celui d’Erica est dans ma tête depuis sa première lettre, même si ce n’était que part une vague description d’elle-même. Mais depuis le premier jour je me suis fait une idée d’elle, que j’ai pu approfondir à la première photo, puis à la première vidéo.

J’ignore ce qu’il m’arrive mais j’ai l’impression que l’on m’a collé mon sourire à la super glue et que je ne peux pas me l’enlever du visage. Depuis son arrivée, depuis son étreinte surtout, je suis planté dans ce hall comme un naze, à sourire. Et ce sourire ne part pas, même quand elle me demande ce que je préfèrerais, qu’elle reste pour les vacances ou pour plus longtemps. Le choix se fait vite dans ma tête mais je n’arrive pas à formuler la phrase correctement pour la sortir.

- Je… Je crois que je préfèrerais que ce soit pour un long moment.

Finalement c’est sorti. Je ne sais pas comment, mais c’est sorti. Et ce fichu sourire qui refuse de partir.

- Mais dans tous les cas je continuerais à t’écrire toutes les semaines. Seulement, si tu restes, je glisserais les lettres sous la porte de ta chambre au lieu de les poster.

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(#) Re: Je suis là, me voilà. [PV Shun]  Ven 25 Mai 2012 - 21:31

    Shun n'arrête pas de sourire. Son sourire me fait du bien. Il est doux. Il me rassure.
    Je viens tout juste d'arriver au Japon, dans un pays qui ne partage ni ma langue, ni mes coutumes. J'ai abandonné tout ce que je connaissais. Je ne verrais ma famille qu'à travers mon ordinateur, je perdrai forcément contact avec les quelques connaissances de mon lycée. Je ne mangerai probablement plus la même nourriture, quand j'y pense. Je ne vivrai plus les mêmes choses.
    Je viens d'arracher tout ce qui me rattachait à ma vie.
    Puis il y a ça. Ce poids que je traîne et que je tente de ravaler dès qu'il chatouille ma conscience. Avec tout ceci, je devrais être mal, je devrais avoir peur, avoir envie de faire demi-tour ou être emplie de regrets.
    Mais je suis complètement rassurée, parce que Shun me sourit. J'ai perdu beaucoup, mais lui, non, il est toujours là. Et en plus, il me dit des choses gentilles. Un jour, je souhaiterai le remercier, vraiment, pour tout ce qu'il m'offre (probablement sans s'en rendre compte). Pour l'instant, tout ce que je peux faire, c'est lui sourire. J'aime lui sourire.

    « Mais dans tous les cas je continuerais à t’écrire toutes les semaines. Seulement, si tu restes, je glisserais les lettres sous la porte de ta chambre au lieu de les poster. »


    C'est vrai, je n'y avais pas pensé. Forcément, notre correspondance me manquera. Son idée m'enthousiasme, et je m'exclame vite.

    « C'est vrai ! Ça me ferait vraiment plaisir. Je te promets que je te répondrai à chacune de tes lettres Shun. » Un petit sourire. « Et moi aussi je viendrai les glisser sous ta porte. »

    Une seule interrogation demeure. Pourquoi je n'ai pas décidé de venir au Japon plus tôt ?
    J'ai envie de lui poser une question, un peu sérieuse, mais plus par envie de le taquiner un peu. J'étire mes lèvres encore, sans le faire exprès, alors que je prend une moue inquiète.

    « Mais, est-ce qu'on se verra de temps en temps quand même, Shun ? »
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(#) Re: Je suis là, me voilà. [PV Shun]  Sam 9 Juin 2012 - 0:29

Je suis désolé de l'attente, je n'ai vu ta réponse que récemment .__.
En espérant que cela te conviendra.


J’ai l’impression d’avoir un air niais sur le visage qui refuse de partir. C’est Erica qui me donne cet air niais d’adolescent devant sa première fille. Je n’ai jamais réagi comme ça dans ma vie, quand je m’adresse à une fille je pense avoir l’air un peu mois débile qu’actuellement. Mais le pire c’est que je suis capable de le faire, glisser des lettres sous sa porte toutes les semaines afin qu’elle les reçoive, même si elle se trouve dans la chambre juste à côté de la mienne. J’ignore si notre correspondance lui manquera autant qu’à moi, même si nous nous voyons tous les jours, mais le fait d’attendre et d’être excité à l’idée d’ouvrir une enveloppe, c’est quelque chose qui risque de me manquer un peu, à moins de le remplacer par autre chose. Attendre Erica tous les jours devant sa chambre par exemple, même si pensé comme cela fait un peu pervers. Je ne veux pas non plus lui faire peur, l’étouffer trop.

Mais elle semble enthousiaste à mon idée de lettres glissées sous sa porte, peut-être que je le ferais après tout. Si ouvrir mes lettres lui plait toujours autant, je le ferais, rien que pour voir son visage quand elle ouvrira les enveloppes. Parce que maintenant je peux le faire, je peux l’observer lire mes mots, ce que je ne pouvais pas vraiment faire avant aujourd’hui. L’avoir face à moi, dans la même école que moi, cela change les perspectives. Je vais la voir, tous les jours s’il le faut, et cela risque de changer pas mal de choses dans ma vie. Même si j’ignore si c’est ce qu’elle souhaite, après tout elle peut très bien être venue pour l’école, puis pour moi. Et non pas l’inverse. Je perds légèrement mon souvenir à cette pensée, mais il revient bien vite quand elle me demande si on se verra de temps en temps.

- Bien sur ! Aussi souvent que tu le voudras.

Je souris, encore, parce que cette idée me réjouie plus que tout. Et puis là, j’y pense, à sa classe.

- On a juste quelques mois d’écart, nous sommes peut-être dans la même classe. Ils t’ont placé dans quelle section, et dans quelle chambre ?

Ce serait trop beau pour être vrai si nous étions ensemble dans la même classe ; même si je doute totalement être dans la même chambre qu’elle. J’ai déjà deux colocataires féminine et même s’il reste une place, je pense qu’elle est réservée à un autre garçon qui viendra s’inscrire dans l’école.
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