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 Pas de chance sans malchance ♪

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(#) Pas de chance sans malchance ♪  Ven 18 Mai 2012 - 14:47

I guess this is what
we call bad luck~



Quelquefois, je me demande ce qu’aurait été ma vie si j’étais restée en Angleterre. Pas besoin d’avoir une imagination délirante, j’aurais sûrement continué à mener une vie anodine, plate comme tout et ma belle-mère m’aurait exclue du cocon familial qu’elle a réussi à créer avec la naissance de son fils. J’aurais été présente mais ça aurait été comme si je ne l’étais pas. En rejoignant Maman au Japon, j’ai pensé justement échapper à cette situation. J’ai pensé pouvoir me trouver une petite place dans cette famille éclatée. Et pourtant, le destin en a décidé autrement ; j’ai de nouveau perdu cette place que j’ai cru mienne. On ne peut pas fuir éternellement et se montrer lâche à la première occasion comme ça, c’est vrai. Mais si le destin croit que je suis du genre à me battre pour obtenir quoi que ce soit, il se fourre le doigt dans l’œil et jusqu’au coude. Oui, je ne lutte pas alors je choisis l’échappatoire la plupart du temps. Et cette fois-ci, mon échappatoire n’est autre que la Kobe High School qui se dresse sous mes yeux en ce moment même.


Il vente. Il vente fort et par à coup. Mais je n’ai pas vraiment froid malgré le léger t-shirt gris et le gilet en coton beige que j’ai sur le dos. Le vent se lève à nouveau, il entraîne mes mèches châtaigne dans une danse folle et semble vouloir emporter ma jupe courte à tulles blanches. Je tente tant bien que mal de la retenir de ma main droite. J’aime bien regarder mes jupes voler et s’onduler au vent, c’est apaisant et hypnotisant à contempler. Certes, je n’ai pas l’air très classe à tenter de rabattre les tulles, ni très à l’aise, mais ce n’est pas grave : il n’y a presque personne aux alentours. Etrange pour un samedi, d’ailleurs. Mais ce n'est pas le moment de mener un débat intérieur, je n’ai qu’une seule envie pour l’instant : monter dans ma chambre, m’installer et dormir. En fait, ça en fait trois. Spontanément, j’empoigne ma valise toute noire et pousse le portail qui grince légèrement.


Le hall d’entrée est quasi désert aussi. Quelques élèves et adultes montrent leur tête de temps en temps mais, c’est tout. C’est le début du weekend, ils sortent tous dehors où restent dans l’enceinte de l’établissement très certainement. Je commence à avancer à petit pas, mes derbies marron tapotant timidement le sol ; j’observe chaque détail bien qu’il n’y ait rien de bien intéressant, seulement des rangées et des rangées de casiers disposées le long des murs. Je dois bien avouer que je suis un peu perdue là et que je ne sais pas vraiment par où je dois aller mais, c’est toujours mieux que de rester comme une idiote sur le seuil du hall… Ah ! Là ! J’aperçois un escalier au fond ! Logiquement, ça mène aux dortoirs, non ? J’accélère alors le pas, tandis que le bruit des roulettes de ma valise s’élève dans le couloir endormi.


Bon voilà. J’y suis. J’ai eu beaucoup de peine à porter cette satanée valise, je suis essoufflée, mais j’y suis ! Il faut dire qu’elle contient bien la moitié de mes affaires pour l’année… Maman est censée m’envoyer le reste. Je me demande d’ailleurs ce qu’elle fait en ce moment… est-ce que je lui manque déjà ? Non, c’est bien trop prétentieux. Ou bien… peut-être qu’elle se sent soulagée maintenant que je ne suis plus là… ? Non… ce n’est pas vraiment le moment de me poser ce genre de question. Je secoue légèrement la tête et reprends la marche. Numéro un, deux, trois, quatre, cinq, six… Ah ! Voilà, c’est celle-là. Franchement, je me dois de féliciter mon sens inné de l’orientation. Je m’arrête et saisis promptement la poignée ronde que je tourne. J’ouvre, j’entre. C’est une chambre assez neutre, assez grande, parfaitement éclairée et aux murs blancs. Je m’y attendais un peu, à vrai dire. Pourtant, j’ai du mal à me dire que je vivrai ici dorénavant. Je ne me sens pas chez moi, ça m’est trop étranger. Quand je vois ces draps blancs et cette couette soigneusement pliée, j’ai la désagréable sensation que je ne me ferais jamais à cet endroit. Mais je suppose que ce que je ressens est tout à fait naturel. J’avance jusqu’au centre de la salle et me tourne vers l’un des deux lits superposés puisque l’autre semble déjà occupé par un élève. Ou une élève. Autant profiter de l’absence de mon colocataire – ou ma colocataire - pour ranger rapidement mes affaires. Je balance négligemment ma sacoche brune sur le matelas libre, pose mon bagage à plat tout en l’ouvrant et m’assoies sur le sol. Le tout est de trier méthodiquement. Alors… D’abord, mes piles de vêtements que je placerai dans l’armoire, puis mes quelques vestes que j’accrocherai aux porte-manteaux, ensuite mes chaussures plates que je place sous le lit pour l’instant... Tiens ? Où est ma trousse de toilette ? Je pensais l’avoir enfoui dans ce coin-là pourtant… Laissant échapper un bruyant soupir, je plonge mes mains dans la valise et dérange tous mes livres et autres babioles pour y voir plus clair. Elle n’a pas pu aller bien loin : une trousse, ça n’a pas de patte.


Ok. Donc, ça fait au moins une ou deux minutes que je trifouille là-dedans et il faut bien me rendre à l’évidence : je l’ai oublié chez Maman. Super… Comment est-ce que j’ai pu omettre un truc aussi essentiel ? Qu’est-ce que je fais maintenant, hein ? Je crois que je n’ai pas trop le choix, il faut que j’aille racheter le tout si je ne veux pas sentir le putois. Je jette un coup d’œil rapide à ma montre : quatorze heure quinze. Il est encore tôt, je peux toujours me rendre au centre commercial du coin. Je me suis renseignée sur les alentours avant de venir ici, alors pas de soucis pour ce qui est de me repérer. Bien, j’attrape ma sacoche et sors de la pièce, laissant toutes mes affaires en plan. Je rangerai quand je serai de retour.


Ça alors. Il n’y avait presque personne à l’école et ici, c’est bondé à ras bord si je puis le dire. Normal pour un samedi, hn ? Je crois surtout que toutes les petites familles japonaises du coin ont décidé de faire une sortie familiale aujourd’hui. C’est bruyant, c’est oppressant : je n’aime pas. Je m’engouffre rapidement dans un des magasins et je n’ai pas trop de mal à trouver ce que je veux dans les rayons, alors je me dirige tout de suite vers les caisses. J’ai bien vu – et je vois toujours – les regards curieux et surpris des nippons. C’est clair que ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre une eurasienne, hein. N’empêche, ça me met mal-à-l’aise... Je prie pour que la file d’attente aille plus rapidement et il semble que mon vœu soit exaucé puisque c’est bientôt à mon tour de payer. La caissière est bien sympathique ; c’est caractéristique des japonais ça. Ils sont tous, ou presque tous, souriant et polis la plupart du temps, c’est chaleureux à voir. Après avoir souhaité une bonne journée à la caissière, je ressors de la grande surface, mon kit de survie en main.


Est-ce que c’est une impression ou bien les gens affluent de plus en plus ? Ce n’est finalement pas une très bonne idée d’aller au centre commercial à cette heure-ci de la journée. Je me gratte légèrement la tête et émets un bref soupir agacé. Voilà pourquoi je n’aime pas sortir. Pourtant, il faut bien que je rentre… Alors, je me glisse dans la foule avec agilité – je crois que je viens d’écraser le pied à quelqu’un là, non ? – et m’apprête à remettre mon portefeuille dans mon sac. C’est à ce moment-là qu’un abruti a eu la brillante idée de venir se cogner contre moi, comme une mouche sur une vitre. Par la suite, je ne vois rien venir. Il m’attrape violemment la main, à la seconde suivante, il s’enfuit, bousculant tout le monde et surtout, mon précieux portefeuille dans les mains. Je ne réagis pas dans l’immédiat, je reste plantée là, bouche béante et yeux plus qu’écarquillés, le palpitant battant tellement fort que j’ai l’impression que je vais faire une syncope. Je ne rêve pas ?! Il vient de me voler mon portefeuille de marque qui a coûté la peau de l’ours à mon père !? Je le suis désespérément du regard ; il se sauve. Il se sauve et en même temps, je vois ma carte d’identité, mes billets, mes pièces de monnaies et mes cartes de fidélité s’échapper avec ce bandit. Dans un geste inespéré, je fais un pas en avant et hurle jusqu'à m'en déchirer les cordes vocales :

« Purée ! Attrapez-le ! Attrapez-le, s’il vous plaît ! Bon sang ! »

Avant de commencer à courir comme une détraquée.

Spoiler:
 


Dernière édition par Heather K. Lawford le Ven 1 Juin 2012 - 19:42, édité 5 fois
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(#) Re: Pas de chance sans malchance ♪  Sam 19 Mai 2012 - 20:12

Elle qui avait souhaité profiter du week end pour faire tous ses devoirs et aussi se reposer, donc ne pas sortir, s'était rendue à l'évidence que, malheureusement, ce ne serait pas le cas. Et pour cause, en ce moment même, elle se trouvait devant le centre commercial. La main posée sur la bandoulière de son sac, elle baissa la tête en soufflant, comme pour se maudire elle-même d'être aussi tête en l'air partie de sa personnalité qu'elle s'était jurée d'améliorer mais qu'apperemment, elle ne réussirait pas à le faire aujourd'hui.


#Flashback#

9h30.
Haru éteignit son réveil, s'étira et sortit de son lit. Prenant ses affaires de toilettes ainsi que des vêtements sous le bras, elle se dirigea vers la salle de bain, prit sa douche, s'habilla et retourna dans sa chambre.

Plus tard, elle se rendit au réfectoire afin de prendre son petit déjeuner. Une fois retournée dans sa chambre, elle reçu un message de sa mère sur son portable :

« Haru, je ne sais pas si tu t'en est rendue compte, mais tu as oublié certaines de tes affaires lorsque tu es revenue à la maison la semaine dernière. Oh, rien de bien important, juste quelques vêtements mais, vu que tu ne reviendra pas avant longtemps, je ne sais pas si tu auras assez d'habits dans ton armoire jusque là. »

La lycéenne s'était maudite une nouvelle fois pour cet oubli, même s'il n'était pas si important que ça. Comme solution, elle aurait pu demander à ses parents de les lui envoyer par la poste, mais elle n'avait aucune envie de les faire payer pour une chose aussi insignifiante. Donc, elle décida d'aller acheter d'autres vêtements pour palier à son problème.

#Fin Flashback#


Ah là là... Combien de temps encore vivrait-elle avec ce défaut qui était le sien ? Aucune idée. Pour l'heure, elle entra dans le centre commercial et se rendit au rayon qui l'intéressait. Une fois ses emplettes terminées, elle se dirigea vers la sortie. Soudain, elle entendit quelqu'un crier.


- Purée ! Attrapez-le ! Attrapez-le, s’il vous plaît ! Bon sang !

En tournant la tête, elle aperçu un homme courir, un porte-feuille à la main. Vu sa façon de courir ajoutée aux cris qu'elle entendait, Haru en déduit qu'il avait volé ce qu'il tenait dans sa main. N'ayant certainement l'intention de le laisser s'enfuir comme ça, elle qui était déjà assez agacée par le fait de venir ici alors que c'était bourré de monde, elle décida de l'arrêter et de rendre son bien au propriétaire. Ni une ni deux, lorsqu'il passa près d'elle, elle lui fit un croche-pied qui le fit tomber à la renverse. Et pour qu'il n'ait aucune alternative de fuite, elle le plaqua au sol en lui mettant sa main gauche sur le dos, l'autre s'occupant de lui tenir le bras tendu de façon à ce qu'il ne puisse plus bouger. Ensuite, elle lui calmement de lui rendre ce qu'il avait volé s'il voulait qu'elle le lâche. Ne souhaitant pas avoir de problèmes, il obéit docilement avant de partir. Haru, le porte-feuille à la main, chercha autour d'elle celui ou celle à qui il appartenait. Quelques secondes plus tard, elle aperçut une jeune fille courant vers elle.

- Ah ! S'il vous plaît, est-ce que ceci vous appartient ?

Lui demanda-t-elle en lui tendant l'objet.
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(#) Re: Pas de chance sans malchance ♪  Dim 20 Mai 2012 - 0:34

Be thankful~



Il faudrait se demander pourquoi l'humain a pour premier réflexe l'appel à l'aide lorsqu'il se fait voler. Je veux dire... on sait tous très bien que ça ne sert à rien vu que la plupart des témoins ne réagissent pas assez vite ou bien ne veulent pas se mêler de ce qui ne les regardent pas. Et c’est pourquoi, si je veux attraper ce hors-la-loi, il va falloir ne compter que sur moi-même. Ou plutôt sur mes jambes.

Je cours, je pousse, je bouscule, je me faufile à travers la foule, toujours à la poursuite du voleur. Je n’ai pour seul repère que la casquette rouge de l’homme qui, heureusement, dépasse de la multitude nippone. Franchement, voleur, c’est un vrai métier. Je veux dire… ces gens-là pourrait rivaliser avec des jaguars sans problème, tellement leurs satanées jambes d’athlètes les emportent vite et loin. Il s’éloigne de plus en plus, ou bien c’est moi qui ralentis petit à petit, mais quoiqu’il en soit, je suis sur le point de le perdre de vue. Je regretterais presque de ne pas faire mes footings quotidiens comme je le devrais. Dans un dernier espoir de le rattraper, j’accélère le rythme. Pourtant, l’espace d’un clignement des yeux, la casquette disparaît. Minute. Ce type pratique de la magie ou quoi ?! Ce n’est pas possible ! Où est-ce qu’il est passé ?! Il a sûrement dû changer de direction…! Calme, calme... il faut que je maintienne la cadence. Mais très vite, je me rends compte qu’un troupeau de japonais se rassemblent, en formant un cercle, pile à l’endroit où mon bandit s’est évaporé. Peut-être que le voleur a trébuché et qu’il est tombé lamentablement sur le sol ? En tout cas, je l’espère… Je débouche rapidement sur le cercle et constate qu’il n’en est rien. Pas d’homme à casquette rouge, pas de portefeuille de marque non plus. Je suis essoufflée, fatiguée et j’aurais presque envie de pleurer, là. C’est fichu. J’ai définitivement perdu mon précieux…


« Ah ! S’il vous plaît, est-ce que ceci vous appartient ? »

Je tourne promptement la tête vers la personne qui vient de m’adresser la parole et découvre une jeune fille brune aux yeux étrangement bleutés. Elle ne doit sûrement pas être japonaise… si ? Je la dévisage d’abord d’un air surpris, n’étant pas encore remise de ma cruelle déception, puis laisse tomber mon regard sur ce qu’elle a dans la main. Mais… C’EST MON PORTEFEUILLE ! Oh mon dieu ! C’est un miracle ! UN MIRACLE ! Je saisis immédiatement l’objet et le serre bien fort entre mes mains, au cas où un autre malin tenterait de me le dérober une nouvelle fois. Mon cœur se relâche et tout mon corps se détend dès que mes doigts frôlent la chose récupérée. Quel soulagement, vraiment ! Je relève le menton et dévoile à ma sauveuse un énorme sourire satisfait tout en lui lançant avec reconnaissance : « Merci infiniment ! Heureusement que vous étiez là ! Vraiment, merci ! », en complétant avec une courbette à quatre-vingt-dix degrés pile, que je réitère deux ou trois fois. Du coin de l’œil, j’aperçois un sac plastique aux pieds de la brunette. Elle a sûrement dû le faire tomber en reprenant mon bien. Instinctivement, je tends ma main droite et le ramasse pour le lui redonner.


« Je crois que vous avez fait tomber ça. »

J’ai réellement eu de la chance de tomber sur quelqu’un qui n’a pas eu peur d’arrêter le malotru. Qui sait ce qui aurait pu se passer si elle n’avait pas été là ? Que de soulagement… D’ailleurs, où est passé le voleur ? Est-ce qu’il s’est échappé de nouveau ? Il y a de grandes chances. Si j’aurais mis moi-même la main sur lui, c’est clair que je l’aurais envoyé au poste de police sans plus réfléchir ! Je fronce les sourcils à cette idée mais, en attendant, politesse oblige, il faut que je remercie cette fille devant moi comme il se doit. Avec, le sourire, je reprends :

« Tenez, je vous offre un verre pour vous remercier. Vous êtes d’accord ? »

Devinant, qu’elle va refuser, j’ajoute : « J’insiste. »



Dernière édition par Heather K. Lawford le Ven 1 Juin 2012 - 19:43, édité 4 fois
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(#) Re: Pas de chance sans malchance ♪  Lun 28 Mai 2012 - 19:16

C'était drôle de constater que les façons dont Haru rencontrait des gens étaient parfois assez... disons... inhabituelles. Elle se souvenait d'ailleurs de quelques unes, comme les fois où elle rentrait littéralement dans les personnes au détour d'un carrefour. C'était tout elle ça, de se balader la tête dans les nuages. Mais on la changerait pas aussi facilement que ça. Après tout, c'était un très de sa personnalité.

Aujourd'hui, c'était un peu différent.
Déjà, à la base, elle n'avait aucune envie de sortir, elle encore moins se rendre au centre commercial. Malheureusement, certains évènements avaient fait qu'elle s'y était vu obligée. Ah là là... Tout ça parce qu'elle avait omis de rapporter des vêtements de chez elle. Son côté tête en l'air avait une fois de plus pris le dessus. Donc, premièrement, elle n'avait pas eu envie de sortir, mais en plus, il avait fallut qu'elle tombe sur un pickpocket, s'enfuyant après son méfait, laissant le propriétaire de l'objet volé livré à lui-même pour tenter de le rattraper. C'était sans compter sur la présence d'Haru. Dommage pour le voleur, mais la jeune fille avait su se montrer plus habile que lui et avait réussi à lui reprendre ce qu'il avait dérobé et le rendre à son propriétaire, qui n'était autre qu'une jeune fille qui semblait avoir son âge.


- Merci infiniment ! Heureusement que vous étiez là ! Vraiment, merci !

- Oh mais de rien. C'est tout naturel, enfin, pour moi.

Ensuite, elle me tendis mon sac en plastique, que j'avais visiblement fait tomber (sûrement lorsque j'avais attraper le pickpocket de tout à l'heure). Je le pris, en la remerciant bien entendu. Cela aurait été bête d'oublier ce qu'elle avait acheté, ce qu'elle avait été obligée d'acheter à cause de sa maladresse. Cela aurait été le comble de devoir revenir.

- Tenez, je vous offre un verre pour vous remercier. Vous êtes d’accord ? J’insiste.

Ah, elle l'avait pris de cours. Haru s'était apprêtée à refuser, mais la jeune fille s'était montrée plus rapide qu'elle. Tans pis. Mais au fond, cela ne la dérangeait pas plus que ça. Cela lui permettait de faire une nouvelle rencontre. Sa journée ne serait pas perdue finalement.

- Très bien, puisque tu insistes. Euh... On peux se tutoyer non ?

Dit-elle en même temps qu'elles commencèrent à marcher à la recherche d'un endroit où se poser.
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(#) Re: Pas de chance sans malchance ♪  Mer 30 Mai 2012 - 2:15

Let's have a coffee~





« Très bien, puisque tu insistes. Euh... On peut se tutoyer non ?
- Ha. Oui, oui. Désolée, c’est l’habitude… »


L’habitude de vouvoyer toute personne, qu’elle ait mon âge ou pas puisqu’en général, le vouvoiement est passe-partout. Je me sens quand même un peu bête sur le coup et baisse légèrement la tête, tout en amenant ma main droite dans mes cheveux bruns. Elle doit sûrement me croire un peu coincée, non ? De toute façon, je n’ai pas vraiment l’habitude de parler aux autres… à moins qu’ils viennent vers moi de leur propre chef. Alors c’est clair que je ne suis pas très douée en ce qui concerne les relations humaines. J’en profite pour regarder furtivement ma montre : quatorze heure quarante-cinq. J’ai pris bien plus de temps qu’il ne fallait à cause de ce foutu pickpocket. Et maintenant, il faut que je reste un peu plus longtemps dans ce centre commercial pour offrir à boire à ma sauveuse. Ce n'était pas vraiment dans mes plans tout ça… et ça m’exaspère un tantinet, à vrai dire. Pour un premier jour à Kobe, ce n’est pas un des plus reposants, ça c’est clair. Je soupire silencieusement et relève le regard. Sur un ton distrait, je murmure :

« Voyons voir… Où est-ce que l'on pourrait aller ? »

D’un coup d’œil rapide, je balaye les différentes enseignes jusqu’à ce que la devanture d’un café attire mon attention. L’apparence est sobre – marron-café uni -, une grande vitre rectangulaire, sur le côté gauche, donne sur l’intérieur de la salle qui semble être murée de planches noires vernies, tandis que juste à côté, une porte d’entrée faite entièrement de verre nous laisse voir le même intérieur. Ça ne me paraît pas mal, ça fera l’affaire. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients, ce qui n’est pas pour me déplaire parce que je commence sincèrement à suffoquer avec toute cette foule. Façon de parler bien sûr. Je me tourne vers la brunette et lui lance, sourire aux lèvres : « Ce café, là, ça te va ? », tout en le pointant du doigt. Je nous guide vers ledit café sans réellement attendre sa réponse. Alors, pour justifier mon empressement, je lui dis : « On sera au calme là-dedans, c’est beaucoup moins bondé qu’ici. ». Mais… peut-être qu’elle n’aime pas le café ? Je me demande d’ailleurs si les japonais ne préfèrent pas les thés, hn ?

« Si tu préfères boire du thé, je pense qu’ils en font aussi. »

Enfin, je suis presque sûre.
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(#) Re: Pas de chance sans malchance ♪  Sam 14 Juil 2012 - 22:41

- Ha. Oui, oui. Désolée, c’est l’habitude…

L'habitude de vouvoyer. Cela, Haru pouvait le comprendre aisément. En effet, cette façon de parler à n'importe qui, évitait de commettre des maladresses que l'on serait capable de faire sans s'en rendre compte. Mais bon. À quoi bon vouvoyer quelqu'un qui a presque le même âge que toi ? Vouvoyer un adulte, elle le comprenait vu qu'elle le faisait également. Enfin... Cela restait une forme de politesse que beaucoup de gens pratiquait. Elle n'allait pas la blâmer pour ça.

- Voyons voir… Où est-ce que l'on pourrait aller ?

Comme la jeune fille brune, Haru se mit à scruter les environ à la recherche d'un endroit potable où elles pourraient se reposer avec cette mésaventure avec ce pickpocket. Tout ce qu'elle espérait, c'est que dans cet immeuble se trouve un petit restaurant ou un Café assez désert afin qu'elles soient plus tranquilles. Haru détestait les lieux bondés. Un peu comme ici, mais là, le fait qu'il y ait du monde était normal donc, elle faisait avec.

Quelques minutes plus tard, sa camarade pointa du doigt un endroit qui n'arborait pas énormément de clients. Ah ! Super. Elles s'y dirigèrent et s'installèrent à une table.


- Si tu préfères boire du thé, je pense qu’ils en font aussi.

Entendit-elle alors qu'elle appelait un serveur.

- Merci de t'inquiéter, mais ce n'est pas la peine. =)

Le serveur arriva devant les deux jeunes filles et prit leur commande avant de repartir.

- Bon, en attendant qu'il revienne, que dirais-tu que nous fassions plus ample connaissance ? D'ailleurs, ça me fait penser que l'on ne s'est pas présentées. Moi c'est Haru Kawai. Je suis élève à KHS, en 4è année. Et toi ?



[HRP: vraiment désolée de l'attente]
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(#) Re: Pas de chance sans malchance ♪  Jeu 30 Aoû 2012 - 15:07

Suite à la décision de Heather de quitter KHS, ce topic est abandonné.
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(#) Re: Pas de chance sans malchance ♪  

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