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 [Chambre 27] On se réveille !

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(#) [Chambre 27] On se réveille !  Jeu 31 Mai 2012 - 15:57

Je suis arrivée en Mai, un peu après le début de l’année scolaire. C’est assez difficile d’arriver comme ça, quand tout le monde se connait déjà un minimum et quand, en plus, on n’est pas totalement japonais. Mais avec le nombre élevé d’étrangers dans cette école, je suis plutôt bien passée dans ma classe, surtout que d’autres nous ont rejoints après ça. Des nouveaux, il en arrive tous les jours et la plupart repartent aussi vite qu’ils sont venus. Liam, le garçon que j’ai rencontré le jour de mon arrivée, n’est pas resté très longtemps non plus. La plupart des élèves qui sont ici le sont à cause de leurs parents et il n’est pas rare de les voir partir pour la même raison.

La semaine de mon arrivée, j’ai rencontré Junji, un garçon de ma classe. Il est plutôt bon dans les matières scientifiques même si il donne l’impression de ne pas s’en préoccuper du tout. Parfois, il a quand même l’air vachement absent des cours, du coup il doit pas mal étudier en dehors ; mais c’est un bon élève. Il est plutôt discret, et ça tombe bien, moi aussi. Du coup quand on s’est retrouvés à devoir étudier tous les deux en vue d’un gros contrôle, ça s’est fait instinctivement. C’est un bon gars, plutôt rêveur et étrange dans son genre mais j’apprécie sa compagnie. Il ne fait pas partie de ces garçons qui matent sans cesse les nanas au lieu d’étudier ou qui sont parfois bien lourd à vouloir faire « des trucs de mecs ». Et puis, il faut avouer que Junji n’est pas moche à regarder, bien au contraire. Je sais que je passe encore pour un gay, j’entends les commérages même au sein de notre propre classe. Deux garçons ensemble un peu trop souvent, ça fini par donner ce genre de rumeurs ; surtout que ni l’un ni l’autre ne sommes vus souvent avec des filles accrochées à nos bras. Donc forcément, les rumeurs fusent.

Et ça risque de fuser encore un peu plus parce que Junji a trente minutes de retard sur l’horaire prévu pour étudier. On s’était mis d’accord pour se retrouver à neuf heures à la bibliothèque et il est encore en retard. Depuis le temps, je m’y suis fait mais là il m’avait juré qu’il se lèverait. Du coup je suis un poil énervée quand je monte les escaliers qui mènent aux dortoirs jusqu’à la chambre vingt-sept. J’ouvre la porte sans frapper, parce que je sais très bien qu’il doit encore trainer dans son lit comme une larve. On dirait vraiment un adolescent quand il fait ça.

« Junji … Tu es ENCORE en retard ! »

Je claque la porte derrière moi mais ça ne le fait à peine bouger ; alors j’entre dans la chambre et je m’approche de son lit pour aller le secouer un peu.

« Allez, on se réveille la marmotte ! » dis-je en le secouant comme un prunier. « Tu m’avais dit neuf heures, t’as trente minutes de retard. ON-SE-LEVE ! » Et là je tire sur la couverture qu’il a sur lui pour le découvrir complètement, avant de me détourner en rougissant. Il n’est pas totalement à poil, mais c’est tout comme. Il porte juste un slip.
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(#) Re: [Chambre 27] On se réveille !  Jeu 31 Mai 2012 - 18:13

Hier soir, je me suis couché à 23h et j’ai mis mon réveil pour qu’il sonne à 8h. Normalement, je ne devrais pas avoir trop de mal à me lever ainsi. Mais voilà, quand ce fichu dring m’a réveillé ce matin, j’ai tapé dessus pour le faire taire et j’ai ouvert les yeux cinq minutes avant de les refermer pour quelques instants. Et j’ai continué à dormir parce que je suis encore super fatigué. C’est normal aussi, je suis un mec sérieux et je bosse comme un dingue. Il ne faut pas s’étonner si je suis complètement claqué le soir. Je passe des heures avec le cerveau en marche, il faut bien qu’il se repose à un moment donné.

Je suis censé retrouver Ryan à la bibliothèque à 9h. C’est un gars de ma classe que j’apprécie bien, il est arrivé un peu après la rentrée et on s’est tout de suite bien entendu. Je ne sais plus vraiment dans quelles circonstances on s’est rencontrés, mais ça c’est fait. Et comme il est doué en maths et que moi, j’ai quelques lacunes, je lui ai demandé s’il pouvait m’aider à comprendre ces fichus exercices que j’avais un peu foiré. Ca devient un peu une habitude de bosser ensemble, et je sais que ça parle pas mal derrière notre dos. De mon côté, je ne suis pas vraiment fixé, j’aime bien les filles hein … mais je trouve aussi qu’un beau mec est attirant. Et Ryan est pas mal, je dois l’avouer. Mais ça m’étonnerait beaucoup qu’il partage mon avis sur la question.

« Hein ? Quoi ? »

Une porte qui claque, une voix qui gueule. Je ne comprends ce qu’elle dit. Mais ce n’est pas trop possible, j’ai la chance d’être seul dans ma piaule pour l’instant. Ca ne va pas durer, bien sûr, je suis sûr qu’on va très vite me trouver des colocataires bruyants pour perturber mon sommeil. Je m’apprête à ouvrir un œil pour voir ce qui se passe quand je me sens secouée comme dans un grand huit. Et puis d’un coup il fait super froid, je crois qu’on m’a enlevé ma couverture. Je grogne. J’ouvre les yeux, un peu forcé, et je m’assois sur mon lit en prenant ma tête dans mes mains.

Ah ben tiens, c’est Ryan. Comment ça j’ai une demi-heure de retard ? Ben on devait se retrouver à neuf heures, nan ? Un petit coup d’œil à mon réveil pour regarder l’heure. « Ah ouais, quand même. »

Je me gratte les cheveux, un peu perplexe. Il y a forcément une arnaque. Le réveil a sonné, je l’ai éteint violemment et j’ai fermé les yeux genre il y a cinq minutes, nan ? Ca fait chier. J’essaie d’ouvrir bien les yeux parce qu’ils sont encore collés ensemble et je galère.

« Franchement, je suis désolé… Je sais pas ce que j’ai en ce moment, mais je suis crevé. » Je baille. Ryan s’est détourné, je crois qu’il est vraiment fâché. Je me lève de mon lit mais je retombe dessus immédiatement après. Je crois qu’il est possessif, il ne me laisse pas le quitter. « C’est bon, tu fais pas la gueule quand même, si ? Allez, j’ai pas fait exprès… » Finalement, j’arrive à me dégager de l’emprise de mon pieu, je m’approche de lui et je pose ma main sur son épaule. Et puis je le fais un peu tourner pour l’avoir en face de moi.

« Oh la la ! T’es tout rouge ! T’es pas malade au moins ? »

Et comme je suis soucieux de mon prochain, je pose le revers de ma main sur son front, puis sur ses joues, pour vérifier qu’il n’a pas de fièvre. Il est un peu chaud mais ça n’a rien d’inquiétant. Il a l’air d’aller plutôt bien en fait. Peut-être qu’il a juste bouffé du piment rouge au petit-déjeuner.
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(#) Re: [Chambre 27] On se réveille !  Jeu 31 Mai 2012 - 19:06

Quelle idée aussi, il ne peut pas porter un pyjama comme tout le monde non ? Ou au moins un t-shirt un peu long pour cacher le tout, parce que là n’importe qui peut rentrer dans la chambre et le voir comme ça, presque dans le plus simple appareil. Je suis toujours tournée, parce que je me sens quand même un peu gênée de le voir comme ça. Même si j’ai dix-neuf ans, je n’ai pas réellement l’habitude de voir des garçons à moitié nus, d’autant que je préférais partir plus tôt plutôt que de me retrouver dans les vestiaires avec des garçons.

Je l’entends se redresser dans son lit, vaguement endormi encore, et m’expliquer qu’il est crevé et surtout désolé d’avoir oublié notre rendez-vous. Je n’ose pas me retourner parce que je doute qu’il ait enfilé un pantalon et que je ne tiens pas non plus à lui montrer ma gêne, histoire qu’il ne se fasse pas trop d’idées non plus. Les garçons ne sont pas censés être gênés au point de rougir quand ils se voient en sous-vêtements quand même ; c’est sur que s’il me voit comme ça, il risque de se faire des idées et de penser que j’ai des vues sur lui. Ce qui n’est pas totalement faux puisque j’apprécie beaucoup Junji à sa juste valeur ; il est intelligent, gentil et surtout pas mal à regarder, mais je ne souhaite pas lui faire peur comme j’ai fait peur à Satoshi avant mon arrivée dans cette école. Pour tout le monde je suis un garçon, je ne suis pas censée mater mes comparses. Surtout que si mon père apprenait que je mate des hommes, il me referait surement le portrait. Pour lui je suis un mec, je suis censée lui ramener une fille. Difficile du coup, je ne suis malheureusement pas lesbienne.

Je sursaute légèrement quand il pose la main sur mon épaule pour me forcer à me retourner. Il veut savoir si je fais la gueule, ce qui n’est pas du tout le cas. Même si je suis un peu énervée qu’il ait loupé notre rendez-vous, ce n’est pas la première fois donc ce n’est pas tellement grave. Et puis je ne suis pas tellement rancunière, surtout pour lui. Puis je sens sa main sur mon front, apparemment il recherche une trace de fièvre parce que je suis un peu rouge. Ce geste me fait rougir encore plus, jusqu’à ce que je me dégage de son emprise en reculant un peu.

« Non non, ça va » Je marmonne en baissant la tête, n’osant pas trop le regarder. « Tu pourrais … euh … » Je ne sais pas où regarder ou comment expliquer ça, du coup je bafouille avant de le désigner avec un geste. « Tu pourrais mettre un pantalon s’il te plait ? »

Je dois vraiment avoir l’air débile sur ce coup, à ne pas savoir où poser les yeux. Du coup je m’assois sur le lit vide juste derrière moi, attendant qu’il enfile quelque chose ou qu’il s’habille entièrement.

« Je voudrais pas que tu attrapes froid. »

L’excuse est minable mais elle peut toujours passer.
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(#) Re: [Chambre 27] On se réveille !  Jeu 31 Mai 2012 - 21:18

Ryan a l’air un peu gêné quand je lui touche le front et les joues puisqu’il recule presque immédiatement après pour se dégager. Je ne comprends pas vraiment pourquoi, je n’ai pas eu l’impression que mon geste soit vraiment déplacé… Je ne sais si je devrais avoir à me poser ce genre de questions par rapport à un simple ami. Peut-être qu’il croit que je le drague en fait ? Ce serait con. Je tiens à notre amitié, même si elle est récente. Ryan est un bon pote et ça m’embêterait de gâcher notre relation pour une histoire aussi bête.

« Désolé, je ne voulais pas te mettre mal à l’aise ! »

Je dis ça tout en reculant moi aussi, de manière à mettre un peu plus de distance entre nous. C’est un peu débile je trouve puisque je me comporte de façon naturelle avec un pote, juste un pote. Mais je ne veux pas qu’il se fasse des idées ou quelque chose qui y ressemble. Et puis, vu comme il est gêné… Ryan bafouille un peu pour me demander de mettre un pantalon. Je ne comprends pas tout de suite parce qu’il ne faut pas trop m’en demander dès le matin et je me tape un blanc pendant une bonne minute. Je baisse la tête et je vois que je suis en caleçon. Normal, je ne vais pas dormir tout habillé hein. Et les pyjamas je ne supporte pas ça, ça me gratte. Ryan prétexte une crainte que j’attrape froid. Je souris, il fait plutôt chaud dans ma chambre. Ca pue même le fauve vu que j’ai passé toute la nuit dedans. J’imagine pas ce que ça va être quand les colocs vont débarquer… J’ouvre la fenêtre pour aérer.

« C’est bon, on est entre mecs, non ? On dirait une gamine de quinze ans qui vient de voir un copain presque tout nu pour la première fois ! »

Bien sûr, je dis ça en plaisantant. Je peux tout à fait comprendre que ça le gêne. Personnellement, je n’ai aucun problème avec ça et je ne suis absolument pas pudique. En fait, pour moi c’est presque normal de se balader en sous-vêtements toute la journée. C’est une mauvaise habitude que j’ai prise quand je vivais encore chez ma mère, après le lycée. Je ramasse mon pantalon et je cherche un t-shirt et un caleçon propres dans mon armoire.

« Ca t’ennuie de m’attendre cinq minutes ? Je vais me laver vite fait, et couvrir ma nudité. Si tu as froid, ferme la fenêtre surtout, fais comme chez toi. »

Je sors de la chambre, toujours en caleçon parce que je me fiche pas mal qu’on me voit à moitié à poil, et je vais dans les douches des garçons. A cette heure-ci, il n’y a pas grand monde puisque presque tout le monde est déjà levé, et lavé. Je vais donc sous la douche vite fait, j’enfile mes vêtements propres et je me brosse les dents. L’haleine de chacal du saut du lit, c’est pas top. Je retourne donc dans ma chambre, ma boule de fringues puantes sous le bras. En entrant, je la jette dans mon panier à linges qui commence à déborder. Ouais, il faudra que je pense à faire un tour à la laverie…

« Alors, tu préfères qu’on bosse ici ou qu’on retourne à la bibliothèque ? »
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(#) Re: [Chambre 27] On se réveille !  Sam 2 Juin 2012 - 1:16

Junji m’explique que c’est bon, qu’on est « entre mecs » et que je ne devrais pas réagir comme une adolescente qui voit un garçon pour la première fois. Je ne peux évidemment pas lui dire que c’est un peu le cas en fait, que je n’ai pas d’énorme expérience malgré mon âge et que j’évite quand même de mater tout ce qui porte des slips, même quand j’en ai l’occasion. Parce que je rougis assez vite et que ça se voit facilement. Et que je veux éviter qu’on me prenne pour un gros gay pervers.

Dès mon plus jeune âge, j’ai appris à faire attention à ce que je faisais quand il y avait d’autres personnes avec moi. Apprendre à se changer sans rien laisser paraître de son corps, surtout dès l’instant où mes nichons ont commencés à pousser ; chercher des excuses pour aller se changer dans les toilettes, à l’abri des regards ; éviter les sorties à la piscine pour ne pas se mettre en maillot de bain. J’ai passé mon adolescence à cacher qui je suis réellement afin que mon père ne me fasse pas la peau, à tout faire pour que personne n’apprenne mon secret, quitte à renoncer à certaines choses comme ma vie amoureuse par exemple. Oui, j’ai dix-neuf ans et je suis absolument novice dans la matière. Je n’ai même jamais embrassé un garçon, sauf si on considère le désastreux essai avec Satoshi il y a quelques mois ; essai raté bien évidemment. « Hey mec, te fais pas d’illusions, j’suis pas homo moi » est une phrase qui me restera longtemps dans la tête, suivie de près par « Putain mais t’es vraiment pas nette, te faire passer pour un mec c’est pas normal » qui, elle aussi, m’a plutôt marquée. Ca et le fait qu’il ne m’ait jamais reparlé après cela. Autant dire que je préfère garder mon secret pour le moment, histoire de ne pas être encore une fois déçue.

Je fais un léger signe de la tête quand il me demande de l’excuser le temps qu’il s’habille puis j’attends qu’il soit sorti de la chambre pour respirer enfin. Je ne m’en étais pas rendue compte mais je crois que j’avais arrêté de respirer depuis pas mal de minutes. Je suis un peu soulagée, parce qu’il va revenir habillé et que je pourrais passer à autre chose et oublier ce que j’ai vu. Même si je n’ai rien vu d’ailleurs. Mais Junji n’est pas moche du tout et il rentre dans ce que j’apprécie chez un garçon, donc il est assez difficile d’oublier ce que j’ai eu en face des yeux l’espace de quelques minutes. Je soupire puis je me laisse tomber sur le lit sur lequel je suis assise, fixant le plafond. Il a raison, je réagis comme une adolescente pré-pubère là, je dois me ressaisir. Je ferme les yeux quelques minutes, jusqu’à ce que Junji me fasse sursauter. Je ne l’ai même pas entendu revenir dans la chambre. Peut-être que je me suis assoupie en fait. Je me redresse au plus vite, parce qu’allongé mon t-shirt ne cache pas grand-chose de mes nichons que je tente en vain de cacher depuis qu’ils sont apparus. Assise, mon ample t-shirt fait son boulot, mais je dois faire gaffe bordel. Alors je me frotte la tête pour remettre mes cheveux en place, puis je me tourne vers Junji.

« La bibliothèque était pleine de première année quand je suis parti. On sera peut-être plus au calme pour bosser si on reste ici. Enfin … Si bosser dans la chambre seul avec moi ne te dérange pas, tu sais que les rumeurs vont vite dans cette école. »

Je souris parce que c’est sur que là, ça va jaser si quelqu’un m’a vu rentrer tout seul dans la chambre de Junji, qui n’a pas d’autre colocataire pour l’instant. Mais tant pis.
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(#) Re: [Chambre 27] On se réveille !  Sam 2 Juin 2012 - 13:31

Quand je suis revenu dans la chambre, Ryan est allongé sur un lit, les yeux fermés et il a sursauté quand il a compris que j’étais de nouveau là. Je crois que je ne suis pas le seul à être fatigué, il s’est visiblement assoupi quelques instants. Alors que je m’assois sur mon propre lit pour mettre mes chaussettes, il me propose de travailler ici parce que la bibliothèque est une nouvelle fois envahie par les nains de première année. Il ajoute de suite que les rumeurs vont vite dans cette école, et il n’a pas tort. Un mec qui entre seul dans la chambre d’un autre mec, c’est toujours un peu suspect. Je souris.

« Boh… si ça les excite de penser qu’on couche ensemble, tant mieux hein. »

Moi, je n’en ai rien à faire que ça parle bête derrière nos dos. Si les gens ont envie de nous inventer une magnifique histoire d’amour bien homosexuelle comme il faut, ils ont qu’à. Ca ne va pas changer grand-chose à ma vie. Je sais qu’il y a certains mecs qui tiennent à leur image pleine de virilité et qui s’offusquent qu’on les pense de l’autre bord, mais je trouve ça un peu con. En fait, ça me fait plutôt marrer les gens qui racontent les petits potins dans les couloirs. Souvent, c’est des histoires sans queue ni tête et on a souvent du mal à comprendre d’où elles sortent. Mais c’est marrant. Surtout quand la victime de la rumeur commence à en avoir marre et s’énerve toute seule. Le mieux à faire, c’est de laisser parler.

Je me mets à faire mon lit, mais juste parce que j’ai de la visite. Je pense que ça doit se voir que je n’ai pas l’habitude de le faire chaque matin, vu que je me débrouille comme un manche. Je n’ai jamais compris comment les autres font pour avoir des draps tout droits, sans aucun pli. Et surtout, je ne vois pas l’intérêt puisque le lit sera à nouveau défait le soir même. Et puisqu’il faut bosser, je prends mon livre de cours et mon bloc de feuilles posés sur le bureau avant de m’assoir à côté de Ryan, toujours sur le lit encore inoccupé. Eh ben … je n’ai pas hâte que mes colocataires arrivent, je tiens à cette grande chambre pour moi tout seul. Même si je sais que ça ne durera pas.

On est censés bosser sur les maths. Je n’ai jamais été un génie dans cette matière là, même si je me débrouille toujours pour avoir des notes potables. Et j’ai souvent du mal à tout saisir du premier coup, j’ai besoin qu’on me réexplique plusieurs fois, histoire que ça rentre bien. D’autant plus que je suis souvent à moitié endormi quand le prof dit des choses importantes. J’ai pris l’habitude de travailler par moi-même après les cours, de traîner à la bibliothèque et de demander de l’aide si besoin. Et là j’en ai bien besoin, Ryan est mon sauveur. N’empêche que c’est dur se mettre au travail dès le matin, surtout pour moi.

« Franchement… je suis pas trop motivé. »

C’est pas mon genre de reporter les études au lendemain. Je considère quand même que c’est important, même si je déteste être en cours. Je crois que des cours par correspondance auraient été bien mieux adaptés à ma personne. Je soupire longuement parce que là, je n’ai vraiment pas envie de bosser. Mais puisqu’il le faut, j’ouvre mon bouquin et j’appuie sur mon stylo pour que la mine sorte.

« C’était les exos de quelle page, déjà ? »

Je ne note jamais les devoirs à faire pour le prochain cours. Je n’ai pas d’agenda ou de cahier de textes puisque j’ai tendance à le perdre tout le temps, j’ai juste ma super mémoire qui me fait défaut de temps à autre. Et des camarades sympathiques à qui je demande toujours pour être sûr de faire les bons exercices. Et quand c’est trop compliqué à retenir, je le gribouille sur une feuille au hasard. Mais du coup, il faut que je retrouve la feuille. Et ça c’est pas toujours évident.
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(#) Re: [Chambre 27] On se réveille !  Ven 3 Aoû 2012 - 0:26

Désolée de l'attente mais tu le sais, j'avais mes courses à faire pour mon entrée en 6ème xD

C’est sur que si on veut bien travailler, il faut surement mieux rester dans la chambre que d’essayer d’aller dans la bibliothèque qui doit être remplie de premières années maintenant. Mais je sais aussi que rester dans la chambre risque d’inciter Junji à ne pas travailler et à regarder son lit un peu plus souvent, dans l’espoir d’y retourner tranquillement. Je vais devoir veiller à ce qu’il se concentre un peu plus que d’habitude. Non pas que cela me dérange non plus. Apparemment, cela ne le dérange pas de travailler dans la chambre, ni même que les gens nous imaginent ensemble. Ce n’est pas tant le fait que les gens balancent des rumeurs qui me dérange, c’est surtout que si mon père parvenait – par je ne sais quel moyen d’ailleurs – à apprendre ce genre de choses, je pourrais dire adieu non seulement à cette école, mais à ma vie aussi. En même temps, c’est sur qu’à chaque fois que je pose le regard sur un garçon, je passe pour un gros gay en manque d’affection, alors les rumeurs vont bon train. Mais quelque part, ces rumeurs me dérangent un peu ; j’essaye juste d’avoir une scolarité à peu près normale et à me faire aussi discrète que possible alors ça n’aide pas vraiment.

J’observe Junji faire son lit et je dois dire que cela se voit qu’il n’a pas vraiment l’habitude de le faire, vu comment il s’y prend. Je souris mais je ne dis rien, je sais qu’il le fait uniquement parce que je suis dans la chambre. Mais franchement, je m’en fiche un peu, il peut le laisser défait s’il le souhaite, je ne suis pas maniaque à ce point même si j’en ai parfois l’air. C’est sur que moi je sais faire un lit, plié au carré à la façon militaire. Avec un père comme le mien, c’est un peu obligatoire si on ne veut pas se prendre une dérouillée dans la foulée. En y repensant, être dans cette école est un peu un soulagement ; au moins je n’ai plus mon père sur le dos constamment.

Il est un peu plus de neuf heures trente et on est censé être penchés sur l’exercice de maths depuis plus d’une demi-heure maintenant. Evidemment, on a pris du retard. De plus, Junji n’a vraiment pas l’air motivé du tout, surtout qu’il vient juste de sauter de son lit le pauvre. D’un air totalement endormi, il ouvre pourtant son livre, sans savoir quelle page chercher. Il ne note jamais les exercices à faire d’un cours à l’autre. Je lève les yeux au ciel, un peu désespérée par cette marmotte ambulante. « Ce sont ceux de la page quarante-sept je crois » Mais je ne suis pas sure, alors je sors mon propre agenda de mon sac pour le feuilleter jusqu’à la bonne page. « Oui c’est ça, page quarante-sept. Et tu devrais t’acheter un agenda quand même. Imagine qu’un jour je ne note pas les devoirs à faire, tu ferais comment ? ». Je lui souris, parce que je sais très bien ce qu’il ferait dans ce cas là puis je me penche pour voir la page du livre qu’il tient dans ses mains. Les exercices traitent du dernier cours de maths et de quelques anciens dont on doit se souvenir mais je les trouve un peu faciles quand même. Les maths sont ma matière préférée et j’ai un peu d’avance sur le programme actuel de cette école, privilège des cours à domicile suivis avant de venir ici. De plus, les mathématiques sont un langage universel, je n’ai donc jamais eu vraiment besoin de me remettre à niveau en revenant au Japon, pas comme les autres matières telles que la littérature par exemple.

Je me rends alors compte que je suis un peu près de lui, que je me suis pas mal rapprochée pour lire les exercices dans le livre, alors je me recule vivement en essayant de faire passer ça pour un geste normal. Puis, j’observe Junji pour voir sa réaction face aux devoirs de maths. Il a l’air vraiment pas motivé et peu pressé de faire ses exercices. Alors je souris, un peu surprise de ce que je vais lui proposer. « Et si on allait manger avant de se mettre aux maths ? Histoire de ne pas s’évanouir devant tous ces chiffres. » Parce que se lever à cette heure là sans rien dans le ventre et se coller devant des exercices de maths, c’est un peu suicidaire pour Junji je pense. « Tu enfiles ton costume d’Halloween et on y va ? ». Je souris, parce que je sais qu’il a du recevoir lui aussi le tract de la journaliste de l’école qui lance des défis à tout le monde. Peut-être même qu’il a du croiser des élèves déguisés en allant à la douche, mais qu’il n’a pas remarqué.

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(#) Re: [Chambre 27] On se réveille !  Mar 18 Sep 2012 - 16:14

J’ouvre le bouquin de maths à la page quarante-sept, comme précisé par Ryan et jette un œil aux exercices. Je ne peux pas m’empêcher de lâcher un gros soupir de lassitude parce que ça me gonfle pas mal quand même. Je sais que mon camarade aime cette matière, ce n’est pas mon cas. Après tout, je suis en prépa scientifiques parce que j’ai coché la mauvaise case sur ma feuille d’inscription. Il me demande comment je ferais si un jour il ne notait pas les devoirs à faire. Je lui souris, la réponse est évidente.

« Ben … je ferais pas. »

Bon, en vrai, j’essaierais quand même de faire l’effort de demander à quelqu’un d’autre, à condition d’y penser. Ca ne va pas de soi. Des fois, j’ai quand même l’impression d’être le pire glandeur au monde. La plupart des gens dans ma classe sont assez studieux et à fond dans ce qu’ils font. Même si j’aime apprendre et que je ne suis pas un cancre, il faut dire que je suis plutôt … mou. A la base, je me suis inscrit dans cette école pour faire mes études. Pourtant, je passe la grande majorité de mon temps à pioncer. J’ignore si c’est moi qui me fatigue plus vite que les autres, ou si ce sont les autres qui sont tous des hyperactifs.

Je sens quelque chose qui remue à côté de moi. En tournant la tête, je constate que Ryan, qui s’était penché sur mon livre, s’éloigne. Je sors pourtant de la douche… Aurais-je oublié de mettre du déodorant ? J’approche aussi discrètement que possible mon nez de mon aisselle, histoire de vérifier. On ne sait jamais, je sais que je suis étourdi et j’ai très bien pu oublier cette étape. Mais non, ça a l’air d’aller, je ne sens rien d’anormal. Je devrais quand même retourner m’asperger de déo, ça ne peut pas faire de mal.

Ryan me propose d’aller manger quelque chose pour ne pas s’évanouir devant les chiffres. C’est vrai qu’il y en a beaucoup dans ce livre, des chiffres… Manger ? Ca, c’est une idée qui me plaît bien. Oh oui oh oui, je veux aller manger. Après la sieste, c’est sans aucun doute mon activité favorite ! Je ferme mon livre et me lève, prêt à aller m’empiffrer quand Ryan me parle et je ne comprends pas tout de suite. Halloween, aujourd’hui ? Ah, c’est donc ça tous ces gens bizarres que j’ai croisé dans le couloir !

« Euh… si je mets un drap sur ma tête, ça ira comme costume ? »

Comme si j’avais une tête à me déguiser pour Halloween… Quoique ça m’amusait bien quand j’étais plus jeune. A vingt ans, ça me paraît nettement moins drôle. Je décide quand même de prendre un sac, histoire de mettre mon livre, mes feuilles et un stylo dedans. Parce que je suis bien décidé à aller bosser après manger, il faut bien se montrer sérieux ! Et puis je m’apprête à ouvrir la porte, sauf que je suis encore en chaussettes. Je balaye la pièce des yeux pour trouver des chaussures, mais je n’en trouve qu’une.

« Dis, t’aurais pas vu sa jumelle ? »
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(#) Re: [Chambre 27] On se réveille !  Mar 25 Sep 2012 - 16:28

C’est sur que sur ce coup, la journaliste a frappé un grand coup en proposant à tous les élèves de se déguiser pendant la journée, y compris pendant les cours. Je ne pensais pas qu’il y aurait beaucoup de personnes qui répondraient à son appel mais j’ai du me rendre à l’évidence quand j’ai vu énormément d’élèves était déguisée ce matin, rien que dans les couloirs. Je n’ose même pas imaginer ce que ça va donner en cours.

Je ne me suis pas déguisée aujourd’hui. Déjà parce que je pense que j’ai passé l’âge et surtout parce qu’on ne fêtait pas vraiment Halloween avec mon père. J’ai grandi dans une base militaire japonaise, Halloween n’était pas vraiment la fête à la mode pour les gamins. Certes il y avait des militaires étrangers mais la plupart des gamins faisaient la fête entre eux. Je n’avais pas vraiment d’amis non plus puisque je n’allais pas à l’école. Les cours par correspondance ne m’ont pas vraiment aidée à me sociabiliser non plus, au plus grand plaisir de mon père. Ce que je sais d’Halloween, je l’ai appris aux Etats-Unis quand j’y suis arrivée, l’année de mes onze ans. Mais évidemment, hors de question de m’habiller en sorcière ou en fée. Non, un costume de garçon évidemment. Je crois m’être déguisée une seule fois, en empruntant un ancien uniforme à mon père et en me transformant en militaire. Mais quand j’ai vu la fierté dans ses yeux, de me voir ainsi vêtue, j’ai tout de suite abandonné l’idée d’aller à la chasse aux bonbons. Je me contentais de réviser dans ma chambre ou de regarder des films d’horreurs complètement nuls en me gavant de glace pendant que les autres gamins frappaient aux portes des voisins.

Junji me sort de mes pensées en me demandant si un drap sur la tête suffira à faire un costume. J’esquisse un sourire, je me doutais bien que cela ne l’enchanterait sans doute pas. Peut-être qu’il se trouve lui aussi un peu trop vieux pour ce genre de fête, ou trop japonais pour la fêter dignement. C’est aussi tout l’avantage d’une école internationale : toutes les fêtes – ou du moins les plus importantes – sont célébrées et ça permet aussi de découvrir d’autres cultures, même si je suis persuadée qu’aujourd’hui, les costumes et les bonbons prendront le pas sur la découverte de la culture.

« Tout dépend de la couleur du drap. »

C’est sur que le costume de fantôme, c’est un peu la facilité, surtout si c’est juste prendre un drap et se l’enfiler sur la tête. J’observe Junji chercher quelque chose, sans doute de quoi sortir de la chambre autrement qu’en chaussettes, et j’attends qu’il trouve, tranquillement. J’ai rangé mes affaires dans mon sac quand il a accepté ma proposition de sortir manger quelque chose avant de reprendre nos révisions. Mais il semble avoir des difficultés à retrouver sa seconde chaussure. Je pose donc mon sac sur le lit près de moi puis m’agenouille au sol pour regarder sous le lit. Par expérience, je sais qu’on trouve toujours des trucs étranges là-dessous. Je repère la chaussure puis la sort de sous le lit.

« Trouvée ! »

J’esquisse un sourire. Je détiens un moyen de pression dans ma main là, mais il ne le sait pas encore. J’ai entendu dire qu’il y aurait un concours de déguisement ce soir lors de la soirée d’Halloween organisée pour l’école. Je ne suis jamais allée à une soirée d’Halloween, encore moins à un concours de déguisement et je dois dire que ça me tentait bien. Même si je ne suis pas vraiment à la fête non plus, ça pouvait être marrant d’aller voir dans la salle qui était déguisé et qui ne l’était pas, qui avait un costume sympa et un truc merdique. Mais je n’avais pas vraiment envie d’y aller seule non plus. En arrivant dans la chambre de Junji, je m’étais dit que j’allais lui demander de m’accompagner, mais j’étais persuadée qu’il allait refuser. Et là, de suite, j’ai un moyen de pression dans ma main. Alors avec un petit sourire, je relève la tête vers lui, sa chaussure toujours entre mes mains, et je me lance.

« Je te la rends si tu acceptes de m’accompagner ce soir à la fête d’Halloween organisée par l’école. »

Et là, je me rends compte que ça sonne un peu comme un rancart cette phrase. Il va penser que je suis gay.
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(#) Re: [Chambre 27] On se réveille !  Jeu 11 Oct 2012 - 16:17

Quand je vois Ryan se mettre à quatre pattes, je me pose des questions jusqu’à ce que je constate qu’il farfouille sous mon lit. Pff… l’autre ! Il croit qu’il va trouver ma chaussure là-dessous ! En plus, ça me gêne un peu quand même. La femme de ménage m’a fait remarquer qu’elle avait du mal à passer l’aspirateur avec mes affaires qui traînent toujours par terre. Alors du coup, comme je n’ai pas trop le temps de ranger le matin avant son passage, je case tout sous mon pieu et je vais en cours. Je m’étais dit que bon, ce n’est pas trop grave étant donné que personne ne va regarder sous le lit… la poussière pouvait bien attendre une semaine ou deux, le temps que je me motive quoi.

Ryan se relève, ma godasse à la main. Ca va, il tire une tronche normale, ça ne doit pas être si pire que ça finalement ! Je tends le bras pour récupérer mon bien, mais il n’a pas l’air d’être du même avis. Il me fait du chantage maintenant ! Si je veux retrouver ma chaussure vivante, je dois l’accompagner à la soirée d’Halloween organisée par l’école. J’hésite… je quitte la chambre avec une seule chaussure ?

« Non mais t’es sérieux là ? Tu te rends compte que cette soirée risque d’être pire que chiante ? »

Non mais franchement … Le mec, il débarque tôt le matin, il me réveille et il veut m’empêcher de dormir le soir ! Je ne suis vraiment pas emballé par cette soirée. J’étais au courant, bien sûr, mais je n’avais pas prévu d’y aller avec qui que ce soit. D’autant plus qu’il y a fort à parier que la salle serait pleine d’élèves plus jeunes que nous. Je n’ai rien contre eux mais ce n’est pas la même mentalité et finalement, on n’a pas grand-chose à se dire. Je ne suis pas sûre que les prépas y assistent. Je ne sais pas … il n’aurait pas pu m’obliger à l’accompagner dans un bar, ou dans un parc ? C’est vrai quoi, on aurait pu se cacher dans des buissons et en surgir en hurlant pour effrayer des enfants. Ca aurait été plus marrant, en tout cas. Mais je sens bien que je n’ai pas le choix. Je n’ai pas envie de lui dire non au fond, je ne veux pas qu’il pense que je refuse de passer du temps avec lui pour autre chose que pour les cours.

« Bon … d’accord. Mais ne t’attends pas à ce que je fasse des efforts, surtout pour le déguisement. Et je te préviens, je ne danse pas. »

Je lâche un gros soupir de lassitude. C’est vachement petit de menacer de ne plus me rendre ma chaussure si je n’allais pas avec lui. Et puis je souris parce que quand même, on me l’avait jamais faite celle-là !

« Maintenant que je t’ai dit oui, tu me rends ma godasse ? »
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(#) Re: [Chambre 27] On se réveille !  Mar 13 Nov 2012 - 0:12

Je sais que ce que je fais ça s’appelle du chantage, mais je sais aussi que c’est le seul moyen pour que Junji accepte de m’accompagner à la soirée d’Halloween. Mais peut-être qu’en fait il s’en fiche pas mal de sa chaussure et qu’il préfèrerait cent fois plus sortir pieds nus dans le couloir de l’école que m’accompagner de force à la soirée. Je ne sais pas en fait, Junji est quand même un gros fainéant et si cela l’empêche d’aller se coucher plus tôt uniquement pour venir avec moi à une soirée costumée naze, je ne sais pas s’il va me choisir moi plutôt que son lit. Enfin si, je me doute que si on lui posait un ultimatum, genre « fin du monde », il choisirait peut-être plutôt de sauver son lit que moi-même, même si on s’entend bien tous les deux. Mais je sais aussi qu’il entretient une relation étrange avec son plumard, relation très fusionnelle qui l’a d’ailleurs mis en retard pour notre rendez-vous de ce matin. J’en serais presque jalouse sur le coup.

Il me demande si je suis sérieux, si je me rends compte que la soirée d’Halloween risque d’être pire que chiante. De toute évidence, cela ne l’enchante pas vraiment et je peux le comprendre un peu. Moi non plus je n’ai pas envie d’y aller et je sais que s’il refuse de m’accompagner, je n’irais pas seule non plus. Mais ça peut-être marrant si on y va tous les deux et encore plus si on se déguise. J’imagine déjà la tête des autres élèves et surtout celle des professeurs. Je crois que rien que pour cela, on doit y aller à cette soirée, pour voir qui sera vraiment déguisé et qui aura juste fait l’effort minimum pour s’enfiler un costume.

Finalement, Junji accepte ma proposition, un peu à regret quand même. Il me préviens tout de même qu’il ne fera aucun effort pour son costume, ce dont je ne doute pas une seule seconde d’ailleurs, et qu’il ne dansera pas du tout.

« C’est dommage, j’aurais bien aimé te voir valser sur la piste de danse. »

Je rigole. Je me moque de lui mais ça aurait été cool de pouvoir danser un peu quand même. Si Junji et toute l’école entière ne me prenait pas pour un garçon, évidemment. Deux garçons qui dansent ensemble, c’est étrange. Après, si j’y allais en tant que fille, ça passerait sans doute mieux. Pour nous deux. Je ne veux pas non plus coller cette étiquette de gros gay à Junji, il ne le mérite pas non plus. Il me sourit puis me demande de lui rendre sa chaussure, que je tiens toujours dans ma main. J’y vois une occasion d’en rajouter une couche, alors je ne me gène pas pour le faire.

« Hum … je la garde un peu en otage encore. Juste pour te demander si tu veux venir chercher un costume avec moi du coup. Parce que bon, si on va à la soirée, il faut se déguiser, non ? »

Au mieux, il va se jeter sur moi pour m’arracher sa chaussure des mains. Au pire, il va me frapper. Je sais que j’en demande beaucoup, mais je sais aussi que jamais il ne dirait oui si je n’avais pas pris un otage dans cette négociation.
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(#) Re: [Chambre 27] On se réveille !  Sam 17 Nov 2012 - 15:55

« Non, tu ne veux pas voir ça, je t’assure. »

La dernière fois que j’ai dansé, c’était au mariage d’une cousine de ma mère. Je devais avoir quoi, quatorze ans ? Je me rappelle que j’étais en train de m’endormir sur la table quand une fille de mon âge est venue me proposer de l’accompagner sur la piste de danse. Comme je m’ennuyais, j’ai accepté. Et franchement, c’était pathétique. Je lui ai marché sur les pieds, et puis mon pied s’est malencontreusement posé sur sa robe, elle a trébuché et m’a entraîné dans sa chute. On avait franchement l’air con. Le pire dans tout ça, c’est que ma mère trouvait « mignon » que son fils chéri danse avec une fille, elle a pris une photo juste au bon moment : quand on se cassait la gueule.

Et puis Ryan me dit qu’il garde ma chaussure en otage encore un peu. J’ai peur de ce qu’il va me demander, je m’attends au pire. Il veut que je l’accompagne pour acheter un costume. Je pousse un petit grognement.

« Pas forcément. Je crois que j’aime mieux y aller tout nu. »

Il doit me trouver vraiment chiant. J’ai même du mal à comprendre comment il fait pour me supporter. Je me demande pourquoi je n’ai pas beaucoup d’amis, la réponse est évidente. Je ne veux jamais rien faire, je ne suis jamais partant pour aucune sortie. Alors que bon voilà, techniquement ça pourrait être sympa. On y va, déguisés pour que personne ne nous reconnaisse et on se moque des autres et de leurs costumes moches parce qu’ils s’y croient. Mais non, je préfère passer ma soirée au calme dans mon lit, avec un livre. Je vis comme un petit vieux. Je suis conscient que c’est vraiment nul comme comportement, et que j’ai plutôt intérêt à faire des efforts si je veux garder le peu de potes que j’ai. Je soupire…

« Bon, d’accoooord… C’est vraiment parce que c’est toi hein ! On se fait un petit-déj et on y va ? »

Je me retourne, prêt à ouvrir la porte quand je me souviens qu’il me manque quelque chose d’essentiel pour partir. Je lui souris.

« Au fait, tu peux me rendre ma chaussure ou t’as encore un truc chiant à me demander ? »
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(#) Re: [Chambre 27] On se réveille !  Mer 28 Nov 2012 - 19:02

J’abuse un peu, je le sais. Il est déjà bien gentil de ne pas m’envoyer chier après que je l’ai secoué de son lit pour le réveillé puis secoué tout court pour le motiver à bosser ; voilà qu’à présent je retiens sa chaussure en otage pour lui faire promettre d’aller à la soirée d’halloween avec moi et de venir acheter un costume. J’abuse beaucoup même. J’aurais pu juste lui faire promettre de venir à la soirée puis me débrouiller pour mon costume, je sais que Junji se serait juste enfilé un drap sur la tête pour faire le fantôme. Mais il finit par me répondre qu’il est d’accord. Je n’y croyais pas du tout, je pensais qu’au pire il me dirait que je suis chiant et qu’il m’a déjà promis beaucoup, mais non, même pas. Je souris puis je fais un « yeeees » de la victoire avec mon bras, avant de récupérer mon sac que j’ai laissé posé sur son lit. Je m’apprête à le rejoindre à la porte quand il me signale que j’ai toujours sa chaussure à la main. Je l’avais presque oubliée celle là, elle m’a pourtant bien aidée. J’esquisse un sourire puis je lui tends.

« Non, normalement c’est bon, j’ai plus rien de chiant à te demander »

Je pense que j’ai déjà atteint le quota de trucs chiants à demander à Junji pour le mois d’Octobre là. Bon, le mois de Novembre commence demain, peut-être qu’après minuit je trouverais encore un truc chiant à lui demander, mais j’ai encore le temps d’y réfléchir.

« Donc on prend un petit déjeuner et on y va. Mais ne croit pas que je vais oublier qu’on est censés étudier les maths hein ! »

Je connais suffisamment Junji pour savoir qu’il va essayer de sauter cette partie du programme pour essayer de faire une sieste ou un truc du genre après la partie « magasin ». Mais je ne compte pas me faire avoir. Je lui lance un dernier sourire avant de passer la porte de sa chambre pendant qu’il enfile sa chaussure.

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