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 Fais c'que j'dis pas c'que j'fait

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(#) Fais c'que j'dis pas c'que j'fait  Dim 2 Sep 2012 - 21:07

Deux jours, cela faisait à peine deux jours que je séjournais entre les murs de cet internat et j’avais déjà envie de m’échappé loin, très loin d’ici. Ah ennui quand tu nous prends…

Il était mardi et ma deuxième heure de cours, littérature, allait bientôt commencer. J’observais les autres élèves de ma classe, me demandant comment ils pouvaient rester ici, sans péter les plombs, à travailler bien sagement. Jetant un regard désespérer a la pendule accrochée au mur, je me levais rapidement, rassemblant mes affaires avant de quitter la classe sous le regard des autres élèves qui devaient surement se dire « eh bien elle commence fort la nouvelle », ou un truc du genre.

Les couloirs étaient totalement vides, normal me direz vous, nous étions tous censé nous trouver en classe. Je me dirigeais donc, aussi discrètement que possible en direction d’un coin où je pourrais me poser tranquillement. J’étudiais les alentours, observant les lieux qui m’étaient encore inconnus lorsque j’entendis des bruits de pas venant d’un couloir adjacent au mien. Je m’enfilais à l’intérieur d’une montée d’escalier se trouvant à quelque mètre de ma position précédente. Me plaquant contre le mur froid je retins ma respiration le temps qu’une silhouette d’allure féminine me dépasse sans me voir. Je laissais un soupir de soulagement traverser la barrière de me lèvres avant de commencer à monter les escaliers pour découvrir où ils me mèneraient.

J’étais complètement paumée dans cette école, elle devait faire le double de mon ancien établissement, aussi je n’étais pas vraiment étonnée de me retrouver sur le toit, essoufflée par la montée rapide de plusieurs étages. J’observais la vue, refermant ma veste pour ne pas attraper froid en ce matin de novembre. Un muret se trouvait de l’autre côté du toit et je m’assis dessus à califourchon, une jambe dans le vide. Les yeux rivé sur la vue qui s’offrait à moi je sortis mon paquet de cigarette, allumant l’une d’entre elle avec mon Zippo. Tout en fredonnant doucement une quelconque mélodie, je me laissais enfin aller au calme.
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(#) Re: Fais c'que j'dis pas c'que j'fait  Dim 2 Sep 2012 - 23:09


i have to smoke
JAPONAIS #C83A44 - ANGLAIS #757166
J'étais arrivé la veille à Kobe High School. On m'avait montré ma chambre, j'avais rencontré mes colocataires qui avaient tous les trois l'air inintéressants. On m’avait expliqué que l’emploi du temps commencerait dés le lendemain. Génial, m’étais-je dis. J’aurais espéré deux ou trois jours d’adaptation avant d’attaquer les cours. Et bien c’était raté. Je m’étais couché à contrecœur, sans sommeil, les mecs dans ma chambre voulaient tous dormir. Evidemment, ils voulaient être en forme le lendemain pour bien suivre en cours les petits choupinoux. Mais où est-ce que j’étais arrivé. J’espérais que mon frère et ma sœur s’en sortaient aussi de leur coté, tout en pensant à ma mère qui devait broyer du noir dans sa triste cellule.

Le lendemain je décidai de prendre ma journée d’adaptation de moi-même. Je ne pourrais gagner qu’une ou deux heures de colle, de toute manière. Je me réveillai donc une heure après le début des cours, filai discrètement dans les douches, me fis beau. Enfin, je me préparai, quoi. C’est donc habillé, propre et mes cheveux blonds humides que je finis par me glisser de couloirs en couloirs, tous déserts. Aucune raison de s’inquiéter, mais je préférais faire attention pour mon premier vrai jour. Oui, je sais, c’étais un peu paradoxal de penser ainsi, moi qui étais en train de sécher toute ma première matinée à mon nouveau lycée. Et puis en plus, ce matin, j’avais anglais : inutile puisque je le parlais couramment ; philosophie : ce genre de raisonnement ne m’intéressais pas ; et mathématiques : matière que je déteste particulièrement. Les seuls cours où j’irai sans trop me forcer allaient être le sport et la chimie, parce-que les expériences qui font "boum" et bah c’est drôle.

J’étais à actuellement complètement perdu dans ces longues allées qui se ressemblaient toutes. En plus, j’avais envie de fumer. Mais impossible dans le bâtiment, ça se sentirait immédiatement, et avec un peu de poisse l’alarme incendie se déclencherait avec la fumée. Et de la poisse, je n’en manquais pas. Peut-être que y’a un parc ou un truc du genre avais-je d’abord penser. Puis l’image de la cour visible de partout me vint à l’esprit, et je doutai, après réflexion, qu’il y ait aussi un jardin un peu plus planqué. Quitter le pensionnat était impossible à ces horaires sans autorisation, et m’en griller une dans la chambre était tout aussi risqué que dans les couloirs.

Je pensai au toit du bâtiment dans lequel je me trouvais. Il y avait peut-être une entrée secrète, ou un truc comme ça. Je scrutai une porte, un passage ascendant, mais rien. Je changeai de couloir et aperçus presque tout de suite une porte entr’ouverte et des escaliers éclairés par une lumière pâle. Je fis attention aux alentours, ouvris plus grand l’entrebâillement et fus aveuglé par le soleil qui se centrait dans le carré blanc du ciel que l’on apercevait du bas des marches. Un vent agréable parvenait jusqu’à mon visage et je jugeai qu’en haut se trouvait le toit que je cherchais. Je refermai la porte silencieusement et montai les marches deux par deux.

Quand je pris une bourrasque de novembre ébouriffant ma tignasse, je posai la main sur ma poche droite : mon paquet de clope était là. Je sortis une cigarette, la tins de mes lèvres collant au filtre, puis quand je reportai mes doigts sur mon jean, je le sentis désagréablement vide. Manquait à l’appel mon briquet. Ah ouais, c’est vrai, l’autre est mort me remémorai-je. Je soupirai et tandis-que mes pupilles s’accoutumaient à la luminosité blanche du ciel nuageux, j’aperçus une fille blonde à califourchon sur le muret. C’était qui celle là, une suicidaire ? Je vis quelque-chose de familier dans sa main, qu’elle porta à sa bouche, et une délicate fumée s’échapper de ses lèvres. Cool, pensais-je en m’approchant. Arrivé à la hauteur de la jeune fille, je retirai la clope de ma bouche pour lancer tout simplement :

« Salut, t’as du feu ? »
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(#) Re: Fais c'que j'dis pas c'que j'fait  Lun 3 Sep 2012 - 11:54

L’air était frais en ce mois de novembre, mais heureusement les quelques rayons de soleils qui tapaient sur ma veste en cuir arrivaient à me réchauffer. Depuis le toit j’arrivais à apercevoir la ville non loin, et tout plein d’autre choses qui font partie de ce qu’on appelle communément la nature. Je jetais un coup d’œil à ma montre avant de m’allumer une deuxième cigarette, cela ne faisait même pas trente minutes que j’étais perchée sur le toit, il allait vraiment falloir que je me trouve une activité, hors mis les heures de colle.
Comme si quelqu’un m’avait entendu, quelques minutes plus tard un garçon m’interrompit dans mes réflexions, manquant de me faire tomber à la renverse.

- Salut, t’as du feu ?

Je l’observais un instant, clignant des yeux tout en essayant de calmer les battements de mon cœur affoler par ma presque chute.

- On ne t’a jamais appris qu’il ne fallait jamais surprendre une fille en pleine réflexion sur un muret à plusieurs mètres du sol ?, dis-je en lui tendant mon Zippo tout en lui souriant.

Je mis pied à terre, n’appuyant que mon dos sur le muret d’où j’avais failli faire une chute mortelle. Je jaugeais le jeune homme se trouvant en face de moi, il devait faire une tête de plus que moi, il n’était pas bien gros, plutôt fétiche et devait avoir à peu près mon âge sous sa tignasse blonde.

- T’es pas un peu jeune pour fumer ?

J’étais mal placée pour parler, j’avais commencé à fumer à l’âge de quatorze ans… Détails, j’aime embêter le monde ! Je replaçais mes cheveux blonds balayés par une bourrasque derrière mes épaules avant de lui faire un clin d’œil.

- Oh au faite, je t’ai jamais vu, mais bon je suis nouvelle… Mais je m’appelle Alice si jamais.

Je lâchais la cigarette qui venait de se terminée avant d’en écraser le mégot avec le talon de ma converse. Je retournais mon attention sur la vue attendant une réponse de l’individu qui je l’espérais allait me divertir un minimum. Le froid quasi hivernal avait glacé la peau de mes jambes à peine recouverte par un collant fin et un mini short, pour une fois dans ma vue j’aurais dû regarder la météo. Je soupirais, j’allais encore chopper froid.
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(#) Re: Fais c'que j'dis pas c'que j'fait  Lun 3 Sep 2012 - 15:48

nice to meet you
JAPONAIS #C83A44 - ANGLAIS #757166
J’écarquillai les yeux un dixième de seconde lorsque je vis la jeune blonde tanguer sur le muret, puis lorsqu’elle fut stabilisé, l’expression dans son regard me donna envie d’éclater de rire, ce que je ne fis pas, me retenant de toutes mes forces. Je laissai tout de même mes lèvres s’étirer pour aboutir à deux ravissantes fossettes en écoutant mon interlocutrice et en m’emparant de son joli briquet d’un "merci" de la tête.

Je plaçai ma cigarette dans ma bouche, l’allumai en louchant dessus et vit du coin de l’œil que l’autre fumeuse avait remis ses pieds sur la terre ferme. Je sentis son regard sur moi tandis-que je savourais longuement ma première taffe depuis trois jours. Je ne cherchai pas son regard et me contentai de regarder l’horizon en croisant les bras pour protéger du froid mon torse couvert uniquement d’une chemise en jean large. Je recrachai la fumée et reporta mon attention sur la fille tandis qu’elle me reprochait mon rang de jeune fumeur. Je la soupçonnais d’être guère plus vieille que moi, mais je ne répondis rien, esquissant seulement un sourire.

J’eu le temps de l’examiner un peu plus attentivement, maintenant que la nicotine atteignait mon cerveau et calmait mes nerfs. La blondinette n’avait rien d’asiatique, hormis l’utilisation très correcte de la langue japonaise. On entendait à sa prononciation qu’elle n’était pas née ici, mais elle savait très bien parler. En tout cas elle avait les traits du visage fins et elle avait un air exotique qui la rendait plutôt agréable à regarder. Avec ses cheveux dorés et ses yeux bleu océan, elle aurait pu être… française, ou quelque-chose comme ça, mais son teint hâlé descendait un peu son lieu d’origine. En fait, j’étais complètement nul pour deviner d’où venaient les gens.

Sa voix me sortit de mes pensées et je mis quelques secondes avant je comprendre le sens de sa phrase. Je souris –et c’était sincère– : un autre point commun. Je lui répondis d’un trait :

« T’inquiète, je suis nouveau aussi, je suis arrivé hier. Moi c’est Kane. »

Je laissai un temps de pause, tirant la dernière bouffée de ma clope. Je l’écrasai à côté du mégot d’Alice et redressa la tête pour questionner celle-ci :

« D’où tu viens, exactement ? »

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(#) Re: Fais c'que j'dis pas c'que j'fait  Lun 3 Sep 2012 - 18:13

Alors comme ça lui aussi était un petit nouveau, enfin… chacun sa définition du mot petit hein. Je me rallumais une nouvelle cigarette, soupirant en observant le nombre qu’il en restait dans mon paquet. J’allais surement devoir aller en rechercher dans ma chambre pour l’après midi…

- Mmmh… Bonne question… Toi, vu tes cheveux tu dois être anglais sur les bords… y’en a plein au pays des tignasses pareille. Et donc je suis anglaise, mais ma mère est italienne ce qui donne ce que tu vois, dis-je en riant.

Je marquai une pause, aspirant sur le filtre de ma clope faisant ainsi entrer l’épaisse fumée dans mes poumons jeunes et encore en bonne santé. Mon regard se refixa sur l’horizon un moment avant que je reprenne.

- Enfin, si ça se trouve je me trompe et tu viens de tout à fait autre part hein, donc je te retourne ta question. Et j’en inclue une nouvelle : Quel âge as-tu ?

Oui, je voulais savoir quel âge il avait, pas que je m’attire encore plus d’ennuis à « pervertir » un élève plus jeune. J’avais déjà eu toutes les sanctions possibles et inimaginables dans mes anciens établissements. Que ce soit de nettoyer une salle de gym avec une brosse à dent ou de me faire mettre à la rue pour une semaine, j’avais tout vécue. J’avais même dut être la larbine de mon ancien dirlo. Mais si pour une fois, une seule hein histoire de ne pas demander trop, je pourrais ne pas écoper d’une trop lourde sentence directement… ce serait nickel ! Je n’avais pas envie d’avoir trop, tout est relatif, d’heure de colle avant d’avoir visiter entièrement le pensionnat.

- Et… tu ne devrais pas être en cours jeune homme ? rajoutai-je le sourire jusqu’aux oreilles.

J’étais la première à faire les conneries, mais aussi la première à faire la morale… oui on est chieuse ou on ne l’est pas. Mais en temps qu’experte dans le domaine de ne pas respecter les règles, je connaissais les dangers qu’il pouvait y avoir à les transgresser.
J’écrasai le nouveau mégot à l’aide de mon pied avant de fermer les pants de ma veste sur mon buste, la bise me fouettait le visage ce qui ne m’aidais pas vraiment à avoir chaud. Aussi, je décidait de m’assoir contre le muret pour qu’il m’abrite du vent glacé du mois de novembre.
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(#) Re: Fais c'que j'dis pas c'que j'fait  Lun 3 Sep 2012 - 21:58


fucking wind
JAPONAIS #C83A44 - ANGLAIS #757166
Alice confirma ce que j’avais déduis grâce à son physique : elle était anglaise, et italienne. Elle partit sur un joli rire chantant que je trouvai ravissant, et cela me fit sourire.

Je cru apercevoir dans le ciel une éclaircie, mais lorsque je jetai un rapide coup d’œil je vis que je me trompais. Je reportai mon attention sur la file et la fixai tandis-qu’elle tirait à nouveau sur sa clope. Elle me donnait envie de fumer. J’avais souvent envie de fumer, je fumais dès que j’en avais l’occasion. Peu de choses me donnaient envie, mais l’insomnie, l’agacement et la vue d’autres fumeurs en faisaient partie. Mais Alice éveillait en moi un sentiment de dépendance suprême, non pas à la nicotine, mais à l’action. J’aimais allumer la cigarette, sentir entrer la fumée dans mes poumons, et droguer mon cerveau qui s’habituait petit à petit. Même aplatir sur le sol le reste du tube entièrement blanc qui rejoignait le cimetière des mégots, je trouvais ça jouissif. J’allais sortir un nouvelle clope lorsque je m’immobilisai : elle me posa trois questions presqu’à la suite tout en se laissant glisser contre le muret : protection bien meilleur que son p’tit blouson contre le vent.

En entendant sa dernière réflexion, je ne pus réprimer un petit rire et la châtiai d’une pichenette au milieu du front. Je ne répondis pas tout de suite au reste. Tout en la regardant dans ses yeux bleus, je m’accroupis en face d’elle et laissa mes baskets basculer vers l’avant pour me rapprocher un peu d’elle. Je m’appuyai sur le sol avec ma paume gauche et m’emparai de son Zippo dans sa main. Je me reculai ensuite, puis me laissa tomber en tailleur, toujours devant elle. Je laissa échapper un petit "merci" et fis apparaître une petite flamme qui brûla ma nouvelle cigarette dont le bout devint incandescent.

J’aspirai avec bonheur et lâcha un soupire de satisfaction avant d’enfin répondre –en anglais– à la belle blonde :

« Ouaip, je suis anglo-japonais, comme on dit. Et j’ai 17 ans. Et toi ? »

J'imaginais qu'elle devait être plus à l'aise dans cette langue.
Puis je remontai une de mes chaussettes car le fond de l’air était froid et ma cheville était à nue lorsque j’étais assis.
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(#) Re: Fais c'que j'dis pas c'que j'fait  Mar 4 Sep 2012 - 16:42

Le jeune homme me répondit en anglais ce que je trouvais agréable. Malgré le fait que je parlais bien le japonais, ma langue maternelle restais et restera l’anglais, et parler sans avoir à se concentrer était reposant. Je lui souris avant de reprendre le Zippo qu’il m’avait pris il n’y a pas deux minutes et de me rallumer une énième cigarette. Je fumais vraiment beaucoup ces derniers temps.

- J’ai le même âge que toi… mais je dois être dans la classe au-dessus de toi, à mon arrivée ils n’ont pas mentionné un autre nouvel élève.


Je l’observais un moment, ramenant mes genoux sous mon menton. Il n’était pas désagréable à regarder, loin de là. Si je m’écoutais vraiment je pourrais même le trouver à mon goût. Mais cette année j’avais décidé que ma réputation de fille facile ne me suivrait pas, et que donc, j’allais devoir restreindre le nombre de mes conquêtes, quitte à augmenter celui des punitions.
Ah les réputations… je n’en avais guère certes… mais si cela pouvait m’aider à ne pas me mettre trop de monde à dos car j’étais mignonne, autant faire un effort non ?

Je rangeais une mèche de cheveux blonds derrière mon oreille droite d’un geste discret avant d’aspirer une nouvelle fois sur mon cigarette. La nicotine avait déjà embrumé mes neurones, si j’en avais, il ne manquait plus qu’un petit verre de rhum et tout aurait été parfait. Enfin bref, il était peut-être encore un peu tôt pour le rhum remarquais-je en jetant un coup d’œil sur ma montre.

Je fus sortie de mes pensées lorsque je m’étouffais toute seule, comme une grande, en avalant la fumée de ma clope. J’essuyais une larme qui s’était pointée au d’un de mes yeux avant de reposer mon attention sur Kane.


- Pourquoi t’es ici toi ?


La question était simple. Je me doutais bien que la plus part des élèves de cet établissement n’avait pas été mis là pour leur comportement inexamplaire, mais plutôt pour le contraire. Mais personnellement, je voyais plus cette école comme une prison qu’autre chose. Heureusement que j’avais eu l’autorisation d’emmener ma guitare. Si seulement mes parents se doutait de ce qui était planqué dans la housse… que le tout puissant les préserves, ils n’avaient pas à savoir que grâce à eux j’avais une quantité de substances illicites pour tenir une année.

Je sortis un mini ampli de mon sac que je branchais sur mon IPod. La musique était en mode aléatoire. Parfait, je n’avais que de la bonne musique sur ce truc de toute façon.

- J’espère que tu aimes le rock. Car ici c’est mon toit, oui je me l’attribue vu que j’étais là la première.
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(#) Re: Fais c'que j'dis pas c'que j'fait  Sam 22 Sep 2012 - 17:01


dance baby
JAPONAIS #C83A44 - ANGLAIS #757166
Le vent s’alliait à la fumée de la fin de ma cigarette pour venir me picoter les yeux. Je les fermais quelques instants et inspira à fond. J’entendis Alice m’informer qu’elle était, elle, en quatrième année. Bah oui, moi j’étais de début d’année, donc il était fréquent que je rencontre des personnes d’une année scolaire au-dessus, et pourtant de mon âge. Je ne répondis rien, mais souris en recrachant un nuage grisâtre qui s’éleva dans le ciel pour rejoindre ses copains cumulonimbus. Je me rallumais une nouvelle clope puisqu’elle faisait de même. Je ris silencieusement lorsque la jolie blonde toussa ses poumons en tirant sur le filtre immaculé. Elle me questionna alors sur la raison de ma venue ici. Woh… Que dire… Je ne savais pas vraiment si je devais lui avouer que j’étais arrivé à Kobe parce-que mon sale père était mort et que son assassin, autrement dit ma mère, s’était retrouvée en prison, et finalement que mes nouveaux représentants légaux, mes grands-parents, habitaient dans la gentille ville qui abritait le pensionnat. Pour faire connaissance, ce n’était pas ce qu’il y avait de mieux. Mais je n’allais pas lui mentir, et commencer une relation à bases superficielles.

La jeune fille brancha son Ipod sur son mini-empli et laissa le son en sortir tranquillement. Du rock, oh yeah. Roh, ça y est, elle possède le toit maintenant. Elle me faisait sourire cette Alice. Je lui fis un clin d’œil et répondit, le sourire toujours aux lèvres :

« T’inquiète ! J’adore le rock. En ce qui concerne la raison de ma venue ici, c’est un peu compliqué, mais en gros… Comment dire, j’ai eu des problèmes familiaux et on m’a mis ici parce-que c’est un pensionnat international. Et toi ? »

Je ne me reconnaissais pas trop avec cette meuf. J’avais l’impression d’être sociable et de ne pas pouvoir décrocher ce sourire narquois de mes lèvres. J’avais l’impression aussi je me retenir de faire quelque-chose, mais sans pouvoir déterminer quoi. Je me déplaçai rapidement pour m’adosser à mon tour contre le muret, à deux centimètres de la blonde. Je m’emparai de son briquet et l’examina : joli modèle. Je rallumais une nouvelle clope et inspira la… -La quantième en fait ?- inspiration de la matinée. Puis je tournai la tête vers cette amatrice, comme moi, de cigarette et de rock.
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(#) Re: Fais c'que j'dis pas c'que j'fait  Mer 26 Sep 2012 - 14:50

Le presque inconnu m’appris qu’il aimait le rock. Super il montait dans mon estime le p’tit. Nirvana faisait danser ses notes de musiques alors qu’il m’expliquait qu’il était là car il avait eu des problèmes familiaux. Vu qu’il ne rajoutait rien je décidais de ne pas insister plus, c’était sa vie pas la mienne après tout.

Et alors qu’il me reprenait mon briquet, il fumait presque autant que moi ma parole, je réfléchissais à ce que je pouvais bien lui répondre. Effectivement j’étais aussi dans cette prison pour raison familiale, mais ça ne me dérangeais pas trop d’en parler, il fallait juste le formuler le plus simple possible.

- Et bien mon père n’a pas le temps de s’occuper de moi et ma mère a dut retourner en Italie. Vu que je suis « une enfant à problèmes » ils ont décidé de m’envoyer ici pour que je sois sous un minimum de surveillance.

Mais ça c’était la jolie version de l’histoire, en réalité j’étais sûre que mon paternel en avait cruellement de m’avoir sous son nez tous les jours et qu’il avait décidé de ses « payer des vacances » en m’envoyant ici.

Je repris mon briquet des mains du jeune homme, il était chaud, chose peu commune étant donné que j’avais la plus part du temps les mains glacée. Je le serrais dans mes mains avant de me décider à me rallumer une clope, et oui encore une de rien chers poumons. Après avoir tiré quelques lattes en silence j’adressais un autre sourire au garçon.


C’était étrange, je n’étais pas si sociable en temps normal. Mais je me sentais bien avec… euh et bien je ne sais pas qui enfaite. Mais depuis qu’il m’avait rejoint j’étais de bonne humeur, chose rare ces derniers temps alors je profitais de sourire. De plus être en compagnie d’un jeune homme pas du tout moche ça ne pouvait pas être déplaisant.

Je me penchais sur le côté, ramenant mes cheveux de l’autre, pour pouvoir poser ma tête sur l’épaule de Kane.

- Mon briquet avait l’air de te plaire, si tu veux je peux t’en avoir un.
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